The Walking Dead RPG

The Walking Dead RPG
Le Deal du moment :
Nike : jusqu’à 50% de remise sur le ...
Voir le deal

Partagez
- Une pause bien méritée [Sari et Tomas] -
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Sari M. Cunningham
Sari M. Cunningham
Fiche de personnage

Caractéristiques
Caractéristique Tir:
Caractéristique Physique:
Caractéristique Habilité:
Survit depuis le : 16/02/2020
Messages : 111
Age IRL : 22
MessageSujet: Re: Une pause bien méritée [Sari et Tomas]   Une pause bien méritée [Sari et Tomas] - Page 2 EmptyLun 27 Avr 2020 - 0:28
Sari saisit brièvement le bout de l’un des piolets, entre son pouce et son index, pour examiner le fil de la lame. Il était encore bien affuté malgré des années de service, signe que Tomas devait bien les entretenir. Satisfaite, elle le relâcha en hochant la tête, alors que Tomas plaisantait, réagissant à sa boutade. « La douceur des îles, vraiment ? Toi, tu n’as jamais connu de tempête tropicale. » Elle sourit presque paresseusement : « Et je suis sûre que notre ami rôdeur se dirigera vers celui qui lui offrira le plus à manger. Je pars sereine. »

Ils se mirent en route. Sari se contenta de suivre Tomas. Il avait l’air de connaître les alentours du camp ; ce n’était sûrement pas la première fois qu’il s’y aventurait. Profitant de la camaraderie silencieuse, hypnotisée par le rythme de la marche, elle sombra dans une semi-torpeur agréable. Ce fût le vent, froid, sans merci, qui la ramena à la réalité. Tomas dût entendre son gémissement plaintif, puisqu’il lui céda sa veste, malgré ses protestations. Elle qui pensait que ce genre de choses n’arrivaient que dans les films... Sari serra le vêtement contre elle, profitant de sa douce chaleur, dissimulant ses joues rosées sous son écharpe.

Alors qu’ils s’enfonçaient dans les bois encore dénués de feuilles, il lui confia qu’il était polythéiste. « Tu es un Asatru ? » Elle le fixa avec stupeur, avec le sentiment que plus elle en découvrirait sur lui, plus il la surprendrait. « Oh, bien sûr, ne t’en fais, je ne dirai rien. » Elle savait d’expérience à quel point les Américains pouvaient être sévères avec les païens. « 12 ans, c’est un jeune âge pour se convertir. Surtout dans une famille chrétienne, où on ne sait pas forcément que d’autres alternatives existent. Qu'est-ce qui t'as poussé à prendre cette décision ? » Elle hocha la tête alors qu’il développait. « Je suis hindouiste, comme la totalité de ma famille maternelle. Je connais toutefois beaucoup la chrétienté, par mon père, qui était protestant... »

Sari s’interrompit soudainement, remarquant finalement sa peau rougie par le froid. « Eh bien ? La rigueur du nord souffre-t-elle d’une illusion ? », le taquina-t-elle, sans honte aucune. « Il ne faudrait pas qu’on m’accuse d’être la cause d’une pneumonie. » Elle ôta la veste avec quelques regrets, et la lui repassa autour des épaules, en faisant attention à garder une distance raisonnable. « Merci, » sourit-elle doucement, avant de lâcher et de se remettre à marcher.

« Oh ! Regarde ! »
Elle désigna avec excitation une petite plante derrière lui. Elle trottina jusqu’à elle, cassa nette la large tige. « Je ne me souviens plus de son nom, mais c’est une fleur comestible. C’est incroyable qu’elle ait déjà poussé, à cette période de l’année ! Tu dois goûter ! » Elle arracha un des pétales immaculés et le lui tendit. « Comme ça, » ajouta-t-elle, en lui montrant comment aspirer le suc de la plante. Ils obtinrent un petit goût sucré, un peu similaire à celui d’une boisson aromatisée, dans l’ancien monde. Elle savoura avec plaisir cette petite friandise, ne sortant son nez de son écharpe que pour en prendre davantage. « Hum, je te conseille de t’arrêter là, » avertit-elle gracieusement le Norvégien, alors qu’il attaquait une deuxième fleur, en prélevant d’autres pétales. « Passée une certaine dose, c’est un sédatif. »

Sari pouffa devant son air surpris. « Les Amérindiens s’en servaient pour endormir leurs enfants. » Son regard glissa vers le sol alors que ses pensées dérivaient vers Yamaya, qui lui avait transmis ce savoir. Qu’aurait-elle donné pour l’avoir avec elle, à The Haven… Elle cueillit un autre pétale, et le mâchouilla, l’air sombre, avant de tendre le reste de la fleur à Tomas. « Tiens. Peut-être que ça t’aidera à mettre ton "petit monstre" au lit, ce soir. » Elle ne lui laissa pas le loisir de déterminer si elle était sérieuse ou pas, enchaînant aussitôt : « Pour en revenir à notre sujet de conversation… Quelles divinités honores-tu ? Tu pratiquais seul ? »
Revenir en haut Aller en bas  
Tomas Gulbrandsen
Tomas Gulbrandsen
Fiche de personnage

Caractéristiques
Caractéristique Tir:
Caractéristique Physique:
Caractéristique Habilité:
Survit depuis le : 05/02/2020
Messages : 87
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: Une pause bien méritée [Sari et Tomas]   Une pause bien méritée [Sari et Tomas] - Page 2 EmptyLun 27 Avr 2020 - 2:17
HRP. Les [Notes] sont écrites en norvégien.

[Note : Si la tempête Balinaise c’est sa passion amoureuse, que je me fasse frapper par sa fureur]

Je n’ai pas réagi plus que ça quand elle m’a parlé du fait que j’étais un peu plus intéressant qu’elle pour un zombie… enfin si j’ai réagis, mais ce n’était pas intéressant à écrire.Cynthia sache juste que papa c'est parfois un gros maladroit

[Note :Cynthia ne peut pas avoir écrit « j’aime les moules en norvégien, elle ne connait pas le mot « moule », c’était peut-être moi quand j’étais ivre ?]

La conversation avec Sari fut tellement intense que je ne sais plus trop comment la remettre en ordre correctement… par quoi commencer. Déjà, même si ce n’était pas venu tout de suite sur le tapis, elle m’a rendu ma veste quand nous étions à mi-parcours. J’ai bien tenté de lui refuser, mais je m’étais un peu trop perdu. Dans quoi tu te demanderas Cynthia ? Dans ses yeux, les asiatiques ont des yeux magnifiques. Il faut se le dire. Quand j’ai repassé la veste, je dois avouer que j’étais content de la récuéperer. D’ailleurs, [Note : Elle sent bon Sari]. J’ai quand même tenté de bafouiller un truc, mais voilà, son demi-sourire m’avait complètement coupé.

- Mais, t’en a plus besoin que moi. Tu es toute frigorifiée. C’est juste… que voilà quoi…

Mais elle ne m’avait pas écouté, si bien qu’elle a affronté le froid alors que moi j’étais bien avec ma veste. C’est quand même une honte pour un nordique de s’incliner face à une balinaise sur le froid. Quelle honte ! Quand elle m’a tourné le dos pour regarder un truc, j’ai pas résister à l’envie de lui faire une grimace ! Elle me rend folle cette fille ! Elle est si… sardonique ! Pourtant si gentille, j’ai du mal à la cerner.

Ensuite… on a parlé de quoi ? Ah oui, on a parlé de ma religion.

- Mes parents s’en fichaient un peu de la religion, ils n’étaient pas contre, pas spécialement pour. En fait, un jour, on a fait une expédition avec mon père, visiter des montagnes, et un jour, on est tombé sur un vieux cairn viking. Il en reste encore quelques uns dans le pays. Et… je ne sais pas, j’ai été passionnée par l’endroit. On a campé là-bas ce soir-là et j’ai demandé à mon père de me raconter des légendes vikings.

Je me souviens de cette soirée, juste papa et moi sous les étoiles. Cynthia, quand tu auras l’âge je t’emmènerais aussi faire ça. C’était tellement beau ! Qui sait, peut-être qu’un jour je ferais de même avec Sari ? [Note : Convertir une hindou… Non c’est pas une bonne idée]. Papa m’avait ensuite acheté des livres sur les légendes et les Eddas, mais je n’avais jamais abordé le sujet des dieux avec lui, ni avec Maman, encore moins avec Ludwig.

Pour Cynthia, ta mère non plus n’était pas au courant de ça, j’ai toujours pensé que je devais garder ça pour moi. Mais c’était avant, dans un monde que tu ne connais pas. Ici c’est différent, je sens que Sari est différente. Chut, ne lui dit pas Cynthia, il faut pas qu’elle se pense spéciale…

- Ce n’est pas une conversion au sens où on l’entend. J’ai simplement lu les sagas puis j’ai commencé à me dire que… que c’était cool tout simplement. Les légendes et le folklore…Puis j’ai commencé à faire les rituels. Le soir, je me suis rendu compte qu’il m’arrivait de parler à un dieu ou à voir des signes des dieux dans les éléments du monde. Tu as déjà eu cette impression des fois ? Tu te dis que la science ne peut pas tout expliquer ?

Après lui avoir évoquer tout ça, j’ai aussi dit à quelle déesse j’étais le plus attaché. En fait, j’en aimais une plus que les autres. C’est elle que je priais quand j’allais faire du sport et que je me préparais à une épreuve compliquée.

- Le panthéon est vaste, mais je suis fidèle principalement à Seaming. La déesse des sportifs. Mais j’ai également beaucoup d’affection pour Njörd… le dieu de la mer et de l’abondance. Tu veux bien me parler de ta religion toi ? Tu te sens plus hindoue ou chrétienne ?

Je crois que j’ai tout écris ? Ah non ! Sari m’a monté une petite plante comestible à un moment. C’était entre deux réponses sur ma religion. Elle m’a donné un morceau de la fleur, pour que je goute, ce n’était pas mauvais du tout en fait ! Sucré et tout !

[Note : Cynthiaaaa, c’est l’heure de prendre ta tisane]

- Les améridiens doivent vraiment s’en sortir mieux que nous pour survivre dans ce monde. En fait… les peuples primaires doivent bien s’en sortir d’une façon générale. Tu en penses quoi ?


Parfois on est amené à faire des choses contre nos principes. Vaut mieux oublier qu'on en a.
Revenir en haut Aller en bas  
Sari M. Cunningham
Sari M. Cunningham
Fiche de personnage

Caractéristiques
Caractéristique Tir:
Caractéristique Physique:
Caractéristique Habilité:
Survit depuis le : 16/02/2020
Messages : 111
Age IRL : 22
MessageSujet: Re: Une pause bien méritée [Sari et Tomas]   Une pause bien méritée [Sari et Tomas] - Page 2 EmptyMar 28 Avr 2020 - 18:17
« C’est un beau récit, » murmura Sari, l’intérêt brillant dans ses yeux bruns, alors que Tomas lui parlait de sa spiritualité. La jeune femme était intéressée par de nombreux sujets, mais celui-ci faisait partie de ses préférés, et de loin. « J’aime la science, » confia-t-elle. « Je me serai peut-être même engagée dans une carrière scientifique, si j’avais eu la liberté de choisir mes études. Mais, je vois parfaitement ce que tu veux dire. J’ai l’impression qu’il y a… autre chose... » Des signes, elle en voyait souvent. Ce n’était peut-être qu’une futile quête de sens dans un monde hostile, mais elle s’en moquait.

C’était le genre de conversation que Sari aurait bien aimé tenir dans l’herbe, allongée contre la terre, à contempler les nuages. Avec des températures plus clémentes, aussi. Elle prêta une oreille attentive à Tomas, honorée de ce qu’il lui confiait, l’interrompant seulement de temps à autre pour commenter ou lui poser quelques questions. « Une déesse du sport. Pourquoi ne suis-je guère étonnée ? » sourit-elle quand il lui évoqua Saeming. Elle haussa un sourcil quand il l’invita à son tour à parler de sa religion. « Tu es sûr de vouloir me lancer sur le sujet de l’hindouisme indonésien ? Je risque de m’y perdre… Très bien. C’est ton choix, pas le mien ! » Elle savoura cette connexion toute fraîche, cette conversation qui lui faisait oublier le quotidien.

« Je suis hindoue, et seulement hindoue. Oh, j’ai sûrement été influencée par la religion chrétienne, c’est vrai, notamment pour les messages de compassion qu’elle porte. Cependant… Je l’ai toujours trouvée très… austère. Bien à l’image de la famille de mon père. » Son ton amène s’était paré d’un éclat dangereusement neutre. Se rendant compte de sa sévérité, elle adoucit ses propos : « Si tu es venu à Bali, tu as inévitablement assisté à au moins une de nos cérémonies ; il y en a constamment sur l’île. Elles sont grandioses, en extérieur, pleines de couleurs, et l’air sent si bon grâce aux encens et fleurs… Tu savais que chez nous, les montagnes que tu affectionnes tant sont sacrées ? » Elle tenta de lui expliquer les principes de bases de la religion, l’importance de l’eau et de la réincarnation, mais comment réduire à l’essentiel une croyance aussi complexe et différente d’un village à l’autre ?

« L’idée que tu aies pratiqué tout seul m’intrigues beaucoup, je me demande ce que ça peut faire. Moi, je suis dedans depuis toute petite, même lorsque nous habitions à Jakarta. Et quand j’ai emménagé dans le village de ma mère, j’aidais à l’entretien du temple familial et de la fabrication d’offrandes, comme les autres femmes… » Elle haussa les épaules. « J’aimais beaucoup. Je trouvais cela apaisant. » Elle s’interrompit quelques instants pour se concentrer sur l’ascension d’un petit talus.

« Comme beaucoup d’autres Balinais, j’adore Dewi Sri, la déesse du riz et de la prospérité. C’est une figure bienveillante, qui protège les agriculteurs et les petits commerçants. Autant te dire que, dans mon village, on la priait souvent. » Elle s’interrompit quelques secondes, hésita, avant qu’un sourire conspirateur ne fende son visage. « Ne le dis pas à ma mère, mais j’honore aussi Kanjeng Ratu Kidul, la reine des mers du Sud. C’est une divinité très... amère, farceuse, et dont les colères peuvent être terribles. Elle m’a toujours fascinée. » Elle se retourna vers Tomas, avec un sourire en coin. « Quand un nageur européen disparaît dans les vagues, on dit que c’est elle qui l’emporte, car elle le trouve à son goût. » Se rendant compte trop tard de la façon dont cela pouvait être interprété, elle écarquilla les yeux. « Je veux dire… » Elle agita la main. « C’est juste une légende. » Une distraction, vite.

Après l’avoir laissée s'embarrasser quelques minutes, Tomas finit par lui offrir gracieusement un changement de sujet. Elle s’en saisit aussitôt. « Les peuples avec des modes de vie traditionnel, peu importe leur niveau d’ouverture à la “modernité”, se débrouillent mieux, c’est certain. Je me dis souvent que ça aurait été plus facile de vivre l’apocalypse en Indonésie. » Quand la moitié du village où on habite fait partie de la même cousinade, il y a beaucoup plus de scrupule à tuer son voisin pour une simple boîte de conserve. Le changement d’humeur fut radical ; Sari soupira, tentant de refouler l’angoisse qui remontait. « J’ai vécu pendant trois ans avec une famille amérindienne, tu sais. » Elle continua, la gorge serrée. « Ils étaient… ce sont des gens qui avaient été assimilés, et qui souhaitaient revenir à un mode de vie plus proche de celui de leurs ancêtres. Ils nous avaient accueillis, moi et mon groupe, dans leur propriété, quelque part dans la Cascade Range. »
Revenir en haut Aller en bas  
Tomas Gulbrandsen
Tomas Gulbrandsen
Fiche de personnage

Caractéristiques
Caractéristique Tir:
Caractéristique Physique:
Caractéristique Habilité:
Survit depuis le : 05/02/2020
Messages : 87
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: Une pause bien méritée [Sari et Tomas]   Une pause bien méritée [Sari et Tomas] - Page 2 EmptyMar 28 Avr 2020 - 19:30
[Note : Sari et la spiritualité, c’est passionant, elle est si belle quand elle en parle]

Sari semblait enfin se dérider, comme si j’avais réussit à trouver le bouton pour qu’elle parle, parle et parle. J’avais tout écouté avec attention, notant des éléments importants. Mais je sais que j’en ai oublié… c’est le lot de quand on a beaucoup d’informations… J’ai souris en l’écoutant jusqu’au bout. Avant de lui répondre.

- Ta famille, du côté de ton père ne semblait pas très amusante… c’était quoi ? un industriel ou un politicien ? C’est sa famille ou lui qui a posé problème pour ton choix de carrière ? J’ai toujours trouvé que les sociétés asiatiques étaient plus chaleureuses que les occidentales.

Je ne veux pas juger, mais je sais que c’est compliqué de parfois vivre avec le poids d’une famille influente sur les épaules. Heureusement que mes parents ont toujours été cool avec moi à ce niveau. Mais je sais que pas mal de gens s’attendaient à ce que Lud ou moins prenions la choix de la carrière médicale comme eux. Une histoire de reproduction sociale.

[Note : je serais certainement devenu obèse et aigris si j’avais été un médecin]

- Oui, Bali compte je ne sais plus combien de milliers de temples. J’avais cru comprendre que c’était genre un temps pour une petite centaine personne. J’ai assistés à plusieurs cérémonies. C’est très beau, mais je ne pense pas qu’Odin et Freya me permettraient de te dire ce que j’ai aimé chez vous. Je peux déjà te dire que les costumes traditionnels sont magnifiques et je suis assez triste que ce ne soit pas le cas pour ma religion. C’est plus une plaisanterie qu’autre chose de nos jours…

J’avais dis ça en ayant l’air un peu triste, je ne suis. Mais c’est du passé, je compte bien profiter de ce nouveau monde pour pouvoir vivre mon culte comme je l’entends. Mais ce serait tellement mieux si j’avais quelqu’un avec qui le partager.

- Tu adores une déesse qui attire les européens ? Sari, je ne te savais si… amusante. Je ne dirais rien à ta mère, je te le promets.


J’avais dit ça avec un sourire de tombeur, le même qui avait fait craqué Helena à l’époque… Je me rendais bien compte que c’était une maladresse de sa part, mais je décidais de m’en amuser. Mais si seulement on avait pu rester à parler des dieux et à se moquer du fait qu’elle veuille kidnapper des européens… Non, quand on a parlé survie, la pauvre s’est fermée d’un coup et devenu sombre. J’ai sentit tout de suite qu’elle ne voulait plus rire et je suis tout de suite repassé en mode « sérieux ». Cynthia, n’oublie jamais à quel point c’est important d’être à l’écoute des autres et de savoir voir quand ils vont mal. J’ai pas manqué de lui demander, en posant une main douce sur son épaule.

- Sari, tout vas bien ? tu veux faire une petite pause pour en parler… je vois que c’est un sujet qui semble te tenir à cœur. Ces gens chez qui tu étais… il leur est arrivé quoi ? Je sais que c’est dur de perdre son groupe… le mien s’est éteint petit à petit car je n’ai pas su les guider correctement sur la voix de la prospérité…

Quand je lui ait dit ça, j’ai eu la voix qui tremblait, c’est le lot de beaucoup de survivants de perdre des proches. Je l’ai vécu, bien trop souvent mais c’était toujours aussi douloureux d’en parler, surtout quand ce sont des amis ou des proches. Je nous avais trouvé un coin tranquille pour qu’on puisse se confier l’un à l’autre. Comme quoi avec elle, on pouvait passer des rires aux larmes assez rapidement.

[Note : Cynthia, n’oublie jamais que le sourire n’existe que par la tristesse qu’il balance, je te laisserai méditer là-dessus]


Parfois on est amené à faire des choses contre nos principes. Vaut mieux oublier qu'on en a.
Revenir en haut Aller en bas  
Sari M. Cunningham
Sari M. Cunningham
Fiche de personnage

Caractéristiques
Caractéristique Tir:
Caractéristique Physique:
Caractéristique Habilité:
Survit depuis le : 16/02/2020
Messages : 111
Age IRL : 22
MessageSujet: Re: Une pause bien méritée [Sari et Tomas]   Une pause bien méritée [Sari et Tomas] - Page 2 EmptyJeu 30 Avr 2020 - 15:53
Quand Tomas la questionna sur sa famille, Sari hésita. « Mon père venait d’une vieille famille américaine, des colons qui avaient fait fortune grâce aux champs de coton. » Son élocution était lente, prudente. Tomas semblait cultivé, elle n’aurait pas besoin de lui préciser à quel prix s’était construite l’aisance des Cunningham. « Grâce à leurs capitaux, ils ont continué à prospérer au fil des décennies. » Elle fronça les sourcils. « Ils ne m'ont pas voulu dans leur vie. De mon côté, je ne les portais pas en haute estime. » Un bel euphémisme, il n’était pas compliqué de deviner qu’elle les voyait comme des imbéciles finis. « Je n’ai jamais compris comment ayah pouvait être si... ouvert. Ce n’était peut-être pas le meilleur des hommes, mais c’était un bon père, nous avons toujours été très proches. » Elle tira le bout de ses manches. « Il était le fondateur et PDG d’une compagnie d’importation et d’exportation de marchandises entre l’Indonésie et les États-Unis. Il voulait que je prenne sa suite, alors il m’a inscrite en école de commerce. » Avec le recul, autant Sari que son père avaient trouvé l’idée risible. Elle, dirigeante ? La suite, elle avait toujours un peu honte de la raconter. « Pour faire court… J’ai abandonné mon cursus, nous nous sommes disputés, et je suis partie vivre à Bali. » Elle sourit tendrement. « Et c’est mon père qui a fait le premier pas vers moi, alors qu’il avait beaucoup de raisons d’être fâché. » C’était curieusement facile, presque trop naturel, de parler de ça avec Tomas. Elle l’observa du coin de l’œil. « Toi aussi tu viens d’une famille… compliquée ? »

Tomas lui confia, avec une certaine tristesse, qu’il regrettait que sa religion ne soit pas prise au sérieux. Elle ne pouvait imaginer ce sentiment, elle qui avait grandi dans la situation inverse. Elle réfléchit quelques instants. « Peut-être… » Une nouvelle fois, le ton se fit prudent. « Peut-être que nous pourrions faire un rituel ensemble, un jour, » proposa-t-elle doucement. « Nos croyances ne sont pas les mêmes, et nous devrons nous limiter à nos bons vieux vêtements post-apocalyptiques, sans cadre grandiose, mais… Le plus important, ce sont nos intentions, non ? »

Toujours sur le sujet de leur spiritualité, Tomas n’avait évidemment pas manqué l’opportunité de la taquiner sans merci. « Argh, » se défendit-elle avec éloquence, le visage à moitié caché dans son écharpe, alors qu’il lui lançait un sourire ravageur. Peut-être auraient-ils mieux fait, effectivement, de rester sur ce sujet, quoiqu’inconfortable pour elle, plutôt que de s’aventurer vers celui de la survie.

Sentant son changement d’humeur, Tomas les guida contre un énorme rocher recouvert de mousse. Ils étaient protégés à l’arrière et sur les côtés, et avec la vue dégagée à l’avant, ils verraient les éventuels rôdeurs arriver. Ils s’installèrent, alors que Sari jouait nerveusement avec une mèche de ses cheveux. Elle se tendit quand elle sentit la main de Tomas sur son épaule. Même si celle-ci se voulait apaisante, Sari n’était pas naturellement tactile. Cependant, alors qu'elle se relâchait petit à petit, elle se surprit à apprécier le contact.

Pour l’encourager à se livrer, Tomas lui partagea une partie de sa propre expérience. Le cœur de Sari se serra quand il évoqua ses responsabilités par rapport à son ancienne communauté. Elle ne savait pas si cela le rongeait, ou s’il ne s’agissait que d’une simple pointe de culpabilité, que n’importe qui ressentirait à sa place, mais c’était quelque chose qu’elle ne pouvait laisser passer. Sa main vint couver celle de Tomas, douce et rassurante, lorsque sa voix trembla.

« Ne sois pas dur avec toi-même. Quoiqu’il se soit passé, je suis absolument convaincue que ce n’est pas de ton fait. Les membres d’une communauté veillent les uns des autres. On ne peut blâmer une personne de l’échec d’un groupe ; il y a trop de difficultés, trop de facteurs qui s’imposent, surtout dans un contexte comme le nôtre. » Elle resserra sa prise autour de ses doigts. « Je parle en connaissance de cause. Je fais partie de ceux qui se sont laissés porter, au début de l’apocalypse. J’ai fais partie de nombreux groupes, et j’en ai vu, des tentatives avortées. » Son ton était ferme. « Ce n’est pas ta faute. » Peut-être que ces paroles étaient superflues, ou peut-être étaient-elles celles qu’il avait besoin d’entendre. Elle se laissa aller contre la paroi, déjà vidée, peu préparée à la conversation qui allait suivre. Le contact entre leurs mains redevint plus caressant. Finalement en confiance, elle soupira, et commença à raconter, le ton morne.

« C’était des pillards, Tomas. C’est toujours eux. Ils sont bien pires que les rôdeurs. » Elle se mordit les lèvres, pensives. « Ça s’est passé il y a un peu plus de trois mois. C’était une soirée comme les autres ; nous avions couché les enfants, et je jouais aux cartes dehors, avec Everett. D’un coup, nous avons été attaqués. Nous n’étions pas prêts. » De sa main libre, elle se frotta la tempe, dans une maigre tentative d’apaisement. « Nous avions une procédure, certes. Mais nous étions très bien cachés, inaccessibles aux rôdeurs et invisibles aux humains. Pendant trois ans, nous n’avons vu personne d’autres. Alors, forcément, quand ils nous sont tombés dessus… » Elle serra rageusement le poing. « Ils ont tués deux des nôtres, Andy et Everett. » Une pause. « Nous avons eu quatre des leurs. » Elle ne s’attarda pas sur cela. La culpabilité d’avoir pris une vie la hantait encore. « Le cinquième s’est enfui. Il est revenu deux mois plus tard, armé, avec plus de monde. » Ce pillard, elle détestait, le haïssait de tout son être, comme jamais elle n’en avait voulu à quelqu’un. « Dans la panique, on s’est séparés. Ce… Ce n’était pas censé être un problème. Nous nous étions mis d’accord, avec deux points de rendez-vous, où nous avions caché des réserves. » Elle expira lentement, pour calmer ses nerfs, se laissant quelques secondes pour se recomposer.
Revenir en haut Aller en bas  
Tomas Gulbrandsen
Tomas Gulbrandsen
Fiche de personnage

Caractéristiques
Caractéristique Tir:
Caractéristique Physique:
Caractéristique Habilité:
Survit depuis le : 05/02/2020
Messages : 87
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: Une pause bien méritée [Sari et Tomas]   Une pause bien méritée [Sari et Tomas] - Page 2 EmptyVen 1 Mai 2020 - 12:38
Ave Sari, on a continué à parler de tout et de rien encore et encore et encore. Si j’avais su que cette conversation serait aussi riche, je me serais préparé à l’avance et j’aurai pris des notes. Car sincèrement, j’ai déjà oublié la moitié de ce qu’elle m’a dit au moment où j’écris ces lignes. Je me rappelle juste que son père a voulu qu’elle prenne sa suite dans la vielle entreprise familiale. Héritière, ayant fait fortune dans le coton…

[Note : une vielle famille esclavagiste se retrouve avec un soleil comme elle dans les rangs ?]

Quand elle m’a confirmé que la famille du côté de son père ne l’avait jamais accepté, j’en revenais pas, c’était aberrent. Je veux dire, ce sens de la famille si… faible ! Je me souviens encore de papa qui m’a ordonné de retourner voir Helena et d’assumer mes responsabilités ! Comment une famille peut refuser quelqu’un sous prétexte qu’elle n’est pas comme eux. Je l’ai dit à Sari ça en plus ! De cette façon :

- Pas voulu de toi… hun hun, pas tant pis pour eux, tant mieux pour moi. Au moins ton père semblait déjà plus malin qu’eux à ce niveau et d’une manière générale si j’en juge ce que t’es en train de me dire. Même si ne pas te laisser le choix, je trouve ça moyen.

Ensuite, elle m’a posé des questions sur la façon dont ma famille avait fonctionné pendant tout ce temps. J’étais tellement heureux de pouvoir dire que ce n’était pas comme ça chez nous. Cynthia, quand tu auras la tienne de famille, une femme ou un époux, surtout, soutiens le ou la. Toujours. Ensuite, j’avais expliqué à Sari tout ça :

[Note : Si je parviens à séduire la perle d’Asie, je ferais en sorte que Ludwig l’accepte]

- Je n’ai pas eu… les mêmes problèmes que toi, en fait, c’est même l’inverse. Mon père et ma mère, et mon frère aussi du coup, on a toujours eu tout ce qu’on voulait. Parents médecins et aimants, compréhensibles avec nous. J’ai toujours eu tout du soutien et de l’amour, de toute ma famille, des deux côtés.

Sari m’a ensuite fait une proposition qui m’a un peu laissé sans voix. Elle m’a proposé d’aller faire des rituels religieux ensembles… Là, je l’avais regardé comme un poisson, tant c’était « intime » comme proposition. J’aurais franchement moins été choqué qu’elle me propose de faire l’amour là tout de suite. C’est dingue les gens qu’on peut rencontrer des fois ! je l’ai regardé pendant un moment avant de lui lancer un sourire magnifique :

- Je serais honoré de partager ce moment avec toi, nos dieux ne sont pas les mêmes mais je serais ravis de rencontrer cette déesse que tu adores.

Si seulement on avait pu rester sur cette conversation, sur le sourire gênée mais certainement un peu ravi qu’elle pouvait avoir. Mais on est ensuite passé sur la survie et là… Nos sourires ont disparus, pour nous deux :

- J’étais guide, j’avais toujours la responsabilité des gens, je pensais pouvoir les aider, mais on a décliné… heureusement que nous avons réussi à trouver de l’aide ici, sinon on serait tous mort je pense.

Mais c’est rien comparé à ce qu’à vécu Sari, elle m’a raconter l’histoire de ces pillards, l’horreur de la perte de son camps. Ça m’a… je n’ai pas trouvé les mots. J’avais bien vu qu’elle était folle de rage, alors je me suis approché d’elle et je l’ai prise dans mes bras. Comme je faisais des fois avec Ludwig, un câlin amical, sans aucune pensée autre que le fait de montrer sa présence à l’autre :

- Là… Je suis là, Maintenant tu es ici… ce n’est pas parfait, mais c’est déjà un début. Un jour ces monstres paieront.


Parfois on est amené à faire des choses contre nos principes. Vaut mieux oublier qu'on en a.
Revenir en haut Aller en bas  
Sari M. Cunningham
Sari M. Cunningham
Fiche de personnage

Caractéristiques
Caractéristique Tir:
Caractéristique Physique:
Caractéristique Habilité:
Survit depuis le : 16/02/2020
Messages : 111
Age IRL : 22
MessageSujet: Re: Une pause bien méritée [Sari et Tomas]   Une pause bien méritée [Sari et Tomas] - Page 2 EmptyVen 8 Mai 2020 - 23:49
Sari se rembrunit un peu lorsque Tomas parla de son père. « Ce n’est pas comme si j’avais protesté, » lâcha-t-elle en haussant les épaules. Mark était mort en la protégeant, et ce n’était pas une personne sur laquelle elle accepterait la critique. Elle se dérida vite lorsque le norvégien évoqua sa propre famille. Des parents médecins ? Il avait choisi une voix tout autre, c’était certain. Il semblait avoir vécu une jeunesse heureuse ; cela expliquait sans doute, au moins en partie, la positivité dont il rayonnait.

En proposant un rituel commun, Sari avait été prudente, consciente du poids de sa proposition. Elle n’aurait pas été surprise qu’il la refuse poliment. Au contraire, il l’accueilli chaleureusement, avec un sourire éclatant qu’elle lui rendit plus timidement. Ce ne serait pas pour tout de suite, ils ne se connaissaient pas assez, mais c’était agréable d’avoir quelque chose en vue et qui ne soit pas lié à la survie.


Sari ne saurait dire depuis combien de temps ils étaient restés assis, silencieusement pressés l’un contre l’autre. L’étreinte l’avait pétrifiée, au début, au point qu’elle avait failli se dégager. Sa gêne les auraient sans doute fait rire, dans d’autres circonstances. Pour l’instant, ils profitaient surtout du réconfort qu’ils se prodiguaient, réfléchissant chacun de leur côté, le regard perdu dans le vague, surveillant de temps à autre l’arrivée de rôdeurs, droit devant eux. Ce fut Sari qui, brusquement, qui releva la tête, et reprit la conversation là où ils l’avaient laissée. « C’est… C’est que je me suis dit, au début. » Devant son air perplexe, elle précisa : « Que c’était une chance, d’être arrivée ici. Et je le pense toujours ! » Elle s’était empressée de l’ajouter, les yeux ronds ; elle ne voulait pas passer pour une ingrate. « Sans The Haven, je serais soit morte, soit en train de me prostituer au No Man’s Land… en supposant que j’eusse réussi à l’atteindre. » Elle se recroquevilla un peu, sans parvenir à trancher sur lequel de ces deux sorts était le pire. En arrivant à The Haven, après avoir discuté avec Joey, elle s’était dit qu’elle pourrait s'y reconstruire – encore. Mais la réalité l'avait encore une fois rattrapée. Comment le pourrait-elle, alors que les Yamaya, Jarred et Jenna étaient…
… absents ?

« J’ai songé à partir, tu sais. Avant l’attaque. Je ne suis pas restée par héroïsme, bravoure, ou loyauté. » Un rire amère, dirigé contre elle-même. « Avec ma mère, nous n’avions juste nulle part d’autre où nous réfugier. » C’était la raison pour laquelle elle refusait tout crédit pour ses agissements durant l’assiégement du fort. À ses yeux, les intentions comptaient (presque) autant que les actes, et les siennes n’avaient pas été louables. Elle essaya de caler sa respiration saccadée sur celle de Tomas, plus calme.

« Tu… Tu es au courant de ce qu’il s’est passé, avec le Couloir ? … Il ne restait que deux rôdeurs. Je… Nous avons été imprudents. Il y avait une jeune fille, moins de vingt ans… Elle est passée par-dessus la palissade. J’entends encore son cri. » Il résonnait dans sa tête, encore et encore, alors qu’elle ne se souvenait même pas du nom de la victime. Elle n’imaginait même pas ce que ça devait être, pour ses proches. À leur place, elle serait sans doute devenue folle ; mais les gens de The Haven, elle l’avait vu en quelques semaines, étaient résilients. Elle tira de nouveau nerveusement sur ses manches, refrénant la détresse. « Elle était juste à côté de moi. J’aurais pu la rattraper. » Sa voix se précipita, sa langue se délia, pressée de le dire une bonne fois pour toute, s’emmêlant dans certains mots, butant sur d’autres. « J’avais son sang partout sur moi. Son père, je crois, s’est jeté à son secours. Il s’est fait mordre aussi. Devant nous. Nous étions nombreux, et nous n’avons rien pu faire. Et tu veux savoir le pire ? » Elle fut secouée d’un rire nerveux, sans joie aucune, juste destiné à évacuer. « Elle était encore vivante quand elle s’est relevée, la joue à moitié dévorée. Elle allait mourir, elle le savait, et elle était si digne… » Elle secoua la tête, retrouvant le silence, laissant des larmes chargées de sel et d’angoisse rouler silencieusement sur ses joues.

Finalement, elle tamponna de ses manches ses yeux humides : « Désolée de lâcher tout ça. » Elle se laissa aller dans l’étreinte de Tomas, chaude et rassurante – tout ce dont elle avait besoin pour l’instant.  « … Et merci de m’avoir écoutée. » Elle lui sourit, sa voix à nouveau ferme. « Et je suis là pour te retourner la pareille. »
Revenir en haut Aller en bas  
Contenu sponsorisé
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Une pause bien méritée [Sari et Tomas]   Une pause bien méritée [Sari et Tomas] - Page 2 Empty
Revenir en haut Aller en bas  
- Une pause bien méritée [Sari et Tomas] -
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» [UploadHero] Les Réformés se portent bien [DVDRiP]
» Une nuit qui prend tout son sens [Hentaï PV Kaine] [Terminé]
» La Cerise s'efface, le Bien trépasse [hentaï, PV Vaelz]
» Pensionnat Hentaï*! // Partenariat ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: RP Terminés-
Sauter vers: