The Walking Dead RPG

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- Hello doc' -
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Jill S. Blair
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MessageSujet: Re: Hello doc'   Hello doc' - Page 5 EmptyJeu 3 Déc 2020 - 15:54
Oh-oh ! Une petite blague sur notre leader qui passe, mes yeux s’arrondissent de surprise. Ainsi donc, non seulement Maeve est effectivement capable de se détendre, mais elle ose en plus faire de l’ironie aux dépends des autres. Ce petit écart la rend d’autant plus craquante, toute comme sa façon de se pencher sur la table pour parler de ses goûts. J’écoute ses souvenirs avec un petit sourire, enthousiasmée à l’idée de soulever un peu du voile de cette mystérieuse brune. Jazz et blues donc…

Je lui laisse le silence. A son expression, yeux dans le vague et lèvre mordillée, je déduis qu’elle s’absente un instant. Lorsqu’elle redescend du voyage dans sa mémoire musicale, c’est pour me retourner la question. Un rire s’échappe de ma gorge de ma gorge alors que je m’adosse à mon siège pour l’observer, une moue admirative sur le visage.

- Pas mal, pas mal, je me demande ce qui a trahi mon goût pour le punk, ironisé-je avec amusement, alors pour être exact, je me suis effectivement « déhanchée » sur les Clash… mais j’avais plutôt des groupes américains dans mon ipod, et un peu moins vieux la plus part du temps, mais y’a bien un groupe anglais qui me laisse un souvenir un peu particulier…

Je me penche en avant à mon tour, coudes sur la table et bras parallèles. Je baisse un peu la voix, les yeux pétillant de malice, signe que je m’apprête à faire une confidence. Brièvement, je regarde autour de nous si personne ne nous espionne, et je me lance avec une lenteur presque dramatique. J’aurais fait une très bonne réalisatrice de teen série du genre de Skins.

- Queen, Killer Queen… c’est ce que jouais la radio de ma première copine de lycée la première fois qu’on s’est embrassée, on a fait un peu plus que ça, mais je laisse mon expression espiègle gérer le non-dit, je me sentais comme une petite rebelle, tu vois ? J’savais que mon père serait vert de l’apprendre, on baignait dans la fumée de nos joints avec du rock 70’s en fond…, mon index et mon pouce se rejoignent pour imager la perfection.

Bon ça a duré plus longtemps que les trois minutes de Killer Queen, bien évidemment, mais c’est la seule chanson qui m’est resté et… je pense qu’entrer dans le détail de mes expériences sexuelles adolescentes entrent dans la catégorie « balançoire ». En tout cas, ce serait gênant.

- J’allais te demander si tu étais du genre à aller dans les clubs de jazz du coup, mais tu n’étais pas trop bars, alors… plutôt le genre vinyle dans ton salon je suppose ? Pas de jugement, oh, et parlant de maison : d’ailleurs… décris-moi ta maison, à quoi elle ressemblait ? J’ai quitté ma position de confidente mais ne perds pas l’étincelle de mon regard, attention : tu es autorisée à complètement inventer, je hausse les épaules avec désinvolture, j’irai pas vérifier si tu m’as dit la vérité et… ta fausse maison en dira autant sur toi que ta vraie maison.

J’en suis certaine, et je termine en portant mon goulot à mes lèvres.


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Maeve Wheelan
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MessageSujet: Re: Hello doc'   Hello doc' - Page 5 EmptyJeu 3 Déc 2020 - 18:51
La quarantenaire laisse un rire franc lui échapper en visualisant sa vis-à-vis se déhancher, effectivement, sur The Clash. Elle aussi avait eu sa période, c'était un rite de passage pour chaque adolescent après tout, gagner son indépendance culturelle par le choix de ses goûts musicaux. Puis Billie Holiday était arrivée et avait finalement éclipsé tout le reste.
Son sens du spectacle lui arrache un nouveau sourire. Jill est naturelle, franc du collier, un brin sans gêne. Ce n'est pas le genre de personnalité avec qui elle évolue en règle générale mais ça a quelque chose d'incroyablement rafraîchissant. Pas d'épanchements, pas de drames, juste le plaisir simple de la découverte. C'est exactement ce qu'il lui faut en ce moment, ce dont elle a besoin. Un pansement pour bander ses plaies laissées béantes trop longtemps. Un échappatoire. Une preuve que tout peut parfois se résumer des choses aussi simples. Une raison, parmi tant d'autres, de continuer à avancer. La légèreté de la flic l'empêchera sûrement d'entrevoir l'importance de l'instant mais ce n'est pas là l'important. Les cicatrices de la chirurgienne n'appartenaient finalement qu'à elle.

Cachant son impatience, Maeve finit par acquiescer face au choix de la brune qui lui fait face, petite moue appréciatrice sur les lèvres. « Bon choix. Très, très bon choix. » Elle lève son verre comme pour porter un nouveau toast et s'octroie une nouvelle gorgée. C'est qu'elle finirait presque par en apprécier le goût, maintenant qu'elle a éduqué un minimum son palais. Gorgée qui lui permet d'enfiler le masque de neutralité qu'on lui connaît si bien au sein du dispensaire alors que Jill évoque une expérience plus que personnelle. Vivre en communauté fermée engendrait certaines rumeurs, et certaines réputations. Et la chirurgienne n'était pas sans connaître les bruits qui couraient sur sa partenaire. On la disait volage, et pour être honnête, la canadienne n'avait pas grand mal à l'imaginer ainsi. Elle comprenait cependant pourquoi. Elle avait le bagout et l'attitude, beaucoup craquaient pour moins que ça. « Donc... ton plus lointain souvenir musical est associé à une expérience sexuelle, tu sais que ça en dit long sur toi ? » Mais c'est qu'elle deviendrait même taquine une fois détendue !

Reprenant une légère gorgée, elle arque un sourcil interrogateur. Sa maison ? Qu'est-ce que sa maison peut bien dire sur elle ? Une moue dubitative déformant un instant ses traits, elle finit par obtempérer en haussant les épaules. Après tout, le jeu était plutôt sympathique jusqu'ici. « Plutôt grande, décoration minimaliste mais une grande cheminée pour les longues soirées d'hiver... hum... trop longtemps restée vide mais récemment investie par deux amies exceptionnelles.... » Elle s'arrête finalement là, fronçant les sourcils en se répétant la description qu'elle vient de faire plusieurs fois. Ok, sa maison en disait sacrément long sur elle en fait, c'était assez troublant. Sur le coup, elle n'avait pas vu l'utilité d'inventer, et commence à se dire qu'elle aurait du. Se raclant la gorge pour se redonner contenance, elle plonge ses yeux dans ceux de la jeune femme, repliant l'un de ses coudes pour placer sa main sous son menton. Elle enviait sa désinvolture, la facilité avec laquelle elle jonglait entre les sujets, son aisance en public et en privé, socialement parlant. « Tu n'as pas beaucoup de tabous je me trompe ? » Et parce qu'elle se rend compte que sa remarque peut sonner comme un reproche elle ajoute. « Ne le prend pas mal, c'est assez... tu es.... une sacrée bouffée d'oxygène Jill. » Et c'est avec un large sourire, amical et possiblement un brin reconnaissant qu'elle lâche son dernier aveu.


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Jill S. Blair
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MessageSujet: Re: Hello doc'   Hello doc' - Page 5 EmptyJeu 3 Déc 2020 - 23:01
- Ça dit… que j’aime avoir une bonne BO sur les passages agréables de ma vie ? ai-je rétorqué du tac-o-tac, pas vexée le moins du monde.

Ça a même plutôt bien été envoyé par la chirurgienne, que je découvre un brin taquine sous ses airs de vampires privé d’expression. J’adore cette facette. Ça lui donne de la profondeur, sans la rendre moins mystérieuse. Finalement, elle tient peut-être plus de Mary Poppins que de Morticia Adams… pour le côté « j’ai l’air sévère et coincée, mais de temps en temps, je balance une punchline et je me dandine sur superqualifragilistiguekspialidocious ».

Enfin, on en est à sa maison et un grand sourire fend mon visage mutin à l’écoute de sa description. C’est exactement elle. Grande, car elle est éduquée, diplômée, organisée, elle a besoin d’espace et de clarté. Épurée, parce qu’elle n’est visiblement pas du genre à perdre dans la superficialité. Vide, car elle passait l’essentiel de son temps dans un hôpital, à travailler, alors elle n’avait pas le temps de remplir son pavillon de vie. La grande cheminée… c’est parce que parfois, dans cette grande maison minimaliste et froide, Maeve a besoin de douceur, de chaleur, de vie.

Nos yeux se rencontrent, je ne me permets aucun commentaire. Je n’ai pris que des cours de psychologie criminelle, je n’ai pas la prétention de pouvoir jouer les psychanalystes avec mon aînée mais… j’ose lui imaginer une vie à l’image de sa maison. Accomplie, respectable, mais concentrée sur l’essentiel, avec simplement un feu de cheminée de temps en temps, pour adoucir et colorer l’atmosphère sans chaleur. Et comme dans les cheminées, quand tout le bois était consumé, quand le feu s’éteignait… il y avait le froid de nouveau. Je quitte mon film intérieur pour rire doucement de sa remarque – non je ne suis pas vexée, au contraire.

- Des tabous, pour quoi faire ? Ça se mange ? Plaisanté-je.

A nouveau, je m’appuie sur la table, yeux plantés dans les siens. Cette femme est belle. Ce n’est pas qu’une question de plastique. Objectivement, son apparence 100% nature perd la bataille du sublime devant des nanas plus jeunes ou plus « apprêtées ». C’est dans son regard, dans son aura, dans ses expressions, dans son esprit. Elle est vraiment belle.

- Je suis contente de te faire ressentir ça, dis-je sincèrement, sobrement, sans intonation désinvolte. C’était mon but dès le début et… jusque-là, pas de « balançoire », hum…, je termine ma bière pour me donner le temps de réfléchir, j’pourrais te sortir tout un chapelet d’auto-analyses bullshit pour expliquer quelles circonstances m’ont amenées à être comme ça, mais…, je hausse les épaules nonchalamment, t’es trop intelligente et trop spéciale pour que je te serve ça, merde, à mon tour, je réalise la potentiel maladresse : « spéciale » peut être pris comme « retardée », « glauque », « bizarre », « nerd », et… à peu près toute sorte d’adjectif pas cool, j’veux dire que t’es différentes des autres… dans le bon sens ! Putain… je recommence : c’est super cool d’apprendre à te connaître… et de voir la Maeve qui n’est pas en apnée, ça, c’est pour rebondir sur sa métaphore ; ensuite, je me penche à nouveau vers elle en mode confidence, entre nous, si t’avais pas accepté le verre, je me serais abimé un autre doigt juste pour décrocher une nouvelle entrevue.

Je blague bien sûr, mais je fais exprès de ne pas rire et de me redresser en haussant les sourcils avec espièglerie. Mes traits s’épurent ensuite de l’hilarité qui couve, pour ne conserver que la franche sympathie. Je joue négligemment avec ma bouteille vide, la faisant rouler sur la tranche de son cul.

- Nouvelle question ! Que j’annonce avec une œillade malicieuse, laissant s’installer le suspens, admettons. Tu passes un bon début de soirée en compagnie d’une flic punk à 9 doigts, je place aussi ma main sous mon menton, coude sur la table – toute ressemblance avec une personne existante serait fortuite, tu te dis que ce serait cool de continuer avec quelque chose à manger. Dans quel genre de restaurant tu l’emmènes ?

Bien sûr, cette fois je ne la préviens pas… mais son choix dire aussi quelque chose sur elle.


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Maeve Wheelan
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MessageSujet: Re: Hello doc'   Hello doc' - Page 5 EmptyVen 4 Déc 2020 - 11:26
Pas de tabous. Ça avait l'air simple quand elle l'écoutait parler, comme une philosophie de vie facilement applicable. Non pas que la chirurgienne ait réellement de tabous. Elle avait trop vu de choses, de personnes différentes au cours de sa carrière pour se choquer aisément de certains profils. Ce n'était pas le bon. Elle était juste.... normale. Ennuyeusement normale. Et ce n'était pas vraiment un choix, pas conscient en tout cas. Trop concentrée sur ses objectifs professionnels elle avait lentement glissé vers cette forme de conformisme qui lui collait depuis à la peau. À l'hôpital, tout lui avait toujours souri, tout avait toujours été facile, évident. Elle ne s'était pas rendu compte que l'épanouissement dépassait les murs de son univers aseptisé. Cru qu'être la femme de l'ombre lui suffirait, persuadée de posséder les avantages sans les inconvénients. Jusqu'à se rendre compte qu'elle en était réduite à une vulgaire bouée de sauvetage, un loisir charnel certains week-end et cette forme d'excitation et d'interdit qui découle de l'adultère. Philip. C'était le nom de celui qui l'avait réduit à cet état et persuadée que ça lui convenait. Il lui avait fallut une fausse couche pour se sortir de cette emprise malsaine. Ça n'avait pas changé sa mentalité. Ça n'avait rien changé. S'était-elle laissée aller par la suite ? Avait-elle profiter de sa vie en dehors du travail ? Qu'avait-elle donc vécu de si incroyable ? Rien, absolument rien.

Une apocalypse était passée par là et à nouveau Maeve avait opté pour le conformisme et les murs rassurants d'un dispensaire. Et plus les épreuves s'enchaînaient, plus elle perdait, plus la quarantenaire se rendait compte qu'il lui fallait changer, briser certaines barrières trop longtemps érigées en impératrice de sa sauvegarde. Se protéger de quoi ? De qui ? Leur vie ne tenait qu'à un fil. Même ici, entre ces fortifications solides. Il y aurait toujours un groupe plus fort, plus nombreux, plus belliqueux. Il y en avait un. Combien de temps encore ?
Ce n'était pas tant sa réputation qui la chagrinait sinon la propre image qu'elle voyait de sa personne. Que les autres médisent, jasent, extrapolent. Elle décidait que ça ne l'intéressait pas. Plus maintenant. Jill était une bouffée d'oxygène appréciée, nécessaire, et dans une certaine mesure, elle l'enviait. Elle  aurait aimé que ce soit aussi simple, aussi naturel...

Répondant à son sourire la doc arque un sourcil amusé, laissant pédaler dans la semoule la jeune femme qui tente de garder la tête hors de l'eau et se perd dans des justifications approximatives. « Ca va ? Tu rames assez vite pour que le bateau ne prenne pas l'eau ? » Un léger rire vient ponctuer sa boutade, tentant de reprendre son sérieux quand le changement de ton l'exige. Louchant sur la main présentée à hauteur d'yeux, une moue prétentieuse tire ses traits. « Je ne savais pas que j'avais un tel pouvoir, je devrais sérieusement réfléchir à comment l'employer... » Elle se racle la gorge, ne pouvant retenir un nouveau sourire. « Je dois avouer que j'avais cruellement besoin de...''respirer'' » Le choix de mot vient compléter la formulation de la flic et elle fait tourner un instant le liquide ambré au fond de son verre, finissant par siroter une gorgée ou deux, prenant son temps, connaissant un peu trop les effets de l'alcool sur sa personne.

Amusée, elle jette une œillade emplie de doute à sa comparse. « Tu es bien présomptueuse, je n'ai jamais dit que je passais un bon début de soirée.... mais...admettons » Joueuse, elle taquine, se pinçant les lèvres alors qu'elle réfléchit. Elle n'avait jamais été le genre de femmes à côtoyer les grands restaurants chics, éducation ouvrière oblige, et comme tout bon médecin qui se respecte, ''faîtes ce que je dis, pas ce que je fais'', son alimentation sur le pousse n'avait jamais été équilibrée, de même que ses compétences en cuisine se limitaient à réchauffer quelque chose au micro ondes. « Hum... j'imagine que ça dépend de l'intention mais...rien de solennel ou de prétentieux. » Pourtant elle l'était. « Imaginons que l'effondrement du monde n'ai pas eu lieu, je l'emmènerai au food truck à deux rues de l'hôpital. Cuisine cubaine. À dire vrai je n'ai jamais su ce qu'il y avait dedans mais bon sang... j'aurais pu tuer pour ça. » Ce que ça pouvait lui manquer... « On mangerait en marchant et je la conduirai vers quelques musiciens de rue qui traînaient toujours dans le coin. Suivant lequel présent ce jour là, elle me détesterait pour lui avoir fait saigner les tympans ou serait ravie du moment... » Elle hausse les épaules, ça avait toujours été un pari risqué, surtout en soirée, mais dans tous les cas il y avait toujours quelque chose à raconter, que le musicien soit expérimenté ou qu'il expérimente... « En tout cas ses poulies digitales s'en souviendraient, je l'espère. » Nouveau sourire, alors qu'elle plisse les yeux comme pour tenter de deviner une réponse qu'elle n'a pas. « Combien de cœurs as-tu brisé avant tout ça ? » C'était sans doute trop direct, trop ''balançoire'' mais maintenant qu'elle passait un agréable moment avec Jill, elle ne pouvait empêcher de se répéter mentalement tout ce qu'elle avait entendu sur elle. Les rumeurs n'étaient souvent que ça, mais la toubib préférait savoir où elle mettait les pieds.


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Jill S. Blair
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MessageSujet: Re: Hello doc'   Hello doc' - Page 5 EmptyVen 4 Déc 2020 - 13:55
J’ai rien répondu à sa réplique taquine sur ma présomption, juste une petite mimique malicieuse et faussement innocente qui signifiait « yeah, that’s me ». Mon pari intérieur ? L’italien. Je n’imagine pas Maeve se sentir à l’aise dans la grandiloquence d’un établissement chic, avec une carte des vins, une carte des fromages et trois sets de couverts alignés du plus petit au plus grand. Trop guindé et elle a besoin d’air. J’ai ensuite pensé à la cuisine japonaise. Maki, sushi, sashimi… c’est à la fois moderne et décontracté. Mais… elle aurait eu à cœur de ne pas m’emmener dans un univers qui ne me plairait pas, et je la soupçonne capable de se dire que le japonais ferait trop… « léger » pour une fille comme moi. Une épicurienne enflammée, dans tous les sens du terme – c’est du moins la vision de moi que j’ai en me mettant à la place de Maeve. Putain que c’est compliqué. DONC, je déduis qu’elle choisira un restaurant italien. Y’a autant le côté généreux des pizzas et des plâtrées de pâtes qu’un soupçon de… « bonne tenue ». Les bons restos latins, ça présente bien. Verdict…

- Ooooh… pas mal, j’en ai même l’eau à la bouche rien que de l’entendre parler, pas mal du tout…

Mon visage se plie en une moue sincèrement admirative et… conquise. Complètement. Le tableau est tellement parfait que je le visualise et je ne regrette pas de m’être plantée, parce que la chirurgienne a touché en plein cœur. Dans un monde normal, cette soirée aurait eu mille issues différentes et celles dont elle vient de parler… je lui donne la médaille d’or. Un petit rire m’échappe suite à sa plaisanterie – ce terme de poulie digitale va nous rester je crois. Ma voix est clair, honnête, quand je lui glisse avec un sourire :

- Je suis sûre que la flic serait ravie de sa soirée, même avec le pire des groupes de rue.

Mes prunelles banales se plongent dans ses yeux qui se plissent. C’est con parce qu’on a rien fait de ce qu’elle a dit, on a pas bougé nos fesses respectives du Summer’s. Pourtant, je ressens ce frémissement à la con. Celui qui met en alerte : attention, t’es en train d’en pincer pour elle ma grande. Comme si la soirée food truck cubain et musique amateur avait eu lieu. Mais heureusement, il en faut plus que ça pour me déstabiliser et la question qui arrive me rend toute mon espiègle désinvolture.

- Wow, pas facile celle-là, je vois qu’on passe au niveau supérieur ! Hum…

Je quitte ma position pour retomber contre mon dossier, pensive. Ma bouche sert d’allégorie parfaite à la torsion que j’inflige à mes neurones. Je mordille l’intérieur de ma joue tandis que je torture ma mémoire. Pourtant, la vérité se résume assez facilement et… elle n’est pas flatteuse. Je prends une grande inspiration et, une fois la fin de ma réflexion atteinte, revient à ma posture coude sur la table.

- L’honnêteté me pousse à dire que je ne sais pas. Trop, sans doute, ma tête se penche légèrement sur le côté, mes mèches châtains en profitent pour dégringoler, le plus souvent des mecs… parce qu’ils nous imaginais « durer » alors que je me lasse vite et… j’ai… je suis un peu fâchée avec la fidélité, j’ai eu beau chercher mes mots, y’a pas moyen : c’est toujours pas très beau à confier, alors j’ai fini ma phrase dans une grimace virtuellement navrée – en vrai, j’assume, mettons cela de côté. Je crois que la plus grosse peine de cœur que j’ai causé… c’est Nora.

J’en perds mon aplomb et mon armure espiègle, mais je ne me dégonfle pas pour autant. Mes yeux se perdent sur le grain de la table, comme si le film de notre histoire s’y déroulait. Sur mes lèvres flotte un sourire mélancolique alors que je laisse entrapercevoir une partie de moi plus vulnérable. Depuis combien de temps n’ai-je pas parlé d’elle…

- Ça a duré environ 4 ans elle et moi… de mes 18 à mes 22 ans. C’était…, je cherche mes mots, c’est difficile à expliquer, je vois pas comment amener ça, alors yolo, elle était trans. Un peu plus âgée que moi, belle à faire complexée une nana née avec un clito, comme moi par exemple, elle me foutait les boules ! Elle avait fait le choix de ne pas faire opérer ses organes génitaux parce que… bah elle s’aimait comme ça. C’était le corps qu’elle voulait, mes prunelles retrouvent Maeve, je recouvre un peu de ma malice ; ce n’est pas si dur ne fois lancée finalement, c’était vraiment cool comme relation mais… à un moment, ça devenait égoïste, tu vois ? On était trop différentes mais je crois qu’une part d’elle restait avec moi parce qu’elle avait peur de se retrouver seule et de ne plus retrouver quelqu’un qui l’acceptait… et moi je restais avec elle parce que c’était original et que mon père en était malade, 2004 à 2008… ça semble tellement loin, et les questions de genre étaient encore très balançoire à l’époque, on se rendait mutuellement malheureuse, et je l’ai trompée deux ou trois fois… ou dix, alors j’ai pris l’initiative de partir quand j’ai réussi l’école de police.

Et je lui ai brisé le cœur… car Nora était encore amoureuse au fond. Et moi, j’étais la jeune amante qui lui infligeait un ultime coup de couteau. Une fois, on m’a dit que j’étais comme le soleil. Je rayonne, je réchauffe, je fais du bien. Mais si on s’approche trop, je brûle. Impitoyablement. Involontairement.


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Maeve Wheelan
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MessageSujet: Re: Hello doc'   Hello doc' - Page 5 EmptyVen 4 Déc 2020 - 19:41
Un instant la chirurgienne regrette sa question, se dit qu'elle est allée trop loin et qu'elles ne se connaissent pas assez pour empiéter ainsi sur un sujet si privé. Mais c'est Jill, et elle donne l'impression de balayer cette intrusion d'un revers de main comme si ça ne la touchait pas. Pas assez pour ne pas répondre à cette interrogation en tout cas. Attentive, la quarantenaire continue de siroter son verre, écoutant le récit de ses premiers amours, et des premières désillusions engendrées par sa personne. Elles sont si différentes... l'écart d'âge ne doit pas être si grand que cela, moins d'une dizaine d'années elle présume, et pourtant, plus la flic parle plus Maeve a la sensation d'avoir déjà passé la soixantaine voir plus. Elle se sent vieille, enfermée dans son monde depuis trop longtemps sans chercher à s'ouvrir à d'autres éventualités. Trans... elle retient la surprise de marquer ses traits pour ne pas que sa partenaire se méprenne sur son ressenti. Ce n'est ni du dégoût, ni aucun jugement d'aucune sorte. Juste la curiosité, légitime ou non, qu'a la plupart des gens n'ayant vécu que des relations hétéronormées face à cet inconnu. Malgré sa gentillesse, malgré une certaine empathie et surtout une compréhension des autres, la doc sait pertinemment qu'elle n'aurait pas eu la force d'accepter une telle personne dans son intimité de couple. Parler de ''force'' était déjà significatif. Elle ne jugeait pas, comprenait du mieux que son petit esprit parfois étriqué le lui permettait, mais ça restait étrange pour elle.

Bon sang elle réfléchissait vraiment comme une grand mère...

Terminant son verre, elle le pousse délicatement d'un revers de main sur le côté de la table, plantant ses prunelles dans celles de Jill. « Impitoyable pas vrai ? » Encore une fois ce n'est pas un reproche et un demi sourire vient étirer le coin de ses lèvres. La traumatologue n'était pas en position de juger, pas après ce qu'elle avait fait par le passé. Le sujet de la fidélité, elle le connaissait sur le bout des doigts pour l'avoir pratiqué et surtout, égratigné de la plus immonde des façons possibles. Pratiqué parce qu'elle n'avait jamais trompé son amant. Égratigné parce qu'il était marié et père de deux enfants. Elle avait été ce genre de salope après tout. Comment juger les autres après ça ?

Croisant à nouveau les bras devant elle, la doc la jauge un instant, pensive. « Et maintenant quoi ? Tu t'es jurée de ne plus t'accrocher à quelqu'un et tu papillonnes là où tu en as envie ? » Fort Ward avait des oreilles et des yeux partout, difficile de conserver quelque chose de privé ici. Alors pourquoi ne pouvait-elle s'empêcher d'envier cette désinvolture, cette non considération de l'avis des autres ? Cette liberté absolue ? La quarantaine ne lui allait décidément pas. Peut-être qu'elle faisait sa crise avec deux années de retard, comme une bombe restée là, enfouie sous terre depuis tout ce temps, et qui attendait seulement une amorce, une étincelle. « Carpe Diem ? » Pour être honnête elle détestait ce mantra. Premièrement parce qu'il ne l'avait jamais portée philosophiquement parlant, mais surtout parce qu'elle l'avait vu tatoué sur de trop nombreux bras avec une déconcertante originalité...  « Et donc... tu joues sur les deux tableaux ? » Sous entendu les hommes et les femmes.

Se rendant compte qu'elle va clairement trop loin, elle balaie sa question d'un geste de la main comme si ça suffisait pour revenir en arrière et effacer sa maladresse. « Désolée ça … je suis juste curieuse et... je ne sais pas ils sont si ...diamétralement opposés que j'ai du mal à comprendre... » Et voilà que c'était à elle de ramer sur sa barque qui prenait l'eau. « Tu as totalement le droit de me ''balançoiriser'' »


Elle était certaine que ses joues avaient virer au rouge. À moins que ce ne soit les effets du verre qu'elle venait de terminer. Après tout, Maeve avait la résistance et la tolérance d'une fillette de quinze ans.


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Jill S. Blair
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MessageSujet: Re: Hello doc'   Hello doc' - Page 5 EmptyVen 4 Déc 2020 - 23:31
Impitoyable ? Mon visage se froisse d’une expression qui veut dire « peut-être bien ? ». Je ne sais pas en vrai… je ne cherche pas à faire souffrir les gens, c’est juste… comme je suis. Je serais malheureuse de m’enfermer dans un modèle qui n’est pas le mien et la vie est trop courte pour la passer à se faire chier, non ?

- Je ne me suis rien « juré »… plutôt : je n’ai pas encore trouvé mon compte dans la vie de couple, confié-je en toute sincérité. Quant à Carpe diem…, pitié non, ris-je en balayant de la main cette phrase de hippie que j’exècre, j’suis plus… « tu ne vis qu’une fois ».

Dans l’idée, ça se ressemble, je sais. Mais le premier mantra résonne trop… posé pour moi. J’imagine du soleil, un sarouel, un joint, les pieds nus et une longue flânerie sur la place. Ce n’est pas désagréable en soi, mais j’ai besoin d’expériences, de dynamisme, de nouveautés, d’action, de mouvement. Je ne veux pas « cueillir l’instant », je veux… cueillir tous les instants, jusqu’à en faire une indigestion. Le plus drôle dans tout ça ? C’est que je suis aussi académique et sérieuse dans mon travail que je suis débridée dans la vie. Je serai capable de faire gagner sa vie à un psy à moi seule, j’en suis sûr…

- Jouer sur les deux tab-oooh, j’ai commencé à répéter la question avant de comprendre.

Ça me fait rire gentiment. L’embarras qui suit est trop mignon. Quand j’ai débarqué dans son bureau en réclamant, un peu sans y croire, si elle pouvait me réparer la main, je ne m’attendais pas à ce qu’on en arrive là. Maeve qui me pose des questions indiscrètes sur mes préférences sexuelles après un verre de whisky écossaise. C’était pas gagné ! Faut croire qu’elle a vraiment flashé sur l’intérieur de ma main. … je ne sais pas ce que ça dit sur elle.

- Je ne vais pas dire balançoire, t’es beaucoup trop craquante quand tu rames, rétorqué-je avec malice.

Pour joindre la gestuelle à la parole, je place mon poing sous ma mâchoire, les yeux rivés sur elle avec espièglerie. Je la libère toutefois bien vite de l’embarras en déclarant :

- C’est cool que tu demandes. Je crois que la plupart des gens se contentent de me voir comme une allumeuse à voile et à moteur, sans chercher à voir plus loin.

Est-ce que je l’ai cherchée ? Joker ! Ça ne m’empêche pas de vivre en soi. Je me fiche de ce que pense les gens de moi et nier mon appétit des parties de jambes en l’air, ce serait très insolent de ma part. Je constate simplement que peu sont ceux qui cherchent à vraiment me connaître, comme le fait Maeve maintenant. En tant que femme, notre image se résume souvent à ce que renvoie notre vie sexuelle. C’est con, parce que oui, J’ADORE le sexe, je vais pas m’en cacher. J’assommerai pas non plus la chirurgienne avec un laïus féministe qui me ferait chier moi-même.

- Je joue sur tous les tableaux, réponds-je en me redressant, infléchissant la tête dans sa direction, homme, femme, trans, …, je vais pas parler de ceux qui se reconnaisse nulle part, j’ai une longue théorie là-dessus aussi - et c’est chiant, je suis capable de t’aimer si tu as une bite, une vulve, un dicklit ou… quoique ce soit qui puisse se trouver entre les jambes, assumé-je avec une authentique sincérité, j’apprécie les gens pour ce qu’ils sont, indépendamment du reste, et… j’aime les corps, je reconnais sans détour, un haussement d’épaule accompagne une moue qui concède l’évidence, y’a rien de plus grisant qu’un corps qu’on découvre, je suis sûr que ça peut paraître outrancier mais… c’est juste moi ; je laisse les tabous et les complexes à ceux qui ont du temps à perdre avec ça, surtout avec Queen en arrière-plan.

Je ne pouvais pas terminer mon laïus sans une petite plaisanterie quand même ! Je vois bien que ma partenaire est aussi curieuse qu’elle est gênée de cette incursion dans ma vie privée. Je ne voudrais pas qu’elle pense être allée trop long. En vérité, elle était la personne la plus sympathique avec moi depuis des années. Je veux dire, j’adore la franche camaraderie des gens avec qui je suis régulièrement en mission, mais on s’ouvre assez peu. On déconne, on parle de meufs, de mecs, de conneries du quotidien.

Mes yeux détaillent ma belle invitée. Pendant la pause qui suit mon explication, je me saisis de ma crinière, la torsade et la largue sur ma poitrine, côté droit de mon visage. Je m’humecte lentement mes lèvres, repose mes bras sur la table en m’avançant un peu.

- Je peux me permettre de te demander… combien de fois tu as eu le cœur brisé ? Le miroir de sa question, mais je suis sûre que la réponse sera évocatrice, si c'est un sujet « balançoire », on peut switcher sur le dernier pays étranger que tu as visité avant ça, je désigne notre situation en levant les mains au ciel.


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