The Walking Dead RPG

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- Shit happens /-18\ -
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Chris Edison
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Chris Edison
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MessageSujet: Re: Shit happens /-18\   Shit happens /-18\ - Page 2 EmptyJeu 20 Aoû 2020 - 2:23
Shit Happens.
A la sortie d'une défaite.

Et maintenant ?
Il y a ces deux secondes qui durent une éternité. Deux secondes durant lesquelles j'ose pas bouger, et où il ne fait pas un mouvement lui non plus. Je le vois fermer les yeux, comme un battement de cils qui lui aussi, s'étire dans le temps. Je ne pense plus, durant ces deux secondes. Ce n'est plus mon cerveau qui fonctionne mais mes sens qui ont pris le relais. Le contact des ses lèvres. Son odeur que je n'ai jamais pris le temps de respirer. Il a le goût de cet alcool infâme, qui se mélange à celui du sang. C'est amer, âpre, métallique. Et j'arrive pas à trouver ça dégueu pour autant.

Et ensuite ?
Juste après, le temps reprend brusquement son cours. Aamir recule brutalement. Il n'a pas besoin de me repousser pour que j'en fasse autant, venant percuter le mur dans un geignement qui s'étouffe entre mes dents serrées. Qu'est-ce que j'ai fait ? Putain, qu'est-ce que j'ai fait ?
Je devine à ses gestes, à ses muscles qui se crispent d'un coup qu'il a profondément envie de me frapper, mais je reste figé à fixer un point sur son torse, attendant les coups qui ne viennent pas. Alors je relève les yeux pour lire toute la haine qui pulse dans les siens.
Comment j'ai pu être aussi con ? Au moment où il se redresse, j'essaye de bafouiller un truc. Faut que je lui dise que c'était débile, que c'était juste pour déconner, que c'était l'alcool ! N'importe quoi qui puisse..

- Mec, j-j'suis dé-.. Son hurlement me coupe en plein élan. Qu'est-ce qui va pas chez moi. Je sais pas. Pardon. Putain, j'suis une merde. Je remonte mes genoux devant moi, comme si ça pouvait me protéger de toute la colère et la rage qu'il dégage. Je sais que c'est illusoire, c'est comme ça et ça l'a toujours été : Je prends en pleine gueule les émotions des autres. J'ai l'impression de les sentir brûler dans mon bide.
Qu'est-ce qui va pas chez moi ? J'suis un monstre, une bête de foire, un pd. C'est ça qui va pas chez moi ?
J'ai une nausée qui me vient d'un coup, je me passe la main sur le visage et je continue de fixer mon matelas pendant que l'indien tourne dans la chambre.

Je voudrais m'excuser encore mais j'arrive pas à cracher un mot. En fait j'ai l'impression de manquer d'air, et d'avoir la tête qui se met à tourner. Ça se comprime dans mon torse, dans une sensation que je reconnais que trop bien : je suis à deux doigts de faire une crise d'angoisse. Parce que je viens de tout foutre en l'air, parce que fallait qu'on en arrive là pour que je réalise que ce mec me plait vraiment. Parce qu'il me hait.
Parce que je suis une erreur de la nature.

Je mets une seconde à réaliser qu'il a arrêté de bouger et qu'il me fixe. Je veux pas le regarder. J'ai trop honte. J'articule une nouvelle excuse à peine audible, et quand finalement je relève les yeux, je le regrette amèrement en voyant son visage déformé par cette rage que j'ai créée. J'ai l'impression qu'il n'y a pas que ça, comme s'il était perdu, en plus d'être en colère, mais j'en suis pas sur. En fait c'est même certainement moi qui pars encore en couille. La nausée monte encore.
La porte claque.
La nausée gagne. Je me plie douloureusement et attrape à la va-vite le seau qui me sert de poubelle pour y gerber l'alcool que j'ai pas encore digéré. Les hauts-le-cœur s’enchaînent jusqu'à ce que je vomisse du rien avant de décider de se calmer. Et là c'est les émotions, les miennes cette fois, qui prennent le relais. Les insultes fusent en boucle entre mes oreilles. J'ai l'impression d'être à nouveau cet ado mal foutu qui trouve pas sa place dans le monde réel, et ça me donne une foutue envie de chialer. La petite voix de la raison a beau essayer de me faire relativiser, je sais qu'à ce moment précis, j'en suis incapable.
Et je suis seul comme le dernier des abrutis, tétanisé dans ma piaule miteuse.


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Aamir Rahis
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MessageSujet: Re: Shit happens /-18\   Shit happens /-18\ - Page 2 EmptyJeu 20 Aoû 2020 - 18:51
Shit happens
Chris & Aamir
  Aucune image ne serait assez évocatrice pour décrire ce qu'il se passait actuellement dans la tête d'Aamir. Il ignorait même que c'était possible de ressentir autant d'émotions, autant de contradictions à la fois en un seul homme. Tout se bousculait en lui mais ce fût la haine qui avait pris le dessus. Elle tambourinait dans son crâne, dans ses oreilles bourdonnantes. Il n'entendait même pas ce que Chris essayait de bafouiller gauchement. Il n'entendait rien, que les échos de ses propres hurlements.  Il s'était contenu comme il avait pu et il était certain qu'il n'aurait pas hésité un seul instant à éclater son poing dans la mâchoire face à un autre homme. Mais il ne pouvait se résoudre à blesser un homme déjà amoché, il ne pouvait se résoudre à blesser Chris, tout simplement. Cet homme, recroquevillé sur lui-même, ne méritait pas tant de violence, tant de haine. Son seul crime avait été de rencontrer ses lèvres. Plus encore, son réel crime avait été de réveiller quelque chose en Aamir.

En proie à ce trop plein de ressentiments, Aamir avait pris la décision de partir presque aussi violemment qu'il s'était reculé. En réalité, il ne l'admettait pas, il n'était pas seulement parti; il avait fui. Comme un lâche refusant de faire face à quelque chose. Quelque chose d'inconnu, quelque chose d'inédit. La fuite était sa seule option. Pour ne pas lui faire mal, pour ne pas se faire mal. Et pourtant, à l'intérieur de lui, il avait mal. Ça cognait dans sa poitrine, comme si un trou béant était entrain d'apparaître. Ce trou béant que personne ne pourrait panser. Sauf peut-être... Non. Non, ce n'était pas possible. putain mais qu'est-ce qu'il t'arrive mec, reprends toi songeait-il intérieurement. Ce n'était pas normal de se mettre dans des états pareils.

Il était sorti, sans savoir où aller. Ses pieds faisaient le travail que son cerveau et ses yeux refusaient. C'était à peine s'il arrivait à reconnaître ce qui l'entourait tant ses pensées étaient happées par ce qui venait de se produire. Il s'était retrouvé dans l'un des couloirs sombres. Sombre, noir, comme ses pensées. Ce n'était pas normal se répétait-il. Qu'est-ce qui avait poussé Chris à faire ça ? Aamir en était-il le responsable ? Ne l'avait-il pas cherché? Et pourquoi ce goût refusait de quitter sa bouche, malgré l'alcool ? Pourquoi s'accrochait-il à ça ? Cette simple pensée qu'il combattait fit à nouveau monter en lui cette aigreur, dirigée pleinement contre lui-même à présent. Il se haïssait de ne serait-ce qu'oser penser ça. Alors, dans un nouvel excès de colère, son poing vint s'abattre sur le mur voisin, accompagné de plusieurs insultes dans sa langue natale. Ses phalanges s'écorchèrent légèrement mais il avait comme le besoin de se faire mal. Comme pour se punir de ses pensées que sa mère aurait qualifié d'impures.

Il finit par se laisser tomber sur les fesses, longeant le mur. Il vint enfouir son visage dans ses mains, tâchant d'éclaircir ce qu'il ressentait et surtout pourquoi il le ressentait. Jamais au cours de sa vie Aamir ne s'était posé ce genre de question, cela ne lui avait même jamais traversé l'esprit. Il ne ressemblait plus à l'homme qu'il avait été autrefois. Jamais il n'avait ressenti tant de haine, tant de dégoût et pourtant... Jamais il n'avait été aussi curieux. Jamais il n'avait été aussi avide de quelque chose qu'il ne connaissait pas. Alors, il se redressa et se remit à marcher. Cette fois-ci, c'était comme si son âme profondément enfouie contrôlait ses pas. À nouveau, il entendait comme des voix dans sa tête de battre entre elles. L'une lui disait de se ressaisir, l'autre lui disait de continuer.

L'indien ignorait combien de temps s'était écoulé depuis qu'il avait claqué cette porte. Seulement quelques minutes ? Ou plus ? Il ne saurait dire. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il était à présent devant cette même porte avec cette impression d'être hors de son corps, de se regarder faire. Il n'était pas trop tard pour faire demi-tour. Mais, comme poussé par une force inconnue, sa main se posa sur la poignée et, quelques millièmes de secondes plus tard, l'ancien chauffeur se retrouva à nouveau dans cette chambre. Il balaya la pièce du regard, tachant tant bien que mal de ne pas croiser le regard de Chris, qui était resté telle une âme en peine sur son matelas.

Sa main vint presque machinalement fermer le verrou de fortune. Aamir se retourna, hésita un instant, prenant une profonde inspiration. C'est à ce moment là que ses yeux se posèrent sur le regard du tatoueur. À la fois haineux, désireux et désolé; il le suppliait presque du regard de ne rien dire. Il ne supporterait pas de parler, il voulait seulement... Vérifier.  Sans le quitter du regard, Aamir s'avança comme férocement vers Chris. Il avait toujours cette envie de le frapper mais quelque chose d'autre pris le dessus. Il était presque à la hauteur de cet homme mais il ne savait toujours pas ce qu'il allait faire.

Plus qu'un mètre... Il s'abaissa de façon bien trop abrupte et se cala directement face à Chris. Sans lui laisser le temps de réagir, bien trop rapide pour ne pas changer d'avis, il attrapa de sa main droite la mâchoire de Chris, sans tact aucun, comme pour le forcer à lui faire face. Ses yeux scannèrent son visage, sans aucune vergogne et à mesure que son regard descendait, sa poigne se reserrait. Il finit par poser son regard sur la bouche de Chris. L'avidité lui incendiait la gorge, il avait la bouche comme brûlée d'un désir incompréhensible et indomptable. Il approcha son visage, lentement. Puis il se stoppa, à seulement quelques millimètres. Son front touchait celui de Chris, s'appuyait sur celui de Chris.

- Pas un mot. À personne. lâcha-t-il sèchement.

Il avait honte mais il voulait savoir. Alors, cette fois, ce fût Aamir qui brisa cette frontière invisible qui les séparait. Il scella ses lèvres à celles de cet homme.  Pulsé par ce désir qu'il voulait refouler mais qui montait en lui, son baiser fût au départ timide puis, plus insistant. Sa main quitta la mâchoire du jeune homme pour se placer sur sa nuque. Il était sur le point de s'abandonner jusqu'à ce qu'un éclair intérieur ne le frappe à nouveau. Il s'arracha, presque à contre cœur, des lèvres de Chris. Il restait cependant proche, reproduisant le positionnement de son front contre le sien, avant de ne reculer légèrement, scrutant maintenant la réaction de Chris.


           
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Chris Edison
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MessageSujet: Re: Shit happens /-18\   Shit happens /-18\ - Page 2 EmptyLun 24 Aoû 2020 - 1:56
Shit Happens.
A la sortie d'une défaite.

Relativise. Relative. T'es vraiment en train de chialer parce qu'un mec vient t'envoyer chier ? Tu l'emmerdes, putain ! Y'a des cadavres ambulants dehors et tu fais ta pleureuse !
Il fallait que je prenne du recul. Que j'arrive à tout remettre dans l'ordre, dans son contexte, à sa place. Il fallait que je fasse le tri dans les voix, les cris, les contradictions qui bourdonnaient dans ma tête. Pas le genre de petit bourdonnement agaçant, non. Le genre où un essaim entier de frelons s'en prend à ton cerveau avec la manifeste volonté de le réduire en bouillie.
Alors j'essayais. J'essayais vraiment. Je ne devais pas m'apitoyer sur mon sort, c'était stupide, inutile, et bordel je le méritais même pas ! J'étais un raté, un alien dans un monde que je ne comprenais pas, qui me comprenait pas non plus, et puis merde, même moi je me comprenais pas ! A quel moment j'avais pu penser qu'Aamir..

Ma tête bascula brusquement en arrière pour s'écraser contre le mur. Ça faisait mal, et je cherchais cette douleur salvatrice qui pendant quelques secondes, voire quelques minutes quand on s'y prend bien, te fait oublier que c'est dans la tête, que t'as le plus mal.
Un mal de crâne irradia aussitôt, de l'occiput vers le front, venant s'ajouter à mes blessures du jour et à ma nausée qui n'était pas réellement passée, l'augmentant même. Même là j'étais nul, sans déconner ?
Mon regard se posa sur mes bras, striés de lignes blanchies par le temps, à peines boursouflées, des souvenirs gravés de mes pires moments d'adolescent. Sauf que ce n'était pas juste "une crise d'adolescence", c'est moi. Juste moi. Je repensai brièvement à ma mère, de bonne volonté mais qui elle non plus n'arrivait pas à me cerner. Son regard quand elle me voyait rentrer avec des bleus, ses tentatives de me rendre "comme tout le monde". Elle ne pensait pas à mal, elle espérait juste que ça me rende plus heureux. Plus simple. Que ça déferait les nœuds de mon cerveau atypique. "Réfléchis moins, les cons resteront cons mon ange".
Je sais maman, les cons resteront cons même si j'me torture la tête pour eux, mais j'arrive pas à faire autrement.

Mon regard s'échappa vers la petite cage du furet, réveillé par les éclats de voix et le claquement de porte. Il était encore un peu trop sauvage pour que je le laisse sortir de sa cage librement, au risque qu'il tente de se barrer. Je l'apprivoisais progressivement, et là son regard en billes noires me fixait d'incompréhension.  Désolé Vendredi... J'vais avoir du mal à t'expliquer, cette fois. Je lui offris un sourire triste, sans avoir la force de m'approcher de lui. J'avais trop mal. Dedans, dehors, ma carcasse refusait de faire un geste hors de mon matelas.
Alors je sais pas, combien de temps je restai là, à fixer le vide et cette porte.
Cette porte qui se rouvrit. Sans prévenir. Sans que je m'y attende.Genre.. vraiment. J'avais pas le moindre espoir qu'elle se rouvre, et encore moins qu'Aamir la franchisse, refermant le verrou derrière lui.

Son regard n'avait pas réellement changé. J'y lisais toujours la même haine, et ce même air perdu. Je n'étais pas sur du but de son retour. Me casser la gueule ? Me dire calmement ou pas calmement que c'était pas possible ? Son regard me supplia de ne rien dire, et mes lèvres restèrent sagement closes. Il était revenu. Il était l'animal sauvage que j'avais approché trop vite, mais qui revenait tâter le terrain, alors je n'osais plus un geste par peur de le faire fuir à nouveau. Mais tout le monde sait qu'un animal blessé est dangereux, et celui-là, je l'avais blessé au coeur, à l'ego.
Je serrai les poings sans me protéger pour autant. Je méritais amplement les coups qu'il allait me donner, et je ne cherchai même pas à les voir venir, les yeux baissés sur le matelas. Ce fut sa présence toute proche, et surtout la main qui vint s'agripper à ma mâchoire douloureuse qui m'obligèrent à lever le regard vers lui, dans un grondement étouffé de douleur. Pourtant là encore, je ne fis pas un geste pour me défaire de sa main. C'est tout juste si je montai une main pour la poser sur son bras, et m'y accrocher. Il me détailla, de haut en bas, accentuant sa poigne et la douleur qui irradiait dans tout le bas de mon visage quand ses yeux s'accrochèrent à mes lèvres. Qu'est-ce qu'il avait en tête ? Qu'est-ce que..?

Son visage approcha, à l'instar du mien quelques temps plus tôt. A quoi est-ce qu'il jouait ?! Je sentis mon ventre s'embraser brutalement, sans prévenir, lorsque son front toucha le mien. Je sentais sa chaleur. Son souffle.
Les quelques mots qu'il cracha auraient dû me faire mal, mais en fait non.. Entre espoir et incertitude, je me contentai d'acquiescer, sans savoir sortir un mot. Et la seconde d'après, c'était lui qui venait coller ses lippes aux miennes. Je fermai à peine les yeux. C'était la première fois. La toute première fois, qu'un baiser me faisait cet effet. Pas juste physique. Mais aussi un effet dans le fond de mon âme, de mes pensées.
Le baiser hésitant se fit plus fort, plus désireux, et j'y répondis avec une ardeur égale, peut-être même plus vive. Un peu trop vive sans doute, puisqu'il s'y arracha, juste quand j'osais poser ma main sur son épaule. Ceci étant la pause était bienvenue. J'avais le souffle un peu court, les idées en vrac, le coeur serré et malmené par trop d'ascenseur émotionnel.

- T'es un sale con.. Que je lui murmurai d'une voix rauque. Et sans attendre de réponse, c'est moi qui vint me coller à lui cette fois, lèvres à lèvres que je goûtai, dégustai, appréhendai de mon mieux. Je sentais que cette fois c'était différent, sans savoir l'expliquer pour autant. A mon tour, je crochetai sa nuque et l'attirai contre moi, prolongeant le baiser. Il avait fait le choix de revenir, cette fois je ne le laisserai plus partir. Sous aucun prétexte.
Je le voulais pour moi, maintenant.

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Aamir Rahis
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MessageSujet: Re: Shit happens /-18\   Shit happens /-18\ - Page 2 EmptyLun 24 Aoû 2020 - 21:32
Shit happens
Chris & Aamir
 

Était-ce son cerveau ou son cœur qui exploserait en premier ? C'était la question qui tournait en boucle dans sa tête; sans savoir y répondre. Aamir était comme en ébullition de l'intérieur. C'était à la fois douloureux et plaisant, incontrôlable mais tellement alléchant. C'était son cœur qui lâcherait en dernier, c'était toujours le cœur qui lâchait en dernier. Il en était persuadé maintenant. Jusqu'à... Jusqu'à ce qu'il ne cède à cette tentation irrésistible. Cette soif qui lui brûlait la gorge, cette soif qu'il devait absolument étancher pour éteindre ce brasier qui le consumait. Ce feu qui, n'importe ce qu'il ferait, aurait raison de lui. Ce feu dont Chris était à la fois le responsable et la solution. Le bourreau inconscient de tous ses maux.


Aamir avait à son tour lié ses lèvres à celles de Chris. Il avait fait ce qui lui semblait impensable et maintenant, ce n'était plus son cerveau ni son cœur qui l'inquiétait mais bien son ventre. C'était lui qui exploserait en premier.  Parce que ce baiser était telle une fougue qui le frappait en plein visage mais qu'il n'arrivait pas à contrôler. Parce que Chris lui rendait ardemment son baiser, parce qu'il sentait la chaleur de son souffle, la tension qui émanait de son corps comme du sien. Son odeur aussi, le frappa comme une masse. Il n'y avait jamais réellement prêté attention, jusqu'à aujourd'hui. Dans le bas de son ventre, c'était la panique. Cette sensation qu'il ne connaissait que trop bien, ce sentiment d'échauffement qui pouvait très vite déraper à l'excitation. Alors, Aamir s'arracha presque malgré lui aux lèvres du tatoueur.


L'indien scruta le visage de Chris, comme s'il le découvrait pour la première fois. Ses yeux vairons trahissaient des larmes passées, son souffle haletant était presque calé sur le sien. Ça martelait encore dans tout le corps d'Aamir alors qu'un court silence s'installa. Aussi court que mal venu pour le trentenaire. Vite, il fallait que l'un d'eux ne dise ou ne fasse quelque chose, faute de quoi Aamir risquait encore de fuir. Il devait déconnecter son cerveau pour ne pas penser à ce qu'il était entrain de faire. Par chance, comme s'il le savait, Chris vint rompre ce silence. Sa voix, plus rauque qu'à l'habitué, sonnait encore plus intense aux oreilles d'Aamir. Il eut à peine le temps de sourire en coin en le dévorant du regard qu'il retrouva la bouche de Chris. Ce dernier avait raison, Aamir était un sale con. Un sale con qui refusait d'admettre ce qui était pourtant évident. Un sale con qui partirait sans un mot. Un sale con qui demain, n'assumerait rien. Un sale con qui avait envie de lui faire du mal, un sale con qui avait envie de lui faire du bien. Autant de mal que de bien, comme ce qu'il ressentait lorsqu'il était accroché aux lèvres de Chris.

Cette hargne qui se mélangeait à l'incendie qui brûlait encore à lui, qui s'étendait dans tout son corps. L'avidité, plus forte que tout celle qu'il n'avait jamais ressenti auparavant. Ce désir ardent qui, même s'il le voulait, ne pouvait plus l'ignorer tant il avait pris possession de lui. La main de Chris dans sa nuque, sa peau dans son cou, frôlant la racine de ses cheveux lui provoqua un frisson qui lui parcourut l'échine puis tout son corps, redressant ses poils. La pression du corps de Chris contre le sien ne faisait qu'accroître ses ardeurs. Sa langue se fraya un chemin dans la bouche de Chris, la découvrant avec passion, dansant avec celle du tatoueur. Aamir n'était plus réellement lui-même. Il était réduit à un être incontrôlable, esclave de ses désirs interdits, bestial et affamé. Il avait faim et la seule personne qui semblait pouvoir le rassasier était accrochée à lui. Alors il laissa aller son corps sur celui de Chris, le forçant à s'allonger sous son propre corps. Aamir se retenait d'un bras, tâchant de ne pas s'écraser de tout son poid sur le torse meurtri de son nouvel amant.

Ses lèvres quittèrent douloureusement celles de Chris dans un grognement sourd pour se balader sur son visage, puis vers son oreille qu'il vint mordiller avant de ne descendre vers son cou. Mi baiser, mi morsure; c'était comme s'il voulait goûter chaque parcelle de son corps. Seuls les vêtements du tatoueur faisaient maintenant barrière à son appétit. Sa main tentait à son tour de se frayer un chemin sous le t-shirt de Chris, effleurant sa peau du bout des doigts. Soudain, il se rappela de la discussion qu'ils avaient eu lors d'une de leur mission. La voix de Chris résonnait en lui "Personne, personne, genre personne". Il s'arrêta un instant, plongeant son regard dans celui d'Edison. Cherchant son approbation parce que lui, il commençait presque à se sentir à l'étroit dans son caleçon et c'était bien trop bizarre pour lui qu'un homme ne le mette dans cet état.


           
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MessageSujet: Re: Shit happens /-18\   Shit happens /-18\ - Page 2 EmptySam 29 Aoû 2020 - 3:13
Shit Happens.
A la sortie d'une défaite.

Un sale con. Ouais, c'est tout ce que j'avais trouvé à lui dire. Et en même temps.. je le pensais.
C'était un sale con d'avoir réagi comme ça. Cette haine qu'il avait dans le regard avant de se barrer. Il savait. Je m'étais jamais caché de mon homosexualité, et ça l'avait jamais dérangé.. tant que ça le concernait pas. C'était un sale con de m'avoir regardé avec ce dégoût, comme si j'étais une putain d'erreur de la nature. Contagieuse, au demeurant.

Et puis c'était un sale con parce qu'avec ces simples mots crachés entre nous avant de m'embrasser, je savais ce qui m'attendait. Que demain il ne m'adresserait pas un regard, qu'il allait effacer tout ce qui se passerait dans cette piaule... parce qu'embrasser un mec, le trouver attirant, c'était tabou. Crade, interdit, anormal. Et si j'étais celui qui lui faisait transgresser l'interdit, n'empêche qu'il ne voulait pas que ça se sache.. Parce qu'il avait honte de moi.
Alors oui, c'était un sale con.

Pour toutes ces raisons, j'aurais pu le repousser.. Garder ma dignité, lui en coller une dans la gueule -ça aurait pas été la première après tout- et le foutre hors de ma chambre en lui rappelant que j'étais pas une pute à baiser en secret. J'aurais le faire.... Mais je l'avais pas fait.
A la place, j'avais crocheté sa nuque d'une main et accroché son t-shirt de l'autre, le retenant pour l'empêcher de fuir encore une fois. Et alors que je venais à nouveau m'emparer de ses lèvres, j'essayai de me souvenir de quoi que ce soit que Bill ou Zola aient pu me dire sur le sujet. La seule chose qui me revint, c'était l'anglais me disant quelque chose comme "c'est pas au moment où t'as des papillons dans le ventre que t'as la tête le plus clair.". On était plus sur un début d'embrasement que sur du papillon, mais il avait raison : j'étais tout bonnement incapable de réfléchir convenablement.
Tout ce que je savais, c'était que j'avais dû sacrément me voiler la face pour pas faire ça plus tôt. Que je pouvais rester là à lui bouffer les lèvres pour le reste de la nuit, sous réserve que mon cœur ne me lâche pas avant à force de palpiter n'importe comment. Et que ce n'étais pas juste physique. Mon attirance pour lui allait au-delà de ça.

Malgré toutes ses réticences initiales, Aamir prit les choses en main. Je le sentais presque trembler contre moi, nerveux, hargneux, toujours à mi-chemin de la haine et de la passion. Et son empressement ne faisait qu’accroître le feu qui couvait dans mon ventre. Sa langue s'imposa entre mes lèvres, cherchant sa jumelle que je lui offris sans une hésitation, mêlant d'avantage encore nos souffles brûlants.
Sans pouvoir l'expliquer, je pouvais sentir l'urgence de l'instant, pour lui comme pour moi. L'urgence de se toucher, de s'accrocher, de se découvrir. Quelque chose de brut, d'impérieux... et j'aurais presque eu du mal à reconnaître le calme et inébranlable Indien dans cet homme qui me repoussait pour me surplomber. Malgré sa volonté de ne pas m'écraser d'avantage, le seul fait de bouger pour tomber sur le dos m'arracha un grognement. Mais si c'était le prix à payer.. autant dire que j'allais le payer sans me poser de question.

Baisers et morsures s'arrachèrent à mes lèvres pour se répandre sur ma joue, ma mâchoire, mon oreille, mon cou. Et ma bouche orpheline de chercher à se raccrocher elle aussi, sur une épaule puis au bras du chauffeur dans lequel j'enfonçais un peu plus mes dents, mis à mal par ces caresses que je découvrais pour la première fois.
A ce jeu-là, tout prétendu hétéro soit-il, il avait des années d'expérience d'avance sur moi, sans le moindre doute. Et j'étais incapable de cacher les frissons qu'il m'arrachait, mes gestes instinctifs pour me coller à lui.
Alors que ses mains tentaient de s'éclipser sous mes fringues, il y eu un vide. Un vide et son regard qui me fixait, presque incertain.
Vraiment ? C'est maintenant qu'il se préoccupait de savoir s'il avait mon approbation ? Devant l'absurdité de la questions muette, je me penchai à peine et crochetai son t-shirt pour le lui ôter précipitamment. Tout allait vite et je n'avais pas le temps de me poser de question.. c'était certainement mieux ainsi. Mes doigts montèrent pour parcourir sa peau chaude....

Je n'avais pas la moindre idée d'où ce jeu allait nous mener, et ça ne m'inquiétait pas réellement.


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Aamir Rahis
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MessageSujet: Re: Shit happens /-18\   Shit happens /-18\ - Page 2 EmptyDim 30 Aoû 2020 - 21:08
Shit happens
Chris & Aamir
 

Ça lui prenait les tripes, ça lui retournait le ventre. Son corps entier manifestait son désir, son besoin. Son cœur, lui aussi, semblait avoir du mal à fonctionner normalement. Il battait tellement vite, là, dans sa poitrine qu’il avait cette impression qu’il pouvait exploser à tout moment. Une explosion, c’est bien ce qu’il se passait à l’intérieur de lui à ce moment là. Une explosion d’incompréhension. Une explosion d’agressivité. Une explosion d’ardeur. Aamir était comme prisonnier de ses envies et dans chaque geste, chaque respiration, chaque bruit que faisait Chris ; il y voyait de la provocation. Même son grognement de douleur, qui résonna dans ses oreilles, sonnait comme un appel. Un appel à la bestialité. Parce que c’était comme ça qu’il se sentait. Une bête, incapable de résister à ses pulsions qu’il avait sans doute enfoui. Une bête excitée par le bruit de la douleur mêlée au plaisir. C’était tout ce qu’il méritait après tout. De souffrir un peu. Parce qu’à l’heure qu’il était, dans la tête d’Aamir, l’homme qu’il surplombait était l’unique fautif de la bataille qui avait lieu dans son fort intérieur. Il était bien trop borné pour admettre que c’était ce qu’il voulait réellement lui aussi. Pas que ce soir. Avant et après. Alors oui, Chris méritait d’endurer cette petite souffrance. Cette délicieuse souffrance, comme celle de ses dents enfoncées dans sa peau. Allongé sur le corps de Chris, Aamir voyait la douleur, il voyait le plaisir.

Il eut rapidement une réponse à sa question silencieuse lorsque les mains de Chris s’agrippèrent à son t-shirt pour le lui ôter. Aamir haussa les sourcils, un sourire vicieux aux lèvres.  Il avait cette impression d’être comme un flingue chargé, prêt à tirer. Et les doigts du tatoueur qui découvraient sa peau n’étaient autres que le doigt qui appuyait sur la détente. Et ces mains sur son torse lui arrachèrent un nouveau frisson, plus intense encore que le premier. Il n’y aurait plus de retour en arrière possible à présent, parce que quelque chose venait de se réveiller, de s’enflammer.  Quelque chose qu’il ne pouvait plus contenir, plus maintenant. À son tour, Aamir enleva le t-shirt de l’homme un peu trop habillé à son goût et colla son corps un peu plus fort sur le sien. Parce qu’il avait comme ce besoin de sentir sa peau contre la sienne,  de savourer cette chaleur brute qui émanait de leurs deux corps. Plus rien maintenant ne faisait obstacle à ses caresses alors une de ses mains découvrait à son tour le torse de Chris, effleurant ses muscles, caressant sa peau. Il découvrait tout bonnement le corps d’un homme. Il s’attarda sur ses pectoraux avant de glisser ses doigts vers le bas de son ventre. À ce moment, il se rendit compte que les lèvres de Chris lui manquaient. Quittant alors sous cou pour retrouver la bouche de Chris, ses baisers étaient de plus en plus pressants. Sa main libre vint se glisser dans les cheveux du tatoueur, qu’il ne put s’empêcher d’empoigner et de tirer.

Son souffle était court mais Aamir ne pouvait plus se contenter de baisers et de caresses sur le haut de son corps. Sa main descendit alors encore un peu plus bas sur le ventre de Chris, jusqu’à rencontrer le bouton de son pantalon, qu’il fît rapidement sauter. À nouveau, il s’arracha à ses lèvres pour se glisser un peu plus bas, déposant ses lèvres ci et là sur le torse de Chris, goûtant sa peau, insistant un peu plus sur la tâche bleutée. Ses doigts ne mirent qu’une fraction de seconde pour faire glisser le pantalon le long des jambes de Chris et de s’en débarrasser précipitamment. Il se redressa alors, s’employant maintenant à déboutonner son propre pantalon qu’il ne tarda pas à perdre. Il ne s’était éloigné du corps de Chris qu’un bref instant et pourtant, il ressentait déjà l’urgence de le retrouver. Ses mains virent effleurer l’intérieur des cuisses du tatoueur et ses lèvres se plantèrent sur son cou.

Et maintenant ? Aamir savait comment s’y prendre avec une femme. Mais avec un homme…  À quel point les choses étaient différentes ?    



           
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Just like that, an honest man blinked
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Chris Edison
The Gentle Bastards
Chasseur de primes
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MessageSujet: Re: Shit happens /-18\   Shit happens /-18\ - Page 2 EmptyMer 2 Sep 2020 - 23:12
Shit Happens.
A la sortie d'une défaite.

Allongé sous mon Amant, je ne pouvais que remercier l'alcool d'avoir en partie endormi mes douleurs. L'alcool, l'endorphine... J'en savais rien, mais tout ce cocktail d'excitation et de plaisir qui se répandait dans mes veines à chaque pulsation de coeur. Et Dieu sait qu'il pulsait vite et fort, en cet instant...
Il avait beau se retenir d'un bras, je sentais sa peau contre la mienne, son torse se soulever contre le mien, erratique lui aussi, ses côtes s'écraser contre celles qu'on venait de me fracasser à coups de poings. C'était douloureux mais pourtant j'en redemandais encore.
Tout comme ses dents sur ma peau, et mes ongles sur la sienne. Il y avait quelque chose de brute dans cette étreinte, il me faisait payer son désir et je me vengeais de ses réactions. Pardon ma belle Zola, mais pour le romantisme j'avais visiblement pas visé le bon mec.

Rapidement j'ôtai son t-shirt, lui le mien. Les hématomes du soir avaient commencé à tourner au bleu-noir, une des zones un peu plus marquée, là où une côte avait fini par céder. Et puis cette longue cicatrice en travers du ventre, souvenir des Scarescrows. Face à moi le teint halé de l'indien, exempte de toute marque, et qui me donnait une furieuse envie d'y laisser la mienne, de marque. Alors quand Aamir revint au-dessus de moi, sa main m'arrachant un frisson à peine posée sur mon derme, je redressai la tête, juste assez pour venir le mordre sur le pectoral droit, sous la clavicule. Un baiser d'abord, qui se mua en morsure progressive, de plus en plus fort, et tandis que j'aspirais doucement sa peau. Quand je repartis contre le matelas, il arborais une belle trace de mâchoire, colorée de violet en prime.

Nos caresses étaient étranges, effleurements doublés de brusqueries et de sauvagerie, on se découvrait mutuellement sans réellement accepter que ce soit un moment à partager. Et putain pourtant, ce qu'il était beau. Ses lèvres appelaient à être bouffées, son corps à être touché. Chacun de ses regards, aussi hargneux soient-ils, m'embrasaient l'intérieur des tripes.
Bientôt il revint à mes lèvres, accrochant mes cheveux pour les tirer en arrière, comme pour s'assurer qu'il garderait le contrôle sur les choses. A sa guise. Je m'agrippai à ses reins en lui rendant ses baisers, mordant ses lèvres, lui offrant ma langue. Je serais incapable de dire si le temps passait par secondes ou par heures, mais une chose était sure, j'étais à l"étroit dans mon futal et je n'étais pas le seul. Comment pouvait-il me tenir responsable vu comme son corps réagissait de lui-même...?

D'ailleurs une fois encore, c'est lui qui prit l'initiative des choses, pour me retirer mon pantalon, et le sien dans la foulée. Je l'aidai de quelques mouvements de jambes, même si clairement mon attention était surtout occupée à le bouffer des yeux, presque à poil devant moi. Je repliai mes jambes et les entrelaçai aux siennes quand il se recolla à moi, cherchant chaque parcelle de son corps. Son visage dans mon cou, mes doigts sur sa nuque, il y eut un flottement. Jusqu'ici il savait ce qu'il faisait... mais maintenant ? Passer le dernier pas, la dernière barrière ?
Je profitai du répit pour poser mes lèvres sur son épaules, sa mâchoire, avec plus de délicatesse, tentant d'initier un peu de douceur dans notre sulfureux échange. Le temps aussi de calmer nos respirations respectives. Mais pas trop longtemps quand même, juste une poignée de secondes avant que ma main parte le long de son dos jusqu'au galbe d'une fesse, glissant sous son sous-vêtement pour y presser ma paume. Et lentement, mes doigts dérivèrent, à sa hanche, à son ventre.. A sa hampe dressée entre nous pour s'y enrouler.

Je le sentis se crisper contre moi, sans s'échapper pour autant. J'entamai des caresses, me concentrant sur les points sensibles. Qui mieux qu'un homme sait comment donner du plaisir à un homme, après tout ?
De mon côté, j'étais particulièrement tendu, boxer dressé en piquet de tente contre la cuisse du chauffeur. Mais là maintenant, je ne lui demandais rien, c'était à mon tour de prendre les choses en mains. Et pas qu'au sens propre !
Je le repoussai à peine pour le faire basculer sur le dos, suivant dans un grondement douloureux pour le surplomber. J'en restai une seconde figé à le détailler avant de me reprendre. Mes lèvres se posèrent sur son torse, son ventre, et descendirent jusqu'au sous-vêtement que je lui retirai sans plus de cérémonie.
Et agenouillé entre ses cuisses, les mains caressantes et le regard planté dans le sien, c'est mes lèvres et ma langue qui vinrent chercher son membre. Je voulais être sur qu'il garde les yeux ouverts. Qu'il me regarde. Je refusais qu'il puisse s'évader en s'imaginant entre des mains féminines pour se rassurer. Il était avec moi et il n'y avait que lui.. Et moi.

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