The Walking Dead RPG

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- Allez viens je t'emmène au vent -
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Bill Roth
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MessageSujet: Allez viens je t'emmène au vent   Allez viens je t'emmène au vent EmptyVen 25 Sep 2020 - 5:37
Celui qui a les oreilles sensibles




Je suis déprimé au possible, entre les rats, la coupe ratée, la cage impraticable, le manque à gagner, les réserves qui fondent plus vite que le gras d’une obese après une sleeve, la maladie qui a touché la faction, voir tout le NML, et surtout cette obligation d’avoir dû accepter la main un peu trop charitablement tendue de NE… Trop de chose en peut de temps. Qui plus est, pour les NE, j’ai de plis en plus de sombres pressentiments, et pas seulement à cause des cartes. Je ne connais personne capable de partager aussi généreusement ses ressources sans avoir une idée derrière la tête. Le marxisme est une utopie qui n’a pas attendu de montrer ses limites chez l’espèce humaine pour être décrier par son propre inventeur. Le capitalisme est la seule loi que connait les hommes et j’ai très peur du prix a payer pour sauver les nôtres. Mais de toute façon, il y a des temps pour tout, et nous étions clairement pas dans celui de pinailler ou de négocier quand il a fallu obtenir de quoi sauver nos malades. Tout le monde a été très éprouvé par ses derniers jours et même si ma Zola se la joue insubmersible Molly Brown, je vois bien que la fièvre qui l’a dévorée a laissé des traces.

Pale, les traits tirés, elle fait sa vaillante, mais je suis resté nuits et jours a son chevet a bassiner son front brulant suffisamment longtemps pour savoir que j’ai failli la perdre. Ma chance dans ce monde de brute, au final, c’est que toute ma famille soit suffisamment loin pour que je ne sache pas s’ils sont mort ou vivant. Une sorte de famille de schrodinger, comme le chat dans sa boite, tant qu’on ne sait pas l’ouvrir, le chat est à la fois mort et vivant, sans aucune connotation pour les zombies. De ce fait, sans que je m’en rende compte, Zola est devenue mon univers et j’aime a penser que je suis le sien. C’est arrivé surement bien avant la fin du monde, mais de risquer de perdre l’autre a chaque minute rend tout plus intense.

C’est aussi pour cela que j’ai absolument tenu a l’accompagner quand elle a voulu aller faire un état des lieus de la cage, je suis inquiet pour elle et il était hors de question qu’elle y aille seule. Le lieu est inhabituellement désert et silencieux, la piscine est plus prête pour une partie de warter polo qu’un combat et rien que de voir le travail de nettoyage a faire j’ai le tournis. Néanmoins, elle est ma force a déjà planifier nos taches et comment en profiter pour améliorer les choses. C’est aussi ca une équipe, quand l’un flanche, l’autre assure.

J’essaye de rester confiant mais la vue de mon bureau dévasté ou l’odeur de vase croupie me donne la nausée, assez compréhensive quand je lui indique avoir besoin de prendre l’air, je laisse ma Zola dans le bâtiment pour sortir un peu. Je respire mieux malgré a pluie, fine cette fois, de cette fin de journée ou on sent bien que l’été nous a quitté. Avant que je ne réagisse, je sens ce que je pense etre une arme a feu se presser contre ma cote et je grimace en devinant qu’il y a une personne, voir deux, derrière moi et une en face. Mon flegme naturel m’oblige a ne pas montrer ma panique :

« J’imagine que vous n’etes pas la pour me demander du feu ni l’heure de réouverture. Que puis je faire pour vous messieurs ?
- On veut ta pute !
- Vous vous trompez d’endroit le Rov est par… »


Je me prends une mauvaise claque. Diantre, pendant une seconde j’ai cru me débarrasser d’Oxanna sur un malentendu.
]
« Fait pas le malin avec nous Du Con, balance ta meuf ou tu vas morfler !! »


Faire le malin n’implique pas une certaine compétition intellectuelle ? Parce que la, j’ai peur qu’ils soient loin d’être sélectionnés. Par contre, coté physique… c’est moi qui ne vait pas faire le poids. J’ai bien une idée de qui est la personne qu’il traite de ce doux qualificatif et il est simplement hors de question que je leur livre.

« Très bien messieurs, qui sauraient dire non a tant de vulgarité… je vous conduits a elle, veuillez me suivre ? »


Ils sont surpris par ma proposition et je sens que ca tourne dure dans leur caboche :

« Et bien, n’est ce pas le plus simple pour vous assurer que je dis vrai ? Comme ça, si j’essaye de jouer « au plus malin », je serais sous votre main ? »


Ce ne sont pas des foudres de guerre mais je ne leur laisse guère le choix, trop presser de les éloigner de la cage où se trouve ma précieuse mais épuisée Zola. Je ne sais pas encore exactement ou je veux mener cette petite promenade mais s’ils veulent des femmes de petites vertes, la taverne ou le Rov me semble d’excellents points de chute en attendant de trouver une idée pour leur fausser compagnie.





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Zola Saltzman
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MessageSujet: Re: Allez viens je t'emmène au vent   Allez viens je t'emmène au vent EmptyVen 25 Sep 2020 - 16:33
Quitter l’ORB, ma chambre, ce lit qui m’avait accueilli pendant plus d’une semaine était devenu une nécessité quand la sensation d’étouffer entre ces murs était venue s’immiscer jusque dans mes nuits. Même si j’aime cet endroit où nous vivons, le plus confortable depuis le début de tout ce merdier, le besoin de s’éloigner, ne serait-ce qu’une journée, était là, dévorant, revenant comme une obsession de plus en plus impossible à combattre. Et je me connais lorsque je ressens ça, tant que la chose n’aura pas été accomplie, je ne pourrais plus dormir sur mes deux oreilles. Et puis, franchement, qui pourrait m’en vouloir de vouloir fuir ces mines déconfites, cette mauvaise ambiance générale dû aux dégâts subis dans notre chez-nous, et cette invasion de rats qui profitent de notre hospitalité, mais ne ramènent même pas leur quota de ressources ?

Alors, par un beau matin moins gris que d’habitude, j’ai enfilé mon sac à dos, et…me voilà les pieds dans l’eau, à la Cage. Bill dans mon dos, il a absolument tenu à m’accompagner, je pose un regard écarquillé sur tout ce qui fait notre business habituel, me rendant rapidement compte de la masse de travail qu’il va falloir déployer pour venir à bout de la crasse que les intempéries ont charrié jusqu’ici. Incommodée par cette odeur nauséabonde qui semble émanée de partout à la fois, je me fais la vague remarque que l’odeur de chlore caractéristique des lieux a disparu pour la première fois en plus d’un an, mais qu’elle me manquerait presque par rapport à celle-ci. M’armant d’un sourire sur mes traits encore marqués par la fatigue induite par la leptospirose, je me tourne vers Bill, les mains sur les hanches : « -Tu vois…deux trois coups de balais, un petit coup de serpillière, quelques bougies pour chasser l’odeur, et on sera bons pour la réouverture ! » Le ton est enjoué, autant qu’il peut l’être à cet instant précis, et je me dirige vers le bureau pour aller y poser mes affaires, marquant un léger temps d’arrêt sur le seuil de la pièce, qui n’a pas été épargnée non plus.

Mais hors de question de dramatiser, pas pour quelques centimètres de boue et de flotte au sol, et je dépose mon sac à dos là où je peux, pour lui éviter de se mouiller. La journée file, je vois bien que Bill est étonnement silencieux, même si je ne doute pas un seul instant que ça doit carburer sec dans sa tête. Dans la mienne, un mal de crâne a pris place depuis plusieurs heures déjà, tapant contre mes tempes à chaque fois que j’ai la mauvaise idée de pencher la tête en avant. La fatigue est encore là, alourdissant mes membres d’heure en heure, rendant chaque mouvement plus lent, presque pénible. Lorsque l’anglais finit par craquer, et expliquer avoir besoin de prendre l’air, je lui adresse un signe de tête et un sourire encourageant, acceptant quelques instants de le laisser en tête à tête avec ses pensées…mais tout en sachant d’avance que je ne lui laisserai pas l’occasion de s’apitoyer longtemps sur ce mauvais sort du destin. Bill quitte donc le bureau pour me laisser seule avec le bordel, et cette odeur, étouffante, qui aggrave mon mal de crâne à chaque nouvelle inspiration.

Quand la pièce se met à devenir subitement floue, je vais m’installer sur le trône du King, épargné par ce chaos, et me presse les tempes en fermant les yeux durant de longues minutes avant d’abdiquer. Il est largement l’heure de rentrer. Je récupère ma veste, et mon sac à dos, et après un dernier regard las, et épuisé, quitte le bureau. « -Bon, ça suffit pour aujourd’hui. Mon crâne va exploser, et faut vraiment qu’on trouve quelque chose pour chasser cette odeur dégueu. Je pensais à de l’encens, ou peut-être…Bill ? » Mon regard fouille les lieux, mais le bâtiment est vide, et je me dirige vers la porte restée entrouverte, étonnée qu’il soit vraiment resté dehors tout ce temps. Sauf que dehors, tout ce que je vois, ce sont trois silhouettes qui s’éloignent de la Cage, peut-être quatre, Bill parmi eux. Jamais il ne serait parti sans me prévenir, j’en suis plus que certaine.

Le mauvais souvenir de son enlèvement à bord d’une camionnette quelques semaines plus tôt agresse aussitôt ma mémoire, et je ferme avec discrétion la porte de notre gagne-pain, regrettant l’absence de l’un de nos gardes du corps. L’ORB est trop loin pour que j’aille y chercher la moindre aide, alors je fais la seule chose qui me vient en tête sans trop réfléchir : suivre la joyeuse petite troupe. Sans bruit, j’essaye de me faufiler le long des bâtiments, me plaquant contre les façades décrépies quand nécessaire, me cachant derrière des bennes, des carcasses de voiture, tout ce qui peut servir de rempart entre moi et ces hommes, qui se tournent de temps en temps pour vérifier qu’ils ne sont pas suivis. J’ignore où ils vont comme ça, et pourquoi on s’en prend encore à Bill, mais je ne compte pas lâcher ma filature, quand bien même il faudrait marcher des kilomètres pour cela.




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MessageSujet: Re: Allez viens je t'emmène au vent   Allez viens je t'emmène au vent EmptyJeu 1 Oct 2020 - 5:06
Celui qui n'a pas les mots



J’aimerais bien avoir eu le temps de prendre des petits cailloux blancs pour laisser une piste, mais faute de ça, ou de mie pain, j’essaye d’égrainer mon chapelet au sens propres du terme. Le figuré je n’aurais jamais osé ! Un dandy ne se livre sûrement pas à ce genre d’action autrement que dans un lieu approprié et en toute discrétion. Donc non c’est un vrai chapelet ancien qui a été récupéré chez un antiquaire, une pièce de collection que je suis en train de briser en espérant que cela évitera a mes genoux de subir le même sort. Je détale chaque petite perle nacrée de cet objet précieux de collection dans mon dos en prenant soin que mes charmants accompagnateurs ne voient rien avant de discrètement le lâcher. J’essaye de ne pas penser que je commets un éventuel blasphème et que, vu l’état de la rue, ca ne sert surement pas à grand-chose mais au moins je me sens utile.

Je devrais surement être vexé qu’ils n’aient pas pris le temps de me fouiller plus que ca et qu’ils se soient gaussés devant mon lance pierre avant d’idiotement me le laisser. Ils n’ont donc jamais regardé Men Vs Wild World, fait par un compatriote d’ailleurs,  sinon ils sauraient qu’il n’y a pas meilleure arme en conditions de survie hostile et, vue l’haleine de celui qui me maintient, j’estime que c’est même plus qu’hostile ce que je vie.

En attendant, comme s’il ne s’agissait que d’une petite goguette en toute camaraderie, je sens d’humeur à essayer de les faire parler pour gagner du temps et surtout trouver une idée miraculeuse pour me sortir de ce mauvais pas. Hélas, j’ai le sentiment que nous ne parlons pas la même langue. Lorsque j’essaye d’en savoir plus sur la péripatéticienne qu’ils recherchent et ses exactions qui lui valent une telle délégation, je me prends une nouvelle claque.

A priori, ils frappent « dans le doute » quand ils ne comprennent pas, ça explique la taille de leur bras j’imagine, et ça n’augure rien de bon pour ma mâchoire. Merveilleux. Quand enfin ils arrivent a appréhender ma question, après plusieurs tentatives douloureuses, visiblement prostituée passe mieux que rouées, courtisanes, béguineuse, filles de joie ou ribaudes. Ils m’indiquent que le problème viendrait que la « femme légère » aurait baisé leur patron. Je reste assez dubitatif en n’osant pas leur rappeler que les tapineuses sont tres souvent payées pour cela, pour ce que j’en sais. Ils précisent, aussi, qu’elle leur a fait à l’envers. La aussi… les gouts, les couleurs, les orientations et les sens de pénétration tant que les clients payent… bon, on piétine là, enfin la conversation piétine, parce qu’eux me font bien trotter.

« Dites moi que l’on soit sur de bien être en phase… nous parlons bien d’une dame de petite vertu qui a passé la date de péremption, teigneuse, mauvaise coucheuse qui essaye de duper tout le monde avec des accords qui ne plaise qu’a elle? »

Je suis obligé de traduire devant leur mine de touristes incapables de parler un lot d’anglais.  Faute d’avoir un G'Palemo avec une image d’Oxanna pour illustrer mes propos, oui, elle doit avoir les oreilles qui sifflent, je préfère partir sur la meteo comme sujet de conversation alors que nous avançons vers le motel. Je vais bientôt être a cours de grain de chapelet.

Il ne me reste que la croix lorsque nous la silhouette du temple de cette vieille acariâtre de l’Europe l’est se profile.

« Au fait, je dois vous avouer qu’il n’y a qu’une prostituée qui répond à la description que vous m’en avez faites mais que je pense que le « ma » est assez surfait… »

Je suis pas sur de ne pas préférer me faire émasculer que d’avoir une trop grande promiscuité avec Miss Lyssenko. Je sens qu’ils ont un moment de flottement et que c’est celui que je dois saisir pour leur montrer que j’ai toujours été bon en athlétisme.






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MessageSujet: Re: Allez viens je t'emmène au vent   Allez viens je t'emmène au vent EmptyJeu 1 Oct 2020 - 10:26
Des kilomètres, c’est ce qu’ils ont l’air d’être prêts à marcher en plus de ça, ces abrutis, et plus d’une fois je me plaque in extremis là où je peux, pour échapper à leurs regards quand ils se tournent pour vérifier être seuls. J’ai l’impression d’être aussi discrète qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine, et que le bruit de mon cœur qui bat à cent à l’heure dans ma cage thoracique résonne contre les façades des bâtiments autour de nous, comme pour trahir ma présence, et indiquer mon emplacement aux ravisseurs de l’anglais. J’ignore où ils vont comme ça d’un si bon pas, je suis d’ailleurs trop loin pour entendre le moindre mot qu’ils puissent échanger entre eux, mais ma mâchoire se crispe quand l’une de ces sombres merdes ose poser sa main sur le visage de Bill, alors que mon point se serre. « -Perro ! » Je ne retiens pas l’insulte, ces mecs sont des chiens, et sens une rage à peine contenue monter en moi.

Il me faut quelques minutes de plus, et plusieurs bons mètres de marche pour me rendre finalement compte que le petit groupe a l’air de se diriger vers le motel, et je doute que ce soit pour payer une passe à Bill, comme ça, par pure bonté d’âme. C’est quoi que ce nouveau bordel, encore ? Si jamais c’est Oxana qui est derrière tout ça, je jure d’arracher les yeux de cette vieille garce avec une petite cuillère rouillée…ou de faire appel à quelqu’un qui s’y connaît vraiment en torture, vu que mes capacités en la matière semblent assez limitées. Je vois les lèvres du dandy anglais bouger, mais je suis une nouvelle fois incapable de comprendre un traitre mot de ce qu’il raconte, alors qu’il fait subitement un pas en avant, comme s’il semblait prendre son élan pour prendre la fuite…avant d’être ramené brusquement en arrière par l’un des types, qui le chope par le bras, en lui beuglant quelques paroles à l’oreille. Sa tentative de fuite méchamment avortée me fait lever les yeux au ciel, alors que, plaquée contre la carcasse d’une voiture, je suis incapable de suivre mes pensées, mon cerveau s’emballant pour tenter de mettre au point un plan susceptible d’aboutir à autre chose que Bill saigné à blanc, Bill dépecé, Bill découpé en petits morceaux, Bill décapité, et d’autres joyeusetés de cet acabit.

Après avoir jeté un coup d’œil en direction du quatuor, je me faufile avec prudence jusqu’à une autre voiture, puis réussit à me glisser en toute discrétion vers le bâtiment suivant, ce qui me permet de me rapprocher du groupe toujours immobile, Bill subissant les remontrances musclées de ces abrutis. Nous ne sommes désormais plus qu’à quelques mètres l’un de l’autre, et je jette un coup d’œil vers la fenêtre dans l’encadrement de laquelle se trouvent encore des morceaux de verre, pour remarquer qu’aucun des quatre ne semble m’avoir vue, deux d’entre eux me tournant le dos. J’avise alors dans mon champ de vision une canalisation à moitié déboitée, et me dirige vers elle pour m’en faire une arme contondante, puisque j’ai eu la bonne idée de laisser le pied de biche à l’ORB. Mais le métal tordu résiste, malgré mes efforts, et un bruit horrible de ferraille maltraitée se fait entendre, jusqu’à l’extérieur. « -C’était quoi ça ? » La voix de ce blaireau colle parfaitement à son image de pauvre mec, et je me planque derrière le comptoir de ce qui devait être un magasin quand celui qui hurlait dans les oreilles de Bill encore quelques secondes plus tôt lui intime de venir voir de quoi il en retourne.

Passant de justesse la main sur le comptoir pour y attraper une espèce de boule à neige, je la balance avec force de l’autre côté du magasin quand l’imbécile y entre, alors qu’elle éclate par terre en un tas d’éclats de verre. L’idiot sursaute, et se dirige aussitôt vers la source du bruit, et j’en profite pour filer vers la fenêtre en vitesse sans un bruit, la paume de ma main s’entaillant sur l’un des éclats quand je l’enjambe pour rejoindre la rue, et les deux crétins restants qui retiennent mon anglais préféré. Mon tibia s’enfonce avec force et hargne entre les jambes de celui qui me tourne encore le dos, et sans demander mon reste, ou attendre la réaction du dernier acolyte qui assiste à la scène d’un air ahuri, j’attrape Bill par la manche, me mettant déjà à l’entrainer dans mes pas : « -Fonce. »

Spoiler:
 




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MessageSujet: Re: Allez viens je t'emmène au vent   Allez viens je t'emmène au vent EmptyMer 7 Oct 2020 - 17:02
Celui qui finalement sait courir


Je visualisais parfaitement la scène : eux, distraient par ma phrase percutante, moi vif comme une gallinette cendrée, profitant de cette seconde d’inattention, je me serais glissé entre leurs griffes. Il ne manquerait que la BO de mission impossible ou supercoptére pour ca que ca envoi du foie gras (le pâté c’est pour la classe moyenne). J’aurais alors pris le temps de m’éloigner avec grâce et finesse, puis, j’aurais peut être oublié mes bonnes manières pour me risquer a un petit geste vulgaire impliquant mon majeur. Les vils chasseurs de femmes vénales aux cuissots légers, alors, exaspérés auraient surement eu besoin de passer leurs nerfs sur du matériel et oooh, quel hasard, la devanture du motel est juste devant eux.

Certes, ce plan était aussi tiré par les cheveux que l’états actuel de ma coiffure, mais, dans les moments difficiles de ma vie, et celui-ci en fait partie, cela a toujours été les séries ma planche de salut psychologique. Bon les comédies musicales aussi, autant dire que la réalité et ses limites semblent parfois bien déprimante, surtout quand le cadre se rappelle violement à moi.  Bien, comme vous vous en doutiez, ma tentative a été comme la fin de série de Firefly : annulée précocement en nous laissant sur notre faim. En effet, je n’ai même pas encore esquissé le mouvement de leur fausser compagnie qu’une main de fer s’abat sur moi et me secoue comme un noyer en période de gaulage. Oups, mes origines de cul terreux remontent plus que la pulpe d’un Orangina dans ce contexte.

« T’essaye de nous faire quoi connard ?»


Ils posent sérieusement la question-là ? Genre ils retrouvent leurs femmes nue a chevaucher d’autres messieurs et ils vont vraiment demander ce qu’elles faisaient ? J’ai, malheureusement pour ma mâchoire, un peu trop tendance a me laisser aller dans le caustique. Aussi, au lieu de laisser passer ce remuant moment gênant, je me fends d’une phrase qui me fendra la lèvre avec un revers en guise de réponse :

« Je voulais juste refaire mes lacets bien évidement »


Ce que je tiens à souligner c’est qu’entre la claque de retour et ma réponse, j’ai quand même eu 6 paires d’yeux qui se sont vraiment baissés sur mes chaussures afin de s’assurer que je ne portais pas de lacets. Le monde est affreusement injuste dans la répartition des neurones. Quant à Darwin, il doit se retourner dans sa tombe, s’il y est resté, de voir que les muscles semblent avoir pris le pas sur tout le reste quand a la suite de notre évolution.

Il y a un bruit de ferraille et je ne sais m’empêcher un sourire en quoi, très douloureux avec ma lèvre fendue, en me doutant de ce que cela peut être. Je n’ai pas le temps de lui suggérer que ca peut être un rat que celui qui semble être le chef de cette parodie d’être humain se décide a faire ce que tout fan de film d’horreur évite : une équipe de un pour aller vérifier de quoi il en retourne. Franchement, il y avait que moi et Zola qui avions un abonnement a Netflix et Amazon Prime ? Et non je ne fais pas de placement de produits. Parce que je commence à croire que ces messieurs les rustres étaient plus occupé a soulever de la fonte ou a s’entrainer a parler mal de leur maman que de regarder des séries qui leur auraient, pourtant, permis de mourir moins bête, enfin, moins jeune surtout… quoique, je ne suis pas sûr de l’âge de ces choses-là.

Je suis en plein tête a tête a tête gênant avec ceux restants quand je vois ma sauveuse débouler en courant, frapper dans le tibia celui qui me retenait et m’agripper avec une injonction qui sonne comme du piaf a mes oreilles. Je ne me fais pas prier pour courir a la suite de ma Zola, non sans un dernier moi pour mes camarades masseur de visage :

« Les putes c’est au mooooteeeeeellllll !! Demandez Oxxyyyyyyy !! »

Pendant quelques foulées, je les imagine assez idiot pour aller refaire le brushing de la gérante, mais peine perdu et preuve que même une montre arrêtée donne l’heure juste au moins deux fois par jour, ils finissent par nous courser. Entre deux foulées, je pose LA question a 100 boites de conserves :

« Tu les connais…. ? »

Parce que, clairement, même si mon égo en prend un coup, ce n’était pas pour mes beaux yeux qu’ils sont venus me tenir compagnie et me malaxer les pommettes.



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MessageSujet: Re: Allez viens je t'emmène au vent   Allez viens je t'emmène au vent EmptyJeu 8 Oct 2020 - 13:59
Je finis par lâcher la manche de Bill pour nous laisser une plus grande liberté de mouvement à tous les deux, alors qu’on se met à courir pour échapper aux autres nigauds. Je ne me retourne pas pour savoir si on nous suit, j’imagine sans peine que ça doit être le cas, même si j’ai tapé si fort dans l’entrejambe de celui qui me tournait le dos que je l’imagine parfaitement en train de se tortiller comme un ver au sol, rouge écarlate. Des bruits de pas précipités dans nos dos finissent par répondre à cette question, alors que les mots d’oiseaux fusent, ce qui me pousse à accélérer encore davantage la cadence. Mon regard se tourne à peine vers le dandy anglais qui me demande si je les connais, alors que je lui rétorque, le souffle court : « -Excuse-moi, mais j’ai pas eu le temps de bien regarder leurs tronches. Tu veux peut-être qu’on s’arrête pour que je puisse te dire si oui ou non je les connais ? » Question stupide, évidemment, et je tourne à l’angle d’un bâtiment pour plonger derrière une voiture, la poitrine se soulevant avec force, nous soustrayant à la vue des autres survivants.

Les voix sont là, pas loin, si proches qu’on entend les souffles précipités de ces inconnus, qui n’ont pas l’air décidés à nous foutre la paix. « -Ils te voulaient quoi, bordel ?! » Je voudrais pouvoir dire que j’ai chuchoté si doucement que seul lui a pu m’entendre, mais le ton est un peu vif, alors que je suis boostée par l’adrénaline. Des grognements me poussent à lever un peu la tête, alors que j’avise par la fenêtre du véhicule crasseux deux macchabées, pas bien loin de l’angle où nous cherchent les deux abrutis. A croire que l’autre est toujours au sol, en train de se tenir les œufs. Après un coup de coude à Bill, je lui fais un signe de tête pour lui montrer une autre voiture, vers laquelle je nous entraîne, marchant le dos courbé pour éviter d’être vus des inconnus. Mon pied bute alors sur une canette traînant au sol, alors qu’une idée surgit soudainement dans ma tête. « -Reste là. » Le ton est sans appel, et je plante Bill pour faire marche arrière, me faufilant comme une anguille, me rapprochant le plus possible des types, qui viennent de sortir d’un bâtiment, fouillant les alentours de leurs regards de bovins, trahissant le vide sidéral qui doit régner dans leur crâne d’abrutis.

Me redressant suffisamment pour prendre un peu d’élan, je balance la canette contre le mur du bâtiment, elle retombe sur une benne juste en dessous dans un bruit sourd, attirant l’attention des survivants qui se précipitent en direction du son…et des rôdeurs qui se trouvent à quelques mètres de là. La rencontre est imminente, et je ne reste pas pour assister à ces embrassades, rebroussant chemin pour trouver Bill. Les exclamations dans mon dos et les coups de feu qui s’ensuivent m’indiquent assez clairement que rôdeurs et survivants ont matché, que c’est le big love, et je ne m’attarde pas pour savoir comment se passe leur rencard. « -Viens, on se casse. » Et sans m’arrêter, je dépasse l’anglais pour poursuivre en me redressant, et reprenant la course aussitôt pour nous éloigner de ces types, même si on ne leur échappera pas éternellement, puisqu’ils savent où nous trouver. Je ralentis donc finalement la cadence, avant de m’arrêter, le souffle court. « -On devrait en choper un. » Oui, c’est le genre d’idée qui me vient comme ça, sans prévenir. N’importe lequel d’entre eux fera l’affaire, un qui ne soit pas infecté, de préférence…celui qui doit souffrir le martyr et avoir renoncé à l’idée de toute descendance me semble être idéal. «-Il pourra nous dire ce qu’ils te voulaient, où ils t’emmenaient, et pourquoi… »

Spoiler:
 




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MessageSujet: Re: Allez viens je t'emmène au vent   Allez viens je t'emmène au vent EmptyDim 18 Oct 2020 - 3:44
Celui qui est pas chaud pour y retourner


Je lève les yeux au ciel a la remarque de ma Zola. D’ordinaire son humour plus mordant qu’un zombie me fait rire mais les douleurs faciales de mon récent « massage » et la crainte qu’à leur suite ma tête qui enfle plus que celle de la rombière du Rov ont tendance a me faire oublié le légendaire sens du caustique anglais. Nous faisons néanmoins une pause pendant laquelle elle tente de mieux regarder mes hôtes. Ce qu’ils me voulaient ? Je me masse les joues tout en disant, non sans une bonne dose d’ironie :

« A part me tapoter le visage ? J’au cru comprendre qu’ils quémandaient les retrouvailles entre dame de petite vertu et leur chef. Je serais d’humeur je te dirais bien que j’ai pris des hanches et qu’ils m’ont confondu avec la Lyssenko, mais mon petit doigt m’a dit qu’ils n’étaient peut-être qu’idiots et pas aveugles. Sans compter que je sens que tu aimes aller chatouiller ceux qu’il ne faut pas sans m’en parler. »

Il n’y avait qu’a voir l’état ou elle était rentrée l’autre soir. Elle savait remercier Chris de l’interruption dans mon interrogatoire et sa capacité a faire le chaton épuisé pour esquiver les réponses. Certes, il était dans mes intérêts de jouer le dandy qui ne réfléchissait pas assez, mais, même avec un bon entourage, une couronne ne tient jamais bien longtemps sur une tête creuse. Les apparences sont pour s’éviter des animosités ou des défiances inutiles. Je lève les yeux au ciel une nouvelle fois quand elle me dit de rester là après m’avoir signifié ce qu’elle avait en tête. Comme si je comptais aller quelques par. L’Orb et la sécurité des notre sont trop loin et je doute que le Rov ne soit pas tenter de faire la sourde oreille suffisamment longtemps si nous allions taper à leur porte. Et puis, je vous a moi, je ne crois que je préfère encore me raser le crane que de devoir quoique ce soir à cet établissement.

Je regarde ma siamoise agir telle une calimity Jane inspiré pour libérer quelques morts non loin de mes accompagnateurs. Cela nous laisse largement le temps de quitter les lieux. Je me sens presque me détendre malgré la douleur quand ma Zola ouvre a nouveau la bouche et je lui lance un regard effaré avant d’aller lui toucher le crane a la recherche d’une bosse, ou d’une plaie ou de quelques choses expliquant qu’elle veut sciemment y retourner. Mais non, c’est juste mon américaine préférée qui veut encore me montrer la manière de faire chez nos anciens colons.

« Je vais te faire gagner bien du temps et des efforts. Ce qu’ils me voulaient, une femme de mon entourage, où ils m’emmenaient, chez Lyssenko parce que je les guidais vers ce qu’ils ont désigné comme était ma rouée. Pourquoi, a priori leur chef enrage après une femme qui lui « aurait fait a l’envers ». Je suis sûr que tu saurais compléter les trous qui manquent pour nous éviter de recroiser ces types ? »



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