The Walking Dead RPG

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Billie Dean
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MessageSujet: Everybody hurts...   Everybody hurts... EmptyLun 31 Aoû 2020 - 16:53

Ça faisait une bonne semaine que ça n’allait pas. J’avais perdu goût en tout, j’étais complètement… vidée. J’me sentais tellement lourde, tellement accablée que même de me lever du lit devenait un véritable défi. J’préférais rester cachée sous la couette plutôt que de montrer ma sale gueule, plutôt que d’affronter le reste du monde. Je pouvais pas affronter le reste du monde, j’étais qu’une pauvre merde insignifiante. J’avais mal, tellement mal… J’avais l’impression qu’on serrait mon cœur sans ménagement, d’avoir le poids du monde sur mes épaules. Je mangeais plus, j’me levais pratiquement que pour aller pisser ou dégueuler, c’était nouveau ça… et que quand Sam me bottait le cul pour que j’aille me laver. Franchement, j’voulais même pas imaginer la tête que j’avais, j’évitais les miroirs dans notre wagon, le peu de fois que je quittais mon lit.

J’le savais, j’pouvais pas le nier, j’étais en crise. J’étais moins obstinée que quand j’étais maniaque par contre, là j’étais capable de me l’avouer, mais ça changeait rien. J’me sentais comme un boulet, j’avais ce désir d’en finir, ce désir de libérer ma sœur du poids que j’étais pour elle. En plus, les voix dans ma tête aidaient pas du tout. Évidemment, avec la poisse que j’ai, fallait que je sois bipolaire, mais avec un tas de symptômes psychotiques, sinon ça aurait pas été marrant. Le souci, c’est que j’avais beau essayer de rationaliser, que c’était pas vrai, que c’était ma maladie qui me jouait des tours, j’avais pas la force de les combattre ces symptômes… J’avais beau me plaquer les mains sur les oreilles et hurler pour ne plus entendre ces voix, elles étaient toujours là, à me susurrer que je tirais ma sœur vers le bas, qu’elle ne m’aimait pas, qu’elle prendrait la première occasion pour se débarrasser de moi, que je devrais passer à l’acte avant pour la soulager…

J’en pouvais plus. J’en voulais plus de cette vie. Je…

Fallait que j’attrape la chaudière à côté de mon lit parce que j’allais encore dégueuler. J’le sentais, j’avais la tête qui tournait, j’avais un reflux acide au fond de la gorge et mon ventre se contractait. Ça s’était franchement la cerise sur le gâteau. J’avais chopé un truc en plus de tout le reste… Sauf que j’avais plus rien a dégueulé depuis un bon moment-là, vu mon manque d’appétit, pas question de gaspiller de la bouffe sur moi. Y avait que de la bile et ça faisait un mal de chien. Et j’pleurais. Parce que visiblement, c’est tout ce que je savais faire dernièrement… Je savais pas quel jour on était ni quelle heure il était, mais j’m’en voulais, j’suis sûr que je faisais grave chier Sam avec mes conneries. C’est pour ça qu’elle était pas dans le wagon là, sûr elle avait préféré aller prendre une pause de sa folle de sœur ailleurs. J’pouvais pas lui en vouloir… J’étais un parasite qui l’avait fait chier bien trop longtemps.



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Sam H. Dean
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MessageSujet: Re: Everybody hurts...   Everybody hurts... EmptyLun 31 Aoû 2020 - 22:29
J'avais craint ce moment depuis l'instant même où la dernière crise de ce genre s'était terminée. J'ai beau avoir pris l'habitude de devoir gérer ma soeur lorsqu'elle est en état maniaque, les états dépressifs étaient certainement les plus difficiles à vivre. Bien évidemment pour elle mais également pour moi. Parce que je savais très bien qu'à chaque fois, elle s'imaginait des choses affreuses. Elle les entendait, même. Et j'ose à peine me représenter la torture que ça doit être pour elle. De ne jamais pouvoir être tranquille. De toujours se faire harceler par ses propres pensées.

Cela faisait déjà une semaine que ça durait. Et comme chaque fois, j'étais par moments obligée de sévir et de la pousser à se lever pour prendre une douche ou même manger. Mais ça ne me faisait pas plaisir. Tout ce que j'aimerais, c'est de pouvoir prendre sur moi toutes ses souffrances, les endurer à sa place. Malheureusement, ce n'est pas possible.

J'avais remué ciel et terre pour trouver ce paquet de chocolat en poudre que j'étais certaine d'avoir récupéré lors de notre dernier pillage pour trouver des vivres. Et d'ailleurs, Cook avait passé un sale quart d'heure quand j'ai vu qu'il était prêt à gaspiller le dernier sachet de préparation pour son plaisir personnel. Disons que si ma patience a déjà des limites très basses en temps normal, dans ce genre de situation c'est encore pire. Je serais prête à étriper quiconque ferait quelque chose de contrariant.

Je me suis donc absentée de notre wagon depuis une bonne vingtaine de minutes, le temps de trouver ce fameux sachet et de préparer ensuite un chocolat chaud à ma jumelle. C'est peut-être bête, mais c'était ce que je faisais d'habitude lorsqu'on était encore adolescentes et qu'on était chez nous. En général j'ajoutais de la chantilly, quelques marshmallows et un peu de cannelle au dessus. Mais là, il fallait faire avec les moyens du bord.

Après m'être brûlé les doigts avec la casserole que j'avais fait chauffer sur le réchaud, j'ai versé l'eau dans la tasse que j'avais préparé et j'ai encore passé un rapide savon aux garçons pour leur rappeler qu'ils avaient intérêt à marcher droit pendant que j'étais occupée avec Billie sans quoi les conséquences seraient très regrettables pour eux.

Ouvrant la porte de notre wagon, je découvre ma soeur qui vient de se redresser pour vomir encore une fois. Vu qu'elle refuse de manger depuis plusieurs jours, elle n'a pas grand chose à rendre à part de la bile. C'est nouveau, ça. Est-ce qu'elle est tombée malade en plus du reste? Il faudra certainement que je dise à Dustin de venir la voir au plus vite, afin de m'assurer que ce n'est rien de trop grave. Forcément, je m'inquiète.

Silencieuse, je m'approche de ma moitié et dépose la tasse sur la table de chevet avant de récupérer le seau qui lui a servi à l'instant, allant le mettre à l'extérieur avant de lui apporter une bassine que j'avais déjà préparé au cas où. Histoire que l'odeur n'embaume pas la pièce. Revenant auprès de ma soeur, je m'installe à côté d'elle et viens glisser mes doigts dans ses cheveux délicatement. Comment tu te sens ma belle..? Ma voix est d'une douceur qu'elle seule connait. Et qui choquerait certainement plus d'une personne d'ailleurs.

Je me penche un peu pour déposer un baiser sur sa tempe avant d'aller attraper la tasse que je lui présente en espérant que ça ne lui donne pas une autre nausée. Ce serait le comble. J'ai été te préparer ça. Tu te souviens? Comme à l'époque. Enfin presque.




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Billie Dean
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MessageSujet: Re: Everybody hurts...   Everybody hurts... EmptyLun 31 Aoû 2020 - 22:59

La porte de notre wagon s’ouvrait et je mis franchement trop de temps à le comprendre. J’m’étais appuyée contre le sceau pour reprendre un peu mon souffle et quand je vis Sam du coin de l’œil, j’ai pas pu m’empêcher de sursauter. Manquerait plus que je renverse la bile dedans dans mes draps, pour couronner le tout. Mes yeux se rivèrent sur la tasse que déposait Sam sur la table de chevet et l’odeur vint rapido me chatouiller les narines. Bon sang ce que j’avais la nausée, cette odeur de chocolat m’écœurait. Moi qui adorais ça d’hab, fallait croire que j’étais même plus foutu d’apprécier ça en plus de tout le reste. J’laissais Sam partir avec mon sceau puant, ayant envie de m’excuser qu’elle ait encore à jouer aux infirmières avec moi, mais le sanglot dans ma gorge prenait toute la place. Impossible de prononcer un mot.

Ma sœur revenait avec une petite bassine, ayant prévu le coup sans doute à force de me voir vomir depuis quelques jours. Elle était trop avec moi, oui, elle méritait pas ça les voix avaient raisons, mes hallucinations étaient plus futées que moi fallait croire… Elle passait ses doigts dans mes cheveux avec tendresse et ça me faisait mal tellement j’étais avide de son affection, sachant à quel point j’lui pourrissais la vie. J’étais égoïste. Je l’avais toujours été et j’m’étais juste voilé la face que ma sœur était plus importante que tout le reste à mes yeux. J’pensais qu’à moi au fond, à faire l’autruche et à lui faire subir mes crises. J’pouvais juste hausser les épaules pour lui répondre, j’avais pas le cœur de lui dire ce que je ressentais vraiment, pas le cœur de lui dire que ses attentions et le temps qu’elle gaspillait sur moi, était inutiles.

Elle plaque ses lèvres sur ma tempe et j’ai qu’une envie, c’est de la prendre dans mes bras et de la serrer aussi fort que je le peux. De lui dire que je suis désolée, désolée pour tout ce que je lui fais subir. J’aimerais trouver la force de partir, ou d’en finir, mais j’suis faible… Sauf que ce seraient les meilleures options pour elle.

Sam me tend la tasse de chocolat chaud et j’ai immédiatement un haut de cœur que je réprime de mon mieux. Je vais le boire, même si je me sens pas bien, elle a prit le temps de le faire pour moi, je peux pas lui dire que j’en veux pas, que je me sens pas bien à cause de l’odeur. Ça reviendrait à lui dire qu’elle a encore perdu son temps pour moi… J’ai pas le courage.

Je déglutis difficilement et mes doigts viennent trouver la tasse chaude et je libère ma sœur de celle-ci.

- Merci Sam. Que je dis d’une voix faible avant de porter la tasse à mes lèvres et de souffler sur le liquide chaud.

J’sens déjà mon estomac qui fait des siennes, mais je l’ignore. Jamais du chocolat chaud m’a autant dégoûté. J’ai les yeux qui en deviennent humides tellement je me sens coupable… mais je prends une grande gorgée, puis deux, puis trois. Je m’arrête pas avant d’avoir avalé la moitié de la tasse. Je l’abaisse ensuite pour la laisser reposer sur la couette et donc contre ma cuisse en dessous. J’m’e sens pas bien, mais j’ai intérêt à garder ce truc bien sagement dans mon estomac.

- T’aurais pas dû te donner du mal pour moi. Tu devrais en profiter pour t’amuser ou organiser un truc plus important au lieu d’être coincée à l'intérieur avec ta sœur bonne à enfermer.

Elle pourrait être à la taverne ou encore à passer du bon temps avec Isha, mais au lieu de ça, elle traine avec son parasite de toujours. J’ferme les yeux un instant, parce que les voix se font plus fortes d’un coup, plus rien à voir avec des petits chuchotements agaçant d’il y avait quelques minutes. Aussi, parce la nausée me prend à nouveau et que je refuse de dégueuler le chocolat chaud préparé par ma sœur.



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Sam H. Dean
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MessageSujet: Re: Everybody hurts...   Everybody hurts... EmptyLun 31 Aoû 2020 - 23:44
Chaque fois que je pose mes yeux sur ma moitié, je sens mon coeur se serrer. J'imagine que nos parents s'amuseraient bien de nous voir galérer à ce point par les temps qui courent et sans traitement pour l'aider avec sa maladie. Eux qui voyaient toujours ça comme une punition divine pour les véritables engeances que nous étions. Mais je sais vraiment pas pourquoi je pense à eux dans un moment pareil. Oh ce n'est pas du tout parce qu'ils me manquent. Après tout, la seule chose que je regrette les concernant c'est de ne jamais avoir eu la chance de les revoir après que le monde soit devenu ce qu'il est. Simplement pour avoir le plaisir de les tuer de mes propres mains, de les voir agoniser lentement et payer pour tout le mal qu'ils nous ont fait. Qu'ils ont fait à Billie. Parce que dans le fond, je me fiche presque de ce qu'ils m'ont fait à moi. Elle est tellement plus importante à mes yeux.

Lorsque je m'assois à ses côtés, je fronce un peu les sourcils malgré moi quand je vois qu'elle semble lutter à cause de l'odeur du chocolat chaud que je viens de lui apporter. Quelle idiote. C'est sûr qu'avec des nausées, c'est pas forcément la meilleure idée du monde. J'aurais dû y penser. Mais si c'était moi la plus intelligente de nous deux, ça se saurait. Le mal qu'elle a à déglutir en prenant la tasse me fait grimacer mais je n'ai pas vraiment le temps de l'arrêter que déjà elle me remercie d'une manière presque solennelle avant de vider d'un trait le contenu du mug.

Alors qu'elle pose la tasse sur ses jambes couvertes par la couette, je viens délicatement poser ma main qui ne se trouvait pas dans ses cheveux sur sa main à elle. Avec douceur. Cette douceur qu'elle est la seule à connaître venant de moi. Celle d'un amour inconditionnel et plus fort que tout ce qui pourrait essayer de le briser.

Quand j'entends ses mots, je sors mes doigts de sa crinière de feu et lui mets une petite pichenette sur la joue. Comme je le fais toujours quand elle dit des bêtises. Dis pas ça. Tu sais bien, au fond de toi, qu'il n'y a nulle part d'autre où je voudrais être là tout de suite. Tu te souviens? C'est toi et moi contre tout le reste du monde. Comme depuis toujours. On est un tout, toi et moi. Mais alors que je dis ça, même si c'est profondément sincère, je sais qu'elle n'y croira certainement pas. Parce que c'est toujours comme ça, en général, pendant ce genre de crises.

Tu n'es pas "bonne à enfermer" comme tu dis. Et je t'interdis de dire ça. C'est toujours bon de faire un petit rappel parfois. Délicatement, je lui reprends la tasse et me relève pour aller la mettre dehors et ne plus lui imposer l'odeur qui a l'air de parfaitement la déranger. Je reviens immédiatement après me remettre à ses côtés, passant mon bras autour d'elle pour la prendre contre moi et l'étreindre.

Tes nausées m'inquiètent. Pourtant si t'avais mangé un truc qui passe pas, tu serais pas la seule à être malade. Y'a eu autre chose que ça? Je suis pas médecin. Loin de là même. Mais bon, je peux au moins essayer d'avoir un maximum d'infos avant d'aller voir Dustin pour lui demander son avis. Lui, il l'est. Et je veux pas qu'il harcèle ma soeur de questions alors que je peux peut-être les lui apporter moi-même.




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MessageSujet: Re: Everybody hurts...   Everybody hurts... EmptyMar 1 Sep 2020 - 1:52

Quand sa main vient se poser sur la mienne, j’ai qu’une envie et c’est de la serrer bien fort malgré le peu d’énergie que j’ai. J’le mérite pas, ce dévouement, cet amour… j’le mérite pas, mais je serre sa main comme je peux, parce que tout ce que je sais faire c’est prendre visiblement et je pourrai jamais lui redonner au centime ce qu’elle m’offre. J’la vois pas venir la pichenette, peut-être que si j’étais pas aussi fatiguée et lamentable, j’aurais pu tenter de l’éviter comme bien des fois avant, mais au fond, j’le méritais, j’devais la faire chier et c’était sa façon de me dire de la fermer. Elle était encore trop gentille en fait, essayant probablement de ne pas me brusquer au cas où je deviendrais dingue aller savoir pourquoi. Coincée dans un délire j’pourrais peut-être être dangereuse ? J’me le pardonnerais jamais, jamais, jamais, jamais, jamais.

Elle me réprimandait et les larmes montaient à mes yeux. J’voulais tellement la croire, j’suis certaine qu’elle se croyait elle-même, mais tôt ou tard, elle le verrait que j’étais qu’un poids mort, que je lui apportais que des ennuis. J’plaçais d’ailleurs une main sur mon oreille, parce que les paroles que j’entendais et qui ne venaient pas de ma sœur, me disaient de partir maintenant, de la libérer. Sauf que j’étais faible, j’étais une froussarde incapable de se voir sans ma jumelle même une seule journée. Il y avait du vrai dans ce qu’elle disait, avec elle, j’étais entière, mais elle… Sam avait pas besoin de moi, elle s’en sortirait mieux sans moi. Elle était forte, intelligente et vachement résiliente. Je l’admirais. Elle saurait toujours se débrouiller, tirer son épingle du jeu. Tandis que moi…

Les larmes coulaient silencieusement sur mes joues, mais j’acquiesçais quand même de la tête pour pas la blesser. Parce que mes parents avaient eu raison de dire que j’étais bonne pour l’asile en fait. Bon, parce qu’outre ça, leur histoire de punition divine, même à moitié foldingue j’y croyais pas, c’était dire… Visiblement j’avais fait un boulot de merde en essayant de cacher que le chocolat chaud m’avait donné la nausée, Sam se levait pour sortir la tasse dehors et moi je restais là, assise comme une idiote dans le lit au milieu des couvertures, à me tenir le bide parce que je le sentais déjà, mon estomac était pas d’accord avec ce que je le forçais à avaler… Trop riche sans doute, enfin j’présume parce que franchement ça m’a jamais fait ça avant.

Quand ma jumelle revient à côté de moi et me prend dans ses bras par contre, je perds toute résolution d’un coup et ma gorge qui m’en faisait mal libère finalement les sanglots que je retenais depuis trop longtemps. Je m’effondre contre elle, littéralement, comme une loque. Et je pleure. Pour changer. J’ose pas imaginer le spectacle que je donne là, elle doit probablement regretter de m’avoir prise dans ses bras, mais je veux pas les quitter, même si j’y suis pas si confortable… Ça me calme un peu aussi, j’me sens… pas confortable dans ma peau en fait. Enfin, plus que depuis le début de cette crise, mais j’ai pas le temps d’y réfléchir que Sam me pose quelques questions, parce que je l’inquiète. J’suis pas idiote. Je veux pas qu’elle s’inquiète pour moi. Vaut mieux que je sois sincère, comme ça Dustin pourra lui dire que j’ai un ptit virus de rien et que ça passera. Elle pourra arrêter de perdre son temps avec sa sœur inutile.

- Hmm… L’envie de mourir ? De se jeter en bas du premier viaduc en vue ? De se laisser crever de faim ? Ou de simplement partir une nuit pour libérer la personne que j’aime le plus au monde ? Ok non passons, on parle pas de ça exactement. Des nausées… Je… J’me raclais la gorge, j’étais déshydratée, j’avais pas trop parlé dans les derniers jours, juste pleuré, pissé et dégueulé. J’avais la voix rauque et faible, mais j’voulais lui répondre. J’imagine que puisque je suis malade, c’est normal que les odeurs m’affectent plus. J’me sens courbaturer aussi… enfin non c’est pas ça. Plutôt… j’sais pas. J’vais sans doute avoir mes règles. J’avais pas calculé, disons que c’était l’dernier truc auquel j’avais envie de penser là, tout de suite. Oui, parce que les hormones en pleine crise, c’était aussi un cadeau extra ! Tu vois l’genre où t’as mal à la poitrine et t’as une poussée d’acné. Enfin, j’ai jamais eu l’acné… Ouais ma gueule, j’parlais pour rien dire comme une pauvre conne. Bref, ça n’a rien à voir. Juste des nausées. C’est l’seul truc de diff cette fois.



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Sam H. Dean
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MessageSujet: Re: Everybody hurts...   Everybody hurts... EmptyMar 1 Sep 2020 - 9:10
Je me sens toujours tellement inutile dans ces moments là. Parce que l'expérience m'a appris que quoi que je fasse, quoi que je dise, les convictions martelées dans la tête de ma soeur par les voix qu'elle entend seront plus fortes. C'est frustrant, agaçant, blessant. Combien de fois est-ce que je me suis déjà demandée si je faisais les choses comme il faut? Après tout, c'est pas comme si j'avais la moindre légitimité à penser que ce que je fais est juste. Si seulement une fois, quelqu'un pouvait me confirmer que je suis pas totalement à côté de la plaque. J'imagine que ça me ferait du bien. De ne pas me dire que, peut-être, je fais encore plus de mal à ma soeur en réalité. Cette idée me terrifie et me tue. Tout ce que je veux, c'est l'aider. Qu'elle aille bien.

Alors, après avoir déposé la tasse de chocolat chaud à l'extérieur, je reviens auprès de ma jumelle et la prend dans mes bras. Elle ne tarde pas à s'effondrer totalement, sanglotant contre moi. L'entourant également de mon autre bras, je la garde contre moi en posant ma tête contre la sienne. Rien ne me brise le coeur plus que de la voir ainsi. Parce que oui, j'en ai un si jamais quelqu'un se posait la question. Je glisse mes doigts dans ses cheveux, tentant de l'apaiser alors que je la serre doucement contre moi. Calme toi ma belle... Je suis là et je partirai pas. Jamais, t'entends..? Je chuchote presque, dans le creux de son oreille, tout en fermant les yeux pour ravaler mes propres larmes. C'est comme ça. En général, il suffit que je la vois pleurer pour qu'immédiatement mes yeux s'embuent.

Après ma question concernant d'autres potentiels symptômes, je la laisse se reculer un peu pour qu'elle puisse quand même respirer un peu. L'étrangler c'est quand même pas le but. Je hoche légèrement la tête, ma main venant caresser sa joue tendrement pour essuyer les larmes qui venaient d'y couler, tout en l'écoutant parler. Les nausées, des soucis avec les odeurs ce qui peut se comprendre si on a l'estomac à l'envers. Des pseudo courbatures et... Quoi? Non... On a toujours eu nos règles exactement en même temps. Et je les ai eues la semaine dernière ou celle d'avant je sais plus. Je les avais terminées en tout cas au moment où j'ai revu Isha... Mais c'est pas le sujet! C'est pas normal qu'elle les ai pas encore eues.

Je me fige, perdue dans mes pensées, quand elle continue de me dire ce qu'elle a même si c'est confus. En soit, tout ce qu'elle dit pourrait être dû à ses menstruations qui doivent arriver... Sauf les nausées. Le problème c'est que ça me rappelle des souvenirs. Lointains, certes, mais je crois que j'oublierai jamais ça. Une "mère" n'oublie pas. Mais c'est pas... C'est pas possible... C'est sûrement pas ça, si? D'un autre côté... On a un peu perdu l'habitude, avec le temps, de penser au b.a-ba des parties de jambes en l'air: la protection.

Est-ce que j'ai envie de lui parler de ma théorie? J'ai peur que ça n'empire encore son état. Mais je ne peux pas non plus me taire. Faire l'autruche, ça servira à rien. Alors je me racle la gorge à mon tour et me mords l'intérieur de la joue en réfléchissant à la meilleure manière d'aborder le sujet. Dis... Tu te souviens, quand on était au lycée? Je tente de parler d'une voix relativement détachée, même si sa future réaction me stresse forcément. Elle peut être si imprévisible pendant ses crises. Alors doucement, je viens également prendre ses mains dans les miennes, caressant sa peau du bout de mes doigts lentement. Histoire de garder son attention, de continuer de lui montrer que je suis là pour la soutenir, mais aussi pour être sûre qu'elle ne puisse rien faire d'imprévisible avec ses mains.

"L'accident", ou le péché de chair comme disaient les parents, avec Dwight. Tu t'en souviens? On va essayer ça comme ça. De toute façon, j'en sais rien et je me trompe sûrement. Mais... Je préfère quand même tenter ma chance et voir ce qu'il se passe. J'espère pour elle que je me trompe. Parce que je la connais. Et je connais aussi son avis sur ce genre de choses.




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MessageSujet: Re: Everybody hurts...   Everybody hurts... EmptyDim 6 Sep 2020 - 16:10

Voilà, juste des nausées. J’avais surement chopé un truc c’est tout, même Sam en faisait pas tout un plat. Elle avait probablement pas envie en fait. Ça devait la soulager même, de se dire que c’était mineur… Comme ça elle avait pas à s’inquiéter de me retrouver crevée dans notre wagon, elle allait pouvoir me planter là et aller s’amuser. Ou alors, elle était peut-être déçue que j’ai rien de grave… Que ça allait pas la débarrasser d’moi.

Là elle me parle du lycée. Je sais pas trop où elle veut en venir. J’me souviens oui, la majorité du lycée j’allais bien, j’avais pas encore ma maladie. J’étais pas encore un poids mort… J’sens les mains de Sam qui viennent serrer les miennes avec douceur et ça m’fait monter des larmes aux yeux. J’ai tellement de chance de l’avoir et j’pourrai jamais lui rendre quoi que ce soit en échange.

J’essaie de me concentrer sur ce qu’elle dit. D’oublier un peu la cacophonie dans ma tête, dans mon esprit en bordel. Elle me parle de nos parents et puis de Dwight. Je… pendant de longues secondes, j’suis perdue… pourquoi elle me parle de ce type ? Faut croire qu’il me reste quelques neurones parce que je connecte doucement les points mentalement. Dwight, le père de mon neveu qu’on a jamais connu. Ma sœur qui était enceinte. Elle est enceinte là ? Non, on parle de moi et de ma nausée… De…

Mon regard coule vers mon estomac. Je jure qu’à un moment j’peux le voir au travers de mes vêtements, au travers de ma peau… Ce parasite. J’me mets à trembler sans trop le vouloir. La nervosité ? Le choc ? La colère ? J’veux pas y croire. Non. Sauf que j’suis pas complètement idiote. J’ai pas eu mes règles et même si j’ai pas calculé, je sais… J’ai des symptômes qui ne trompent pas non plus. Des symptômes que j’ai jamais eu avant avant, pendant ou après mes règles, des symptômes qui collent un peu trop avec ce que ma sœur suggère sans le dire. Je le sens, j’suis en train de perdre la tête. C’est difficile à expliquer, mais j’ai l’impression que je perds un peu les commandes, que je laisse les voix résonner un peu plus fort dans mon crâne que…

- Non… non, non, non, non, non. Non. Non.

J’retire mes mains de celles de ma sœur et j’les plaque contre ma tête. J’m’entends plus penser. J’ai l’impression d’avoir le cerveau engourdi, que je suis pas seule là-dedans. Les larmes se remettent évidemment à couler sur mes joues. Je… j’peux pas être enceinte. Pas dans ce monde, pas maintenant, pas avec ma maladie. Les sanglots viennent se joindre aux larmes et je tremble toujours comme une feuille. Les voix dans ma tête me susurrent des trucs horribles. Faut que je me jette en bas d’un immeuble, faut que j’me découpe le bide, faut que je serve à quelque chose et que je me donne à bouffer à des morts… J’en peux plus. De tout ce bruit. De ce que j’suis. De ce que j’ai là, en moi.

J’me relève d’un bond, mais j’suis tellement faible qu’il faut que je trouve le mur pour pas m’éclater la gueule par terre.

- Non… J’peux pas... non… Ma voix se noie dans mes sanglots.

J’essaie de prendre de grandes inspirations pour me calmer, mais j’y vois plus clair, le décor autour de moi est flou, j’suis complètement terrorisée. Alors, j’me décide à faire les cent pas. Peut-être que ça va m’aider à reprendre le contrôle, parce que là, j’sens que je pars à vrille, mais méchamment. Est-ce que Sam est toujours là, j’sais même pas. Y a que moi, les voix et le truc dans mon utérus qui me susurre que j’vais être une mère horrible, la pire.

J’pose mes mains sur mes oreilles, j’veux plus les entendre, j’veux juste penser un peu là, reprendre le contrôle, mais les voix veulent pas. Les voix me disent qu’il faut que j’en finisse avant qu’il soit trop tard. Je relève le regard, toujours en faisant les cent pas et je m’arrête d’un coup. Ma vision brouillée par les larmes s’est arrêtée sur notre petite coiffeuse un peu plus loin dans le wagon. Et j’peux les voir d’ici. On s’en sert quand on rentre de faire du shopping pour couper les étiquettes et tout. ON s’en sert quand on a besoin de découper des trucs. Une grosse paire de ciseaux métallique bien pointue. Les voix me le disent. Me l’ordonne. Le plus beau cadeau à faire à ce bébé, c’est de l’empêcher de naitre. Oui, elles ont raison.

Je m’élance d’un coup, sans crier gare, et je fonce vers la coiffeuse, lâchant pas les ciseaux de mes yeux rougis. Mes doigts se referment sur le métal froid et sans même hésiter, j’les lève dans les airs, prête à poignarder mon ventre.



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