The Walking Dead RPG

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- « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy -
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Nolan Wilson
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MessageSujet: « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy   « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy EmptyMer 4 Déc 2019 - 9:16
J’ouvre un œil et je grimace en constatant que le jour a l’être d’être levé depuis un moment déjà. Faut dire que j’ai pas réussi à m’endormir avant le petit matin, du coup y a ptet un lien avec ma nuit en décalé. Alors ouais, fondamentalement, c’est pas comme si j’avais des horaires à respecter ou je sais pas quoi dans le même genre mais, quand même, je me suis promis d’essayer de garder un semblant de… normalité ? Ouais, on va dire ça. Histoire de pas totalement me couper du monde, ou de ce qu’il en reste, d’avoir l’impression que j’ai un vrai rythme. Ce genre de conneries donc. Qui implique de dormir la nuit, quand il est de toute façon impossible de voir les dangers qui rôdent.

Sauf que là, j’en suis incapable. Depuis qu’on est revenus hier de cet enfer, que tout a de nouveau vacillé, que je me suis rappelé à quel point les vivants pouvaient être des crevures, tout autant que les morts. Oh je dis pas, j’ai fait des rencontres marquantes qui m’ont donné envie de … retrouver des gens. Enfin pas en retrouver mais juste… ne plus être tout seul. Tout le temps. Je me dis que ça va passer, même si plus ça va, moins je trouve de raisons pour me lever le matin. Que je me sens seul comme jamais j’aurais cru la chose possible. Et que rien que d’y penser, je déprime tellement que je me trouve pathétique. Alors pourquoi ne pas essayer de me rapprocher d’un de ces groupes ? Pourquoi ne pas tenter de me rendre réellement utile, histoire de me dire que je gâche pas entièrement une des rares vies qui restent.

Généralement, à ce stade de mes pensées, y a l’image de la gamine qui se superpose au reste. Et qui me demande de l’aider. Je crois que c’est à cause de ça que j’arrive pas à dormir. Surement même. Je me dis que je pourrais essayer d’aller voir le groupe de Liam. Ca s’est plutôt bien passé avec lui, surtout au vu des circonstances. Ouais, je ferais peut-être ça à l’occasion.

Déjà, quand ce foutu mal de crâne sera passé.

Je finis par m’extirper de mon duvet en grimaçant et par aller me rincer le visage histoire d’avoir l’impression de me réveiller un peu. Mon petit rituel du matin même si, vu la luminosité, je dirais qu’on est plutôt au milieu de l’après-midi. Bof, de toute façon, c’est pas comme si j’avais prévu de sortir hein. J’ai encore un peu de bouffe dans mon sac à dos et j’ai trouvé une mine d’or dans cette baraque. En plus de deux paquets de pâtes presque pas périmés que je vais finir de dégommer dès que je serais un peu plus réveillé.

Je parle de cette énorme bibliothèque à peine saccagée dans laquelle je dors depuis plusieurs jours. Ca date même d’avant … tout ce bordel. J’ai outrepassé ma règle de ne pas rester plus de cinq jours au même endroit mais là, y a tellement de bouquins et il fait tellement chaud ici que je me demande si je vais pas y rester encore un peu plus longtemps. Pas comme si ça changeait vraiment quelque chose au final.

Et je finis par me laver tant bien que mal avec le bac d’eau et le pain de savon que j’avais réussi à avoir. Plutôt content d’être relativement propre, j’attrape Oliver Twist et je me cale dans un fauteuil, mon bol de pâtes froides sur les genoux. Ouais, les goûts de luxe on oublie. « Ca manque de ketchup tout ça quand même. Bon appétit Nolan...» Pour pas changer, je sursaute à ma propre voix et je soupire, avant de me plonger dans mon bouquin. Sans vraiment prêter attention à ce qui m’entoure, sans m’être rendu compte que la porte s’était ouverte quand je commentais mon repas de fête ou sans entendre les petits pas que je connaissais par cœur avant. Mais faut dire que j’ai presque oublié leur bruit. Enfin, c’est pas vraiment oublié le terme. C’est plus que je me suis tellement persuadé que plus jamais je les entendrais que je serais incapable de les reconnaitre.
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MessageSujet: Re: « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy   « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy EmptyJeu 5 Déc 2019 - 21:09
Je referme la porte sans faire de bruit avant de regarder autour de moi, scrutant les coins et le bout de la rue. Pas de traces de morts à l’horizon, pas pour le moment, mais j’en ai vu au coin de la rue avant d’entrer dans cette maison, ils doivent pas être trop loin non plus. Maison vide évidemment, avec les traces habituelles de squattages et autres incursions, mais qui datent de plusieurs jours à minima. Pas de traces de vivants non plus donc. Tant mieux. Avec ce qui s’est passé dernièrement, ça me donne encore moins envie de retenter l’expérience des nouvelles rencontres…
Qu’est-ce que je fous là au milieu d’une rue déserte à fouiller des maisons vides alors ? C’est une bonne question. J’en sais rien. Ça m’emmerde plus qu’autre chose, mais c’est pas comme si j’avais un emploi du temps de ministre non plus. Je dirais bien que j’avais besoin de prendre l’air, et c’est sans doute un peu le cas. Non pas que ça se passe mal, je m’entends bien avec la plupart des habitants, et quand je m’occupe du jardin, j’arrive presque à faire comme si tout allait bien, comme si tout était comme avant. Ça ne dure jamais, mais ça reste appréciable. Malgré tout, cette proximité me donne parfois le sentiment d’étouffer, comme si je me noyais et me délitais au milieu d’eux. C’est compliqué à expliquer, mais c’est presque tentant de m’y oublier, comme si je pouvais disparaître comme ça. Bon, ça marche pas, je me transforme pas en ombre ou en fumée, je reste toujours là, avec ce sentiment de vide atroce que je ne parviens pas à combler, que je ne veux pas combler.

Bref. Je délire un peu ouais je crois.

Je disais quoi ? Ah ouais. Donc si je suis là, c’est pour Tom. Tom que j’ai vu il y a 2-3 jours maintenant, pas assez longtemps, c’est jamais assez longtemps, mais il avait l’air d’aller bien. Je lui ai filé de la bouffe, parce qu’on en a largement assez au camp… et que c’est potentiellement celle que je ne mange pas, donc c’est même pas du vol ou du détournement. Il le sait pas, et c’est tant mieux, il en finirait pas de protester sinon, déjà qu’il dit que j’ai l’air toujours autant fatiguée ou que j’ai pas repris un gramme… Il ne râle jamais trop, sachant pertinemment ce que je vais lui répondre s’il insiste.
Ça me fait toujours autant de bien de le voir – on passe sous silence la vague de déprime les jours suivants – mais je me passerais fort bien de ses espoirs sans fin. J’ai essayé, vraiment, sauf que c’est trop douloureux. J’arrive pas vraiment à me dire qu’il est mort, mais j’arrive pas pour autant à me dire qu’il ne l’est pas. C’est ridicule un peu. Mais son insistance et sa volonté de m’embarquer avec lui ont toujours raison de moi. D’où ma présence ici.

Il aurait entendu parler de quelqu’un qui se prétendrait médecin, qui traînerait parfois au No man’s Land, qui devrait donc être dans les environs, qui pourrait potentiellement lui ressembler. Super.
Un grand mec brun, c’est trop rare… Mais c’est pour Tom. Et je lui ai promis de chercher dans ce coin, pendant qu’il chercherait dans un autre. Mais, que ce soit lui ou pas, si cette personne est réelle, si elle bouge tout le temps, on peut toujours tourner en rond. Et pour un peu, ce sera un énième cinglé et je vais me retrouver dans la merde.

Je grimace à cette idée alors que j’entre dans  une nouvelle la maison, me figeant en entendant du bruit. Trop loin pour que j’identifie, et je serre un peu plus ma batte, avançant sur la pointe des pieds. Je fixe le bac d’eau, fronçant les sourcils en me rendant compte que j’aurais préféré tomber sur un mort que sur un vivant, et je reprends mon exploration, toujours silencieuse.

Avant de me figer en entrant dans la bibliothèque. Mon cœur s’arrête avant de repartir de plus belle, et je ferme les yeux. Calme-toi. Tu le vois tous les jours ou presque comme ça. Avec un foutu bouquin entre les mains. Quoi de plus normal après tout que de le voir là, comme si tout allait bien, c’est une putain de bibliothèque, normal qu’il y soit. Enfin que je l’y vois. Je fixe son livre, murmurant d’une voix détachée, tout en tendant l’oreille pour entendre les pas de celui qui doit être dans le coin. J’irai le chercher, mais après…

« Je me souviens quand t’avais essayé de me convaincre que David Copperfield était trop cool à lire. J’avais presque réussi à le lire en entier sans trop râler. »  J’évite de trop le regarder lui, il devient flou quand je le fixe directement. Sauf qu’évidemment, je relève les yeux. Il est plus maigre que d’habitude, plus… mode ours aussi. Je cligne des yeux et reprends, mon regard dérivant de nouveau sur les rangées de livres. « Et il est bien celui que t’as ? » Je me rends même pas compte que je ne respire presque plus, que je n’ose plus le regarder. Je me répète juste en boucle que je perds de plus en plus la tête…
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MessageSujet: Re: « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy   « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy EmptyMar 10 Déc 2019 - 12:12
Il me faut quand même bien quelques minutes avant de tiquer que je suis pas tout seul. Pourtant, le bruit, dans un univers devenu beaucoup trop silencieux, c’est vraiment le premier truc auquel on prête attention. Mais je suis probablement bien trop plongé dans mon livre, dans cet espèce de cocon douillet que j’ai trouvé ces derniers jours, pour m’en rendre compte suffisamment tôt.

Mais je me fige quand je finis enfin par lever les yeux. Et par la voir. Je cille plusieurs fois, me demandant vaguement ce qui se passe et incapable de faire le moindre mouvement, de prononcer le moindre mot. Je me détends instantanément quand elle commence à parler. Okay, c’est pas réel. Si ça l’était, elle aurait dit tout autre chose non ? Elle aurait crié, fondu en larmes ou je sais pas quoi.

Et puis, on va pas se leurrer, c’est pas comme s’il m’arrivait pas de rêver d’elle souvent. Tout le temps. Des scènes du quotidien, vécues ou non, qui reviennent en boucle. Comme des morceaux de normalité dans un monde où absolument plus rien n’a le moindre sens. Et des trucs un peu moins racontables. Beaucoup moins racontables. Mais bon, ça c’est pas nouveau non plus. Je rêve d’elle depuis que j’ai genre 15 ans et l’âge de fantasmer sur une fille. Ça a toujours été elle, surtout pour les trucs inavouables, même quand j’avais d’autres filles dans ma vie.

… ouais c’est moche, je sais. Ça l’était déjà quand elle était avec Tom. Ça l’est encore plus maintenant qu’ils ont disparus de ma vie. Des fois je me demande s’ils sont vivants ou pas. Parfois, je sais pas ce quelle option je préfère. Vivants et faisant leur vie sans moi, en ayant fait leur deuil de mon existence, sans que je puisse jamais me refaire une place avec eux. Ou morts, me laissant vraiment seul au monde, sans les deux personnes qui ont le plus compté pour moi. Bon, okay, je préfère quand même la première option, faut pas déconner.

Je ferme soigneusement le livre, posant le bol de pâtes par terre avant d’esquisser un sourire, incapable de la quitter des yeux. « Ouais je me rappelle aussi. J’ai mis des semaines à te convaincre et à chercher des façons de te motiver. Et j’ai réussi. Les derniers chapitres tu les as lus dans mon lit si je me rappelle bien. C’était plutôt cool comme lecture non ? » De ce que je me rappelle, c’est-à-dire pas grand-chose. J’étais plus focalisé sur le fait de l’avoir dans mon lit à ce moment-là, j’avoue. Je tourne le livre, regardant le titre et je hausse une épaule à sa question. « Il est pas mal ouais. C’est pas super joyeux mais ça se lit bien. Et j’oublie ce qu’il y a autour de moi. Tu veux en lire un bout avec moi ? » Je tapote le haut de mes cuisses, pour l’inviter à venir s’assoir, comme si tout était on ne peut plus normal.

De toute façon, je me suis probablement endormi. Surement même. Ça m’arrive quand même assez fréquemment et, vu la nuit de merde que j’ai passée, ça m’étonne pas plus que ça. J’ai quand même un rire alors que je continue de la regarder. « C’est marrant, d’habitude t’as moins de fringues en temps normal. Et elles sont plus sexys. » Même dans les rêves du quotidien. Faut dire qu’on est toujours ensemble. Dans mes rêves. Ouais c’est encore plus moche dit comme ça, j’en suis bien conscient. Du coup, je me demande si ses fringues vont se transformer ou pas. La force de la pensée, tout ça tout ça. Et à quel moment elle va se rapprocher. Sinon ce sera moi.
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MessageSujet: Re: « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy   « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy EmptyMar 17 Déc 2019 - 21:23
Je pourrais retourner le truc un million de fois dans ma tête, je me demanderais toujours pourquoi j’ai accepté et pourquoi j’ai fait ça. Même si la réponse est aussi évidente que la question. Tom avait tellement l’air sûr de lui que j’ai pas pu lui dire non. Ce qui est une grave erreur, Tom a toujours l’air sûr de lui, surtout quand il s’agit de conneries. Ou de Nolan. Et oui, j’ai toujours cette petite voix qui tient mordicus à le croire et à se convaincre que Nolan est toujours en vie et en bonne santé pas loin. J’ai beau me dire que je le crois pas, que c’est pas possible, si je pensais vraiment que Nolan est mort, je tiendrais pas. Mais je peux pas non plus croire le contraire. Je suis pas très claire, mais je me comprends, c’est déjà ça. Et du coup, je cherche une raison, quelque chose de tangible et d’important, qui pourrait justifier ma venue ici. Seule. Avec une des voitures du camp. Et je trouve pas. L’impulsivité et le manque de réflexions auront ma perte, ça, je le sais, le truc, c’est que je sais pas encore comment. Ils sont pas du genre à torturer ou autre, donc je m’inquiète moyennement, mais me dire qu’ils me foutront dehors pour avoir utilisé de l’essence, des ressources, avoir mis le camp en danger, etc, c’est pas si déconnant. J’en sais rien en vrai. Mais je devais le faire. Ou pas.

Toute façon, le mal est fait vu que je suis dans le coin que Tom m’a demandé d’inspecter. J’ai arrêté de compter les maisons que j’ai fouillées rapidement et les morts que je croise, me contentant de dessiner le symbole sur un coin de porte à chaque fois. Comme si…
Et peut-être que c’est la fatigue, peut-être que c’est le désir de le voir, peut-être plus probablement que je me suis assommée et que je délire. Ou tout simplement, une nouvelle hallucination parmi d’autres. Certaines me semblent floues, indistinctes, d’autres bien trop réelles. Celles-là sont les plus douloureuses, parce que le retour à la réalité est toujours difficile.

Et c’est une de celles-là. Une de celles où je peux distinguer les ridules autour de ses yeux quand il sourit, une de celles où je sais que si je le touche, il sera tangible. Je sais comment ça va finir, si je suis pas en train de me faire dévorer, je finirais le cœur de nouveau en miettes, en PLS dans un coin, à tenter de me raccrocher au réel. Ou aux rêves. C’est difficile de choisir le mieux. Sauf que pour le moment, je m’en moque. Pour le moment, je lui parle et je finis par le  regarder, rapidement. Je devrais partir, chercher si celui qui était ici l’est toujours, je devrais arrêter d’être aussi stupide et maso.

Mais il sourit. Et je le dévisage, les battements de mon cœur s’accélérant un peu trop à mon goût, et les mots meurent avant de franchir mes lèvres. Un sourire effleure mes lèvres et je secoue doucement la tête. « En même temps, t’as vu la taille du bouquin ? J’avais déjà du mal à lire des comics en entier… C’est bien parce que c’était toi. » Je me mords la lèvre en le dévorant du regard. « C’est pas de la lecture dont je me souviens à ce moment-là. Μais c’était cool oui, de tenter de lire dans ton lit. » Je déglutis alors que les images me reviennent et je me déteste un peu plus, d’avoir encore envie de retrouver ces moments-là, d’être encore aussi… Je baisse les yeux vers le livre qu’il tient, tuant dans l’œuf cette nouvelle pensée, refusant de la formuler même dans mon esprit.

Mes sourcils se haussent et je relève la tête un peu trop brusquement en l’entendant. Je suis son geste du regard, me demandant s’il vient bien de m’inviter sur ses genoux, avant de me dire que oui, il l’a fait et que je suis totalement tordue. Avec un sourire en coin, je l’observe un instant, avant de laisser filer un rire léger. Je fais un pas vers lui, m’arrêtant quand il reprend, sans plus le quitter des yeux. « C’est marrant, d’habitude, t’as l’air moins homme des cavernes. Sans doute que le temps passé dehors finit par déformer tout ce qu’on voit. » Je fais encore un pas, me penchant pour poser ma batte au sol. « Il fait froid. Et être trop souvent sexy tuerait le moindre fantasme à force. » J’inspire, me demandant vaguement, rapidement, si ce jeu stupide en vaut le coup. Et comme toujours, je croise son regard, m’y noyant irrémédiablement, qui m’attire à lui sans hésitation. J’écarte sa main et m’assoies sur ses jambes, ma main se posant sur ton torse. J’esquisse un sourire alors que les battements de son cœur se répercutent sur ma paume, et je finis par poser la tête sur son épaule, me blottissant contre lui en fermant les yeux. « Tu me fais la lecture ? »
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MessageSujet: Re: « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy   « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy EmptyMer 18 Déc 2019 - 8:41
J’aime bien. Ce genre de rêves. Même s’ils sont de plus en plus fréquents et que j’ai de plus en plus de mal à revenir à la réalité. La voir elle me fait du bien, me rappelle que j’ai fait autre chose que survivre, même si cette partie de ma vie devient de plus en plus floue. Enfin non. Quand je suis avec elle, quand je m’imagine qu’elle est là, à mes côtés, y a tout qui revient. Alors, forcément, quand ça s’arrête, ça fait mal. Je me dis qu’un jour, je m’en relèverais pas, que ce sera la fois de trop et que la réalité va être beaucoup trop violente pour moi.

Mais ça passe. Je continue de me lever tous les jours. D’avancer. Et même de croire que je suis capable de nouer des liens avec d’autres qu’eux. Je sais, c’est naïf. Surtout vu comment ça s’est passé hier. C’était hier ? Ouais je crois. En vrai, plus rien n’a d’importance vu qu’elle est là, juste sous mon nez. La femme que j’ai toujours aimée, un bouquin et un fauteuil bien au chaud, loin de tout. Franchement, je vois pas comment je pourrais espérer mieux.

Surtout quand elle me sourit. Je crois que j’ai jamais rien vu d’aussi beau que ce sourire. J’en rêve tellement souvent que j’ai perdu le compte. Et oui, j’y pense même carrément plus qu’au reste, même si elle a jamais rien eu à envier à qui que ce soit de ce côté-là. Je me rends compte que je suis incapable de détacher mon regard d’elle. Parce que, si je le fais, y a de fortes chances qu’elle disparaisse. Je sais, c’est déjà arrivé. Et dans ces moments-là, je me retrouve à parler tout seul, à sentir encore plus le poids de ces mois sans avoir personne qui compte vraiment. Je me rends pas compte par contre que je me passe la langue sur les lèvres en la regardant.

Et je secoue la tête. Pas pour me ramener à la réalité, surtout pas. Mais pour me concentrer sur elle, sur cet énième rêve plus vrai que nature. « J’ai déjà lu pire. Tu te souviens ? T’as même fait des forts avec les plus gros bouquins. Et t’as fait d’autres trucs… juste parce que c’était moi ? » Je suis curieux j’avoue. Même si la réponse viendra bien évidemment de mon esprit tordu. Je me demande si c’est bien ça, un trouble dissociatif. Faudrait que je cherche des bouquins pour savoir ce qui m’arrive. En attendant, je vais parler de craquage total, ça me parait bien.

En attendant, j’ai un sourire amusé à sa remarque. « Ouais, je me rappelle surtout du reste aussi. T’étais déjà la plus jolie fille que je connaissais. Ca a pas changé. » C’est dingue ça. Même après toutes ces années, même alors que je sais qu’elle est restée avec Tom, qu’ils ont été heureux et que j’avais pas ma place avec elle, je suis toujours aussi… attiré par elle. En vrai, ça a jamais disparu avec le temps, c’est même tout le contraire. Et je me dis que ça devait être tellement flagrant que ça a dû être gênant pour les gens autour de nous.

Elle fait un pas vers moi et je fronce les sourcils en voyant qu’elle s’arrête. Pourquoi elle fait ça, c’est nul. « Homme des cavernes ? Peut-être que c’est pour avoir l’air plus viril, va savoir. Et puis, ça donne un côté plus… réel. » Je la suis des yeux, mon sourire se faisant plus large. En vrai, y a que dans mes rêves que je souris comme ça. J’en avais même oublié comment ça faisait. Et j’ai mal aux joues. « Je sais pas trop. T’es très souvent sexy et ça gâche rien du tout. » Elle finit enfin par s’assoir contre moi et je passe mes bras autour d’elle, inspirant longuement contre sa peau. Ca, ça change jamais. Elle a toujours la même odeur. Tout le temps. « Ca doit pouvoir se faire. » Et je finis par lire le premier chapitre à mi-voix, les pages passant les unes après les autres, alors que ma main glisse sous son pull et court sur sa peau. Ca commence souvent comme ça, j’avoue. Probablement parce que mon esprit a envie que ça ait l’air vrai.

Et je finis par enfouir mon visage dans son cou, par y faire glisser mes lèvres alors que le bouquin tombe par terre et que mon autre main rejoint la première. Je chuchote alors, un rire dans la voix. « Là, t’étais supposée dire que ça suffit pour aujourd’hui. Mais j’ai un peu anticipé cette fois. J’espère que tu m’en voudras pas. » Une de mes mains quitte sa peau pour effleurer sa joue. Alors que je reprends, mon regard rivé dans le sien. « Si tu savais comme tu me manques. Même respirer est devenu difficile sans toi. » Sans eux en vrai. Mais là, c’est juste elle et moi. Alors je l’embrasse, sans même vraiment attendre de réponse de sa part. C’est bien comme ça non ?
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MessageSujet: Re: « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy   « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy EmptyJeu 19 Déc 2019 - 20:58
J’aimerais lui demander. Si ce genre d’hallucinations, d’impressions de réalité dérangeante est aussi liée à tout ce qu’il m’avait envoyé, à ce truc TDAH machin. Mais ce serait me poser la question à moi-même et vu que j’en ignore totalement la réponse, on va éviter. J’aurais dû les lire. J’ai juste retenu que l’inattention, le côté j’agis avant de réfléchir, c’était pas ma faute. En gros.
Mais ça… Voir le soleil filtrer par la fenêtre et dessiner des arabesques sur sa peau, entendre sa respiration et le bruit des pages de son livre, c’est quand même un peu flippant. Pas là, mais plus tard quand j’essayerais d’évaluer ma santé mentale, avant de me dire qu’il n’y a plus rien à faire de ce côté-là de toute façon.
Là, c’est tout simplement parfait, ça me fait tellement de bien que j’en viens à sourire comme une idiote, le le détaillant du regard, fixant un peu trop longtemps sa langue, avant que je ne toussotte et ancre mon regard au sien. C’est marrant comme de loin, ou même de près pour peu qu’il fasse un peu sombre, on peut croire qu’il a les yeux noirs. Alors qu’ils sont tellement bleus que j’ai toujours cette impression de pouvoir m’y noyer. Et que je le ferais avec plaisir.

Je hausse les sourcils, avant de sourire encore davantage. « Tu as fait médecine, tu t’es englouti des bouquins plus épais que moi, t’es maso, tu comptes pas… Et je me souviens des forts, c’était trop bien, ils étaient trop chouettes!J’étais le chevalier et toi la princesse à sauver. Je devrais probablement m’excuser auprès de ton égo d’ailleurs... » J’ai un sourire en coin et hausse les épaules. « Tous les cours écoutés, les révisions le soir, c’était parce que t’étais là. La première course que j’ai gagné aussi. T’étais venu exprès me voir, je pouvais pas perdre. Je te gardais des gâteaux aussi, note le sacrifice… Et… j’ai refusé des invitations. Pour le bal. En espérant que tu te décides enfin à m’inviter… Je sais pas si ça compte. » J’ai un léger sourire. « Et d’autres petits trucs de rien du tout. » Pas comme si ça comptait encore.

J’ai vraiment besoin d’être rassurée à ce point ? Parce que je le sais quand même que j’ai une gueule de déterrée. Je le dévisage et secoue doucement la tête. « T’as toujours eu des problèmes pour vraiment regarder autour de toi. Enfin là en l’occurrence, il y a plus beaucoup de personnes, ça réduit les possibilités… Mais j’en ai croisé des biens plus jolies. Vil flatteur que tu es. » Mais je souris. Je souris, hésitant entre être atterrée et ravie par cette conversation.

Les yeux toujours rivés au sien, je décide d’être uniquement ravie et heureuse donc. Que ce soit parce qu’il me trouve jolie, parce qu’il a l’air mécontent quand je m’arrête ou même encore parce qu’il veut… je veux… rendre ça réel. Chut, je ne veux rien entendre. « Non, il y a une différence entre avoir l’air viril et ressembler à Bigfoot. J’adore Chewie, mais non, ça ne te va pas tant que ça. Mais va pour le côté réel. » J’avance encore, mon regard quittant le sien pour se poser sur ses lèvres, suivre les contours de ce sourire qui me manque à un point inimaginable. Je pourrais tuer pour ce sourire je crois. Clairement amusée, je soupire. « Ou alors, t’es juste un mec. Un mec en manque en plus. Qui trouverait donc un banc avec une jupe sexy. » Mais c’est moi qu’il trouve sexy, et c’est bien mieux reconnaissons-le. Je le rejoins et m’installe contre lui, fermant les yeux en m’accrochant à lui. Evidemment je n’écoute absolument pas ce qu’il lit, pas vraiment, même s’il a déjà dû me lire des bouquins et que je brode autour des souvenirs que j’en ai. Je sens son coeur qui bat contre moi, son odeur et sa chaleur m’entourent, si je dois mourir, ça me semble le moment parfait. Je frissonne en sentant sa main sur ma peau, souriant contre lui sans bouger d’un millimètre.

J’inspire profondément, me réfugiant contre lui, gloussant presque quand il m’embrasse dans le cou. Ma main, sans me demander mon accord, passe à son tour sous son pull et je soupire de contentement en sentant sa peau. Je relève un peu la tête et souris en le regardant. « Tu anticipes, voyez-vous ça. Je tâcherais de te pardonner de m’avoir piquer ma réplique alors. » Le temps s’arrête un instant, tout comme mon coeur, et ma gorge se serre. Il m’embrasse et tout repart, trop vite, trop fort. Je lui rends son baiser, mes doigts griffant sa peau, mon autre main allant se nicher dans ses cheveux. Et je reste contre ses lèvres, les yeux fermés, soufflant dans un murmure tremblotant, toujours blottie contre lui. « Chaque seconde est douloureuse, et ça devient difficile d’avancer, même de faire semblant. Comme si les ombres prenaient petit à petit le pas sur le reste. » Ca ne devrait pas pourtant, je suis entourée. Mais ils en sont pas là. Je suis toute seule. Et il me manque tellement… Je l’embrasse de nouveau, foutant aux orties ma raison et mes neurones restants.
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MessageSujet: Re: « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy   « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » | Cassidy EmptyVen 20 Déc 2019 - 10:00
C’est quand même vachement plus réel que d’habitude. Mais faut dire que j’ai été bien secoué ces derniers jours. Alors je suppose que j’ai besoin de ça, besoin de me réfugier dans la seule chose qui me donne un tant soit peu le sentiment que … j’existe. Qui me fait oublier à quel point je suis seul au monde depuis des mois. Je sais, me raccrocher à un fantasme, une hallucination ou je sais pas quoi dans le genre, c’est pas terrible pour se donner un sentiment de réalité. Mais c’est tout ce qui me reste. Et oui, je suis parfaitement conscient que ça craint à mort.

… Et pourtant, quand je la vois sourire comme ça, plus rien n’a d’importance. Je déraille totalement, et alors ? De toute façon, c’est pas si comme quelqu’un avait vraiment besoin de moi au-dehors. Soit elle est morte, soit avec Tom, ils ont réussi à passer à autre chose. Ca fait pas loin de deux ans maintenant quand on y pense. En tout cas, ça fera le deuxième hiver sans eux. « Je sais pas trop comment je dois le prendre. Mais j’avoue que j’ai parfois presque fini par saturer avec tout ce que j’ai dû ingurgiter. » J’ai un rire au reste avant de souffler, d’un ton malicieux. « J’ai grandi avec Tom, t’as oublié ? Alors autant te dire que mon égo en a vu de pires. » Et je la fixe longuement au reste avant de hocher la tête. « Ça compte oui. Et j’ai eu tellement peur de t’inviter au bal. J’ai tourné et retourné la question dans ma tête pendant des semaines. J’étais persuadé que tu dirais non. Ou que tu voudrais y aller en amis. » Ce sourire timide quand elle m’a dit oui. Même dix ans plus tard, même après tout ce qu’on a vécu, je serais bien incapable de l’oublier. « D’autres petits trucs de rien du tout hein… » Je secoue la tête, amusé, avant de laisser filer un silence.

J’avoue, j’ai peur que tout disparaisse en un battement de cils. Ça arrive souvent. Tout le temps. Et je me retrouve recroquevillé dans un coin, à essayer de me rappeler comment respirer calmement et à chercher une raison de le faire. « Je regarde ce qui m’intéresse. Les autres ne comptaient pas. » Elles n’ont jamais compté, même quand c’était trop tard. « Je peux me faire flatteur si tu veux. J’aimerais bien voir si j’arrive à te faire rougir. » Je continue de la regarder, me répugnant toujours à battre des paupières. Au cas où. Faut pas qu’elle disparaisse. Pas maintenant. Je suis pas sûr que je le supporterais. En attendant, j’ai un nouveau rire quand elle reprend. « T’as toujours eu des goûts bizarres quand même. Mais tu sais, j’aurais beau ne jamais me raser, j’arriverais pas à avoir la barbe de bucheron hein… » J’essaie de me rappeler comment on respire, même si je continue, comme si de rien était. « T’es en train de te comparer avec un banc ou quoi ? Que je sois sûr de la réponse que je dois apporter. » Même si, au fond, on s’en fiche. Elle est blottie contre moi, c’est tout ce qui compte. Même si elle a pas tort quand elle dit que je suis un mec en manque. Ce qui est pire quand on a la femme qu’on aime dans les bras donc.

Et je souris, mes lèvres contre sa peau, savourant ce moment qui n’en est pas vraiment un. Un peu de douceur alors que tout fout le camp un peu plus chaque jour. Juste un peu. Histoire de me dire que … que quoi au juste ? Parce que ça veut surtout dire que soit je suis mort, soit je suis en train de vraiment craquer pour de bon.

… bof, on s’en fout. Vous avez vu son sourire ? J’ai un frisson quand sa main à elle passe sous mon pull et je la rapproche un plus de moi. « Je peux essayer de me faire pardonner si tu veux. J’ai deux ou trois idées. » Sauf qu’en vrai, ça fait mal tout ça. De me dire que dans quelques instants, elle aura disparu, comme à chaque fois. Que je serais de nouveau seul. Je déglutis quand elle murmure et je la serre encore plus fort contre moi, si tant est que ce soit possible. Et cette petite voix qui me souffle dans la tête, que c'est ce que j'aimerais entendre. Qu'elle y arrive pas sans moi. Je sais, c'est égoïste et je devrais pas le penser. Sauf que j'y peux pas grand-chose. « Il faut tenir bon Cassidy. J’ai pas fait tout ça pour que tu lâches maintenant. On finira par se retrouver, d’une façon ou d’une autre. Et les secondes seront moins douloureuses. » J’espère. C’est la seule chose qui me permet encore de tenir, même si, à chaque jour qui passe, le fil qui me raccroche à la vie se délite un peu plus. Et je lui rends son baiser, m’y raccrochant avec un mélange d’envie et de désespoir que je pourrais presque qualifier de pathétique si j’y réfléchissais. Mais j’y pense pas, donc tout va bien. Ma main continue de glisser sur sa joue, comme pour m’assurer qu’elle a pas encore disparu. J’en oublie une fois de plus tout ce qui n’est pas elle alors que ce baiser dure et que mes doigts courent sur sa peau avec empressement.
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