The Walking Dead RPG

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- Plus on est de fous, plus on rit... ou pas. -
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Joaquin Hernandez
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MessageSujet: Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.    Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.  EmptySam 11 Jan 2020 - 16:22
Je garde le silence alors que Ruby marche à mes côtés, essayant de pas trop ruminer sur les derniers échanges que j’ai pu entendre la concernant. Ce qui est fait est fait, ou une merde du genre. Et maintenant qu’on a vu nos chambres, qu’on sait qu’on va pouvoir rester ici le temps de montrer de quoi on est capables, je vais éviter de l’encastrer contre un mur parce qu’elle oublie de détailler les prises de tête qu’elle a pu avoir avec notre nouveau leader avant qu’on se confronte à lui. Je me contente de souffler, entre mes dents, sans la regarder. « Me refais jamais ce coup-là. » Pas besoin d’en dire plus à ce propos je pense.

Et je lui désigne ce qui est, si je dis pas de conneries, la porte de la salle commune du groupe. « On va voir à quoi ça ressemble de plus près ? » Ouais, ouais, j’essaie d’être sympa. Un minimum quoi. Enfin après, je suis soulagé de voir qu’on va rester ici, au moins quelques temps. Ca permettra que la situation se décante vraiment entre nous et qu’elle soit enfin en sécurité quelque part. Je lui laisse pas vraiment le temps de répondre et je me retiens de lui attraper le bras pour l’entraîner avec moi. Elle me suit d’elle même c’est parfait.

Une fois dans salle, je regarde autour de moi avant de hocher la tête. « Pas mal quand même. » On devrait être bien là, ça change des derniers taudis où on a pu dormir. Même si je sais qu’elle va continuer de faire sa parano et garder un paquet de planques, juste au cas où. Enfin, je vais pas lui jeter la pierre, j’aimerais autant qu’elle le fasse et qu’on ait un endroit où se tirer si les choses tournent mal. A supposer qu’on se tire ensemble, ce qui est pas non plus une certitude. Et je saurais pas vraiment dire si ça m’emmerde ou pas. Enfin, c’est pas le sujet. Pas pour le moment en tout cas. Je me fige quand je vois deux silhouettes dans la pièce, plissant des yeux pour essayer de voir si je les connais. Leur gueule me dit vaguement quelque chose et je souffle, en direction de Ruby. « On les a pas croisés au no man’s land ceux-là ? » Je suppose qu’on va devoir… les approcher. Et leur parler. Putain, j’étais pas préparé à ça moi. Trop de sociabilité va commencer à me porter sur les nerfs. Probablement pour ça que je reprends, toujours sur le même ton en direction de la blondinette. « A toi de jouer et montrer qu’on est … bref. Tu vois quoi. » Et qu’elle m’emmerde pas à me demander les détails. Je sais que ce serait pour me prendre la tête et je vais devoir l’envoyer péter. C’est son taff là après tout de faire la fille sympa et sociable. Un truc du genre.


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Ruby Finley
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.    Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.  EmptyDim 12 Jan 2020 - 17:14
Le pire était passé. J’en étais intimement convaincu, alors que nous remontions le couloir de la distillerie, après avoir posé nos affaires dans nos nouvelles chambres. Franchement, je ne voyais pas ce qui pouvait être pire dans l’immédiat que d’avoir dû me débarrasser de toutes mes armes et quémander de l’aide auprès de nul autre que Valérian. Mais si j’avais encore des doutes sur le fait que ce soit le bon choix, Joaquin était là pour me rappeler que oui.

Ses menaces proférées, entre ses dents serrées, étaient assez claires. Je lui décochai aussitôt un regard mauvais en retour. « Je t’avais prévenu que nous avions quelques différents, lui et moi. » J’appuyai le mot en question de guillemets faits à la main, pour illustrer mes propos. « Mais rien de grave, sinon l’un de nous deux serait déjà mort. » En temps normal, je m’en serais tenue là pour ne pas me mettre Joaquin à dos, mais la brûlure lancinante de mon nez cassé faisait de temps à autres remonter une certaine rancœur. « Et puis tu mérites certainement pas de connaître la vérité, pas après ça. » Pas après m’avoir cassé le nez simplement parce que je tentais d’en apprendre plus sur lui, connard. Ca lui apprendra.

J’eus un mouvement d’esquive incontrôlé, le cœur battant, alors qu’il fit mine de… De vouloir m’attraper, on dirait. Il me fallut quelques secondes pour le comprendre, mon regard terrorisé laissant place à de la confusion. J’avais vraiment cru qu’il allait encore chercher à me frapper, à me faire ravaler mes paroles. Il me faisait tellement peur maintenant. J’avais l’impression de revoir Alan en lui par moment, depuis cet épisode. Je guettais le moment où il risquait de basculer, de me ruer de coups jusqu’à ce que… J’en crève, ou que je le tue avant. Je n’étais pas certaine de parvenir un jour à passer outre, mais me remémorer ce que son groupe de taulards aurait pu m’infliger s’il n’était pas intervenu parvenait à me rappeler à la raison.

Alors son idée de se rendre dans la salle commune me paraissait la meilleure. On croiserait peut-être quelqu’un d’autre, tout sauf encore rester seule entre Valérian et Joaquin. Pour une fois, c’était Joaquin qui commentait, et moi qui restais résolument silencieuse. J’haussai les épaules à sa remarque, même si ce n’était effectivement pas si mal. Je me verrais bien m’installer dans un de ces fauteuils, un livre à la main, à me réchauffer auprès du brasero le soir venu. Je pourrais presque m’y sentir chez moi, oui, même si… Deux personnes étaient déjà là. Je me figeai sur place, un peu tendue, à la remarque de Joaquin. Le grand me disait quelque chose, certainement le genre de type que j’évitais soigneusement de croiser la route. Il respirait la même violence que Joaquin. La femme, quant à elle, je parvenais moins bien à la situer. C’était souvent bien pire, car on pouvait s’attendre à tout. « Si, ils me disent vaguement quelque chose. » Et voilà à ce qu’il s’attendait à ce que je fasse le premier pas, pour montrer qu’on était… Quoi, au juste ? Je lui rendis un regard fortement perplexe, alors que le sien semblait clairement dire démerde-toi. Très bien. Si j’avais mal compris ce qu’il voulait entendre par là, je pourrais toujours m’en défendre plus tard.

Je m’avançai vers les fauteuils où ils étaient installés, sans chercher à être particulièrement discrète. « Salut ! » Je me penchai un peu vers eux, avec un sourire avenant, pour me donner l’air sympathique. « On vient d’arriver ici. On faisait du troc avant, avec Yulia, et vu que ça se passait super bien, elle nous a proposé de renforcer votre petite équipe... » Il y avait besoin d’en dire plus ? « Moi, c’est Ruby. Et le mec pas sympa là, derrière moi, c’est Joaquin. Et vous deux ? »


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Dana L. Costello
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.    Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.  EmptyDim 12 Jan 2020 - 20:25
A rester là, assise sur mon fauteuil en profitant de la chaleur du brasero à côté de moi tout en lisant tranquillement un bouquin, j'ai bien l'impression que j'pourrais passer pour une espèce de vieille retraitée qui n'a rien trouvé de mieux à faire pour occuper ses journées. Enfin, même si c'est bien loin du compte. Le problème que j'ai toujours eu, c'est que quand je commence un bouquin je veux absolument le terminer. Aussi chiant ou inintéressant soit-il. Et quand je m'étais donné la mission de surveiller Yulia quand elle était blessée pour être sûre qu'elle ne tente pas de se lever de son lit, j'avais commencé à lire l'un des bouquins sur le fonctionnement des machines de la distillerie. Autant dire que c'est pas vraiment ma passion première. Mais maintenant, j'ai envie d'avoir la satisfaction de dire que je l'ai lu de bout en bout. Et puis qui sait? Peut-être que ça pourra servir.

Plongée dans ma lecture depuis je ne sais trop combien de temps, j'ai à peine remarqué à quel moment Anton est arrivé. Mais ce qui est vraiment appréciable avec cet homme, c'est qu'on s'entend bien. On s'comprend assez facilement, et on apprécie tous les deux le fait d'avoir des moments comme ceux là. A ne pas être seul dans une pièce, mais sans pour autant avoir forcément à se parler de la pluie et du beau temps pour meubler la conversation. Mais ce qui est encore mieux, c'est que j'ai par moments l'impression de vivre des moments normaux quand on parle. Parce qu'on a l'air de se comprendre. Tu vois? J'suis sûre que si on arrivait, enfin surtout Markus, à refaire fonctionner ces trucs et avoir ce qu'il faut pour: on pourrait s'lancer dans la fabrication d'alcool et j'suis sûre qu'on aurait de quoi intéresser masse de monde au No Man's Land. Non? que j'lui dis en lui montrant une page de mon bouquin comme s'il l'avait lu en même temps que moi. J'me racle un peu la gorge et me passe une main dans les cheveux avant de retourner à ma lecture.

Enfin, j'aurais bien voulu pouvoir le faire. C'est là que je vois deux silhouettes s'approcher de nous, du coin de l'oeil. Je hausse un sourcil et regarde la blonde quand elle se met à parler. Elle croit quoi, qu'on est des potes de cour de récré et qu'on va jouer à chat ensemble? Je soupire un peu, corne la page de mon bouquin et le pose à côté de moi. Je relève le regard pour voir un peu mieux les deux nouveaux, craignant déjà de devoir à nouveau jouer les guides touristiques comme j'avais dû le faire avec Anton, et j'me fige. C'est pas la blondinette que j'regarde. Non. C'est son pote là derrière. Son visage, j'le connais. Et j'crois que j'aurais jamais pu l'oublier. Simple ressemblance fortuite? Franchement ça m'étonnerait. Et quand Ruby, puisqu'elle vient de se présenter, dit le nom de celui que j'arrête pas de fixer, mon sang fait qu'un tour. C'est bel et bien lui.

Mes mâchoires se serrent, mon regard devient noir et mon sang a l'air de bouillonner dans mes veines. Espèce de putain d'fils de pute... Ok c'est vraiment pas bon. Je perds clairement le contrôle. Je me lève d'un bond, bouscule légèrement Ruby en passant à côté d'elle, et je cherche pas plus loin avant d'écraser mon poing dans l'estomac de Joaquin, venant lui coller le canon de mon flingue sur le crâne une fraction de seconde plus tard. Donne moi une bonne raison de pas t'faire éclater la cervelle là tout de suite, enfoiré de tueur de flics?! Et il a pas tué n'importe quel flic. Il a tué un ami. Et franchement, ils étaient assez rares dans ma vie pour que son meurtre soit gravé dans ma mémoire à jamais. Ainsi que le visage de celui qui en est responsable. De toute évidence, les années n'ont en rien atténué la haine que j'peux lui vouer. Bien au contraire. Me voilà en train de faire quelque chose que j'aurais pas pu faire à l'époque si je l'avais eu sous la main. Mais aujourd'hui, j'compte plus ceux à qui j'ai déjà ôté la vie. Et rajouter ce type à la liste ne m'empêchera absolument pas de dormir la nuit.



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Anton Donovan
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.    Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.  EmptyLun 13 Jan 2020 - 12:31
Anton commençait à se faire tout doucement à la vie à la distillerie, il y avait du travail à faire, comme dans toutes les communautés. Mais il pouvait se reposer, ne plus être constamment sur le qui-vive. Il avait maintenant la possibilité de se concentrer sur ses recherches et, pour la première fois depuis Misha, il pouvait se détendre et envisager autre chose que la violence et la fuite en avant. Certains soir, il pouvait même s’accorder le luxe de ne rien faire, la vie en communauté avait au moins ça de bon. Ce soir par exemple… il avait fait son tour de garde dans la journée, sous la pluie, la veille, il était revenu avec un chargement de nourriture. Ce soir, il pouvait se détendre au coin du feu et essayer le baladeur cd qu’il avait trouvé dans une maison.

La salle commune n’était occupée que par Dana, ancienne flic, caractère difficile, ils étaient faits pour s’entendre. Elle semblait plongée dans la lecture d’un livre, aussi il ne la dérangea pas. Se contentant de fermer les yeux et de réagir quand elle vint lui parler. Remettre la distillerie en état, oui, ça serait super. Déjà, de l’alcool serait bon pour le moral, pour le commerce, mais Anton voyait surtout les applications dans la défense et la vie quotidienne. Avec un bon alcool, ils pourraient faire partir facilement des feux, fabriquer des grenades, voir même faire rouler des voitures !


- On aidera Markus autant qu’on pourra, ça serait super ouais.

Seule réaction qu’il pouvait avoir, tant Dana était déjà repartie dans son livre, lui il tenta de faire marcher le lecteur, se battant avec l’ouverture de la trappe à piles. Il leva les yeux quand deux personnes entrèrent dans la pièce, c’était les nouveaux. Enfin, plus nouveaux que lui. Une jeune femme aux cheveux clairs et une sorte de sorte de Mexicain aux yeux bleus. Il semble d’ailleurs bien renfrogner, Anton commençant à penser que c’est un trait de caractère propre à la distillerie. La femme se présenta, Ruby, puis elle présenta son copain. Anton n’eut pas le temps de poser son baladeur que Dana s’était levée comme une furie.

Un direct dans le ventre du nouveau venu et puis elle lui colle son flingue sur la tempe. L’ancien flic eut tout juste le temps de se lever et tonnant :

- DANA NON !

Sa main vint saisir le poigné de l’autre flic et l’éloigna de la tempe du Joa’. Lui, il fut repoussé par un solide coup de pied. Pas dans le but de lui faire mal, mais il ne voulait clairement pas être emmerdé pendant qu’il essayait de comprendre ce qu’il venait de se passer. Un tueur de flics ? C’était vrai ? Anton se doutait bien que les criminels aussi avaient survécus à la destruction du monde, mais il ne s’était jamais demandé ce qu’il ferait devant un tueur de flic. La pire des engeances qu’on pouvait avoir surtout  quand, comme Anton, on avait travaillé au milieu des gangs. 

Il ressentait un frisson de dégout à l’idée de devoir partager le même toit qu’un type comme ça, mais de là à le tuer sans autre forme de procès, il y avait un pas qu’il se refusait à franchir pour le moment. Surtout que, dans les faits, il n’avait encore rien dit. Dana se débattait et tentait de contourner Anton pour retourner face à Joa’. Mais le chasseur de prime ne bougeait pas, inflexible :

- Il ne vaudrait pas une balle si c’est bien celui à qui tu penses, garde là pour plus tard. C’est précieux, pas comme sa vie.

La main d’Anton relâcha sa pression sur le poignet de Dana, puis il s’avança vers l’autre. Si les accusations de Dana s’avéraient fondés, peut-être collerait-il aussi son poing sur l’autre mais dans l’attente, il croisa les bras, se rendant aussi imposant et intimidant que possible :


- C’est vrai ce qu’elle raconte ? T’as plutôt intérêt à ne pas raconter de crack, sinon la prochaine fois je la laisse tirer.  Et toi la fille ? T’es une tueuse de flic aussi ?



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Joaquin Hernandez
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.    Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.  EmptyMar 14 Jan 2020 - 8:37
Normalement, ça aurait dû bien se passer. Autant que possible quoi. Apprendre à composer avec ces mouvements de recul qu’elle continuera d’avoir quand je suis trop près d’elle, ça je peux faire, c’est pas trop un problème. Et c’est pas comme si c’était jamais arrivé. Faire avec les autres et les différends qu’elle peut avoir avec Valérian, ça se fait aussi.

Mais ça, je l’avais clairement pas vu venir.

J’ai pas le temps de piger ce qui se passe que j’ai le souffle coupé du coup que je viens de prendre et que, pire encore, je sens le contact beaucoup trop familier du canon d’un flingue sur ma tempe. Le truc qui était pas arrivé depuis longtemps et qui me manquait pas du tout. Faudrait être con pour regretter ça en même.

J’essaie de piger de quoi elle parle et il me faut pas longtemps pour finir par la remettre. Et par me dire que je suis sacrément dans la merde. Une putain de flic. Et des stups en plus. Il a fallu qu’avec ces millions de morts, je tombe sur elle. Quand je disais que le karma était une vraie salope, je mentais pas vraiment.

Heureusement, l’autre type, qui me dit vaguement quelque chose aussi, sauf que là, mon cerveau est focalisé sur Dana, s’interpose et me repousse. Par réflexe plus qu’autre chose, je lève les deux mains en l’air, histoire de montrer que je vais pas me ruer dans les brancards. En même temps, elle a un flingue et moi pas. Ca aide à garder un semblant de lucidité. Même si ça commence doucement mais sûrement à grimper.

J’ai un vague regard en direction de Ruby qui a probablement volé à quelques mètres et j’ai un sourire sans joie à sa question. « Ca dépend. Vous voulez la version qui a arrangé tout le monde ou la vérité ? » Sans vraiment leur laisser le temps de répondre, je continue, d’un ton blasé. « J’ai fait de la taule ouais. Pour avoir tué un flic. Sauf que personne s’est jamais demandé si je l’avais vraiment fait ou si j’étais juste au mauvais endroit, au mauvais moment. Il fallait un coupable sur qui taper, j’étais tout désigné. » Mon regard se fixe un instant sur Dana alors que je me concentre sur cette histoire que j’ai raconté un nombre de fois incalculable, avant de me rendre compte que tuer un flic, dans mon milieu, c’était plutôt bien vu, tout en essayant de ne pas péter un câble tant que je le peux encore. « S’ils avaient été aussi sûrs que c’était moi, tu crois vraiment que j’en aurais pris que pour 10 ans ? J’aurais pris perpet’ ouais. Si tu le connaissais, si t’as vu le dossier, tu sais qu’il y avait aucune preuve … comment vous dites déjà ? Formelle ? Un truc du genre. Juste des … ah putain, je sais plus. » Je sais juste que j’aurais eu un vrai avocat, je serais sorti de là sans problème. Mais que j’avais contre moi un délit de sale gueule et un casier. Et que des putains de faisceaux d’indices, comme m’a expliqué un avocat véreux que j’ai croisé en taule. « Tout le monde s’en foutait de qui était coupable. Tant que ça collait à l’histoire. Faut dire que je collais plutôt bien. » Et que tout le monde était ravi de foutre le tueur de flics derrière les barreaux. Parce que ouais, la vérité, quelle qu’elle soit, n’a jamais intéressé personne, même moi, c’est dire.


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MessageSujet: Re: Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.    Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.  EmptyMar 14 Jan 2020 - 17:59
J’avais la nette impression que mon petit discours d’entrée les avait laissés complètement indifférents. Ou alors… C’était plutôt que Joaquin ne les laissait pas du tout indifférents. Et pas dans le bon sens du terme. De toute évidence, je n’étais pas la seule qui m’était faite de très bons amis ici. La prochaine fois qu’il lui prendrait l’envie de me le reprocher…

Sauf qu’elle ne s’arrêta pas aux simples insultes. La femme s’était levée d’un bond et me bouscula au passage. Je fis quelques pas en arrière, en déséquilibre. Avant même que je comprenne ce qu’il venait de se passer, Joaquin était plié en deux avec le canon de son flingue sur la tempe. Mon sang se glaça dans mes veines. Elle allait tirer. « ARRETE ! » J’avais crié sans m’en rendre compte, mais la voix de quelqu’un d’autre avait couvert la mienne. L’homme à ses côtés s’était levé pour s’interposer entre eux deux, éloignant aussitôt l’arme. Sauf que si le tir avait dû partir, ce serait déjà fait. Elle avait eu quelques précieuses secondes pour en finir, mais elle avait hésité. Warren était mort comme ça, des mains de Valérian.

Je n’eus pas vraiment l’occasion de comprendre pourquoi j’étais à ce point soulagée qu’elle n’ait pas appuyé sur la détente. Ses paroles claquèrent dans l’air. « Quoi ? T’as tué un flic ?! » Je m’étais toujours demandée pourquoi Joaquin avait fait de la taule, moi qui croyais qu’il s’était fait arrêter pour une rixe de rue, ou pour avoir vendu de la drogue, va savoir. C’était un meurtrier. Ca m’étonnait, sans vraiment m’étonner… Mais ça ne le rendait que plus dangereux à mes yeux, en bien comme en mal. Avant tout ce merdier, les gens de son espèce ne courraient pas les rues, encore plus les tueurs de flics. Il avait vraiment ça dans le sang.

J’étais encore trop sous le choc pour tout assimiler, quand l’autre type m’accusait d’être de mèche avec Joaquin. Je lui rendis un regard surpris. « Moi ? Tu m’as bien regardée ? » Petite blonde innocente, incapable de faire du mal à une mouche, tout ça, non ? « J’étudiais l’aéronautique ! » Même si c’était avant. Et même si jusqu'à preuve du contraire, aucune de mes victimes après tout ce merdier n’avait été des flics. Ou alors… Ils n’avaient pas eu le temps de le mentionner. Mais ça, ils n'avaient pas besoin de le savoir.

Au moins, son intervention salvatrice nous permettait de nous expliquer plutôt que de nous faire tous les deux descendre sans autre forme de préavis. Joaquin était étrangement calme, après être passé aussi proche de la mort… Et il ne se débrouillait pas trop mal pour se faire passer pour une simple victime du système. J’avais tout de même un doute sur le fait que ça suffise à les convaincre. Moi-même, j’étais plutôt dubitative… Mais c’était sans doute aussi parce que je le connaissais. Il avait cette colère sourde enfouie en lui… Elle menaçait à chaque instant de tout faire basculer.

Alors pourquoi je venais de me placer délibérément devant lui, comme si j’avais une chance de faire la différence ? J’étais obligée de lever la tête pour faire face à l’autre type qui devait bien faire deux têtes de plus que moi. J’aurais mieux fait de me réfugier dans un trou à souris et les laisser se débrouiller entre eux. Mais la peur était aussi une arme. Malgré mon acte courageux, je me faisais toute petite, en reprenant d’une voix presque suppliante : « Ecoutez… Joaquin s’est mis tout son groupe d’ex-taulards à dos seulement pour me sauver d’eux. Sans lui, je serais sans doute passée de main en main avant de finir morte au fond du caniveau. Je ne l’imagine pas faire un truc pareil, il me protège et… Il n’est pas comme ça. Il n’est pas comme eux. »


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Dana L. Costello
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.    Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.  EmptyMar 14 Jan 2020 - 22:27
On dit que l'Homme est plus évolué que l'animal. Parce qu'il a une conscience. Qu'il ne se contente pas simplement d'agir en suivant son instinct. C'était peut-être le cas auparavant. Avant, on pouvait se contenter de vivre. Et pourtant, pour beaucoup ça paraissait déjà dur. Mais aujourd'hui les choses sont bien différentes. On ne vit plus. On est tous obligés de survivre. Car tout ce qui nous entoure semble n'avoir qu'un seul but: tuer le peu de survivants qui restent. Et c'est ce genre d'environnement qui pousse n'importe qui à faire des choses qu'ils n'auraient jamais imaginé. Briser des règles établies par la société. Ou sa propre morale. C'est tuer ou être tué. Le calcul est simple. Et c'est bien ça le problème. C'est qu'on finit tous par ne plus réussir à contrôler nos pulsions instinctives quand elles surgissent.

Et c'est exactement ce qui est en train de m'arriver. Je cède à ma haine. Et je ne cherche même pas à la réprimer. Pas un seul instant. Tout ce à quoi je pense, c'est appuyer sur la détente et buter ce type de la même manière qu'il a tué l'un de mes amis il y a de nombreuses années. Mais c'était sans compter sur l'intervention d'Anton. Une fraction de seconde avant que je ne perde patience et que je ne laisse plus aucune chance à Joaquin de s'exprimer, la main de l'ancien flic vient se poser sur la mienne et écarte bien rapidement mon arme. Il tente de me raisonner, me repousse et s'interpose entre nous. J'écoute ses mots mais clairement, les mots entrent dans une oreille et ressortent directement par l'autre.

Je fronce les sourcils, me débat. Et je ronge mon frein lorsqu'il me relâche enfin, parce que tout le monde a décidé d'ouvrir sa bouche pour donner des explications. Et celles de l'ancien taulard me donnent clairement envie de gerber. Je l'observe avec un regard noir alors qu'il essaie de justifier ses actes en disant que ce n'est pas de sa faute. Qu'il est une victime et que c'est le système qui s'en est pris à lui sans aucune forme de procès. Et là. C'est trop.

Je contourne Anton assez rapidement, ne pointant cette fois pas mon arme sur quelqu'un pour changer histoire qu'il ne tente pas encore une fois de me séparer de Joa'. Me voilà face à la blondinette qui essaie de lui servir d'avocat. Pas de chance, elle va se prendre la première salve. Ecoute moi bien gamine, j'en ai absolument rien à branler de ce que tu racontes. Ce fils de pute a tué l'un de mes collègues. Et ça aurait très bien pu être moi, qui sait? C'était un père de famille, cet homme, et il leur a été arraché sans aucune hésitation. Je serre les poings, les mâchoires aussi, et c'est au tour de Ruby de se faire foudroyer du regard. Pousse toi de mon chemin avant que j't'en colle une aussi et que j'te fasse regretter d'avoir pris sa défense.

Je la décale légèrement sans pour autant lui faire mal et m'approche de Joaquin. Et une nouvelle fois, sans crier gare, mon poing vient s'abattre sur lui. En pleine poire. Sur son pif. Que j'ai l'impression de sentir bien craquer contre mon poing. Il a encore de la chance, j'aurais pu le frapper avec mon arme directement. Et ça aurait fait encore plus mal que mon poing. J'en profite pour lui donner un coup de pied dans le côté du genou pour le forcer à le poser à terre. Tu peux raconter tes merdes à qui tu veux mais pas à moi. Alors dis-moi la vérité! Avant que j'te crève et cette fois on pourra dire que c'était sans aucune forme de procès!



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MessageSujet: Re: Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.    Plus on est de fous, plus on rit... ou pas.  Empty
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