The Walking Dead RPG

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- Monday fever -
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Isha Cornwell
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MessageSujet: Monday fever    Monday fever  EmptyLun 14 Sep 2020 - 10:21
Celui qui en a ras le cul de flotte



Putain de temps de merde… je reste une seconde, absorbé par la fenêtre qui ruisselle, a contempler le ciel noir au-dessus de nous. J’ai l’impression que ça fait des mois qu’on a pas vu le soleil et qu’on ne le reverra jamais. Au moins, il n’y a plus d’orage mais ça continue de dégouliner pire que les babines d’un gros chien devant de la bouffe… ouai ou de Vaughndemort devant un joli cul aussi.

Je soupire avant d’essayer de me concentrer sur la pharmacie où nous sommes, mon mal de crane ne m’aide pas. Sam a déjà commencé à tout retourner et j’ai du mal a la suivre. J’ai même galéré a crocheté la porte de l’arrière-boutique, c’est vous dire a quel point je suis à la ramasse. Je sais pas si c’est parce que j’ai mal dormir ou si c’est les entrainements avec Joaquin, mais je suis crevé et courbaturé de partout. Quand j’ai été retrouvé Sam prés de la cage, elle avait l’air inquiète pour sa sœur qui avait un peu de fièvre, plutôt que nos heures de corps a corps, elle voulait aller chercher des médocs. Je n’ai même pas réfléchi tellement ca m’a paru évident de venir avec elle pour l’aider. Je sais a quel point sa sœur est importante a ses yeux.

Avec cette flotte, la moto, c’est exclu, a moins de vouloir se la jouer comme dans Water World, quoi que là c’est plus chiottes world avec tout ce qui flotte de dégueulasse dans l’eau. Je fouine un peu, trop mollement à mon gout mais pour le moment j’ai trouvé que des trucs contre les bouffées de chaleur et la ménopause. C’est quoi cette maladie la ? Un truc qui te met en pause ? Dans le doute que je l’attrape un jour je garde. Je partagerais avec Sam si elle en veut. Mais bon, je sais que je cherche surtout des choses en « ine » comme des pénis y lines, amoxe y lines et amphétamines, vitamines… ouai, tous les medoc intéressants ca se fini en « ine » j’ai assez fait de la récup pour Fort Hope pour comprendre ca.

« J’ai l’impression que l’endroit a déjà été pillé. »

C’est la 3e pharmacie que l’on fait, en 5 ans, pas la peine de dire qu’elles ont toutes été archi visitées. Malgré mes talents pour ouvrir ce qui était bel et bien verrouillée, on a surtout trouvé des restes de billets qui n’ont plus aucune valeur de nos jours, un flingue mal entretenu que je saurais peut être échanger et des papiers d’actions ou autre merde qui ne nous donneront rien au NML. La loose.

« Au pire je vais aller dans la cage dès que ca réouvre pour essayer de te gagner ca pour ta sœur. Putain, il caille… »

Le problème est qu’on ne sait pas quand ca va réouvrir. J’imagine que la piscine pour les combats doit être plus prête pour un waterpolo boueux que pour un match de boxe. Quoique si c’est des nanas en bikini… ca peut avoir du succès. J’ai des frissons tellement on pèle, l’eau est gelée, je tremble comme un levier afghan tondu. Est-ce que je me rends compte que je suis malade et que j’ai de la fièvre ? Absolument pas, j’ai été malade que deux fois dans ma vie, autant dire que ca fait peu de références. Je suis plutôt taillé pour résister a presque tout, et pas de bol pour moi, ce qui va me tomber sur la gueule n’est pas inclus dans ce tout.

Tout en cherchant, je tombe sur une petite bouillotte en forme de renard qui me rappelle le doudou de ma petite étoile. Je me souviens qu’il y a un sujet que j’évite et qu’il va peut être falloir aborder : moi. Au plutôt le fait que j’ai Gemma. Je ne sais pas si c’est une bonne idée mais je crois que j’aimerais bien qu’elle et Sam se rencontre sauf que je ne sais pas trop comment amener ça ni si Sam serait partante. Faut dire qu’elle ne sait quasiment rien de moi si on y pense bien. Elle a fait comme moi je pense, elle s’est fiée à son instinct et à nos actes présents. Faut dire que depuis que l’on s’est retrouvé, les choses sont différentes, ce n’est plus comme avant on baisait point barre. J’ai du mal a expliqué, mais je trouve que l’on prend plus notre temps et… ben je sais pas et j’ai pas envie de me prendre la tête, mais je crois que c’est bien. Moi j’aime bien en tout cas. Est-ce que découvrir que j’ai une fille risque de tout changer ? Peut-être. Mais maintenant que Gemma est partie pour rester dans ma vie, ce qui me rend très heureux, je ne sais pas la laisser de côté pour vivre ma vie à moi. C’est notre vie a tous les deux. Jusqu’à ce que sa mère veuille la reprendre mais pour le moment je ne suis pas prêt à penser à ça.

J’ai vaguement expliqué à la petite que papa avec peut être une amoureuse et là, c’est partie en couille de chez couille. Gemme trépigne de rencontrer Sam. Je me redresse et vais vers Sam la peluche à la main un peu mal à l’aise :

« Sam, dis moi… heu… je sais pas trop comment te dire ça. J’ai ma fille en ce moment à la Distillerie et… heu… je lui ai un peu parlé de toi, je me doute que là c’est pas le moment et j’ai pas envie que tu vois ca comme un putain de traquenard de merde. Juste que si un jour tu le sens, peut être que vous pourriez vous rencontrer… ? »

Hum…. Ca sonne pas un peu comme « je vais te présenter mes parents » ? Bon, en même temps, on a déjà fait, malgré nous avec Billie et Allia. Je lève les yeux du petit renard trempé qui mériterait un bon récurage pour regarder ceux de Sam, un peu gêné :

« Et tu n’es pas obligée. Je le prendrais pas mal si tu n’as pas envie ou si tu vois pas l’intérêt… »





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Sam H. Dean
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MessageSujet: Re: Monday fever    Monday fever  EmptyLun 14 Sep 2020 - 11:43
J'en peux plus de cette pluie. Heureusement, on a pas eu trop de dégâts à la gare mais avec tout ça, impossible d'organiser le moindre pillage. Les routes sont impraticables ou presque, et avec nos déguisements impossible de pouvoir être vraiment efficaces en étant trempés jusqu'aux os. Du coup, les choses n'étaient vraiment pas simples au camp. Avec la flotte qui déborde des égouts et tout ce que ça ramène à la surface, c'est même carrément la merde. Et ces putains de rats qui se baladent partout... Finalement, faut croire que la dernière fois Billie avait pas des hallucinations mais une vision du futur en étant persuadée qu'il y avait ces nuisibles chez nous.

Comme si c'était pas suffisant, y'en a dans le groupe qui ont commencé à tomber malades. Dustin, le vieux pasteur vengeur, et même ma soeur. Ils ont commencé à avoir de la fièvre et ça me dit rien qui vaille. Comme si on avait besoin de ça en plus. Moi, hormis ma plaie à la main qui prend du temps pour guérir vu que mon pansement finit trempé tout le temps dès que je mets le nez dehors, je vais bien pour l'instant. Raison pour laquelle j'ai décidé de faire tout mon possible pour essayer de trouver des médicaments. J'ai pas beaucoup d'espoir, mais faut bien que je fasse quelque chose. Je refuse de rester les bras croisés sans rien faire pendant que ma frangine souffre. C'est hors de question.

Bravant les intempéries, j'ai rejoint Isha près de la cage, à notre point de rendez-vous habituel. Ne voulant pas prendre le risque de noyer le moteur de la bagnole en passant dans une rue inondée, j'ai fait le choix de me déplacer à pied. Pas très pratique, mais j'ai pas trop le choix. C'est donc tous les deux trempés jusqu'aux os qu'on s'est dirigés vers les pharmacies du coin. En entrant dans la troisième, je dois dire que je commençais vraiment à perdre espoir. Comment est-ce qu'on pouvait croire qu'on allait trouver quelque chose après cinq ans de pillage? En prime, j'ai vraiment l'impression que le mécano tourne au ralenti. Je sais pas ce qui lui arrive, mais ça m'inquiète. Génial, encore une raison de plus de m'en faire.

Fouillant toutes les étagères, armoires et autres tiroirs disposés dans toute la pharmacie, je n'arrive pas à m'empêcher de lâcher des jurons de temps à autre en ne trouvant rien d'intéressant. Le seul truc que je fourre dans mon sac à un moment, c'est un vieux test de grossesse périmé -forcément- qui nous permettra peut-être d'en savoir plus sur l'état de Billie de ces derniers jours. Mais vu qu'elle a toujours pas eu ses règles, j'imagine que la réponse se dessine de plus en plus nettement. Bref.

Un ricanement sans joie m'échappe quand j'entends la voix du brun m'annonçant qu'il pense que l'endroit a déjà été pillé. Non, tu crois? Le cynisme est largement palpable dans ma voix, mais c'est pas contre lui. Je suis juste agacée de faire du sur-place au lieu de vraiment me rendre utile. Un long soupir m'échappe et je m'approche d'une autre armoire pleine de tiroirs à fouiller. C'est pas à toi d'assumer cette responsabilité, Isha. Effectivement, je refuse qu'il aille se mettre en danger pour moi. Même si sa proposition me touche beaucoup, évidemment. Par contre, je tique à la fin de sa phrase. C'est vrai qu'il fait pas chaud, mais c'est pas pire que l'autre jour quand on s'est retrouvés à faire un plongeon improvisé puis à se battre contre des types qui le prenaient pour un autre. T'es sûr que ça va? T'as pas l'air bien et il fait pas si froid que ça...

En attendant sa réponse, je continue ma fouille sans pour autant tomber sur ce que je recherche. Enfin, faudrait déjà que je sache ce que je cherche aussi. Et là, c'est une toute autre histoire. J'entends qu'il s'approche de moi et je m'arrête donc pour l'observer, haussant un sourcil en voyant la petite bouillotte en peluche qu'il tient dans ses mains. Qu'est-ce qui lui prend? Il commence à parler, clairement mal à l'aise, et je bug assez rapidement en entendant ses mots. J'ai ma fille en ce moment à la distillerie. Il... a une fille? J'ai l'impression que cette phrase résonne dans mon crâne sans cesse, comme s'il était devenu complètement vide et qu'il y avait un écho du feu de dieu à l'intérieur. Je tends une main pour la poser sur la sienne, comme pour me raccrocher à la réalité, et le regarde sans trop pouvoir cacher ma surprise. Tu as une fille? Ouais parce que bon, c'est pas comme si c'était écrit sur son front quoi.

Immédiatement, mon souci avec les enfants refait surface. Non pas que je ne les aime pas, bien au contraire d'ailleurs. Le truc c'est que depuis qu'on m'a arraché le mien, j'ai vraiment un souci avec ça. Même lors de nos pillages, je n'arrive pas à leur prendre la vie. Ou du moins, c'est beaucoup plus compliqué que de le faire à des adultes. En général, c'est les autres qui s'en chargent. J'inspire un grand coup, essayant de me reprendre un peu, et me racle la gorge. Il y a autre chose qui a beaucoup d'importance dans ce qu'il a dit. Tu lui as parlé de moi alors..?

Forcément, ça me touche. Bien plus que je ne l'aurais imaginé. Parce que ça veut dire, j'imagine, que je ne suis plus juste un plan cul. Au même titre qu'il ne l'est plus pour moi. Que je ne me faisais pas d'illusions et qu'il y a bien quelque chose de plus entre nous à présent, même si je ne sais pas mettre de mots dessus. Mon regard se perd sur la peluche qu'il tient entre ses mains et je me mords les lèvres un instant avant de répondre. C'est d'accord. Mais... T'es sûr de toi? J'veux dire... Quand on y pense, on sait toujours pas grand chose l'un de l'autre. En tout cas, ça aura le mérite de réussir à me faire penser à autre chose que trouver des médicaments. Pour l'instant du moins.




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Isha Cornwell
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MessageSujet: Re: Monday fever    Monday fever  EmptyMar 15 Sep 2020 - 16:59
Celui qui sent la fièvre monter



Je soupire quand elle refuse que je lui file un coup de main pour sa sœur. En même temps, la cage est fermée et elle a bien accepter que je l’accompagne dans sa quête pour les médicaments ? Même si je la sais très débrouillarde, ca me rassure de savoir que je suis la pour couvrir ses arrières, enfin, plus ses avants vus nos façons respectives de nous battre.

« Sam, accepte de te reposer un peu sur moi de temps en temps. »

Je balaye sa remarque sur mon état. Je suis jamais malade, enfin, je l’ai été que trois fois dans ma vie, ça reste bien non ? Et trois fois avec des bonnes excuses en plus, un bain dans Detroit Rivers en plein hiver, un soda trop périmé et être resté sous une benne à ordure avec un crane ouvert trop longtemps.  Alors, c’est pas un peu d’humidité qui risque de me faire tomber malade ici. Je pense que Sam doit être tellement inquiète pour sa sœur qu’elle se rend pas compte qu’il caille. J’ai des frissons et ça m’étonne presque de pas voir de la buée sortir de ma bouche à chaque respiration. J’arrive à répondre avec amusement :

« T’inquiète, je suis juste un peu fatigué d’avoir trop forcé sur les travaux à la Distillerie. J’ai vraiment pas envie de chier ma période d’essai, surtout que je suis plus tout seul. Et pis, tu te rends pas compte que ca pèle parce que je te donne chaud rien que quand tu poses les yeux sur moi, avoue ! Si tu veux j’ai trouvé un truc contre les bouffées de chaleur tantôt. »

Je finis avec une œillade surjouée de winner de fin de soirée. Ouai, Bozzo est jamais loin avec moi. J’ai raté ma carrière de comique. Quand je lui parle de ma fille je lis sur son visage qu’elle s’y attendait pas des masses a cette annonce. C’est vrai que j’ai peut-être pas le profil du père modèle, voir même pas du tout. A chaque fois qu’on sait que j’ai une fille, les gens ont plus l’air de s’inquiéter de savoir qui a eu envie de se reproduire avec moi qu’autre chose.

Je me rends compte que je suis un peu inquiet de sa réaction. Elle si elle avait pas envie de s’emmerder avec un type qui a une mioche Certes, elle devait se douter que j’étais pas une « première mains », mais bon, je reconnais qu’il y avait pas écrit « package », un acheté, un offert, sur l’emballage.

J’hoche nerveusement, et douloureusement aussi, la tête quand elle me demande confirmation que j’ai bien une fille tout en posant sa main sur la mienne. Un geste presque doux qui me surprend et me rassure. C’est moi ou elle a la peau sacrement froide ? Avec un petit sourire, je serre maladroitement ma main sur la sienne et c’est en regardant le petit renard, qui avait clairement connu des jour meilleur, que je dis, presque pensivement.

« Elle aura 3 ans le 29 septembre, elle s’appelle Gemma… Gemma Cassiopée Cornwell Desrosier. Je ne t’en avais pas parlé avant parce que je ne savais pas si mon ex me permettrait de la revoir et que… du coup…  c’était… un sujet un peu douloureux. »

Le mot est faible. J’ai l’impression de revivre depuis que Joséphine avait accepté, certes par la force des choses, de me la confier. Je doute que cela ne durera pas et que dans pas longtemps il faudra de nouveau encaisser une séparation, mais, pour le moment je profite de chaque jour avec cette petite bourrique brune.

Je redresse ma tête un peu trop vivement pour mon mal de crane, avec une interrogation presque visible quand elle semble réagir au fait que j’ai parlé d’elle a Gemma. Vous pensez que ca la gène ? Je n’arrive pas a deviner ce qui se passe dans sa caboche. Ne suis-je pas en train de lui foutre trop de pression ? Je me sens un peu fébrile, enfin, plus que je ne le suis depuis quelques heures quand elle semble hésiter pour la suite. Lui proposer de rencontrer Gemma, c’est peut-être aussi la mettre au pied du mur d’un truc ou pour le moment ca se passe cool aussi parce qu’on se pose pas trop de question et qu’on laisse faire les choses.

Je finis par un grand sourire de soulagement quand elle me dit que oui, elle veut bien. Je note pour moi-même de planquer tous les petits poids. On ne sait jamais, même si je suis fâché a mort avec Allia, elle est capable d’avoir appris des trucs à la petite dans mon dos. Je lâche la main de Sam et la serre doucement dans mes bras, ignorant la protestation de mes muscles douloureux, quand elle me fait part de ses doute. Comme si j’avais besoin d’en savoir beaucoup plus sur elle pour ne pas avoir envie qu’elle fasse partie de nos vies a Gemma et moi.

« Tu fais partie de ma vie, alors c'est normal que je parle de toi a ma fille non? Et puis... J’en sais assez sur toi pour comprendre que tu es une femme merveilleuse, attentive, loyale, impliquée, débrouillarde, qui n'a pas peur de se salir les mains quand il le faut et surtout que je suis bien avec toi. »

Il n’y a qu’a voir comment elle se démène pour sa sœur ou se souvenir qu’elle m’a pas lâche dans la merde l’autre jour. Je lui embrasse le sommet du crane avant d’ajouter avec une pointe d’humour :

« En plus tu as des gros seins, que demander de plus. »


Je reprends plus sérieusement :

« Je sais que tu n’as pas forcement envie de tout me dire et je respecte ca. Tu le feras seulement SI tu en as envie QUAND tu en auras envie. »

Je réfléchis même si ma tête semble de moins en moins en état de suivre des pensées cohérentes. J’arrive pourtant a lui dire :

« Et toi… enfin…  je veux dire, peut être que tu as besoin de plus sur moi ? Tu sais, si tu veux, tu sais poser les questions que tu as envie, je... en fait j’ai pas envie de mensonge entre nous… demande moi ce que tu veux. »



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MessageSujet: Re: Monday fever    Monday fever  EmptyMer 16 Sep 2020 - 21:38
Faut dire que sa pseudo injonction consistant à me donner envie de me reposer sur lui marche aussi fort qu'un pet de mouche pour contrer une tornade. Jamais rien ni personne ne pourra me dire de ne pas agir quand ça concerne ma frangine. Ou ceux à qui je tiens. Alors bon, ça tient sur les doigts d'une main mais ça compte quand même! Du coup, je me contente de lever les yeux au ciel et de ne pas lui répondre. Je sais qu'il comprendra très bien ce que ça veut dire sans que j'ai besoin de prendre la parole. C'est qu'il commence à me connaître le garçon quand même. Puis, quand il me donne sa pseudo explication sur son état et le fait que je remarque pas qu'il fait froid à cause de l'effet qu'il me fait, je me contente de hausser un sourcil. Ouais... C'est sûrement ça, bien évidemment, comment j'ai pas pu y penser plus tôt... Un soupir m'échappe et je lève encore une fois les yeux au ciel. Parfois, il me désespère.

Quoi qu'il en soit, au moment même où il m'annonce en toute décontraction qu'il est père, ça balaye tout le reste. En tout cas pour quelques instants. Je me replonge dans toutes ces chose qui me hantent depuis plus d'une décennie. Qui ne m'ont jamais quittée depuis qu'on m'a enlevé mon fils sans mon consentement, qu'on m'a forcée à donner naissance à un enfant sans que je puisse réellement être mère. Et j'arrive pas à savoir si ça me rend folle de rage ou profondément triste. Certainement un savant mélange des deux qui me vaudrait sans aucun doute de nombreuses séances auprès de ma jumelle.

J'écoute silencieusement Isha me répondre, observant sa main qui serre la mienne pendant qu'il parle. Gemma, bientôt trois ans, qui ne peut apparemment pas voir son père si sa mère ne l'en juge pas digne ou je ne sais trop quoi. Et bien, quelque chose me dit que si elle finit par avoir le même point de vue sur moi que Allïa peut avoir, elle risque de bien vite revoir son jugement en apprenant que je fais partie de sa vie. Génial. Donc après avoir été séparée de mon enfant, je vais être responsable de la même chose qui arrivera à Isha. Quelle joie. Après tout, s'il a parlé de moi à sa fille, il peut très bien avoir parlé de moi à son ex. Qui sait?

Pourtant, ça me touche qu'il ait parlé de moi à sa gamine. Et je peux pas m'empêcher de le souligner. Je m'attendais pas pour autant à ce qu'il me prenne dans ses bras et me fasse ce qui ressemble vraiment beaucoup à une déclaration d'amour à mes oreilles. Bon, il y a pas le fameux "je t'aime" qui aurait certainement rendu les choses beaucoup plus concrètes. Et inquiétantes. Enfin je crois. En tout cas, ça m'aurait certainement poussée à paniquer. Je finis par me décoller du brun, hochant lentement la tête. Moi aussi je- n'ai pas le temps de finir ma phrase. Un soupir m'échappe et je lève encore une fois les yeux au ciel. Voilà, là je le reconnais. Toujours à trouver quelque chose à dire qui va tout gâcher. Ouais, évidemment. S'il n'a jamais eu l'occasion de voir mon côté susceptible avant, ou peut-être que si je sais plus, mais là il y a droit. Je suis même pas sûre qu'il s'en rende compte de toute manière.

Je me remets à chercher des médicaments, préférant fouiller plutôt que me concentrer sur le fait qu'il vient de réussir à m'agacer. Je hoche un peu la tête, assez distraitement puisque je ne l'écoute qu'à moitié. Mais je comprends quand même l'essentiel de sa phrase et c'est suffisant. Il me laisse garder mes secrets tant que je le veux. Tant mieux. C'est pas maintenant qu'il m'a vexée que je vais décider de faire un pas vers lui. Haussant rapidement les épaules, je ne relève même pas mon regard vers le brun quand il m'annonce qu'il ne veut pas de mensonge entre nous. C'est marrant ça, parce qu'il y en aura toujours. Et qu'il me dit aussi que je peux lui poser toutes les questions que je veux.

T'as pas l'air très en état de répondre à des questions, si tu veux mon avis. Et puis, si c'est pour simplement finir par trouver une réponse qui inclut la taille de mes seins ou les formes de mon corps, je connais déjà les réponses te fatigue pas.




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MessageSujet: Re: Monday fever    Monday fever  EmptySam 19 Sep 2020 - 9:23
Celui qui sait pas gerer ses chaleurs


Outch je crois que j’ai touché un nerf, a défauts d’effleurer un sein ou deux. Visiblement, malgré le temps, Sam n’est pas encore immunisée à mes crises de Bozonite aigues. A sa décharge, ca arrive toujours aux pires moments mais comment lui expliquer que dès que je suis nerveux, c’est plus fort que moi ? Ça part tout seul ! Et heu… mais non… je parle pas de sexe là ! Vous voyez pas que là, de suite, maintenant, j’ai de quoi être tendu ? Non ? Bah pourtant, j’ai la tête qui tourbe, la nuque raide et les jambes cotonneuses, si c’est pas une preuve que je le suis ? Il faut dire il y a trop de choses qui se passent que je ne sais ni exprimer, ni vraiment comprendre et pas seulement liées a mon état de santé.

Quand je la vois repartir vers ses fouilles médicamenteuses, je veux la retenir et la serrer dans mes bras, lui exprimer avec des gestes ce qui ne sait pas sortir de mes lèvres, mais mon corps me fait faux bond. Je suis pas aidé quand on y pense bien. Je sais pas ce qui m’arrive mais j’ai l’impression d’être en slow motion, ou que Sam est en accélérée, voir les deux, avec une option on m’a mis des fringue avec des poids partout (non pas des petits pois). Le temps que j’esquisse mon geste, Sam est déjà reparti dans ses recherches. Je reste un temps sans trop comprendre à regarder ma main, qui n’a pas été assez rapide, trembler tout en essayant de deviner les raisons de mon manque de reactivité.

Sam m’interrompt en me faisant comprendre, avec sa façon presque enfantine, a quel point je l’ai vexée et qu’elle ne compte pas perdre son temps avec moi pour des questions. C’est assez étrange que mes blagues sur ses seins la fâchent autant ? Non ? Surtout que j’ai souvent l’impression que c’est la partie d’elle qu’elle met le plus en avant, sans mauvais jeu de mots… c’est vrai qu’elle le fait plus trop avec moi.  Je veux dire, bomber la poitrine et prendre une voix de conne maintenant que j’y pense. C’est juste avec elles autres, quand elle veut qu’ils s’arrêtent à ça. Putain c’est surement mon mal de crane qui me fait délirer mais j’allais dire qu’elle se cache un peu derrière ses nénés. En fait c’est le bordel dans ma tête, plus que d’habitude. Donc je vous laisse imaginer le chaos.

Il n’y a qu’une chose qui me semble clair et je m’accroche a se fils de fusée… bah oui, fils d’Ariane c’est bien un rapport avec la Nasa cette histoire non ? Faut que je me reprenne. Plus que jamais, je ne veux pas revivre cette putain de dispute que j’ai nommée, avec beaucoup de creativités : la guerre des petits pois. Je m’approche avec raideur d’elle et me penche pour l’enlacer doucement dans le dos. C’est moi ou chacun de mes gestes me font mal ? Putain de courbatures ! je pose ma tête brulante contre son cou frais. Il y a vraiment plein de trucs que je saurais dire, mais au final, les seuls choses que j’arrive a prononcer devraient m’alerter sur mon état plus que mon corps défaillant.

« Je m’excuse… »


Ouai, vous avez bien entendu, je me suis excusé et sans détour. Finalement je suis peut être bien a l’article de la mort, ou je tiens beaucoup plus à ce que je vie avec Sam que je suis prêt a le reconnaitre. Ma relation avec Joey a été douloureuse et l’est encore d’une certaine façon. J’étais déjà pas mal cabossé mais je pense que j’en suis ressorti encore plus abimé que je ne pensais l’être.

« … c’est juste que j’ai peur de te perdre… »


Là, a la rigueur, si on en était resté là, ca aurait presque pu être chouette. Vous trouvez ca déjà bien naze ? Bah attendez la suite. Parce forcement, la vie est une pouffiasse et, même si j’en ai pas vraiment conscience, je suis pas loin des 40° de fièvre alors a cette température là, les filtres… ca marche pas des masses.

« … j’ai du mal a imaginer une fille comme toi prendre au sérieux un type comme moi. Je… je sais pas trop ce que je veux mais je sais ce que je veux pas : te perdre comme le soir du banquet. Et je suis sur que si je te dis que j’avais même pas percuté que ton t shirt était transparent l’autre jour, que j’ai pas besoin d’être a poil avec toi pour apprécier le temps qu’on passe ensemble ou juste que j’ai même plus envie de penser a draguer une autre que toi tu aies envie de fuir… »

J’ai l’impression d’être un petit garçon, le visage niché au creux de son cou a faire des révélations plus qu’embrassantes. Un autre problème du fait que je ne suis presque jamais malade, je supporte très mal la fièvre qui va avec et ca me tape plus sur la caboche que des litres de bibines. Mais attendez, c’est pas fini…

« Je… mon ex s’est barrée parce que je lui faisais peur je crois et que j'étais plus utile. Elle a meme trouvé un mec horriblement parfait et j’ai bien compris que je suis pas un cadeau parce que je suis violent parce que mon géniteurs était un taré de psychopathe qui avait du mal a crever, parce que ca me fait pas grand-chose de tuer pour que les miens vivent… et… putain… pourquoi je te raconte tout ca… je… je suis désolé… en fait tout ce que je veux te dire c’est que je… »

Je me redresse pour essayer de la retourner et au moins finir ma phrase en la regardant dans les yeux. C’est a ce moment la que j’avise d’un truc sur mon t shirt. Un peu étonné, les sourcils très arqués avant de la regarder je conclus avec un :

« …je saigne du nez ? »

Je passe ma main sous mon nez. Bah ouai, je saigne. D’où que je saigne ? Je me suis pris quand un gnon ? Je me sens un peu désorienté et recule en percutant une étagère bien salement. Bon, la sûr, je me suis cogné, mais c’était pas le nez. Qu’est ce qui se passe bordel ?! Ca plus cette diarrhée orale...



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MessageSujet: Re: Monday fever    Monday fever  EmptyDim 20 Sep 2020 - 7:21
J'ai du mal à le comprendre parfois. Il sait se montrer doux, attentionné, un brin taré -ce qui est loin de jouer en sa défaveur à mes yeux- et j'en passe, puis l'instant d'après il gâche tout en me réduisant à nouveau uniquement à mon apparence physique. A quoi ça sert de me faire une ribambelle de compliments et me sortir une déclaration de cinq minutes si c'est pour se sentir obligé de rajouter un truc sur mes seins ensuite? C'est énervant, surtout parce que je me sens stupide de croire à ce qu'il dit. J'ai passé des années à travailler mon corps pour m'en servir comme d'un atout dès que l'occasion se présente. J'aime qui je suis et ce à quoi je ressemble. Mais je sais pas pourquoi je m'attendais à ce que quelqu'un se demande ce qu'il y a vraiment derrière cette plastique que je mets en valeur.

Alors plutôt que de ruminer ma frustration, vexée jusqu'au trognon, et d'en arriver au point où je vais avoir besoin d'évacuer tous ces sentiments négatifs de la meilleur manière que je connaisse -la violence- je préfère me concentrer sur autre chose. Raison pour laquelle je délaisse le mécano et retourne me préoccuper des armoires que je n'ai pas encore vérifié même si je me doute que ça a déjà été fait des centaines de fois avant moi au cours des dernières années. J'essaie de ne pas perdre l'espoir de trouver quelque chose, même si je vais bien être obligée de me rendre à l'évidence maintenant.

Je me raidis un peu sans même m'en rendre compte ou pouvoir m'en empêcher quand il me prend dans ses bras en se plaçant dans mon dos. Je sais pas pourquoi, mais de base je m'attends à ce qu'il essaie de poser ses mains sur ma poitrine ou ailleurs sur mon corps. Alors je suis d'autant plus surprise de l'entendre me dire qu'il s'excuse. Tout simplement. Sans détour. Et je reste silencieuse alors qu'il continue sur sa lancée. Encore une fois, il me dit qu'il ne veut pas me perdre. Comme si je risquais réellement de disparaître là, s'il ne me serrait pas si fort dans ses bras.

Il se lance un peu dans un monologue, mais je me vois mal l'arrêter dans sa lancée. Il doit certainement avoir besoin de me dire tout ça, même si je ne comprends pas trop pourquoi il le fait. Et malgré nos habits trempés, je sens la chaleur de son corps qui entre en parfaite contradiction avec ses dires de tout à l'heure. Il m'a dit être complètement gelé, et pourtant là j'ai l'impression d'avoir un chauffage collé contre mon corps. Je n'aime pas ça. Non pas que je n'apprécie pas le fait qu'il me réchauffe un peu, mais ça ne me dit rien qui vaille. La lenteur de ses mouvements, la difficulté qu'il a l'air d'avoir à faire quelques pas, la chaleur de son corps et son impression pourtant d'être un glaçon ambulant. C'est les mêmes symptômes que Billie.

J'aimerais lui répondre quelque chose de constructif à tout ce qu'il vient de me dire, parce que ça m'a effectivement touchée. Pourtant, je n'en ai pas vraiment le temps lorsqu'il se redresse en constatant avec surprise qu'il saigne du nez. Fronçant les sourcils, je me tourne vers lui et passe instinctivement une main dans mon cou contre lequel son visage était niché tout à l'heure. Du sang, effectivement. Même sur ma peau. Il faut qu'on aille voir un médecin. Je ne lui demande pas son avis, et quoi qu'il dise je le forcerai à le faire. Si je dois l'assommer et le trimballer sur mon dos jusque là-bas, je le ferai. Même si je ne garantis pas de l'efficacité de la chose. Mais là-bas où? Je ne peux pas l'emmener à la gare voir Dustin. Ma seule option semble être le No Man's Land. C'est sûrement la meilleure décision à prendre.

Je prends tout de même le temps de fouiller dans ma poche pour en sortir un morceau de tissus qui me sert de mouchoir, bien évidemment encore propre. Venant le placer contre le nez du brun avec douceur, je soupire un peu et plonge mon regard dans le sien. Ce serait bien que t'arrêtes de penser que je vais fuir si tu me dis que tu remarques que je suis plus qu'un corps. En général, c'est loin d'être déplaisant.




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Isha Cornwell
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MessageSujet: Re: Monday fever    Monday fever  EmptyLun 21 Sep 2020 - 11:32
Celui qui aime pas l'eau



Je reste a l’observer avec toute l’incompréhension du monde dans le regard. J’essaye de trouver une raison logique et plausible a ce saignement de nez et aussi a ma diarrhée orale. J’en vois qu’une, j’ai forcement dû me recogner la tête. Voila tout. Simple, efficace rationnel… et j’ai oublié le coup. D’ailleurs je passe vite a outre chose en voyant le cou de Sam. Merde, je l’ai tachée.

« Désolé… »

Putain, deuxième fois que je m’excuse de la journée, le choc a dû être sacrement violent. Le pire c’est que je dois vraiment avoir une tête de chien tout penaud devant la tache de sang que je lui ai faite. Elle doit être vachement fâchée parce que la réplique est rude… elle veut m’envoyer chez un docteur !! Rien que ça ! Et là, c’est direct et sans appel que  je lui réponds, horrifié :

« Non ! »

Un gosse a qui on propose une piqure serait surement moins catégorique que moi. Mais elle ne sait pas elle, que les seuls docteurs que j’ai jamais vus, ben ca c’est pas trop bien passé. Ici, je ne suis personne et c’est très bien, mais a Detroit, il y avait un Docteur qui savait que j’avais un sang avec une lettre cool a priori, 0 positif ou je sais plus trop, et ca m’a valu plein de merdes. Je n’aime pas les docteurs du coup. Et en plus, j’ai pas besoin, je ne suis pas malade que je vous dis !!!

« Pas la peine, ca va passer tout seul. Je veux pas qu’on me saigne encore et puis… c’est juste un peu de sang qui me sort du pif, pas de quoi en faire un drame. »


Je me laisse tamponner le naseau et ce geste, tout doux me désarme, je n’ai pas l’habitude qu’on prenne soin de moi et la fièvre ne m’aide pas. Cette espèce de ralenti qui semble s’être emparé de mon corps est aussi dans ma tête. Je reste immobile, presque tétaniser, sans oser bouger de peur qu’elle arrête. Je ne la quitte pas des yeux, surement rendu fiévreux  aussi parce que je suis l’objet de son attention. Je l’écoute avec toute l’attention que je peux. C’est tellement pas le moment d’avoir une conversation avec moi quand je suis sans aucun pare-feu. Je finis par hocher la tête avant de lui attraper doucement la main pour la presser contre mon visage brulant. C’est agréable.

« C’est pas pour ca que j’ai peur que tu me fuies… juste si tu remarques que ca devient sérieux pour moi et … putain, écoute pas ce que je dis… je suis vraiment très fatigué… »


Puatin il est où le bouton mute là ? Je fermes les yeux une minute en me demandant pourquoi c’est pas mon clapet a merde qui me sert de bouche qui se ferme. Je me maudis de pas savoir me taire. Je suis en train de me foutre dans la merde tout seul là. Après une bonne inspiration pour remettre de l’ordre dans mes idées et sans lâcher ça main, j’essaye de rationnaliser les choses, parce que, même si je ne suis pas malade, hein, et on sait tous que je ne le suis pas, je me sens pas assez en forme pour continuer a fouiller ce qui a déjà été pillé des centaines de fois… et je ne me vois pas abandonner Sam alors que sa sœur a besoin de ces médocs. Je me revois tellement en désespoir quand Gemma était mourante et qui nous manquait de quoi la sauver. Suffisamment pour faire ce qui devait être fait et payer le prix fort de mes actes.

« Mais t’as p’être une pure idée là. On va aller voir combien ça coute les médocs chez les Barnett. »


Et si on a pas de quoi les payer, je ferais ce qui devra être fait, mais pas la peine de faire peur a Sam. J’essaye de lui adresser un sourire confiant en même temps que je l’entraine vers la sortie, pas très rapidement et en manquant de me manger un mur.

« En plus je connais bien un connard là-bas qui m’en doit une, crois moi que ca m’arrangerait presque qu’on nous dise non. »

Ouai, je pense a se serial niquer de Vaughndemort qui non content d’avoir limé ma femme, s’être barré avec elle et ma fille pour les abandonner à la première caravane qui passe, il faut qu’en plus il se cogne ma sœur. C’est quoi la prochaine étape ? Se faire Sam ? Lui, putain, quand j’y pense, j’ai des envies de jambon fumé… heu… attendez, ca, ca veut rien dire… surtout qu’imaginer bouffer me file la nausée… non j’ai juste envie de fumer sa tronche de bellâtre qui sait trop bien coser. Quoique Joey, a priori, il l’a fait picoler pour faire papa dans maman avec elle. Bordel, pourquoi je repense a ça ?

« Et si l’autre débiles à bouclettes se met a jouer les serials lovers avec toi, prems pour lui déboiter la colonne vertébrale et faire une pétanque avec ses rotules. »


Nous marchons un peu dans ses rues noyées d’eau. La pluie non stop a fait déborder les fleuves du coin j’imagine, en tout cas, on s’enfonce bien et faut éviter les rues basses. C’est flippant d’avancer avec de la flotte jusqu’au genoux surtout que c’est pas un exemple de limpidités si vous voyez ce que je veux dire. On voit pas des masses où on met les pieds et que ca soit la trouille de tomber sur un mort aquatique ou juste dans une bouche d’égout, y’a pas mal d’inquiétudes a se faire une petite balade en ce moment. En fait si sa sœur n’avait pas été malade, j’aurais de suite dit non a cette viré qui fait plus penser a Water World qu’a Mad Max.

Je me raidis et serre la main de Sam en voyant les eaux grouillées devant nous. On dirait presque un jacuzzi en mouvement qui vient vers nous. On a pas le temps d’esquiver que des dizaines de rats nous nagent entre les jambes comme si leur vie en dépendaient. Y’a plus agréable mais au moins il ne s’arrêtent pas pour nous mordre, c’est déjà ça. Instinctivement, je sais que ce n’est pas bon signe et n’ose plus bouger en guettant fébrilement le bout de la rue. Je sens une suée encore pire que celle que j’avais déjà en distinguant un mouvement dans l’eau. C’est plus un frôlement de surface en fait.

Ne me demandez pas comment ni pourquoi, mais instinctivement, j’ai une vague idée de la menace qui se glisse sous les eaux sombre qu’elle trouble ape peine quand ses écailles effleurent le dessus. A croire que mes rencontres sont dictées par une même table aléatoire que j’ai recyclée depuis Detroit et que la personne qui tire a pas eu la main heureuse avec les dés. Parce que, de la même façon que l’on avait pris une belle leçon sur l’évolution animal près de l’aquarium de Chicago, j’allais avoir le droit a mon deuxième chapitre malheureusement. Je serais un érudit, je saurais vous dire que certaines bestioles étaient là bien avant nous et ont démontré leur capacité d’adaptation mieux que personne.

Immédiatement je pousse précipitamment Sam vers le coté de la rue ou il reste des carcasses de voiture qui émergent et des décombres de bâtiments. « Ca » nous suit. Ne me demandez pas comment je le sais : juste que je le sais… et surtout je le repère pas mal là. C’est le moment de courir parce que j’ai déjà vu une de ses saloperies qui ne devrait exister qu’en forme de sac a main ou de bottes pour beauf à l’œuvre… et ça fait pas rêver. On était parti a 4 on est revenu a 2…  

« Sam !!! Cours !!! »

Je la suis un peu en retrait, Mauricette a la main, en essayant de faire du bruit pour attirer ce truc plus vers moi et laisser le temps a Sam de dégager. Putain, je suis lent, et je galère…

HRP:
 



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