The Walking Dead RPG

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- Embody The Invisible ft Alan -
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Kaz H. Hargraves
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MessageSujet: Embody The Invisible ft Alan   Embody The Invisible ft Alan EmptyDim 20 Sep 2020 - 15:40

Embody The Invisible

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What privilege do we have under the sun,
That gives us the right to the throne?


Trois fois j'ai relu « Les champs de Maldoror ». Parce que ça m'a plu et aussi parce que je voulais voir réellement pourquoi il pensait que ce livre pourrait me plaire. Et j'ai grogné, poussé des soupirs, roulé des yeux à mesure que je tournais les pages. Marmonné aussi toute une série d'insultes et de réprimandes à l'égard d'Alan. J'aurais préféré que le roman ne me plaise pas, j'aurais préféré qu'il se soit trompé sur toute la ligne. Ça m'énerve terriblement que ce ne soit pas le cas et j'aurais bien envie de ne jamais avouer devant lui mon affection nouvelle pour ces pages. Et par provocation toujours j'ai déchiré le bas d'une page. Il manque maintenant trois morts dans le roman. Ma façon d'y laisse une trace de mon passage et aussi pour qu'il pense à moi si il le relis et que peut-être par chance il finisse aussi énervé que moi. Je regarde fièrement cette déchirure du papier tout en ricanant et je vais glisser les trois mots dans les pages d'un autre livre. Je prends des risques, peut-être qu'il ne voudra plus me prêter d'autres romans, mais le temps qu'il s'en rende compte, avec un peu de chance j'aurai pu laisser mes doigts traîner sur d'autres mots, d'autres reliures.

Cette rencontre m'a perturbée, je ne peux plus me le cacher. Bien trop souvent, je me suis penché à ma fenêtre pour guetter sa caravane avant de pester bruyamment que je n'en ai rien à foutre. Sauf que Salazar Onyx le chat et moi, on sait très bien que c'est faux. Je suis toujours à la recherche de stimulation et mon voisin ténébreux n'a pas manqué d'attirer mon attention. Je réfléchis à la meilleure façon de revenir vers lui. D'abord, imaginant ne jamais lui rendre le livre, pour qu'il soit forcé de venir le chercher. Imaginant ensuite divers stratagèmes pour le lui rendre de manière détournée sans avoir à me confronter à lui. La frustration ne cesse pourtant d'augmenter et cela fait maintenant presque deux jours qu'il n'est plus sorti. Que tout semble si calme de son côté et je ne peux m'empêcher de me demander ce qu'il se passe. Serait-il malade lui aussi ? Ou alors il est parti je ne sais où pour je ne sais quelle raison. Je refuse radicalement de demander après lui aux autres et je reste donc plongé dans l'interrogation.

Laissant passé la journée, je continue de lire, d'exécuter mes rituels quotidiens et de me gaver d'infusions aux plantes. Lorsque le soleil se couche et que rien de plus n'a bougé par chez lui, je me décide. C'est ce soir. Je n'ai aucune intention de débarquer à une heure appropriée alors je prends mon temps. Je me lave comme je peux et ne manque pas comme toujours de frotter des fleurs séchées et autres épices sur les côtés de ma nuque. Non ce n'est pas pour lui que je fais ça, je le fais toujours ! Je grogne et pour me convaincre que ces intentions n'ont rien à voir avec lui j'enfile un pantalon de toile ample et un t-shirt trop large et abîmé. Je passe ma main dans mes cheveux que je chasse vers l'arrière et me pose à la table pour fumer une cigarette. Je réfléchis à la marche à suivre. S'il s'agissait de quelqu'un d'autre j'aurais débarqué directement avec mes infusions, huiles et autres soins holistiques. Je n'ai pourtant pas envie qu'il sache que son état me préoccupe. Je grogne. Je ne suis pas capable de lutter contre ma vraie nature, mon envie d'aider les autres. Alors, tout en continuant de pester, je remplis mon sac à dos de diverses petites choses qui pourraient être utiles en cas de besoin. Je verrai bien si il mérite que je m'en serve ou non.

Il est pas loin de 23h30 lorsque je me décide enfin à faire le pas. Une caresse au chat et le sac à dos fixé sur l'épaule, j'ouvre la porte de ma caravane. Personne aux alentours pour me voir me ruer chez lui. Bien. J'inspire profondément et glisse le livre sous mon bras. Je me lance alors en courant sous la pluie, telle une ombre. Je me retrouve devant sa porte. Hésitant un instant à faire demi-tour, lorsque ma main se pose sur la poignée de la porte. Je ne frappe pas. J'actionne la poignée et à ma grande joie la porte n'est pas fermée à clé. Je retiens un gloussement et pousse la porte pour entrer. Tout est plongé dans l'obscurité. Un filet de lumière passe sous une porte qui doit mener à sa chambre. Je penche la tête, je pourrais continuer d'envahir son espace, mais je ne vais pas le faire. A la place je me dirige vers la porte et je hausse la voix.

Daddy ? C’est moi ! T’es là ? Je viens te rendre ton livre...

C’est terriblement inapproprié et je trouve cela extrêmement drôle. Je glousse doucement en attendant de voir si il daigne me répondre.




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Alan Nielsen
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MessageSujet: Re: Embody The Invisible ft Alan   Embody The Invisible ft Alan EmptyDim 20 Sep 2020 - 20:28
Embody the invisible

Je croise des soleils aux ardeurs érotiques
Avec des cris perdus sur des sourires de femmes
Bercé par les étoiles d'une essence romantique
J'ai trop longtemps cherché mes visions dans les flammes


Rester digne. Depuis quelques jours, Alan se sentait mal. Jamais il n'avait eu à se soucier des maladies qui pouvaient sévir en Post Apocalypsia. Jamais. Pourtant, quand les courbatures étaient apparues en même temps que de la fièvre, le galeriste n'avait pas eu besoin de grand chose de plus pour comprendre. Demandant à Bruce de lui faire chauffer de l'eau pour éviter de réchauffer l'entièreté de sa propre caravane, Alan s'était terré dans son antre sans rien dire à personne. Il pouvait très bien gérer cela tout seul après tout. S'il ne s'agissait que d'une simple grippe, le cinquantenaire savait qu'une chose à faire : boire un semblant de grog, de l'eau et rester couché.

Mais les pluies, l'humidité qui s'était installée dans le paysage, les rats... La grippe était une douce illusion en comparaison avec ce qui attendait le galeriste. Ce dernier se laissa entrainer dans les flots de sueur, perlants de son front en même temps que les élucubrations de son esprit complètement à la dérive à cause de ce mal qui le rongeait. L'espace de deux jours, Alan oublia le groupe, sa vie, ses potentielles interactions et ses affaires pour se concentrer sur son corps. Prostré dans son lit, contracté, en introspection sur son propre état, Alan repensait à ses dernières lectures. Il se laissait alors embarqué, lors de demi-sommeil, dans le monde d'Edgar Allan Poe, sombre et rassurant à la fois, angoissant et chaud en même temps. Grognant, restant stoïque allongé dans son lit sur le côté, le grand brun s'était couché torse nu dans ses draps défaits, des tasses, des gobelets et des gourdes jonchaient sur le sol et sur les meubles qui allaient de la petite kitchenette à la chambre où se trouvait le lit du galeriste.

Dans ses rêveries, la sculpture du jeune éphèbe qui habitait la caravane d'en face le hantait, s'entrechoquait au reste de ses démons. L'être bestial qui sommeillait en lui semblait complètement assomé, refusant de céder à la pulsion de se lever pour aller à sa rencontre. Non seulement il souhaitait le voir revenir vers lui, mais quand bien même il l'aurait voulu, la fièvre le terrassait, suffisamment pour l'empêcher de bouger. Quand le soir venu du deuxième jour, il entendit la porte de la caravane s'ouvrir, Alan remua fébrilement dans son lit, fronçant les sourcils, cherchant à tâton ses lunettes perdues dans son lit lorsqu'il avait essayé de se replongé dans une lecture durant une période de regain d'énergie – assez éphémère et plutôt médiocre pour être honnête.

Daddy ? Il haussant les sourcils, les yeux entrouverts, réagissant comme il le pouvait à la voix pleine de provocation du jeune homme qui avait passé la porte. C'est lui... Pensa Alan en maudissant son état. Il avait soigné sa prestance, avait joué avec la curiosité presque enfantine du jeune homme pour mettre la main dessus... Qu'il le voit dans cet état aurait-il un impact sur l'image qu'il se faisait d'Alan ? Celui-ci essaya de se redresser sur ses coudes mais ne parvint qu'à en appuyer un contre le matelas en grimaçant, réhaussant ses oreillers derrière sa nuque. « J... » Il voulut prononcer quelques mots mais sa voix était enraillée à force de tousser et de rester silencieux, grignoté par la fièvre. Il essaya de se redresser sur son deuxième coude difficilement pour se caler au fond du lit en position semi-assise avant d'attraper une tasse encore tiède. « Si tu as terminé le livre, tu peux le remettre à sa place. » Arriva-t-il à annoncer d'une voix rauque, caverneuse mais toujours assez suave, en désignant d'un hochement de tête, l'étagère qui se trouvait juste au-dessus de sa tête : fonctionnelle et accessible depuis le lit. Il haussa les sourcils pour le jauger du regard et ne put s'empêcher d'esquisser un sourire en coin.

« Ce n'est pas vraiment le meilleur moment pour jouer. » Finit-il par admettre en toute honnêteté, cherchant d'une main sans regarder sa paire de lunettes rouges.



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Kaz H. Hargraves
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MessageSujet: Re: Embody The Invisible ft Alan   Embody The Invisible ft Alan EmptyDim 20 Sep 2020 - 22:01

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Début de phrase qui se meurt dans une voix enrouée derrière la porte et il ne me faut pas plus pour la pousser du bout du pied cette porte. Se dévoilant devant moi, un Alan à la mine terne et fatiguée. Pas besoin de chercher plus loin pour comprendre qu'il est malade. En mauvais état et affaibli. Mon regard glisse sur lui, un sourcil relevé, l'air presque dubitatif de le trouver dans cet état à me demander si ce n'est pas une manœuvre déstabilisante de sa part. Pourtant, d'aussi loin que je suis, je remarque bien que la flamme danse avec moins de vigueur. On ne peut pas mentir sur ce genre de choses alors, je baisse la garde. Un peu, juste assez pour ne pas lui balancer une pique d'entrée de jeu.

Si tu as terminé le livre, tu peux le remettre à sa place.

Je fais un pas en avant, lève les yeux vers l'étagère couverte de trésors avant de les redescendre sur lui. Je laisse tomber mon sac sur le sol dans un tintement sonore de tout ce qu'il contient qui s'entrechoque en rejoignant le sol. Sans l'aide de mes mains, je fais voler mes chaussures l'une dans un coin puis la seconde dans l'autre coin de la pièce.

Ce n'est pas vraiment le meilleur moment pour jouer.

Je ne lui réponds pas et je bondis sur le lit avec beaucoup trop d'entrain. Je me redresse, m'avance vers lui et un pied de chaque côté de son corps, je me penche vers l'étagère. Le surplombant et ne lui accordant pas le moindre regard. Je range le livre et prends quelques minutes pour laisser mes doigts parcourir les tranches qui dévoilent noms d'auteurs et titres. A quelques reprises, je suis pris d'un sursaut qui s'accompagne d'un grognement étouffé. Signe très clair que je convoite certains d'entre eux. Un frisson d'excitation qui me glisse du haut de la nuque jusqu'au bas du dos. Je penche finalement la tête vers lui, le regardant de haut avant de me laisser tomber a califourchon sur lui. Ma main se pose sur son torse. Sa peau est chaude, marque de la fièvre qui lui ravage le corps. Presque déçu de ne pas pouvoir être à l'origine de cet état fiévreux, je ne me laisse pour autant pas aller à lui montrer cette déception. J'entame alors de lui répondre.

Tu déconnes. C'est le meilleur moment pour jouer. Parce que c'est certain que c'est moi qui aurai le dessus. T'es si faible.

Un sourire se dessine sur mes lèvres avant de se transformer en un éclat de rire cristallin. Ma main remonte doucement et mon index caresse sa tempe. Aussitôt, je me sens plus calme. Probablement déjà contaminé par son état de fatigue qui s'insinue entre mes veines. Je me laisse alors tomber à côté de lui sur le lit, comme si c'était ma place. En tombant quelque chose me fait mal dans le dos et j'en sors un livre. J'en regarde la couverte avant d'ouvrir de grands yeux ronds. Vers lui puis vers le livre. Je presse alors les pages contre mon cœur et entame de réciter l'un de mes passages favoris.

Recule en la tempête et le rivage plutonien de Nuit ! Ne laisse pas une plume noire ici comme un gage du mensonge qu’a proféré ton âme. Laisse inviolé mon abandon ! quitte le buste au-dessus de ma porte ! ôte ton bec de mon cœur et jette ta forme loin de ma porte !

Je bascule alors sur le ventre pour lui faire face et je dépose le livre sur lui.

Toi aussi tu t'appelles Alan...Avec deux L ou un seul ? Ca peut faire toute la différence ! Mais au moins tu lis un de mes auteurs favoris. Dis-moi que t'aime aussi Lovecraft ? Tsais quand on demande à quelqu'un avec qu'elles personnes célèbres et décédées il voudrait partager un repas...Pour moi c'est eux deux. Et si t'es convaincant je t'y inviterai peut-être.

Je parle trop lorsque quelque chose me passionne et éveille mon attention. Je suis aussi du genre à omettre totalement le détail que ce repas est purement impossible même si j'ai déjà passé des heures à le jouer dans ma tête. Mes questions pour les deux grands hommes, déjà choisies et savamment étudiées. Qui resterons pourtant à jamais sans réponses, me plongeant un instant dans une mélancolie que je chasse d'un coup de tête. Je bascule à nouveau sur le dos et fixe le plafond. Ma respiration se calme et ma main vient se poser sur son poignet. Prenant littéralement la température et me concentrant pour faire le bilan sur son état.

Tu ressens quoi au juste comme symptômes ?






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Alan Nielsen
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MessageSujet: Re: Embody The Invisible ft Alan   Embody The Invisible ft Alan EmptyDim 20 Sep 2020 - 23:06
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Alan arqua un sourcil en voyant le jeune homme avancer vers le lit, le livre à la main. Le cinquantenaire attendrait bien sûr son départ pour jeter un œil sur ce dernier, s'assurer qu'il soit en bon état et constater la bêtise du jeune éphèbe. Il réécrirait lui-même les mots manquants au roman et lui ferait peut-être la remarque. Mais pour le moment, Alan était trop dans le flou pour s'apercevoir de son acte de provocation. Il observa ses gestes graciles et précis tandis qu'il l'avait en ligne de mire, en contre plongé. Quand Kaz s'assit à califourchon sur lui, Alan grimaça un instant. Tout son corps lui faisait mal, il avait l'impression d'être une boule de nerf qu'on pressait au moindre mouvement. Rechercher de l'eau ou du thé avait été une véritable mission pour le galeriste souffrant. La main du jeune homme sur son torse nu lui paraissait comme une enclume : telle était sa place, Alan n'avait aucune envie qu'il ne la retire.

« Je ne suis pas encore gâteux. » Plaisanta le galeriste d'une voix rauque en adressant à Kaz un oeil un peu plus vivant. D'une main sûre de lui, il avait enserré le poignet de sa main posée sur son torse et le pressa, beaucoup moins fort que lorsqu'il lui avait broyé l'épaule, mais tout de même avec force. Puis, il laissa retomber mollement sa main sur son estomac. En l'observant retomber en rebondissant à côté de lui, remuant le matelas par la même occasion, Alan fronça les sourcils avant de pousser un soupire las.

Cette situation le déplaisait, il se sentait complètement dépassé physiquement, complètement dépassé par ses propres capacités, presque trahi. Quand il lui fit la lecture, Alan ferma un instant les yeux pour les reposer, agressés par la lumière pourtant déjà tamisée. Quand il les rouvrit, Kaz se trouvait sur le ventre. Son t-shirt était passé sur son corps joliment sculpté d'une manière si négligée que cela en était indécent. Le galeriste plongea son regard noir et fatigué dans le sien et esquissa un demi-sourire presque amusé. « Avec un seul l. » Répondit-il simplement en voulant hausser les épaules, retenant son geste en une grimace de douleur.

« J'ai pensé à Baudelaire et Friedrich. Ou peut-être Turner... Mais Poe me semblerait tout à fait cordial... Pourquoi pas. » Alan voulut rire mais une quinte de toux lui prit. Il serra le poing devant sa bouche en toussotant avant de retomber contre les oreillers. Il le laissa lui prendre le poignet et avant presque envie d'entrelacer ses doigts aux siens. Mais sa bête intérieur grogna d'un air impatient, comme enchaîné au plus profond de son être, puni par cette fièvre qui l'infantilisait.

« Depuis quelques jours, j'ai de la fièvre et des courbatures, et une fatigue que je n'arrive pas à faire passer. Un léger mal de crâne m'a gâché mon après-midi par la même occasion. » Annonca-t-il sur un ton neutre, indifférent au sujet de conversation : Alan voulait simplement se débarrasser de cette maladie pour pouvoir reprendre la prestance qu'on lui connaissait, pour conserver sa crédibilité. « Et si c'est contagieux ? » Demanda-t-il instantanément en posant sa main sur l'avant bras du jeune éphèbe, tournant légèrement sa tête vers lui.




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Kaz H. Hargraves
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MessageSujet: Re: Embody The Invisible ft Alan   Embody The Invisible ft Alan EmptyMar 22 Sep 2020 - 1:51

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J'affiche un air des plus perplexe lorsqu'il me dit ne pas encore être gâteux. Penchant la tête sur le côté, l'air de dire permets-moi d'en douter ou ça ne saurait tarder. Sa main s'est refermée autour de mon poignet, témoignant d'une vigueur qui ne l'a pas totalement quitté. Et je ne sais pas si j'adore ça ou si ça me rend fou de le voir tenter de me contrôler, d'entraver mes mouvements et ma liberté. Peut -être que l'un et l'autre sont possibles et que les deux sentiments cohabitent en moi. Je fronce les sourcils et je le regarde avec une pointe de défi qui danse dans le bleu. Il me relâche finalement, je ne sais pas si c'est l'effet de mon regard ou du manque de force causé par la maladie. J'en profite alors pour basculer sur le côté.

Avec un seul l.

J'affiche un air déçu. Raté. Monsieur Poe en a deux des L lui, C'est donc lui qui gagne et Alan, monsieur un seul L qui perd. Il reprend la parole et je le dévisage. Malgré moi, je ne peux pas me retenir de le faire. Il cite ses auteurs de prédilections et j'ouvre de grands yeux lorsqu'il parle de Baudelaire. Mon exemplaire des fleurs du mal, qui en a vécu des dizaines de relectures et se trouve dans un état lamentable. Je pousse pourtant un simple grognement en refoulant l'admiration qui s'est lue un instant sur mon visage. Et je grogne encore plus lorsqu'il utilise le mot cordial pour Mr Poe. Ok, c'est décidé. Il n'est pas invité. Je hausse les épaules. Bon le terme n'est pas si méchant, mais je ne fais pas dans la demi-mesure, alors j'en attendais plus. Fantastique aurait certainement mieux convenu à mes attentes. Je fronce à nouveau les sourcils lorsqu'il se met à tousser. Une vilaine toux, qui vient de trop loin. Je m'empare alors de son poignet

 Depuis quelques jours, j'ai de la fièvre et des courbatures, et une fatigue que je n'arrive pas à faire passer. Un léger mal de crâne m'a gâché mon après-midi par la même occasion.

Un son étouffé quitte ma gorge alors que je continue de fixer le plafond. Il a les mêmes symptômes que les autres malades, dont Milow. Sa main vient se poser sur mon bras.

Et si c'est contagieux ? 

Je bascule alors à nouveau sur le ventre pour lui faire face et je le regarde avec intensité.

Tu t'inquiètes pour moi ? C'est beaucoup trop mignon ça. Et tu ments ! Tu tousses aussi !

J'éclate de rire et bondis sur mes deux pieds pour quitter le lit en faisant mine d'aller chercher mes chaussures.

Je vais partir alors ! C'est plus prudent.

Je me retourne vers lui et lui adresse un sourire en haussant les épaules. Et au lieu de prendre mes chaussures, je m'empare de mon sac et le pose sur le lit. Je ne pense pas que cette maladie soit contagieuse. Je l'aurais probablement déjà attrapée non ? Une de mes mains disparaît dans le sac.

Je suis fort et vigoureux moi ! J'ai pas peur ! Et si tu te retiens de fourré ta langue pleine de microbes dans ma bouche ça devrait la faire.

Je lui adresse un clin d'œil et lui envoie un baiser dans les airs avant d'ajouter rapidement.

Prends pas ça pour une invitation le reste du temps. Je mords !

Je finis par ne rien sortir du sac et me laisse tomber sur le lit. Je remonte en me traînant jusqu'à sa hauteur, attirant le sac avec moi. J'en sors finalement une fiole et la tends devant moi. Un liquide jaune et épais qui apparaît en transparence. Je l'ouvre et aussitôt une odeur de menthe poivrée se répand autour de nous. J'inspire profondément cette odeur que j'affectionne particulièrement. Huile que j'ai confectionnée moi-même et qui se révèle fort utile dans plusieurs situations. Je repousse le sac et me penche vers lui. Mon index qui se pose sur l'ouverture de la fiole et récolte quelques gouttes. Ma main se dirige d'abord vers l'une de ses tempes que je masse doucement dans un geste circulaire. Je reviens chercher quelques gouttes et passe reproduire les mêmes gestes sur l'autre tempe. Je me penche a moitié sur lui pour l'atteindre, mais je prends soin d'éviter son regard en restant concentré. Je me recule ensuite et déverse quelques gouttes au milieu de la paume de mes mains. Je referme la fiole et frotte doucement mes deux paumes l'une contre l'autre avant de poser mes mains sur son torse et de masser lentement l'huile mentholée sur sa peau.





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MessageSujet: Re: Embody The Invisible ft Alan   Embody The Invisible ft Alan EmptyMar 22 Sep 2020 - 13:12
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Pourquoi avoir demandé ce que Kaz ferait si ce qu'il avait était contagieux ? De toutes façons, le cinquantenaire savait parfaitement comment son éphèbe allait réagir. Ce dernier était sans cesse dans la provocation et Alan n'avait pas de doute : si cela devait passer par un danger, il était persuadé que Kaz prendrait le risque. Simplement pour lui prouver qu'il n'a pas la main sur lui. C'était une sensation extrême, une torture délicieuse que le galeriste dégustait en présence du jeune homme. Quand il l'observa et l'accusa de mentir, Alan esquissa un faible sourire en coin avant d'être pris d'une autre quinte de toux. Sincèrement, avait-il besoin de lui préciser qu'il saisisse le symptome ?

Quand Kaz rit et se releva, Alan se redressa légèrement dans ses oreillers moelleux, l'observant du coin de l'oeil. Il poussa un grognement déçu et leva les yeux au ciel en le voyant se trainer de nouveau vers lui en trainant un sac avec lui. « Je le sais. » Répondit-il d'une voix rauque quand le jeune homme se décréta assez vigoureux pour supporter cette maladie. Alan avait envie de le saisir par les poignets et de le plaquer contre le matelas pour lui faire comprendre que sa vigourosité était l'une des raisons qui lui donnait envie de l'encastrer contre le lit pour goûter à sa peau. Mais il se contenta de cette phrase, presque sèche et dure. Il ne releva même pas la provocation du jeune homme concernant ce flirt de bas étage qu'il lui offrait. Bien sûr qu'Alan en avait envie. Cependant, il était destiné à perdre s'il laissait transparaître quoi que ce soit. Non, hors de question. Pensait-il alors en calmant les ardeurs de la bête qui sommeillait en lui, impatiente.

L'odeur de la menthe parvint à déboucher les sinus pris du galeriste. Tandis que Kaz lui massait les tampes en ne croisant jamais le regard d'Alan, ce dernier le fixait, d'un air neutre, scrutant le moindre grain de beauté,la moindre fossette et le grain de peau parfaitement conservé par son jeune âge. Ce jeune homme était simplement délicieux. Mais le soin qu'il lui administrait était également plaisant et le cinquantenaire laissa échapper un soupire de soulagement. Quand il lui passa de l'huile, chauffée entre ses mains, sur le torse du galeriste, celui-ci ne se raidit pas, au contraire. Son corps semblait relâcher toute la pression que la bête l'obligeait à maintenir pour ne pas céder à la tentation. Il ferma les yeux sans serrer les paupières et poussa un râle de contentement en sentant ses bronches s'étendre sous l'effet de l'huile dont les effluves lui remontaient dans les narines.

D'un geste impatient, les yeux toujours clos, Alan se mis sur le ventre. Il écarta les omoplates et lui fit un nouveau geste impatient pour inciter Kaz à grimper à califourchon sur lui et opérer le même procéder sur son dos. Non seulement cela lui faisait du bien mais en plus, il pouvait se servir de l'excuse de la maladie pour le laisser parcourir son corps, ne serait-ce que quelques minutes. Bien sûr, tout en bas, la bête gronderait un peu, mais tant pis. S'il fallait s'infliger cela pour être soulagé, Alan voulait bien accepter ce sacrifice.




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Kaz H. Hargraves
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MessageSujet: Re: Embody The Invisible ft Alan   Embody The Invisible ft Alan EmptySam 26 Sep 2020 - 18:33

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Je le vois bien se détendre sous la caresse mentholée de mes mains. Il ferme les yeux et se laisse gagner par le répit que lui accorde mes soins. Je ne peux m'empêcher d'afficher un air pleinement satisfait. Pas particulièrement parce que c'est lui, mais parce que je tire un réel plaisir à aider ceux qui m'entourent. Voir que mes paroles ou mes gestes sont en mesure d'apporter une quelconque forme de réconfort me procure le sentiment d'être utile. Je hoche donc lentement la tête en le voyant se détendre, profitant de l'apaisement que cela m'apporte à moi aussi au passage. Le calme autour de nous, uniquement perturbé par la respiration rauque du malade. Je me laisse bercer par les propres mouvement de mes mains sur sa peau, oubliant un instant que cette proximité cache fort probablement un certain danger. Que d'une certaine façon, je baise un peu la garde. Entraîné par la faiblesse qui le touche à cause de la maladie. L'empathe qui reprend doucement le dessus sur le provocateur. Je sursaute donc à l'instant où il fait volte face pour se mettre sur le ventre.

Il se montre impatient. Je suis partagé entre l'envie de l'envoyer se faire foutre et celle de m'exécuter. Je pousse un grognement lorsqu'il me montre son dos sans accompagner sa requête d'un seul mot de remerciement. Si il n'était pas malade, je l'aurais probablement violemment pincé juste sous les côtes pour lui faire passer l'envie de se montrer aussi exigeant. A la place je prends mon temps. Le temps qu'il s'impatiente un peu plus. Au bout de quelques longues secondes, je me décide finalement et accompagne mon mouvement d'un sourire. Je grimpe vers lui et me pose à califourchon sur le bas de son dos. Mes mains, toujours chaudes qui se posent sur ses épaules et entament un massage équilibrant force et douceur pour détendre les courbatures et les muscles endoloris. Mes mains remontent et redescendent, se perdant également sur sa nuque et à la naissance de ses cheveux. Faisant de mon mieux pour le détendre. Et plus je me concentre plus je sens que mes mains deviennent chaudes. Flux d'énergie qui se déverse de moi, directement vers lui. Ça picote même au bout de mes doigts un peu comme lorsqu'un membre est endormi.

Mes paumes qui parfois laissent à peine quelques millimètres entre sa peau et la mienne. Laissant la chaleur se diffuser. Et je fais tout ça pendant de longues minutes, jusqu'à finalement sentir la fatigue qui commence à s'insinuer en moi. L'énergie qui s'affaiblit et me laisse engourdi. Alors, je me penche vers lui, mon torse qui rejoint son dos et mes lèvres pas loin de son oreille. Il est possible qu'il se soit endormis, je ne sais pas. Ma voix est donc basse, mes mots murmurés.

T'as de quoi payer pour les soins ? Un infirmier à domicile, c'est du luxe non ?

Je me décolle alors de lui et me laisse tomber à nouveau sur le côté. Ma main qui continue de caresser doucement son bras du bout des doigts. Je suis toujours bien trop tactile, avec tout le monde et cela m'attire bien souvent des problèmes. Je finis par laisser ma main retomber sur le lit et je bascule sur le côté, prenant appuis sur mon coude. J'aurais presque envie de le secouer pour relancer le jeu, pour qu'il puisse me distraire. Je suis trop fatigué, contaminé par son état et par le calme qui s'est répandu autour de nous et lui aussi probablement qu'il est trop fatigué. Mon regard parcours la chambre avant de revenir se poser sur lui et toujours à voix basse, je repends la parole.

Tu veux une infusion ? Je peux faire autre chose pour toi? Ou peut-être qu'il faudrait que je parte...

Je n'en ai aucune envie, mais je pourrais comprendre qu'il ait envie de se reposer seul et au calme.




    What if all the world's inside of your head
    -What if everything around you isn't quite as it seems? What if all the world you used to know is an elaborate dream? And if you look at your reflection is it all you want it to be? What if you could look right through the cracks. Would you find yourself afraid to see?
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