The Walking Dead RPG

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MessageSujet: And then we're still alive...   And then we're still alive... EmptyMar 10 Déc 2019 - 19:31
And then we're still alive...
⟶ NO MAN'S LAND : 26 NOVEMBRE 2019 ⟵


Deux jours s’étaient écoulés depuis que Kilian était parvenu à échapper aux mains de ces fils de pute qui avaient attaqué le convois. Deux jours depuis que cet enfer – son enfer – avait finalement pris fin. Il les avait vu, tapis à l’ombre du combat, se faire massacrer par ces gens de la Marina et il en avait pris grand plaisir. Se jurant qu’il traquerait et tuerait jusqu’au derniers survivants masqués. Qu’il les ferait chèrement payer pour tout le mal qu’ils lui avaient fait subir. Mais cet nuit-là, transit par la douleur, la fatigue et la faim, il ne s’en était pas senti la force. Remettant son projet à plus tard, il avait plutôt mis de longues et laborieuses heures pour regagner sa planque – son "Squat". Chancelant, complètement exténué, il avait dû s’agripper aux murs et aux meubles pour parvenir à atteindre son lit. S’y écroulant lourdement, comme une pierre coulant au fond de l'eau, en se laissant sombrer dans un sommeil profond et fiévreux.

Il avait dormi pendant une journée entière, avant de se réveiller un peu confus et nauséeux. La bouche complètement asséchée et le ventre vide, Finch avait eu cette désagréable impression qu’un char d’assaut lui avait passé sur tout le corps tellement chaque parcelle le faisait souffrir. L’esprit reposé, mais le corps toujours aussi affaibli, il s’était vu contraint d’attendre de reprendre quelques forces – s’alimentant des dernières rations qu’il lui restait – avant d’oser remettre le nez dehors. C’était ça le réel désavantage de la survie en solitaire ; il devait se fier qu’à lui-même, et à lui seul, pour tenir. Personne n’allait passer prendre de ses nouvelles et encore moins s’occuper de lui. Il était seul, complètement seul… et si, en temps normal, ça lui convenait parfaitement de ne dépendre de personne, là, dans une situation où il était aussi affaibli, il devait reconnaitre que ça lui pesait de devoir se débrouiller sans aucune aide.

Pourtant, après ces évènements pour le moins traumatisants, il n’y avait absolument rien pour arranger la confiance de Kilian envers l’être humain. Absolument rien qui aurait pu le convaincre de changer la façon qu'il avait de voir les autres comme une menace. Bien au contraire. Ça ne lui avait donné qu’un prétexte supplémentaire pour se renfermer encore d’avantage dans sa méfiance. N’étant pas près de ré-accorder sa confiance au premier venu, ces échanges avec les vivants risquaient d’être plutôt tendu dans les jours à venir… Il allait se méfier et se montrer encore plus requin dans le troc qu’il avait pu l’être jusqu’à présent. Hors de question qu’il risque de nouveau sa peau sans que ça en vaille vraiment la peine ! Son implication ne serait plus gratuite, ni à prix modeste, Kara avait tout intérêt à le comprendre si elle voulait le conserver dans ce système d’échanges qu’elle avait instauré entre les différentes branches de survivants.

Et, parlant d’échanges, les vives commençaient cruellement à manquer au "Squat". Kilian n'avait plus d'autre choix que de quitter la sécurité de sa planque pour tenter de se réapprovisionner. Tant pis s’il était encore bien amoché… De toute façon, il ne supportait plus le confinement – pas après la captivité qu’il venait de subir – et il avait grand besoin de se changer les idées. Son bras toujours bandé dans une attelle improvisée (un vieux t-shirt et une planche en bois), il portait encore, sur son visage, les marques de violence et de torture. Son œil au beurre noir passait par toutes les gammes de couleurs, tout comme la marque de cette botte sur sa joue qui s’étendait jusqu’à sa lève fendue et enflée. Et ça, ce n’était que les blessures visibles, car caché sous ses vêtements, il y en avait bien d’autres…

Ayant perdu ses propres armes lors de la prise d'otages, il avait dû en trouver de nouvelles ; un 9mm et un couteau de chasse qu'il avait pu recueillir lors de la bataille, sur le corps de son bourreau masqué. S’équipant de ces nouvelles armes, il avait ensuite passé la sangle de son sac à dos sur son épaule encore valide. Transportant avec lui, quelques bouteilles d’alcool prometteuses pour son troc, il avait alors mis le cap sur le No Man’s Land.
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Nolan Wilson
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MessageSujet: Re: And then we're still alive...   And then we're still alive... EmptyJeu 12 Déc 2019 - 10:37
Je crois que je recommence à perdre la notion du temps.

Ca allait un peu mieux pourtant, j’arrivais… non pas à savoir quel jour on est, ça fait bien longtemps que c’est plus le cas… mais à garder un semblant de rythme, savoir quand il faut se lever, quand on est le matin ou pas.

Sauf que là, avec ce qui s’est passé il y a quelques jours et ce que j’ai vécu hier, ces retrouvailles qui n’en sont peut-être pas, j’ai l’impression d’avoir totalement perdu pied. Je sais plus vraiment ce qui est réel ou pas, ce que je fais ou pas. Et je me demande à quel moment je vais me rendre compte que je suis toujours au fond de cette espèce de prison où on nous avait jetés, que je suis en train de crever et que j’aurais mieux fait de jamais me réveiller.

… du coup, en attendant que ça arrive, je me dis que je peux prendre un peu l’air. Je sais, une part de moi espère revoir Cassidy, mais il parait qu’on ne choisit pas à quel moment apparaissent les hallucinations. Si c’en était une. C’en était forcément une.

Je soupire longuement alors que mes pas me mènent spontanément en direction du no man’s land. C’est à peu près le seul point de repère cohérent que j’ai depuis quelques mois. Et avec ce qui vient de se passer, je me dis que ça va pas tarder à se casser la gueule ou un truc du genre. Comment continuer à venir sereinement maintenant ? Comment on peut savoir si on va pas de nouveau se faire attaquer ? Je sais que depuis avril, c’était compliqué, mais je me dis que ça va encore monter d’un cran.

Et puis, j’ai besoin de nouvelles, de savoir ce qui a pu se passer depuis deux jours. Même si ouais, je reconnais qu’une part de moi aimerait davantage rester enfermée pour toujours, avec des bouquins et mes hallucinations. Difficile de rêver d’une meilleure fin du monde, moi je vous le dis. « Nolan, arrête de délirer, ça va pas arranger tes affaires. » Je sursaute presque en entendant le son de ma voix et je finis par m’arrêter à quelques mètres à peine de ma destination, me demandant à quel point c’est une fausse bonne idée en fait.

Ouais, ouais, je me demande plein de trucs. Mais ce serait aussi votre cas si vous passiez tout votre temps ou presque tout seul. A la longue, on se fait un dialogue intérieur, avec les questions, les réponses, les hésitations et j’en passe. J’avoue, c’est parfois un peu chiant, d’autant que j’arrive quand même à ne pas être d’accord avec moi-même. Mais ça m’évite de perdre pied pour de bon. Le jour où j’aurais même plus envie de me questionner bah… ah ouais non, je me poserais pas de questions du coup. C’est pas terrible comme comparaison.

Enfin bref.

Je finis par entrer dans l’entrepôt, non sans jeter des regards autour de moi. Il y a quelques personnes que je reconnais et à qui j’adresse un signe de tête, plus par habitude qu’autre chose. Et il y a plus de monde que ce que j’aurais cru. C’est con, j’ai rien amené pour échanger aujourd’hui. Mais je sais que j’ai quelque chose qui se monnaie plutôt bien. C’est comme ça que je me retrouve à refaire le bandage d’une blessure que j’ai soignée il y a quelques semaines contre un repas chaud, que je fais une espèce d’attèle de fortune pour une gamine qui s’est pété deux doigts en échange d’un nouveau bouquin et que je papote, sans même m’en rendre compte. Je suis dans mon élément alors, forcément, j’oublie que j’ai un pet au casque et que je perds pied doucement mais surement. Je sais pas trop combien de temps passe mais je finis par relever la tête et par reconnaître une autre personne.

Ce qui me conforte dans l’idée que les derniers évènements sont potentiellement bien arrivés. Il me faut bien quelques secondes avant de réussir à remettre un nom sur son visage, mais je finis par souffler, avec une ombre de sourire. « Hey, Kilian. Salut. » Ouais, je vais avoir l’air con si c’est pas lui. Il a une sale gueule un peu. Et son attèle est dégueulasse. Je peux ptet faire un truc. Enfin je dois le dire de façon diplomate je suppose. « T’as nettoyé tout ça ? Nan parce que franchement, j’ai vu des trucs moches mais là, on est pas mal. » Pas comme ça donc. Hum.
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MessageSujet: Re: And then we're still alive...   And then we're still alive... EmptyMer 8 Jan 2020 - 15:21
Les regards s’étaient tournés vers lui sitôt qu’il avait franchi la porte du No Man’s Land. S’attardant plus longtemps que nécessaire. Juste assez longtemps pour lui faire comprendre que la rumeur sur l’attaque du convoi et de la marina avait déjà fait le tour de la place – et probablement plus qu’une fois. Qu’est-ce qui s’était dit exactement ? Ça, Kilian n’en avait pas la moindre idée, mais il comptait bien profiter de l’occasion pour en apprendre un peu plus sur la situation. Après tout, il avait des intérêts personnels à tant vouloir connaitre ce qui circulait à propos de cet affrontement et de ces enfoirés de Scarecrows. Absolument tout connaître !

Se frayant un chemin jusqu’au centre de l’entrepôt, près de l’un de ces barils où brulait un feu de camp, Finch avait fait mine de s’arrêter pour s’y réchauffer. Agitant sa seule main valide au-dessus des flemmes, tout en gardant œil et oreille grand ouvert. Restant attentif à ceux et celles qui l’entouraient. À ce qu’ils faisaient, mais surtout, à ce qu’ils chuchotaient en croyant que personne d’autre ne les écoutaient. C’était toujours ce qu’il faisait en mettant les pieds au No Man’s Land ; prendre le pouls de la place avant d’entamer quoi que ce soit – et aujourd’hui plus qu’un autre jour. Parce qu’aujourd’hui, il portait sur son visage les marques de cette rencontre avec ces hommes masqués et s’il savait que ses blessures pouvaient nuire à son troc, il savait aussi qu’en jouant bien ses cartes, il pourrait probablement les utiliser à son avantage.

C’est ainsi que, regard baissé vers les flemmes qui dansaient sous sa paume, Kilian écoutait discrètement les propos d’un homme semblant en savoir long sur la question des accords passés avec New Eden. Ces derniers s’étaient apparemment retirés du troc, tout comme l'autre groupe de la marina – à ce qu'en racontait une femme prenant également part à la discussion. Jusqu'où tout ce qui se dit sur le sujet, par la suite, était vrai et jusqu’où ce n'était qu'un échange de ouï-dire mêlé à la vantardise d'en savoir plus que l’autre ? Il n'en savait rien et n'était visiblement pas près d'en savoir plus, puisque Nolan vint interrompe son épiage.

« Eh bah dit-dont ! Comme ça, tu t’en es sorti toi aussi ! » Lui lança-t-il, un sourire fendu jusqu'aux oreilles alors qu’il feignait de s'en réjouir sincèrement.

S'il y avait au moins une chose que Finch avait appris lors de sa captivité chez les Scarecrows, c’était qu’il valait mieux pour lui d’entretenir de bonnes relations. Tenter de sympathiser avec les autres survivants des alentours – même si ça ne restait qu’en apparence – allait probablement lui apporter plus de bénéfices que s’il se montrait trop farouche à leur égard… Chose certaine, il ne gagnerait absolument rien à se faire que des ennemies et il avait fallu qu’il paye chèrement son individualiste, lors de leur tentative d’évasion, pour comprendre cette vérité. S'il avait senti qu’il avait fait mauvaise impression, ce jour là, il n’était pas prêt de réitérer la même erreur deux fois. Il se devait de faire un peu plus attention à son image s'il voulait récolter des avantages de tout ça.

Toutefois, Nolan ne facilitait pas les choses avec son ton qui frôlait les reproches en désignant le bras blessé du cogérant. Ce dernier dût réprimer son envie de l’envoyer promener sur le champ, n’ayant cependant pu s’empêcher de tiquer. « Bah, faut croire qu’on n’a pas tous les même talents en médecine que toi, pas vrai ?! Heureusement que tu es là, donc ! » Le sarcasme était palpable, tant dans les mots que dans le sourire forcé qu’il lui servit. Profitant du silence tendu qui plana ensuite entre eux, Finch observa l’homme qui lui faisait face. Comme s’il cherchait à analyser s’il pouvait réellement lui faire confiance, ou plutôt, s’il en valait vraiment la peine.

Puis, relâchant la tension d’un long soupir, il écarta son bras valide dans un signe de reddition ; « Eh bien, j’imagine que j’aurais tout intérêt à te laisser y jeter un coup d’œil, vu la façon dont tu louange cette atèle. » Lui faisant signe qu’il pouvait s’approcher, il ajouta sur un ton presque dérisoire ; « Est-ce que je risque l’amputation, Docteur ? ». Riant en espérant que la plaisanterie détendrait un peu l'atmosphère.
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MessageSujet: Re: And then we're still alive...   And then we're still alive... EmptyDim 19 Jan 2020 - 17:51
Je me demande ce que les gens savent. Sur ce qui s’est passé après l’attaque du convoi. Sur ceux qui s’en sont sortis ou pas. Je devrais probablement poser des questions mais ce serait raviver un truc qui n’en a pas besoin. Faut déjà que j’arrive à digérer un peu tout ce qui s’est passé et à vraiment arriver à dissocier le vrai du faux. Ce qui est pas vraiment gagné. Avec un peu de repos ça ira mieux. Je suppose. D’ici là, je fais ce que je fais de mieux, le seul truc qui a encore un peu du sens pour moi avec tout qui part en vrille.

Et j’arrive même à sourire aux remarques, aux discussions. A avoir l’impression que ça va. A peu près. Sauf que je me rends pas trop compte que je mets les pieds dans le plat à l’arrivée de Kilian. A voir son sourire, pas difficile de voir qu’il se fout un peu de moi. J’aurais probablement fait la même à sa place … si j’avais été en état quoi. « Ouais… contre toute attente. Surtout la mienne. Mais c’est… cool. Que tu t’en sois sorti aussi. » Voilà, c’est mieux comme ça donc. Un peu de politesse, de savoir vivre, un truc du genre.

J’avoue que j’arrive pas trop à me rappeler comment lui a réussi à s’en tirer. Et plus je réfléchis, moins ça me vient. Ca se fait de lui demander ou pas ? Et surtout, est-ce que je suis prêt à entendre la réponse ? C’est encore moins sûr que le reste en fait. A cette pensée, je réprime un soupir alors que je m’enfonce un peu plus dans l’absence de diplomatie et de tact. Ouais, je m’épate moi-même j’avoue. Je lève les deux mains dans sa direction au silence qui suit sa pique. Ou son tacle, je saurais pas trop comment dire. Histoire de lui montrer que je lui veux pas de mal.

Je comprendrais parfaitement qu’il m’envoie péter, même s’il pourrait quand même se rappeler qu’on est tous un peu sur les nerfs et à juste titre. Mais finalement, il accepte de me laisser faire et je réprime tout juste un soupir de soulagement quand il m’autorise à jeter un œil. Je lui désigne le coin où je me suis installé avec les rares moyens du bord dont je dispose et, à sa question, je souffle, avec un bref haussement d’épaules. « Oh, au pire, on demandera à Kara si elle peut te faire un super crochet. Tu pourrais dégommer tout le monde comme ça. » Quoi, ça se dit pas ? Dans le doute, j’ajoute, un brin plus sérieux. « T’as pas l’air d’avoir de fièvre et y a pas d’odeur de pourri qui se dégage de toi. A froid, je dirais que tu devrais t’en sortir avec juste à devoir supporter un médecin qui est plus habitué à avoir des interactions sociales. » Pragmatisme médical. Au moins, je dédramatise aussi. Je crois. Même si je suis pas très doué ces derniers temps pour faire ça.

Je grimace un sourire d’excuse, en espérant qu’il comprendra ce que je veux dire et j’entreprends de défaire le bandage, laissant filer un silence dubitatif avant de reprendre, d’un ton tranquille. « T’as de l’alcool ? Autant pour que tu puisses picoler un coup que pour que je nettoie la plaie. Même si c’est sacrilège, tout ça tout ça, j’aurais rien de mieux sous la main pour désinfecter. » Autant dire que c’est dans le top 3 des pires façons de nettoyer une blessure. Mais faut bien faire quelque chose. Et je me demande à quel point il a pris cher au final au moment où on s’est tirés. Ca fait de lui poser la question ou pas ? Je me rends pas compte.




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MessageSujet: Re: And then we're still alive...   And then we're still alive... EmptySam 1 Fév 2020 - 16:57
Kilian avait fait tout son possible pour ne pas paraitre trop rustre aux yeux de son interlocuteur. Essayant, tant bien que mal, de se montrer plus sympathique que cette petite voix intérieure qui ne demandait qu'à gronder de méfiance – non pas parce qu’il craignait véritablement cet homme, mais parce que c’était devenu un réflexe de se méfier de tout. Il savait toutefois que s'il se laissait aller sans retenue, il pourrait dire adieux aux compétences médicales de Nolan. Et ça, ce n'était pas tellement souhaitable vu l’état actuel de son bras... Il faisait donc son gros possible, bien qu'après tout ce temps passé à survivre en solitaire, il avait fini par perdre ses bonnes manières. Fini par perdre cette habileté à mentir convenablement pour camoufler ses réels sentiments et se montrer diplomate. Après tous, pendant ces longs mois passé seul avec lui-même, à qui aurait-il bien pu vouloir cacher ses sentiments ? À lui-même ?

Nolan l'avait entraîné dans un coin de l'entrepôt où il s'était installé avec tout son bric-à-brac médical. Il s'était arrangé avec les moyens du bord et avant de le laisser entamer quoi que ce soit, Finch y alla d’une plaisanterie pour détendre l’atmosphère. Se forçant ensuite à rire – malgré le regard de plomb qu’il lui lança – lorsque le médecin se permis de répondre que, dans le pire des scénario, Kara pourrait toujours lui forger un super crochet… et alors que sa bouche riait, ces yeux, quant-à-eux, lançait des éclairs d’avertissements ; si Kilian perdait son bras, il n’allait surtout pas se gêner pour le tenir comme responsable ! Est-ce que Nolan compris cette menace silencieuse ? Il se montrât toutefois assez intelligent pour reprendre sur un ton plus sérieux qu’en l’absence de fièvre et d’odeur, il devrait s’en sortir sans amputation. Avec, en prime, à devoir "supporter un médecin qui n'est plus habitué à avoir des interactions sociales".

« Bah, j’imagine qu’on devra faire avec, mh ? Lança Kilian avec un demi-sourire aux lèvres. Alors essayons de faire en sorte que ça dure le moins longtemps possible et que si ça dure, que ce ne soit pas par "obligation". Si tu vois ce que je veux dire... » Façon peu subtile de lui faire savoir qu’il y avait intérêt à ce qu’il n’y ait pas de complication. Que s’il le laissait soigner son bras, c’était parce qu’il lui accordait un minimum de confiance et qu’il valait mieux pour lui ne surtout pas en abuser.

Puis, devant la grimace d’excuse que lui servit Nolan avant d’entreprendre de défaire le bandage, le cogérant lui répondit d’un signe de la tête – lui donnant son accord pour procéder, même s’il comprit que ça risquait d’être douloureux. Qu’il fasse ce qu’il avait à faire, Kilian, quant-à-lui, serrait déjà les dents avec l’intention de ne pas broncher. Mais pour être douloureux, ça l’était et il ne put pas l’ignorer bien longtemps. Grognant entre ses dents, il dut faire un effort surhumain pour ne pas repousser violemment le médecin de son autre bras toujours valide. Enfonçant plutôt ses ongles dans le banc en bois sur laquelle il s’était assis, alors que, non seulement les gestes pour défaire l’attelle raviva la douleur de la fracture, mais c’était sans compter ces bandes de tissu qui avait déjà commencé à fusionner avec la blessure…

Une fois le tout retirer – et arracher par endroit – le médecin fit une pause. Tant pour laisser souffler un peu son patient que pour observer l’ampleur des dégâts. Lorsqu’il reprit, ce fut sur un ton tranquille, pour demander s’il avait de l’alcool avec lui. À cette question, Kilian n’avait pu s’empêcher de rire, un peu soulagé de savoir qu’il pouvait au moins faire ça pour se rendre utile.

« Eh bien, ça tombe bien, tu as justement devant toi le spécialiste en la matière ! » À ces mots, le cogérant s’était penché sur son sac à dos – grimaçant lorsque le mouvement raviva la douleur à son bras – pour en sortir une bouteille de rhum et deux verre qu’il déposa aussitôt sur la table de travail près d’eux. Se servant d’abord une généreuse dose de cette boisson ambrée, il leva alors son verre à la santé de Nolan avant de descendre le breuvage d’une traite – bien déterminer à se préserver comme il le pouvait de la souffrance qui n’allait pas tarder à suivre.

« Fait ce que tu as à faire, lança-t-il en se servant de nouveau, mais essaie quand même de t’en garder un peu pour après… Ça serait dommage de tout gaspiller. » Parce  qu’il avait beau avoir sorti deux verres de son sac, il était toutefois hors de question que le médecin trempe ses lèvre dans son rhum avant d’avoir fini de le soigner ! Kilian plongea ainsi son regard dans celui de Nolan, le fixant par-dessus son verre qu’il trinqua un seconde fois. Attendant, impassible – tentant de camoufler cet appréhension qui lui tordait les tripes – qu'il reprenne les soins.
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MessageSujet: Re: And then we're still alive...   And then we're still alive... EmptyMer 12 Fév 2020 - 12:15
Quand je pense qu’avant j’étais le type sympa, avenant, de bonne humeur. Un peu chafouin quand l’envie m’en prenait mais ça se passait toujours bien. Et là, quand j’y réfléchis, ce que j’évite la plupart du temps, je me rends à quel point ces mois de solitude me pèsent. Je suis au bord de la rupture, j’en suis bien conscient. Et je vois pas comment l’empêcher. J’essaie pourtant. En venant ici par exemple. En parlant aux gens. En donnant le change. Pour un peu, je pourrais croire que je suis en vie. Ce qui est faux d’une certaine façon. Et il serait temps que je m’en rende compte.

En attendant, je fais ce que je sais encore faire, qui m’échappe pas totalement. Soigner donc. Même si je suis maladroit et que je me sens plus ridicule qu’autre chose à essayer de faire de l’humour. Je sais plus faire ça non plus. Ou le public est mauvais, allez savoir. « Pas comme si t’avais le choix. » Faut dire qu’à part moi, dans l’immédiat, y a personne qui pourrait s’occuper de son cas de manière aussi pro et complète. J’ai un rire qui se transforme en grimace au reste, avant de hocher la tête. « Ouais, je vois l’idée. Et ça devrait bien se passer. T’es solide, t’es en forme, c’est déjà bien mieux que la plupart des gens que j’ai pu croiser jusque-là. » Quand on veut être médecin, faut apprendre à être pragmatique. Mais depuis la fin du monde, c’est monté d’un cran. On repère rapidement ceux qui ont des chances de survie plus élevées que les autres. Typiquement, entre mon côté à l’ouest et un peu trop sympa, j’en ai pas beaucoup. Sauf que ça emmerde les gens de buter un médecin, donc ça m’aide et c’est aussi pour ça que je me présente comme ça assez rapidement. Question de survie donc.

Sauf que, quand même, ça a une sale gueule. Pas autant que je pouvais le craindre vu la gueule du pansement mais j’ai connu mieux. Enfin, ça pue toujours pas, c’est donc bon signe. Ouais, ouais, vive les expertises médicales de précision et avec du jargon que personne ne pige. De toute façon, personne est là pour me faire des gros yeux. J’ai quand même le réflexe de regarder si Emerson est pas dans le coin avant d’esquisser un sourire à cette idée. « Le spécialise ? Carrément ? » Et j’ai un petit sifflement admiratif en le voyant sortir la bouteille. Ah ouais, je suis bien tombé en effet. « C’est bon à savoir ça. » J’ai un sourire alors que je le vois remplir, puis descendre son premier verre. Sourire qui se fait plus large quand je le vois boire le mien. Je devrais probablement m’offusquer mais, vu qu’il va douiller, j’aime autant éviter de le mettre de mauvaise humeur de suite. J’attrape la bouteille et j’imbibe un linge propre que j’applique sur son épaule, aussi délicatement que possible. « Désolé, je sais que c’est douloureux. » Mes propres blessures se rappellent joyeusement à moi alors que je nettoie le tout avec application, fronçant les sourcils alors que je récupère quelques cailloux et autres avec une pince à épiler que je viens de sortir de mes affaires. « Tu t’es roulé dans du gravier après ça ou quoi ? » sans vraiment attendre de réponse, je remplis de nouveau son verre et je lui tends. « Je vais devoir refaire le bandage. Plus serré. Faut pas que ça bouge sinon ça va empirer. Et ça va dans tous les cas te brûler pendant plusieurs jours. Après ça va te démanger. J’ai de la pommade. Pour aider à rendre la cicatrisation moins douloureuse. Mais ça coûte cher. » Pragmatisme, quand tu nous tiens. Je boirais bien un coup tiens.




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MessageSujet: Re: And then we're still alive...   And then we're still alive... EmptyLun 2 Mar 2020 - 13:43
Kilian avait serré les dents lorsqu’il senti la brûlure du linge imbibé d’alcool sur sa blessure. Grognant, en guise de réponse, lorsque Nolan s’excusa pour la douleur qu’il lui infligeait… Signifiant de façon implicite qu’il ferait peut-être mieux de se taire – plutôt que de lâcher des excuses aussi inutiles – et de se concentrer sur ce qu’il faisait pour en finir au plus vite ! Le cogérant aurait voulu se montrer plus convivial avec celui qui lui prodiguait des soins, mais honnêtement, dans la situation actuelle où son bras lui faisait un mal de chien, ses nerfs et sa patience étaient déjà trop éprouvés pour ce genre d’hypocrisie.

Il réussit néanmoins à grimacer un sourire lorsque le médecin lui demanda s'il s'était roulé dans le gravier, avant de lui servir un nouveau verre. Acceptant de descendre encore une dose d'alcool, il lui répondit sur un ton ironique ; « Oui, eh bien, figure toi qu’ils n’ont pas cru bon de dérouler le tapis rouge sous nos pieds lorsqu’on a tenté de s’évader ! » Tenter, oui… Parce que Nolan ne le savait peut-être pas encore, mais ce jour là, à l’instar de lui et de leurs ex-codétenus, Finch – et cette Daniella – n’avaient pas réussi à fausser compagnie à ces imbéciles masqués… Alors que tous les autres avaient visiblement pu prendre la poudre d'escampette, Kilian s'était retrouvé prisonnier de sa cellule… Toutefois, pas la même cellule qu'ils venaient de quitter, oh non ! Une encore bien plus petite et miteuse.

Bien que légèrement moins douloureux que l’alcool sur sa blessure, l’opération "grand nettoyage" pour retirer, avec une pince à épiler, quelques cailloux et autres débris prisonnier de sa chaire, était une sensation très loin d'être agréable. C'était exactement comme si on grattait sans arrêt sur une plaie déjà à vif. Ça brûlait, sa tirait, sa piquait… C'était franchement horrible ! Même avec cette quantité de rhum qu'il avait englouti et qui l'engourdissait quelque peu.

« Et pour vous qui aviez volé les habits Scarecrows ? Vous être parvenu à quitter leur campement sans trop d'ennuis, alors ? » Non pas qu'il s'intéressait vraiment aux possible ennuis que Nolan et l’autre gars avaient pu avoir – quoi qu'il était tout de même curieux d'en apprendre plus sur cette évasion – mais il cherchait surtout une façon de se changer les idées… Une façon de penser à autre chose que cette satanée douleur ! Continuant néanmoins de surveiller étroitement les faits et gestes de Nolan, afin de s'assurer que lui ne perdrait pas le fil pendant leur petite causette.

Fallait refaire le bandage plus serré pour que rien ne bouge. Écoutant les recommandations et prédictions du médecin, un sourire avait étiré les lèvres de Kilian. Un sourire plus détendu. Un sourire qui laissait enfin voir cette convivialité qu'il avait souhaité faire preuve plus tôt. Était-ce le rhum qui le rendait soudainement moins sauvage ? Probablement, mais n'allez surtout pas croire qu'il en avait pour autant perdu sa lucidité. Il était plus résistant que ça aux effets de l'alcool !

Puis, à la mention d'une pommade pour aider à rendre la cicatrisation moins douloureuse, son sourire s'élargie d'un cran. Attrapant la bouteille, Finch pointa le goulot dans la direction de Nolan. Haussant les sourcils dans une invitation à prendre un verre – parce qu'il en avait bien mérité un, au final ! Attendant sa réponse pour lui en servir un. « Et qu'est-ce que tu veux en échange de cette fameuse pommade ? » Il était prêt à en payer – mais surtout à en négocier – le prix.
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