The Walking Dead RPG

The Walking Dead RPG

Partagez
- "Well, I suppose I could use some social interaction..." -
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Joaquin Hernandez
The Exiles
Joaquin Hernandez
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: - Un glock, un tonfa et une lame crantée de 20 cm rétractable.
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 29/12/2019
Messages : 107
Age IRL : 38
MessageSujet: "Well, I suppose I could use some social interaction..."   "Well, I suppose I could use some social interaction..." EmptyMar 7 Jan 2020 - 15:21
Je reboutonne mon jeans, la mine absente, cherchant vaguement le reste de mes fringues qui a valdingué dans la pièce. Faut dire que cette fois, comme les autres si je suis parfaitement honnête avec moi, j’étais plus pressé d’en finir qu’autre chose. Au moins, on perd pas de temps en discussion ou autres conneries du genre. Je suis là pour un truc, je le fais et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

… enfin, quand on voit dans quel monde on vit.

Je me fige quand je sens les doigts de… merde, c’est quoi son nom ? Je sais plus. Je les retiens jamais. Faut dire que ça m’intéresse pas vraiment. Donc les doigts de la jolie brune qui effleurent mon dos dans une caresse que j’ai pas du tout réclamée. J’étonnerais personne en disant que les câlins, c’est pas mon délire. Encore moins une fois que j’ai fini ma petite affaire. Mais je peux pas l’envoyer chier comme je voudrais. Ce serait un coup à me faire interdire l’accès aux putes d’Oxana, ce qui serait clairement pas dans mon intérêt, que ce soit pour le business ou le plaisir. Donc je me contente de souffler, avec un sourire narquois. « T’emmerde pas avec ce genre de petit truc. Ca me fera pas revenir plus rapidement. Je suis là pour baiser, j’ai pas besoin du reste, tu peux t’économiser pour le prochain. Mais j’apprécie l’effort. » Elle lève un sourcil, clairement surprise et, pour la peine, a le droit à un clin d’œil et une gentille tape sur l’épaule. « T’as assuré, je l’oublierai pas. » Elle a fait ce que j’ai demandé et m’a même donné l’impression de pas s’emmerder. Parfait pour moi donc. Mieux encore, aucune lueur de peur dans ses yeux et ça, putain, qu’est-ce que c’est reposant.

Je me relève et j’attrape mon pull que j’enfile, avant de me pencher sur la besace que je traine avec moi. Pour en sortir un magnifique châle, en parfait état, qui devait probablement coûter un rein avant l’apocalypse. « Tiens, en plus du reste. » Elle a un sourire et souffle, d’un ton détendu. « Hésite pas à me demander la prochaine fois. » Je hoche la tête distraitement, étant déjà plus ou moins passé à autre chose et songeant que pour ça, faudrait que je me rappelle d’elle. Mais on va éviter de trop la vexer. Remarquez, vu comment elle est foutue, je pourrais arriver à m’en souvenir.

Une fois mes chaussures enfilées, il me faut pas longtemps pour me retrouver au beau milieu du no man’s land, écoutant sans vraiment les entendre les différents échanges autour de moi. J’ai pas trop la tête à ça et je sais que Ruby sera plutôt contente de venir y faire un tour avec moi. Mais là j’avais besoin de me… défouler. Comme à chaque fois après avoir passé un peu trop de temps avec elle. Ce qui est pire maintenant qu’on s’est installés à distillerie. Alors, pour éviter de trop déconner, je reviens là. Et je me dis qu’à la longue, ce serait probablement la meilleure idée pour tout le monde. Au moins, pendant les prochaines heures, j’aurais envie de cogner personne. Ou de sauter personne. Les deux n’étant pas forcément incompatibles et c’est bien là mon problème.

Je secoue la tête, chassant ces pensées qui me filent déjà mal au crâne, quand mon attention est captée par une silhouette que je connais plutôt bien. Vu qu’elle est toute seule, j’ai pas trop de scrupules à m’approcher et je souffle, essayant sans grand succès de me faire moins bourru que d’habitude. « Hey Oxana. Salut. » J’ai jamais trop su si je devais la remercier pour ses putes ou pas. Dans le doute, je m’abstiens. Elle a vite pigé ce qu’il me fallait. Des filles qui cherchent ni à causer, ni à prendre l’ascendant. Souvent blondes mais je me suis dit que bloquer là-dessus serait encore plus glauque. Donc je suis pas sectaire. Je fouille dans mon sac pour en sortir un paquet pas du tout soigneusement emballé. Je me suis contenté de le glisser dans un autre sac, histoire de dire. « J’suis à la bourre pour Noël, mais j’ai pensé à toi. En tout bien tout honneur évidemment. » Et je lui tends, arrivant presque à esquisser un sourire. Dans le sac, une robe rouge super classe, du genre haute couture que j’ai trouvé au même endroit que le châle. Le truc totalement improbable ouais. Quand je l’ai vue, j’ai pensé à elle et je me suis dit qu’elle serait contente de l’avoir. Même si les occasions de porter un truc pareil sont inexistantes, c’est toujours sympa d’avoir un truc classe comme ça. Je crois. Je réalise vaguement que ça fait plusieurs mois que je l’avais pas croisée, sans être foutu de me rappeler quand exactement. Je vous jure, être sociable c’est pas facile tous les jours.


« Nous sommes chacun notre propre démon et nous faisons de ce monde notre enfer. »
Revenir en haut Aller en bas  
Oxana D. Lyssenko
Administrateur
Oxana D. Lyssenko
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Beretta 92 / couteau tactique
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 28/12/2019
Messages : 115
Age IRL : 29
MessageSujet: Re: "Well, I suppose I could use some social interaction..."   "Well, I suppose I could use some social interaction..." EmptyMar 7 Jan 2020 - 21:59
J’allume mon briquet et crame le bout d’un cancer en tube pour savourer ma belle affaire. Contre une boîte entière d’amphèt’ trouvée complètement par hasard, un type avec des yeux ronds de camés m’a échangé l’équivalent de trois chargeurs de mon flingue. Je préfère les drogués loin de mes filles – et loin de moi si possible – mais ce sont aussi de bonnes poires à presser quand on a ce qu’il faut. Adossée à l’un des murs de l’entrepôt qui porte encore des impacts de balles de l’attaque de l’année passée, je souffle une longue colonne de fumée en analysant la population du No man’s land. Les habitués, les passagers et ceux que je vois pour la première fois. Il y en a toujours. Normal : la population de l’état était autour de 7 millions au moment où l’épidémie s’est répandue, la plupart concentrée autour de Seattle. Même si elle a décimé 99% des gens, ça laisse 70 000 survivants. Et même si encore la moitié est morte en quatre ans, on se retrouve avec 35 000 gus dilapidés dans Washington. Ajoutons les migrations, les mouvements de foule… ouais, ce n’est pas demain que je serai à court de potentiels clients – ou de potentielles employées.

Une voix me détourne de la dégustation de ma clope et de mes mathématiques. Mes yeux de jade se posent sur le type, mes sourcils le saluent d’un haussement fugace. Il se souvient de mon nom mais j’ai oublié le sien. D’une, parce que si je devais retenir les titres de chaque mec qui passe à l’hôtel, je devrais me faire greffer un disque dur à la place du cerveau. De deux, parce que les clients – même les réguliers – ne se présentent pas forcément avant d’entrer profiter de ce pour quoi ils paient. Alors… cet homme est un beau morceau de viande, il a des yeux incroyables et je le connais – on a déjà discuté. Mais j’ai oublié son nom.

- Noël, hein ?

Sceptique, j’exhale un nuage de fumée et toise brièvement le sac qu’il me tend. Noël. Ce n’est visiblement pas une blague. Ou plutôt si : je m’attends à une plaisanterie graveleuse, du genre un godemichet de la taille de bras et un petit mot gras, mais ce n’est pas le cas. C’est une robe. Non sans étonnement, je coince ma cigarette entre mes lèvres et me décolle du mur pour pouvoir admirer le don. A mon tour d’esquisser un sourire. Ça remonte à loin – très loin – mais c’est le genre de truc que j’aurais pu porter dans mon ancienne vie. D’ailleurs…

- Hum… je vais devoir trouver une occasion de la mettre je suppose ? Je glisse un regard ironique à mon bienfaiteur, crois-le ou pas, mais j’ai posé pour la promo de cette robe, une éternité que je vous dit. Je replie la beauté et penche la tête vers le type, je suis flattée par l’attention. Tu veux quoi ?

Désolée pour le manque de délicatesse mais j’ai appris que surtout maintenant, les hommes ne font pas de faveurs gratuites. Jamais.


Queen among the plague
Be the broken or the breaker ♪ Be the giver or the undertaker ♫ Unlatch and open the doors ♪ Be the healer or the faker ♫ The keys are in your hands ♫ Realize you are you own sole creator of your own masterplan
Revenir en haut Aller en bas  
Joaquin Hernandez
The Exiles
Joaquin Hernandez
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: - Un glock, un tonfa et une lame crantée de 20 cm rétractable.
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 29/12/2019
Messages : 107
Age IRL : 38
MessageSujet: Re: "Well, I suppose I could use some social interaction..."   "Well, I suppose I could use some social interaction..." EmptyMer 8 Jan 2020 - 8:46
La plupart du temps, j’arrive à occulter bien des trucs. Sur mon passé, sur ce que je serais devenu s’il y avait pas eu cette putain d’apocalypse ou si ma femme s’était pas tirée juste avant. Faut dire que, si je mets tout bout à bout, y a de quoi péter un câble. Je suppose. Enfin, après, entre tous ces survivants, je me dis qu’on est tous plus ou moins pareils. Je suis persuadé que tout le monde ou presque a déjà dû tuer des humains pour s’en sortir. Pas des rôdeurs hein, des mecs comme moi plutôt. Ou des gens sympas qui demandaient rien à personne et qui se trouvaient juste au mauvais endroit, au mauvais moment.

Bref, comme je disais, en temps normal tout ça, je m’en fous. Parce qu’on a assez à faire à survivre pour se rajouter toutes ces merdes en plus. Sauf que des fois ça revient. Là c’est probablement l’effet Noël ou une connerie dans le genre. Ou qu’on soit posés quelque part avec Ruby et que j’arrive à éloigner un petit peu cette idée que je vais vraiment finir par lui faire du mal. Voire par la tuer. Et j’avoue que c’est un peu plus compliqué que d’habitude d’enfermer tous mes squelettes à double tour dans mon placard.

Heureusement, la silhouette d’Oxana me fait oublier ce merdier quelques instants. Je sais que ça reviendra plus tard mais, au moins, j’aurais vraiment fait tout ce pour quoi je suis venu aujourd’hui. Je hoche la tête à sa mine sceptique quand j’évoque Noël. Normal, c’est devenu un truc aussi improbable que le reste. Et je suppose qu’elle a rarement des clients qui viennent lui offrir un cadeau comme ça là paf. Faut dire que je me suis demandé ce qui m’a pris, on va pas se mentir. Sauf que c’est un peu tard pour faire marche arrière et son sourire me fait penser que je me suis pas totalement foiré sur le coup.

A sa réaction, j’ai un ricanement sans joie. « Tu sais, si une vraie occasion de la porter se représente, m’est avis que j’serais pas invité. On laisse les pouilleux à la porte, c’est bien connu. Mais j’espère pour toi que ça arrivera. Et tu m’enverras une photo. » Je plisse les yeux au reste de ses propos avant de souffler, songeur. « Ah ouais ? Remarque, ça expliquerait pourquoi ça m’a fait penser à toi. Je t’ai peut-être vue dedans. » Et si c’était quand j’étais en taule, je préfère éviter de détailler ce que j’aurais fait en tombant sur une photo pareille. Ce serait genre… malvenu.

J’ai un silence à sa question. Pourtant, je savais bien qu’elle la poserait. Peut-être pas aussi brusquement mais, au moins, elle tourne pas autour du pot. En temps normal, je préfère, mais là, pas vraiment. « Crois-le ou pas, mais c’était vraiment sans raison. Enfin si, comme dit, elle m’a fait penser à toi mais maintenant, j’pige pourquoi. » Le pire ? C’est que c’est vrai. J’ai juste vu un joli truc que j’pouvais récupérer et offrir à quelqu’un. Comme la pile de bouquins que j’ai trouvée et que je filerais à Ruby quand elle aura fini de me casser les couilles. Donc probablement jamais. Un sourire en coin teinté d’ironie se dessine sur mes lèvres avant que je reprenne, d’un ton plus amusé. « Mais vu que tu vas probablement pas le croire, vois ça comme un remerciement. Pout ce que tu fais pour tes filles. Et pour nous donc. » Putain, mais depuis quand je parle autant moi ? Et depuis quand je remercie une gonzesse de m’empêcher d’abuser de la première fille qui passe et de la cogner si j’ai envie ? Probablement parce qu’elle fait partie de ces dernières barrières qui m’évitent de devenir totalement ce monstre qui regarde par-dessus mon épaule. Alors ouais, je suppose que je peux être un peu reconnaissant.


« Nous sommes chacun notre propre démon et nous faisons de ce monde notre enfer. »
Revenir en haut Aller en bas  
Oxana D. Lyssenko
Administrateur
Oxana D. Lyssenko
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Beretta 92 / couteau tactique
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 28/12/2019
Messages : 115
Age IRL : 29
MessageSujet: Re: "Well, I suppose I could use some social interaction..."   "Well, I suppose I could use some social interaction..." EmptyMer 8 Jan 2020 - 10:46
Quel dramatisme ! J’ose espéré qu’il n’est pas sérieux dans toute sa tirade sur le fait que les pouilleux restent à la porte. Je lui souhaite de tout cœur car sinon, je vais le prendre pour une complainte, donc pour un homme au mieux avec un crush et au pire jaloux. Je ne saurais m’embarrasser d’aucun des deux – et surtout pas du second ; alors… il a le bénéfice du doute. Mes yeux sont toujours plantés sur ce présent que j’apprécie plus que je ne le montre, jusqu’à ce qu’il me… remercie ? Paupières écarquillées, je le dévisage comme si je ne suis pas certaine d’avoir compris.

- C’est la première fois que j’entends quelque remercier une proxénète, ne puis-je m’empêche de reconnaître à haute voix.

C’est ce que je suis, on ne va pas se mentir. Mes filles préfèreraient sans doute faire autre chose de leur (sur)vie que ça. Ce n’est pas par plaisir ou par nymphomanie que j’ai décidé d’organiser ce réseau. Quelqu’un devait le faire, tout simplement, pour ne pas que les femmes qui n’ont d’autre choix que de se vendre ne se fassent humilier, violer, frapper et tuer dans l’indifférence général. Ce que je fais, c’est un mal nécessaire pour maintenir l’ordre ; sauf qu’on ne remercie jamais le diable, même quand son œuvre est indispensable.

- Je vais préférer croire que c’est effectivement un cadeau, dis-je en récupérant la clope entre deux doigts, merci.

C’est sincère mais je ne sais pas encore si je suis touchée. Disons que je me demande encore si c’est une manœuvre pour me draguer ou pour me faire comprendre plus tard que je lui suis redevable. L’époque des paillettes est finie et je ne me fais plus éblouir par de belles étoffes depuis mes 16 ans. Je replie précautionneusement le cadeau toutefois et le remet dans le sac qui l’accompagne.

- Je n’ai rien à t’offrir en retour, je m’excuse plus par convenance que par sentiment de culpabilité, tu veux une clope ? On peut s’en griller une pour fêter le réveillon, un peu d’imagination devrait faire le reste, comment tu t’appelles au fait ? Désolée, je suis assez mauvaise avec les prénoms ; mais ce serait assez dommage d’oublier celui d’un homme qui pense à moi.

Mon timbre feint la chaleur sur ces derniers mots mais mon sourire en demi-teinte trahit la supercherie. Je ne flirte plus depuis longtemps, sans doute parce que j’ai été lassé des hommes. Il n’y en a pas un qui ne m’a pas déçue en fin de compte, même mon mari. Il a craqué trop tôt et m’a laissée seule pour endurer toute cette merde. Enfin… c’est de l’histoire ancienne.


Queen among the plague
Be the broken or the breaker ♪ Be the giver or the undertaker ♫ Unlatch and open the doors ♪ Be the healer or the faker ♫ The keys are in your hands ♫ Realize you are you own sole creator of your own masterplan
Revenir en haut Aller en bas  
Joaquin Hernandez
The Exiles
Joaquin Hernandez
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: - Un glock, un tonfa et une lame crantée de 20 cm rétractable.
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 29/12/2019
Messages : 107
Age IRL : 38
MessageSujet: Re: "Well, I suppose I could use some social interaction..."   "Well, I suppose I could use some social interaction..." EmptyMer 8 Jan 2020 - 22:56
Y a pas à dire, trop parler me réussit pas vraiment. Je finis par balancer des trucs dignes de ces intellos que j’ai toujours eu horreur de fréquenter. Heureusement pour moi, elle rebondit pas dessus et ça m’arrange quelque part. Même si on m’ôtera pas de la tête que, si la société réussit à se reconstruire d’une façon ou d’une autre, tout recommencera. A nous de faire en sorte que ça se fasse pas donc. En continuant de tout bousiller, en empêchant que les gens se regroupent de trop, en entretenant la méfiance et… ouais bref, je vais arrêter de réfléchir aussi.

Je préfère me focaliser sur Oxana. Et j’ai un rire à sa répartie, non sans une hausser une épaule. « C’est la première fois que je remercie une proxénète. Comme quoi, tout peut arriver. Faut juste une foutue fin du monde pour ça. » Détail quoi. Je me doute bien que ce que je lui ai dit la surprend. Pire encore, elle doit se demander ce que j’ai derrière la tête. Et, en temps normal, je me serais probablement aussi posé la question. « On reste sur le cadeau donc. Et je te propose un deal. Si un jour j’utilise ça pour te demander un service, t’as le droit de viser direct le service trois pièces. Ca te va ? » Pourquoi je propose ça ? Foutrement aucune idée. De toute façon, au point où j’en suis. Et c’est pas comme si ça m’engageait à quoi que ce soit après tout.

Une part de moi est curieuse de savoir ce qu’elle pourrait là, de suite. L’autre, celle qui prend toujours le dessus, s’en fout royalement. Quand je serais rentré, j’aurais oublié cet épisode, comme tous les autres. Et je saurais jamais vraiment pourquoi j’ai fait ça. Mais peu importe, j’ai baisé sans me poser de questions, je vais avoir une clope et… ouais, okay, dans une autre vie, j’aurais dit que c’était un rien pathétique de se réjouir pour ça. Mais je me dis que ça pourrait être pire. « Va pour la clope. » Ca fait un bail que j’en ai pas grillée une en plus. J’attrape celle qu’elle me tend et je laisse échapper un profond soupir de satisfaction à la première bouffée. « Et merde, j’avais oublié quel goût ça avait depuis le temps. » Pas que j’ai jamais trouvé de paquets en cours de route, mais ça se négocie tellement bien que j’ai vite fait un choix. Avant qu’elles soient définitivement toutes trop sèches pour qu’on puisse vraiment en faire quelque chose.

Et, quand elle reprend la parole, j’ai un éclat de rire comme j’en avais pas eu depuis longtemps, surtout à voir ce sourire que j’ai déjà pu voir flotter sur les lèvres de Ruby. A croire qu’on se reconnaît plus facilement entre menteurs. Je la fixe un instant, le regard amusé, lui faisant comprendre sans un mot et, j’en suis persuadé, sans la moindre difficulté, que je suis pas dupe. Ou pas aussi con qu’on pourrait le croire. « T’emmerde pas avec les excuses. » Un temps, avant que je reprenne, avec un semblant de mon sérieux habituel. « Joaquin. Tu pourras l’oublier dès que je me serais tiré de là. Tant que j’ai droit à un sourire poli quand on fait affaire, ça me va. » En vrai, je me souviens de mon prénom à elle parce que ça m’est grandement utile. Pas dit que ça aurait été le cas en temps normal, aussi bonne qu’elle soit.


« Nous sommes chacun notre propre démon et nous faisons de ce monde notre enfer. »
Revenir en haut Aller en bas  
Oxana D. Lyssenko
Administrateur
Oxana D. Lyssenko
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Beretta 92 / couteau tactique
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 28/12/2019
Messages : 115
Age IRL : 29
MessageSujet: Re: "Well, I suppose I could use some social interaction..."   "Well, I suppose I could use some social interaction..." EmptyJeu 9 Jan 2020 - 21:15
- Joaquin, je répète son nom pour le graver dans ma mémoire, je m’en souviendrai ; et tu auras ton sourire.

Il est marrant, pas chiant, pas envahissant. J’avais craint deux minutes qu’il cherche à me faire la cour – ce n’est pas rare que les mecs qui ont profité des services de mes filles se disent qu’ils vont essayer de s’offrir la reine. Sauf que ça ne marche pas – ça ne marche jamais. Ma cigarette brûle les derniers millimètres de papier blanc qui précède le filtre. J’écrase le mégot sur le mur mais plutôt que de prendre congé, je croise les bras en posant mes yeux sur mon interlocuteur.

- Alors Joaquin, je connais son prénom, je vais me servir de cette information, c’est quoi ton histoire ? Mes prunelles le détaillent mais je préfère tenter un petit jeu, tu as quoi… 37 ans ? Tu vois les filles régulièrement… tu cherches pas à t’en cacher, tu l’assumes plutôt bien – tu m’as même remerciée, un nouveau demi-sourire ironique colore mon visage de craie – impossible de ne pas trouver ça vraiment cocasse, je déduis que t’es pas le genre de mec qui détourne le regard devant la crasse ou les gens qui se salissent les mains. Hum…, je ne cille pas tandis que je réfléchis, flic ? militaire ? Ou dealer ; ou les trois.

Je ne suis pas profileuse, disons que mes jeunes années à accompagner des tas d’homme pour, au final, assouvir leur besoin, m’a permis de beaucoup les observer. Je reconnais les dominants ou ceux qui aiment dominer, ceux qui veulent le plaisir facile et ceux qui sont avec moi par désespoir, ceux qui ont l’habitude de ceux qui découvrent. J’ai appris à ne pas poser de jugement sur eux : ce n’est pas de leur faute si les hommes sont aussi dépendants de leurs pulsions sexuelles. Ce sont des animaux. Tous les animaux sont programmés pour tenter de s’accoupler avec la femelle, c’est ainsi.

- Ton cadeau désintéressé dit aussi que… tu peux être du genre attentionné. Tu aimes les femmes, au sens du connaisseur, comme celui qui apprécie la bonne bouffe, pas simplement parce qu’il est hétéro, la robe longue et élégante, ça m’évoque plutôt la beauté, la volupté. Le genre de femme dont tu tomberais amoureux, je ne parle pas de moi bien sûr, je crois plutôt qu’il a eu une régulière qu’il a énormément aimé dans le passé – ou plusieurs, sinon, t’aurais plutôt flashé sur un truc plus court ou plus décolleté, mes sourcils se haussent un peu, alors, qu’est-ce que j’ai de juste ?


Queen among the plague
Be the broken or the breaker ♪ Be the giver or the undertaker ♫ Unlatch and open the doors ♪ Be the healer or the faker ♫ The keys are in your hands ♫ Realize you are you own sole creator of your own masterplan
Revenir en haut Aller en bas  
Joaquin Hernandez
The Exiles
Joaquin Hernandez
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: - Un glock, un tonfa et une lame crantée de 20 cm rétractable.
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 29/12/2019
Messages : 107
Age IRL : 38
MessageSujet: Re: "Well, I suppose I could use some social interaction..."   "Well, I suppose I could use some social interaction..." EmptySam 11 Jan 2020 - 15:57
Bon, on va pas se mentir, l’entendre prononcer mon prénom comme ça, ce serait presque excitant si j’avais pas fait ma petite affaire moins d’une heure avant. De là à me dire que c’est une bonne chose de baiser des putes, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement, me contentant d’un sourire en coin quand elle me dit qu’elle s’en souviendra donc.

Je continue de fumer tranquillement, presque surpris quand elle reprend la parole et me demande mon histoire. Je la regarde, curieux, oubliant même de me renfrogner quand elle essaie de savoir qui je suis. Parce qu’elle tape quand même bien dans le mille, sans pour autant piquer là où ça fait mal. Elle continue d’ailleurs, m’arrachant un autre sourire alors que j’ai un bref regard en direction de la robe que je viens de lui offrir. Je hausse une épaule à sa dernière question, tirant une dernière latte avant d’écraser mon mégot tout près d’elle, me penchant dans sa direction en secouant la tête. « Tu crois que je vais répondre aussi facilement ? » Je me recule, reprenant ma position initiale avant de lever une main dans sa direction. « Il y a du vrai dans tout ce que tu as dit. Et du moins vrai. Ca marche comment ? J’ai le droit à une info sur toi pour chaque truc que t’as trouvé ? Et à moi de voir si tu me racontes des cracks ? »

Ce serait plutôt marrant, j’avoue. Et puis, je suis curieux de savoir comment elle a pu se retrouver à la tête d’une bande de putes, en ayant assez d’autorité pour que tout le monde ou presque la respecte sans moufter. « Déjà, t’y étais presque. Pour mon âge. A deux ans près. Mais je suppose qu’on fait tous plus vieux maintenant. » Je ferais pas mine de m’en offusquer. Je suis pas rasé depuis plusieurs jours et je fais pas vraiment attention à mon apparence. De toute façon, c’est pas de qu’on attend de moi. « Pour ce qui est d’assumer. Je préfère ça aux fils de pute qui essaient de choper une petite jeune dans un coin et qui se la jouent donneurs de leçons. Ou ceux qui promettent monts et merveilles. Là au moins, c’est honnête. Et ça engage à rien. » Ce qui me convient parfaitement, évite de réveiller le monstre qui dort toujours dans un coin. Tout bénéf donc. Je ricane avant de reprendre, le regard pétillant. « J’ai la gueule d’un flic ? Je suis pas militaire non plus. Mais… plutôt du genre dealer. Plus ou moins. » Je l’ai été après tout. Entre autres.

Le reste me laisse un rien plus dubitatif. Faut dire que je suis même pas sûr d’être foutu de répondre  quelque chose, de lui dire si elle a raison ou tord. « Tomber amoureux hein. Tu crois vraiment que ça arrive encore ce genre de trucs ? » Je pensais pas qu’elle pouvait se permettre de se montrer aussi… naïve. Ou un truc du genre. Pourtant j’ajoute, presque songeur. « Difficile de pas aimer une belle femme. » Et de se faire prendre pour un con. Mais ça c’est un détail donc. « Tu trouves pas ça beau à regarder toi ? Typiquement, cette robe, je sais que tu seras magnifique dedans. Ca implique pas que je sois en train de te mater la bave aux lèvres en train de t’imaginer dans les pires position. Juste que tu seras belle. » Alors ouais, peut-être qu’elle a raison, quand bien même ça me rendrait moins… brutasse qu’on pourrait le croire au premier abord. Et que j’ai pas spécialement envie que ça se sache. « Et je préfère quand l’emballage cache plus qu’il montre des trucs. Sinon, autant tout virer direct. » Ce que je fais, la plupart du temps donc. « Donc… globalement, tu t’es pas trop gourée en fait. Je suis impressionné. Et ça ferait presque flipper en fait. » J’attends de voir, si elle va m’en dire plus sur elle, non sans garder mon sourire aux lèvres. Je m’attendais pas à passer un bon moment avec elle, j’avoue. Alors, c’est plutôt cool.


« Nous sommes chacun notre propre démon et nous faisons de ce monde notre enfer. »
Revenir en haut Aller en bas  
Contenu sponsorisé
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: "Well, I suppose I could use some social interaction..."   "Well, I suppose I could use some social interaction..." Empty
Revenir en haut Aller en bas  
- "Well, I suppose I could use some social interaction..." -
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: RP Terminés-
Sauter vers: