The Walking Dead RPG

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- Les déménageurs bretons -
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Chris Edison
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MessageSujet: Re: Les déménageurs bretons   Les déménageurs bretons - Page 2 EmptySam 1 Aoû 2020 - 0:26
Les déménageurs bretons.La dure vie d'hommes de main.
Je ne sais toujours pas exactement pourquoi je lui racontais tout ça. Mais puisqu'il demandait.. je répondais ? En lui jetant des coups d'oeil réguliers, cherchant à voir ses réactions, s'il se foutait de moi, s'il s'emmerdait. Mais étonnamment je ne vis rien de tout ça. A peine un infime tic qu'il me sembla surprendre quand je parlai du fait que je n'avais pas de mec avant tout ça. Mais au-delà du fait que je n'en étais pas certain, j'étais encore moins sur de savoir si c'était le célibat ou l'homosexualité qui l'avait fait potentiellement réagir. Puis je m'en foutais, après tout, non ?

Aamir passa le premier dans les escaliers, et je lui emboîtai le pas avec l'énorme fauteuil, maudissant intérieurement Bill et ses goûts de luxe. Une fois le monstre posé dans la camionnette, on s'autorisa une pause, et le chauffeur me tendit sa bouteille d'eau. Je ne pus retenir un haussement de sourcils surpris mais l'attrapai malgré tout. Notre relation allait carrément mieux que je ne le pensais, en fait : on en était déjà à partager nos miasmes sur les mêmes goulots.
Encore un peu et il allait me demander d'lui prêter mes caleçons.
A son tour, il prit la parole et je l'écoutai attentivement, en lui emboîtant le pas à nouveau.

- J'vois le truc.. un mariage arrangé par ton boss. C'est.. un peu glauque. J'peux comprendre que tu veuilles pas spécialement la retrouver, du coup. Dans un haussement d'épaules j'ajoutai : Y'a jamais eu personne dans ma vie, ni avant ni après. ... Ça doit faire un peu pitié dit comme ça.

Je ricanai brièvement, un brin dépité, avant de lui rendre la parole. Passant les escaliers, j'étirai un autre sourire à son coup de coude, et lui rendis une vague bousculade. Mon cul que je m'emmerderais... j'aurais pas besoin de surveiller tes arrières pour pas m'prendre ton patron sur la gueule. C'était certainement de mauvaise foi de ma part, je ne me sentais pas responsable de lui mais ça m'amusait de le lui faire croire.
J'comprends ce que tu veux dire. Enfin.. pour moi c'est différent, j'ai toujours été solitaire avant tout ça. J'avais du mal à trouver ma place, et.. ouais, je l'avais jamais trouvée, en fait. Aujourd'hui c'est différent.

On retrouva l'accueil du cabinet d'avocat, se dirigeant vers le second bureau. J'aurais bien voulu voyager, si. Avant. Je voulais voir la mer, surtout. Enfin.. sous la mer. Mais aujourd'hui, où tu voudrais que j'aille ? J'présume que c'est partout pareil.
... Et on a pas tous la chance d'être bronzé toute l'année, hm ?


Je me demandais de quelle origine il était, à vrai dire. Amérique du Sud, Moyen-Orient ? Je te cache pas que j'avais été doué à ce jeu-là. La porte s'ouvrit sur un putain de bureau. Magnifique. Imposant. Un pachyderme d'une demi-tonne à lui tout seul. Et on eut clairement la même idée en le voyant, puisque j'éclatai de rire au moment-même où Aamir notifiait à quel point le meuble devrait plaire à Bill.

- T'as tout bon. Il va l'adorer. Putain... il aurait pu nous laisser Dalida pour aujourd'hui, quoi.

Je soupirai en approchant pour débarrasser le bureau de la paperasse et des bibelots posés dessus, puis dans les tiroirs. Et je revins poser les yeux sur le jeune homme.

- T'as confiance en Horacio ? J'veux dire. J'ai bien compris que c'est grâce à lui que t'es avec nous maintenant. "Grâce à lui que t'es avec nous". Si avec ça il se sentait pas intégré ! Enfin, c'était sorti tout seul, autant faire comme si de rien n'était. Alors j'embrayai rapidement : Mais si c'était une connaissance de ton ancien boss, c'est qu'il traînait pas dans les sphères.. les plus honnêtes qui soient, pas vrai ?

Je lâchai un nouveau soupir, les sourcils un peu froncés alors que j'essayais de m'expliquer :

- C'est pas contre toi, hein ? Vraiment, pour le coup. Mais il m'inspire pas confiance. J'arrive pas. Et j'ai pas envie qu'il la foute à l'envers à Bill, à Zo. A nous tous.

Mes vairons se reportèrent sur Aamir, scrutant ses réactions. Il n'y avait pas d'agressivité dans ma voix, juste l'inquiétude réelle que je ressentais. La seule famille que j'avais eu avait été décimée, j'avais pas envie de tout perdre à nouveau.

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Aamir Rahis
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MessageSujet: Re: Les déménageurs bretons   Les déménageurs bretons - Page 2 EmptyMar 4 Aoû 2020 - 16:19
Les déménageurs bretons
Chris & Aamir
À son grand étonnement, Aamir ne passait pas un si mauvais moment que ça. Si on mettait de côté le fait qu’ils n’étaient que deux à devoir porter des meubles aussi lourds que luxueux, il devait avouer qu’il appréciait presque l’instant. Il ignorait encore si c’était une simple trêve entre eux ou le début d’autre chose… D’une possible entente par exemple.

Ils en étaient là ; à descendre un siège bien trop volumineux, partager la même bouteille d’eau mais surtout, partager leurs histoires. Ils semblaient chacun écouter attentivement l’autre, comme s’ils étaient finalement intéressés. Pire même, ils donnaient l’impression de se confier sur certaines choses, jusqu’à leurs vies privées.

- J’sais pas si glauque c’est le terme exact mais ouais… Il me disait toujours que les apparences étaient importantes. Du genre belle bagnole, belles sapes, beau mariage. Belle vitrine qui donne pas envie de fouiller plus loin quoi !  

Aamir marqua une courte pause, réagissant un peu en décalé à la dernière phrase de Chris.

- Personne… Genre personne, personne ?

Sous-entendait-il qu’il n’avait jamais eu de relations sérieuses ou jamais de relations sexuelles ? Aamir était étonné mais après tout, Chris avait bien dit qu’il était du genre solitaire et renfermé. Mais il n’aurait pas pensé fermé sur ce point.  

À son coup de coude, Chris lui rendit une légère bousculade. Les voilà maintenant qui se taquinaient, le monde ne semblait pas tourner rond. Aamir se surprit même à rire lorsque son ennemi qui n’en était plus réellement un déclara qu’il n’aurait plus à surveiller ses arrières s’il n’était plus là. Il aurait bien volontiers lancé un débat sur la surveillance d’Edison mais la conversation était redevenue un peu plus sérieuse alors que les deux hommes parlaient de leur place respective dans cette nouvelle société. Aamir hocha la tête aux paroles de son interlocuteur.  Il ressentait une pointe monotone en lui, Aamir ne pouvait presque pas s’empêcher d’être attristé par ce qu’il lui disait. Il devrait arrêter d’avoir de la peine pour les histoires des gens mais au fond, c’était plus fort que lui.

- Donc au final, c’nouveau monde, ça te réussit à toi ? Tant mieux tu m’diras !

Ouais… Il était peiné par le fait que certaines personnes, comme Chris, avaient dû attendre la fin du Monde pour s’épanouir ou trouver leur juste place. S’il était conscient de sa chance avant, elle lui revenait pleinement aujourd’hui.
Rapidement, avant qu’ils n’entrent dans le second cabinet, Chris avoua qu’il aurait voulu voir la mer. Avant.

- Fallait avoir des parents indiens écoute !

Il avait pris un air faussement fier, encadrant son propre visage d’une main. C’est vrai que son teint resté hâlé, qu’importe la saison et les années.

- Mais t’sais, j’pense que justement aujourd’hui tu peux tout te permettre. T’as plus besoin d’argent pour bouger ! J’te dis pas de quitter Seattle j’ai encore besoin de tes muscles pour m’aider à faire le sale boulot mais tu pourrais aller voir la mer, il y a bien des plages quelque part nan ?

Et quoi encore ? À deux doigts de lui proposer un week-end entre mecs façon bol d’air et bord de mer loin du bitume de la ville ?
Sa presque bonne humeur s’effaça toute fois rapidement à la vue de cet énorme, de ce majestueux, de ce gigantesque bureau. Et s’il restait en lui en espoir, Chris l’assomma d’un ultime coup en affirmant que oui, Bill adorerait ce meuble. Aamir le regarda un instant débarrasser le fameux bureau avant de se joindre à lui. Il n’y avait probablement rien d’intéressant dedans et pourtant, il se surprit à lire quelques phrases, quelques mots sur les papiers de l’ancien avocat qui travaillait là, avant. Il ne comprenait pas grand-chose et perdait surtout son temps. Jusqu’à ce que Chris ne l’interroge sur Horacio. Aamir dressa un sourcil inquisiteur.  

Aamir posa les feuilles qu’il avait en main au sol et s’arrêta un instant dans sa tâche.

- J’peux comprendre ton appréhension même si j'avoue que j'ai du mal à comprendre pourquoi me dire ça à moi…

Etait-ce une question piège ou une stricte vérité ? Chris était-il entrain d’avouer à l’homme de main du banquier qu’il ne le sentait pas ?

- Tu sais avant, vraiment dans le monde d’avant, j’pouvais pas vraiment me le voir. Mais j’ai jamais pu me voir les banquiers en général

Un léger sourire, à peine visible, s’afficha sur ses lèvres.

- Mais Irfan lui faisait confiance et moi, j’avais une entière confiance en mon boss alors… lien d’cause à effet, je lui fais confiance. Pleinement.

Il n’allait pas se lancer dans une plaidoirie pro Horacio mais il se sentait tout de même obligé d’argumenter.

- Horacio est un homme très intelligent qui ne manque pas de ressources et de connaissances. S’il a choisi de mettre son ambition aux services de Bill, c’est qu’il estime que le jeu en vaut la chandelle. Ses intérêts semblent étroitement liés avec ceux de ton patron. J’pense sincèrement que t’as rien à craindre sur ce coup. C’est lui qui a choisi de s’associer avec Bill et il ne prendrait pas le risque de tout détruire.

Il ne savait pas si ses mots étaient très clairs mais lui, il se comprenait.

- J’pense pas que ce soit des gens ouvertement ‘peu fréquentables’ dont il faut se méfier le plus parce qu’au moins, avec eux, on sait ce qu’ils veulent. Si l’objectif est clair, pas de mauvaises surprises. Après, tu prends, tu jettes, mais moi je lui fais pleinement confiance.    

Il balaya le reste des papiers présents sur le bureau d’un revers de main. Bien qu’il aurait voulu gagner du temps avant de ne devoir bouger cet imposant meuble, il n’avait pas non plus envie de passer sa journée à trier.

- T’en as parlé à Bill ? Ou à Zola, vous avez l’air assez proche pour ça ? J’pense qu’on a quelque chose de bien à construire mais pour ça va falloir qu’on se fasse tous plus ou moins confiance je pense… Ca vaut aussi pour toi et moi, dit-il un sourire en coin.

S’il devait baisser sa garde, il espérait bien que Chris en ferait de même.

- Je sais que t’en a rien à foutre de mes excuses et que ça ramènera personne de l’dire mais j’suis désolé. De c’que j’ai pu faire et de c’qui t’est  arrivé.  

Peu à l'aise dans l’exercice des excuses qu'il ne maîtrisait pas vraiment, Aamir attrapa le bureau d’un côté et lâcha un grognement.

- Merde ça pèse vraiment une tonne c'bordel. On peut pas fermer les yeux et dire qu’on a rien vu ?

Ne savait-on jamais, sur un malentendu, ça pouvait marcher.

           
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MessageSujet: Re: Les déménageurs bretons   Les déménageurs bretons - Page 2 EmptyMar 4 Aoû 2020 - 22:55
Les déménageurs bretons.La dure vie d'hommes de main.
Aamir et moi avions eu une vie pré-invasion diamétralement opposée. Autant pour certains survivants, il m'arrivait de me dire qu'on aurait au pire se croiser, au mieux devenir potes. Pour lui c'était le strict inverse. Sans l'apocalypse, on n'aurait jamais pu se rencontrer. On n'avait rien en commun.
Lui et les grosses têtes, moi et les barres d'immeubles décrépies. Lui et son mariage blanc, moi et ma main droite... Bref.

- Ouais nan.. Personne.. Personne personne. Genre, personne. Je souris en coin en lui répondant, en en rajoutant des caisses volontairement. Et oui mon gars, vingt-sept ans et toujours puceau. J'aurais pu faire croire que je voulais rester pur ou je sais pas quoi, mais bon. Déjà je crois pas en Dieu, et en plus je suis gay. Crédibilité zéro.
Et en même temps, quoi ? Les concours de baise c'était pas pour moi, et vu que j'ai attendu vingt-cinq ans pour comprendre que j'étais pas asexuel mais juste pas attiré par les nanas.. J'étais hors course avant même de commencer.

- Je peux pas dire que l'invasion m'a réussi, faut pas abuser. Je crois que j'aurais préféré continuer à tatouer des gens et dessiner des poissons en fumant des joints, plutôt que de survivre à des.. morts pas morts en décomposition qui ont envie de me bouffer, en me retrouvant à vivre sans eau courante ni électricité. Et sans putain de matériel de tatouage, accessoirement. Parce que oui, ça me manquait particulièrement, même si grâce à Curtis j'avais eu le plaisir de m'y replonger le temps d'une soirée. Quelques mètres plus loin, mon regard s'arrondit alors que je le posais sur Aamir. ... Alors la mer, pas forcément mais.. c'est vrai que Seattle est bordé d'eau. Et que j'avais jamais pensé à y aller faire un tour depuis l'invasion.
Mais c'est que c'est une putain de bonne idée, même ! Va falloir que je m'organise ça. Tu viendras ? Tu resteras à bronzer sur la plage pour parfaire ton teint d'Indien.


Je souris largement, mi-enjoué mi-moqueur. Il venait de me donner de nouvelles idées pour passer le temps, à l'occasion. Aller piller un magasin de matos de plongée et aller m'amuser dans les "fonds marins", même si je risquais plus de trouver des carcasses de bagnoles que des récifs de corail.
Finalement alors qu'on vidait le fameux magnifique bureau, je lâchai ma bombe, et mes doutes concernant Horacio. Pourquoi à son homme de main ? Bonne question. Parce que là tout de suite, on était en pleine discussion relativement privée, donc relativement de confiance. Parce que qui mieux que son homme de main pouvait me parler de lui ? Je haussai à peine les épaules en réponse, et l'écoutai attentivement, continuant de vider les tiroirs.

- En même temps, qui fait confiance aux banquiers ? Ils sont nés pour être détestés. Blague à part, il a l'air... tu sais, comment dire. Je fronçai le nez un instant, cherchant mes mots. Du genre à en avoir rien à foutre de la vie des autres. Si tu crèves à côté de lui, il va pas te tendre la main, il va juste venir te faire les poches et te laisser sur place. J'dis pas qu'on est des bons Samaritains. Même .. moi. Mais je me demande. Si moi je crève à côté de lui, est-ce qu'il prendra la peine de me sauver, tu vois ? Ok faut qu'on se fasse confiance entre nous. Mais.. Faut qu'on s'prouve qu'on puisse se faire confiance.

Je glissai un regard en coin vers lui, avec une esquisse de sourire, en répétant son : Et ça vaut aussi pour toi et moi. Avant de reprendre : Nan, j'en ai pas parlé avec eux. C'est vrai qu'on est proches, mais j'sais pas. J'ai pas envie de les emmerder avec ça, je crois.

Bienvenue dans le monde merveilleux des paradoxes de Chris. Se ronger les sangs pour une raison, mais trop craindre de déranger pour en parler à qui de droit. Je soupirai doucement, avant de reporter mon attention sur Aamir. Ses excuses, que je supposais aussi sincères qu'elles étaient maladroites, me décrochèrent un léger sourire.

- Je t'ai déjà dit que je voulais pas de tes excuses... Mais c'est.. gentil d'ta part. C'qui est fait, est fait. On a tous fait de sales trucs pour survivre. Le tout.. c'est d'être du bon côté de l'arme.

Je me posai face à lui et grimaçai en estimant le poids du meuble. "Allez mec. Montre-moi tes gros biceps ! Je t'offrirai un verre en rentrant." Je jouai des sourcils brièvement, le plus sérieusement du monde, avant de ricaner et lever mon bout du bureau dans un grognement d'effort. Et pour prouver à mon tour ma bonne foi, c'est moi qui passai le premier dans les escaliers, cette fois.
Autant dire que j'en chiai méchamment, même si je faisais mine de rien pour faire le malin devant le chauffeur. Question d'honneur, tout ça..

Quand au prix d'efforts quasi-surhumains, on posa le monstre dans la camionnette -je passe sous silence les dix arrêts qu'on avait fait en cours de route-, on s'accorda une nouvelle pause et je proposai de passer au bâtiment suivant.

- On s'dit qu'on a plus de place pour de gros meubles et on prend de la déco et des trucs légers.. ça te va ?


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Aamir Rahis
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MessageSujet: Re: Les déménageurs bretons   Les déménageurs bretons - Page 2 EmptyMer 5 Aoû 2020 - 20:17
Les déménageurs bretons
Chris & Aamir
Confidences pour confidences, Chris venait de lui confirmer qu’il n’avait jamais eu personne dans sa vie. Littéralement personne. Le néant. Les lèvres d’Aamir s’arquèrent vers le bas, formant une moue d’incompréhension mais il s’abstenu de faire plus de commentaires. Ils n’étaient pas suffisamment proches ; à vrai dire ils ne l’étaient pas vraiment, pour qu’Aamir ne se lance dans un débat sur les plaisirs qu’un acte sexuel pouvait provoquer. Ce n’était que son opinion personnelle, partagée par beaucoup d’autres. Tout comme d’autres pouvaient partager l’abstinence (forcée ou non) de Chris. Peut-être qu’un jour, il changerait d’avis. Peut-être que non. Il se contenta de lâcher, dans un soupir quelque chose qui ressemblait vaguement à un « chacun ses choix ».  Bien qu’il ne comprenait pas vraiment ce choix, il ne portait aucun jugement pour autant.  

La conversation suivait son train et sans le savoir, Chris répondit à l’une des interrogations silencieuses d’Aamir sur le fait qu’il n’avait plus son matériel de tatouages. Il enchaîna sur l’idée qu’Aamir avait émise sur le fait de voir une plage ou quelconques étendues d’eau ou mer. Aamir n’arrivait pas à décrypter si Chris était entrain de se foutre ouvertement de sa gueule ou s’il était vraiment convaincu que c’était une bonne idée.

- J’voudrais pas manquer de voir Captain Nemo dessinateur de poissons en palme, masque, tuba !

Il riait mais au fond, il ne trouvait pas que c’était une mauvaise idée. Lui aussi, il aimerait bien changer d’air. Et après tout, maintenant, tout était plus ou moins accessible. Et si l’on mettait de côté les morts-vivants et les humains encore plus dangereux, un petit week-end en dehors de Seattle ne pouvait leur faire que du bien. Aamir gardait cette petite idée dans un coin de sa tête, comme il pouvait le faire avant lorsqu’il prévoyait de partir en vacances. Il savait que ce ne serait pas à l’ordre du jour, qu’ils avaient tous bien trop de travail pour aider Bill à construire son empire démesuré. Mais c’était une perspective qui ne lui déplaisait pas !

Cette idée, aussi légère que la conversation s’éloigna rapidement de son esprit lorsque le sujet dévia, sans crier gare, sur Horacio et la confiance que Chris ne lui portait pas. Bien qu’Aamir fût étonné par cette discussion au départ, il ne le fût plus par ce qu’il entendait. Pour des gens foncièrement méfiants, Horacio n’inspirait aucune confiance. Et pourtant, Aamir pourrait le suivre aveuglement maintenant. Chris, lui, émettait ses doutes et… Ses états d’âme ?

- Du coup par peur de les emmerder, tu t’es dit que ça serait judicieux de m’emmerder moi ?

Il lâcha un rire avant d’enchaîner directement.

- J’rigole mec. Franchement je pense que je pourrais te sortir tous les arguments du monde, tant qu’il ne t’aura rien prouvé tu ne changeras pas ta façon de voir Horacio. Mais j’pense que Bill est assez intelligent, comme Horacio. Ils savent tous les deux qu’ils ont tout intérêt à s’allier plutôt qu’à se foutre des couteaux dans le dos. Rien que le fait qu’on soit encore vivant pour en témoigner après ce qui s’est passé au banquet est une belle preuve j’trouve. Quant à la preuve de confiance que j’pourrais te faire j’sais pas… Un jour peut-être j’sauverai tes miches !

Lui-même ne savait comment il réagirait si Chris était sur le point de mourir et qu’il était en capacité de le sauver. Il se demandait même s’il devait reporter cette conversation à Horacio. Parce qu’après tout, il devait énormément au banquier. Aamir était un peu en proie à un débat intérieur avec lui-même. Faire son collabo ou accepter sans piper mot à personne les confidences de Chris ? Ce dernier sembla d’ailleurs accepter les excuses du trentenaire, non sans un sourire. Sourire qui disparu aussi tôt qu’il souleva le bureau.  À son instar, Aamir grimaçait également et c’était à peine s’il arrivait à parler. La descente des escaliers s’apparentait à une descente aux Enfers. Un enfer plein de bureaux à porter, inlassablement ! Il ne cacha pas la gêne que lui faisait ressentir cet exercice, il insulta même la Terre entière et peut-être aussi un peu Bill et ses goûts de luxe. On pouvait facilement le deviner à son corps, mais Aamir n’avait jamais été un grand sportif bodybuildé  aux muscles saillants. Lui, il était presque du genre à en chier quand il devait porter plus de deux pack d’eau à la fois.    

- Ouais… lâcha-t-il en reprenant son souffle, la déco, c’est bien la déco !

Il claqua la porte arrière de la camionnette, oubliant presque qu’il fallait se faire discret.

- J’te jure qu’il a intérêt à l’utiliser tous les jours c’bureau. Sans déconner, qui a besoin d’un bureau en pleine apocalypse d’ailleurs ?

Aamir emboîta le pas à Chris, qui connaissait bien mieux la ville que lui. Ils finirent par entrer dans un immeuble qui, de prime abord, semblait être le genre d’immeuble où seules les fameuses grosses têtes pouvaient habiter ; avant. Nul doute qu’ils pourraient trouver des tableaux, des tapis, des fausses plantes et autres conneries.

Ils entrèrent sans encombre dans un premier appartement. Il ne s’était pas trompé, ça sentait le luxe à plein nez ! Et accessoire, ça puait la mort aussi mais il était tristement habitué à ça. Il balaya le salon des yeux. Une énorme télévision trônait sur l’un des murs. Aamir, sans doute encore fatigué d’avoir porté ce monstre s’affala sur le canapé.

- Tu sais j’crois c’qui me manque le plus, c’est d’me faire des journées ‘netflix and chill’. Genre, je sais qu’il y a plus grave mais ça m’tue de me dire que je connaîtrais jamais la fin de certaines séries !

Il esquissa un sourire franc et un brin nostalgique.

- Si tu pouvais r’vivre une journée comme avant, tu ferais quoi toi ?

Laissant le loisir à l’homme qui l’accompagnait de répondre, Aamir décida de se relever du canapé bien trop confortable sur lequel il pourrait aisément s’endormir, pour continuer à explorer l’appartement.

Quand soudain, un bruit interpella Aamir. La porte d’entrée était encore ouverte, si bien qu’il n’arrivait pas à déterminer concrètement d’où venait ce bruit. Des escaliers extérieurs? De l’une des pièces ? D’un autre appartement ?

- T’as entendu ? chuchota-t-il

Il empoigna un peu plus fermement sa machette, posant son regard sur Chris, attendant une réaction.


           
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Chris Edison
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MessageSujet: Re: Les déménageurs bretons   Les déménageurs bretons - Page 2 EmptyVen 7 Aoû 2020 - 2:57
Les déménageurs bretons.La dure vie d'hommes de main.
La discussion battait son plein entre deux meubles hors de prix et d'un poids extraordinairement abusif. Qui aujourd'hui parierait encore sur du chêne et du marbre à part Bill, franchement ?
Toujours est-il qu'à nous regarder sans nous connaître, on aurait pu croire de vieux amis en plein bavardage, en lieu et place de deux inconnus qui s'étaient déjà tapé sur la gueule. Deux fois.

Je ne répondis pas à Aamir quand il évoqua mon "choix" de virginité, me contentant d'un haussement d'épaules. Ce n'était pas réellement un choix. Mais on n'était pas encore assez proche pour que je me lance dans de longues explications sur mon identité sexuelle compliquée.
Et j'enchaînai d'un rire franc quand il accepta, à sa façon, de partir à la plage en ma compagnie. Super.. Moi avec les palmes et le tuba, toi en maillot deux pièces rose à froufrous. On sera parfait. Blague à part, l'idée me botte pas mal. Faudra qu'on regarde ça un de ces quatre. Je restai volontairement flou sur le "on" et le "plus tard", ça me semblait étrangement aussi naturel qu'incongru de monter des projets avec lui, en cet instant.

Poursuivant la discussion sur un thème autrement plus préoccupant et actuel, je restai silencieux aux réponses et explications de l'indien quant à son patron. Il semblait lui faire aussi confiance que j'avais confiance en Bill et Zola. Malgré tout je n'arrivais pas à en être rassuré, mais comme il le dit avec sagesse, il ne pourrait probablement jamais me convaincre tant qu'Horacio ne me prouverait pas par lui-même qu'il ne me poignarderait pas dans le dos à la première occasion.. Moi ou n'importe qui d'autre de notre faction.

- Toi c'pas pareil.. De base ma seule présence te dérange, alors j'me suis dit.. un peu ou un peu moins, t'es pas à ça près. je souris en coin brièvement, puis retrouvant mon sérieux bien rapidement, j'hochai dans un soupir. T'as certainement raison, ouais. Mettons que je lui laisse le bénéfice du doute vu que tout l'monde semble penser qu'il n'est pas un danger.
Quant à toi... J'estime que si tu voulais m'descendre, tu aurais déjà eu largement l'occasion d'le faire, depuis qu'on bosse ensemble. Tout comme j'aurais eu l'occasion de t'éliminer si je l'avais voulu, moi aussi...
Quitte à jouer franc-jeu et à être honnête, autant le souligner.

La pause finie, on se mit très vite d'accord sur le fait qu'on avait assez de meubles pour aujourd'hui et de courbatures pour demain, et on se dirigea vers un immeuble tout proche, qui semblait renfermer des appartements de luxe. "Qui a besoin d'un bureau" ? Nos patrons, probablement ? Je ricanai tout bas. Ceux qui gardent des notes, des contrats... des magazines de cul, j'en sais rien moi.

On entra dans un premier appartement à la hauteur de nos attentes. Aamir s'écrasa dans un canapé et je l'imitai après un rapide tour dans la pièce, m'affalant sur le fauteuil voisin. J'avais les bras en feu, et j'avoue que je serais bien resté là un moment..

- Hm.. j'comprends. Moi j'étais plus jeu vidéo et internet. Et j'dois avouer que ça m'manque pas mal aussi. Genre.. tu te posais une question, suffisait de regarder la réponse sur ton portable, t'vois ? Ça, ça me manque. Avoir des réponses à mes questions.

Je fermai les yeux quelques instants, ce qui m'arracha un bâillement quasi-instantané. J'entendis Aamir se relever, lui, tandis que je restai vautré sur place.

- Une journée comme avant ? Putain, faudrait que j'm'organise. Déjà.. Petit déj' Starbuck. Obligé. Ensuite.. je passerais la matinée avec ma mère et je mangerais avec elle le midi. Après ça je me ferais faire un tatouage par Roza. Et.. le soir ? Alcool, joints. Et une partie de jeu vidéo. Et la nuit, j'irais me balader dans les rues de Seattle, sans risquer d'y trouver des rôdeurs..
Bon, évidemment là, on est sur une journée "dans mes moyens", hein. Du coup ça vole pas bien haut.
Et toi ? Tu ferais quoi ?


Je m'arrachai difficilement à ce fauteuil que j'aurais volontiers embarqué pour moi s'il avait pas l'air de peser lui aussi une demi-tonne. Je le rejoignis juste à temps pour entendre moi aussi un bruit, sans distinguer sa provenance. Je hochai en réponse, silencieusement, et tendis l'oreille jusqu'à entendre une sorte de grattement, à nouveau.
Avec précaution, je m'approchai de ce qui devait être une chambre à la porte entrouverte. Pas de doute, le bruit venait bien d'ici... Je levai ma batte et poussai doucement le panneau de bois, après avoir murmuré un "tu m'couvres" à l'indien. Je donnai un coup plus franc pour ouvrir la porte et entrai dans la petite chambre d'adolescent, recouverte d'un bordel innommable, et datant sans aucun doute possible d'avant l'apocalypse.  
Mais pas de rôdeur à l'horizon.. Je fis quelques pas, circonspect, et finis par entendre, près de la fenêtre ouverte, un couinement plaintif et étouffé, accompagné des fameux grattements. Attends, on dirait une bestiole...

Je baissai mon arme et m'en servis pour repousser un tas de fringues éparses. Dessous, accroché par la patte dans un méli-mélo de câbles électriques, un petit furet déjà bien épuisé, se débattait de son mieux mais en vain pour se libérer. Pauvre p'tite bête... t'as dû t'péter la patte à force de tirer, hein ?

J'enroulai un t-shirt qui traînait autour de l'animal pour éviter les griffures et morsures, et entrepris de le dégager de son piège involontaire. T'as rien contre les furets, j'espère...?
Ne mentons pas : la question était rhétorique. L'animal était encore assez jeune, et il lui faudrait une attelle pour que sa patte puisse guérir. Donc forcément, j'allais pas le laisser là. Dès que je réussis à le libérer, je resserrai les fringues autour de lui pour l'empêcher de bouger. Ce qu'il semblait de toute manière trop épuisé pour faire.

- Bon.. ben va falloir que je braque une animal'rie rapidement, j'crois bien.

Je me tournai finalement vers le chauffeur pour voir la tête qu'il tirait après ma trouvaille.. qui ne correspondait pas exactement à nos recherches de base. ... Nan mais on peut prendre les tapis persans aussi, hein...

Mon nouveau petit protégé sous le bras, je poussai avec insouciance la porte voisine, celle de la salle de bain. Grave erreur. Ils étaient deux, je sais pas ce qu'ils y faisaient à part nous attendre, et la surprise me fit faire un pas en arrière, trébuchant sur le fameux tapis persan, pour tomber lourdement en arrière. Mon premier réflexe fut de serrer la bestiole contre mon torse pour ne pas l'écraser dans ma chute. Ce qui me laissa tout loisir de constater que j'avais laissé ma batte au sol, dans la piaule. Merde.

-.. Mec, à l'aide !

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Aamir Rahis
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MessageSujet: Re: Les déménageurs bretons   Les déménageurs bretons - Page 2 EmptyLun 10 Aoû 2020 - 14:30
Les déménageurs bretons
Chris & Aamir
Il y a de cela plusieurs semaines, les deux hommes s’étaient retrouvés en pleine ruelle sombre à se présenter mutuellement leurs poings et les voilà aujourd’hui entrain de prévoir un week-end loin de Seattle. Si l’idée de partir prendre l’air ailleurs pouvait sembler saugrenue par les temps qui courent, c’était encore plus absurde venant de leur part. Aamir l’avait déjà remarqué, depuis ces cinq dernières années, les sentiments et sensations paraissaient comme décuplés. Les liens pouvaient se tisser aussi vite qu’ils se défilaient. Tout allait beaucoup plus vite et de façon bien plus intense. De la haine, à la méfiance jusqu’à la confiance. C’était un peu ce qui était entrain de se passer pour lui et Chris. L’idée de partir à la plage en était le témoin parfait.

À l’évocation du maillot de bain rose à froufrous, Aamir ne put à nouveau s’empêcher de contenir son rire.

- Mec, va falloir arrêter de m’imaginer en robe et en maillot à froufrous, même si je conçois que l’idée peut faire rêver,  j’crois que tu m’confonds avec Kath

Il esquissa un sourire, pensant à Mandy ou plutôt à Kath.

- Mais j’noterai ça dans mon agenda de ministre, prévoir un week-end à la mer !

S’il aimait cette perceptive de voir autre chose que le gris de Seattle comme si de rien n’était, la conversation le ramena rapidement à la réalité. Ils avaient du pain sur la planche avant tout autre chose et surtout, Chris ne faisait pas confiance à Horacio. Aamir l’avait vu dans son ancienne vie, si un groupe était amené à perdurer, la confiance devait être reine car sinon, le petit château de cartes s’effondrerait rapidement. Et ça, c’était une idée qui ne lui plaisait pas le moins du monde.

Il fît une moue approbative lorsque Chris déclara que sa seule présence le gênait déjà. Bien-sûr, il n’approuvait pas réellement mais il ne pouvait pas le lui faire savoir. Lui faire savoir qu’il appréciait sa compagnie et sa conversation ? Non, il ne lui accorderait pas ce plaisir de suite. Il approuva silencieusement les dires du l’ancien tatoueur, qu’ils auraient déjà eu maintes occasions de se descendre s’ils le voulaient. C’est vrai qu’ils avaient finalement passé ce cap et ce n’était pas plus mal ; tant pour l’un que pour l’autre.

Encore un peu engourdi par le meuble qu’ils venaient de porter, les deux compagnons se dirigèrent vers l’immeuble et arrivèrent rapidement dans le premier appartement et tous deux s’affalèrent sur le canapé et sur un siège. Ils parlaient comme si de rien n’était, se racontant leurs petites habitudes d’avant. Lorsque Chris parla, Aamir se remémorait cette époque où tout semblait être à portée de main, chaque question trouvait sa réponse grâce à Google, où tout était plus simple. Le jeune homme décrivit ensuite la journée qu’il ferait s’il avait l’occasion de remonter le temps. Des choses basiques mais des choses vraies. Aamir l’écoutait avec attention, notant cependant la différence de leurs deux mondes. Il s’était déjà relevé lorsqu’il répondit à son tour.

- Ça commencerait par un putain de bon café. Genre un vrai, pas ces p’tites merdes instantanées. Après j’irais roulé sans m’soucier de l’essence et puis je rentrerai et j’me commanderais un fat fast food devant un film… J’me souviens même pas quel goût ça a putain…  Et l’soir j’irais au pub bondé avec mes potes, on rag’rait devant un match de basket, on se saoulerait la gueule et les oreilles avec d’la musique dix fois trop fortes.  Ça vole pas haut non plus tu vois mais putain qu’est-ce que je kifferai !  

Ouais, on lui avait assez répété que les meilleures choses dans la vie, c’était les choses simples. Des petits moments de bonheur à saisir. Aujourd’hui, il s’en rendait compte.

Ils firent cependant rapidement sortis de leurs rêveries lorsqu’un bruit les interpella. Chris prit les devants, couvert par Aamir. Ils étaient aux aguets, comme prêt à en découdre avec quoi ou qui que ce soit. Lorsque Chris abaissa son arme, Aamir imita son geste, jugeant qu’il n’y avait aucune menace, du moins pas directe. À la place, le tatoueur trouva un animal qui ressemblait à un furet. Aamir lâcha un soupir, à la fois soulagé et blasé.

- Ça changerait quelque chose si j’te disais que si ?

Aamir haussa les épaules. Et alors qu’il regardait Chris enrouler le furet dans des vêtements, son regard se posa sur la bête.

- Ça se mange, un furet ? Et j’suis sûr que Bill apprécierait un petit tour de cou en fourrure pour cet hiver !

Il lâcha un rire et même si sa question était sérieuse, il se doutait que Chris ne serait pas d’accord, à en juger la façon dont il le portait tel un nourrisson.

Aamir analysa ensuite la chambre dans laquelle il se trouvait, ouvrant les quelques tiroirs, à la recherche de Dieu seul savait quoi jusqu’à ce que...  Jusqu’à ce qu’il n’entende Chris s’étaler sur le sol et l’appeler à l’aide.

- Qu’est-ce qui Brigitte Bardot, ton furet s’est cassé l’autre p….

Patte. Pas le temps de finir sa phrase qu’un bruit bien trop familier ne lui parvint aux oreilles. Ces grognements, ces claquements de dents… Ni une ni deux, Aamir bondit de l’autre côté de la pièce pour arriver dans l’encadrement de la porte de la salle de bain. Il enjamba sans aucune grâce Chris et, l’élan aidant, il enfonça sa machette dans le crâne du premier mort vivant. Son corps faisant barrage au deuxième, pour ne pas qu’il se dirige vers Chris désarmé.
Faute à pas de chance, sa machette resta bloquée un bon moment dans le crâne du rôdeur, bien mort cette fois-ci.  L’indien tâchait de son mieux de repousser le deuxième à la seule force de son bras ankylosé. Aamir cracha quelques insultes en hindi avant de se servir d’une de ses jambes pour repousser l’assaillant. Libérant ainsi un de ses bras, c’est à l’aide de ses deux mains qu’il réussit à extraire la machette, recouverte de sang noirâtre avant de ne la planter dans le crâne du deuxième rôdeurs. Les deux corps inanimés au sol, Aamir se tourna vers Chris, non sans essuyer la sueur qui perlait sur son front.Il baissa les yeux sur son propres t-shirt qui était maintenant maculé de 'sang'.

- Putain de tapis persans  tiens !

Il se rapprocha alors de Chris, qui s’était relevé entre temps.

- Ça va ? dit-il en lui tapant l’épaule, Tu sais quand j’disais qu’un jour je sauv’rais tes miches c’était censé être rhétorique

Il se retourna ensuite vers les deux cadavres avant de ne reposer son regard sur Chris.

- J’pensais pas dire ça un jour mais j’te préfère avec ta foutue batte !



           
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Chris Edison
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MessageSujet: Re: Les déménageurs bretons   Les déménageurs bretons - Page 2 EmptyMar 11 Aoû 2020 - 1:44
Les déménageurs bretons.La dure vie d'hommes de main.
Je ne saurais pas dire, moi non plus, comment on était passé de haine à confidences en quelques semaines. Ou plutôt, si... Je sais. Si je n'avais rencontré Aamir en des circonstances initialement et profondément négatives, il n'y aurait eu aucune raison à notre mésentente.
Bref, en quelques mots, une fois la rancoeur et la rancune dépassées par lui comme par moi, il ne restait plus la moindre raison à ce qu'on ne sache pas s'entendre, voire même franchement sympathiser. Ce qu'on ne se privait pas de faire, du coup. Entre les blagues nulles et les boutades gentillettes, quelques aveux sur notre passé, nos états d'âme, et c'est doucement la confiance qui s'insinuait sans qu'on l'entende arriver.

L'indien avait une vie pré-apo bien différente de la mienne, des points importants divergeaint, mais qui se retrouvaient sur des aspects primordiaux : profiter une dernière fois de ce qui comptait pour nous, dans la simplicité. Aucun de nous deux n'avait eu pour idée un saut à l'élastique ou quoi que soit de ce genre.

- J'peux comprendre. C'est ta version sociabilisée de ma journée idéale, en somme.
Comme quoi.. on a des points communs, en cherchant bien.


Nous voilà entrant dans une chambre, celle où je me la jouais "Ami des bêtes". A ma décharge, j'avais eu des rats domestiques par le passé, j'aimais bien les rongeurs. Trop maigre pour se bouffer, déconne pas. Bill oserait pas m'le piquer. Je dégageai doucement la petite tête du furet comme pour le présenter au chauffeur. Regarde.. il est adorable. j'suis sur qu'il t'aime déjà !
Sourire moqueur alors que je reculai en le laissant fouiller, ouvrant sans me méfier la porte suivante. La fameuse fatale erreur. Deux rôdeurs, pas de batte à la main, une bestiole serrée dans les bras, et ce fameux putain de tapis persan dans lequel je trébuchai.

J'appelai aussitôt McGyver à la rescousse, reculant précipitamment sur le cul pour m'éloigner des deux putrides. Ok.. ok peut-être qu'on avait un peu baissé la garde à force de discuter avec légèreté tous les deux. C'était même assez sur. Aamir ne put s'empêcher une petite remarque dont il a le secret avant de se pointer alors que je hurlais plus fort un : " MAINT'NANT !!".
Je pris mes distances à nouveau comme je pouvais, cherchant à tâtons un mur pour m'y redresser. Mais pas le temps de jouer l'efficacité : Le chauffeur venait de régler leur compte aux deux abominations. Et moi, j'étais pas fier de m'être fait avoir comme un bleu.

L'indien me rejoignit aussitôt ensuite pour me poser une main sur l'épaule ,me demandant comment j'allais. Je répondis d'une moue blasée, et désolée tout à la fois. Disons que j'note. T'étais pressé de me prouver que je pouvais te faire confiance... Ça va. J'ai la honte tenace d'avoir oublié mon arme comme le dernier des cons.

Je jetai un oeil au furet toujours sage, avant de revenir à Aamir, les joues un peu rougies de malaise.
Bon.. tapis persan, batte.. et on se dit qu'on a eu assez d'émotions pour aujourd'hui ? On pourra.. Passer à l'animalerie sur le retour.
Je me dandinai mollement d'un pied sur l'autre, et finit par lâcher : Merci. J'te dois la vie.

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