The Walking Dead RPG

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- Archéologie d'une folie ordinaire -
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MessageSujet: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire EmptyMar 6 Oct 2020 - 23:49
Mal frappa à la porte du cabinet et un type, probablement de la sécurité ouvrit, lui demandant de déposer ses armes.
Elle extirpa de la poche droite de son jean un rasoir coupe-choux et fouilla dans son sac à dos pour en sortir son casse-tête Iroquois. C'était la règle, elle venait de la lire sur le panneau à l'entré.
Enfin, elle s'acquitta du paiement et posa sur la table basse une bouteille de whisky de grande qualité comme il s'en trouvait rarement, un saucisson sec et...
Non, pas de médocs, elle en aurait besoin.
A la place elle donna un petit sachet de cocaïne, pensant que personne n'était obligé de se shooter avec, cela pouvait aussi servir pour soulager quelqu'un en grande souffrance physique.

Quelque jours auparavant, elle avait vu une affichette au No Man's Land, vantant les mérites d'une psychologue et avait retenu l'adresse, non parce qu'elle était intéressée mais parce qu'elle était simple à mémoriser.
Aujourd'hui elle avait besoin de ses services.

En s'asseyant dans la salle d'attente elle poussa un soupir. Cela c'était passé hier et cela semblait faire cinq minutes comme une éternité car dans ces moments là le temps ne comptait plus.
Bill avait ouvert une taverne presque à deux pas de la sienne et Nina l'avait quitté.
Alors elle avait tout cassé avec un marteau et comme ses muscles chétifs ne venaient pas à bout du zinc et des tables épaisses, elle avait fait valdinguer les bouteilles d'alcool rangées sur l'étagère pour allumer un feu qui avait pris au delà de ses espérances.

Elle n'était pas pyromane, non. Elle avait beaucoup de tares mais pas celle-ci. C'était juste qu'elle ne voulait à aucun prix que ce salopard puisse récupérer la moindre petite babiole dans son bar et à l'heure qu'il était il ne restait probablement plus que quatre murs noircis. C'était tant mieux.

Elle ferma les yeux quelques instants; elle était crevée.
Elle s'était réfugiée dans l'appartement d'un immeuble qui semblait calme mais les rats avaient fait la fête toute la nuit et elle n'avait pas fermé l'oeil.
Dès le petit matin elle avait zoné au hasard des rues car même si son esprit était malade, il lui avait quand même soufflé l'idée de quitter les lieux quelques temps, histoire de peaufiner son plan qui n'était pas forcément évident. Elle avait besoin d'aide, c'est pour ça qu'elle était là.

La jeune fille avait une idée très relative de ce qu'était un psychologue.
Elle avait entendu dire que c'était des gens un peu comme les médecins qui s'occupaient de la tête. En bref, il fallait leur parler, raconter tous les problèmes. Ils écoutaient, souvent en silence, puis tout à coup, ils apportaient une voire plusieurs solutions au sac de nœuds; autant dire une aubaine.
Elle se souvint qu'une fille à l'école avait dit que les psy avaient une phrase particulière, bien à eux, qui fonctionnait tel un « sésame ouvre toi » devant la grotte d'Ali Baba.
Qu'était-ce déjà ?
Ah oui ! À un moment donné, sans crier gare ils demandaient : « ...et ça vous interpelle au niveau du vécu ? »
Mal ne savait pas que cela cela pouvait signifier mais la nana lui avait dit qu'il fallait répondre « oui » et là... Jackpot. La solution apparaissait comme par miracle.

Elle fixait à présent le mur blanc d'un oeil absent, presque hagard.
Les débris de verre l'avaient coupé au visage et sur les mains; rien de bien grave mais cela altérait d'autant sa séduction très relative. Son visage avait la pâleur de la mort, des cernes violettes se dessinaient sous des yeux froids qui prenaient par instants une lueur assassine.
Ses vêtements puaient l'alcool et la fumée, ses cheveux étaient en bataille; elle faisait presque peur.

Tout à coup une porte s'ouvrit et la silhouette d'une jeune femme apparu.
Mal fut surprise; elle s'attendait à une vieille. Tous les toubibs étaient vieux.
Elle leva péniblement sa frêle et très petite personne qui lui donnait des airs d'adolescente mal dégrossie et attendit que l'inconnue lui dicte la marche à suivre.

Bonjour, articula t-elle simplement d'une voix atone.
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Billie Dean
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MessageSujet: Re: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire EmptySam 10 Oct 2020 - 17:41

J’étais dans mon bureau et je terminais quelques dossiers lorsque j’entendis la porte du cabinet s’ouvrir. Au meilleur de ma connaissance, j’attend personne aujourd’hui donc du coup, j’tends l’oreille pour savoir ce qui se passe. Austin s’occupe de la sécu aujourd’hui et j’suis plus ou moins à l’aise. Faut dire que c’est pas Donovan en même temps, mais ça devrait faire le boulot quand même.

Quand j’me rends compte qu’il semble y avoir une transaction, j’attrape mon carnet et j’me décide à pointer le bout d’mon nez pour servir un nouveau patient. Comme d’hab, j’ai fait un effort particulier pour être bien habillé. J’ai un jean foncé et un col roulé émeraude, ma couleur préférée. Quand mes yeux se posent sur la personne qui vient de se payer une heure de consultation, j’constate que c’est une ado, sauf qu’en m’approchant j’me rectifie mentalement. Elle est juste méga chétif en fait. Elle a pas l’air bien et l’odeur de fumée me vient rapidement au nez. J’suis passée pas loin de la taverne ce matin pour venir au cabinet avec Austin. Tout était en train de flamber… Est-ce qu’elle avait quelque chose à voir là-dedans ? Très certainement. On sentait pas le feu, sans feu, mais j’en avait très peu à faire de ce qu’elle avait ou n on fait. Par contre, si elle avait des tendances pyromanes, ce serait sympa de bosser là-dessus, de creuser sa petite cervelle.

- Bonjour mademoiselle, si vous voulez bien me suivre. Que je lui réponds avec un sourire charmant.

J’ai toujours le but de rendre les choses agréables, de faciliter au max les conversations, qu’on se sente à l’aise avec moi. J’suis sobre et accueillante comme toujours. On se rend rapidement dans la salle de consultation et je referme la porte derrière nous. Je lui fais signe de prendre place sur le canapé.

- Vous pouvez également prendre la bouteille d’eau sur la table basse devant vous. C’est pour vous. Oui un petit cadeau c’était toujours une bonne façon de les mettre en confiance.

Je m’installais donc de mon côté, dans mon fauteuil en cuir et j’ouvrai mon carnet, prête à prendre des notes.

- Installez-vous confortablement. Mon nom est Billie, je suis enchantée de faire votre connaissance. Vous pouvez me tutoyer ou me vouvoyer. Vous pouvez m’appeler docteur ou Billie. Ce qui vous rend le plus à l’aise. Souhaitez-vous utiliser un pseudonyme pour nos rencontres ? Sinon vous pouvez me donner votre nom.



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MessageSujet: Re: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire EmptyLun 12 Oct 2020 - 15:40
La porte s'ouvrit sur une femme propre sur elle, bien sapée et d'allure sympathique.
Mal était peu sensible à tout cela mais devoir parler avec une personne avenante était beaucoup plus confortable que de s'exprimer devant un glaçon aussi s'assit-elle réconfortée, rangea la bouteille d'eau dans son sac à dos et déclina son identité:
on m'appelle Mal.

Elle n'était pas certaine que l'inconnue soit vraiment enchantée de faire sa connaissance et si c'était sincère, c'était bien la première fois que ce genre de chose arrivait !
Je vous vouvoierai et vous appellerai docteur, répondit-elle fraîchement en la fixant avec des yeux plus froids que l'Antarctique. Il n'était pas question de familiarité, elle en avait soupé des faux amis.
C'est d'ailleurs par cela qu'elle commença:
j'ai des ennemis. Lança t-elle. Même mes amis sont devenus des ennemis mais ce n'est plus un problème, je les ai éjecté comme il fallait.

Elle laissa passer un temps de silence.
Elle aurait préféré aller droit au but illico et lui causer du putain de service qui avait poussé ses pas jusque là mais elle se souvint de ce qu'avait dit la copine d'école:
« aux psy, il faut parler de ton enfance, c'est là-dedans qu'il trouvent les solutions. »
Alors elle partit bille en tête dans un laïus sur le fait qu'elle habitait un appartement sordide d'une banlieue industrielle tout aussi sordide avec une mère obèse, impotente, alcoolique dernier degré, un père taciturne, absent, violent et qu'elle avait grandit devant la téloche jusqu'en connaître toutes les conneries par cœur. En bref, le portrait habituel des familles tuyau de poêle.

Elle s'arrêta. Elle n'avait jamais parlé autant de sa vie et, comprenant à présent l'utilité du cadeau, ressortit la bouteille et bu une bonne gorgée d'eau avant de demander comme qui s'adresserait a une diseuse de bonne aventure devant sa boule de cristal:
alors ? Vous voyez quelque chose pour m'aider ? Vous voyez comment je peux liquider mon ennemi invisible ?

Une bonne part des choses étaient dites. Pour Mal, tout était dit et elle attendait la voix de l'Oracle avec l'espoir de sortir dans les cinq minutes de cette endroit trop blanc, trop serein qui lui foutait le bourdon.
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Billie Dean
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MessageSujet: Re: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire EmptyLun 19 Oct 2020 - 15:47

Je notais le nom qu’elle souhaitait qu’on utilise durant notre consultation. Mal, ouais c’était pas du tout ce à quoi je m’entendais, je l’avoue. On va se vouvoyer et elle va m’appeler Docteur, ce qui me convient bien évidemment, mais je note au cas où nous nous rencontrions à nouveau.

- Enchantée Mal.

Je l’écoute commencer à déballer son sac. C’est cool qu’elle commence comme ça, j’ai même pas besoin de la mettre à l’aise ou quoi que ce soit, alors on perd pas de temps. Des amis qui sont devenus des ennemis ? J’peux qu’approuver l’éjectage d’un signe de tête lorsqu’elle dit déjà s’en être débarrassée. Faut jeter ce qui nous est inutile, jeter ce qui n’est plus bénéfique pour nous. Subir inutilement, c’est une perte d’énergie, mais ma patiente semble avoir comprit ça. Peut-être avec un peu de retard si elle se retrouve ici, mais c’est déjà un début.

Je l’écoute ensuite me raconter sa vie, depuis le tout début et je prends des notes, que j’annote même par moment. Une vie difficile du début à la fin. Des parents absents émotionnellement, la violence, le cocktail ; classique pour vous mettre le cerveau à l’envers le reste de votre vie. Quand j’y pense, on a eu de la chance Sam et moi. Et même si on aurait eu des parents encore plus merdiques, on aurait toujours pu compter l’une sur l’autre, le roc de chacune.

Après plusieurs longues minutes à me raconter sa vie, ses douleurs, ses obstacles, Mal se saisit finalement de la bouteille d’eau que je lui avais offerte. C’est bon signe quand ils boivent, ça veut dire qu’il ont bien parlé et ça me donne matière à leur répondre. C’est d’ailleurs ce qu’elle me demande de but en blanc. J’me demande parfois si les gens m’prennent pour une magicienne avec une baguette magique. Genre, j’vais te donner deux conseils et tout va bien aller. Des fois oui, mais la plupart du temps, voir pratiquement tout le temps, non. Alors je réfléchis un petit instant en l’observant. Cette fille qui empeste l’alcool et la fumée, cette fille rachitique qui semble ne plus avoir personne au monde. Elle a peut-être un trouble de l’attachement ? Ce qui serait pas bête du tout vu les parents. S’attacher rapidement aux personnes autour de nous, le repousser sans cesse parce qu’on y croit pas qu’ils nous apprécient et finir par briser ses relations avec nos conneries. L’impression de rien valoir, de jamais être à la hauteur, mais d’avoir besoin d’essayer. L’autodestruction qui prend toujours les rênes. Peut-être, mais j’en sais pas assez encore.

- J’ai quelques idées à vous proposer Mal, mais d’abord, parlez-moi un peu de votre vie depuis la fin du monde moderne, depuis cette épidémie. Comment avez-vous survécu, avec qui l’avez-vous fait. Combien étiez-vous ? Ce genre de détails m’aidera grandement à vous offrir quelques pistes qui pourraient vous aider à ‘’combattre l’ennemi invisible’’. À alléger ce qui vous alourdit le cœur et la tête.

En vrai j’en ai rien à foutre. J’fais pas ça du tout par empathie, mais pour le business. Un patient qui va mieux, en parle à d’autres. Puis, j’aime mon boulot, donc je veux pas faire les choses à moitié.



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MessageSujet: Re: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire EmptyMer 21 Oct 2020 - 23:02
Elle venait d'avaler sa gorgée d'eau et avait demandé si la psychologue pouvait l'aider dans sa quête quand elle s'aperçut que la femme prenait des notes tandis qu'elle parlait.
La parano revint au grand galop.
C'était quoi ce délire et qu'écrivait t-elle sur ses feuilles ?
Certainement pas un roman, les gestes étaient brefs et le stylo remontait souvent.
Elle était probablement en train de dresser une liste de choses à son insu mais quoi ? Des informations sur sa vie ? Où était le rapport et à quoi lui servirait de garder des notes comme autant de preuves de son passage ici si ce n'était pour aller les vendre à Bill ou n'importe qui d'autre qui l'aurait soudoyé ?

Mal plissa les yeux d'un air soupçonneux.
L'inconnue avait « des idées » à lui soumettre, elle avait des pistes mais en échange il lui fallait connaître son curriculum vitae apocalyptique ? Autant dire un donnant-donnant pipé qui puait le deal à plein nez certainement pas en sa faveur !
Ce qui acheva de lui mettre la puce à l'oreille fut l'insistance que ce docteur avait mis dans le besoin de connaître « avec qui » elle avait survécu et si les fameuses connaissances étaient nombreuses ou pas.
Elle pourrait toujours se gratter pour avoir des noms.
Elle avait beau s'être fâchée avec Nina et douter de la loyauté de sa « famille » elle n'allait pas vendre leur identité à la première venue, elle n'était pas une balance !

Les choses auraient pu s'arrêter là. Mal avait un caractère suffisamment revêche pour prendre congé sans plus d'explications mais elle avait envie de pousser le bouchon un peu plus loin histoire de voir jusqu'où la femme irait dans sa forfaiture. Par jeu ? Peut-être. Par défit ? Certainement.

Elle raconta alors ses débuts dans les rues de Seattle infestées de mangeurs d'hommes, ses cachettes dans le bennes à ordures tellement elle avait peur et son rouleau à pâtisserie pour unique arme.
Elle prit soin de ne nommer que les morts aussi parla t-elle de Mani l'Indien qui lui avait appris les rudiments de la survie, de l'ami Josh avec qui elle ne s'était jamais fâché et de « Nounours » l'Homme de sa vie mort bien trop tôt.
Elle éluda tous les moments où ceux rencontrés pouvaient ne pas être décédés sans qu'elle le sache, le long voyage, l'arrivée à Detroit, la survie dans d'autres rues avec d'autres gens pour passer directement à l'Arène de Detroit.

Là elle devint plus prolixe. Il fallait dire que ce lieu c'était sa vie, la discipline de fer sa colonne vertébrale et sa haute position hiérarchique la condition sine qua non à son équilibre.
Elle raconta avec moult détails qu'elle avait été bras droit du frère de César, tribun, propriétaire d'esclaves et d'un champion, responsable de la fameuse discipline, coach pour gladiateurs débutants et même qu'elle avait lutté de toutes ses forces contre les mauvais traitements des femmes esclaves, hélas en vain.
Elle zappa en toute conscience son excellent niveau en krav maga.
La psy pouvait comprendre par ces récits que tout le monde était à sa botte, qu'elle était crainte plus qu'aimée, qu'elle était protégée par les « sentinelles » dans un lieu clos où rien ne pouvait arriver jusqu'au jour fatidique de la grande incendie. Cet univers était tout pour elle, en le quittant elle avait tout perdu et ne s'en était jamais remise.

Elle resta très vague sur le road trip de Detroit à de nouveau Seattle. Ne parla pas de sa famille ni d'aucuns amis ou connaissance pour sauter directement sur l'unique objet de sa visite :
Bill. Articula t-elle. Je l'appelle l'ennemi invisible parce que je ne l'ai jamais vu mais lui me connaît. Il a passé son temps à m'épier sans que je m'en aperçoive pour pouvoir créer une taverne mieux que la mienne à deux pas de mon établissement histoire de m'emmerder.
Je veux sa mort, je veux sa tête mais je ne pourrai pas le débusquer seule, j'ai besoin de gens à mon service. Je peux payer.

D'un coup elle ouvrit son sac et en sortit une multitude de petits morceaux de papier d'aluminium soigneusement pliés en carré.
C'est de la coke et là c'est du shit. J'ai aussi des paquets de clopes. Annonça t-elle comme une marchande de tapis.
Je suis venue vous voir uniquement pour cette raison. Connaissez-vous des gens qui peuvent m'aider ?

La psy était mise au parfum et elle paierait chère la moindre trahison. Mal fixa les traits de son visage. Si elle bossait à la solde de ce salopard de Bill, elle le verrait !
Elle attendit donc, tel un chat devant le trou d'une souris les fameuses idées et pistes promises.
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MessageSujet: Re: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire EmptyLun 26 Oct 2020 - 16:45

Écoutant attentivement Mal, je prenais quelques notes, l’air toujours neutre, alors qu’en fait j’étais hyper curieuse et intéressée. Cette nana elle en avait vécu des choses et pas qu’un peu. Une cliente de choix. Une patiente que je voudrais revoir, absolument. Tous ces traumatismes, ces deuils, ces sévices, cette perception du monde. J’étais aux anges qu’elle ait débarqué chez moi.

Puis… elle poursuivit en mentionnant le nom d’un de nos clients, à Sam et moi. Bill, le mec qui s’occupait de la Cage. J’arque un sourcil, curieuse de comprendre où elle veut en venir. L’épier ? J’doute sacrément que Bill ait perdu du temps à faire ça, ça me surprendrait grave en fait. Sauf que oui, il a un bar maintenant dans la cage, sauf que quelque part, c’est logique non ? Du marketing à l’état pur. Tu fumes, tu bois, tu passes du bon temps en regardant des matchs et après ça te monte à la tête et tu paris plus et Bill s’en fout plein les poches. Sauf que je comprends aussi le point de vue d’la petite, quoi qu’elle a pas les reins bien solides pour s’emporter autant au premier compétiteur… Après les épreuves qu’elle a traversées par contre.

J’peux pas m’empêcher de sourire quand elle me balance de la dope sur la table qui nous sépare. Oh j’suis tentée, mais à un point inimaginable en fait. De la coke. Pas facile à trouver de nos jours. C’est hyper alléchant.

- Je doute que vous trouviez qui que ce soit pour attaquer Bill. De par les services qu’il offre, ses alliances et le pacte de non-agression initiés par le groupe de mercenaires du coin. Rien ne me ferait plus plaisir que d’accepter la coke et le shit offert, mais je crains ne pas savoir vous diriger vers les bonnes personnes Mal. Par contre, je peux vous aider a aller mieux d’une autre façon, en attendant votre vengeance.

Je marque une pause le temps de remettre mes idées en place et d’oublier la soirée de fou que ma moitié et moi on pourrait passer avec cette coke. J’pourrais débarrasser la jeune et me servir, mais j’ai un peu la flemme et ce serait salissant. J’pense que ce serait plus rentable de la laisser en vie pour qu’elle reviennent me voir aussi.

- Ce que je perçois Mal, c’est que vous avez besoin d’un groupe. Même si vous avez eu de mauvaises expériences, vous n’allez pas vous épanouir seule. Vous avez besoin d’être reconnue dans votre résilience, besoin d’attachements, de réels attachements. Pas d’être craint, mais d’être apprécier, aimer. La base quoi, mais faut que j’apporte les choses doucement, avec tact. Ne prenez pas les rênes, mais trouvez-vous une position où vous pourrez recevoir de la reconnaissance. Nous en avons tous besoin et c’est normal. Vous n’en avez pas reçu de vos parents et c’est cela qui est anormal. Je soupçonne un trouble de l’attachement chez vous Mal, peut-être un trouble de la personnalité limite. Vous sentez-vous comme si vous n’étiez jamais suffisante pour les autres, ? Jamais assez bien pour eux ? Avez-vous des comportements autodestructeurs ? Devenez-vous dure avec les gens qui finissent par vous devenir proches ? Inconsciemment, car vous ne croyez pas que l’on puisse réellement s’accrocher à vous ? Je marque une pause et je bois une gorgée de mon café encore chaud. Je vous laisse y réfléchir. Il s’agit de mon premier diagnostic bien entendu. À vous de me décrire comment vous vous sentez, comment vous ressentez les choses.



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MessageSujet: Re: Archéologie d'une folie ordinaire   Archéologie d'une folie ordinaire EmptyJeu 29 Oct 2020 - 19:47
Mal regarda la psychologue sourire à la vue des petits paquets d'aluminium; elle en crevait d'envie, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Ce genre de petites raretés était donc un appât de choix et la jeune fille devenait certaine que si cette femme pouvait l'aider dans sa quête contre Bill, elle le ferait sans état d'âme.

Malheureusement la réponse fut négative. Non parce qu'elle refusait de prêter main forte mais parce que Bill était intouchable comme elle le lui expliqua. L'homme avait donc réussi à se construire tout un réseau de protection; il était fort, très fort et la jeune fille fulminait intérieurement.
Cet homme n'a donc pas d'ennemis ? Demanda t-elle d'une voix acide. Il n'y aurait donc personne dans ce monde de merde de suffisamment sans scrupule pour commettre un meurtre de ce genre ?
Décidément, Seattle était vraiment en dessous de tout. A Detroit elle n'aurait pas eu besoin de chercher loin, surtout avec le salaire qu'elle proposait !

D'un air méprisant elle rangeait déjà ses petits trésors quand Billie lui laissa entendre qu'elle ne fermait pas la porte: elle pouvait l'aider à aller mieux en attendant la vengeance.
Ce dernier mot fut très doux aux oreilles de Mal et elle hocha la tête en signe d'assentiment; le docteur avait raison. Pourquoi se presser ? Pourquoi maintenant ? La vengeance n'était-elle pas un plat qui se mangeait froid ?
Elle prit conscience tout à coup qu'elle avait tout le temps; la précipitation ne la servait pas actuellement... Mais plus tard ? Qui connaissait d'avance les retournements de situation que la vie pouvait réserver à ce traître ?
Et comme la femme semblait loucher sur les friandises qui disparaissaient les unes après les autres dans le sac à dos, Mal la fixa intensément comme elle en avait l'habitude tout en poussant vers elle deux doses de chaque. Coke et shit. Autant dire un excellent cocktail pour passer une bonne soirée mais aussi une façon de lier à elle d'une manière ou d'une autre ce docteur sans savoir qu'elle ne la verrait probablement plus.

Les propos de la psychologue devenaient plus professionnels et Mal avait trop peu de culture générale pour appréhender les mots à leur juste valeur; pourtant, quand la femme eut fini de parler elle tenta de récapituler ce qu'elle avait entendu afin d'apporter des réponses à sa façon.
Un groupe, ça dépend lequel rétorqua t-elle. J'ai pas envie de vivre avec des bisounours ou avec des connards qui vont poser des règles de merde à chaque fois que je vais lever le petit doigt. Je suis en guerre, je veux vivre avec des gens comme moi. J'ai une telle rage dans le bide que faire des risettes ami-ami ne m'intéresse pas et encore moins maintenant.

C'était direct, c'était franc; Mal était trop brute de décoffrage pour savoir louvoyer et encore moins jongler avec la diplomatie.
Elle lui raconta qu'elle ne voulait pas d'attachements ou du moins qu'elle n'en voulait plus.
A chaque fois que j'ai aimé quelqu'un ça a mal fini, annonça t-elle.
La majorité d'entre eux sont morts, mordus par les mangeurs d'hommes. J'ai tellement pleuré que oui, j'ai cherché à me tuer plusieurs fois mais la mort ne veut pas de moi on dirait. Et non, je n'étais pas dure avec eux, au contraire, je les aimait trop.
C'est depuis que je suis revenue dans cette ville que tout va mal. Ma famille de cœur et ma meilleure amie m'ont trahie. Il n'y a que Tyler... Là c'est moi qui l'ai déçu...

La jeune fille devint songeuse au point qu'elle ne s'était même pas rendue compte qu'elle avait lâché un nom et continua sur sa lancée.
Alors si j'ai un problème avec l'attachement je dirai non. Je ne veut plus d'amitié, ça fait trop mal. Si je suis limite ? Je dirai oui. Qui ne l'est pas depuis l'apocalypse ?

Mal ne s'était jamais sentie insuffisante face aux autres puisqu'elle avait peu d'empathie et était beaucoup trop orgueilleuse pour se sentir « jamais assez bien » pour eux.
C'est le contraire dit-elle, en général c'est plutôt les autres qui ne sont jamais assez bien pour moi puisque d'une manière ou d'une autre ils m'abandonnent. Etre crainte, c'est beaucoup mieux qu'être aimé parce que les gens vous obéissent et quand ils obéissent ils ont le respect, c'est tout ce qui m'importe.
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