The Walking Dead RPG

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- Uber c'est plus ce que c'etait -
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Joséphine Duprès
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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 6 EmptyVen 11 Sep 2020 - 21:17
Les poires n’ont aucun goût. Enfin…je crois. Pourtant, je mâche la moitié plantée au bout d’une fourchette, avec des gestes d’automate. Je commence à avoir sacrément mal au crâne, sans doute à cause du manque de sommeil, et toutes ces conneries, et cède à l’appel du matelas, sur lequel je vais m’assoir, la fourchette toujours dans la boîte de conserve. C’est à ce moment-là que je remarque les traces de sang frais barbouillé sur ma cuisse, qu’il faudrait sans doute prendre le temps de redésinfecter et de bander. Et pourtant, j’ai cette réaction incontrôlée de simplement lever les épaules. Boarf…tant pis. Les points ont sauté, et alors ? J’ai atteint un niveau de je m’en foutisme dont je ne me savais pas capable, exacerbé par la fatigue et l’incertitude.

Pendant un long moment où mon cerveau semble avoir déconnecté avec le reste de mon corps, je reste simplement assise comme ça au milieu du lit, à fixer le mur face à nous, la conserve entre mes jambes. Quand Isha se remet à bouger à côté de moi, je fronce le nez, me demandant si je serais capable de gérer une nouvelle crise, et ce qu’il va bien pouvoir débiter cette fois-ci, que je ne comprendrais de toutes façons de nouveau pas. Mais ce « salut » qu’il m’adresse me fait hausser les sourcils, et je pose la boîte en ferraille sur la table de nuit avant de me tourner vers lui. « -Putain Isha…reste tranquille, tu veux ? » Je ferme les yeux quelques secondes, sans cacher mon soulagement évident, et ma main va se poser une nouvelle fois sur le front du brun, sans provoquer la moindre inquiétude supplémentaire. Pas de fièvre, ouf. Ma voix est mal assurée, tremblante à souhait lorsque je reprends la parole. « -Me refais plus jamais une frayeur pareille…j’ai cru… » Il sait ce que j’ai cru, pas la peine de mettre des mots qui ne feraient qu’accentuer le côté merdique de la situation.

Avec difficulté, je m’extirpe du lit pour aller jusqu’à la table dans un coin de la chambre. « -Gemma va bien, et elle est en sécurité. Ne t’inquiètes pas pour elle. » Je récupère la bouteille d’eau dont j’ai économisé la moindre gorgée au cours de la journée qui vient de s’écouler, et récupère les diverses boîtes prises en bas. « -Bois un peu. T’as mal à la tête ? Comment est ta vue ? » Je lui tends la bouteille tout en posant les questions, avant de déposer les trouvailles sur sa table de chevet. « -Y’avait quelques trucs qui trainaient dans les locaux des employés…il faut que tu reprennes des forces… » Je reste à le couver du regard encore de longues secondes, avisant ses traits creusés, et sa mauvaise mine. « -Quand t’auras mangé un peu, je regarderai ta plaie. » Et non, je ne lui laisse le choix à aucun moment. Les vingt-quatre heures qui viennent de s’écouler ont été longues, pénibles, douloureuses, et je ne doute pas un seul instant que ma patience sera inexistante en cas de manque de coopération de sa part.


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Isha Cornwell
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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 6 EmptyDim 13 Sep 2020 - 16:57
Celui qui va ouvrir une jardinerie


Je plisse les yeux méfiant comme un chat prêt a feuler quand elle me parle parce je sais a l’avance qu’elle va grogner un truc du genre « coucouche panier ». Je la connais bien depuis le temps. Genre, je suis a moitié morte, je m’occupe pas de moi, mais je vais te rouspéter quand même parce que tu as pas mis un pansement sur un bobo au pouce. Déjà, j’ai du mal a me concentrer avec sa chemise qui fait saigner les yeux. Vous savez le pire ? Même dans ce truc informe vaguement hawaïen qui doit se voir d’un satellite tellement on dirait qu’un arc en ciel a vomit dessus, elle arrive a rester bandante ma Joey, ou la Joey d’un autre, enfin Joey quoi.

Je reste a de dévisager en voyant qu’elle a l’air sacrement mal en point. Je l’attire doucement a moi, veillant a ne pas lui faire du mal et, sans gêne, j’inspecte son petit corps en grognant a chaque blessure. Je pense que Vaugn va surement devoir recoudre encore celle qui saigne.  Ca ne me plait pas et je la sens se raideur dans mes bras quand je l’allonge sous la couette. J’essaye de détendre l’atmosphère que je trouve sacrement tendu avec une pointe de mon humour a moi.

« Bon, bah faut croire que le SM ca nous réussi pas tant que ca finalement. »

J’ai pas l’impression que ca la fasse marrer, je connais une autre méthode qui marche pas mal pour détendre Mme Cornwell. Parce que même si j’ai encore sacrement mal au crane, j’ai bien percuté que Gemma est en sécurité ailleurs, qu’on a une chambre confortable et surement du temps. Oui, on est pas au mieux de notre forme mais ca ne nous a jamais arrêté pour faire des câlins. Croyez moi, c’est pas pour rien qu’a l’arène personne ne voulait occuper les chambres a coté de la nôtre et qu’on disait que nous étions pire que des lapins.

Avec un sourire en coin je commence a promener ma main vers l’intérieur de ses cuisses, c’est pas parce qu’on est moribond qu’il faut bâcler en allant trop vite. On a un lit et … je tourne légèrement la tête en regardant pas la fenêtre. Ca y’est je me souviens. Il y a la mer !! C’est ca le bruit qu’on entend !! On a réussi ! On est au bord de la mer ! Putain, y’en a une qui doit être hystérique j’ai presque hâte qu’on aille sur la page. Vous pensez que ca sera comme sur ma carte postale ? Mais avant, j’ai ma femme a honorer !!! Avec un sourire beat je repose mon regard sur la belle brune allongée a coté de moi pour me rendre compte qu’elle n’a pas l’air de « kiffer le moment ».  Mais genre pas du tout. Et c’est pas sa tête de « pas ce soit chéri j’ai la migraine », non, ca a l’air pire que ça. J’ai l’impression qu’elle va chialer et c’est pas de bonheur. Pourtant j’ai fait gaffe de pas lui faire du mal… Elle serre les cuisse la ? Pourquoi elle serre les cuisses ? Je crois que c’est une première. Et c’est quoi ce regard ? J’ai pas vu qu’elle revenait de chez le coiffeur ou j’ai fait une remarque sur son cul ?

« Heu… j’ai fait un truc de mal ? »


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Joséphine Duprès
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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 6 EmptyDim 13 Sep 2020 - 23:56
Je vois à sa tête qu’Isha a envie de jouer les patients pénibles, et je ne sais que trop bien à quel point il peut se montrer difficile quand il est malade, ou blessé, et n’écouter strictement rien de ce que je peux lui dire. Je soutiens néanmoins son regard, alors que mes yeux ont juste envie de se fermer, et râle ouvertement quand il commence à regarder les blessures dont j’ai écopé. « -Rhaaa…c’est juste des bleus et des coupures… » J’ai beau avoir eu besoin de points de suture, et me retrouver avec de futures marques sur la peau, la plus grosse blessure reçue la veille réside dans ma tête, et mettra sans doute un bon moment à cicatriser. Je ne parviens pas à m’avouer que si j’ai si facilement réussi à repousser le sommeil jusque-là, c’est parce que je sais sans l’ombre d’un doute qu’à l’instant où je vais fermer les yeux pour m’accorder un peu de repos, c’est son visage à lui qui va apparaître derrière mes paupières closes, cet air hagard sur ses traits, cet éclair de détresse dans son regard quand il a compris que la mort venait le trouver. « -Isha… » Je me retrouve alitée comme une gosse, sans pouvoir m’empêcher de me raidir encore davantage entre ses bras, alors que sa remarque ne parvient pas à m’arracher le moindre sourire.

Le drap se repose sur moi, y cachant toutes les nouvelles traces qui maculent ma silhouette, et mon corps se rigidifie encore davantage quand je sens ses doigts se poser sur ma cuisse, et que je remarque cet air malicieux dans son regard, celui que je connais par cœur, et qui dévoile sans peine ce qu’il a derrière la tête. Mais…putain…qu’est-ce qui lui prend de faire ça ? Je reste à le fixer avec des yeux ronds, interdite par ce geste imprévisible, paralysée par l’incompréhension, la surprise, en total décalage avec lui, désormais en train de s’extasier sur ce bout de mer qu’il distingue par la fenêtre de la chambre. Mais bordel…qu’est-ce qui est en train de se passer ? Ça s’affole dans mon esprit, qui tourne pourtant plus qu’au ralenti à cause de la fatigue, et des heures éprouvantes qu’on vient de passer. Non…il n’a quand même pas…impossible…non, pas encore… ?

Son regard de gosse heureux se repose sur moi, et je devine sans peine ce qu’il peut lire dans le mien, et que je ne parviens pas à cacher. Mes yeux se baignent de larmes, bien malgré moi, mélange d’épuisement, de tristesse, d’impuissance, et je sens tout le poids du monde s’installer sur ma poitrine, comprimer ma cage thoracique. Quand il me demande s’il a fait quelque chose de mal, sans comprendre ma réaction, je ferme les yeux, et secoue légèrement la tête de droite à gauche. « -Non… » Ma voix mal assurée n’est qu’un murmure, et je suis obligée de me racler la gorge, pour me donner plus de contenance. J’attrape sa main, toujours posée sur ma cuisse, et la retire tout en douceur de là, avant de rouvrir les yeux, lentement. Une larme roule sur ma joue, que j’essuie de cette horrible chemise hawaïenne d’un mouvement d’épaule. « -Non, tu n’as rien fait de mal. » La perspective qu’il ai une nouvelle fois perdu la mémoire, et que je doive lui rappeler la réalité de nos vies me serre le cœur, et me terrorise à la fois…et je ne suis pas certaine d’être capable de lui causer de la peine, en lui rappelant notre périple, et son triste dénouement : notre séparation. Encore…J’essaye de lui sourire, sans y parvenir réellement, avant de serrer doucement ses doigts, entre les miens. « -Tu sais où on est ? C’est quoi…c’est quoi la dernière chose dont tu te souviens ? » Mon regard plonge dans le sien, alors qu’une nouvelle fois, je crains sa réaction, me souvenant comment ça c’était passé à l’arène, quand, amnésique, je lui avais raconté toute cette histoire que l’on avait déjà vécu ensemble, et dont il n’avait plus le moindre souvenir.


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Isha Cornwell
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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 6 EmptyLun 14 Sep 2020 - 10:30
Celui qui met le paquet



Je la regarde en essayant de pas bouger dans le doute. Elle pleure… super… j’ai quand même du faire une connerie a un moment ou un autre. J’ose pas la prendre dans mes bras pour la consoler. En fait, j’ai deviné. Avant qu’elle ne me pose ses questions, les wagons a la traine arrivent et percutent violemment le reste du convois de ma mémoire. Non, ce n’était pas un cauchemar, on est arrivé a Seattle, et mes pires craintes n’ont même pas attendu 48 heures pour me tomber sur la gueule. Tout le monde s’est barré, ou presque, en laissant le chauffeur derrière. Elle a refait sa vie et je ne suis plus dedans. Doux euphémisme pour ne pas mettre d’autres mots. Je me mets a rire, c’est nerveux, ca fait mal, mais je n’arrive pas a l’arrêter. Pas évident de se refaire les 8 derniers mois en quelques minutes moralement. Je m’assois sur le bord du lit, en lui tournant le dos, quand ca se calme enfin. Je me passe la main sur la tête en grimaçant là ou ma tête a été malmenés. Je finis par lâcher amèrement un :

« Putain, mais quel con ! Ouai… enfin non, je sais qu’on est dans l’ouest mais précisément, de suite maintenant, je vais pas te mentir, j’ai un vieux doute. »

Au bord de la mer, pas pour une escapade en amoureux. Mon dernier souvenir est un peu confus mais je pense que j’ai assez de trame pour recoller les morceaux sans nous imposer un moment gênant où elle va m’expliquer qu’elle en aime un autre.

« Je … c’est pas le premier coup sur la caboche que je me prends mais ca va le faire. C’est bon, je me souviens du remplaçant et le reste ça va revenir.»

Je me redresse pour trouver le sac de la boutique. Putain, c’est quoi ce short de bain bleu qui me moule le paquet pire qu’une cellophane ? On dirait un truc pour essayer de gagner un concours de Mister Summer 2020. Pour le moment je reste le dos tourné, je ne suis pas capable de la regarder tout en me débâtant avec le moule bite bleu.

« Tu vas essayer de te reposer au maximum, je vais voir si on a assez d’essence pour le retour. Dès qu’on le pourra, je te ramène a ton mec, le vrai… j’imagine que j’ai pas dormi qu’une heure ou deux et qu’il doit se faire un sang d’encre. »

Possible qu’Allia aussi. Bon, ca se met comment cette merde ? Mais qui a été choisir des horreurs pareilles ? Je prends une chemise dans la même veine que celle que porte Joey. Y’a un concours de fringues improbables ?


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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 6 EmptyJeu 17 Sep 2020 - 18:04
Sa main s’échappe de la mienne alors qu’il part dans un long rire que je ne comprends pas, et qui me pousse à le regarder les yeux écarquillés. Il rigole, encore, et encore, sans que je sache vraiment ce que cette situation merdique peut avoir de si drôle, et finis par me tourner le dos en s’asseyant au bord du lit, alors que les soubresauts de ses épaules se calment peu à peu, jusqu’à s’arrêter complètement. Je reste interdite dans le lit, à ne rien faire de plus constructif que fixer son dos, et les nombreuses cicatrices qui en barrent la peau. Mes sourcils se froncent à ses paroles, alors que ma réponse ne se fait pas attendre. « -C’est pas ton remplaçant. C’est… » Mais les mots meurent sur mes lèvres, alors que je déglutis avec difficulté. A cet instant, je ne peux qu’à peine imaginer ce qui doit se passer dans sa tête, les images qui doivent l’assaillir, les émotions aussi…et mon cœur se serre. Je voudrais pouvoir prendre une partie de ce qu’il ressent en ce moment, peu importe ce dont il s’agit, mais le monde est mal fait, et je ne sais pas quoi dire, quoi faire, l’impuissance revenant au galop.

Je tends la main pour effleurer son dos, mais mes doigts ne rencontrent que le vide, Isha s’étant levé du lit au même moment. Il continue obstinément à me tourner le dos, alors que je m’assois sur le matelas, venant caler mon dos contre la tête du lit, ramenant maladroitement et péniblement mes jambes contre ma poitrine. Je pince doucement les lèvres, et le regarde en train de s’affairer, fouiller dans le sac, en ressortir je ne sais quoi. Mes sourcils se froncent aussitôt quand il parle de quitter la chambre, d’aller vérifier le niveau d’essence de la voiture, de reprendre la route, et toutes ces autres conneries. Aussi, et sans y réfléchir, je m’extirpe avec difficulté du lit, vacillant sur mes jambes quand la chambre se met à tourner autour de moi, et les étoiles à clignoter dans mon champ de vision.

Ça ne m’empêche pourtant pas de m’avancer vers Isha d’un pas incertain, pour me planter en face de lui, transférant tout mon poids sur ma jambe valide. « -Tu n’es pas en état de conduire. Tu n’en as peut-être aucun souvenir, mais les heures qui viennent de s’écouler…elles étaient…j’ai…j’ai cru que t’allais y rester… » Je suis incapable de finir mes phrases, d’aller au bout de mes idées, ma voix se brise, et je baisse la tête quand mon regard s’embue sans que je ne puisse rien y faire. Trop de fatigue, trop d’émotions, trop de douleurs, trop de tout, et si peu de contrôle sur moi-même. Je serre les poings, me racle la gorge, inspire profondément, et attends d’avoir retrouvé un peu de ma maîtrise pour relever le regard vers lui, et lui ôter la chemise des mains, en douceur. « -De toutes façons, on ira nulle part tant que j’aurais pas jeté un œil à ta blessure. » Le ton est sans appel, et il pourra râler autant qu’il le veut, essayer de négocier, je ne plierais pas.


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Isha Cornwell
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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 6 EmptyVen 18 Sep 2020 - 20:48
Celui qui a perdu



Je revois la ville en fête et en délire
Suffoquant sous le soleil et sous la joie
Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
Étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule
Et la foule vient me jeter entre ses bras …


Je laisse échapper un rictus quand elle ne finit pas sa phrase. Ce n’est pas mon remplaçant… non c’est évidement tellement plus que ça. C’est moi qui m’oblige a rabaisser Connor parce qu’elle ne se rend pas compte que ce mec réussie tout à coté de moi, qu’il est solaire comme elle, facile a aimer, comme elle, plein de convictions, comme elle… sans le vouloir il me revoit violemment a la gueule tout ce que je ne suis pas, que je ne saurais jamais. La moindre de mes imperfections, de celles que je porte en moi a celles que je commets, elles prennent toutes un relief douloureux a leur lumière à eux. Les mots font mal comme toute cette situation que me ramène 6 mois en arrière quand je me suis senti abandonné sur le bord de la route alors que tous continuaient leur chemin sans moi.

« Non, ce n’est pas mon remplaçant, c’est l’homme que tu aimes et qu’il te faut. »


Moi je ne suis que l’erreur de parcours, le mal nécessaire pour traverser le pays, mais qui n’avait plus d’attrait une fois arrivée. Triste constat... mais je ne suis pas d'humeur joyeuse, surtout devant ce qui était notre rêve pendant trois ans, enfin, c'était le mien. Je suis incapable de savoir ce qu'il y a dans sa tête maintenant et j'imagine que ça n'est pas plus mal. Surement qu'elle reviendra ici avec Connor ou dans un autre endroit qui leur conviendra mieux. tout à coup cet océan qui m'a tellement donné envie n'a plus aucune magie à mes yeux. C'est même pire comme ça.  

Je me fige quand je sens qu’elle est derrière moi. Je m’interdis de me retourner. Parce que je sais que si je me fais, si je croise son regard d’or brun, je vais craquer, je vais la prendre dans mes bras et l’embrasser jusqu’à lui faire oublier qu’elle ne m’aime plus, jusqu’à retrouver la femme de la boutique de robes de mariée, qu’elle se souvienne de nos corps a corps tendre et de nos promesses … sauf que ma caboche n’est pas encore assez abimée pour que je ne sache pas que ce n’est plus possible. Que celle qui a été ma femme se languit des bras d’un autre, que mes baisers ne feront rien d’autre que la repousser encore plus vers celui qui a fait mieux que prendre ma place, que j'ai perdu un combat qu'on ne m'a même pas vraiment laissé mener.

Elle se place devant moi malgré mes résolutions et je dois faire un efforts surhumain pour rester stoïque. Une part de moi espère, implore et pourtant, j’ai vu son regard plein de larmes dans ce lit, je me souviens de son visage quand je l’ai embrassée tout à l’heure. Ca fait mal. Ca ne devrait plus et pourtant...

Je reste a la regarder, la mâchoire aussi serrée que cœur, qui a été empoisonné par ce poison affreux qu’est l’espoir. J’ai un triste sourire amer quand elle me parle. Même si je devine les émotions qui la bouleversent, la situation n’en reste pas moins compliquée. Ce ne sont pas les mots que je voulais entendre, ce ‘est pas la vie que je voulais avoir, je ne suis pas celui qu’elle voulait non plus. J’imagine qu’on y peut rien. Je me retiens de la foutre au lit de force comme si la toucher risquait de me cramer. C’est peut être le cas. Allez savoir si je ne me suis pas déjà brulé les ailes. Elle me prend la chemise de mes mains.

« Et toi tu n’es pas en état de marcher Joey… pourtant il va bien falloir qu’on rentre. Gemma doit s’inquiéter ? Et t’inquiète pour ma tête. Peu importe ce qu’on a cru, au final, seul compte la situation où nous sommes. Je me suis manger un coup mais c’est pas le premier ni le dernier. J’arriverais a te conduire saine et sauve maintenant, accepte de te reposer s’il te plait. Ton mec serait capable de me répéter une cote ou de lâcher encore ses hommes pour me refaire la gueule si je lui ramène sa femme dans cet état. »


Est-ce que je parle que de la situation présente ? Aucune idée. J’essaye de sourire, je sais pas si je suis crédible. Mais en même temps, vous auriez envie de sourire vous à ma place ? Je me rends compte que ça aurait été plus simple a accepter comme situation si je l’avais comprise. Au final, je n’avais fait que sauver Gemma non ? oui il n’y avait pas que ça. Mais j’avais subi et surement que j’étais trop con ou trop buter pour réussir a vraiment appréhender les choses comme il le fallait. Je lui lance un regard dur avec un sourire froid et résolu.

« On verra avant de partir maintenant mets-toi au lit le temps que je prépare notre retour. Et rappelle-toi que les Cornwells sont comme les cafards, nuisibles, non désirés, mais surtout increvables. »


Je finis par soupirer réfléchir un peu avant d’ajouter :

« Si je le sens pas, on attendras un peu plus avant de prendre la route d’accord ? mais je suis sérieux Joey, va te reposer et si t’es sage je t’aiderais a aller sur la plage. »


J’attends qu’elle obéisse pour sortir, torse nu, m’acquitter de ce programme en espérant qu’il me vide les nerfs et m’apporte un peu de cet apaisement dans la merde qui m’envahis la tête. L’amnésie est un refuge trop doux pour un type comme moi. J’ai déjà eu le droit a la pause, maintenant, j’ai pas mal de choses a finir comme le dirait Logan.

Et la joie éclaboussée par son sourire
Me transperce et rejaillit au fond de moi
Mais soudain je pousse un cri parmi les rires
Quand la foule vient l'arracher d'entre mes bras
Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne, nous éloigne l'un de l'autre
Je lutte et je me débats
Mais le son de ma voix s'étouffe dans les rires des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage et je pleure


HRP:
 


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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 6 EmptyMar 22 Sep 2020 - 14:46
L’atterrissage a l’air dur à encaisser pour Isha, et je ne peux que le comprendre. L’espace de quelques secondes, il s’imaginait que sa vie était telle qu’elle l’était des mois plus tôt, lorsque nous étions encore mariés, et heureux, avant que la réalité de notre situation, notre séparation, lui revienne en plein visage, sans le moindre avertissement. Son rictus me fait mal à en crever, tout comme ses paroles, et pourtant, ma seule réponse c’est de me crisper davantage, tout en fermant brièvement les yeux. Je ne sais pas si Connor m’aime, même si je ne doute pas un seul instant du fait qu’il tienne sincèrement à moi, je sais en revanche que si ce n’est pas encore de l’amour que je ressens à son égard, pas tout à fait, je suis profondément attachée à cet homme, qui rend tout étonnement plus simple, par sa présence, et ses sourires. Je ne sais pas s’il est celui qu’il me faut, comme Isha le clame avec tant de conviction, mais il est sans l’ombre d’un doute celui avec lequel je me sens bien ces temps-ci, celui qui apaise les orages de ses caresses, et de ses mots doux. Peut-être que je me flatte inutilement, mais je crois qu’il en est d’ailleurs de même pour le blond, et il ne m’en faut pas plus pour rechercher sa présence, lorsque l’occasion m’en est donnée.

Lorsqu’Isha se retourne, je devine sans peine la douleur dans ses yeux, celle qui doit étreindre son cœur à cet instant, mais ne détourne pas les miens, comme une sordide punition à laquelle je m’astreins moi-même, une petite voix vicieuse dans mon esprit me glissant un « -Regarde ce que tu as fait ! » que je ne prends même pas la peine de repousser. Pour m’éviter toute réplique, et juguler le flot d’émotions qui humidifie mes yeux et risque de déborder à tout moment, je mords ma lèvre inférieure, et déglutis avec difficulté ma salive, alors qu’Isha se lance dans un monologue auquel je ne trouve aucune répartie. Je me sens si lasse, épuisée d’avance face à ce combat contre lui que je n’ai pas envie de mener. Nous sommes deux bourriques, aussi déterminés l’un que l’autre, et rien de bon ne pourrait ressortir d’un quelconque affrontement pour être celui qui aura le dernier mot, surtout dans nos états respectifs.

De toutes façons, je connais Isha sur le bout des doigts, et son regard dur ne m’échappe pas, quand bien même il comprime l’espace de quelques battements mon cœur dans ma poitrine. « -Les Cornwell sont surtout des crétins trop têtus pour leur propre bien. » Et ouais, c’est moi qui ose dire ça. J’en étais une, après tout. Je sais qu’à cet instant, il doit se livrer à ces pensées dures qu’il a souvent eu envers lui-même, à quel point il n’est qu’un bon à rien, un de ces chiens cabossés qu’on abandonne sans état d’âme dans un caniveau parce qu’ils ne valent rien, une sous-merde qui ne mérite aucune affection, aucun amour, un être qu’on peut utiliser lorsque la situation l’exige, qu’on tolère à peine, parce qu’on sait d’avance qu’on le rejettera dès la besogne effectuée. Qu’il ai ces pensées envers lui m’a toujours fait un mal de chien, parce que je ne l’ai jamais vu ainsi, et que mon opinion n’a toujours pas changé. On est passés par ces phases des tas de fois au cours de notre relation, mais cette fois-ci, je sais d’avance qu’aucun des mots que je pourrais lui dire pour lui prouver qu’il a tort d’imaginer ça de lui, tout en les pensant avec toute la sincérité dont je peux faire preuve, ne trouveront grâce à ses yeux. Alors, résignée, je hoche la tête, et dénigrant le lit, j’attrape mon sac à dos, puis me dirige vers le balcon, offrant à mes yeux sombres striés de rouge cette magnifique vue qui ne sera bientôt plus la nôtre. « -Je serai toujours inquiète pour toi…peu importe nos situations respectives. » Je reste à le fixer de longues secondes, avant de lui tourner le dos pour m’installer avec des gestes raides sur l’un des transats.

Quelques secondes plus tard, la porte de la chambre se referme derrière lui, alors que je laisse un long et profond soupir quitter mes lèvres, me livrant à mes sombres pensées, sans quitter la mer du regard, jusqu’à ce que mes yeux se ferment, à intervalles de plus en plus réguliers…pour se rouvrir toujours brusquement, mon cœur affolé cognant contre mes côtes. La culpabilité me poursuit jusque dans mes songes, et pourtant, je suis incapable de lutter contre cet épuisement qui rend chaque mouvement lent, lourd, gauche au possible. Lorsque je me réveille, une énième fois, la nuque couverte de sueur, et les mains crispées, une fine couverture recouvre ma silhouette, et il me faut quelques secondes pour chasser les traînées rouges qui s’attardent sur ma rétine, suite à ce rêve chaotique. J’attends que mon cœur retrouve un rythme normal, me laisse apaiser par le bruit des vagues, avant de m’arracher à cette couverture, et de regagner l’intérieur de la chambre, où se trouve Isha. Sans un mot, j’attrape les quelques produits de premiers secours qu’il me reste, et il n’oppose aucune résistance à ces maigres soins que je peux lui fournir avec le matériel que j’ai sous la main.

Je profite qu’il soit assis sur le bord du lit pour sortir de la poche de cette chemise affreuse un ensemble de feuilles, pliées en quatre, que je pose sur ses genoux. Une lettre que j’ai eu toutes les peines du monde à écrire, et pas uniquement parce que je me suis assoupie sur mes écrits à plusieurs reprises. « -Je sais le peu d’importance que tu accordes aux mots, mais…j’avais besoin de les laisser sortir. Ils t’appartiennent désormais…à toi d’en faire ce que tu veux. Tu peux les lire, les laisser ici, les déchirer. A toi de voir. » Je soupire, évitant soigneusement son regard, avant de poursuivre sur ma lancée, tant que j’en ai encore la force, malgré mes lèvres qui tremblent. Sans un mot, je récupère le collier qui n’a pas quitté mon cou depuis des années, celui qui contient sa chevalière, mais aussi le pendentif offert par Naya, et le passe autour du sien, tâchant d’ignorer à quel point ce geste est un vrai crève-cœur. « -J’aurai dû trouver le courage de faire ça plus tôt. Je suis désolée de pas y être arrivée. » Relâcher la fine chaîne me prend quelques trop longues secondes, et chassant les larmes d’un battement de cils, je déglutis pour ajouter : « -Tu peux faire une dernière chose pour moi, Isha ? » Je n’attends pas sa réponse pour poursuivre : « -Évite les emmerdes à l’avenir, fais attention à toi…et essayes d’être heureux, d’accord ? » Je dépose mes lèvres sur son front dans un geste tendre, et me détourne avant qu’il ai le temps de voir la larme dévaler ma joue, ou même de prononcer quoi que ce soit. Sans rien ajouter, je range mes quelques affaires dans mon sac, que je glisse à mon épaule, et attrape mes chaussures dans la main, avant de quitter de mon pas traînant cette chambre devenue trop étouffante. Au fond de moi, là, dans le creux de mon ventre, cette idée nouant mes entrailles comme jamais, je sais qu’une page vient de se tourner. Une sensation de vide sans fin m’envahie, et je me laisse engloutir sans opposer la moindre résistance, sans rien faire pour tenter d’échapper à cette vague destructrice.


Storm in her eyes, peace in her smile.
They've promised that dreams can come true, but forgot to mention that nightmares are dreams, too.
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