The Walking Dead RPG

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- Uber c'est plus ce que c'etait -
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Isha Cornwell
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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 3 EmptyJeu 13 Aoû 2020 - 14:12
Celui qui pense que tout roule boule


Je siffle presque quand elle me dit que c’est pas dans ses habitudes de faire des trucs con. Mais vaut mieux entendre ca que d’être sourd. Déjà, rien que de m’épouser, si c’était pas un truc très con ? Ouai, elle s’est sentie surement un peu forcée avec ces histoires de violence et d’esclavage, mais c’est pas une excuse parce que dans le genre, elle est pas mal non plus pour faire des conneries mine de rien.

« Mouai, et du coup comment tu expliques que tu es dans cette situation de merde avec moi? »

Je fronce les sourcils avant de soupirer. Est-ce que ca avait vraiment de l’importance pour le moment ? Je reste a la garder contre moi et a essayer de ne pas penser au fait que son odeur m’a manquée quand elle finit par me demander si je veux récupérer ma chevalière. Je réfléchi alors qu’elle enchaine pour savoir si je veux vraiment que l’on parle de Connor. Putain je sais pas non plus.

« Garde là… »

Est-ce que ca me fait quelques choses qu’elle la porte encore ? Oui je crois. Peut être ai-je du mal a accepter de tourner la page. J’avance bien mais je ne suis pas encore au stade ou j’en ai rien a secouer. Peut être que j’y arriverais jamais. J’espère juste réussir un jour à plus accepter les choses et moins avoir mal avec le temps.

« Dis moi surtout que tu es heureuse avec lui et que ca en valait la peine. »

Même si j’ai l’amère sentiment d’être un peu le seul a payer la douloureuse au final je veux qu’elle me dise que le jeu en valait la chandelle. Que ce mec que je vois comme un gros con manipulateur est le mec dont elle rêvait et qu’elle est bien avec lui. Je crois que j’ai besoin d’entendre ça pour enfin réussir a tourner cette putain de page de ma vie.

Malheureusement, ce moment d’intimité presque doux et calme ne doit pas être du goût de ceux qui gèrent mon karma. Je devine à un tangage que les roues n’adhèrent plus comme il le faut et que ça va se finir en ce que je redoutais le plus : un accident.  D’instinct, je retourne rapidement Joey pour la plaquer contre moi et mets mon coude pour protéger au mieux sa tête et sa nuque quand les tonneaux commencent. J’ai l’impression d’être dans un lave-linge et je maitrise comme je peux les choses, poussant un grognement de douleur à plusieurs reprises sous la violence des chocs.

Nous serions à l’extérieur du véhicule nous saurions qu’il a fini sa course dans un mur, retourné, l’avant enfoncé et son chauffeur encastré au travers du pare-brise. Le passager arrière est mort sur le coup quand a celui qui a la place du mort, étonnement, il ne l’est pas. Il est juste sonné. Le coffre est toujours fermé, pas de bol, et j’aurais la possibilité de penser correctement, je saurais que c’est pas que dans les films qu’il y a des risques d’incendie après ce genre d’accident. D’ailleurs, ça commence pas déjà a sentir la fumée ?

Non, pour le moment je ne sens rien dans notre coffre, enfin si je sens pas mal de choses, mais rien a voir avec la fumée. J’ai du mal a desserrer mes mains crispées sur Joey pour la libérer de mon étreinte. Je panique une minute en voyant du sang sur elle, puis je comprends… ce sang… c’est pas a elle… c’est le mien… elle va bien… Je lui lance un sourire béat, j’essaye de lui dire quelque chose mais mes yeux papillonnent alors que mes muscles se relâchent complétement. Mes bras retombent mollement sur ce qui était, il y a peu, le plafond du coffre et je sens les ténèbres s’abattre sur moi.



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Joséphine Duprès
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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 3 EmptyVen 14 Aoû 2020 - 11:42
« -De la malchance évidente…ou ce truc de merde qu’on appelle le karma… » Parce que c’est certainement pas à cause d’une quelconque habitude à faire des choses cons que je me retrouve enfermée dans ce coffre avec lui. De toutes façons, peu importe les raisons pour lesquelles on se retrouve dans cette merde, il va falloir trouver une solution pour s’en sortir, tous les deux. Une solution qui n’implique pas de zigouiller tout le monde, et encore moins que l’un de nous deux se fasse zigouiller, lui aussi.

A moitié tournée vers lui, la chevalière au creux de mon poing fermé, j’attends de savoir si pendant tout ce temps, j’ai égoïstement gardé ce symbole qui le liait à sa fratrie, alors qu’il attendait peut-être de moi que je la lui rende. C’est moche de constater que je ne suis plus à un acte égoïste près…Par chance, pour moi j’imagine, il accepte que je la garde, sans que je sache s’il est vraiment sincère ou pas. J’essaye de sonder son regard pour en savoir plus, lorsque sa nouvelle remarque me désarçonne, alors que j’entrouvre légèrement les lèvres. Si je suis heureuse avec Connor ? Je ne peux pas nier qu’avec lui, les choses ont été étonnement…simples, à vrai dire. Pas de drames à répétition, pas de questionnement sans fin, et oui, c’est vrai, je me sens bien avec le blond. Vraiment, vraiment bien. Je me mords la lèvre inférieure, et commence à hocher la tête, lorsque la situation s’enchaîne bien trop vite pour que je comprenne tout ce qu’il se passe.

Isha, lui, est bien plus vif pour comprendre la situation, et avant que j’ai la moindre réaction, je me retrouve bloquée entre son torse et l’étau protecteur de ses bras, alors que les roues de la voiture quittent la route, et que le véhicule se met à faire plusieurs tonneaux, nous malmenant à chacun d’entre eux. J’entends le brun grogner, et alors que mes doigts se crispent sur son torse, je ne peux rien faire d’autre que fermer les yeux, très fort, en attendant que tout s’arrête, et qu’on s’en sorte indemne. Il me faut quelques secondes pour me rendre compte que la voiture s’est immobilisée, et encore quelques-unes de plus pour réussir à ouvrir les yeux, au moment où Isha desserre son étreinte autour de moi. Putain, on est en vie.

Je me redresse légèrement, me retrouvant couchée contre lui, et ce large sourire qu’il m’envoie n’a pas l’effet escompté, et ne me détends pas une seule seconde. Bien au contraire. Je vois les tâches rouge foncé, et dans les quelques secondes qui suivent, le brun perd connaissance. « -Isha ? Non non non, reste avec moi…Isha ! » Mais il faut se rendre à l’évidence, Isha est complètement dans les vapes, sonné par les chocs répétés qu’il a dû encaisser dans ces tonneaux. Je me redresse autant que possible, et tente d’évaluer les dégâts qu’il a subi, mais avec cette pénombre, et sans matériel, impossible d’accomplir le moindre miracle. Quelle merde…

Mon cœur cogne fort contre ma poitrine, et je suis obligée de prendre un moment pour inspirer et souffler longuement. S’en tenir aux faits, autant que possible. On vient d’avoir un accident de voiture, qui a fait plusieurs tonneaux. Immédiatement, mon cerveau formaté de pompier pense fuite d’huile moteur, étincelle, kaboom. Super…Je tends l’oreille, et n’entends plus rien des grosses voix masculines qui auraient pu bercer notre trajet si le moteur ne les couvrait pas, quasiment tout le temps. Ils doivent être morts, ou sonnés par le choc, impossible à savoir avec précision. Et nous…nous, on est toujours dans ce foutu coffre, Isha allongé sur le dos sur le plafond, ce qui indique que la voiture est retournée. Avec le bordel qu’à dû faire l’accident, il n’est pas exclu non plus qu’on se retrouve avec de la compagnie indésirable dans les minutes qui vont venir. Du genre qui va vouloir nous faire un gros câlin, et nous croquer un petit bout. Moralité de cette putain d’histoire à la con ? Il faut dégager d’ici, vite fait. « -Isha ? » Mains sur ses joues, j’essaye de rappeler la Belle au bois dormant à moi, mais rien n’y fait, il est out pour l’instant, et je ne peux compter que sur moi pour nous sortir de là. J’essaye d’ouvrir le coffre à coup de pied, en m’appuyant de mes bras pour me donner plus de poids, mais le corps d’Isha gêne ma manœuvre, et je finis par m’arrêter en comprenant que ce n’est pas ainsi que j’y arriverais, que je ne fais que perdre du temps, gaspiller mon énergie. Réfléchis, Joey…réfléchis… Mais mes neurones sont à peine connectées que mon instinct met le doigt sur quelque chose d’autrement plus préoccupant. Ça sent la fumée…et bordel, ouais, il commence même à y en avoir dans le coffre.

Impossible pour moi de défoncer le coffre, il ne reste plus qu’une solution. Me recroquevillant, je commence à pousser de mon épaule droite les sièges de la banquette arrière, malmenée pendant l’accident, et dont l’un des fauteuils est rouge et poisseux, signe que le voyageur installé là a connu un petit… « incident ». D’ailleurs, je crois bien que ce con bloque ma tentative de manœuvre. Me tournant dans le coffre, je me positionne de façon à pouvoir plaquer mes pieds à l’arrière des sièges, et donne coup de pied sur coup de pied, avec toute la rage qui gronde en moi, jusqu’à ce qu’ils finissent par céder, et me laisser une ouverture suffisante pour m’extirper de là, après avoir jeté un coup d’œil prudent à l’intérieur du véhicule. Je vois vaguement un corps à travers le parebrise, le co-pilote affaissé mollement contre le toit du véhicule, et après avoir passé ma tête dans l’habitacle, le troisième larron, mort, empalé sur Mauricette. Avec agilité, je me contorsionne pour quitter le coffre, me retrouvant sur le dos, contre le toit de la voiture parsemé d’éclats de verre qui entaillent ma peau.

Il me faut de nouveau y aller à coup de pied pour défoncer la portière cabossée, qui s’ouvre au bout de quelques coups dans un bruit de ferraille atroce, et je balance dehors le sac d’Isha, qui gêne mes mouvements, remarquant dans la foulée les couteaux planqués d’ordinaire dans sa manche ou dans sa botte, qui gisent au milieu du verre brisé. A quatre pattes, je finis de faire basculer les sièges arrière vers l’intérieur de l’habitacle, jusqu’à me libérer assez d’espace pour tirer Isha, après être entrée de nouveau à moitié dans le coffre. L’attrapant sous les aisselles, et priant pour qu’il n’ai aucun dommage à la nuque, je commence à le tirer en arrière, soufflant vite sous l’effort. C’est qu’il fait son pesant de kilos celui-là ! Je commence à suer, les muscles me font mal, mais le corps d’Isha quitte peu à peu le coffre, et glisse sur les sièges arrière, puis enfin sur le toit de la voiture lui aussi. La fumée s’épaissit de plus en plus, l’évacuation devient plus qu’urgente, mais il semble que rien, dans cette journée, n’a été prévu pour nous faciliter la tâche.

Mon sang se glace dans mes veines quand je sens deux mains m’agripper les chevilles, alors que je m’attends déjà à ressentir une douloureuse morsure sur mon mollet, d’une seconde à l’autre. Morsure qui ne viendra pour l’instant pas, au lieu de quoi, on me tire brusquement en arrière, me faisant quitter l’habitacle du véhicule sans douceur, sans que je puisse me retenir à quoi que ce soit. J’arrive à me tortiller suffisamment pour me retrouver sur le dos, et voir que le troisième kidnappeur a manifestement fini sa petite sieste, et que cette large entaille sur son front n’a pas l’air de l’avoir apaisé. Au contraire, ses yeux sont exorbités, puent la haine, et il marmonne des insultes et des menaces que je comprends à peine. Je réussis à lui décocher un coup de pied au visage qui brise son nez dans un bruit écœurant, mais pas le temps pour les excuses, j’arrive tout juste à me remettre sur mes pieds qu’il charge comme un taureau enragé, sans aucune finesse. L’esquiver n’est pas bien difficile, et il cogne contre la carcasse de la voiture, avant de se ruer une nouvelle fois, manifestement privé de la capacité de raisonner. Les échanges de coup font mouche, les siens, qui viennent m’entailler la lèvre, et s’enfoncer dans mes côtes, mais aussi les miens, qui malmènent davantage son nez brisé, et lui défoncent l’arcade sourcilière. Dans mon dos, ce que je redoutais ne tarde pas à arriver, et un rôdeur apparaît à l’angle d’un bâtiment, pour se diriger vers nous, sans doute sans savoir sur lequel il préférera poser ses dents en premier. Il ne doit pas être seul, d’autres grognements se font entendre, sans que je parvienne à savoir où se trouvent les charognes pour autant.

Isha est toujours inconscient, du moins c’est l’impression que j’ai quand mon regard se pose deux secondes sur lui, deux secondes qui auraient pu me coûter cher si ce type face à moi n’était pas doué comme un manche. La lame du couteau d’Isha, qu’il vient de récupérer par terre, m’entaille à peine la hanche, juste ce qu’il faut pour rougir mon t-shirt dans une jolie estafilade, mais sans danger pour ma santé, et mon poing s’abat sur sa joue avec une rage à peine contenue, alors qu’il fait tomber le couteau à nos pieds. Cet abruti parvient à m’agripper à la taille, et son élan nous entraine vers le sol, sur lequel il me maintient avec fermeté, bloquant mes jambes, alors que ses mains viennent enserrer mon cou avec force. Je me tortille, rue, donne des coups de poings, mais il parvient à les esquiver, ou ne bronche pas, comme s’il était soudainement devenu insensible à la douleur, alors que l’air me manque de plus en plus, à mesure que sa poigne s’affermit sur mon cou. Je hoquète, suffoque, de larges points noirs gagnent peu à peu mon champ de vision, alors que l’énergie me quitte à chaque seconde. Mes doigts tremblant se crispent sur le bitume, tâtonnent, et finissent par trouver une surface métallique, que j’agrippe, m’accrochant à ça avec la force du désespoir.

Je ne prends pas la peine de réfléchir, et mon corps réagit instinctivement. La lame du couteau d’Isha vient se loger entre les côtes de mon agresseur, dont l’emprise sur mon cou se relâche aussitôt, alors que je prends une large goulée d’air. L’arme tranchante s’enfonce dans les chairs, puis en ressort plusieurs fois à la suite, la vie le quittant un peu plus à chacun de mes coups, et en quelques secondes, mes vêtements sont trempés de son sang, et son corps mou, en fin de vie, m’écrase. Pendant de longues secondes, je reste inerte, le couteau à bout de bras, à simplement essayer de retrouver mon air, à repousser la douleur physique, l’adrénaline m’empêchant pour l’instant de saisir ce qui viendra sans doute me hanter dans trop peu de temps. Je ne sais pas vraiment ce qui me tire de cet état de léthargie, mais le rôdeur n’est plus qu’à quelques pas de nous, et un regain de forces me permet de me dégager du type en train de mourir, auquel le macchabée arrache déjà un bout de mollet, alors qu’il n’a qu’à peine la force de gémir. Je plante sans ménagement le couteau d’Isha dans la tempe du mort, son corps s’affaissant sur celui du kidnappeur qui est sur le point de rendre son dernier souffle, alors que deux copains à lui sont à quelques mètres de là.

La fumée est devenue grise foncée sans que je ne parvienne à savoir depuis combien de temps, exactement. Je crois que c’est précisément le genre de situation qu’Isha a évoqué quand il m’a demandé, un peu plus tôt, de prendre mes jambes à mon cou sans me retourner si les choses devenaient foireuses. Je crois qu’on a atteint le summum en ce qui concerne les situations foireuses il y a un bon moment déjà. Je n’entends pas le couteau tomber sur le bitume quand je le lâche et me précipite, ou c’est du moins mon impression quand j’avance en trainant la patte jusqu’à là voiture. J’attrape mon sac à dos, et le balance un peu plus loin, retire Mauricette du corps dans lequel elle est fichée, et l’envoie valser sur le bitume, sur lequel elle claque sans douceur. Une chance que le brun soit trop KO pour s’apercevoir que j’ai malmené sa sacro-sainte épée. Puis, reprenant Isha sous les épaules, j’utilise ce qu’il me reste d’énergie pour le tirer en arrière, mètre après mètre, aussi loin que possible de la carcasse, qui vient de prendre feu.

Son corps inerte est lourd, et moi à bout de forces, et je n’ai pas le temps de nous emmener à l’abri que le feu gagne l’habitacle, et que l’explosion, que je devinais inévitable, retentit. Par instinct, je protège le visage et le torse d’Isha en me couchant dessus, sentant la vague de chaleur caresser ma peau, mais sans subir de graves dégâts pour autant. Les deux rôdeurs vont droit vers le feu, et s’embrasent à leur tour, et pendant une longue minute, je ne fais rien d’autre qu’observer ce brasier, et ce triste spectacle, sans réussir pour autant à comprendre exactement tout ce qui vient de se passer. D’ailleurs, je crois même que je serais incapable de raconter les événements autrement que dans les grandes lignes quand on nous posera sans doute des questions. Le sang pulse dans mes tempes, les larmes gagnent mes yeux sans que je ne puisse rien y faire, et j’utilise ce qu’il me reste de force pour trainer Isha jusqu’à l’intérieur d’un café délabré. Un aller-retour vers la voiture me permet de récupérer nos sacs, et Mauricette, et je viens m’affaler à ses côtés, le véhicule brûlant toujours au beau milieu de la rue. Le plus compliqué commence pour moi à cet instant, sans que j’en ai conscience pour autant : vaincre mes propres pensées. Et je sais que pour cela, je dois rester occupée, c’est le seul moyen. Alors, les doigts tremblant, le corps couvert de sang, le corps pulsant de douleur, je commence à examiner Isha, et soigne avec ma trousse de secours de plus en plus vide la plaie qu’il a la tête. Rester occupée, quoi qu’il arrive. Restée occupée, pour repousser naïvement l’inévitable. Restée occupée, pour ne pas penser que je viens de tuer un homme.

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Isha Cornwell
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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 3 EmptyVen 14 Aoû 2020 - 23:07
Celui qui se croit drole


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« Ne m’abandonne… pas encore… »

Le son de ma supplication m’oblige a ouvrir les yeux plein de larmes. Ca sent la barbe a papa… enfin, je crois. Je vois le ciel bleu et chaud au dessus de moi. J’ai mal et je suis triste à un point indescriptible. J’ai envie de rester en PLS et juste chialer. Je vois le visage d’une femme qui a l’air en panique, tachée de sang, elle semble s’affairer sur moi.  Je me redresse brutalement, trop pour ma tête et contemple la carcasse de la voiture, les morts cramés et je sais même pas quoi en me tenant le crâne.

Quand je ramène ma main sous mes yeux je vois qu’elle est rouge de sang. Je fronce les sourcils une minute avant de reporter mon attention sur la brune. Je reste à l’observer, interrogateur, un petit moment avant de lui dire :

« Vous.. vous etes qui ? Il s’est passé quoi… je… on est où ?»


Je la contemple un long moment en attendant ses réponses. Avant, faute de savoir plus réussir a me retenir. J’explose d’un rire douloureux.

« Putain je déconne Joey !! T’aurais vu ta tronche !!! Bordel !!, je sais pas comment tu nous a sortie de cette merde, mais bravo a toi. »


Je m’arrête net en avisant qu’elle a peut être été blessée et je lui adresse un regard inquiet. J’ai vaguement conscience que trop de choses m’échappent mais que si je veux la protéger, il ne faut pas rester prés de cet appeau a moisi. Je me relève péniblement en ramassant mon matériel comme je le peux. J’avais besoin de cette connerie pour reprendre pieds mais les images de mon cauchemar sont encore présentes.

« Faut pas trainer ici, la fumée va surement ramener d’autre merdes que des moisis. »

Genre leurs potes qui devaient les attendre. Je ne reconnais aucun bâtiment, le talkie me notifie être trop loin. Je lui attrape la main pour l’entrainer avec moi dès que j’entends un bruit de moteur. Je sais pas où on va mais on y va. Il faut juste s’éloigner le plus vite possible. On passe plusieurs rues ou je la conduit d’autorité comme si j’étais un mec du coin avant que je m’arrête net… sans voix… les yeux rivés sur ce qui est devant nous. Les bâtiments s’arrêtent net sur ce qui ressemble a un grand lac bordé de sables a perde de vue… sauf que je sais que c’est pas un lac. Je reste la main dans celle de Joey en soufflant.

« Putain… c’est… tu crois que c’est…? »


Je n’arrive même pas a finir ma phrase ou a me rappeler de l’urgence de la situation.



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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 3 EmptySam 15 Aoû 2020 - 0:02
Je crois que je n’ai jamais eu les doigts qui tremblent autant de toute ma vie, et je déploie des trésors d’imagination pour éloigner de mon esprit le regard de ce type, au moment même où il a dû comprendre qu’il était en train de mourir. Prenant une inspiration, je fixe pendant quelques instants mes mains tremblantes, hésitantes, rougies de sang, le mien, celui d’Isha, de ce type que j’ai tué, avant de me forcer à me concentrer. Le brun gigote pendant les soins, et cette scène me renvoie tout droit des années en arrière, où j’ai eu à faire la même chose des tas, et des tas, et des tas de fois face à son imprudence, lorsqu’on vivait encore à l’arène, ou même sur la route qui nous a mené jusqu’ici. Avec l’habitude de celle qui a déjà répété ce geste jusqu’à ce que ses muscles le connaissent par cœur, une chance parce que là je serais bien incapable de réfléchir, je désinfecte, applique les compresses, et commence à faire un bandage, quand je l’entends murmurer. « -Je vais pas t’abandonner. Maintenant, arrête de gigoter. » Ma voix est mal assurée, tremble au moins autant que mes doigts, et pas une seule seconde je m’imagine que ce n’est pas à moi qu’il est en train de parler.

Je sursaute un peu brusquement quand Isha se redresse subitement, et profite qu’il soit hagard, en train de voir l’ampleur de notre situation de merde, pour terminer le bandage autour de son crâne amoché. Une chance que l’ex-gladiateur ai la tête dure. « -Arrête de bouger ! » Je suis obligée de lui attraper la main pour l’éloigner de son cuir chevelu quand il y hasarde des doigts curieux, et quelques secondes plus tard, le travail est terminé, et la blessure protégée. Je reste à l’observer quelques instants, essayant de sonder ses pupilles, quand mon cœur manque un battement quand il me demande…qui je suis. Je reste à le fixer bêtement, les yeux écarquillés, alors que tout s’effondre subitement en moi. Sur les genoux, le pantalon si écorché qu’il pourrait être à la mode, je me ratatine, alors que ces larmes si difficilement contenues inondent mon regard, et que je ferme instinctivement les yeux, comme pour échapper à tout ça. Non, pas ça…pas encore.

Mais c’était sans compter sur le rire qui explose soudainement le silence pesant du petit café, alors que je rouvre mes yeux baignés de larmes pour le fixer d’un air incrédule, incapable de toute réaction. D’ailleurs, rien de ce qu’il dit, ou fait, ne me fait réagir réellement. Je voudrais hurler jusqu’à en perdre la voix, lui crier que c’est un imbécile, qu’il n’y a aucune raison de féliciter qui que ce soit d’avoir tué un être humain, que trois personnes sont mortes dans cette histoire, mais les mots ne viennent pas. Pire, mon regard va se poser sur le corps du type, désormais brûlé par endroits. J’ai tué un homme. J’ai pris la vie de quelqu’un. On a failli mourir, il est blessé, ne semble pas vraiment s’inquiéter de savoir si c’est mon cas ou pas, et il fait…une blague ? Une pauvre blague de merde, sur ce qui reste à ce jour une des pires situations que j’ai eu à vivre de ma vie ? "-Espèce de..." Mais rien ne vient finir cette phrase, prononcée les dents serrées, rien d'autre qu'un regard lourd de sens, et de reproches.

Alors qu’il se relève et s’active, je reste immobile, toujours à genoux sur le sol de ce café dévasté, incapable du moindre geste, même quand il pointe à juste titre qu’en restant dans le coin, cette journée d’enfer va se poursuivre encore un peu. Isha est obligé de m’attraper par la main pour que je me relève, et il me fourre l’anse de mon sac à dos dans l’autre, avant de nous entrainer hors du café. On passe devant le cadavre du kidnappeur, puis il nous entraine à travers les rues de Seattle, et je suis trop sonnée pour songer à faire autre chose que le suivre, sans même savoir où il nous emmène. Mon corps me fait souffrir, sans doute autant que le sien, et me réclame du repos à grand renfort de coup de jus à chaque mouvement que je fais. Mais Isha ne l’entend pas de cette oreille, et on fuit, parfois en marchant, parfois en courant quand il le juge nécessaire, alors que je me fie à son instinct, le cerveau totalement débranché.

Je manque ainsi de lui rentrer dedans quand il se stoppe subitement, et ne comprend pas tout de suite ce qui provoque cet arrêt soudain. Je ne vois rien de dangereux autour de nous, pourtant. Je ne vois que…la mer. Dans notre dos, le bruit de moteur réapparaît soudainement, à quelques rues, terriblement proche, alors que quelques instants plus tôt, il était encore totalement inaudible. Je tire sur son bras pour le sortir de cette rêverie dans laquelle l’a plongé la surface bleutée, et l’entraîne vers l’échoppe d’un glacier en front de mer, dont les vitrines ont été cassées, et derrière le comptoir de laquelle on se planque. Avec prudence, je sors la tête de là-derrière, juste le temps d’aviser un petit présentoir à cartes de visite, dont je récupère un exemplaire, pour trouver l’adresse de la boutique, puis je sors la carte de Seattle de mon sac à dos, que j’étudie quelques instants en silence. « -On est là…et le No Man’s Land se trouve là… » Je pointe deux points successivement sur la carte, et tente au maximum de rester active, du moins j’essaye, bien consciente que si je m’effondre maintenant, je serais un poids mort pour Isha. Et ça, c’est hors de question que ça arrive.

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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 3 EmptySam 15 Aoû 2020 - 13:45
Celui qui sait faire des diverstions


Je me laisse docilement arracher a la contemplation de la mer. J’ai du mal a imprimer que c’est juste ça. On dirait vraiment qu’un grand lac en fait. Avec des vagues et aussi une autre odeur. C’est vrai que ca sent étrange. Un vieux relent de barbe à papa encore ? J’aimerais vraiment voir de plus près ce truc qui ne ressemble pas vraiment aux cartes postales que j’avais enfant. Bon, fallait dire que c’était d’Hawaii et que j’essayais de faire croire aux autres que « mes vrais parents » étaient là bas et que j’allais bientôt les rejoindre. Autant dire que j’en avais rêvé de ces plages. Là c’est pas pareil. Ca fait moins envie. Par contre y’a un putain de bac à sable autour. Gemma serait à la fête si elle était là. Ca me rend triste de penser a elle et de me dire que si j’arrive pas a plus me concentrer la fillette pourrait ne plus avoir de maman.

On finit dans une ancienne boutique de je sais pas trop quoi. On dirait une sorte de restaurant qui pue aussi la barbe a papa. Pourquoi tout sent ce machin ? Et dingue que j’arrive à me souvenir de l’odeur de ce truc alors que ça va faire plus de 5 ans que j’en ai pas vue de près ou de loin. J’ai l’impression que mon esprit se perd dans des détails complétement cons alors qu’il y a une urgence. Je J’ai du mal a lire les cartes de visites que Joey prend nerveusement. Neah Bay ? C’est quoi cette ville ? Je la voix s’activer fiévreusement en sortant une carte, pas sur de vraiment tout suivre avec mon mal de crane. Je ne reconnais rien et me demande même si elle la tient pas à l’envers.  Je vois sa pâleur, sa fébrilité et l’éclat d’animal blessé dans ses yeux. Je sais, je devine… Je la connais trop bien, surement mieux que personne parmi les vivants.

Je pose ma main sur la sienne doucement comme pour l’apaiser, je vois à son regard qu’elle est en boucle que quoique je lui dise, je n’arriverais pas à l’apaiser. Je me sens impuissant à casser une spirale dans sa tête que je devine à défauts de vraiment comprendre. Pour moi tuer n’est pas un souci, surtout quand c’est pour survivre… ouai, même sans ça. Les vies n’ont pas le même poids et je sacrifierais sans remords 100 personnes anonymes pour une vie a laquelle je tiens. Et ceux qui sont choqués par ce que je pense, pour moi, c’est des hypocrites ou des gens qui ont eu la chance d’être méga protégés.

Faute de mieux, je tire doucement son bras pour la ramener contre moi et, sans sommation, sachant pertinemment la suite, je pose mes lèvres sur les siennes, prenant timidement possession de sa bouche avant qu’elle ne me repousse. Rien qu’a son visage, je sais que j’ai réussi a briser la spirale. Ca reste assez violent de ce rendre compte que mes baisers ont cet effet là sur elle maintenant, mais, au moins, elle est dans une autre émotion que celle qui la rongeait. J’essaye de ne pas penser au fait que j’aurais aimé qu’elle ait cette réaction quand d’autre que moi l’ont embrassé, mais ce n’est pas le moment de me laisser aller. Je reste a lui sourire amèrement en lui passant une main sur le visage pour qu’elle me regarde droit dans les yeux.

« Tu m’as sauvé la vie, tu nous a sauver tous les deux, Gemma a encore des parents grâce a toi Joey. Tu es formidable. Alors enlève toi toute autres pensées du crane sinon je récidive jusqu’à ce que tu ne sois plus en état de pensé à ça. On est bien d’accord ? »

Je la relâche pour essayer de regarder vers la vitrine. Pour le moment je ne vois rien. Je ne sais pas qui ils sont, combien ils sont, pourquoi il cherche un Bob et surtout qui est ce putain de sale enfoiré de Bob. Mes yeux se perdent une nouvelle fois sur l’étendue d’eau qui miroite au soleil. J’ai un triste sourire en me disant que ca aurait surement plus a Gemma.

« Tu vas te cacher ici pendant que je vais essayer de trouver une voiture ou un moyen pour nous déplacer d’accord ? »



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Joséphine Duprès
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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 3 EmptySam 15 Aoû 2020 - 17:27
Mes mains fébriles se crispent sur la carte, la froissant et la teintant de traces rouges au passage sans même que je m’en aperçoive. Je crois même pouvoir dire que c’est le cadet de mes soucis à cet instant. Ce n’est pas le moment de penser à des choses aussi insignifiantes que celles-ci. Un type est mort, enfin, trois sont morts, dont un de ma main, on est paumés à des kilomètres de Seattle, et des gens sont visiblement à notre recherche pour nous faire je ne sais quoi, mais sans doute rien de bien agréable. Je reste à fixer longuement la carte, sans même savoir pourquoi, sans même d’ailleurs parvenir à voir réellement les noms des rues, alors qu’il y a clairement plus urgent à faire que de s’apitoyer sur son sort. J’ai l’impression de réintégrer brusquement mon corps quand la main d’Isha se pose sur la mienne, me ramenant à cette boutique, au bruit des vagues, au cri des mouettes, à notre situation merdique.

Je lève un regard paumé vers lui, et n’ai aucune réaction quand il tire sur mon bras, faisant ce truc insensé que je n’aurais jamais pu prédire, dans de telles circonstances : m’embrasser. Le bordel dans mon cerveau s’intensifie, la carte se retrouve complètement chiffonnée dans mon poing, alors que presque aussitôt, un visage souriant, et une paire d’yeux bleus bienveillants s’imposent dans mon esprit. Les doigts de ma main libre se crispent sur le torse d’Isha, qui se recule aussitôt à leur contact, alors que l’expression perdue de mon visage est toujours là. « -Pourquoi t’as fait ça ? Tu sais bien que…» Que je fréquente ton ex-leader, et que tu nous en veux à tous les deux à mort pour ça. J’écoute ses paroles, qui me font fermer les yeux, et secouer la tête avec vigueur. « -J’ai tué quelqu’un, Isha. Quelqu’un est mort, parce que je l’ai tué. Parce que j’ai pris ton couteau, et que je l’ai enfoncé dans son corps…je saurais même pas te dire combien de fois. Quelqu’un s’est vidé de son sang sur moi…à cause de moi. Et tous les baisers du monde ne changeront rien au fait que j’ai pris la vie de cette personne. » Je suis incapable de retenir mes larmes, ni même cette douleur qui me vrille le cœur, et fait voler en éclat les maigres défenses dressées contre mon esprit. « -J’ai tué quelqu’un. » Et j’aurai vraiment souhaité qu’un baiser soit suffisant pour étancher cette souffrance qui menace, à cet instant, de me couper le souffle.

Quand il propose que je me planque ici, pendant qu’il va nous trouver une voiture, je me raidis aussitôt et lui attrape le bras pour le retenir, alors que tout un tas de raisons pour lesquelles on ne devrait surtout pas se séparer me viennent en tête. Je m’essuie maladroitement les joues, renifle par la même occasion, et lance : « -Non, hors de question. T’as pris un coup sur la tête. » Ca en est une, de raison, et même si je m’inquiète de son état, et que j’espère qu’il acceptera de faire un tour chez les Barnett quand on sera rentrés, ce n’est pas la seule chose qui motive mon refus. « -Si tu me laisses toute seule Isha…si tu me laisses toute seule je vais m’effondrer…et je… » Je souffle, essaye de garder ce très léger contrôle que j’ai sur moi-même. « -Si je me laisse aller, je sais pas si je saurais faire ce qu’il faut pour reprendre pied, et…toute cette culpabilité que je ressens va me submerger et me bouffer, et…on peut pas se le permettre, parce qu’on doit rentrer. » C’est inévitable malgré tout, je le sais. Je ne suis ni Isha, ni Allia, je n’ai pas leur mental d’acier, pas cette capacité à comprendre que je n’avais peut-être pas d’autre choix, ou que j’ai fait la seule chose qu’il était possible de faire. Tout en parlant, comme animée d’un nouveau souffle, je referme mon sac à dos avec des gestes brusques, et le glisse une nouvelle fois sur mes épaules, avant de me mettre accroupie. « -On y va. » Mon ton est sans appel, et je commence déjà à avancer vers la sortie, sachant qu’il me suivra sans hésiter.


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Isha Cornwell
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MessageSujet: Re: Uber c'est plus ce que c'etait   Uber c'est plus ce que c'etait - Page 3 EmptyDim 16 Aoû 2020 - 11:08
Celui qui vient de se prendre plus qu'un rateau


« Est-ce qu’il faut forcement une raison a tout ? »

Je la regarde tristement en voyant sa réaction et, presque sans m’en rendre compte, c’est les mots de mots de mon géniteur qui sortent de mes lèvres. A force de les avoir entendus lorsqu’il vrillait j’imagine que j’en suis imprégné. J’avais vite compris que le « pourquoi » n’apportait pas grand-chose. Seul comptait le « comment ». Penser a mon géniteur m’évite de trop épiloguer sur la spontanéité de la réaction de mon ex épouse que j’assimile presque a du dégout. On en est a ce point-là ? Elle qu’elle ressentait déjà cela avant mais qu’elle n’osait pas me le dire quand je l’embrassais avant? J’imagine qu’il vaut mieux pas le savoir et que cette situation est surement préférables à une entrevue pleine d’espoirs, comme la dernières foi, qui n’aboutirait qu’a de la déception.

Je pose ma tête contre la vitrine sale sans détacher mon regarde de cette fameuse mer. Je trouve que le soleil chaud et radieux de ce mois d’aout est presque une insulte a ce que je ressens. J’essaye de me concentrer sur la cote, oui, au lieu de chercher des solutions. Je vous rejoindrais facilement si je n’avais pas une caboche qui a bugué depuis l’accident sans que je ne m’en rende compte.

Je me souviens de mon rêve quand je vivais chez Logan et que la fin du monde n’était que dans les films : gagner assez de dollars pour me payer une Harley et m’offrir un road trip le long de la cote. Ca ressemblait déjà a ca avant ? Ou c’était comme sur ma carte postale ? Pensif je lâche un :

« Je m’imaginais tellement pas ca comme ça… »


Est-ce que je parle de la mer ? De notre arrivée a Seattle ? De ce que les autres appelaient les Joeysha ? Même moi je ne suis pas sûr de savoir répondre a cette question. Surement un peu de tout. Je soupire avant de me retourner et de la regarder. Oui, je la crois quand elle dit qu’elle va craquer et qu’elle va mal à cause du mort. Mais je ne suis pas son mec, je ne sais même pas ce que je suis pour elle avec du recul. Qu’elle porte ma chevalière alors qu’elle en aime un autre est assez perturbant. J’ai mal a la tête, la luminosité n’arrange rien et cette odeur de barbe a papa me donne la nausée, pourtant c’est avec douceur et patience que je lui dis :

« Joey, je suis plus là. Je sais plus te protéger de tout et visiblement ton mec sait pas encore comment tu fonctionne. Alors, tu vas pas avoir le choix. Le monde que tu veux n’hésites plus. Je ne dis pas que tu as tort de réagir comme ça, mais il faut que tu t’endurcisses d’urgence. Parce que ca va jamais redevenir comme avant et que c’est a toi de t’adapter. Toutes les vies ne se valent pas quoique tu en penses et la légitime défense. »


Je reste à la regarder avec bienveillance sans m’approcher d’elle. Sa réaction au baiser m’a vacciné. J’ai été con aussi de faire ça. Elle a pas eu trop de scrupule pour voir Vaughn visiblement le blondinet … j’ai un sourire amère en me disant que surement que Connor est le bon et c’est toutes la différence avec moi. Je la regarde bien dans les yeux.

« Je veux que tu réfléchisses bien. Je ne vais pas te mentir, je vais aller trouver les mecs de la 2e voiture et je vais les attaquer sans leur demander « s’il vous plait ». On va être dans une situation ou chacun va défendre sa vie et je vais les tuer. Parce que c’est ma nature, parce que c’est eux ou nous et parce qu’ils ont essayé de nous faire du mal. Toi tu sauves les gens, moi je protège ceux que j’ai choisi sans me soucier du pourquoi ni du comment. »


Je me sens presque apaisé de ne plus avoir à cacher ma nature et de m’accepter tel que je suis sans craindre son jugement et son rejet. Oui, j’avais peur qu’on me regarde comme un monstre mais au final, Sam m’a fait comprendre que j’en suis seulement un parmi d’autre et ça sert a rien de faire semblant d’être autre chose.

« Est-ce que tu es sûre de préférer venir avec moi et que ca va pas être pire pour toi ? »

Fut une époque où j’aurais décidé pour elle. Comme quoi, tout change. Je sors Mauricette de son fourreau pour vérifier le coupant de ma lame sans savoir qu’elle a été profanée par son ex rivale.

« Et ne t’inquiètes pas pour moi Logan va pas tarder a arriver m’aider. »





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