The Walking Dead RPG

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- Braver la pluie -
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Chester Chase
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Chester Chase
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MessageSujet: Re: Braver la pluie   Braver la pluie - Page 3 EmptyJeu 1 Oct 2020 - 23:08
Braver la pluie
EXORDIUM.
J'ai l'esprit confus, je le sais, j'ai du mal à gérer les situations de stress, je le reconnais, je monte vite en pression, il parait, Nina me l'a déjà dit, il faut que je me calme, Kaz a besoin que j'ai les idées claires sinon tout peut partir dans tous les sens très vite, je le sais, j'ai déjà connu ce genre de situation auparavant, c'est dangereux, ça brise tout sur son passage et je n'ai pas envie de ça alors il faut que je me calme.

J'essaye de lui expliquer, je me perds un peu dans mes paroles je le sens bien, je ne suis pas idiot et ça m'énerve, Kaz ne dit rien il doit me trouver nul, ou impuissant, ce n'est pas ça, j'espère qu'il ne pense pas ça, comment savoir ? Lui a du pouvoir je le sais je le sens, s'il se dit que je ne sers à rien alors il ne me laissera pas l'aider et comme les autres il retournera à la chimie et à la mort au monde d'avant, il l'infecte encore sinon il ne serait pas tombé malade.

Pendant que je m'agite, il fume, comme un temps mort, moi je ne trouve rien d'autre à faire que de regarder ailleurs, je cherche une idée sur les murs, sur les carreaux de la fenêtre, sur le lit, sur la fumée qui s'échappe de la cigarette, sur les tatouages de son torse, sur la forme de mes mains, je mâchouille ma joue depuis un moment, je me rends compte que ça commence à faire mal, finalement il reprend la parole, je retient ma respiration.

D'abord, je fronce les sourcils, il s'accuse, je ne comprends pas, il n'est pas malade, l'idée a du mal à s'imposer à moi, j'étais tellement loin dans un logiciel qu'en revenir est difficile, il faut que je déconstruise beaucoup de choses, je plisse les yeux de concentration.

- D'accord... je dis, même si je ne sais pas très bien ce que je viens d'acquiescer, il faut juste que je digère, remonte le fil de toute cette affaire, pas après pas, la communion, la pluie, le rituel, la maladie.

Il a déjà communié, il n'est pas malade, ça je l'entends, le reste est plus opaque, il dit vouloir m'aider lui aussi mais je ne vois pas pourquoi en fait, c'est moi qui devait l'aider, moi je n'ai pas besoin d'aide et pour me connaitre il suffit de poser des questions, j'y réponds toujours, j'aime bien parler de moi. Non décidément tout ça est confus, à chaque fois que j'ai l'impression de voir le bout je retombe dans ce qu'il me dit être faux, je veux le sauver mais il n'a pas besoin de l'être, je veux le faire communier mais il l'a déjà fait aussi alors quoi ? Je me passe une main sur le front.

- Attends une seconde.

J'ai besoin de faire le tri, de mettre de côté les idées périmées, le sauver m'obsède mais c'est inutile, ces deux notions entrent en tension dans ma tête j'ai l'impression d'avoir les idées qui se battent.

Finalement j'en ai marre, je fais ce que je n'ai pas osé faire avant, je m'assois sur le lit aussi, je regarde le sol, voila c'est déjà mieux qu'être debout à trépigner. Je calme un agitation dans ma jambe, j'en profite pour tracer un triangle, ça m’apaise un peu, je soupire.

- D'accord. Je redis.

Je redresse la tête, lui aussi s'est redressé, levé, c'est bizarre il a l'air mal à l'aise aussi, pourtant il n'est pas malade non ? Ça y est, j'ai assimilé l'idée, une nouvelle mécanique se met en place dans ma tête.

- Si tu n'es pas malade, alors toi aussi tu te nourris des autres. Je dis simplement. Mais tu es fatigué... J'essaye de comprendre, de recréer du sens, les idées brisées se réamboitent sous un nouvel agencement, j'y vois plus clair, je lui souris. D'accord, je te suis.

Au final, il m'offre la réponse que je cherchais, si j’échouais c'est parce que je ne connaissais pas la vérité et alors que j'étais prêt à lui demander son avis, il m'offre une solution et prend les initiatives, d'accord c'était ce qui me manquait, la boucle est bouclée, ce n'est pas grave.

J'hésite devant la main tendue, c'est vrai que les contacts me dérangent, surtout par surprise, mais ça va si je les initie, je hoche la tête, j'opte pour un compromis, je prends son poignet. Je hoche la tête, encore.

- Tu sais, si tu veux savoir, t'as juste à demander hein.

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Kaz H. Hargraves
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MessageSujet: Re: Braver la pluie   Braver la pluie - Page 3 EmptySam 3 Oct 2020 - 0:09



J’appréhende sa réaction. Je ne peux m’empêcher de me demander si j’ai fait le bon choix en lui révélant la vérité sur mon état et sur mon investissement dans notre démarche. Je suis partagé entre la crainte que cela ne sonne la fin de cet échange et le soulagement de savoir que l’on peut repartir sur de bonnes bases. Son honnêteté qui m’a mis face à mes manipulations et tout cela m’a soudainement paru intolérable. Le temps se fige un instant après mes révélations. Chester semble avoir à du mal à intégrer l’information et je ne peux que le comprendre. Je le trimbale dans un sens puis dans l’autre alors que lui se contente de faire preuve de bonne volonté. Je scrute le moindre petit mouvement, la moindre expression qui pourrait me guider à comprendre comment il prend cette révélation, mais je ne vois rien. Probablement que lui-même ne s’est pas encore décidé.

D'accord... 

Je penche la tête sur le côté. Tire une nouvelle taffe sur ma clope. D'accord. C'est tout ? Je me permets d'en douter. Sa main passe sur son front. Le cheminement est visible sur ses traits. Ça se bouscule dans sa tête. Il va percuter. Faire les liens, assembler les pièces du puzzle.

Attends une seconde.

Ma nuque se raidit. Voilà, on y arrive. Je lui accorde cet instant, sans rien ajouter, sans le brusquer. Il a bien le droit de prendre le temps qu’il veut pour décider ce qu’il pense de tout ça. Je n’ai pas non plus le droit de tenter d’influencer son jugement.  Il se laisse tomber sur le lit. Ok c’est mieux que de le voir prendre ses jambes à son cou. Trace un nouveau symbole sur le sol et je hoche la tête avec approbation. Nouvelle taffe et je jette ma clope dans un verre. Ma main qui remonte à mes cheveux pour les chasser en arrière.

D'accord.

Celui-ci semble plus évident à discerner. Il sonne plus comme une décision que la première fois qu’il a prononcé le même mot. Proche d’un verdict peut-être.

Si tu n'es pas malade, alors toi aussi tu te nourris des autres. Mais tu es fatigué... D'accord, je te suis.

En réalité j'ai plutôt l'impression que ce sont les autres qui se nourrissent de moi. Depuis aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours senti vampirisé. Drainé, vidé par leurs émotions, leurs réactions. Et cela varie grandement d'une personne à l'autre, ma capacité à les encaisser. Il y a certaines personnes avec lesquelles je ne supportes pas de rester dans la même pièce plus de quelques minutes et d'autres avec lesquelles je parviens à m'accommoder. J'ai pourtant, dans tous les cas, le besoin de me recharger tout seul. De faire le vide pour me remplir à nouveau, sans quoi j'ai vite fait de péter les plombs ou de tomber malade. Aujourd'hui, je suis d'autant plus fatigué parce que ces derniers jours, j'ai donné de mon énergie pour soigner certains de mes camarades, pour leur apporter un peu d'apaisement. Je le paye simplement par un état léthargique et comateux duquel Chester ma sorti. Et je sais bien que une fois que cette histoire va se clamer, je vais à nouveau m'écrouler. Hésitation face à ma main tendue vers lui et il s'empare finalement de mon poignet. Ok, ça fera l'affaire. Je me concentre pour ne pas lire quoi que ce soit en lui à ce contact de nos peaux. De toute façon je me doutes bien que je me perdrai encore dans le labyrinthe. Et pour cette fois, je ne laisse rien parasité l'instant.

Tu sais, si tu veux savoir, t'as juste à demander hein.

Je me dirige vers la porte. Me figeant un instant dans mon élan. Il me suffit de demander pour connaître sa vérité. Pas la vérité. La vérité, elle coule ans ses veines, s'échappe de lui dans une vague chaotique. Pas certain qu'il serait sage et apprécié que je lui demande pourquoi il construit toutes ces barrières autour de lui. Est-ce qu'il en a seulement conscience ? Alors, prendre le risque de détruire ce château de carte autour de lui ne serrait pas risqué? Et si pour une fois je pouvais me contenter de sa propre vérité plutôt que de choisir de trouver la mienne en lui. Je secoue, la tête et l'attire à nouveau à ma suite. Ouvrant la porte brusquement dans une bourrasque qui nous fouette aussitôt le visage. Déluge qui se déverse à l'extérieur. Pluie battante, signe de la puissance des éléments. Un sourire se dessine sur mes lèvres et je tourne la tête vers lui pour le lui adresser ce sourire. Et en riant je l'attire à ma suite sous la pluie. J'ouvre grand les bras et me laisse tremper de la tête aux pieds en tournant sur moi-même l'invitant à en faire de même. Et a cet instant j'en ai juste rien a foutre que mes nouveaux camarades puissent me prendre pour un dingue. J'arrête de tourner, le visage le levé vers la pluie, les bras toujours grand ouvert. Je fais signe à Chester de suivre la danse et la paume de ma main viens s'arrêter à quelques millimètres de la sienne alors que je me mets à réciter voix haute.

Oh pluie . Puissance diluvienne. Donne-nous ta force et ta bénédiction. Fait de nous des enfants de la pluie, des seigneurs de l'eau. Calme ta fureur et épargne les innocents, car nous t'acceptons pleinement et seront à l'avenir porteur de ton message.

Ok, j'invente tout ça sur le coup, mais les incantations sont libre d'être des élucubrations spontanées. Pas besoin de suivre un livre ou texte dicté. C'est le cœur qui parle. Je suis gelé. Torse nu, battu par la pluie. Les lèvres qui se teintent de violet et j'ouvre un œil vers Chester. J'éclate de rire à nouveau et lutte de toutes mes forces pour ne pas venir lier mes doigts aux siens dans cette connexion avec l'élément de l'eau. Je laisse finalement mes bras retomber le long de mon corps et je bondis en face de Chester.

Tu penses que c'est bon là ? Moi je dirais que oui ! Mais c'est toi qui vois ! Si t'es prêt on rentre. Je peux te prêter des vêtements secs et tu dors ici ce soir. Je veux que tu me racontes tout ce que tu peux sur toi....

Je hoche la tête avec une vigueur franchement retrouvée. Rechargé par la pluie et la fureur des éléments. Espérant qu'il sera d'accord et ne se laissera pas aller à céder a l'idée saugrenue de rentrer seul sous la pluie.



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Chester Chase
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MessageSujet: Re: Braver la pluie   Braver la pluie - Page 3 EmptySam 3 Oct 2020 - 0:45
Braver la pluie
EXORDIUM.
Soudain, je me sens très vide. Pas vide comme si j'allais m'effondrer, juste, je ne sais plus très bien ce que je fais ici du coup et je me sens presque léger, comme une balle pleine d'air je suis libre de rebondir où j'en ai envie. Maintenant que Kaz n'est pas en danger, alors une bonne partie de la pression que je ressentais a disparu, bien sûr, dehors le reste du monde meurt mais au fond, je m'en ficherai presque, s'ils ne veulent pas m'écouter, ils n'ont qu'à s'en mordre les doigts. Je dois juste sauver les gens capables d'entendre.

Du coup, voila que je me laisse porter maintenant, j'avais l'impression d'être sur des rails et soudain j'ai perdu toute capacité d'initiative, c'est étrange mais pas grave, Kaz a l'air de savoir ce qu'il fait. Au fond, c'était bien ça que je voulais, non ? Le laisser au manettes, le laisser communier selon une méthode qui lui convienne alors, c'est un peu ce qui se passe, même si l'ensemble des tenants-et-aboutissants m'échappent encore, j'ai obtenu ce que je voulais et la situation est rétablie. Je hoche simplement la tête, le suit du regard un peu curieux, comme si ses gestes avaient quelque chose d'irréel.

Il sort dehors, le vent me file une claque en pleine tête, je rigole, Kaz me sourit, le déluge n'a pas l'air de l'effrayer. Moi, ça ne m'avait pas manqué mais j'ai l'impression de me faire rabrouer par la pluie, un peu pour ça, comme un fils indigne, pour peu j'aurai presque envie de m'excuser.

- Ton nid c'est un autre monde !

Je le suis dehors, il ne faut pas plus de quelques secondes pour nous retrouver complètement trempés, comme des cascades chaudes, humaines, la tempête a redoublée depuis tout à l'heure, ce n'est pas grave, c'est un signe, on est au bon endroit, j'ai eu raison de pousser Kaz jusque là, elle va le régénérer ! Torse-nu sous l'eau il tourne et tourne, prend tout à plein bras, comme s'il enlaçait la tempête, je le regarde un peu béat, je ne sais pas quoi faire en fait, je ne suis pas son mouvement, je trépigne un peu sur place la scène est belle, impressionnante.

- Demain, je peindrai ça ! Je cris pour me faire bien entendre malgré la tempête, je ne sais pas s'il m'a entendu.

Il continue de tourner en récitant des choses amusantes. Je ris, je ne sais pas si ça a beaucoup de sens mais chacun doit trouver son chemin, l'eau me coule sur le visage, partout, je m'en fiche, je n'ose pas trop suivre ses mouvements, j'ai l'impression que mon corps refuse, je n'ai jamais su danser. D'un pied sur l'autre, je bascule, remue un peu dans une tentative maladroite et incontrôlée d'accompagner son rythme, moi je sais sauter, courir, me faufiler un peu mais lui c'est autre chose, ça se sent, il a de la souplesse, je me demande d'où il tient ça.

Je sursaute presque lorsqu'il rit, carrément quand il atterrit en face de moi, il a une tête un peu démente, ça me fait rire.

- Tu vois ? Je dis. Ça te fait du bien !

Je jette un regard autour de nous, tout est noir de nuit, noir de pluie, je suis gorgé d'eau et d'enthousiasme, par procuration un peu, je l'ai vu se régénérer sous mes yeux, sa chanson a marché je le vois sur son visage, c'est un spectacle incroyable. Je hoche la tête, je lui adresse un petit coup de poing sur l'épaule, vestige musculaire d'un monde que j'ai oublié, geste virile dont j'ai oublié le sens.

- C'est sûr que c'est bon ! Maintenant tu pètes la forme ! Je hoche la tête. Oui il faut rentrer, plus longtemps la pluie va te dévorer, tu es tout bleu.

En fait, je n'ai pas bien assimilé la suite de sa proposition, quand elle me frappe, je reste un moment pensif puis je hausse les épaules.

- Oui, d'accord, faisons ça !

Je n'ai jamais eu de problèmes pour dormir n'importe où, et chez les gens encore moins.

- La nourriture et précieuse mais pas autant que la chaleur. J'explique. Il faut faire attention, le temps ne pardonne pas toujours.

Moi je suis protégé, pour le moment du moins, mais je ne sais pas combien de temps tout ça durera encore. Un jour, le destin pourrait bien se lasser et me laisser tomber, c'est pour ça que j'ai mes amulettes, au cas où, j'emprisonne des fragments de chance, parfois je les garde, parfois je les donne, quand j'aime bien les gens.

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Kaz H. Hargraves
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MessageSujet: Re: Braver la pluie   Braver la pluie - Page 3 EmptyMar 6 Oct 2020 - 2:56


Il crie quelque chose, mais je ne l'entends pas. Je suis bien trop occupé à communier avec la pluie à ma façon. Et j'aurais aimé qu'il se laisse emporté comme moi, mais je ne m'en formalise pas un seul instant. Chacun peut faire à sa façon. Ce moment à quelque chose d'unique et hors du temps. Je suis persuadé que c'est un moment dont je me souviendrai parce que il n'a rien avoir avec tous les autres. Un peu comme Chester. Et d'une certaine façon il n'y a pas que avec la pluie que le lien se crée, mais avec lui aussi. Définitivement convaincu à cet instant que quelque chose de plus grand que nous voulais qu'on se rencontre et que toute cela à un sens. Je bondis finalement devant lui et mon rire se mélange au sien. Tellement ravi de constater que mon erreur ne semble pas porté préjudice à notre relation.

 Tu vois ? Ça te fait du bien !

Je secoue vigoureusement la tête pour appuyer ses paroles. Je me sens gagné d'une nouvelle énergie, puissante et réparatrice. Que ce soit l'effet de la pluie ou l'euphorie du moment m'importe si peu. Il se laisse même allé à poser un petit coup de poing sur mon épaule et en retour je fais semblant d'être déstabilisé sous le choc avant d'exploser de rire. En temps normal j'aurais déjà passer mon bras autour de son épaule ou saisi ses mains entre les miennes. Je me surprends pourtant à ne jamais oublié ces paroles. La joie de l'instant aurait pu me distraire et bien vite j'aurais pu me laisser aller à mes habitudes bien trop tactile. Pourtant, je n'oublie pas. Je me contrôle, gardant toujours en tête que je dois respecter son espace.

C'est sûr que c'est bon ! Maintenant tu pètes la forme !  Oui il faut rentrer, plus longtemps la pluie va te dévorer, tu es tout bleu.

Je mène une main à mes lèvres et trépigne d'un pied à l'autre comme si cela pouvait être suffisant à entamer de me réchauffer. Il dit qu'on peut rentrer, mais il reste tout de même figé dans une perplexité apparente. Je penche la tête sur le côté comme pour l'encourager quand il hausse finalement les épaules.

Oui, d'accord, faisons ça ! La nourriture et précieuse mais pas autant que la chaleur. Il faut faire attention, le temps ne pardonne pas toujours.

Je bondis à nouveau et lui fait signe de me suivre. Soulagé qu'il accepte plutôt que de se lancer à braver les intempéries pour rentrer. Je me précipite à l'intérieur de ma caravane et je dégouline de partout, laissant une flaque au sol autour de moi alors que d'un geste rapide de la main je chasse mes cheveux en arrière. Je regarde la pièce en constatant que je ne peux pas la traverser pièce sans tout ruiné, mais que je ne peux pas non plus décemment nous demander de nous foutre a poil sur le pas de la porte. Alors, dans une démarche proche du pingouin sur la banquise, je m'avance en tentant de mouiller le moins de chose possible sur mon passage. Vaine tentative. J'ouvre une grosse malle au pied de mon lit et en sort une serviette que je lui lance. J'en prends une pour moi et la passe dans mes cheveux qui se retrouvent ébouriffés au passage. Je me sèche le haut du corps et me penche à nouveau vers la malle et j'en sors quelques vêtements qui seront de toute évidence trop grand pour lui, mais promettent un confort indéniable. Je m'avance à nouveau et les poses sur la table avant de regarder tout autour de moi. Ok. On se change là, en mode vestiaire de sport d'avant l'apocalypse. C'est pas comme si l'endroit pouvait offrir une grande inimitié. Je ne suis pas du genre pudique, mais je ne sais pas si c'est son cas. Alors, je déclare simplement en pointant un côté de la pièce du doigt.

Tu regardes par là...je regarde par là...

En pointant cette fois derrière moi. Et sans attendre, je me tourne et me défait de mes vêtements trempés pour terminer de me sécher et enfiler un pantalon de pyjama noir et un grand pull bien chaud aux larges bandes noires et blanches. Je balance le tas de vêtements humide devant la porte de la caravane et tout en lui tournant le dos, je vais fermer les rideaux. Nous coupants définitivement du monde extérieur et de la pluie qui continue de se déchaînée. J'allume plusieurs bougies qui donnent aussitôt à la pièce un cachet encore plus particulier. Je me dirige alors vers le lit et me laisse tomber dessus lourdement tout en offrant mon dos au reste de la pièce.

Tu dis quand t'as finis.

Le chat qui sort de sous un meuble et viens aussitôt se glisser en boule contre mon ventre en réclamant des caresses à coup de tête sur le revers de ma main. Je m'exécute sans plus attendre et glisse mes doigts entre ses oreilles, lançant la machine à ronron. Un frisson qui continue de me parcourir le dos en attendant de pouvoir me réchauffer et mes pieds qui partent se cacher sous la couverture. Je reprends alors la parole.

T'sais c'est bizarre...j'ai l'impression que j'ai tellement de questions a te poser, tellement de choses à te dire que je ne sais plus ou donner de la tête et que si je me lance jamais on pourra dormir. T'sais genre plus jamais de notre vie.

J'éclate d'un rire qui se termine dans un grognement songeur.

Au final le fait que je peux pas te toucher, ça change la donne pour moi. C'est une nouvelle façon de découvrir quelqu'un.

Je hausse les épaules. En vérité, ça me plaît, l'idée de découvrir la version de lui qu'il veut bien me donner. Tout en fixant le mur, je continue de parler.

Je pourrais commencer par te demander de me raconter toute ta vie, mais parfois le passé c'est douloureux alors c'est seulement si t'as envie. Et parfois la vision du futur est plus révélatrice...T'as des rêves Chester ? Autre que celui de rester en vie ?

Je sais que beaucoup de gens ne s'accordent pas d'autres rêves que celui-là. Je suis personnellement incapable de m'en contenter.




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Chester Chase
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MessageSujet: Re: Braver la pluie   Braver la pluie - Page 3 EmptyJeu 8 Oct 2020 - 1:18
Braver la pluie
EXORDIUM.
Kaz a l'air content alors forcément, je le suis aussi, même si la communion n'a pas fonctionné comme je le pensais, même s'il n'était pas malade, au final, peut-être que ce n'est pas si grave et c'est à mon tour de me laisser un peu entrainer dans son rythme, même si je suis plus gauche que lui, ça m'amuse de le regarder danser, profiter de l'eau, moi aussi j'ai des périodes extatiques comme ça : ce sont les meilleures, en fait, des moments vrais où on voit pleinement les choses, je passe souvent par le dessin pour ça, peut-être que lui c'est la danse ?

Quand il faut rentrer, il faut rentrer, il ne faut pas abuser du pouvoir ou de l'extase, c'est un coup à s'y perdre, à se faire dévorer, la maladie rode, même si nous avons dealé notre salut, je sais qu'il faut rester prudent : la pluie n'est pas comme nous, elle peut revenir sur sa parole, le destin est brute il nous broiera si on le tente. Kaz est hyper excité, moi je me sens plus contemplatif en fait, je ne sais pas pourquoi, tout ça m'amuse, je me sens bien, presque reposé. J'ai l'impression de retrouver les sensations de ma première nuit à la Taverne, c'est étrange, la sécurité me laisse pensif, presque atone.

Je suis son geste vers sa roulotte un peu mécaniquement, je souris toujours, je n'ai pas de raison d'être triste, ou inquiet, j'aime bien, le spectacle me plait. Je passe la porte derrière Kaz, à nouveau reste un peu les bras ballant, en fait j'ai l'impression d'avoir perdu mon initiative, de la lui avoir transmis... c'est ça ! Moi aussi je me nourris des gens et là, Kaz vient de se nourrir de moi ! C'était pourtant si simple !

Je le regarde faire de grands pas pour éviter de mettre de l'eau partout mais ça ne fonctionne pas, j'ai trouvé ! Je suis pris d'une espèce de fou-rire soudain, je dois m'appuyer contre les battants de la porte, je me plie un peu en deux, ça me dure quelques secondes, c'est nerveux mais je sens que ça me détend tout à l’intérieur, finalement je me redresse, ça passe.

- Désolé... j'ai juste pensé à quelque chose.

En fait, j'ai l'impression d'avoir trouvé quelqu'un qui fonctionne comme moi, c'est encore plus vrai maintenant que je sais qu'il vampirise aussi ceux qu'il touche, mais ça ne me gène pas, la preuve : je me régénère. Ça va déjà mieux en fait, ma présence le nourrit, maintenant il est plus fort, plus joyeux que quand je l'ai trouvé tout à l'heure, je suis ravis, je comprends mieux certaines choses : peut-être que c'est ça mon rôle finalement ? Nourrir les autres ? Ça ferait sens, les zombies, eux, se nourrissent de nous, les cycles se bouclent, je peux servir de nourriture émotionnelle, spirituelle, à condition de ne pas moi-même les dévorer... Il faut que j'apprenne aux autres à faire comme Kaz, il faut que je leur fasse comprendre quel festin ils ont sous les yeux et comment se l'approprier, alors, alors ils iront mieux ! Il faudra que j'en parle avec Nina, ça la guérira, ça, j'en suis certain !

La porte fermé et la fenêtre aussi, il fait vraiment noir maintenant, sauf les petites lampes que Kaz allume une par une. Chez moi il n'y a pas de lampes avec du feu : j'utilise des piles. Je regarde les petites flammes, ça fiat de drôles d'ombres. Je le pense, je le dis :

- Ça fait de drôles d'ombres.

Quand il me tend un tas de vêtements et une serviette, je les regarde un peu sans bien comprendre mais c'est en le voyant se sécher les cheveux que je prends conscience que je suis en train de foutre de la flotte partout. Mince, comme au début, je grimace, je souris, ça m'embête, je prends la serviette et me la met sur la tête. Soudain il fait noir, comme quand je me mets sous les drap pour m'isoler du monde et réfléchir. J'entends le bruit de ma respiration, le monde s'efface.

- Tu regardes par là...je regarde par là...

- Hein ? Je dis. Je retire la serviette. Ah, d'accord. Je n'ai pas très bien compris ce qui vient de se passer, je hoche la tête sans réagir.

Kaz se retourne, se déshabille, termine de se sécher. Je regarde son corps qui est tatoué aussi, je me demande pourquoi moi je ne suis pas tatoué. Si je pouvais mettre mes dessins sur ma peau, je le ferai tout le temps, je deviendrai une œuvre d'art vivante, peut-être que les autres auraient plus facilement envie de se nourrir auprès de moi ? Peut-être que juste en étant là je pourrai les régénérer ? Je laisse trainer mon regard sur Kaz, curieux, ça fait longtemps que je n'ai pas réellement vu des gens d'aussi prêt, et tout nu encore plus. Finalement il se rhabille alors je laisse tomber, je comprends le sens de "tu regardes par là", moi aussi je me retourne vers un mur, retire mes vêtements mouillés, je les pose contre la porte, là où je suis resté debout longtemps, il y a déjà plein d'eau de toute façon.

Je me sèche en vitesse et j'enfile ce qu'il m'a donné. C'est marrant parce que c'est trop grand, jusque là je n'avais pas réalisé que Kaz me dépasse, en fait ce genre de chose je m'en fiche, j'agite mes bras, les manches recouvrent mes mains, c'est comme si je portais mon drap sur moi, je pourrai disparaitre dans les vêtements, tout au fond, ça me ferait une maison. Je crois que j'aime bien cette sensation, sauf que lorsque j'essaye de faire un pas, je marche sur l'ourlet du bas de pyjama, je fronce les sourcils.

- Tu diras quand t'as finis.

Je me rends compte que même s'il est allé s'affaler sur son lit, Kaz continue à regarder le mur.

- Heu, oui c'est bon.

Les vêtements m'empêchent de courir, de me faufiler, de fuir, c'est peut-être le prix d'une cabane portable : c'est encombrant. Je ne sais pas trop quoi en penser, je tire un peu sur les manches puis au contraire les retrousse, c'est bizarre, je me sens bien et en même temps je n'ai pas l'habitude. Je jette un œil aux fringues entassées avec celle de Kaz devant la porte. J'espère qu'elles seront sèches demain...

Un mouvement attire mon regard, me fait ouvrir des yeux ronds : il y a un chat !

- Oh !

J'adore les animaux ! Je le regarde aller se frotter sur Kaz, j'ai un grand sourire. En fait, ça me fait réagir aussi, j'ai envie de caresser le chat alors je vais m'asseoir à côté de Kaz, j'approche ma main très prudemment, je sais que les animaux n'aiment pas qu'on les embête. Lui il n'a pas l'air méchant, je pense qu'il s'entendrait bien avec Max. Avant de toucher le chat, j'arrête mon geste, comme pris de conscience, je fixe Kaz.

- J'ai le droit ? je demande. Je voudrai pas le vexer.

J'écoute Kaz, j'aime bien l'écouter et puis, s'il m'invite chez lui, c'est plus poli. Je me demande s'il a conscience de dévorer les autres, lui aussi et si on peut se nourrir de lui ? Je me demande, peut-être qu'il ne sait pas encore, ou vaguement ? Je hoche la tête.

- Je crois que la nuit s'arrêtera quand on voudra en fait, en général ça se passe comme ça, elle rend service.

C'est vrai, la nuit me cache, la nuit me permet de dormir, de reprendre des forces, c'est une bonne amie à moi. Je fronce néanmoins les sourcils, tique à ses paroles.

- Attends. Pourquoi tu as besoin de toucher les gens ? C'est comme ça que ça fonctionne chez lui ? C'est bizarre. Je hausse les épaules. Moi je n'y comprends rien en général, en fait, juste, tu vois, je sais certaines choses, c'est comme ça, les gens sont souvent surpris mais il ne faut pas forcément se compliquer la tête.

Je réfléchis.

- J'aime bien aussi regarder les gens. Du menton, je désigne mon sac abandonné dans un coin. Souvent je les regarde avec mes jumelles, ça peut durer longtemps, je fais des dessins d'eux, ils ne le savent pas alors ça les surprend quand ils se voient peints sur un mur. Je ris. Je redeviens sérieux. C'est bizarre de devoir toucher les gens, non ? Ca ne doit pas être très pratique, au moins regarder de loin, bon, tu peux faire ça discrètement.

C'est vrai, c'est quand même mieux. Après, je ne sais pas si c'est aussi efficace, j'ai encore du mal à bien comprendre comment fonctionne Kaz en fait, je sais juste qu'on a des points communs, c'est tout.

Il évoque le passé et ses mots me passent dessus comme du vent, c'est à peine si je les sens, je continue à le fixer. Les rêves, c'est déjà mieux.

- J'ai pas besoin de rester en vie. j'explique. Ca se fait tout seul, ça.

Je fronce les sourcils., je regarde mes manches où sont enfouis mes mains. Quand je remue les doigts en dessous du pull, la laine fait comme de l'eau qui bouge.

- Mais il faut que j'aide des gens, c'est pour ça que je suis venu ici tu vois ? Les gens font n'importe quoi, ils comprennent pas ce qui se passe autour de nous, ils agissent comme avant mais avant, avant c'est la merde, c'est l'apocalypse, tu vois ? Avant c'est dangereux.

Je m'agite mais en fait, ça va. Le pull, Kaz, les bougies et le chat, tout ça me détend assez, je me calme tout seul.

- Je pense que si je reste en vie c'est parce que j'ai une mission à faire, tu vois ? Je suis un des rares à savoir certaines choses, alors le destin se repose sur moi. Je fixe Kaz très sérieusement. Toi aussi tu sais des choses, même si c'est différend, tu dois avoir un rôle à jouer, c'est obligé.

Je le fixe, plus fort, je me concentre sur son visage.

- Tu danses bien, alors peut-être que ta danse apporte des choses. Moi en te voyant danser j'allais mieux, tu vois ? Alors peut-être que ça soigne, qui sait ? Moi je peins, toi tu danses, bon, c'est différent, mais ça change les choses, tu as envisagé de faire ça devant plus de gens ? Moi j'essaye de peindre le plus possible, pour que les gens trouvent ce que je dessine, parfois ça change leur vie, ils se sentent mieux après.

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Kaz H. Hargraves
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MessageSujet: Re: Braver la pluie   Braver la pluie - Page 3 EmptyDim 11 Oct 2020 - 1:16



Heu, oui c'est bon.

Permission accordée, je me retourne en entraînant le chat dans ma roulade. Il secoue la tête de frustration, mais se laisse bien rapidement convaincre de reprendre sa place auprès de moi. Mon regard qui remonte vers Chester un peu noyé par mes vêtements trop grands pour lui. Un sourire se dessine sur mon visage. Ça me fait étrangement plaisir de le voir revêtir mes habits. Ce n'est probablement pas son style, mais c'est comme si j'avais déteins un peu sur lui. Comme si il portait un peu de ma peau. Je hoche la tête d'un air approbateur. Il remarque alors le chat et l'expression qui envahit son visage est absolument adorable. Il doit aimer les animaux lui aussi et je suis ravi de le constater. Je pourrais tolérer le désintérêt, mais si quelqu'un venait à s'en prendre à Onyx devant moi, je ne donne pas cher de sa peau. Chester qui est gagné par l'attrait de la boule de poile et fait tomber une barrière pour venir s'asseoir à côté de moi. Il approche sa main.

J'ai le droit ?

Je hoche la tête et mieux encore, mes mains passent sous le ventre du chat et je le soulève pour le poser sur les genoux de Chester. Onyx est une vraie carpette de chat. Je me demande bien comment il a fait pour survivre avant moi, tellement il se complaît dans cette vie faite de câlins et de confort. Il devait certainement appartenir à quelqu'un avant de me trouver. Il se laisse faire et rapidement se roule en boule sur les genoux de mon ami. La douce musique de son ronronnement qui envahit l'espace. Et moi je les regarde en souriant alors que je tasse un oreiller et laisse tomber ma tête dessus. On est bien là. Tous les trois, coupés du reste du monde. Ça parait si naturel, si logique. Il n'y a rien à enlever dans cette image et je la grave aussitôt dans un coin de ma tête en espérant que d'autres moments puissent me ramener à elle. Et j'aime particulièrement l'idée qu'il évoque que la nuit s'arrêtera quand on le voudra. Tant qu'on reste là, les tentures fermées, on peut bien croire en effet que jamais elle ne prendra fin. Et je me plais un instant à imaginer qu'on ne sorte pas d'ici pendant des jours entiers. Un léger rire pour moi-même qui secoue mes épaules.

 Attends. Pourquoi tu as besoin de toucher les gens ?  Moi je n'y comprends rien en général, en fait, juste, tu vois, je sais certaines choses, c'est comme ça, les gens sont souvent surpris mais il ne faut pas forcément se compliquer la tête.

Je sais bien qu'il m'a posé une question, mais je ne l'interromps pas. Je préfère lui laissé suivre le court de ses pensées parce que c'est absolument fascinant à observer. Mon regard qui ne le quitte pas alors que ses paroles raisonnement par-dessus les ronronnements. Il explique alors qu'il observe les gens. C'est une autre approche qui demande bien plus de patience et de subtilité que ce que je fais avec le touché. J'ai du respect pour sa façon de faire et je hoche lentement la tête d'un air appréciateur. On peut en apprendre beaucoup sur les gens en les observant à leur insu, je n'en doute pas un seul instant, mais je ne suis pas convaincu que ce soit aussi infaillible que ma technique.

C'est bizarre de devoir toucher les gens, non ? Ça ne doit pas être très pratique, au moins regarder de loin, bon, tu peux faire ça discrètement.

Je rigole doucement. En vérité, il n'est pas du tout difficile de toucher les gens. En dehors de lui j'ai rarement eu droit à des réactions violentes. Cela peut prendre du temps, mais il suffit parfois de perdre l'équilibre et de se rattraper à un avant bras .De toucher une main lors de la transmission d'un objet. Je ne peux m'empêcher de me demander comment il fait pour éviter autant d'être touché quand à mes yeux c'est si vite arrivé. L'un qui ne veut pas être touché, qui regarde et l'autre plus tactile qu'il n'est possible de l'envisager. Et rien que d'y penser j'ai une fois encore la paume de mes mains qui me picotent de savoir que je ne peux pas le toucher. Coincé derrière la barrière qui protège l'œuvre dans un musée. Regarder, mais pas toucher. Et moi je suis le genre de personne qui a du coup deux fois plus envie de le faire. Alors, je me mords la langue et m'accroche à ma promesse. Plus jamais. A moins qu'il me le demande ou qu'il soit en danger. Je me décide alors à lui répondre.

Lorsque je touche les gens je parviens à sentir de quoi ils sont fait. Comme quand tu te laisses touché par la pluie et qu'elle à un message pour toi. Je peux pas te l'expliquer de manière réellement tangible, mais je suis parcourut d'impressions, de sentiments...J'y vois plus claire sur les intentions de la personne en face moi et ce qui fait profondément ce qu'elle est. Un aura en quelque sorte que je parviens à .. je sais pas absorber. Pour tenter de la déchiffrer. J'observe aussi,mais toucher... ça ne ment pas.

C'est difficile à expliquer pour quelqu'un qui ne l'a jamais vécu. Ma condition d'empathe et l'éducation de ma grand-mère me rendant particulièrement sensibles a toutes sortes de choses qui n'effleurent même pas le commun des mortels. Je hausse les épaules et roule sur le côté, prenant appuis sur mon bras. Ma main qui vient se poser sur le chat en prenant soin de ne pas effleurer Chester. La discussion qui évolue ensuite sur le principe que ça se ferait tout seul qu'il reste en vie. J'aimerais que soit vrai et qu'il soit invincible. Peut-être qu'il l'est. Je n'ai pas envie en tout cas de constater qu'il ne l'est pas.

Mais il faut que j'aide des gens, c'est pour ça que je suis venu ici tu vois ? Les gens font n'importe quoi, ils comprennent pas ce qui se passe autour de nous, ils agissent comme avant mais avant, avant c'est la merde, c'est l'apocalypse, tu vois ? Avant c'est dangereux.

Et une fois encore, je ne peux m'empêcher tout de même de craindre qu'il soit mal reçu. Les souvenirs de mon agression quelques mois plus tôt qui me reviennent et de plein fouet. Je grimace un instant en me tenant le ventre, comme si je pouvais sentir les coups de ces connards qui jugeaient d'un mauvais œil mes croyances et mes pratiques. Pas capable de tolérer que je pense et agisse différemment de la plupart des gens. Si ce genre de bouffons venaient à tomber sur lui. Il faut qu'il aide les autres et moi il faut que je le protège. J'inspire lentement, reprends pied. Mon corps qui se détend dans un soupire.

Je pense que si je reste en vie c'est parce que j'ai une mission à faire, tu vois ? Je suis un des rares à savoir certaines choses, alors le destin se repose sur moi. Toi aussi tu sais des choses, même si c'est différend, tu dois avoir un rôle à jouer, c'est obligé.

Il me fixe et je lui rend son regard avec intensité. Hochant lentement la tête à ses paroles.

Tu danses bien, alors peut-être que ta danse apporte des choses. Moi en te voyant danser j'allais mieux, tu vois ? Alors peut-être que ça soigne, qui sait ? Moi je peins, toi tu danses, bon, c'est différent, mais ça change les choses, tu as envisagé de faire ça devant plus de gens ? Moi j'essaye de peindre le plus possible, pour que les gens trouvent ce que je dessine, parfois ça change leur vie, ils se sentent mieux après.

Je continue de le regarder avant de pouffer de rire. Depuis quand je danse bien ? Jamais entendu ça, jamais remarqué ça. Je me laisse juste porter par les choses et peut-être que ça se transmet dans mes mouvements. Lorsque finalement mon rire s'éteint. En fait il a raison. Lorsque j'utilisais mes talents d'acrobates, je dansais en vérité. Dans les airs et à ma façon. J'ouvre de grands yeux ronds. Je n'avais jamais vu les choses de cette façon. Je me redresse légèrement sur mon coude et ne le quitte pas deux yeux.

J'ai grandis dans un cirque. Avant tout ça j'étais acrobate. Je le suis toujours en vérité, je n'ai juste plus les lumières et les applaudissements. Peut-être que c'était comme de la danse en fait.

Je me laisse retomber lourdement sur le dos en fixant le plafond.

Ça me manque...le spectacle.

Je m'éclaircis la gorge pour ne pas me laisser gagner par la mélancolie. Mon regard qui se baisse vers Chester.

Si je peux, je vais t'aider à convaincre les autres. Et j'ai une suggestion à te faire... Ça te plairais pas de venir vivre ici ? Avec moi ? Enfin ici au campement. Je pourrais te présenter les autres, je pense que ce serait super. Et on pourra commencer par les convaincre eux. Autant commencer par des gens qui en valent la peine et c'est leur cas.

Ok je ne suis pas certain qu'ils vont tous kiffé l'approche, mais je suis persuadé que ici Chester serait plus en sécurité. Je ne tiens plus en place et me redresse à nouveau pour tenter de voir une réaction en lui. Je suis persuadé que c'est la voie à suivre. Il a sa place ici, parmi nous. Si ils m'ont accepté, ils accepteront Chester. Je le fixe droit dans les yeux, persuadé que mon simple regard insistant pourrait le convaincre, mais j'ajoute tout de même quelques mots.

Bruce fait les meilleurs gâteaux au chocolat.

Parce que l'appel de la bouffe, comme argument supplémentaire ce n'est pas négligeable.





    What if all the world's inside of your head
    -What if everything around you isn't quite as it seems? What if all the world you used to know is an elaborate dream? And if you look at your reflection is it all you want it to be? What if you could look right through the cracks. Would you find yourself afraid to see?
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Chester Chase
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MessageSujet: Re: Braver la pluie   Braver la pluie - Page 3 EmptyLun 12 Oct 2020 - 23:13
Braver la pluie
EXORDIUM.
J'ai un chat sur les genoux qui ronronne et il fait plutôt bon à l'intérieur, clairement ça suffit à mon plaisir. Je pourrai m'endormir maintenant que ça ne poserait pas de problème, la présence du félin et les attentions de Kaz suffisent à me détendre et quand je me détends, la fatigue reprend le dessus. D'un autre côté, j'aime bien parler aussi, d'autant que je n'ai pas eu beaucoup l'occasion de le faire avec des gens ces dernières années alors je pourrai le faire pendant des heures maintenant qu'on m'en donne l'occasion, juste pour rattraper le temps perdu.

J'écoute ce que me raconte Kaz. Je suis content parce que lui au moins répond à mes questions quand je les pose, ça change de certains. Ce qui me plait bien aussi c'est qu'avec la parole, on exprime plus clairement les choses, j'aurai mis des mois à comprendre ce qu'il y a dans sa tête si j'avais simplement du l'espionner de loin. Au moins en discutant, bon, c'est plus rapide et c'est plus agréable aussi, moins amusant peut-être, mais plus agréable. Il n'y a pas besoin de se cacher tout le temps.

- Lorsque je touche les gens je parviens à sentir de quoi ils sont fait. Comme quand tu te laisses touché par la pluie et qu'elle a un message pour toi. Je peux pas te l'expliquer de manière réellement tangible, mais je suis parcourut d'impressions, de sentiments...J'y vois plus claire sur les intentions de la personne en face moi et ce qui fait profondément ce qu'elle est. Un aura en quelque sorte que je parviens à .. je sais pas absorber. Pour tenter de la déchiffrer. J'observe aussi,mais toucher... ça ne ment pas.

Moi aussi, j'aurai du mal à expliquer les choses, alors je comprends un peu ce qu'il veut dire, en tout cas je suis prêt à accepter que c'est comme ça et pas autrement, mais s'il dit vrai et ça je n'en doute pas alors ça doit être tout de même bien pratique s'il lui suffit de ça pour comprendre complètement quelqu'un, ma foi. Je hausse les épaules.

- Ok ça a l'air plus efficace que mes jumelles.

Je ne suis pas jaloux, je pense que chaque don est complémentaire, lié aux missions qui nous transportent sur les cheminements du destin alors si Kaz peut faire ça, c'est certainement que ça lui sera utile à un moment ou l'autre, peut-être que ça l'a déjà été d'ailleurs, pourquoi pas après tout ?

Alors je me décide à lui expliquer, un peu de tout, à parler de sa mission, du fait de danser, d'impacter le monde, qu'il ne faut pas rester passif, tout ça, j'essaye d'être le plus clair possible et ce que j'aime bien avec Kaz c'est que ça a l'air de lui parler : son visage change à entre certains mots, ça me motive pour continuer, quand les gens en face de moi ne sont pas réceptif, soit je m'énerve soit ça m'attriste. Finalement, il ricane aussi un peu mais je sais que ce n'est pas méchant, je ne me vexe pas enfin seulement un peu, mais je ne dis rien, je suis curieux de savoir ce qu'il a à répondre.

- J'ai grandis dans un cirque. Avant tout ça j'étais acrobate. Je le suis toujours en vérité, je n'ai juste plus les lumières et les applaudissements. Peut-être que c'était comme de la danse en fait. Ça me manque...le spectacle.

- Peut-être, oui ? je dis.

J'ai tendance à croire que si on est vraiment à l'écoute des choses elles nous guident, si quelque chose lui manque alors c'est qu'il doit y avoir quelque chose à faire de ce côté là, certainement, même si parfois j'ai déjà entendu des gens regretter des choses d'avant comme la télévision. Alors, je lève les yeux au ciel, ça ne leur manque pas, ou alors c'est comme une drogue, ils sont en sevrage et refusent de le comprendre. Je repense au cirque, je regarde le chat.

- Au moins tu as toujours des tigres chez toi.

Je souris.

- Si je peux, je vais t'aider à convaincre les autres. Et j'ai une suggestion à te faire... Ça te plairais pas de venir vivre ici ? Avec moi ? Enfin ici au campement. Je pourrais te présenter les autres, je pense que ce serait super. Et on pourra commencer par les convaincre eux. Autant commencer par des gens qui en valent la peine et c'est leur cas.

Je réfléchis. La Taverne est sacrément inondée ces derniers temps j'ai entendu Nina parler de partir à plusieurs reprises. Ca ne me dérange pas, j'ai passé des années dehors alors pour moi c'est un peu un retour à la normale finalement, la fin d'une parenthèse. Mais quand même, la proposition de Kaz est intéressante, je plisse les yeux, j'essaye de mettre les mots dans le bon ordre, les idées se cristallisent petit à petit dans ma tête, je peux voir un peu le futur, d'habitude je n'y arrive pas ou j'évite mais là je peux me projeter, au moins un peu.

- Bruce fait les meilleurs gâteaux au chocolat.

- Oui, d'accord. Je dis. Pourquoi pas après tout ?

Je ne connais pas "les autres" ni "Bruce" mais bon, je suis sûr que ça va aller et puis au moins il y a Kaz et le chat alors bon, ça ira, au pire je prendrai mon vélo et je m'en irai, mais ça me ferait du bien d'avoir un endroit où dormir et du gâteau à manger, j'ai à peine commencé à reprendre des forces à la Taverne, je n'ai pas envie que tout s'arrête si rapidement.

- Il faut faire quoi en échange ? Je demande. Il y a toujours une autre face au deal.

Je regarde Kaz qui est allongé à côté et je regarde le chat sur mes genoux. Je fronce les sourcils, ça implique pas mal de choses tout ça, pas mal de changement, mais j'ai bien envie de tenter le coup. Après tout, si je me retrouve ici, c'est bien qu'il y a une raison, non ? Les choses ne m'arrivent jamais par hasard, je l'ai bien compris maintenant. Alors je relève la manche de mon bras gauche, laissant la peau nue, je le tends vers lui.

- Tu veux essayer ?

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