The Walking Dead RPG

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- Où est-ce qu'on est tombés déjà ? -
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Joaquin Hernandez
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MessageSujet: Où est-ce qu'on est tombés déjà ?   Où est-ce qu'on est tombés déjà ? EmptyLun 6 Jan 2020 - 21:16
Je renifle alors que je regarde autour de moi, les bras croisés, essayant sans grand succès de pas avoir une mine trop revêche. Evidemment, c’est pas vraiment habituel chez moi et je dois pas vraiment avoir l’air naturel. Mais on pourra me donner un bon point pour l’effort. Bon, vu la gueule que tire Ruby, c’est pas sur elle que je vais compter pour ça. Son nez est moins gonflé déjà et elle a moins l’air d’avoir été encastrée dans un mur. C’est toujours ça de pris et ça m’évite de me perdre dans des explications foireuses. En vrai, je compte pas expliquer ce qui s’est passé à qui que ce soit et je suis presque sûr qu’elle s’aventurera pas sur ce terrain-là.

Mon regard s’attarde sur les deux bureaux, non sans remarquer la différence entre les deux. Bon, faudrait être aveugle pour pas voir que l’un est totalement en bordel alors que l’autre non. Sauf que le type qui nous reçoit aujourd’hui en… entretien, se tient derrière celui qui est bien rangé. Je suis pas vraiment sûr que ça arrange nos affaires, même si je vais essayer de pas m’arrêter à mes foutus a-priori habituels.

Je me retiens de soupirer longuement alors que la pièce est toujours aussi silencieuse. Sérieux putain, aucun des deux n’a prononcé un mot depuis qu’on a passé la porte du bureau. Je sais que Ruby a vaguement parlé de quelques différents avec Valérian mais là, j’ai l’impression qu’un truc m’échappe. Et autant dire que j’apprécie moyennement. Bon, d’accord, ça fait pas non plus 10 minutes qu’on se regarde dans le blanc des yeux mais comme je suis pas du genre patient, ça me porte doucement mais sûrement sur les nerfs.

Vous savez le pire dans tout ça ? C’est que je vois venir gros comme une maison que ça va être à moi de lancer la discussion. Moi. Discuter. Je sens un vieux retour de karma bien dégueulasse en cet instant précis et je finis par me pincer l’arête du nez face à ce foutu mal de crâne qui va arriver à un moment ou à un autre. Mon regard passe de nouveau de l’un à l’autre, alors que je finis par toussoter, espérant capter l’attention de Ruby. Sans grand succès.

Je suppose que là, je devrais commencer un petit discours d’introduction pour dire à quel point la faction pourra compter sur nous, à quel point on est merveilleux ou une merde du genre. Sauf que je comptais sur Ruby pour ça. Je note dans un coin de ma tête de lui faire payer plus tard, même si je me dis que, depuis notre petit « incident », elle est quand même moins bavarde que d’habitude. Faut dire que je l’ai vraiment faite flipper, je peux l’avouer. Elle a même pas rechigné quand je lui ai parlé de venir ici, après avoir croisé Yulia. Alors que sa capacité à ne pas faire confiance aux gens est pire que la mienne.

Je finis par claquer ma langue sur mon palais et je me retiens de faire craquer mon cou. Je sais que pas mal de monde trouve ça … dérangeant. Et on a carrément pas besoin de ça. « Bon… je m’appelle Joaquin, mais ça Yulia a dû te le dire. Et visiblement, y a pas besoin de faire les présentations, tu connais notre chère et adorable Ruby. » J’ai un bref regard en direction de la petite blonde, songeant vaguement qu’elle a quand même perdu du poids depuis que je l’ai récupérée. Va vraiment falloir qu’on cause elle et moi. « Comme tu peux l’imaginer, on cherche un groupe où se poser. Et vu que ça se passe bien avec Yulia, qu’on a toujours bien bossé ensemble et qu’on s’entend plutôt bien, on s’est dit que ça pourrait être le bon. » Je me frotte l’arrière du crâne, alors que je me dis que Ruby a jamais dû m’entendre parler aussi longtemps. « Je suppose que tu dois avoir des questions ou euh… je sais pas trop. Donc... » Voilà voilà. Maintenant, c’est à eux. Enfin, en espérant qu’ils se mettent à causer sinon ça va pas le faire du tout. Et que ça va pas gueuler. Parce que là non plus ça va pas trop le faire.


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Valérian Zacharias
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MessageSujet: Re: Où est-ce qu'on est tombés déjà ?   Où est-ce qu'on est tombés déjà ? EmptyMer 8 Jan 2020 - 22:17
Installé avec une raideur digne d’un tronc d’arbre dans son fauteuil, Valérian faisait pianoter ses doigts sur le bois de son bureau à un rythme régulier (tactactac tactactac) et fusillait Ruby du regard. Les sourcils froncés, il réfléchissait activement aux corvées qu’il confierait à la jeune femme, une fois cet entretien terminé. En dépit de ses protestations, Yulia avait en effet insisté pour qu’il reçoive la jeune femme dans son bureau et lui accorde au moins une chance de faire ses preuves. Ruby, d’après les dires de Yulia, avait un potentiel certain et leur serait d’une aide précieuse au camp. La jeune recrue était en effet débrouillarde, capable de manier une arme à feu et, plus encore, d’épauler Markus dans ses projets à la distillerie. Valérian l’avait cependant vue à l’oeuvre (quelque peu à ses dépends), et savait mieux que quiconque ce que dissimulait ce joli minois, à priori innocent. Ruby cachait bien son jeu. Le grec n’était par conséquent pas le moins du monde disposé à lui faire confiance et envisageait sérieusement de lui assigner un tuteur personnel au sein de la distillerie, de sorte à la garder étroitement sous surveillance. Cette petite voleuse était capable de tout, et le grec ne comptait pas lui offrir sur un plateau d’argent les ressources dont ils disposaient au camp et qu’elle devait, à coup sûr, convoiter ! Valérian avait par conséquent lourdement mis en garde Yulia, mais s’était cependant gardé de lui révéler les raisons de son aversion pour Ruby (que la jeune femme lui rendait bien). Au fond de lui, et bien qu’il n’ait pas l’intention de l’avouer à qui que ce soit, Valérian n’était effectivement pas fier de s’être fait rouler dans la farine, et encore moins avec autant de facilité. Ruby était parvenue à le prendre au dépourvu. Et ça l'emmerdait profondément.

Les yeux verts du grec, incisifs, quittèrent un instant Ruby, qui l’observait avec tout autant d’animosité, et s’accrochèrent aussitôt à son compagnon pour le dévisager ouvertement : il s’agissait d’un grand costaud aux yeux clairs et à l’expression résolument renfrognée. Joaquin, d’après ce que lui avait dit Yulia. Les bras croisés, celui-ci s’impatientait visiblement de ce silence pesant et songeait de plus en plus, à en juger ses trémoussements nerveux, à y mettre un terme. Valérian ne connaissait rien de cet homme, à ceci près qu’il était taillé comme une armoire à glace et ne paraissait pas doté d’une patience infinie. Hmm, une ride narquoise apparut au coin des yeux de Valérian qui reporta alors son attention sur Ruby, avec la ferme intention de faire durer ce silence jusqu’à ce que ne craque l’armoire à glace. Le bras de fer silencieux qui opposait Valérian à Ruby se prolongea donc, de plus en plus électrique, de plus en plus féroce, jusqu’à ce que Joaquin ne s’exprime enfin, exaspéré : « On se connait, oui. » répondit alors le grec, d’un ton réfrigérant et sans quitter Ruby des yeux. Il inclina alors légèrement la tête sur le côté, comme pour évaluer le meilleur angle d’attaque : « Quoique, la dernière fois que je l’ai vue, son nez était encore droit. Dis moi, Ruby,  les portes ont-elles la fâcheuse tendance à se fermer sur ton passage, dernièrement ? Ou bien dois-je remercier quelqu’un en particulier ? » C’était gratuit et foncièrement méchant, mais Valérian n’avait pas la moindre intention de ménager la blondinette. Un pas de travers, et c’était la porte pour elle. Alors, autant l’inciter à franchir ce cap.

L’air toujours aussi mauvais, Valérian se désintéressa finalement de la jeune femme pour se tourner vers Joaquin : « Oui, Yulia m’a raconté avoir travaillé avec vous. Elle ne tarit pas d’éloges à votre sujet, enfin… À sa manière. » Ce qui signifiait, avec très peu de mots et un vocabulaire tout aussi restreint : « C’est pour ça que vous êtes là. » Ruby, plus précisément : « Simple curiosité, vous avez déjà fait partie d’un groupe, avant d’atterrir ici ? » Autant en savoir un maximum sur ces potentielles recrues et sur leur parcours : « Depuis combien de temps est ce que vous faites équipe, tous les deux ? » Valérian ignorait toujours le regard de Ruby, posé sur lui et entra tout à coup dans le vif du sujet : « Et, plus important, qu’est ce qui me prouve qu’on peut vous faire confiance ? Qu’est ce qui vous intéresse tant, ici ? » Le grec confronta tout à coup Ruby : « Ces questions te sont surtout adressées. »
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Ruby Finley
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MessageSujet: Re: Où est-ce qu'on est tombés déjà ?   Où est-ce qu'on est tombés déjà ? EmptyJeu 9 Jan 2020 - 0:30
Sérieusement… Quelqu’un pouvait me dire ce que je foutais là ?
Je fusillai Valérian du regard, qui était installé derrière son bureau comme s’il avait toute légitimité en ces lieux. Bon, d’accord, c’était le cas. Ca ne signifiait pas pour autant que j’allais accéder à toutes les requêtes de mon vieil ennemi et que nous parviendrons à faire table rase comme si rien ne s’était passé entre nous. Je n’en avais pas envie, et de toute évidence, lui non plus. Et puis comment j’avais pu me laisser embarquer là-dedans, au juste ? Joaquin, bien sûr. Il se tenait à côté de moi, les bras croisés, et – ce qui était un comble – semblait me reprocher en silence de ne pas prendre moi-même la parole. C’était son idée de venir ici. Depuis quand je l’écoutais, quand il avait des idées ? Elles étaient toujours mauvaises. La mienne était mieux. On se tirait d’ici sans demander notre reste, de préférence en répertoriant les lieux, histoire de commettre un petit pillage en règle pendant qu’ils seraient occupés avec les rôdeurs qu’on aurait ramenés pour l’occasion. Cette idée-là, elle me plaisait bien.

Mais ça, c’était avant que Joaquin ne se décide à parler pour faire les présentations. Je sentais une pointe d’ironie dans sa façon de me décrire… Juste un peu. J’avais failli lui rendre le même regard noir qu’à Valérian, mais ça impliquait de le quitter des yeux une demi-seconde, et on ne tourne jamais le dos à un prédateur prêt à vous sauter à la gorge. Enfin, pas plus tard qu’hier, j’aurais pu faire la même réflexion concernant Joaquin après qu’il m’ait pété le nez. J’avais vraiment cru qu’il allait tenter de me tuer, simplement parce que j’avais fouillé dans ses affaires. Ce souvenir me rappelait la vraie raison de ma présence en ces lieux. A choisir entre la peste et le choléra… Joaquin finirait bien par me tuer. Valérian, lui, n’avait jamais essayé au moins.

Mais au point de faire équipe avec lui ? Je vis rouge, à entendre les premières paroles salées qu’il eut pour moi. Mes mains vinrent se plaquer sur son bureau pour lui faire face. « Et la dernière fois que je t’ai vu, c’était pas la grande forme pour toi. Tu peinais à joindre les deux bouts non ? » Il voulait vraiment qu’on joue à ça ? Je pouvais au moins lui reconnaître qu’il avait eu de la ressource. C’était difficile de se relever quand on vous subtilisait une bonne partie de vos provisions accumulées en plein hiver. Il fallait redoubler d’efforts pour s’en sortir. Le moins qu’on puisse dire, c’était que Valérian avait fini par se reconstruire, et plutôt bien même, vu que j’avais fini par devoir frapper à sa propre porte. Il le devait, sans doute en grande partie, à Yulia. C’était grâce à elle aussi que nous étions là, face à lui, et que j’étais à rien de tout gâcher pour l’envoyer sur les roses. Je me forçai à sourire, à jouer les hypocrites même avec lui, en m’adoucissant un peu. « Mais on dirait que tu t’en es plutôt bien sorti tout compte fait. » Connard.

Je me doutais que Valérian avait dû rechigner à nous accorder une chance, à cause de moi principalement. Le convaincre risquait d’être particulièrement difficile, même avec l’appui de Yulia. « Ecoute, Valérian… Tu m’en devais une. A cause de toi, j’ai vécu l’enfer. » Je ne précisais pas à ma pensée, pas devant Joaquin, mais le grec savait très bien à quoi je faisais référence. Il avait assassiné mon protecteur, et depuis, je ne comptais pas le nombre de fois où j’avais failli y passer. Même si, sans lui, je ne serais sans doute pas celle que j’étais aujourd’hui. « Ce serait un juste retour des choses, non ? » Il en avait quelque chose à faire, de la justice, au moins ? J’avais un doute, parce que c’était personnellement le cadet de mes soucis. « Et puis, tu ne peux pas nier que je suis meilleure que toi. » Ca, c’était gratuit. « Alors il vaudrait mieux qu’on fasse équipe ensemble plutôt que de continuer à se tirer dans les pattes. On en tirerait tous les deux un meilleur profit, tu ne crois pas ? »

Je fis glisser mes mains sur le bureau pour m’appuyer contre celui-ci, sans le quitter du regard. Les négociations étaient ouvertes. Et Valérian avait déjà pas mal de questions à poser, ce qui était plutôt encourageant. Ca ne l’aurait pas intéressé s’il comptait simplement nous refouler. Ses questions n’en étaient pas moins complexes. Je n’étais pas certaine de vouloir tout dire sur mes anciens groupes. Ca pouvait autant me mettre en avant que me desservir. Quant à la confiance, ça… « Je me débrouille bien seule, ou à deux, mais j’avais fait partie de deux groupes par le passé oui. Le premier était un groupe de militaires, plutôt efficaces et ordonnés. Je leur servais de couverture. Le second… On m’a forcée à en être, mais j’ai su m’y faire une place. J’établissais la stratégie d’approche, si tu vois ce que je veux dire… » Bien sûr qu’il devait en avoir une petite idée. Il en avait été victime, lui aussi. Au moins, Valérian savait très bien ce que je valais sur ce plan-là.

Je risquai un regard vers Joaquin avant de reprendre. « On fait équipe depuis quelques mois. » Je n’avais pas envie de m’étendre sur ce sujet-là, laissant le soin à Joaquin de le faire. La dernière question, elle, m’était plus particulièrement adressée. C’était aussi la plus complexe. Je ne pouvais pas lui dire mes véritables raisons, sinon l’un de nous ne pourrait pas faire partie de ce groupe, et quelque chose me disait que Valérian choisirait plus Joaquin que moi, vu nos antécédents. « Ca devient compliqué d’évoluer en solitaire, tu en sais bien quelque chose. J’ai été prise à partie récemment par un autre groupe, et sans l’intervention de Joaquin, ça aurait certainement mal fini pour moi. Les bandes sont de plus en plus organisées, et leur territoire toujours plus étendu. Plus que jamais il devient nécessaire de s’allier pour survivre. » Je n’avais rien dit de faux, jusque là. Ca se tenait même. « Nous sommes des récupérateurs très efficaces, Yulia a déjà dû te le dire. On veut simplement continuer notre activité, avec la sécurité d’un groupe en plus. Alors vous donner une partie de nos gains en échange, ce n’est pas cher payé. » Je le fixai longuement. « Je sais que tu ne me fais pas confiance, et c’est réciproque. Mais sache que je n’ai aucune raison de te planter un couteau dans le dos, Valérian, tant qu’on saura se rendre utile l’un à l’autre. » Là, j’étais sincère, et il pouvait le lire dans mon regard. Il ne m'aurait pas crue si je l'avais simplement brossé dans le sens du poils, de toute façon.

J’avais vraiment trop parlé. J’espérais que ce serait suffisant pour le convaincre.


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Ils vivent à l'intérieur de nous et parfois ils gagnent. »
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Joaquin Hernandez
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MessageSujet: Re: Où est-ce qu'on est tombés déjà ?   Où est-ce qu'on est tombés déjà ? EmptySam 11 Jan 2020 - 15:05
En fait, je crois que ça aurait été mieux si tout le monde avait continué de se la fermer. On se serait regardés en chien de faïence pendant des heures et… bon okay, ce serait parti méchamment en vrille d’une façon ou d’une autre. Mais là, je sens que ça va méchamment me gonfler. Bon, en vrai, entendre Valérian parler de son nez m’arrache un sourire et je lance un regard en coin en direction de Ruby, non sans hausser une épaule nonchalante. Comme quoi, je suis pas le seul qui a envie de l’encastrer contre un mur. C’est presque rassurant. « Elle a le chic pour se faire des amis partout on dirait. Pourquoi ça m’étonne pas ? » Je vais quand même pas me vanter de ce que j’ai fait. Pas que ça me pose vraiment un problème, mais sait-on jamais, des fois que ça me retombe sur le coin de la gueule d’une façon ou d’une autre.

Je lève un sourcil à la répartie de Ruby, comprenant plus ou moins ce qui a pu se passer entre eux. Je réprime difficilement un ricanement cette fois. « Elle est tout aussi doué pour berner son monde. Un talent unique en son genre. » Mais le regard que je lance à la blondinette est plutôt clair. La prochaine fois qu’elle oublie ce genre de détails, je la défonce. Je déteste me retrouver comme un con comme ça, à pas savoir tout ce qui se passe. Et là, clairement, plus je les écoute, moins j’aime ça. Le pire ? Je suis même pas curieux de savoir ce qui a pu se passer entre eux. Au moins, ils sont pas à se mettre directement sur la gueule, c’est que ça doit être gérable. J’espère, sinon, ça va devenir vraiment prise de tête.

Et je laisse ma coéquipière continuer son petit laïus et se vendre, tant bien que mal. Bon, en vrai, elle s’en sort mieux que prévu, surtout vu comment ça a démarré. Je garde le silence, légèrement en retrait, me contentant de hocher la tête quand elle parle de nous, de notre duo. Jusqu’à ce que je me rende compte que c’est à moi de parler. Enfin, je sais bien qu’il se préoccupe plus de Ruby que de moi, mais je suppose que je dois donner le change. Et un minimum d’infos donc. « J’aime bien bosser avec Yulia. Elle est réglo. On essaie de faire de même. Et on a la même vision des choses. » J’ai un temps, avant d’ajouter, essayant de me faire moins bourru. « J’ai fait partie d’un groupe dès le départ. Autant que tu le saches, j’étais en taule quand c’est arrivé. Et j’ai survécu avec une dizaine de taulards pendant un temps. » Pas trop besoin d’en rajouter de ce côté-là. A moins d’être un décérébré qui ne connaît rien à la vie, il peut deviner sans trop de soucis ce que j’ai pu faire. Ou vivre. « Je me suis … spécialisé dans la récup’. Du matos que les gens cherchaient, des trucs un peu improbables. Je me suis fait des liens avec les gars du no man’s land. »

Je désigne alors Ruby d’un mouvement du menton. « Jusqu’à ce que je la croise. Et qu’on décide de faire équipe tous les deux. On se démerde bien et elle est maligne. Mais ça tu le savais déjà. » Le reste est un poil plus délicat mais autant suivre la ligne de mire de la blondinette. « Si on s’en sort bien, on a assez vu pour voir que ça peut pas durer. Ruby a beau être une emmerdeuse finie, ça reste une femme. Que bien des mecs voudront se faire qu’elle le veuille ou non. J’aimerais autant éviter ça et tout seul, j’en suis pas capable. » Quoi ? Ca, au moins, c’est la vérité. « Ou ils voudront la tabasser et là aussi, tout seul, je pourrais rien y faire. D’autant que je suis pas sûr d’en avoir totalement envie. » J’ai un sourire en coin avant de reprendre, comme si de rien était. « Je peux pas te donner de garanties en vrai. Nous faire confiance sans nous connaître, c’est mort. Parce que j’ai pas la moindre confiance en toi non plus. Mais on a besoin d’un pied-à-terre sans qu’on pompe l’air à propos d’un monde meilleur ou des foutaises dans le même genre. Et on peut être utiles. Elle sait ce qu’elle fait. Moi aussi. » Je croise de nouveau les bras, attendant d’entendre la suite. J’en ai déjà beaucoup dit, trop peut-être, mais faut bien qu’on arrive à défendre notre position non ? Et si je dois attendre qu’il apprécie Ruby pour nous laisser entrer, on est bien dans la merde.


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Valérian Zacharias
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MessageSujet: Re: Où est-ce qu'on est tombés déjà ?   Où est-ce qu'on est tombés déjà ? EmptyLun 13 Jan 2020 - 16:40
Lorsque Ruby engagea pour de bon les hostilités, l’expression de Valérian se renfrogna et, avec l’air d’un molosse sur le point de mordre, il se pencha à son tour sur le bureau pour faire face à la jeune femme et la toiser méchamment. Seule une trentaine de centimètres les séparait à présent et l’air devint véritablement électrique : « En effet. » répondit-il froidement à Ruby : « J’ai fait une erreur, ce jour-là. Que je ne suis pas prêt de réitérer. » Il ne lui laisserait pas la moindre chance de tirer son épingle du jeu. Pas la moindre. À compter de maintenant, tous ses faits et gestes lui seraient rapportés. Il n’était pas question qu’elle trompe à nouveau sa vigilance. Valérian fit rouler ses yeux noirs en direction de Joaquin, lorsqu’elle celui-ci s’immisça, narquois, au sein de leur bras de fer : « Oui. » concéda t-il, la mâchoire serrée, tout en dévisageant une nouvelle fois le duo qui lui faisait face : « Unique,  c’est le mot. » Le grec remarqua, en cet instant, la sourde animosité qui reliait, comme un fil ténu, Joaquin à Ruby. Tous deux évitaient en effet soigneusement de se dévisager et plantaient résolument leur regard face à eux. Comme si le simple fait de se confronter risquait de raviver des tensions fulgurantes ; peut être même violentes. Hmm. Une intuition concernant le nez de Ruby s’insinua lentement jusque dans l’esprit de Valérian, dont les commissures des lèvres tressaillirent alors. Intéressant. Cet entretien était encore plus riche en surprises qu’il ne l’avait imaginé : « Je m’en suis bien sorti. » confirma alors Valérian, tout en braquant à nouveau son regard en direction de Ruby : « On ne peut pas en dire autant de toi, chère Ruby. Te voilà obligée de quémander l’aide et la protection de ceux qui t’exècrent. » Le grec ne faisait pas seulement allusion à lui, et profita de cette nouvelle invective pour vérifier sa précédente intuition : « C’en est presque drôle. Tu n’as donc personne d’autre à emmerder ? » Valérian s’exprimait d’une voix basse, maîtrisée, mais ses yeux lançaient des éclairs.    

Se rasseyant dans son fauteuil, les bras posés sur ses accoudoirs, Valérian observa d’un air défiant Ruby tandis que celle-ci évoquait l’échauffourée qui avait couté la vie à son compagnon. S’il ne laissait rien paraitre de ses sentiments à ce sujet, le grec regrettait cet incident. Ce jour-là, il avait appuyé sur la détente par crainte que l’ami de Ruby ne soit plus rapide que lui. Ce-dernier aurait tiré. C’était évident. Son expression déterminée n’avait laissé aucune place au doute. Mais peut être avait-il agi de la sorte en ayant observé une détermination similaire chez Valérian ? : « Je ne suis pas responsable de tes problèmes. » déclara le grec, d’un ton dur et borné : « Inutile de jouer les victimes avec moi. Ça ne prend pas. » Enfin, si, un peu. Mais Valérian ne comptait pas avouer ses regrets à Ruby. Ni à qui que ce soit d’autre, d’ailleurs : « Sache d’ailleurs que je me suis fermement opposé à votre intégration. À ton intégration, pour être plus précis. Mais Yulia, pour une raison qui m’échappe encore, a tenu à ce que je vous accorde une chance. C’est donc ce que je vais faire. » La russe s’était montrée particulièrement obstinée au sujet de Ruby et Joaquin et l’avait tourmenté et piqué, comme une mouche à merde harcèle un boeuf, jusqu’à véritablement exaspérer Valérian et obtenir gain de cause. Maintenant qu’il faisait face à ce duo improbable, le grec regrettait cependant d’avoir céder à sa requête. Encore une fois : « Une chance. C’est tout ce que vous aurez. » Pas une de plus. Au moindre dérapage, l’un comme l’autre prendrait la porte ! Telle avait été la condition de Valérian, à laquelle avait consenti Yulia : « Et je n’y vois pas un juste retour des choses. Simplement un coup du sort particulièrement ironique. Tu ne crois pas ? »      

Valérian haussa les sourcils, quelque peu stupéfait, lorsque Ruby eut le culot de se prétendre meilleure que lui : « Vraiment ? » dit-il entre ses dents, en lui adressant une grimace contrite : « Ça reste à voir. Du reste, je me demande justement quel genre de profit tu espères tirer de cette alliance, Ruby. Quoique j’ai déjà ma petite idée à ce sujet. » Il ne faisait aucun doute, selon lui, que Ruby faisait cavalier seul et espérait bien tirer son épingle du jeu, que ce soit en compagnie de Joaquin ou la sienne : « Mais pour faire plaisir à Yulia, je vais t’accorder le bénéfice du doute. » Ceci dit, il écouta Ruby, puis Joaquin, exposer l’un après l’autre leur parcours respectif. Il ne releva pas l’insinuation de Ruby, lorsqu’elle évoqua les stratégies d’approche dont elle avait été responsable. Bien sûr qu’il voyait ce qu’elle voulait dire. Un sourire entendu, semblable à rictus menaçant, étira les lèvres de Valérian. Lorsque Joaquin s’exprima à son tour, le grec lui accorda toute son attention : « Peu m’importe qui tu étais avant cette merde. Ce qui nous intéresse, à moi et à Yulia, c’est ce dont tu es capable aujourd’hui. Et à quel point tu sauras te rendre utile au groupe. » dit alors Valérian, loin d’être déstabilisé par les révélations de Joaquin concernant son passé : « Que tu aies tué ou volé dans une vie antérieure ne présente aucun intérêt. D’une certaine manière, nous sommes à présent tous coupables de tels crimes. » Il posa brièvement ses yeux sur Ruby : « Que ça nous plaise ou non. » Nouveau regard vers Joaquin, plus perçant : « À moins que tu sois coupable de viol, bien entendu. Auquel cas, Yulia, Dana et Raina se feront une joie de t’émasculer. On ne veut pas de ça ici. Compris ? »

Valérian écouta la suite de leurs récits, les mains croisées sur ses genoux. Il n’y avait pas à dire, l’un et l’autre se défendaient bien. Le grec se surprit même à hocher la tête, tandis que Ruby lui exposait ses motivations : « En effet, les gros poissons sont de plus en plus fréquents dans la nature. Certains d’entre eux ont par ailleurs accès à un armement sophistiqué, capable de faire disparaitre des groupes tel que le nôtre en un claquement de doigts. » Il songea un instant à New Eden : « Si vous rejoignez nos rangs, la discrétion sera par conséquent de mise. Il est hors de question d’attirer l’attention de ces communautés sur nous. Ni de qui que ce soit d’autre, d’ailleurs. » Les préoccupations de Joaquin, quant-à protéger Ruby, était par ailleurs légitimes, quoique surprenantes : « Je vois. » fut tout ce que dit Valérian à ce sujet, avant de poursuivre : « Il n’est effectivement pas question d’un monde meilleur. Personne au sein de ce groupe ne croit aux contes de fées. Non, il est véritablement question de s’allier pour espérer survivre à ce monde de merde. Comme vous l’avez si bien dit, d’ailleurs. » Le grec les dévisagea à nouveau, et réfléchit un instant : « Une chance. C’est tout ce que vous aurez. » répéta t-il : « Tous vos faits et gestes me seront rapportés à la distillerie et vos armes vous seront, dans un premier temps, retirés. Un pas de travers, et ça sera la porte pour vous. Je suis clair ? »
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Ruby Finley
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MessageSujet: Re: Où est-ce qu'on est tombés déjà ?   Où est-ce qu'on est tombés déjà ? EmptyMar 14 Jan 2020 - 22:22
Ils allaient vraiment commencer à m’énerver, ces deux là.
Il m’avait suffi d’un regard de biais pour surprendre le sourire en coin de Joaquin, à sa remarque me concernant qu’il pensait sans doute pleine d’esprit. Ah, génial. Il avait l’air fier de m’avoir cognée et défigurée, cet enfoiré. Et l’autre ? Il ne valait pas mieux. Leurs petits regards entendus me donnaient envie d’en prendre un pour taper sur l’autre. D’ailleurs, Valérian était tellement prêt que c’était tentant… Mais je ne faisais pas le poids, contre aucun des deux. Si seulement j’avais la force de mettre moi-même un terme à cette mascarade déplaisante ! Je pourrais me passer d’eux deux. J’étais à deux doigts de tout foutre en l’air pour repartir seule de mon côté, comme autrefois. C’était nettement plus difficile de survivre par ses propres moyens, mais au moins, je n’aurais à compter sur l’aide de personne, et surtout pas sur les deux futurs meilleurs amis du monde.

Mes mains se serrèrent en des poings solides sur la table, refusant de laisser Valérian gagner du terrain. Je le défiai du regard, farouche et tenace, alors qu’il tentait de me faire plier par ce bras de fer silencieux. Nous savions tous les deux à quoi nous en tenir, concernant l’autre. Je savais qu’il ne me laisserait pas beaucoup de marge de manœuvre, après s’être fait avoir en beauté, mais d’un autre côté… C’était rassurant aussi de ne pas avoir à jouer de faux-semblants. Je l’avais fait pendant des années, en n’étant plus que l’ombre de moi-même, afin d’assurer ma survie. Je refusais de recommencer, pas si nous décidions de nous allier en tout cas. Je ne l’aurais sans doute jamais avoué, mais Valérian et moi nous ressemblions bien plus que nous l’espérions vraiment. C’était certainement la vraie raison pour laquelle on ne pouvait pas se piffrer.

Je gardais ma colère pour moi, sourde et muette. Je ne voulais pas leur laisser croire qu’ils avaient une quelconque emprise sur moi, mais leur répondre aurait inutilement alimenté le débat dont j’étais devenue le cœur. Qu’ils pensent ce qu’ils veulent, ce ne serait jamais la vérité. Je tentais de m’en convaincre, alors que la pique de Valérian me blessa plus que je ne l’aurais cru. « Si je n’ai plus personne sur qui compter, à qui la faute ? » Je lui en voulais de me rappeler à quel point j’étais seule, à quel point j’avais tout perdu. Ma vie avec Warren n’avait peut-être été qu’un tissu de mensonge, mais il m’avait préservée de la peur. Depuis, elle avait tout dévoré, jusqu’à mes derniers fragments d’humanité. Envolés.

J’haussai une épaule, avec une fausse nonchalance. « De toute façon, il ne reste plus que des connards et des profiteurs maintenant. Les autres n’ont pas survécu assez longtemps. » Je le laissai deviner dans quelle catégorie se positionner. Si on ne voulait pas profiter de moi, on voulait me descendre. Je ne croyais plus, depuis longtemps, aux actes désintéressés. Et eux deux ne valaient pas mieux.

Je respirai à peine mieux quand Valérian se rassit dans son fauteuil. Je n’avais pas pu m’empêcher d’en remettre une couche, mais il ne se démonta pas face à ma rancœur à peine voilée. Jouer les victimes ne prenait pas avec lui, vraiment ? Peut-être un peu moins que les autres, mais j’étais persuadée qu’il était du genre à avoir des remords. Il en avait suffisamment pour me donner une chance dans son groupe, apparemment. Yulia savait se montrer convaincante, mais pas au point de lui faire accepter n’importe quoi. En vérité, si Valérian avait vraiment voulu me faire payer mes actes passés, il aurait déjà tenté depuis bien longtemps. C’aurait sans doute été le meilleur moment pour continuer de se taire et éviter de la ramener, alors qu’il s’amusait de l’ironie de la situation, mais c’était plus fort que moi. « Très ironique, en effet… Après tout c’est toi qui va assurer ma sécurité maintenant. » Je levai mes deux mains vides devant lui, pour illustrer mon propos. Il m’avait retirée mes armes après tout. « Je suis de nouveau une pauvre femme sans défense. Ca te rappelle de bons souvenirs ? » Et même que je n’aurais plus besoin de piller dans ses stocks, ce serait autorisé. Petit con.

Voilà qu’il posait enfin les bonnes questions. Valérian était plutôt lucide concernant notre collaboration. Il savait pertinemment que je ne faisais rien gratuitement, par pur altruisme, et je ne me cachais pas tellement de l’avantage que je tirais de cette situation. C’était parfaitement inutile avec lui, mentir n’aurait fait que me desservir davantage encore. Et, à entendre son petit discours, nous étions effectivement bien sur la même longueur d’ondes. Nous étions tous des tueurs et des voleurs maintenant… Mais à priori, il y avait d’autres femmes ici en dehors de Yulia, et qui ne se laissaient pas faire plus qu’elle. Une certaine tension dans mes épaules se relâcha, à l’entendre prononcer ces mots. Personne ne chercherait à profiter de moi ici, on me protégerait si ça arrivait. C’était bien la première fois que je pouvais espérer obtenir ma tranquillité au sein d’un groupe. Une vague de soulagement m’étreignit à cette seule pensée.

Mais entendre les véritables motivations de Joaquin de sa propre bouche était encore plus déconcertant. Je me retournai vers lui, sidérée par ce qu’il venait de dire. J’aurais dû me poser davantage de questions quand il m’avait proposée de but en blanc de rejoindre un autre groupe. Je pensais qu’il avait réalisé, tout comme moi, que nous ne pouvions pas continuer ainsi, qu’on finirait simplement par s’entretuer. Est-ce qu’il disait tout ça devant Valérian seulement pour se faire bien voir ? Peut-être. Peut-être pas. Il m’avait sauvée de l’emprise de son ancien groupe. Il avait pris le temps de me remettre sur pied, sans jamais rien me demander en retour. J’avais été persuadée, depuis le début, qu’il voulait simplement profiter de la situation… Sauf que je ne l’avais pas intéressé. Faisait-il vraiment tout ça uniquement pour me protéger ? J’aurais presque pu y croire, s’il ne venait pas de dire que ça l’amuserait de me voir me faire tabasser. Très drôle, vraiment. Il fallait dire qu’il n’était pas en reste non plus là-dessus. Je me renfrognai aussitôt.

Je reportai mon attention à nouveau sur Valérian, en ignorant délibérément ses remarques. « La discrétion est toujours de mise, me concernant. J’ai mis un point d’honneur à me tenir loin des autres groupes, pendant tout ce temps… Ce ne sera pas pour tout gâcher maintenant. » C’était l’évidence même. Je levai les yeux au plafond quand il nous répéta, pour la troisième fois, que nous n’aurions qu’une chance et pas une de plus. « J’avais compris la première fois, Valérian. » Je me doutais de ne pas pouvoir à nouveau accès à mes armes avant un bout de temps. Je brûlai d’envie de lui demander au moins mon couteau, sinon je risquais de finir par vriller si j’étais complètement sans défense, à la merci du premier venu… Mais sa mise en garde était claire. Je serais obligée de prendre sur moi, et d’oublier l’idée de dormir sereinement dans l’immédiat. « T’as été très clair, oui. Bon, maintenant, on peut rentrer dans le vif du sujet ? Comment je peux me rendre utile ? » Ma question l’étonnerait peut-être, mais c’était donnant-donnant. Si je ne leur étais plus utile, alors il m’expulserait ou me tuerait, et ce serait légitime de le faire. Je devais me montrer rapidement indispensable au groupe, si j’espérais pouvoir rester.


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Ils vivent à l'intérieur de nous et parfois ils gagnent. »
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Joaquin Hernandez
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MessageSujet: Re: Où est-ce qu'on est tombés déjà ?   Où est-ce qu'on est tombés déjà ? EmptyDim 19 Jan 2020 - 16:53
Plus je les écoute, plus je sens le mal de crâne prendre le pas sur tout le reste. Ruby est une casse-couilles de compétition mais je sens que Valérian pense beaucoup trop à mon goût. Enfin, si c’est le leader du groupe c’est une bonne chose, je dis pas. J’espère juste qu’il est pas comme la blondinette à parler pendant des heures juste pour le plaisir d’entendre le son de sa voix. Je me tends quand même un peu quand il dit qu’il ne refera plus la même erreur concernant Ruby. J’aimerais quand même autant éviter de la balancer dans la gueule du loup. Le but reste de la protéger, pas de l’emmerder davantage.

Et si j’ai un sourire en hochant la tête quand il confirme mes propos, je garde le silence quand Ruby rétorque qu’elle n’a plus personne sur qui compter. Avant de souffler, d’une voix tranquille. « Elle peut toujours m’emmerder moi. » Qu’il le comprenne comme il veut, tant qu’il oublie pas qu’elle est pas non plus à sa merci. Avec ou sans armes, je suis toujours capable de me défendre si nécessaire. Même si j’ai bien pigé à écouter Ruby, qu’elle se passera volontiers de ma présence dès qu’elle le pourra. « Yulia sait qu’on est des alliés fiable, qu’elle peut compter sur nous. Et qu’on sait … faire ce qu’il faut. » Je me dis que chercher trop longtemps à nous vendre ou vanter ce qu’on sait faire ne servira pas à grand-chose. Notre présence ici ne tient qu’à un foutu fil et j’en dois une bonne à Yulia donc. En espérant que ça se passe bien, parce qu’il laissera rien passer. Je retiens un soupir dépité à l’idée de devoir me tenir à carreau quelque temps, ignorant totalement leur petite joute verbale qui me donne juste envie d’en prendre un pour taper sur l’autre. Ce qui serait un peu contradictoire avec mon projet de base. Mais qui serait particulièrement jouissif en fait.

Je me retiens quand même difficilement de dire à Ruby d’aller se faire foutre quand elle en remet une couche sur son pauvre femme sans défense. J’aurais dû laisser l’autre type lui passer dessus avant de la tirer de là, au moins elle aurait un souvenir plus récent de ce que c’est d’être seule et sans défense. Putain de petite ingrate va. Je me contente de lui lancer un regard noir avant de reporter mon attention sur Valérian et de hocher brièvement la tête. « Ca me va. Et non, pas de viol. Ca me fait pas bander de savoir que j’arrive à mes fins juste par la force. Contrairement à d’autres. Et je sais où aller pour avoir à forcer personne. Donc pas d’émasculation en vue, ça ira. » En espérant que les autres pensent tous comme lui. Je sais déjà que c’est le cas de Yulia, sinon on serait pas là. Mais je vais éviter de m’enflammer. Déjà que je commence à être un peu sur les nerfs là.

Et j’ai un temps, avant de hocher de nouveau la tête. « J’ai pas spécialement envie de me faire remarquer non plus. Surtout avec les groupes dont on a pu entendre parler ces derniers temps. » J’ai assez passé de temps au no man’s land pour savoir qu’il y a bien pire dehors. Et que l’humanité va continuer de me surprendre en vomissant les pires saloperies à mesure que le temps va gommer ce qu’on a pu être avant. Enfin, moi au moins, j’étais déjà une saloperie avant tout ça. Au final, est-ce que ça change beaucoup ? Remarquez, voir un ancien prof de littérature tabasser un autre type à mort parce qu’il a piqué sa femme a quelque chose de surprenant, je dis pas.

Je grimace quand il parle de nous confisquer nos armes et je reprends, les yeux plissés. « Uniquement dans la distillerie ou dehors aussi ? Parce que je me vois pas trop sortir à poil perso. » Et que nos faits et gestes lui soient répétés, je m’en cogne. De toute façon, va bien falloir ça pour avoir sa confiance. Je me demande quand même vaguement à quel moment tout va encore foirer. Pas tant que je sois parano mais ça se passe jamais bien. Mais bon, faut jouer pour le moment, en attendant de bien piger où on est tombés. Alors, pour faire écho à la blondinette, je continue dans la même veine. « Ouais c’est quoi les priorités actuelles ? Y a des trucs plus urgents que d’autres ? Et où je peux aider ? » Histoire de vraiment exploiter cette chance qu’on nous a donnée.  


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