The Walking Dead RPG

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- Archéologie d'une folie ordinaire -
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Billie Dean
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MessageSujet: Re: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire - Page 2 EmptyDim 1 Nov 2020 - 17:28

- Des ennemis, nous en avons tous Mal. Bill a simplement bien placé ses pions.

Faudrait qu’elle traine du côté de l’entrepôt par contre pour trouver quelqu’un assez désespéré pour tuer le proprio de la cage pour un peu de coke. Trop à perdre dans la région, suffisait de voir comment les autres comptaient faire payer ceux qui ne respectaient pas les ententes prises, lors de notre petit banquet. Une véritable chasse à l’homme se lancerait. Très peu pour moi.

Pour une fois, je cachais pas mon sourire quand la petite me laissa finalement une dose de chacun des produits qu’elle m’avait proposés quelques minutes plus tôt. Visiblement elle avait apprécié que je lui dise tout de même vouloir continuer à l’aider avant qu’elle puisse s’en prendre à Bill. J’étais partagé là-dessus. J’veux dire Bill on lui vendait nos clopes c’était quand même un bon partenariat, mais d’un autre côté j’me demandait jusqu’où Mal irait ? Si elle prenait son temps, j’pourrais profiter de nos séances pour me faire payer en bonnes choses visiblement.

Je l’écoutais ensuite réagir à mes propos. J’avais visé juste et j’le savais, mais j’avais toujours un air neutre au visage. Je l’écoutais, même dans son défaitisme. Je prenais des notes comme depuis le début. Puis un nom fut lancé négligemment et intérieurement j’me suis crispée. Y en avait pas beaucoup dans le coin des Tyler, fallait pas être con pour faire le rapprochement non plus. Elle sentait le feu et l’alcool, la taverne venait de brulé, même qu’elle était probablement toujours en train de brulé. Pis Tyler bossait pour la taverne. Ce serait trop gros comme coïncidence. J’y croyais pas du tout. C’était quoi sa relation avec le serial killer exactement ? J’étais curieuse là, vraiment curieuse, mais je la laissais terminer.

- Quand on est craint Mal, quand on n’a aucun allié, on a plus de chance de se faire planter un couteau dans le dos. Je ne te conseille pas de te lier d’amitié avec n’importe qui bien sûr. Il te faut tout de même quelqu’un sur qui compter. Quelqu’un qui assurera tes arrières, si tu souhaites réellement plutôt être crainte, qu’aimée.

Je m’empare à nouveau de mon thermos de café pour en prendre une gorgée, j’allais bientôt le terminer et ça m’emmerdait un peu, m’enfin. Ça me permet de faire une petite pause et de laisser la jeune souffler un peu. Sauf que je reprends bien sûr.

- Les gens déçoivent constamment Mal. Nous nous décevons nous-mêmes régulièrement. Il faut apprendre à pardonner, à se pardonner. Tu sauras faire pour ceux qui en valent la peine et ceux qui n’en valent pas la peine il faudra les jeter.



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MessageSujet: Re: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire - Page 2 EmptyMar 3 Nov 2020 - 21:55
La psy avait bien raison: tout le monde avait des ennemis y compris Bill.
Il pouvait déjà en compter une qui se balançait au-dessus de sa tête comme une épée de Damoclès invisible, tombant au moment où il s'y attendrait le moins et il en aurait d'autres; tous les jaloux, tous les envieux et les pillards sans scrupules, sans attaches. Il suffisait d'attendre.

La femme avait empoché le petit cadeau supplémentaire, cela avait eu l'air de lui plaire. Mal lui en donnerait d'autres aux nouveaux rendez-vous qu'elle aurait avec elle et ce, chaque fois qu'elle aurait une bonne idée pour son mieux être face à l'ennemi invisible.
Pour l'instant la séance lui convenait. Billie était de bon conseil. Elle avait juste un peu tiqué à l'évocation de Tyler. Le connaissait-elle ? Il n'était certainement pas du genre à fréquenter les salles d'attentes mais après tout, pourquoi pas ?
Ils n'étaient pas séparés; c'est juste qu'ils s'étaient quittés la veille au soir un peu en froid mais le pacte tenait toujours à condition que Mal y mette du sien, ce qu'elle avait l'intention de faire; cet homme, elle l'avait dans la peau. Devait-elle en parler à cœur ouvert ?

Elle n'eut pas l'occasion d'ouvrir la bouche car la psy développait quelque chose de très juste: quand on n'avait plus d'alliés, on se faisait planter.
Mal le savait aussi s'empressa t-elle d'ajouter:
des alliés j'en avais beaucoup, d'autant plus que je ne suis pas une armoire à glace mais à cause de Bill et de mon amie qui m'a trahi, je n'ai plus personne. Aujourd'hui je suis seule en effet et c'est bien ce qui m'inquiète.

Pendant ce temps la femme attrapa son thermos. Mal en profita pour boire encore un peu d'eau; de toute sa vie elle n'avait jamais autant parlé. Mais quand chacune se fut désaltérée la conversation tourna autour d'un versant inenvisageable pour la jeune jeune fille.
Le pardon ???
mais d'où sortait cette nana ? D'une église évangéliste ou d'une secte hippie ?
Mal la regarda avec des yeux agrandis par l'étonnement avant de s'écrier:
pardonner ? Jamais ! Je ne suis pas Jésus-Christ !

Malgré son manque de culture, la jeune fille avait eu tôt fait de faire le rapprochement entre la notion de pardon et la religion, ce qui était indéniable puisque c'était l'un des préceptes fondamentaux. En cela elle rejoignait sans le savoir Lacan ou Freud ou Nietzsche mais ne sut pas développer davantage son impression d'autant qu'une fois de plus Billie lui donnait un choix logique: garde ceux qui en valent la peine et éjecte les autres; là elle était bien d'accord sauf que ce soir, à force d'éjecter, elle était complètement démunie.
Inconsciemment Mal se dirigerait probablement sur la tentative de vivre avec ce qu'elle avait subi et vivre avec ce qu'elle avait fait, en toute lucidité. Ou non. Mais en attendant...

Pour le reste, la psy avait raison. La jeune fille avait certainement de gros problèmes d'attachement et était sans nul doute borderline. Le souci était la carapace qu'elle s'était forgé depuis l'enfance peut-être, et qui l'aveuglait. Il serait difficile de la percer tant elle était devenue épaisse et peut-être même dangereux pour sa survie dans un monde où la mort pouvait donner rendez-vous à chaque seconde au tournant de la moindre ruelle. Et encore. La mort n'était-elle pas ce que l'apocalypse avait de plus doux à proposer en comparaison avec les très nombreux sévices que l'homme pouvait imposer à son semblable ?

Mal ne savait plus quoi dire et se tordait les mains inconsciemment. Si quelqu'un pouvait lui lancer une perche salvatrice, n'importe laquelle, elle la saisirait illico.
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Billie Dean
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MessageSujet: Re: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire - Page 2 EmptyLun 9 Nov 2020 - 15:04

- Laissez-vous un peu de temps Mal, vous croiserez de nouvelles personnes et vous aurez à nouveau la chance de trouver des alliés. Devez-vous encore croiser ces gens qui vous ont trahis ? Si c’est le cas, est-il possible pour vous de bouger pour les éviter ? Une cassure nette ne peut que vous être bénéfique, plutôt que de rester dans l’eau stagnante si vous voyez ce que je veux dire.

Être entourée de ce qui nous faisait du mal, forcément ça n’allait pas aider à remonter la pente. Certains n’avaient pas le courage de tout jeter et de recommencer à neuf, de réapprendre à vivre pour eux et non pour les yeux des autres. J’me demande ce que Mal va faire elle. J’pense qu’elle a déjà l’air d’avoir jarreté tout le monde, un bon point pour elle ? Enfin, si y a vraiment eut traitrise hein.

- Comme je disais, il faut apprendre à se pardonner soi-même Mal. S’en vouloir d’avoir fait confiance à des gens, de s’être attachée à eux et d’avoir été déçue... Ce n’est pas à vous de porter ce fardeau. Et il faut savoir pardonner ceux qui en valent la peine, je mets plus l’emphase sur les mots que j’utilise à nouveau, pas tout le monde et n’importe qui. Ceux qui seront maladroits par moment, pas ceux qui vous trahiront sans penser au lendemain.

J’espère qu’elle comprend mieux mon point pour le coup. Sauf qu’on parle de séparation et tout, mais j’veux savoir si elle a exagéré les choses, si elle s’est fait des films ou quoi. J’suis pas là pour juger, officiellement, mais si je perçois une réaction démesurée, faut que je lui dise.

- Dites-moi Mal, vous parlez de trahison. De quoi il en retourne exactement ? Êtes-vous à l’aise d’en discuter avec moi ?

J’lui laisse le choix. Si c’est pas maintenant, ce sera lors d’une autre consultation. Si elle revient. J’aimerais bien, on a du boulot avec celle-là et ça me motive !



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MessageSujet: Re: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire - Page 2 EmptySam 14 Nov 2020 - 18:09
Mal écoutait attentivement la psychologue sans se braquer ce qui était rare. Il fallait dire que la docteur avait une voix professionnelle qui ne pouvait pas laisser indifférent.
C'était étrange d'ailleurs. Elle parlait aimablement comme si elle se souciait sincèrement des problèmes pour apporter des solutions mais en même temps le ton était neutre comme si quelque part elle se fichait royalement de savoir qui avait fait quoi.
Une chose était certaine, cela donnait l'impression à la jeune fille que cette femme était là pour elle, entièrement dévouée à sa cause. C'était rassurant et immanquablement elle eut envie de se confier aussi sincèrement que possible. Quoi qu'elle dise, pensait-elle, elle ne serait ni jugée, ni moquée et encore moins houspillée mais comprise, ce qui était rare, ça aussi.

Bah oui
, répondit-elle, tous ceux que je connais sont plus ou moins au NML donc je vais sûrement les croiser...
La situation lui semblait inextricable quand une fois de plus Billie suggéra une solution bien étrange: partir. Pas à cent mètres ni même à mille mais sous entendu assez loin pour se donner la chance de se refaire une vie.
Elle voyait très bien ce que la psy voulait dire et l'idée faisait son chemin mais il y avait un problème.
Partir où ? Demanda t-elle, toute seule ? À pieds ?
Elle réfléchit quelques instants et murmura comme pour elle-même:
c'est les lâches qui fuient l'adversaire...

La psy qui n'avait pas dit son dernier mot à propos du pardon développa suffisamment sa pensée pour la jeune fille fasse le rapprochement avec certains. Elle comprenait mieux: Bill pourrait aller se faire foutre ad vitam aeternam avec le pardon mais les autres ?
Elle ne s'apporta pas de réponse. L'idée resta en suspens sous son crâne comme une page blanche entre terre et ciel.

Non, je ne suis pas l'aise pour en parler.
Laissa t-elle tomber abruptement quand la psy l'invita doucement à détailler ce qui lui était arrivé.
C'est tellement compliqué que parfois j'en arrive moi-même à ne plus rien comprendre quand j'y repense, alors expliquer...
Mal n'avait pas l'habitude de l'introspection, seule l'action comptait et quand elle décrétait quelque chose, elle n'en démordait plus, le tout agrémenté du fait que son mental était beaucoup trop binaire. C'était noir ou c'était blanc. Pas de nuances possibles, pas de troisième issue.
En résumé, elle ne voyait pas plus loin que le bout de son nez, n'avait aucune stratégie ni pour se défendre, ni pour attaquer. Jamais elle ne s'était posée pour réfléchir à: « pour comprendre un système, il faut s'en extraire », au contraire; la tête dans le guidon, elle y allait, elle fonçait. On pouvait dire qu'elle avait du courage à jouer ainsi les têtes brûlées mais en cas de pépin, la chute était terrible.

Elle réfléchit et commença son récit:
ça a commencé avec l'incendie de l'arène de Detroit. J'étais bien à cet endroit, j'y était une sorte de chef, intouchable, protégée.
Ma famille de cœur a voulu partir tout de suite; moi je ne voulais pas. Je voulais attendre que le feu s'éteigne et tout réparer, c'était possible, l'arène était dans la patinoire olympique. Mais eux m'ont dit que non, qu'on serait mieux ailleurs. Alors on est arrivé à Seattle.
Là je m'attendais à ce qu'on fasse tout ensemble comme avant mais rien ne s'est passé comme prévu. Chacun est parti de sont côté et ils m'ont abandonné. Il y en a même une qui m'a piqué mon amant. Ok, il ne m'aimait pas mais quand même, elle aurait pu attendre qu'on se sépare ! Enfin... Là j'ai pardonné.


Elle raconta ensuite comment elle avait eu l'idée d'ouvrir une taverne refuge dans l'espoir que la fameuse famille vienne y habiter et travaille avec elle mais là non plus cela n'avait pas marché. Ils l'avaient tous aidé pour les travaux et étaient partis faire leur vie ailleurs.
En fait, ils ne m'aimaient pas. Conclut-elle. Ils ont tout fait pour m'éviter, tout fait pour tout critiquer et rien de plus.
Alors je me suis faite une amie,
continua t-elle. Ma famille ne l'aimait pas non plus mais je m'en foutais. Presque.

Mal s'arrêta. Elle en avait gros sur le cœur. La psy pouvait sentir qu'elle n'arrivait pas à se résigner, qu'elle aurait fait n'importe quoi pour raccrocher les wagons fantômes. En vain.
Après, j'en ai eu marre. Finit-elle par admettre.
Je suis partie car je n'allais pas bien mais je n'ai rien dit, juste que je prenais des vacances. En fait, je doutais. En fait j'en pouvais plus tout simplement, c'était trop dur de me rendre compte que j'étais seule, que je ne les intéressait pas. Ma famille, je parle.
Je pense que tous attendaient que je me casse la gueule alors je l'ai fait. J'espère au moins que ça leur aura fait plaisir.


Elle s'arrêta de parler. Il y avait blocage et le mit en mot:
j'ai plus envie d'en parler, ça me fout trop les boules. A quoi ça sert de vous raconter tout ça, vous ne les connaissez pas. D'ailleurs maintenant j'ai envie d'être soldat, faire la guerre et dégommer tous ceux qui se mettront en travers de mon chemin.
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Billie Dean
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MessageSujet: Re: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire - Page 2 EmptyDim 15 Nov 2020 - 17:27

Ah oui, si tous ses petits potes sont au No Man’s Land forcément ça va pas être facile pour elle de les éviter. Puis partir… Je parlais pas de partir loin non plus, c’est pas trop envisageable quand on est seule, spécialement de nos jours.

- Je ne le conseille pas effectivement, je parlais d’éloignement si possible. Il y a d’autres communautés hormis celle du No Man’s Land. Plusieurs d’entre elles y viennent régulièrement même. Spécialement depuis que les New Eden sont en ville, puisqu’ils ont aidé beaucoup d’entre nous. Les échanges sont possibles et certaines personnes sont même reparties avec eux. De bouger n’est donc pas impossible Mal, simplement il faut le faire en y ayant bien réfléchis, de façon organisée.

J’avoue que j’suis un peu déçue quand elle refuse de me parler de ces fameuses trahisons. J’le montre pas bien sûr, j’reste professionnelle et attentive à ma patiente, sauf que ça aurait pu vraiment m’aider à comprendre ses soucis, à voir si c’était dans sa tête comme j’le présume ou si elle était justifiée.

- Je comprends Mal, ne vous en faites pas.

Je note par contre ce qu’elle me dit, qu’elle-même ne comprend pas quand elle y repense. Ça me pousse dans mes soupçons que c’est en grande partie dans sa tête, qu’elle se fait probablement des films, mais tant que j’en saurai pas plus, je pourrai pas me prononcer. Par contre, elle accepte de me partager un peu de son histoire et je continue mes notes. Elle se sent malaimée, mais veut être craint. Avait des attentes envers sa famille, mais ils l’ont déçu, critiquer. N’arrivait pas à passer à autre chose, voulait reproduire une situation, un état qui n’était plus, une cohésion qui s’était fracassée à leur arrivée à Seattle. Elle s’accroche au passé et n’arrive pas a aller de l’avant. Est trop faible/épuisée mentalement pour aller de l’avant. La jeune femme semble dans une phase plus maniaque toutefois, après avoir brûlé sa taverne, veut faire la guerre pour se venger, pour extérioriser le mal qu’elle ressent à l’intérieur en tuant d’autres gens.

Je pose mon stylo et mes prunelles noisettes retrouvent ma patiente. J’imagine que c’est pas si mal si elle a pas cherché à tuer sa ‘’famille’’. J’ai plus l’impression qu’ils se sont utilisés jusqu’à rejoindre un endroit plus sûr pour eux, avant de finalement se libérer les uns des autres, mais je vais certainement pas lui mentionner ça, pas tout de suite.

- J’imagine que ce serait un bon défouloir Mal. De nos jours, cela est plus acceptable il faut dire. Autrefois j’aurais sans doute froncé les sourcils à l’idée, mais aujourd’hui… Aimeriez-vous devenir mercenaire Mal ? Car des armées, il y en a peu de nos jours. Je l’imagine pas trop de toute façon soldate ou mercenaire, cette brindille se ferait casser en deux aussi rapidement qu’il faut pour dire son pseudo ‘’edgy’’.



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MessageSujet: Re: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire - Page 2 EmptyMar 17 Nov 2020 - 20:55
Je ne les connais pas les autres communautés. Rétorqua sèchement la jeune fille. Je n'allais pas beaucoup au NML sauf à une réunion où ils étaient tous gentils-gentils à gerber. Moi j'aurais voulu trouver un groupe...
Elle ne sut pas finir sa phrase.
Comme l'arène probablement avec la violence qui allait avec car Mal aimait avant toutes choses se la jouer bad guy et vivre cet état intensément.

Pour le reste du discours la jeune fille se gratta la tête car Billie avait prononcé une paire de mots dont elle ne comprenait pas vraiment la définition: « échange », « réfléchir » et « être organisée ».
Elle haussa les épaules, la psy parlait chinois tout à coup.
Ouais, je peux échanger de la daube, j'en ai encore dans mon sac mais pour le reste... J'ai du mal à savoir comment on se casse de manière réfléchie et organisée. Moi quand je me barre, je me barre et point final. Maugréa t-elle entre ses dents.

Billie avait articulé une phrase qui lui restait en travers de la gorge : « Je comprends, ne vous en faites pas » quand elle avait avoué sa difficulté à parler de ce qui lui était réellement arrivé. Comment pouvait-elle comprendre, elle ? Et quoi ?
Elle avait déballé la genèse, le début du malaise, le nœud pour être plus précis et voilà que la psy n'en avait rien dit, pour rebondir sur son désir d'être guerrière avec un laïus digne de ces connards d'éduc spé qu'elle avait eu l'occasion de croiser dans son quartier.
Ils n'y connaissaient rien. Ils n'avaient pas passé leur enfance avec une mère impotente, ivrogne qui faisait des delirium tremens des nuits entières et un père qui causait avec ses poings. C'étaient tous des planqués, des privilégiés qui gagnaient un bon salaire à faire de la morale aux gosses des rues.
Elle, elle était comme eux au final.

La tension montait sous le crâne de Mal. Imperceptible mais sûrement. La paranoïa s'éveillait doucement dans les tréfonds de ses neurones mis à mal.
Elle avait gardé des yeux froids, voilés, où il était difficile de lire quoi que ce soit, surtout pour une étrangère.
Seul Isha aurait vu. Il en avait chié lui aussi et beaucoup plus qu'elle. Et à cause ou grâce à cela, en un quart de seconde il aurait senti le blême et aurait su la recadrer rapidement avec un trait d'humour, en usant du « Miss Malou » ou du « la Boss » ou avec un pain dans la gueule selon l'ambiance et l'humeur réciproque. Mais il n'était plus là et tout allait à vau l'eau.

Instinctivement Mal plissa les yeux pour mieux voir son interlocutrice ou plutôt pour la sonder car pendant ses crises elle devenait fine jusqu'à intercepter le moindre mouvement du visage, des mains ou les nuances dans le regard. Cela n'avait rien d'extraordinaire d'ailleurs. Et là elle avait vu et entendu des choses qui n'allaient pas du tout.

Qu'est-ce que vous en savez, vous, de mes difficultés et qu'est-ce que vous comprenez ? Vous avez l'air de vivre comme une bourge bien protégée et vous ouvrez un « cabinet » – elle insista sur le mot d'un air méprisant – pour me dire quoi au final ? Que je suis cinglée ? Folle à lier ?
Vous allez trouver quoi comme mot pour me poser une petite étiquette sur le coin de la tronche ? Délirante ? Parano ? Psychopathe ? Et vous allez refermer votre dossier de merde et rentrer chez vous la conscience tranquille ?

A présent la jeune fille était raide comme un piquet sur son siège au point qu'on aurait pu la croire capable de bondir tout à coup sur sa proie comme une panthère. Ce qu'elle était encore capable de faire malgré son état car les nerfs remplaçaient aisément les manques musculaires.
Il était d'ailleurs incroyable de constater dans les hôpitaux psychiatriques, la force extraordinaire que pouvait déployer un patient complètement décharné, en cas de crise.
Ce genre d'expérience vous amenait immanquablement à ne jamais juger une personne sur son aspect physique. Et si en plus, il arrivait que l'on pratique un art du combat quel qu'il soit, ce constat se prouvait encore plus. Techniques aidant, un poids plume pouvait mettre à terre ou même KO une armoire à glace.

« Ne jamais sous-estimer l'adversaire », répétait le senseï à Mal, comme le répétait tous les senseï du monde à leurs élèves. Et là, La jeune fille était devenue mentalement en position de combat. La psy n'apportait plus de magie dans son discours. Elle aussi avait dérapé. La jeune fille ne savait pas exactement sur quoi, mais elle sentait qu'il commençait à y avoir jugement de valeur sur ce qu'elle avait dit.
La psy était certainement très forte, il faudrait s'en méfier et peut-être la prendre de revers... Donc se calmer. Un peu. C'était ce qui tournait, entre autres, dans la tête de l'ex tenancière de taverne.

Déjà autrefois, j'en aurais eu rien à foutre de vos sourcils froncés, lança t-elle pleine de défi, et vous avez raison, on est plus « autrefois » alors pourquoi en parler ? Ça vous est jamais arrivé d'être obligée de tuer pour sauver votre peau ou celle d'un autre ou pour avoir simplement à bouffer ? Moi j'avais 17 ans quand ça m'est arrivé la première fois.

Elle laissa passer un temps de silence avant de continuer dans sa lancée:
Ouaip. J'aurais aimé être mercenaire. Oxy nous avait plus ou moins proposé ça au début mais ça a foiré parce ma sœur de cœur, ça l'intéressait pas. Mais après j'ai été chasseuse de prime et même si j'ai eu une fracture au crâne, j'ai adoré ça. Ca vous pose un problème madame la psy ?
Sinon vous savez quoi des armées ? A Detroit y'en avait une. Cracha t-elle. Alors ici, ça pourrait peut-être finir par arriver...

Et arrêtez de me regarder comme ça !!! Cria t-elle.
Rien n'avait pu lui faire deviner ce que pensait Billie sur son physique mais elle avait tellement de fois entendu de critiques négatives qu'elle préféra prendre les devants en annonçant glaciale:
Quoi ? Vous ne m'en croyez pas capable parce que je suis petite et maigre ?
En ce moment je fais une crise d'anorexie alors ok, c'est un peu mort là mais quand j'aurai repris du poids, si vous voulez je vous défierai au combat et vous verrez que je peux prétendre à certaines choses.
« Tu es petite, maigre, vive et souple. Tu as toutes les qualités pour le combat car tu offre très peu de prise à l'adversaire ; sers-toi en, c'est ta force » avait dit le senseï.
Ce n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde et durant des jours et des mois ils avaient travaillés là-dessus, sur la piste sablonneuse de l'arène.
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MessageSujet: Re: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire - Page 2 EmptyDim 29 Nov 2020 - 19:13

Je l’écoutais faire sa petite crise. Sagement assise au fond de mon fauteuil, l’air neutre et calme malgré tous les reproches qu’elle me faisait. J’en étais pas à mes premiers cas. J’avais des renforts juste à côté qui écoutait tout ce qui était en train de se passer, vu comment la maigrichonne venait de crier ses maux. C’était intéressant de voir cette faille dans son esprit, ce déclic qui s’était fait d’un coup, cette rage qui était montée rapidement et qui l’engouffrait actuellement. Je prenais bien note mentalement de ce qu’elle me disait, retenant habilement un sourire vil d’étirer mes lèvres. Elle ne savait rien de moi, décidait pour moi. Cette ironie était juste délicieuse, sachant qu’elle était en train de faire exactement ce qu’elle me reprochait.

Je décide finalement d’intervenir quand elle commence à me proposer un combat. Franchement, elle a tellement besoin de validation, c’est désespérant à voir.

- Nous ne nous battrons pas Mal. Je n’ai pas remis en question vos capacités, bien au contraire, je vous ai encouragé à faire mercenariat. Je vous regarde de la même façon que lorsque vous êtes entrée chez moi. Avec compassion Mal. Pas tout à fait, mais j’veux la traiter, il y a donc un grand intérêt. Qui sait effectivement si nous n’aurons pas une armée éventuellement. C’est une possibilité, mais elle n’est pas actuelle. Je poursuis avec son jugement de merde, j’ai pas peur de lui dire les vraies choses de toute façon. Oui, j’ai dû tuer pour rester en vie, comme beaucoup. Je ne fronce pas les sourcils, c’était une image, une expression pour imager mes propos. Je ne suis pas une bourge, juste quelqu’un qui essaie de survire et d’avoir l’air de confiance Mal. Oui j’ai ouvert un cabinet, car c’était mon métier. Je ne sais pas me battre, faux, je ne sais pas cultiver ou fabriquer des choses, alors j’utilise les cordes que j’ai à mon arc. Plus ou moins vrai. J’offre de l’écoute et des conseils aux gens pour les aider. Je mets des mots sur des états qu’ils ont, mais jamais dans le jugement. Toujours en mode solution. Le monde est fait d’étiquette Mal. Elles n’ont l’importance que nous leur en donnons. J’y crois pas un instant, au contraire, ça nous permet de savoir à qui on a affaire, de connaitre les limites des individus autour de nous. Je porte moi aussi une étiquette, plusieurs même selon votre jugement hâtif. Est-ce que cela va miner mon professionnalisme, est-ce que cela va me faire douter de mes capacités ? Non. Il devrait en être de même pour vous Mal. Vous savez ce que vous valez et vous savez ce que vous refusez d’accepter. Oui, je sucre un peu mes mots pour la calmer. Vous êtes toujours là après les épreuves que vous avez traversées, avez-vous réellement besoin de me démontrer votre force ? Non.

Je me tais quelques secondes, avant de poursuivre toujours aussi calmement.

- Je ne comprends pas ce que vous vivez Mal, je comprends que vous pouvez ne pas souhaiter en parler, que vous pouvez choisir de vouloir garder ça pour vous. Personne n’est dans la tête des autres et tout est relatif d’une personne à l’autre. Vos émotions, vos peurs, vos traumatismes vous appartiennent entièrement. Je suis que l’outil pour vous aider lorsque les choses ne vont pas. J’aimerais donc que nous descendions d’un cran et que nous nous calmions.

Sinon j’appelle l’autre à l’accueil pour qu’il me la vire sans sourciller.



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