The Walking Dead RPG

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- Nous sommes ce que nous sommes × Maes ; -
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Maes F. Tremblay
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MessageSujet: Re: Nous sommes ce que nous sommes × Maes ;   Nous sommes ce que nous sommes × Maes ; - Page 2 EmptyVen 8 Mai 2020 - 3:21
Maes s'amusait de voir les différentes expressions passées sur le visage de la femme. Tour à tour, elle se montrait déçue qu'il avoue n'avoir aucune affinité avec la plomberie, rassurée qu'il dise qu'il tenterait tout de même puis moqueuse lorsqu'elle mentionnait le fait qu'il aurait énormément à faire dans la distillerie. Quelque part, elle n'avait pas tort. S'il s'engageait sur cette pente, il aurait clairement énormément de boulot parce qu'honnêtement, ce n'était pas une mince affaire de retaper le QG des exilés. Sans les ouvriers expérimentés, sans ses supports d'architecture, sans grosse machine, retaper les lieux prendraient énormément de temps. Peut-être même quelques années si on partait dans ce sens mais ils avaient l'avantage d'avoir des gens prêts à mettre la main à la pâte. "Un coup de main ne sera pas de trop, en effet. Mais on en est pas encore là, faudra attendre un peu pour la liste. Et puis je crois que Ruby a quelques idées à ce propos. " déclarait l'homme alors qu'il relevait une jambe pour caler le talon sur sa chaise tandis qu'il collait le menton à son genou. Effectivement, il savait que la petite blonde avait des idées, il avait entendu Markus en parler avec elle, au détour d'un couloir et l'idée avait aussitôt trotté dans la tête du brun qui ne s'était pas résolu à participer à la conversation pour leur proposer de l'aide. De toute façon, il n'irait pas au devant des aides. Son boulot consistait à faire l'isolation et il s'y tiendrait jusqu'à ce qu'on lui propose autre chose.

Lorsqu'il vit Allïa observer son travail sous toutes les coutures, l'architecte se mit à sourire légèrement. Il ne présentait que très rarement ses oeuvres. En fait, il était pudique. Chaque maquette représentait une pensée et celle-ci représentait ses hésitations. Le moulin représentait la distillerie. Elle apportait des ressources nourricières essentielles à la survie et lui travaillait d'arrache pieds pour la faire tourner mais il hésitait. Qu'en pensait-il ? Devait-il continuer de faire tourner les hélices du bâtriment ? Ou alors il aimait juste la forme de la bâtisse et il avait voulu la retranscrire. La première version était plus attirante parce qu'elle donnait un sens à ses pensées. L'idée le fit doucement pouffer de rire pour lui. Ses yeux vinrent fixer la demoiselle et il hocha la tête longuement. "Je comprend parfaitement. Se retrouver avec soi-même, ça fait toujours du bien." fit-il en revenant prendre une gorgée de sa boisson. *Garde le. Je te l'offre et puis ça fera de la place dans ma chambre." qu'il rajoutait en souriant. Et puis elle enchaînait sur les exilés. Lentement, Maes vint se gratter la joue avant de se passer les doigts dans les cheveux. Il comprenait parfaitement son point de vue, en réalité. S'il avait été avec le groupe d'Isaac par exemple, sans doute qu'il n'aurait jamais pu être à sa place et puis l'inquiétude d'être entouré de gens plus "faibles" que d'autres, ça l'aurait aussi inquiété. "Tu as raison. Ils veillent les uns sur les autres mais ce sont des durs à cuire." concédait-il.

Alors que les gobelets se vidaient petit à petit, Maes prit la peine de les reservir tranquillement. La première bouteille était déjà bien entamée et sans doute que d'ici deux ou trois service, elle serait vide. A nouveau, l'homme trinqua avec sa compagne du soir puis il poser ses avant-bras sur la table, souriant en coin quand elle affirmait que faire du troc c'était sa priorité. En fait, un éclat de rire quitta ses lèvres. Etait-ce parce que l'alcool commençait doucement à lui monter à la tête ou l'avait-elle fait rire avec sa moue taquine ? Il ne savait pas mais en tout cas, c'était agréable. Néanmoins, l'architecte haussa un sourcil lorsqu'elle confiait son secret. Wow. C'était clairement pas évident comme façon de commencer la survie, ça. Tuer quelqu'un qui nous était cher, c'était pas le plus évident, surtout pour l'âme et ça, il le savait parfaitement. Légèrement, il vint frotter la pulpe de son pouce contre celle de son index, réfléchissant déjà à ses mots. Il ne pouvait qu'imaginer comment elle avait pu s'en sortir mentalement mais force était de constater que comme lui, elle avait su s'en sortir, devenir forte. Elle avait comprit qu'elle pouvait vivre et qu'elle devait le faire parce qu'elle méritait sa place dans le monde. Du moins, il le sentait comme ça et Maes éprouvait beaucoup d'empathie parce qu'il résonnait ainsi. S'il faisait croire qu'il était le genre de connard égoïste qui ne pensait qu'à sa gueule, c'était surtout et avant tout pour ne pas avoir peur de perdre les autres et aussi parce qu'il savait que sa vie avait autant d'importance que celles des autres qu'il croisait. Ce besoin de vivre, de se battre pour respirer jour après jour, il le méritait.

Profonde inspiration et l'homme leva les yeux au ciel pour réfléchir au secret que la brune réclamait. Hm... Tant de choses... Cinq années de survie, ça permettait de cumuler pas mal d'anecdotes, bonnes ou mauvaises. Cette fois, il se redressa, vida son godet d'une traite, défiant du regard la femme d'en faire de même puis il s'étira. "Alors... Je peux te parler du premier mec que j'ai tué. T'en fais pas, y en a pas tant. J'étais en groupe avec deux autres personnes. Un homme et une femme. Donc l'inconnu est parvenu à se frayer un chemin jusqu'à notre planque éphémère." commençait l'homme. Doucement, il vint mouvoir la tête de gauche à droite pour délier sa nuque qui craqua légèrement, le faisant grimacer. "Du coup, on a accepté qu'il passe la nuit avec nous. Mon ami montait la garde. Je sais pas combien de temps après, j'ai été réveillé par un gémissement. L'inconnu avait égorgé notre veilleur et il... déshonorait ma pote." qu'il poursuivait en soupirant. Cette histoire datait mais pourtant, il avait encore un peu de mal à en parler. Cette soirée avait longtemps tournée en boucle dans son esprit et il s'était longtemps senti coupable. Soupir de tristesse pour témoigner de la dureté des souvenirs puis haussement d'épaules. "J'ai pas tout de suite réagit. Il a tué mon amie puis il a voulu s'attaquer à moi. J'ai vrillé. On s'est battus. Et j'ai frappé. Encore et encore et encore. Quand il m'a supplié, j'ai frappé de plus en plus fort. J'ai arrêté quand je sentais plus mes mains et je suis parti, en pleine nuit." concluait le brun en se resservant une nouvelle fois.

Parler de cette période lui donnait froid dans le dos. Maes en avait tué d'autres, des vivants. Pour se défendre, principalement mais ces histoires lui avaient beaucoup moins couté en humanité que cette première expérience. Il se revoyait juger les autres qui prétendaient avoir vu rouge avant de passer à l'action et de commettre l'irréparable. Il s'était rappelé qu'il avait toujours cru ça impossible d'agir de la sorte à moins d'être déviant de nature mais là, cette fois, c'était lui qui avait ôter la vie et ça l'avait marqué à tout jamais d'un fer rouge. Il ne culpabilisait plus, depuis mais il arrivait que parfois, dans ses rêves, il revoyait les yeux suppliants de la femme avant de voir ses pupilles se vider de toute expression. La mort, ils y étaient souvent confrontés depuis que les non-vivants avaient prit le contrôle sauf qu'à ce moment là, c'était autre chose. L'américain prit une gorgée de vin et fit signe à la femme. "A toi, Sourire. Je t'écoute." désignait-il pour effacer ce moment de son esprit, à nouveau.


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Allïa Andrews
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MessageSujet: Re: Nous sommes ce que nous sommes × Maes ;   Nous sommes ce que nous sommes × Maes ; - Page 2 EmptyVen 8 Mai 2020 - 17:03
Allïa hocha la tête aux paroles de Maes. Elle esquissa même un sourire lorsqu'il évoqua Ruby et ses idées. Oui, la petite blonde était épatante. Allïa l'appréciait beaucoup même si elle la trouvait parfois un peu agaçante. Elle était trop sociable, trop souriante, trop intelligente, trop cool même aussi. Tout ce qu'elle-même n'était pas vraiment à vrai dire. Oui, peut être qu'elle la trouvait parfois agaçante car elle était juste un peu jalouse de cette nana-là. Allïa était intelligente aussi mais elle ne savait pas un dixième de ce que Ruby connaissait sur un peu tout. Depuis l'épidémie, ouvrir un livre n'était plus trop sa priorité et pourtant, avant, elle aimait bien ça, prendre du temps pour lire. "Tu devrais vraiment te consacrer à la douche. Faut pas trop s'éparpiller." lui répondit-elle avec un petit sourire en coin. Oui, cette douche, elle en rêvait. Et elle embêterait probablement Maes jusqu'à ce qu'il rétablisse l'eau chaude à la distillerie. Le pauvre, il n'était pas au bout de ses peines.

Allïa le regarda, surprise lorsqu'il lui offra sa maquette. Depuis combien de temps n'avait-elle pas reçut un cadeau ? Tant d'années... Ça lui faisait.. bizarre. Elle attrapa la maquette et la tourna entre ses mains. "Merci.." bougonna-t-elle, légèrement déstabilisée. Elle ne le lui dirait pas, mais ça lui faisait plaisir. C'était sûrement insignifiant à ses yeux, mais pour elle cela comptait peut être plus qu'elle ne le devrait. En fait, parfois, Allïa se surprenait à apprécier un petit geste, une parole anodine qui pouvait lui rappeler sa vie d'avant. Issue d'une famille nombreuse et généreuse, se faire des cadeaux sans raison était une habitude... Cette maquette, ce serait sûrement la première chose qui décorerait la pièce qui lui servait dorénavant de chambre ici, à la distillerie. Elle ne s'était pas vraiment posée sur la décoration, un lit lui suffisait amplement pour le moment. Et puis, elle craignait toujours d'être mise dehors par les exilés s'ils se rendaient compte qu'elle n'était pas suffisamment sociable ou utile comme ils pouvaient l'être tous ici. Ouais, elle avait des apprehensions peut être ridicules mais elle préférait ne pas se faire trop d'espoir et rester sur ses gardes pour ne pas être déçue si on la mettait dehors.

Allïa répondit à son défi silencieux en finissant son verre à son tour. Elle écouta son prochain secret sans l'interrompre. Peut être qu'elle aurait dû poser sa main sur la sienne en signe de soutien, ou même une main sur l'épaule ou encore prononcer quelques paroles reconfortantes mais elle ne savait plus vraiment faire ce genre de choses. La brunette se contenta de faire tourner le verre entre ses doigts. Ils avaient tous du sang sur les mains dorénavant. S'ils étaient en vie, c'était souvent parce qu'ils avaient fait des choix au détriment d'autres humains. Ils vivaient oui, mais le méritaient-ils pour autant ? Allïa préférait eviter de se poser la question. Pour sa part, elle craignait que la réponse soit non, elle ne le méritait pas. Si ces histoires de paradis ou d'enfer existaient, elle était certaine que Lucifer lui gardait une petite place bien au chaud à ses côtés. Entendre ce souvenir de la bouche de Maes était étrangement réconfortant, elle n'était pas la seule à avoir tué, à avoir laissé parler cette part d'inhumanite en elle. Ils étaient tous pareils et ça la rassurait un peu sur son propre sort. "Je comprends ce que tu peux ressentir, cette impression d'avoir du sang sur les mains et que jamais il ne partira. T'auras beau les laver encore et encore, le sang restera là. Invisible aux yeux mais présent dans ton esprit." lui répondit-elle la mine lugubre. Wahou. Elle en était presque philosophe. La jeune femme se mordit la lèvre, pensive. Elle but une énième gorgée de vin, heuresement qu'il était plutôt bon...

C'était à elle de lui raconter un secret à son sujet. Allïa resta pensive quelques secondes avant de se lancer : "Il y a 3 ans, à Detroit, j'ai été enfermée dans un endroit. Ils appelaient ça l'arène." Allïa but une gorgée de vin, hésitant à poursuivre sur ce chemin-là. Ce qui s'était passé là-bas, elle n'en parlait jamais, à qui que ce soit. Elle ne l'évoquait même jamais avec ses anciens compagnons de galère. C'était douloureux et ça brassait trop de mauvais souvenirs. Toutefois, c'était le jeu ce soir, non ? "C'était une ancienne patinoire et les gérants en avaient fait une salle de spectacle à la romaine avec des gladiateurs, des esclaves... Ils organisaient des combats entre des hommes et des rôdeurs mais également entre hommes... des combats à mort." Allïa finit son verre. Maintenant qu'elle était lancée, elle ne pouvait plus faire demi-tour, même si c'était douloureux de parler de ses souvenirs. "J'ai dû me battre moi aussi. J'ai tué des hommes et des femmes, c'était eux ou moi. Je n'avais pas vraiment le choix, mais, il n'y a pas une nuit où je ne vois pas leur visage et où je ne les entends pas me supplier de les épargner..." Allïa évita le regard de Maes, se perdant dans la contemplation du mur devant elle. La brunette continua à voix basse : "Il y avait ce public, complètement hystérique de voir du sang, de voir des hommes et des femmes s'entretuer..." Elle revivait ces pénibles moments et ferma brièvement les yeux pour tenter de chasser ces mauvais souvenirs. Il n'y avait pas de larme dans ses yeux car il y avait bien longtemps qu'elle avait appris à les retenir. Sa voix pouvait même paraître un peu trop froide, un peu trop insensible mais son regard ne pouvait cacher ses émotions. Elle regrettait tout ce qu'elle avait fait. Si elle le pouvait, elle reviendrait en arrière et mourait dans cette arène. Allïa ne le pouvait pas mais chaque nuit, elle revivait ces scènes, se réveillant en sueur, le coeur battant. C'était sûrement sa punition.
Il y avait eu un avant et un après l'arène, c'était certain. Quelque chose en elle s'était brisé. Elle avait enfoui ses émotions et ses sentiments si profondément en elle qu'elle n'était sûre de les retrouver un jour. Elle avait perdu la foi en l'humanité aussi. Voir ce public payer pour voir un tel spectacle l'avait profondément choquée et dégoûtée. Et puis, l'arène avait brûlé et ils avaient pris la route jusqu'à Seattle pendant 3 ans... "Et ça, c'est un petit souvenir." Allïa dénuda une de ses épaules en faisant descendre sa veste. On pouvait voir, marqué au fer rouge et fait contre sa volonté, une aigle aux ailes déployés, le même qu'avait ses anciens compagnons de voyage : Vaughn, Isha, Joséphine et Mallowe. Un signe de son appartenance à l'arène qui resterait à jamais marqué sur elle, lui rappelant sans cesse les atrocités qu'elle avait commis.

Sans s'en rendre compte, ils arrivèrent à la fin de la première bouteille. Allïa sentait son esprit légèrement brouillé. L'alcool lui montait doucement à la tête. Avant, elle tenait plutôt bien l'alcool. Maintenant, c'était moins certains. Ils ne mangeaient pas souvent à leur faim et leur organisme n'en avait plus l'habitude. Les repas étaient moins consistant et ce soir, ce n'était pas quelques raviolis qui changeraient la donne. Elle attrapa la deuxième bouteille sans vraiment concerter Maes. A ce rythme, ils auraient besoin plus que de deux bouteilles pour tenir le coup face à la découverte de leurs secrets les plus moches. Ils avaient attaqué fort dès le début. Oui d'ailleurs, cette conversation était sérieuse, trop sérieuse. Elle remplit à nouveau les deux verres. "À toi, monsieur l'architecte.." lui murmura-t-elle tout en le devisageant. Il était d'ailleurs plutôt agréable à regarder, plutôt séduisant et même sexy. Pourtant, à cet instant précis, son regard cherchait plutôt à le comprendre, à savoir ce qu'il lui passait derrière la tête... Elle posa sa main dans sa paume, suspendue à ses lèvres et à ce qu'il allait lui dévoiler à son tour... Ouais, ce petit jeu commençait vraiment à être addictif.



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Maes F. Tremblay
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MessageSujet: Re: Nous sommes ce que nous sommes × Maes ;   Nous sommes ce que nous sommes × Maes ; - Page 2 EmptyVen 15 Mai 2020 - 5:25
La soirée avançait à bon rythme, les deux survivants discutaient et l'alcool coulait à un rythme qui ne serait clairement pas conseillé. Pourtant, ça ne les empêchait pas de continuer. Maes prenait note mentalement. Une douche, une vraie, c'était ce qui manquait le plus à la communauté et il comprenait parfaitement à quel point ça pouvait être désagréable de faire sa toilette à l'eau glacée. Et bien sûr, à chaque fois qu'elle avait un léger sourire en coin, il se surprenait à penser que son air chafouin lui plaisait grandement. L'homme appréciait également la délicatesse qu'elle avait envers son travail manuel. La maquette n'avait rien de particulier mais elle l'avait prise et inspectée avec beaucoup d'attention et quelque part, ça réchauffait le coeur de l'architecte qui voyait en ça une forme de domptage, de début de respect, entre eux.

Aussi, elle avait écouté son histoire, sans aucun jugement dans le regard, sans aucune preuve de dégoût vis à vis de sa personne et en ça, il lui était reconnaissant. Très peu de personnes connaissaient cette épreuve et certaines avaient eu une lueur de mépris, comme si elles estimaient qu'il n'aurait pas du s'en sortir ou qu'il n'aurait pas du s'endormir aussi paisiblement. Maes vint se passer la main dans les cheveux et soupira puis reprit une gorgée de vin, lorsque à son tour, il l'écoutait. "En effet. Quand on a les mains souillées, il n'y a que nous pour les voir..." fit-il à la remarque de la brune, lui offrant un haussement d'épaules puis un léger sourire, l'air de dire qu'il était passé à autre chose, malgré tout. En vérité, c'était un peu le cas. Même s'il repensait à sa compagne d'infortune de temps à autre, Maes n'était plus autant blessé que par le passé. Il s'était convaincu qu'il avait été le plus fort et que c'était pour ça qu'il s'en était sorti, il s'était construit une réalité autour de cette événement pour ne plus avoir à en souffrir. Et le passé était passé, le ressasser n'apportait rien, ça ne permettait pas forcément de vivre un jour de plus. En fait, c'était même plus handicapant qu'autre chose, de faire dans trop de sentimentalisme. En tout cas, c'était sa version de la vie, une nouvelle valeur qu'il s'était ancré à la cheville pour se rappeler qu'il fallait aussi être égoïste si on voulait survivre encore quelques heures. Puis ce fut à elle de se confier. Elle racontait et le brun en profita pour se lever, verre à la main, histoire de se délier les jambes, profitant de cet instant pour s'assurer qu'il n'était pas encore totalement bourré. Il parvint à faire quelques pas, signe que tout allait bien, il avait encore de la marge avant de tanguer comme un débile sur un bateau. Lentement, il se mit à faire quelques pas sur le sol froid jusqu'à s'arrêter derrière elle pour observer longuement son dos. Une arène, des combats à mort, un public digne d'un match de superbowl... Et les victimes, elle les revoyait en rêve. C'était donc pour ça qu'elle comprenait si bien ce qu'il avait vécu. Cette histoire était déchirante. Vivre ou mourir... Chacun voulait vivre mais celui qui gagnait devait voir un nouveau jour se lever en sachant parfaitement que les autres n'auraient plus jamais l'occasion de voir le soleil se lever... Bon sang... Comment faisait-elle pour sembler si forte malgré ce bagage mental ? Le regard de Maes s'adoucit tandis qu'il détaillait la longue chevelure brune puis le tatouage sur la chaise pâle. L'architecte eu envie d'y passer les doigts, envie de retracer les contours de la pulpe de son index et à cette idée, son souffle se coupa. Quelle idée saugrenue. C'était une trace de sa vie passée, de ses épreuves... Lentement, il s'approcha d'elle, le souffle court, se pencha à son oreille et lui murmura tout bas. "Ce souvenir t'appartient et si tu décides d'en faire une force, alors il deviendra une arme au service du mieux. Si on veut." Les mots lancés, il se recula, effleurant légèrement sa joue du menton mais fit mine de ne pas l'avoir senti pour finalement se réinstaller dans son siège, revenant croiser les jambes.

A son tour, donc. Lentement, le brun se mit à pianoter son genou en réfléchissant. Enfin, il avala une longue gorgée de son verre et le reposa sur la table. "Alors..." qu'il commençait, avec un sourire en coin. "Je suis le fils d'un boucher alcoolo et violent et d'une femme au foyer. J'ai trois frères. Je suis le troisième. On a été placés en foyer." poursuivait le barbu qui vint se gratter la gorge. "Il a fallut quelques mois et quelques familles pour qu'on trouve notre place. Avec mon petit frère, on a été adopté par une famille exceptionnelle. Les Tremblay. Au début ils voulaient uniquement Noam mais je refusais de me séparer de lui et lui de moi." qu'il continuait en souriant, un soupçon de nostalgie dans le regard. Maes se souvenait parfaitement du jour où on leur avait annoncé qu'ils avaient de nouveaux parents... "Simon et Anna, mes parents adoptifs, ont fait une concession. Deux fils pour le prix d'un mais j'ai quand même dû voir un psy pour gosse, histoire de contrôler ma sauvagerie et tout le tralala. En 1994, on a découvert notre nouvelle maison et c'était le paradis. Ils sont aimants, attendrissants. Ils nous ont tout donné." concluait l'homme en regardant le fond de son verre vide. Ses parents lui manquaient. Atrocement. Et même Noam, ce petit con, lui manquait. L'architecte n'avait pas beaucoup pensé a eux durant les dernières années. Probablement qu'il avait peur de se dire qu'ils n'avaient pas survécu ou qu'ils souffraient aussi, dans un lieu identique ou pire que celui qu'Allïa avait connu. Et si c'était le cas, il n'était même pas là pour pouvoir leur venir en aide. C'était une douloureuse qu'il n'acceptait pas alors il préférait l'ignorer.

La brune avait entamé la deuxième bouteille et le brun souriait de plus en plus. Dire des choses, mine de rien, ça faisait du bien. Vider son sac, extérioriser pour mieux supporter. Maes buvait, il ne se faisait pas prier et son esprit s'embuait de plus en plus mais il adorait énormément ce plaisir interdit. Il continuait alors sur les aveux. L'architecte racontait son mariage avec Ivy, l'amour, les engueulades, la séparation. Il expliquait qu'il n'avait pas été malheureux de la perdre et qu'en fait, ça avait été un gros soulagement parce que même si les contraires s'assemblaient, pour eux c'était devenu un enfer et qu'il était persuadé qu'à un moment ou l'autre, l'un aurait fini par tuer l'autre tant ils s'empoisonnaient la vie. Il parla aussi de Maria, de sa rencontre avec elle. De l'amour qu'il avait retrouvé dans ses bras, de sa grossesse et surtout de sa mort. Là encore, c'était frais mais de jour en jour, il s'y faisait. Difficilement mais cette épreuve se tassait dans son coeur. Certes, il aimait encore la hondurienne mais il comprenait à chaque instant que ça faisait parti du lot de la survie, de perdre certaines personnes précieuses aux âmes des survivants. Il confiait son envie de tuer Ash. Son frère était, à ses yeux, un monstre et à chaque fois que son esprit le guidait vers lui, une haine viscérale le prenait aux tripes et Maes savait que si un jour, sa tête était mise à prix, il serait l'un des premiers à le traquer. A cause de lui, Maria était morte, tuée par les rodeurs comme si elle ne valait rien. Morte seule, sans qu'on puisse lui offrir une dernière demeure, un dernier adieu. Puis, l'architecte termina sa série de secret pas une anecdote d'école, quand il faisait ses études supérieures. Un jour, il s'était décidé à inviter une camarade de classe. Elle lui plaisait beaucoup mais il ignorait qu'elle avait un copain. Qui plus est, le dit copain était son ami. Le fameux ami ayant apprit la tentative de séduction avait rappliqué et s'était mit à le menacer. Par réflexe, Maes avait repoussé son camarade mais pendant l'action, il avait prit trop d'élan et trébuché, s'étalant de tout son long et se cassant les deux dents avant. Il avait fallut un chirurgien dentiste et minimum deux heures d'intervention, plus quelques mois d'appareil dentaire pour retrouver un sourire potable. Cette dernière histoire le fit rire parce qu'en y repensant, il avait été ridicule, couché sur le sol, sonné et saignant de la bouche, avec ses deux morceaux de dents qui traînaient sur le béton. Qu'il avait eu l'air con...

Les yeux azurés du brun vinrent se reposer attentivement sur la femme tandis qu'il attendait ses propres secrets. Il en profitait longuement pour la détailler un peu plus ouvertement et il devait avouer qu'elle était ravissante malgré ses airs distants et froids. En fait, ça créait un mystère qu'on avait envie de percer. Sous les faibles lueurs des éclairages, ses yeux marrons ressortaient presque dorés et ses tatouages semblaient inviter à la caresse. Maes devait avouer qu'elle ne le laissait pas indifférent et même qu'il n'aurait pas été contre un rapprochement, surpris secrètement de ce désir qui le prenait alors que ça faisait déjà bien longtemps qu'il évitait de succomber. Ses pupilles se détachèrent de la silhouette féminine pour se reporter à son gobelet qu'il finissait une nouvelle fois d'une traite, pour se calmer. Etait-ce l'alcool qui lui jouait ce mauvais tour ? Enfin, mauvais, c'était vite dit puisqu'il aimait beaucoup les sensations offertes. Puis, lui vint un éclair de génie pour son cerveau alcoolisé. Lentement il se leva, posa les mains à plat sur la table et se pencha lentement vers la femme, sourire en coin. "Cap ou pas cap de faire le poirier pendant au moins trois secondes, là, maintenant ? " qu'il laissait tomber, les iris pleines de défi. Parler de sa vie, c'était bien mais un peu d'action, c'était drôlement plus intéressant et au vu de leurs états respectifs, ça pourrait carrément devenir intéressant et probablement stupide, surtout s'il se retrouvait avec une pomme au dessus de la tête, contre un mur et elle face à lui, arc à la main avec une demi bouteille dans le nez, si ce n'était bien plus. Dangereux, débile, stupide mais la montée d'adrénaline donnait envie, en réalité.


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Allïa Andrews
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MessageSujet: Re: Nous sommes ce que nous sommes × Maes ;   Nous sommes ce que nous sommes × Maes ; - Page 2 EmptyVen 15 Mai 2020 - 17:27
Lorsqu'elle lui dévoila son histoire, Maes se leva et fit quelques pas, derrière elle. Allïa ne pouvait plus voir son visage et elle redoutait d'y découvrir un sentiment d'incompréhension, de dégoût même peut-être. Il n'en fut rien et un petit soupir s'échappa de ses lèvres quand Maes lui murmura à l'oreille qu'elle pouvait faire une force de tout ça. Ses paroles provoquèrent un frisson à la surface de sa peau. Le contact furtif de son menton sur sa joue la troubla légèrement sans qu'elle ne comprenne vraiment pourquoi. Elle ferma brièvement les yeux avant de poser son regard sur Maes qui était revenu s'assoir à côté d'elle. La brunette lui était reconnaissante de ne pas la juger, lui non plus. Elle n'était pas sûre que beaucoup la comprenne et ne la considère pas comme un monstre. C'était sûrement le raccourci le plus évident à faire pourtant, non ? Elle avait tué pour sauver sa propre vie, cela ne faisait-il pas d'elle un être sans coeur ? Ou peut-être simplement une survivante parmi tant d'autres, elle ne savait plus... Les mots de Maes l'atteignirent en plein coeur en tout cas, elle se promit de s'en souvenir, peut-être même qu'ils l'aideront à affronter des futures nuits noires pleines de cauchemars.

S'ensuivirent pas mal de secrets qu'ils se dévoilèrent l'un à l'autre. Les minutes s'écoulèrent, l'heure passa puis la suivante. De temps en temps, ils buvaient ou remplissaient à nouveau leurs verres. Allïa écouta ses secrets. Il n'avait pas eu de chance et avait mal débuté dans la vie entre un père absent et un placement en foyer. De son côté, la brunette était persuadée que si elle était encore debout aujourd'hui, c'était uniquement à cause de son passé. Elle avait eu une enfance classique avec deux parents qui l'aimaient et qui lui avaient offert des bases saines pour affronter la vie. Certes, elle avait été un peu malmenée par ses grands frères mais tous s'aimaient profondément. Jusqu'à l'épidémie, elle avait eu une vie plutôt classique en fait. C'était probablement ce qui lui permettait de se tenir encore debout aujourd'hui. Elle avait déjà un fort caractère avant, car après tout, avec 4 grands frères, elle devait déjà s'imposer pour avoir une place au sein de la famille. Elle lui conta tout cela elle aussi. Parler de sa famille était étrange. Cela semblait appartenir à une autre vie, comme si c'était arrivé à quelqu'un d'autre qu'à elle.
La brunette remarqua qu'il parlait de sa famille au présent. Elle ne lui posa pas la question mais se demanda s'ils étaient toujours en vie aujourd'hui ou si, comme pour elle, il avait toujours l'espoir de les revoir et n'avait pas retrouvé leurs corps.

Un frisson passa sur la peau d'Allïa tandis qu'il lui contait son passé. Il évoqua son ex-femme puis, la perte de Maria et du bébé qu'elle portait. La brune posa un regard grave sur lui. Il avait connu tant de perte. Doucement, elle posa une main sur la sienne. Si elle ne savait pas très bien s'exprimer avec des mots, elle pouvait le faire avec des gestes. Du bout des doigts, elle caressa le dos de sa main. Allïa voulait lui apporter son soutien, lui montrer qu'elle comprenait. Mais à vrai dire, pouvait-elle comprendre ce qu'il ressentait ? Elle n'avait pas perdu un futur bébé, elle. Elle aimait James, mais ils ne s'étaient jamais projetés aussi loin dans le futur. "Tu n'iras pas tout seul hein ? Retrouver ton frère, je veux dire. On est là aussi pour ça, nous, les exilés. On est un groupe maintenant..." Allïa se mordilla la lèvre et regarda Maes. "Crois-moi, se venger seul, ce n'est pas une bonne idée. Je serais là si jamais tu as besoin en tout cas..." La brunette retira doucement sa main même si le contact de sa peau ne lui était pas désagréable. Elle ne voulait pas se montrer intrusive.

A son tour, Allïa lui raconta quelques secrets. Elle lui parla du mariage de son grand frère où elle avait fini pompette à 13 ans parce que son autre frère avait confondu le jus de fruits avec le punch. Cela restait une drôle d'anecdote qu'elle avait traîné avec elle quelques années, ses autres frères la charriant beaucoup là dessus. Elle lui parla d'Andrew le frère dont elle était le plus proche et qu'elle n'avait jamais retrouvé. Elle évoqua les différents groupes qu'elle avait rejoint avant l'arène, ceux qui étaient tombés aux mains des rôdeurs ou ceux qui s'étaient dispersés à cause des humains. Elle lui parla plus précisément du groupe qui lui avait redonné un peu d'espoir. Elle était restée avec eux presque une année, se faisant des amis, s'imaginant revivre une vie à peu près normale. Ils avaient réussi à monter un petit camps, cultivant des légumes, prohibant toute violence et créant un petit réseau d'échanges avec d'autres groupes. Elle s'était enfin sentie en paix avec eux et puis, un beau jour, une horde de rôdeurs avait tout ravagé. Elle avait pu s'échapper de justesse parce qu'elle s'était levée plus tôt pour aller chasser. Allïa avait tenté de donner l'alerte mais ils s'étaient tous fait surprendre dans leur sommeil. Tant de pertes, tant de morts, parfois, elle se demandait pourquoi elle, elle était encore en vie, mais après tout, qui disait que demain elle vivrait toujours ? Elle n'était peut-être qu'en sursis après tout. Personne ne pouvait pas savoir de quoi demain serait fait et vu le niveau de danger élevé du monde dans lequel ils vivaient, rien ne garantissait qu'ils vivraient encore bien longtemps. Il suffisait d'une mauvaise rencontre humaine ou avec un rôdeur et c'en était fini.

Cette longue conversation avec Maes lui avait fait du bien. Elle n'avait jamais vraiment parlé de son passé à quelqu'un. Ce n'était pas quelque chose qu'elle aimait faire. Brasser le passé, remuer les souvenirs, ça n'apportait en général rien de bon. Pourtant Maes avait su l'écouter, la comprendre peut-être même aussi. Elle se sentait soulagée. Et puis, savoir qu'on est pas la seule à avoir du sang sur les mains apporte un peu de réconfort. Allïa se sentait un peu moins sauvage. Elle plongea son regard dans celui du brun tandis qu'il la dévisageait. En temps normal, elle était mal à l'aise mais là, elle était plutôt troublée par le regard qu'il posait sur elle. Il était bel homme et il ne la laissait pas indifférente, elle ne pouvait se le cacher.

Le visage d'Allïa s'éclaira d'un sourire tandis qu'il semblait sur le point de lancer un nouveau petit jeu. Il lui demanda si elle était cap de faire le poirier. Elle releva le regard et répondit avec une pointe de défi dans la voix : "Cap, bien sûre !" La brunette se mit debout : Tss... J'étais en fac de sport avant l'épidémie. Je te fais le poirier où tu veux et quand tu veux !" continua-t-elle en se vantant et en gardant son sourire quand elle remarqua le sens légèrement tendancieux que pouvait avoir sa phrase. Allïa se redressa, enleva sa veste et étira ses longues jambes. Elle enleva également ses chaussures et choisit un endroit dégagé au milieu de la pièce. Elle posa sa tête au sol et poussa sur ses jambes. Elle chercha son équilibre en contractant ses abdominaux. Un peu plus vacillante qu'à l'ordinaire, elle réussit tout de même sans trop de difficulté à se tenir droite. "Je pourrais rester là toute la nuit..." lui répondit-elle, vantarde, la tête en bas. Quoique, ce n'était pas une bonne idée sinon le vin qu'elle avait bu risqué de ne pas rester dans son ventre très longtemps. Elle fit donc le poirier pendant les quelques secondes réglementaires et finit par se redresser en s'étirant. "Alors tu veux jouer à ça..." continua-t-elle d'un ton taquin. Elle réfléchit quelques secondes et posa son regard sur l'extérieur où la pluie continuait à tomber à grosses gouttes sur la terrasse. La brunette se tourna vers lui avec un petit sourire au coin des lèvres : "Je te dirai bien d'aller courir tout nu sous la pluie mais je ne veux pas que tu chopes la mort.. Alors.." Elle se mordilla la lèvre, pensive. "Cap ou pas cap d'enchaîner 30 pompes ?" Avec un petit coup de la nez, ce ne devait pas être si facile que ça...

Tandis qu'elle le laissait décider de faire ou non son pari plutôt sportif, Allïa repensa à ce qu'elle venait de lui dire et imaginer Maes courir tout nu sous la pluie lui semblait tout d'un coup.. hilarant. L'alcool n'était sûrement pas innocent à son comportement, mais elle ne put s'empêcher de rire avant de lui expliquer : "Désolée, je t'imagine en train de courir tout nu sous les yeux du guetteur.." Elle ne savait pas quel membre de la distillerie montait la garde ce soir, peut-être Anton ou Valérian, mais dans tous les cas, Maes passerait pour un fou. La brunette n'avait pas rit depuis très longtemps et ça faisait du bien. Elle réalisa qu'en fait, cette soirée en elle-même, lui faisait beaucoup de bien. Elle appréciait la compagnie de Maes. "Merci pour cette soirée en tout cas." lui dit-elle alors en reprenant un air sérieux et d'un ton un peu bourru. Ce soir, en compagnie de Maes, elle s'amusait, elle apprenait à le connaitre et ce qu'elle découvrait lui plaisait bien..
   


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Maes F. Tremblay
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MessageSujet: Re: Nous sommes ce que nous sommes × Maes ;   Nous sommes ce que nous sommes × Maes ; - Page 2 EmptyMar 26 Mai 2020 - 2:00
La soirée avançait toujours plus, l'alcool s'apprêtait à ne plus exister puisqu'il restait à peine  de quoi remplir deux verres et les verres, eux se vidaient sans que l'un ou l'autre ne se modère plus que de raison. Ils passaient un bon moment. Un très bon moment. Se vider le coeur et l'esprit en parlant de leur vie respective était une première étape dans une compréhension et une acceptation mutuelle. Les regards et les légères caresses, les sourires, étaient une partie plus intime de leur rencontre nocturne. Personnellement, Maes savait qu'il ne parlerait pas de ça, si on devait lui demander de résumer la nuit qu'il partageait avec la brune. Ce serait un secret qu'il garderait uniquement pour lui. Pour changer l'atmosphère tristes et semblant pleine de remords, l'homme avait lancé un jeu stupide. Le cap ou pas cap, une idiotie de gamin qui le faisait rire lorsque Allïa, prise au jeu, fit le poirier et se vanta, tête à l'envers. Lentement, l'homme s'accroupie devant elle, comptant jusqu'à trois, avant de la laisser se relever. "Je reconnais que tu as du talent pour cet exercice, même alcoolisée !" fit-il en faisant mine d'applaudir. Mains dans le dos, il attendit sa propre épreuve et se figea lorsqu'elle partagea sa première idée. Nu, sous la pluie ? C'était une idée saugrenue mais qui lui plaisait bien, tant c'était stupide. Alors, évidemment, ça n'avait rien de brillant mais c'était drôle alors... Alors la femme changea d'avis et proposa trente pompes. L'architecte haussa un sourcil et offrit un sourire en coin à la demoiselle.

Lentement, le brun se leva et entreprise de se défaire de sa veste ainsi que de sa chemise qu'il déboutonnait petit à petit, s'arrêtant à mi-chemin en l'entendant rire. Légèrement, il fronça les sourcils avant de se joindre à son rire, partant dans un fou rire qui venait de loin. Là encore, cet instant lui fit du bien puisque la sensation de libération se faisait sentir. "Je fais tes pompes sous la pluie, nu, si tu veux. Je met juste une condition, tu dois être à poil aussi. Pas de raison que je sois le seul à me faire juger !" qu'il lançait entre deux éclats de rire.

Une fois calmé, l'homme reprit là où il s'était arrêté, finissant de se débarrasser du vêtement qui entravait ses bras avant de se mettre au milieu de la pièce. Il se délia un instant les épaules, s'étira quelques secondes le dos pour éviter un claquage et s'allongea sur le sol, plaçant les mains et les pieds convenablement. "Trente, c'est trop facile." laissait échapper le brun avec un long sourire sur les lèvres. Depuis qu'il avait apprit à survivre, il savait que l'endurance était une qualité à entretenir, aussi, il l'avait développé. Bon, pour le coup, il n'était pas dans son état naturel, alors faire de l'exercice en ayant quasiment deux bouteilles dans le sang, ça ne devait pas être quelque chose à tenter. Et pourtant, il était là à faire le malin. Une. Deux. Trois... A partir de la vingtième, ça devenait compliqué. Maes sentait ses muscles chauffer, l'épuisement arriver, la transpiration glisser lentement le long de ses tempes et de son dos mais ça ne l'empêchait pas de pousser. Il vaincrait cette épreuve, il le fallait. A la trentième, le brun se releva difficilement, essayant de cacher combien il avait du mal a reprendre sa respiration et vint simplement s'essuyer le front de sa paume. "Tu vois ! Facile !" qu'il lançait comme si de rien n'était.

Maintenant, c'était à son tour de lancer une nouvelle manche. Avant, cependant, il récupéra sa chemise et décréta qu'elle servirait de serviette, tant pis, il la laverait demain, s'il y pensait. Doucement, il laissa le tissu absorber les gouttes d'eau perlant sur sa peau et finalement, se laissa tomber dans sa chaise, croisant les jambes et venant terminer son fond de verre, avant de les resservir pour la dernière fois. Dommage, plus de carburant. Est-ce que ça signifiait que la soirée touchait à sa fin ? Il espérait que non. Avec Allïa, il se redécouvrait une facette qu'il avait trop longtemps abandonné à la poussière et cette entrevue apaisait tous les maux du monde. En fait, c'était un vrai plaisir de passer du temps avec elle. Un éclair lui vint alors. Maes se leva d'un coup et vint se planter face à la brune, si proche que les souffles pouvaient se mélanger. Si proche d'elle qu'il se sentait prit d'un vertige inconnu. Ce n'était pas l'alcool. Même s'il ne buvait pas souvent avant et encore moins maintenant, les liqueurs n'avaient jamais eu ce genre d'effet sur lui. Oui, ça ne pouvait venir que d'elle.

"Cap ou pas cap de..." Maes s'arrêtait encore une fois. Ses yeux ancrés dans ceux de la femme le faisait frissonner. Il ne savait plus. Il ne savait plus quel défi il voulait lui confier, quelle stupidité il voulait lancer. Tout à coup, il percevait son odeur, un mélange de plusieurs arômes qui lui plaisait. Etait-ce que cette fois, c'était le vin qui lui faisait sentir ce qui n'existait pas ? En fait, la réponse lui importait peu. Lentement sa main vint effleurer la joue de la survivante tandis que sa propre gorge se nouait d'anxiété. C'était quoi, ça ? L'architecte était nerveux et ça faisait bien longtemps que ça ne lui était pas arrivé. Bon sang, ça ne lui plaisait et en même temps, il adorait cette sensation qui lui apportait une sorte d'adrénaline qui affluait petit à petit dans ses veines. Hypnotisé, voilà dans quel état il se trouvait. Il était totalement hypnotisé par la présence d'Allïa, par la doucement de sa peau sous ses doigts. "Cap ou pas cap d'accepter..." chuchotait-il à la jeune femme alors que son corps se mettait en mode automatique et que son visage venait lentement se pencher vers le sien pour venir effleurer ses lèvres des siennes. Le simple contact qui fit rater un battement, sa respiration se coupa et ses membres se crispèrent  à cause de de l'électricité qui parcourait chaque pore de sa peau. Maes n'était plus maître de ses actes mais il devait avouer qu'il appréciait grandement ce léger baiser volé. Délicatement, il recula la tête, un peu déçu d'arrêter si vite mais il devait reprendre son souffle. Ses lèvres tremblèrent d'être éloignées de ceux de la femme et à nouveau, il laissait échapper un murmure. "Pardon." fit-il simplement alors qu'il ne parvenait pas à s'éloigner d'elle plus que de raison.


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MessageSujet: Re: Nous sommes ce que nous sommes × Maes ;   Nous sommes ce que nous sommes × Maes ; - Page 2 EmptyMer 27 Mai 2020 - 10:19
"Tu peux toujours rêver, oui !" dit-elle avec un air malicieux dans la voix quand il évoqua la possibilité qu'elle le rejoigne à l'extérieur nue, elle aussi. En réalité, Allïa n'etait pas prête à s'exposer ainsi face aux autres Exilés. Elle n'était pas pudique, non mais que le guetteur puisse les surprendre tous les deux nus comme des vers dehors était un peu gênant, même pour elle qui était bien alcoolisée. Elle tenait à garder sa réputation de fille un peu trop froide et secrète. Tant qu'elle ne se dévoilait pas trop, elle ne risquait pas grand chose. Maes, lui, avait une place sûre au sein de la faction. Il était architecte et avait pas mal de projets de prévu. Même s'il faisait quelques bêtises, il aurait toujours sa place ici. Elle, elle était facilement remplaçable. Certes, elle était débrouillarde, elle chassait et se défendait bien mais elle n'était pas la seule à savoir faire cela. Elle ne préférait pas donc pas trop se mettre en avant de manière négative. Il y avait sûrement foule de prétendants ou prétendantes prêts à prendre sa place ici, à la distillerie si on choisissait de l'évincer. C'était ce dont elle était persuadée en tout cas.

Quand il éclata de rire à son tour, se joignant à elle, Allïa ressentit une certaine légèreté qu'elle n'avait pas éprouvé depuis très longtemps. Elle savait que le rire avait des vertus réels mais là, elle en ressentait directement les effets. Elle se sentait plus détendue, peut-être même plus heureuse, oui. Elle jeta alors un regard vers le couloir des chambres mais il n'y eut aucun bruit. À croire que tous avaient un sommeil de plomb ici car ils n'étaient pas franchement les plus discrets. Elle oublia bien vite la présence des autres membres de la distillerie pas loin et reporta toute son attention sur l'homme en face d'elle. Allïa croisa les bras tout en le regardant, attendant de le voir à l'oeuvre alors qu'elle venait de le défier de faire 30 pompes. Il enleva sa chemise et, un instant, elle crut réellement qu'il allait se mettre à courir nu sous la pluie. Mais non, il se mettait juste un peu plus à l'aise. Lorsqu'il commença à faire ses pompes, elle laissa son regard errer sur son dos. Sous l'effort, ses muscles se dessinaient parfaitement, tout comme ses triceps et ses épaules et ce n'était pas désagréable à regarder. Il était bel homme. Un instant, lorsqu'elle le vit presque peiner de faire les derniers mouvements, elle faillit regretter de lui en imposer autant. "Facile hein ?" répéta-t-elle, amusée quand il se releva à bout de souffle et couvert de transpiration. C'est vrai que la température était montée de quelques degrés soudainement. Allïa ne savait pas vraiment si elle devait attribuer ça à l'alcool de plus en plus présent dans leur sang ou à la présence proche de Maes. "Bravo... Si j'avais su que c'était aussi facile je t'en aurais demandé dix de plus.." poursuivit-elle feignant de faire une petite moue.

Maes s'apprêta à lancer une nouvelle manche et elle le regarda, curieuse de connaitre la suite. Elle faisait tourner son vin dans son verre, se demandant si la fin des deux bouteilles signifiait forcément la fin de la soirée. La brunette ne l'esperait pas. Elle n'avait pas envie que cette soirée s'achève et que demain ils se lèvent comme si de rien n'était, bon, avec un sacré mal de crâne en plus  probablement. C'était agréable de passer une bonne soirée, de faire une petite pause dans la vie chaotique qu'ils menaient au quotidien. Elle n'avait aucune idée de l'heure qu'il était, tard probablement. La pluie s'était arrêtée. Depuis combien de temps ? Elle ne saurait le dire, preuve que la vie autour d'eux semblait être devenue moins prioritaire pendant quelques instants. Son regard se posa sur l'homme qui venait de mettre ses pieds sur la table. Il était resté torse nu ce qui n'était pas franchement désagréable pour les yeux.

Soudain, Maes se leva et ancra son regard dans le sien. Il semblait hésitant, plus nerveux..Sa main frôla la joue de la brunette et Allïa ne se déroba pas à son contact. Elle le regarda avec intensité, son visage à quelques centimètres du sien. Tout un tas de signaux d'alerte s'alluma dans son esprit quand il approcha ses lèvres des siennes, mais elle choisit de les éteindre un à un. Ce soir, elle n'avait pas envie d'être raisonnable, elle n'avait pas envie de le repousser. Maes lui plaisait, il l'attirait et même si son esprit était embrumé par l'alcool, elle savait que ce qu'elle ressentait n'avait rien à voir avec l'ivresse. Il l'embrassa provoquant mille sensations en elle, réveillant des émotions qu'elle pensait avoir enfouit en elle. La brunette répondit à son baiser avec une douceur qu'elle ne se connaissait plus.

Puis, il se recula en s'excusant. Elle se mordit la lèvre et le regarda, cherchant une excuse pour ne pas craquer à son tour. Oui, des raisons de rester sage, elle en avait pleins mais, elle n'avait pas vraiment envie de les écouter ce soir... La première raison était évidente : craquer avec un membre de son nouveau groupe n'était peut être pas le meilleur moyen pour s'intégrer si ça se passait mal par la suite. Mais qui pouvait dire de quoi demain sera fait ? Là, elle avait envie que seul cet instant compte. Chaque jour depuis le début de l'épidémie, elle avait l'impression de perdre peu à peu son humanité et là, ce soir, elle revivait, elle ne faisait pas que survivre pendant quelques heures. Et si c'était aussi simple de vivre après tout ? Dans les yeux de Maes, là, à cet instant, elle se sentait vivante. Elle ne voulait pas rompre le charme de l'instant mais au contraire le prolonger encore et encore...

Du bout des doigts, elle caressa son cou jusqu'à sa nuque. "Cap..." murmura-t-elle simplement avec un petit sourire. Oui, elle était capable de faire à peu près tout ce qu'il pouvait bien lui demander... Elle posa une main, presque timidement sur son torse nu, tandis que de l'autre, elle attira son visage vers le sien pour l'embrasser encore. Au début leurs lèvres se cherchèrent, s'effleurèrent, puis leurs souffles se mêlèrent. Ses yeux brillants ne pouvaient cacher le désir qu'elle ressentait. Petit à petit, Allïa avait l'impression de perdre tout contrôle d'elle-même. Elle descendit ses baisers, partant à l'exploration de son cou avec ses lèvres, tandis que, sans aucune retenue son corps se plaqua contre le sien. Elle finit par saisir son visage de ses deux mains, pour l'embrasser encore et encore...




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MessageSujet: Re: Nous sommes ce que nous sommes × Maes ;   Nous sommes ce que nous sommes × Maes ; - Page 2 EmptyAujourd'hui à 14:12
Les minutes s'écoulèrent telles des heures et les secondes se transformaient en infinité que Maes rêvait de prolonger encore et encore. Contre les lèvres d'Allïa, il perdait la notion de raisonnement, de réflexion. Rien ne comptait plus que les baisers qu'ils échangeaient, rien n'existait si ce n'était leur souffle s'entremêlant ou la chaleur de leur corps s'intensifiant. Tout s'effaçait à mesure qu'ils s'aventuraient sur le chemin de la découverte de l'autre.

Sans doute qu'en temps normal, l'homme aurait trouvé que c'était comme une trahison vis à vis de Maria et de leur enfant mais à l'heure actuelle, après deux ans à se morfondre, il se sentait vivant, entier, à sa place. C'était comme si l'univers lui disait que désormais, c'était à partir de là qu'il devait recommencer à respirer. Alors, l'architecte ployait le genou, tournait le dos à la détresse et se sentait de plus en plus confiant à mesure qu'il croisait le regard de la brune, un regard qui le gonflait de fierté et laissait imaginer milles et unes façons d'arriver jusqu'au petit matin. La survivante le faisait frissonner, le faisait céder et sans même qu'il s'en rende compte, Maes offrait à sa compagne du soir un pass VIP, un libre accès à tout ce qu'il cachait derrière ses murailles qu'il voulait impénétrables. Il lui offrait l'occasion de posséder tout de lui, de faire de lui ce qu'elle désirait et comme elle le désirait.

Les doigts de l'homme passèrent dans les cheveux de la brune alors qu'il venait dérober de plus en plus de baisers, au rythme de ses battements de coeur bien trop puissants pour qu'elle ne puisse pas les entendre ou même les sentir quand elle posait la paume sur sa poitrine. Un instant, l'homme cru percevoir des pas mais n'y fit pas plus attention que ça, obnubilé par la femme contre lui. Elle le rendait dingue alors même qu'ils venaient à peine de franchir le pas. Sans doute était-ce l'alcool qui le rendait impatient et pour pallier à cette trop longue attente, le brun s'écarta légèrement, admirant le visage de la demoiselle et lui offrit un sourire en coin qui laissait présager qu'il avec une idée en tête. Lentement, il revint se coller à Allïa, lui caressa les joues des pouces avec énormément de douceur, l'embrassa une nouvelle fois puis il glissa les bras autour d'elle pour finalement la soulever. Avec force, il la maintenait contre lui et l'entraîna à la feutré jusqu'à sa propre chambre, le seul lieu qu'il connaissait vraiment dans ce batiment. Au moins, ils avaient l'avantage d'avoir des chambres côte à côte, donc si elle voulait mettre fin à leur jeu, elle n'aurait pas énormément de chemin à parcourir.

Après avoir refermé derrière lui, Maes laissa finalement la brune poser pied à terre. L'architecte avait le souffle court, brûlant, les yeux emplit d'un désir qu'il parvenait difficilement à dissimuler. Bon sang, qu'il la voulait. Il voulait goûter à chaque pore de sa peau, glisser les doigts entre les siens et les serrer alors qu'ils transpireraient sous l'effort. Les idées fusaient à toute allure dans son esprit et pourtant, il se voulait délicat, tendre, pour ne rien gâcher à cette première rencontre. Lentement, ses mains glissaient sur le corps féminin pour des longues caresses tandis qu'il effleurait sa gorge de ses lippes, la suçotant légèrement pas endroit, plus pour la titiller que pour la marquer. Toujours avec délicatesse, l'homme vint passer les mains sous son haut, effleurant ainsi son épiderme, s'enivrant des frissons qui en découlaient. La concupiscence se lisait à travers ses gestes, ses respirations mais il se gardait bien d'y aller brusquement. La fin des temps était une chose, le consentement, une autre.

En y réfléchissant bien, Maes était un peu con, sur les bords. Il y avait à peine quelques jours de ça, il disait à Nina qu'il n'était pas tenté par les relations sentimentales ou charnelles et que seule lui suffisait une activité. Malgré ça, il se trouvait là, face à une brune qui ne le laissait pas indifférent, il était là, à la dévorer des yeux, lui faisant comprendre qu'elle faisait naître en lui une convoitise qu'il ne contrôlait que de plus en plus difficilement. A nouveau, il vint l'embrasser, fiévreusement puis chuchote à son oreille des mots qui faisait comprendre que c'était sa dernière chance de revenir en arrière, sa dernière chance d'enlever le doigt qu'elle avait fourré dans un engrenage. Sa dernière occasion de le repousser pour la nuit et probablement les autres qui viendraient accompagner leurs insomnies bien qu'il priait tous les saints qu'elle préfère se lancer dans l'exploration avec lui.


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