The Walking Dead RPG

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- They hate small talks. -
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Joey A. Adams
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MessageSujet: They hate small talks.    They hate small talks.  EmptyLun 9 Déc 2019 - 22:55
They hate small talks.
Une soirée d'hiver, des plaids et des carnets de dessin peuvent suffirent à délirer les langues.

L'hiver demandait de l'organisation. C'était la saison la plus compliquée, mais qui offrait parfois des moments précieux. Tout devenait plus lent, même le temps qui passe. La nuit s'installait tôt dans le paysage environnant. Depuis qu'il vivait dans ce campement, depuis maintenant un peu moins de quatre mois, Joey avait pu découvrir quelques petits plaisirs du quotidien.

Sa patience et sa nature serviable lui avaient permis de s'installer et de tisser des liens par ci, par là. Il appréciait la compagnie en journée, mais se délectait secrètement de petites soirées confortables. L'ambiance était feutrée et il était même possible de se blottir dans un coin avec une couette ou un amas de couvertures pour profiter de sa soirée. Il avait murmuré discrètement quelques "bonsoirs" ou des "bonne soirée" assez précipitamment, pour faire comprendre qu'il était d'humeur à se reposer dans son lit, dans le dortoir. Pendant ce genre de soirées, il n'était pas rare que quelques personnes blotties seules ou à plusieurs dans un petit recoin se fassent visiter par quelques camarades en quête de discussion.

Joey était certes, toujours préoccupé par ses propres démons, mais ces derniers jours, frileux et timides, avaient comme mis en veille ses problématiques et son ressassement habituel. Il éprouvait simplement du plaisir à bricoler, visser des choses, trouver des solutions, et même faire des croquis pour réfléchir à la construction d'une cabine de toilette sèche ou d'une étagère pour une salle de classe. Bref, on pouvait dire que la dureté de la vie de Joey semblait en stase, entre deux eaux.

Le jeune homme se trouva vite sous un amas de tissus – couvertures de fortune et autres surcouches de vêtements, adossé contre les barreaux d'une tête de lit en métal, qui semblait avoir fait son temps. Il avait aidé dans la journée une jeune femme à raccommoder un vieux seau qui semblait hors d'usage et pour le remercier, la jeune femme lui avait prêté un livre qu'il zieutait du coin de l'œil : le Joueur d'Échec de Stefan Zweig. Le voilà donc installé, quelques heures plus tard, pour profiter de sa lecture. Il avait déjà lu cette nouvelle à l'adolescence et avait l'impression de retourner de nombreuses années en arrière. Ce mystérieux Monsieur B, sa force mentale, son traumatisme. Un personnage énigmatique qui plongeait Joey dans une lecture profonde. Les jambes tendues, il se triturait les lèvres en dévorant les pages.

Il y avait quelque chose de touchant à voir Joey là, assit dans ce lit, à profiter d'un plaisir purement humain qu'était celui de la lecture. C'était quelque chose qui était précieux désormais. Les livres, Joey avait toujours fini par les perdre pendant ces années de vadrouille. Il était alors le plus heureux des hommes lorsqu'il en trouvait un à sa convenance, disponible et surtout, lorsqu'il trouvait un temps calme pour pouvoir en profiter. Joey était alors si absorbé dans sa lecture qu'il n'entendit pas qu'on l'appelait doucement en approchant...

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Ludwig Gulbrandsen
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MessageSujet: Re: They hate small talks.    They hate small talks.  EmptyMar 10 Déc 2019 - 22:58
De sa main valide, il vint ranger un saladier dans le placard, au-dessus de l'évier, là où Olivia devait généralement grimper pour l'atteindre. Il lui adressa un sourire et lui embrassa le front quand elle s'approcha de lui.
Au fond, il prenait sur lui depuis la mort de God. Il essayait de garder son même optimisme, sa même belle psychologie de vie, mais la vérité était qu'il était fou de rage. God était le premier homme de sa vie qu'il avait tué. Et il en souffrait. Ça lui pourrissait la tête. Mais plus encore : il était en colère contre lui, pour ce qu'il lui avait laissé. Ou plutôt, pour ce qu'il lui avait pris.

Sa main était maintenant inutile. Comme un poids mort. Il regardait ses doigts figés, qu'il parvenait à peine à remuer et qui tremblaient sans qu'il ne s'en rende compte la plupart du temps. Sa main gauche, en plus. Il avait beau être ambidextre, il avait toujours eu plus de facilité de cette main-là.
À présent, c'était un gros travail d'adaptation qu'il devait faire.

- Tiens, c'est pas à moi, ça.

Il fronça les sourcils, attrapa la feuille qui traînait sous la table et jeta un coup d'oeil à Olivia qui s'était un peu éloignée.
Le dessin était réussi, mais ce n'était effectivement pas lui qui l'avait fait. De ses souvenirs, il n'y avait personne au campement qui dessinait à part lui. Néanmoins, le libraire se rappela d'une conversation qu'il avait eu avec Joey, il y a quelques temps de cela.

Les quelques personnes qu'il avait croisé dehors le renseignèrent, et ce fut naturellement qu'il se dirigea vers les dortoirs. Si le jeune homme dormait, il ne chercherait pas plus loin et déposerait le dessin sur ses affaires.

Éclairé aux bougies et avec quelques lampes à huile, le dortoire avait des allures de chalet en pleine montagne. Il n'y faisait pas chaud, mais c'était toujours plus agréable qu'à l'extérieur.

Ses pas, légers, se faisaient à peine entendre. Il finit par arriver là où Joey dormait.

- Bonsoir.

Il murmurait pour ne pas réveiller de possibles endormis. Un fin sourire, un peu timide, vint égayer son visage alors qu'il détaillait la silhouette du garçon. C'était étrange, cette impression : quand il voyait Joey, il avait un peu la sensation de se voir lui il y a bien dix ans de cela. Cet air un peu lointain, ce regard rêveur, cette lueur pleine d'intelligence dans les prunelles … C'était donc ça, qu'il transmettait aux gens qui lui parlaient ?

Il se racla la gorge, se détacha de sa bête contemplation – le jeune homme devait le prendre pour un malade -, pour porter son regard sur le dessin qu'il tenait toujours.
Un petit rire lui échappa, il osa approcher un peu et lui tendit. Inconsciemment – déformation professionnelle, peut-être -, il lut le titre du bouquin qu'il avait entre les mains.

- Hm j'ai trouvé ça, par terre, dans la cuisine … Je me suis dis que ça devait être à toi, non ?

Il gonfla son buste et laissa un lourd soupir filtrer entre ses narines. Pourquoi était-il toujours si intimidé lorsqu'il se retrouvait en tête à tête avec quelqu'un ? Il avait pourtant eu l'occasion de l'être, avec Joey. Ludwig avait pris part à sa remise sur pied, et lui avait parfois tenu compagnie des après-midis entières.

- Je .. j'avais jamais vu tes dessins. C'est très réussi.


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Joey A. Adams
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MessageSujet: Re: They hate small talks.    They hate small talks.  EmptyMer 11 Déc 2019 - 16:07
They hate small talks.
Une soirée d'hiver, des plaids et des carnets de dessin peuvent suffirent à délirer les langues.


La voix de Ludwig tira Joey de sa lecture, brusquement. Il eu un léger sursaut, écarquillant ses petits yeux perçants brièvement, avant de toussoter pour reprendre contenance. Il se redressa un peu plus, s'appuyant sur ses coudes pour apercevoir plus clairement le visage du jeune homme à la main blessée. Il remarqua d'ailleurs qu'elle semblait désagréable pour lui, comme un poids mort qu'il était obligé de traîner au bout de son bras, incapable d'être fonctionnelle à cause de ses doigts immobiles. Joey changea son regard de direction pour ne pas paraître impoli. "Bonsoir..." Répondit Joey en esquissant un très léger sourire en coin, révélant l'une de ses fossettes.

Ludwig resta un moment à regarder Joey qui se demandait pourquoi. Il pensa alors qu'il s'agissait de la couverture du livre qu'il était en train de lire. "Oh, c'est le joueur d'échec, Helen me l'a prêté. Ça fait des siècles que je ne l'avais pas lu." Dit alors Joey en tournant la couverture du livre pour regarder le titre, en se redressant un peu plus. Il mis une carte à jouer dans le livre pour marquer sa page et le referma, avant de le poser sur ses genoux. L'ambiance dans le dortoir était cosy : on entendait quelques murmures, des bribes de conversations, des enfants qui gémissaient dans leurs sommeils, des berceuses et quelques rires. De temps en temps un "chuuuut" pouvait survenir, lorsque les murmures devenaient trop persistants.

Ludwig paraissait mal à l'aise. C'est peut-être pour cette raison que Joey avait apprécié l'avoir comme premier réel contact avec le groupe, lorsqu'il était venu vivre ici. C'était grâce à lui si aujourd'hui, il pouvait s'adonner à de banales activités de survie, à l'abri d'un campement sûr et protégé. Il avait plaidé sa cause auprès des autres décisionnaires du groupe et avait même aidé Joey à se remettre de sa blessure à la jambe. Sur son mollet droit, on pouvait voir une vilaine cicatrice, montrant la difficulté qu'avait eu la plaie à se refermer sans trop de dommage. La branche s'était enfoncée ce jour là dans ses chairs, sans rien casser. Son muscle avait été titillé sans trop de dégâts. Ludwig avait administré à Joey les premiers secours et avait été très présents les premiers jours au campement. Joey lui était reconnaissant mais ne savait pas assez bien exprimer ses sentiments pour verbaliser sa gratitude.

Le jeune libraire lui montra alors un dessin, que Joey avait laissé traîner près de la cuisine. Joey le prit et acquiesça d'un signe de tête. Oui, ce dessin était bien à lui. On voyait cette précipitation dans les mouvements de son bras. Son geste paraissait pressé, comme en colère, voir même acharné. Il était précis et brouillon à la fois. On pouvait voir se dessiner une route, vue plongeante. Les détails étaient subtilement caché dans un amas de charbon brouillon. Mais si on regardait bien, on pouvait voir derrière ces ombres distordues, une silhouette de femme, qui ressemblait à un simple mannequin de bois perdu dans un champ de béton. Un dessin représentatif des rêves que pouvait faire Joey depuis quelques temps. Il avait cette pureté enfantine à représenter en dessin ce qu'il cachait au plus profond de lui. S'en était touchant. Joey prit le dessin que lui tendait Ludwig et fronça les sourcils. Il se sentait soudainement mis à nu à l'idée qu'on ait pu voir ce dessin, mais étant donné qu'il s'agissait de Ludwig, il était quand même rassuré. Joey lui avait déjà parlé brièvement de sa jeune soeur, disparue en même temps que l'ancien groupe dans lequel il était, le groupe d'étudiants de l'Université d'Olympia. Il n'avait cependant pas mentionné sa mère.

"Oui, c'est mon dessin." Répondit alors simplement Joey en passant la pulpe de son pouce sur la minuscule silhouette, à peine perceptible derrière les ombres. Ludwig paraissait l'apprécié et en même temps curieux de voir ce que Joey pouvait dessiner. "Merci. J'ai dû faire ça il y a quelques jours, quand j'arrivais pas à dormir... Ça me prend comme ça." Il haussa les épaules, plus pour lui-même qu'autre chose, avant de poser la feuille de papier à côté de lui, sur le morceau de couette qui dépassait. "Tu veux t'asseoir ? Je peux t'en montrer d'autres si tu veux." Proposa-t-il alors. C'était assez étrange parce que Joey n'était pas un loquace, mais c'était comme si les deux hommes se connaissaient de longue date et avaient été la compagnie de l'un et de l'autre distraitement, agréablement et sans jamais trop relever l'anecdote.

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Ludwig Gulbrandsen
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MessageSujet: Re: They hate small talks.    They hate small talks.  EmptyMer 18 Déc 2019 - 23:38
Le dessin lui rappelait certains des siens, qu'il faisait, lorsque ça n'allait pas. À chaque événement traumatisant, Ludwig traversait une phase où ses œuvres devenaient sombres, mystérieuses, voir carrément flippantes pour certaines. Celles-là, il ne les aimait pas, car elles dégageaient tout ce qu'il ressentait de négatif.
Ça lui faisait un effet étrange de voir ce même style venant de la main de quelqu'un d'autre.

- Je dessine aussi, se sentit-il obligé d'ajouter en ressentant le léger malaise de Joey.

Il tapota la sacoche en cuir qui pendouillait sur sa cuisse. Dedans, son carnet de croquis y avait sa place, il le sortait dès qu'il sentait l'inspiration arriver. C'est ainsi que l'on pouvait y voir des scènes de la vie quotidienne, légères, simples, belles, mêlées à des visages connus pleins d'émotions, figés dans le temps. C'était ce qu'il préférait faire, Ludwig, les portraits. Tout le monde dans le camp avait sa trombine gribouillée dedans au moins une fois. Joey y eut droit aussi.

À sa proposition, Ludwig s'installa, un peu gêné, sur le lit libre à côté du sien. Il était curieux de contempler son travail. C'était si rare ! À leur époque, plus personne ne prenait le temps de laisser son imagination parler. Que ce soit la musique, le dessin, ou n'importe quel art. Il s'agissait de plaisirs simples oubliés, mais qui faisait tant de bien.

- Avec plaisir.

Il l'observa avec un sourire, avant de brusquement sortir de ses pensées pour plonger sa main valide dans son sac et en sortir son carnet. Des feuilles noircies tombèrent en même temps, qu'il ne parvint pas à rattraper avec son bras mort.

- Oh … Hm, tiens !

Il lui tendit avant de se pencher pour ramasser son bazar. D'ordinaire, il ne montrait pas ses dessins de manière si spontanée. Mais le fait d'avoir affaire à quelqu'un qui lui ressemblait autant le rassurait et lui donnait envie subitement de parler et d'expliquer sa manière de faire.

- J'ai … J'ai ce besoin presque frénétique de devoir dessiner les gens que je rencontre. Au début … je les gardais pour moi. Mais …

Il se racla la gorge, baissa le regard vers ses genoux et haussa les épaules.

- J'ai fini par prendre l'habitude de donner les visages de ceux qui … qui mourraient, à leur proche. Ça en aide certains à faire leur deuil, et ça leur permet de … de se souvenir, je crois. De les rendre un peu réel. On a plus rien à notre époque pour faire perpétuer une personne.

C'est pourquoi certains des visages que Joey pouvait voir ne devait rien lui dire. Celui d'Alan, de Christina. De Jeff, d'Axel, d'Abel, d'Isabel, de Jesse et tellement d'autres qui n'étaient plus qu'une image posée sur une feuille jaunie.

Ludwig garda le silence le temps que Joey feuillette, sans trop savoir comment se positionner, ni quoi dire.



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MessageSujet: Re: They hate small talks.    They hate small talks.  EmptyJeu 19 Déc 2019 - 17:06
They hate small talks.
Une soirée d'hiver, des plaids et des carnets de dessin peuvent suffirent à délirer les langues.


La révélation de Ludwig n'étonnait pas Joey, mais ce dernier haussa tout de même les sourcils et souria à son interlocuteur. Il se redressa un peu plus sur les coudes jusqu'à être assit complètement sur son lit, en croisant ses jambes pour les mettre en tailleur. Ludwig s'installa à côté de lui sur le lit voisin. Joey posa la lambe entre eux-deux pour diffuser un peu plus de lumière et glissa doucement sur le sol en glissant un coussin sous lui, le dos appuyé contre le matelas de son lit. Il était drôle de s'imaginer que quelques mois auparavant, Joey se trouvait alité en mordant son poing pour supporter la douleur de sa jambe, avec un Ludwig compatissant et généreux qui lui apportait son repas et aidait parfois à changer ses pansements. Le jeune photographe savait qu'il n'avait pas été obligé de faire ça, mais trop pudique, il n'avait jamais osé vraiment le remercier.

Ludwig lui tendit un peu brusquement un carnet de dessin. Joey ne prenait pas tant de soin dans les dessins qu'il créait. La plupart du temps, ceux-ci terminaient pêle-même dans un tiroir, dans une pochette sur un mur ou finissait même par s'envoler. Il s'agissait de portraits. Joey lui, préférait représenter des scènes, parfois réalistes, parfois oniriques ou plutôt cauchemardesque – tout dépendait de son humeur et des derniers événements. Joey prit les dessins de Ludwig et les observa. Ses dessins étaient bons, ils avaient quelque chose de profond, quelque chose d'attentionné. De ce que Joey avait saisi, cela semblait assez naturel chez Ludwig. Il avait l'impression de comprendre sa manière d'agir, ce qui était assez inédit pour Joey qui n'avait jamais eu vraiment d'amis à l'époque qui lui ressemblait réellement.

"Ils sont vraiment bons..." Commenta Joey en hochant la tête, un sourire en coin. Il ne connaissait pas ces personnes plus la plupart. Il comprit alors pourquoi lorsque Ludwig lui expliqua également qu'il dessinait les proches des membres du campement, des proches qu'ils avaient perdu. Joey s'arrêta un instant sur le portrait d'une femme d'âge mûr. L'âge de cette femme s'approchait de celui de sa défunte mère. Joey déglutit silencieusement et resta un petit instant sur ce portait, à observer le caractère vivant et authentique de son regard. "C'est vraiment chouette de faire ça. Ça permet aux gens de garder une trace..." Joey parlait sans regarder Ludwig, il s'empressa de regarder les portraits suivant mais sa voix beaucoup plus faible qu'auparavant trahissait quelque chose de plus profond et de plus préoccupé. Encore une fois, il n'avait jamais parlé de ses proches à quiconque dans le campement, pas même à Ludwig qui était paradoxalement la personne avec qui Joey avait le plus parlé depuis qu'il était arrivé ici.

"C'est marrant que tu me montres ça, ajouta Joey en rendant ses dessins à Ludwig, posant de nouveau son regard sur lui, avant j'étais photographe. J'adorais ça... Là, c'est comme si tu remplaçais les photos. On a pas la chance d'avoir gardé des photos de nos familles depuis toutes ces années, alors c'est comme si tu leur permettait de garder une trace, c'est vraiment chouette !" Joey était presque impressionné de lui-même. D'ordinaire, il ne se montrait pas si loquace, au contraire. Mais dans ce cas de figure, Joey avait l'impression de n'avoir rien à craindre avec Ludwig. Il ressentait même ce petit malaise qu'il y avait eu pendant qu'il avait regardé ses dessins.


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MessageSujet: Re: They hate small talks.    They hate small talks.  EmptySam 28 Déc 2019 - 22:29
Lentement, Ludwig s'était également laissé glisser pour se retrouver assis par terre, le dos appuyé sur le lit, face à Joey. Lui était un peu plus à l'étroit avec ses longues jambes, mais la position n'était pas non plus inconfortable. D'un point de vu extérieur, les deux hommes avaient tout l'air de deux enfants éveillés après le couvre-feu.

Il souriait d'un air un peu lointain, un peu rêveur. Ce sourire qui ne le quittait pas ou presque pas depuis son enfance. Il l'avait pourtant perdu, il y a quelques temps. Mais Olivia l'avait aidé à le retrouver. Elle l'avait aidé à beaucoup de choses, même si elle ne le savait sûrement pas. Il n'y pensait jamais, mais inconsciemment, le libraire savait qu'il n'aurait peut-être pas pu continuer à vivre si la jeune femme n'était pas entrée dans sa vie.

- C'est … c'est l'idée oui, souffla-t-il lorsque Joey fit remarquer que ses dessins permettaient de garder une trace.

Il pencha légèrement la tête pour observer le visage du garçon. Quelque chose d'infime avait changé chez lui en passant l'un des portraits. Quelqu'un qu'il connaissait ? Un vieux souvenir qui remontait brusquement à la surface ? Ludwig était doué pour voir cela. Mais il ne chercha pas plus loin. Si son cadet souhaitait en parler un jour, il serait là. En attendant, il préférait garder le silence, et rebondir sur le sujet que Joey abordait.

Levant les sourcils, il ouvrit la bouche :

- J'aurais aimé faire de la photo.

De la photo, de la musique, ou tout ce qui touchait à l'art de manière générale.

- Tu avais une spécialité ?

Il aurait aimé pouvoir voir le travail du garçon. Depuis le temps, il avait sûrement dû tout perdre. Il était rare, à présent, de pouvoir conserver ne serait-ce qu'une photo de proche. Ludwig, lui, n'y était jamais parvenu.

- C'est l'unique chose qui peut les maintenir encore un peu dans notre monde, ajouta-t-il aux propos de Joey.

C'était l'une des choses qui lui faisait le plus peur : l'oubli. Ils n'avaient plus de quoi faire des funérailles, à leur époque, ni aucun lieu pour se recueillir. Plus de photo, plus de vidéo, plus rien. Un mort, et tout était oublié.

- Tu as les tiens pas loin ? S'enquit-il à propos des dessins. À la base, on parlait des tiens.

Il eut un petit rire. La présence de Joey était agréable. Il était heureux de l'avoir ici, au sein du camp. Quelque chose de doux et de calme émanait de lui, et c'était rare. Comme s'il n'y avait pas de jugement, pas de jeu de domination, de méfiance, ou n'importe quoi de négatif.

- Comment vas-tu, en ce moment ? Demanda-t-il tout de même. Ça fait quelques jours que nous ne nous sommes pas croisés.


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MessageSujet: Re: They hate small talks.    They hate small talks.  EmptyDim 29 Déc 2019 - 12:52
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Dans une autre vie, Ludwig et Joey auraient sûrement été deux compagnons, faisant connaissance lors d'une exposition quelconque. Dans notre cas, il s'agissait de deux âmes blessées qui s'étaient croisées. Deux âmes semblables et habitées par la même passion du visuel : le dessin, l'art, la photographie, la musique, toutes ces choses qui avaient permis à Joey de se sortir de son quotidien précaire, lorsqu'il était adolescent. Le club de photo qu'il avait rejoint lorsqu'il était au lycée avait été quelque chose de salvateur pour lui, un moyen d'échapper à la violence de la réalité de son quotidien. Il partageait ses passions avec sa mère et sa soeur, de quoi apporter un peu de joie et de curiosité dans une famille boiteuse.

Ludwig aimait la photo, ou en tout cas, était intrigué par le sujet. Joey pouvait voir briller au fond de ses yeux une étincelle de curiosité, cette étincelle qu'il possédait lui-même. S'en rendre compte le fit sourire. "J'étais vraiment doué pour la photographie animalière ! C'était vraiment mon truc tu vois ?" Dit alors tout bas Joey avec un enthousiasme sincère et audible dans le fond de sa voix. "Au lycée, j'ai rejoins un club de photographie. Je faisais plein de randonnées, en forêt, en montagne. C'est... Comme de la chasse, sauf qu'on laissait les animaux tranquille." Joey eut un petit sourire en coin, content de pouvoir raconter une anecdote personnelle qui le concernait lui et lui uniquement. Le seul rapport avec sa mère ? L'appareil photo qu'elle lui avait offert. Il se souvenu alors de sa première petite amie, une vraie tête brûlée cachant un coeur très doux. Ils s'étaient éloignés une fois rentrés à l'Université. Qu'était-elle devenue ? Bonne question.

Joey pensa davantage à la photographie. Il regrettait de n'avoir rien sur lui pour pouvoir capturer quelques visages, quelques rencontres, mais aussi parfois des paysages impressionnants qui lui avaient été donné d'admirer. "Ça me manque vraiment parfois. J'aurais aimé capturer certains visages, pour en garder le souvenir... " Il pensait évidémment à sa mère, à sa soeur qu'il n'était pas sûr de revoir un jour, mais aussi aux différentes rencontres qu'il avait pu faire sur son chemin : le petit Tom et sa mère, les étudiants du groupe de l'Université... Anna et Tim... Surtout Anna. Joey secoua la tête, sursautant légèrement lorsque Ludwig le tira de sa rêverie mélancolique.

Il mit un petit moment à percuter par rapport à la question de Ludwig. "Hein ? Ah oui, oui je dois avoir un carnet qui traîne dans mon sac. Attends voir..." Joey se tourna alors vers le bout du lit et attrapa un sac à dos de randonnée. Il fouilla un petit instant avant d'en tirer un cahier, tout ce qu'il y avait de plus banal. Un cahier à spiral, à petit carreau. Il l'avait récupéré dans une école primaire, avec le groupe de l'Université, alors qu'il était en sortie pour récupérer des vivres. Dans ce carnet, il y avait tout un tas de dessins, de croquis, beaucoup de paysages, beaucoup d'animaux, mais aussi des créatures chimériques, qui traduisaient de l'angoisse que pouvait parfois ressentir Joey. Ses derniers dessins étaient sombres et flous et traduisaient une importance de la quête de quelque chose d'important, mais aussi de la solitude. Sans pudeur, simplement parce qu'il lui faisait confiance, Joey laissa Ludwig feuilleté son cahier. Il y avait aussi des caricatures adorables, au tout début du cahier, de sa soeur, mais aussi d'Anna, sa conquête du groupe de l'Université.

Alors que Ludwig feuilletait le carnet de Joey, il lui demanda comment il allait. Joey sentait que de la part du jeune homme, ça n'avait rien d'une banale question pour faire la conversation. Ludwig avait sauvé Joey, il l'avait soigné et s'était soucié de lui, dès le premier instant. Joey évita son regard un petit moment avant de raconter sur le ton de l'anecdote. "Toujours des cauchemars. Des insomnies. Alors je m'occupe pas mal dans le camp, histoire de penser à autre chose. Ca marche 70% du temps c'est déjà pas mal." Il releva la tête et tenta un sourire en coin comme pour dédramatiser la situation. "Tu sais... Je pensais vraiment repartir, avant l'hiver... Je pensais que je pourrais repartir pour repartir en recherche. Mais... Je pense que c'est bête."

Joey n'avait raconté à personne son histoire, mais lorsque la douleur était trop forte, à son arrivée au campement, il arrivait à Joey de marmonner certaines paroles. Il avait eu
un pic de fièvre au tout début de son arrivée au campement et Joey n'avait cessé de répéter "Je dois partir les chercher, je dois les retrouver, je dois partir les chercher..." sans que cela n'ait eu vraiment de sens. Il se rappelait vaguement de cela et pensait alors bêtement que Ludwig savait de quoi il parlait.

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