The Walking Dead RPG

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- Some people are lost in their fires, others are forged in them -
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Zelda Anderson
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MessageSujet: Re: Some people are lost in their fires, others are forged in them   Some people are lost in their fires, others are forged in them - Page 3 EmptyMar 17 Déc 2019 - 19:21
La bouteille vole et s'écrase contre le mur. Mais June n'est déjà plus là et cette manifestation de colère n'a d'autre but que de soulager les nerfs de l'adolescente. Les paroles de la rouquine résonne dans ses pensées, inlassablement. Son désaveux vient parfaire sa détresse. Tout avait pourtant si bien commencé, ce soir. Zelda se laisse tomber sur le côté et confie ses larmes au sol. La fraîcheur de ce dernier a quelque chose de rassurant. Elle se moque bien d'être l'incarnation de la gamine naïve et faible, en cet instant. Elle ne pense pas à demain et à l'avenir. Elle n'arrive tout simplement pas à s'extirper de cette prise de conscience cruelle qui vient de la couper définitivement d'un passé heureux. Ses parents sont morts. Elle répète cette évidence en espérant que ça lui permettra de l'apprivoiser. De l'accepter. Combien de temps a-t-elle passé, ce soir là, affalée dans la cave ? Combien de temps lui a-t-il fallu pour trouver la force de remonter éteindre les plaques puis pour aller s'effondrer dans son lit. Le sommeil n'est pas venu, cette nuit-là. Mais les larmes ont finit par s'assécher, ne laissant derrière elle qu'un regard sec et dénué de cette habituelle étincelle de vitalité propre aux enfants.

Elle n'est pas allée en cours les jours suivants. Elle n'a pas réellement adressé la parole à Clayton ou Kassidy. Même s'ils ne pouvaient que disserter sur les raisons poussant l'australienne dans le mutisme, ils ont respecté ce cercle de calme et de tranquillité dans lequel elle s'est réfugiée. Quand la colère couplée à un sentiment d'injustice la poussèrent à hurler sa hargne, ils vinrent simplement s'assurer qu'elle n'était pas blessée. Les jours se sont écoulés avec cette régularité dénuée d'empathie et le temps a commencé à refouler les eaux de ce tsunami qui a dévasté les terres de son innocence. La faim a forcé l'adolescente à redescendre et à se mêler à nouveau à ses colocataires. Une semaine après, un sourire s'est enfin dessiné sur ses lèvres. Quelques nuits plus tard, elle s'est laissée aller à faire une plaisanterie. Elle a enfin repris l'école et dissipé cette douleur invisible qui lui broyait le coeur et le ventre. Et en s'en allant, cette dernière n'a laissé qu'un champ de ruine. Un champ de ruine qui lui offre une chance de reconstruire son monde. Cette fois, en se délestant des espoirs naïfs ou des pensées futiles. Les paroles de June trouvèrent enfin l'écho qu'elles méritaient. Mais si la tristesse s'est évaporée, la honte est restée présente. Elle s'est alliée à la peur à chaque fois qu'elle envisagea de pousser la porte du bureau de la rouquine. Elle s'est déjà ravisée deux fois. Elle attend un peu pour la troisième. Car elle ne compte pas arriver les mains vides et qu'elle ne compte pas davantage s'excuser. La dernière chose dont elle ait besoin, c'est encore de se replonger dans les souvenirs de cette soirée ratée, au cours de laquelle elle a accepté la mort de ses parents et s'est illustrée de manière pitoyable devant le regard acéré de June.

Trois semaines plus tard, elle se sentait enfin prête à faire le premier pas et à tenter de réparer les pots cassés. Il lui fallut attendre quelques jours de plus pour enfin obtenir un rendez-vous avec l'ancienne avocate fédérale. C'est sûrement une manière de lui faire comprendre qu'elle n'est plus privilégiée et qu'elle n'est rien d'autre qu'une seule personne parmi deux-cent-cinquante-huit autres. Tout comme ses idées, elle a été remise à sa place. C'est normal. C'est donc sans la moindre rancune qu'elle a enfin pu se présenter à la rouquine. La matinée est déjà bien avancée lorsque la porte s'ouvre et lui dévoile ce visage bien connu, à la fois aimé et redouté. L'australienne adresse un léger sourire à la Boss avant de prendre place sur l'une des chaises qui fait face à son bureau. Elle marque alors un temps de silence. June ne semble pas pressée de prendre la parole et semble lui laisser l'initiative. C'est à elle de s'exprimer la première. C'est aussi elle qui a quelque chose à se faire pardonner. Mais les excuses qu'elle avait préparé restent au fond de sa gorge. Peut-être parce qu'elles ne traduisent pas réellement ses pensées et qu'elle déteste proférer des mensonges, même lorsqu'ils sont dans son intérêt. Elle fouille dans sa poche et en tire une liste qu'elle dépose précautionneusement sur le bureau de son hôte. « L’Histoire n’a pas été faite par des gens qui ont du cœur mais par ceux qui ont su prendre les bonnes décisions au bon moment ! » Elle relève les yeux vers la rouquine. « C'est c'que vous m'avez dit c'fameux soir où j'ai perdu l'peu d'crédibilité qu'j'avais encore à vos yeux ! » L'intéressée s'en souviendra aisément, suppose-t-elle. Elle hésite encore longuement avant de reprendre la parole. Cette décision qu'elle est en train de prendre lui coûte beaucoup. Mais c'est le prix à payer... « Raphaël Dorne m'a avoué qu'il quittait souvent le camp en cachette. Clayton Buchanan vous a menti quand vous l'avez convoqué pour qu'il s'explique sur sa fugue. Il voulait couvrir Casey et Jenna. Ils étaient trois à quitter le camp ce jour-là. Aodhan Kaines aime se balader à la nuit tombée, vers le mur. Il m'a aussi confiée une arme quelques instants. Casey - encore elle - s'est aussi échappée du dispensaire pendant quelques heures pour voir son bébé alors qu'elle n'en avait pas l'autorisation. » énumère d'une voix froide, presque dénuée de sentiments. Et pourtant les vestiges de son coeur vrillent à chaque prénom qu'elle prononce.

Elle trahit des gens qu'elle aime. Certains, par-dessus tout. Des gens qui forment sa nouvelle famille maintenant que l'ancienne a disparu. Et comme pour se flageller, comme pour expier ses propres fautes et s'infliger une sentence à la hauteur de sa trahison, elle reprend très vite la parole. « J'ai demandé à Raphaël de m'aider à quitter le camp quelques heures pour redécouvrir l'extérieur et m'y mesurer. Je suis autant fautive que lui ! Clayton a agi pour protéger ses amies, par pour se dresser contre vous. Il reste l'un de vos fidèles. J'ai tiré un coup de feu avec l'arme d'Aodhan - oui, c'était moi cette détonation en pleine nuit ! - et c'est moi qui ai insisté pour qu'il me la confie. J'ai aussi aidé Casey à s'enfuir de sa chambre. Elle voulait voir son bébé, pas vous trahir. Et c'était mon idée... » Elle essaie d'atténuer la responsabilité des gens sur la liste tout en soulignant ses propres erreurs. Elle est prête à accepter n'importe quelle punition pour peu que les autres soient épargnés par des mesures punitives. Le prénom de Levi flotte un instant sur ses lèvres mais elle le ravale. Car June n'aimerait pas apprendre qu'elle l'a trahie dans cette cabane de jardin. Peu importe si la vie de l'adolescente était dans la balance. La rouquine lui a bien fait comprendre qu'elle n'avait pas le moindre état d'âme à son sujet... « J'ai choisi l'camp d'ceux qui prennent les bonnes décisions ! » annonce-t-elle, à la fois pour justifier son action aux yeux de Juen et pour se convaincre elle-même d'avoir opté pour le bon choix. L'adolescente lâche un soupir. Que la rouquine fasse ce qui lui semble bon, à présent...


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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Some people are lost in their fires, others are forged in them   Some people are lost in their fires, others are forged in them - Page 3 EmptyMar 17 Déc 2019 - 21:24
Le temps avait filé et pour dire la vérité, elle avait totalement oublié l’incident avec Zelda. Le quotidien était bien assez préoccupant, entre l’approche inexorable de l’hiver et la pression que leurs ennemis faisaient peser sur leur tranquillité. L’avocate s’était souvenue de sa dernière entrevue privilégiée avec l’adolescente lorsqu’elle avait appris par Maddison que celle-ci avait pris rendez-vous. Elle n’attendait rien de spécial lorsque la gamine s’était présentée en fin de matinée. June avait l’habitude de prendre les choses pour ce qu’elles étaient, sans présomption, qu’elle soit positive ou négative. Les coudes posés sur son bureau, ses mains l’une sur l’autre, elle fixait son invitée de son regard perçant jusqu’à ce qu’elle daigne parler.

Et quel débit de parole. Entamé par une citation du cru de la rouquine, s’en suivit une liste de confidences qui se retrouvèrent sur le papier déposé sur le bureau par la blondinette. La quarantenaire ne l’interrompit pas, elle analysait son interlocutrice, lisait dans ses expressions ce qui avait changé depuis la dernière fois. Zelda n’était pas étrangère aux rechutes dans les écueils de la jeunesse, alors elle se montrerait mesurée avant de lui assurer qu’elle lui rendait sa confiance.

- L’avoir choisi est un premier pas, il faut maintenant lui faire honneur, rétorqua June. Elle attrapa ensuite la feuille des aveux du bout des doigts, si vous êtes le point commun de toutes ces entorses au principe de précaution, je suppose que c’est vous l’élément perturbateur.

Ses orbes d’émeraude se dardèrent lourdement sur la concernée. L’avocate entendait simplement l’effrayer, les actes rapportés n’étaient en réalité pas gravissimes – sauf les fugues du tailleur, qui témoignait d’une faille dans leur sécurité. Autrement, la rousse n’avait pas de temps à consacrer aux négligences de survivants en mal de liberté. Elle se leva pour contourner son bureau et s’y asseoir légèrement, dominant ainsi directement l’adolescente sur sa chaise.

- Vous avez du potentiel Zelda. Vous êtes vive, vous êtes intelligente, vous avez une conscience de la justice et vous avez déjà un certain don pour l’éloquence – je ne parle pas de votre diction, précisa-t-elle car, comme beaucoup de jeunes de son âge, elle avait tendance à manger la langue de Shakespear, mais avoir du potentiel ne suffit pas. Le potentiel, c’est un carburant. Il peut alimenter votre véhicule et vous emmener où vous voulez mais il peut aussi s’enflammer et vous tuer.

Ce n’était même pas de la flatterie. June pensait sincèrement que la jeune fille avait les bases pour devenir plus qu’intéressante, mais elle pouvait aussi se transformer en véritable bombe à retardement. A sa manière de savoir s’attirer les secrets et embobiner les autres, elle serait forcément de celles qui manipulaient leur monde plus tard. Tout le travail de l’avocate, c’était de la modeler à son avantage.

- Et donc, vous venez me livrer cette liste, elle souleva le mot à hauteur du nez de son invitée, que suis-je censée en faire d’après vous ?


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« About anticipating your opponent's moves and devising counter measures. The winner plots one step ahead of the enemy and plays her trump card just after they play theirs. It's about making sure you surprise them. And they don't surprise you. »
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Zelda Anderson
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MessageSujet: Re: Some people are lost in their fires, others are forged in them   Some people are lost in their fires, others are forged in them - Page 3 EmptyMer 18 Déc 2019 - 0:27
Elle frissonne lorsque June lui fait remarquer qu'elle est le dénominateur commun de toutes les erreurs commises par ses proches. L'adolescente ouvre la bouche mais la referme bien vite. Elle n'a pas d'arguments susceptibles de la dédouaner de ses responsabilités. Il lui faut assumer ses erreurs et espérer que la rouquine et elle pourront faire table rase du passé. C'est un nouveau départ qu'elle est venue chercher dans ce bureau. Les bases de son avenir ne seront pas entachés par une contestation enfantine ou affaiblie par un désir de fuir les responsabilités. « J'aurais un peu d'mal à vous donner tort sur c'point là... » reconnait-elle, penaude. Elle n'avait pas espéré que la Boss lui saute au coup en lui assurant qu'elle a fait du bon travail et que leur dernière rencontre n'était rien de plus qu'un souvenir qu'elle avait déjà oublié. Mais elle avait peut-être oublié que l'ancienne avocate est capable du plus parfait des pragmatismes et qu'elle est capable de décortiquer les situations pour en ressortir l'essentiel. Oui, elle est probablement celle qui pose de véritables problèmes dans ce cas. Et c'est désespérant parce qu'elle met tout son coeur dans les actions qui visent à aider June et à lui assurer la domination du camp et de ses occupants. C'est un peu comme si son enthousiasme se heurtait constamment à la réalité ou à la malchance. Elle est sûrement maudite !

Alors elle est un peu surprise quand son interlocutrice dresse une liste flatteuse de ses qualités. Elle relève les yeux et considère son aînée en se demandant où se situe le piège. Elle refrène un soupir lorsqu'un mais vient nuancer tout ceci. Oui, c'était trop beau pour être vrai... L'analogie avec le carburant lui semble pertinente bien qu'en cet instant, l'adolescente a surtout envie de questionne June sur les raisons qui la poussent à s'attaquer à sa fameuse diction. Qu'est-ce qu'elle a, sa diction ? Elle ne prend pas mal cette remarque mais ne comprend pas réellement ce qui la motive. S'exprime-t-elle si mal que ça ? L'australienne repousse prudemment les protestations de son ego et se résout à garder le silence. Tout au plus hoche-t-elle la tête pour prouver qu'elle suit bel et bien le fil de la discussion. Là encore, la rouquine se contente d'exposer la vérité sans le moindre prisme destiné à la rendre plus agréable. Le fait qu'elle soit une gamine ne la préserve pas de ce pragmatisme ravageur. Ça, elle le savait déjà... Le regard de l'étrangère finit par retrouver des couleurs quand son aîné évoque à nouveau la liste et lui demande ce qu'elle devrait faire des gens qui y figurent. Zelda ne répond pas de suite. Elle cherche à s'assurer que c'est bien son avis que la Boss demande et qu'il ne s'agissait pas d'une simple question rhétorique. Puisque le silence perdure, elle en conclue qu'il serait de bon ton de donner une réponse. « Ces gens, sur cette liste... Ce sont des gens à qui j'tiens ! À qui j'tiens beaucoup, même, pour certains d'entre eux ! » Elle avait besoin de préciser ce détail. Non pour donner plus de poids à sa démarche mais simplement pour rappeler à la leader du groupe qu'elle ne saurait être totalement neutre au sujet de leurs sentences. Et c'est précisément pour cette raison, comprend-t-elle, qu'il est dangereux de se lier d'amitié avec les autres. Les liens qu'elle tisse avec les autres sont des faiblesses qui l'empêchent de faire preuve de ce pragmatisme qu'elle envie tant à June...

Elle se penche pour récupérer la liste et son doigt se balade d'un mouvement presque affectueux sur les noms qui y sont inscrits. Elle n'avait pas réfléchi à une sentence. En réalité, elle s'en remettait entièrement à la rouquine pour décider de ce genre de choses. Il lui faut donc improviser... « Raphaël voulait m'accompagner pour m'protéger ! Il aurait dû avertir un responsable que j'voulais fuguer et pas m'y encourager ! Mais j'crois pas non plus qu'il faille l'punir parce qu'il se souciait d'un autre membre du groupe ! » Elle, en l'occurrence. Elle ferme les yeux. Ce qu'elle peut se détester en cet instant... Mais si elle fait ça, c'est pour pouvoir protéger en retour le tailleur. « Mais il n'avait pas à sortir seul du camp ! C'est contraire aux règles et ce genre de comport'ment doit être... fortement découragé ! Un jour ou deux en prison devrait suffire à l'dissuader d'recommencer ? » Elle a l'impression d'emprunter le champ lexical de son interlocutrice. Ces mots ne lui ressemblent pas. Et pourtant, ils expriment tout de même avec une certaine précision le fond de sa pensée. Son doigt glisse sur le nom suivant. « Clayton vous a menti mais il l'a fait pour couvrir ses amies. Sa loyauté n'est pas en cause, j'en suis certaine ! Et puis vous l'avez déjà sermonné pour son acte ! J'pense pas qu'vous devriez prendre des mesures contre lui ! Surtout qu'il a été salement amoché en s'élevant contre ceux qui ont remis en cause votre autorité ! Ce s'rait perçu comme un manque de r'connaissance d'votre part... Et s'il croit que vous êtes injuste envers lui, sa confiance en vous pourrait se mettre à vaciller. Ça n'en vaut pas l'coup ! » Oui, elle suppose qu'une punition n'aurait pas le moindre sens. Cette histoire a eu lieu il y a longtemps, maintenant, Elle n'était peut-être même pas arrivée camp. Alors pourquoi ressasser le passé si l'on ne peut escompter en tirer un avantage quelconque ? « Pour M'sieur Kaines, j'sais pas ! Il n'avait pas à me confier une arme et il aurait dû se montrer plus sévère à mon égard lorsqu'il m'a trouvée en pleine nuit en dehors de ma maison. J'me dis qu'il a voulu s'montrer compréhensif mais... Non, c'mec ce préoccupe que d'sa p'tite personne ! En m'prêtant son flingue, il a prouvé qu'il n'était pas digne d'en posséder un ! Confisquez-le lui pendant un mois un deux et il se rappellera peut-être qu'en porter un, c'est un privilège qu'il faut mériter ! » suppose-t-elle. Dans les faits, elle voit mal ce qu'elles pourraient faire d'autre. Il reste un professeur compétent à ses yeux. Viens ensuite le dernier prénom. Zelda songe aux moments passés avec l'aînée des Summer. « Casey voulait juste voir son gosse ! On n'peut pas la punir parce qu'elle a un instinct maternel. J'comprends mal ces choses-là alors j'sais pas, j'ai d'la peine à la juger ! Mais c'qui est sûr, c'est qu'si vous la punissez pour ça, il risque d'y avoir des débuts d'incendies un peu partout ! Elle est sur les nerfs à cause des effets du vaccin alors un rien pourrait la pousser à faire d'sales bêtises ! » pressent-elle. « À votre place, j'pense que j'lui donnerai plus d'travail à faire ! Elle est maline alors elle comprendra qu'elle est punie pour quelque chose mais elle n'en aura pas la confirmation ! Et dans l'doute, elle évitera d'bouter l'feu à tout c'qu'elle croise ! Ce serait mal perçu de refuser d'accomplir les taches nécessaires au bon fonctionnement de la communauté, en plus. Alors elle s'y pliera même si ce s'ra sûrement d'mauvaise grâce, un peu ! Voir... un peu beaucoup ! » Elle esquisse une grimace et marque un temps d'arrêt. « Mais j'pense que tout c'que vous pourriez lui faire l'empêchera pas d'se rebeller si elle en a envie. Alors il faut appuyer sur son point faible. Et son point faible, j'crois qu'c'est son enfant...  » Elle n'a pas d'idées précises sur la manière dont il faudrait mettre en place un stratagème. Elle apprécie beaucoup Stanley et n'a définitivement rien contre le bébé. Mais Casey est de celles qui se préoccupent davantage du bien-être de ses proches que du sien. C'est l'impression qu'elle lui a donnée, en tout cas. L'adolescente repose la liste et observe à nouveau June. Et maintenant ? Elle doute qu'elle ait donné une seule bonne réponse à ce qui s'apparente, pour elle, à un examen pour déterminer si elle mérite une seconde chance... « Et sinon... elle a quoi, ma diction ? »


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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Some people are lost in their fires, others are forged in them   Some people are lost in their fires, others are forged in them - Page 3 EmptyJeu 19 Déc 2019 - 21:44
Aussi inattendu que ça puisse être de sa part, June laissa échapper le début d’un rire. Non contente d’avoir livrée des gens auxquels elle tenait, la petite Zelda se montrait extrêmement sévère sur certaines des sentences qu’elle prononçait. Elle se donnait tellement de mal pour l’impressionner que c’était, il fallait l’admettre, assez amusant. L’hilarité n’était pas une expression naturelle venant de la rouquine ; d’ailleurs son éclat fut glacial, sec, il n’appelait pas vraiment à une tranche de plaisanterie.

- Je n’ai que faire de l’évasion de miss Summer pour voir son enfant. Elle a simplement pris le risque de le rendre malade ou de l’agresser lors d’une grise de violence… ça la regarde, corrigea la rouquine qui n’y voyait pas un prétexte pour l’écraser de corvée, toutefois, elle n’en est vraisemblablement à sa première entorse au règlement, alors la prochaine risque de lui porter préjudice. Je compte bien sûr sur vous pour me la rapporter, elle appuya ces paroles d’un regard appuyé sur la gamine, monsieur Kaines sera privé de l’arme en sa possession et il devra attendre que je l’y autorise pour en utiliser une à nouveau. Quant à monsieur Dorne… je devrais presque le féliciter d’avoir mis en exergue une faille dans la sécurité. Je vais demander à Arizona de revoir le système dès aujourd’hui.

Et s’il se faisait prendre à nouveau, June trouverait comment occuper le jeune fugitif. Pas un mot sur Clayton car comme l’avait fait remarquer son invitée, quelle qu’en ait été la raison, il avait déjà eu sa dose de réprimande. Un silence plana un instant, pendant lequel l’adolescente put mesurer le décalage entre les condamnations qu’elle avait prononcé et les décisions finales de l’avocate. Celle-ci reprit toutefois le fil pour expliquer – car le but était aussi de lui enseigner quelque chose.

- Vous devez toujours savoir mesurer l’impact d’un préjudice pour en adapter la punition mais aussi voir en quoi ces débordements peuvent vous servir.

Tout peut être utile. Ce n’était pas à une professionnelle de la loi qu’on allait l’apprendre. Savoir transformer les difficultés en opportunité, c’était aussi le mantra des anciennes société prospères. Le monde était fait d’équilibres, alors ce qui était négatif dans un sens l’était dans un autre. Les yeux toujours dardés sur la silhouette de Zelda qu’elle dominait, la rouquine n’en avait pas fini avec elle.

- Et bien sûr, je ne peux ignorer votre part dans tous ces événements, ce serait faire preuve de favoritisme. Une corvée de ménage vous remettra sans doute les pensées en place ? Il parait qu’il n’y a rien de mieux pour réfléchir, la question était rhétorique de toute façon, ce n’était pas une négociation, je vous attendrais donc demain à la première heure du jour, son rire était déjà loin, son visage était on ne pouvait plus sérieux, oh, et au sujet de votre diction : vous mangez la moitié de vos mots. Être éloquente n’a aucun intérêt si on ne vous comprend pas.


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MessageSujet: Re: Some people are lost in their fires, others are forged in them   Some people are lost in their fires, others are forged in them - Page 3 EmptyVen 20 Déc 2019 - 2:35
Un rire devrait être communicatif. Il devrait pousser les humains à s'unir sous le sigle de l'humour ou du partage. Créer des lien. Dissiper la peur. Encourager la complicité. Zelda sursaute presque lorsque les éclats amusés de la rouquine s'élèvent dans le bureau mais puisqu'ils viennent parachever son énumération des punitions proposées, elle sait aussi qu'ils sont peut-être plus moqueurs que sincères. Oui, elle sait qu'elle s'est trompée. C'était prévisible dans la mesure ou contenter June semble parfois relever de l'impossible. Ces rires-là viennent souligner la naïveté, l'incompétence ou l'ignorance de l'adolescente. Peut-être les trois à la fois. L'australienne baisse le regard sur ses bottes et fait de son mieux pour refouler la déception. Elle ne veut plus de ce sentiment. Et le meilleur moyen pour le chasser définitivement de son existence se résume en quelques mots : égaler son modèle et opter constamment pour les décisions les plus pragmatiques. Elle écoute dès lors avec une attention presque religieuse son interlocutrice les exposer les mesures qui seront prises - ou non - pour châtier les gens de la liste. Elle imagine leurs réactions s'ils venaient à apprendre qu'elle les a trahis. Est-ce qu'ils la détesteraient ? Est-ce qu'ils comprendraient ? C'est donc ça que l'on ressent lorsque l'on plante un couteau dans le dos d'une personne à qui l'on tient...

June insiste bien, grâce à l'un des regards dont elle a le secret, sur la nature de ses attentes au sujet des actes de Casey. Quelque part, elle a envie de se révolter... De lui hurler que la mise en danger d'Esther est inacceptable et que tout ceci ne devrait pas uniquement relever de l'anecdote. Mais à la place, elle hoche la tête avec docilité. « J'vous tiendrai informée, oui ! » L'adolescente comprend qu'elle doit choisir un camp et se conformer à sa décision. Elle est peut-être une traîtresse mais elle n'a rien d'une girouette. Elle trouve du réconfort dans l'idée qu'à défaut d'être loyale envers ses proches, elle l'est envers la rouquine. Car ainsi elle oeuvre pour le bien-être et la survie du groupe. Pour un intérêt supérieur aux individualités qui le composent. Et les causes supérieures méritent bien le sacrifice des principes qu'elle a toujours respectés jusque-là. Oui, ses parents auraient hontes. Mary désapprouverait. Mais ils sont tous les trois morts... Elle doit accepter de grandir, de laisser dans son sillage la moralité et de verrouiller sa conscience. Ce n'est qu'ainsi qu'elle deviendra une vraie survivante. Et c'est la seule manière pour que, dans quelques années, elle puisse à son tour guider efficacement les deux-cent-cinquante-huit personnes de Fort Ward !

Toujours est-il que les punitions ne doivent pas seulement être infligées. Elles doivent être calculées, proportionnelles aux fautes commises. L'exercice est délicat. Le rejet de ses propositions prouve bien qu'elle ne le maîtrise pas. Et June ne manque pas de lui préciser que tout est une question d'équilibre entre les actes, les sanctions et les intérêts. Là encore, le regard de l'adolescente se pose ailleurs comme si elle cherchait à éviter la désapprobation qu'elle imagine dans le regard de June. En réalité, ce n'est que lorsque la Boss évoque sa propre sanction qu'elle trouve la force d'ancrer ses yeux sur ceux de son interlocutrice. « Hein ?! J'vais aussi être punie ?! » Si l'australienne a avoué son implication dans ces débordements, c'est avant tout pour atténuer la responsabilité des personnes qu'elle vient d'incriminer. « J'ai pas... j'sais pas moi... une sorte d'immunité diplomatique ?! » Sans nier sa responsabilité, elle estime tout de même qu'elle mérite un traitement de faveur. Elle enfreint peut-être les règles mais c'est aussi pour pouvoir fournir des informations à la rouquine et ne pas éveiller les soupçons des personnes qu'elle espionne en son nom. « Bon... Va pour l'ménage ! » À quoi cela sert-il de lutter, de toute façon ? Si la Boss estime qu'elle mérite une punition, elle a probablement raison. Elle n'a pas réellement besoin de comprendre pour accepter. Et puis au moins, le fait qu'elle hérite de corvées supplémentaires suffira à dissiper les soupçons qui pourraient se poser sur elle. Un peu comme si elle était aussi la victime du joug nécessaire de June. « Juste... La première heure du jour c'genre quand, à peu près ? » s'inquiète-t-elle néanmoins. Elle n'a jamais bien compris cette expression et, surtout, elle n'a pas la moindre idée de l'heure à laquelle les premiers rayons se pointent. Cela fait bien longtemps qu'elle n'a plus de montre à son poignet ou de portable dans sa poche pour rythmer son existence.

Et tout ceci s'achève sur un commentaire cinglant au sujet de son élocution. Même si son ego proteste, l'adolescente est forcée d'accepter la remarque. Après tout, c'est elle qui a posé la question... Elle oublie parfois qu'il ne faut pas trop questionner les autres lorsque l'on n'est pas prête à obtenir autre chose que les réponses que l'on espère. « La plupart d'gens m'comprennent, quand même... » proteste-t-elle mollement, comme si elle cherchait à faire remarquer à June qu'elle exagère un peu, là ! La gamine attend quelques secondes mais la rouquine ne semble plus disposée à échanger avec elle. C'est sa manière, sûrement, de lui faire comprendre qu'il est temps de déguerpir. « J'vaiis voir ailleurs si j'y suis, c'est ça ? » anticipe-t-elle sur un ton qui se veut détaché mais qui trahit surtout sa nervosité. L'espionne en herbe marque un temps d'arrêt sur le pas de la porte et adresse un dernier regard, ainsi qu'un ultime signe de la main, à la Boss. Est-ce que les choses se sont bien passées ? Franchement, elle n'en sait rien...




L'ennui, lorsque l'on se met la pression pour se lever à l'heure et ne pas manquer un rendez-vous d'importance, c'est qu'il est difficile de s'endormir. Zelda déteste cette sensation. C'est comme si son corps décidait de se rebeller et de s'endormir docilement. Alors forcément, le matin suivant, lorsqu'il est temps de rejoindre June pour effectuer sa peine, l'adolescente est à la bourre. Elle doit faire une croix sur le petit déjeuner ou sur les élémentaires règles de propreté pour se précipiter jusqu'à la maison de la rouquine. Il faut croire que ses efforts ont payé puisque l'ancienne avocate n'est pas encore sur le pied de guerre et que c'est Madisson qui l'accueil. L'ennui, c'est que c'est une gamine avec les cheveux emmêlés, un peu de bave séchée sur le coin des lèvres et un regard hagard sur laquelle la leader a finalement l'occasion de poser le regard. « Mes hommages, Madame Phelbs ! » articule-t-elle péniblement, sur un ton un brin pompeux. « Je suis fort.. heu... aise d'vous voir  - j'veux dire, de vous voir ! - en cette majestueuse journée ! » Il n'y a pas à dire : s'exprimer comme June est un art à part entière. Mais elle entend bien prouver à son idole qu'elle tient compte de ses remarques et mieux encore : qu'elle s'emploie à mettre ses conseils en oeuvre. « Puis-je m'enqui... m'enqueri... m'enquériasser de mon châtiment matinal afin que j'puisse... que je puisse dès à présent m'y dévouer entièrement ? » questionne-t-elle dans la foulée tout en armant un sourire. C'est assez rigolo, tout de même, de parler comme les avocats ! Par contre elle pressent qu'il lui faudra du temps pour s'habituer à ce langage châtié...


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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Some people are lost in their fires, others are forged in them   Some people are lost in their fires, others are forged in them - Page 3 EmptyDim 22 Déc 2019 - 2:06
Le regard fixe de June finit par faire comprendre à l’adolescente qu’elle n’aurait aucun traitement de faveur, qu’elle ne répondrait pas à ses questions idiotes et que l’entrevue était terminée. Cinq minutes, c’était tout ce que méritait Zelda compte tenu des derniers événements et de ses aveux. Peut-être aurait-elle dû être placée chez quelqu’un d’autre que Clayton Buchanan ? Aucune des gamines sous son toit n’était maltraitée mais l’avocate parierait sur un adulte de mieux formé à la discipline pour canaliser cette boule d’énergie qu’était la jeune fille qui venait de quitter son bureau.

***

Elle sortait tout juste de la douche, ses cheveux encore légèrement humides impeccablement noués en chignon, que Madisson l’informa que l’adolescente était arrivée. En avance. Décidément, même s’apercevoir que le soleil n’était pas levé relevait de la difficulté pour la concernée ; pourtant il n’y avait pas besoin d’avoir fait de longue s études pour reconnaître l’aurore. June prit le temps de boire le café que sa secrétaire avait préparé et monta trouver sa visiteuse qui attendait sagement dans son bureau. Un soupir lui échappa dès sa tentative de salutation grandiloquente.

- Je suis certaine que quelqu’un de moins observateur que moi ne saurait distinguer les fois où vous faites de réels efforts de celles où vous fanfaronnez, répliqua-t-elle froidement, bonjour Zelda.

Il était lisible sur son visage blanc et tiré qu’elle avait mal dormi. Plus que d’ordinaire en tout cas car chez la rouquine, le sommeil avait toujours été problématique. Elle ne proposa pas un thé ni le moindre petit-déjeuner à la jeune fille qui avait l’air tombé du lit. Toujours debout dans l’encablure de la porte, elle expliqua sans passer par quatre chemins :

- Vous allez faire le ménage dans toutes les pièces de la maison. J’ai tout ce qu’il faut pour ça, venez, elle la guida jusque dans la salle de bain du rez-de-chaussée au fond de laquelle étaient entreposés balai, serpillière, seau, produit ménager, éponges, etc…, vous vous contentez de nettoyer, vous ne déplacez rien, elle l’imaginait déjà prendre l’initiative de refaire sa décoration, vous avez droit à une pause pour manger, accorda en plus l’avocate.

Pour le reste, elle verrait comment se débrouille Zelda pour voir si elle lui permet de se reposer au cours de ses demi-journées de labeur. Si elle ne précisait aucun horaire, c’était fait exprès : ce supplice durerait aussi longtemps que la rouquine aurait estimé nécessaire pour faire réfléchir l’agitatrice en herbe. Ça pourrait être une petite journée ou ça pourrait être une semaine. On était jamais à court de choses à faire briller…


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« About anticipating your opponent's moves and devising counter measures. The winner plots one step ahead of the enemy and plays her trump card just after they play theirs. It's about making sure you surprise them. And they don't surprise you. »
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Zelda Anderson
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MessageSujet: Re: Some people are lost in their fires, others are forged in them   Some people are lost in their fires, others are forged in them - Page 3 EmptyDim 22 Déc 2019 - 12:44
Zelda ne voit peut-être pas June autant qu'elle le souhaiterait mais elle la connaît suffisamment pour savoir qu'il existe deux versions de la rouquine. Il y a la June normale, celle qui plie les gens à sa volonté d'un simple regard ou d'un puissant silence. Celle dans le bureau de laquelle personne - ou presque - n'a envie de se faire convoquer. Et puis il y a la June qui a mal dormi. Une entité cauchemardesque qui n'a rien a envier aux créatures les plus féroces du Seigneur des Anneaux. Quelques mots de l'intéressée suffisent à l'adolescente pour comprendre que c'est bien à la seconde forme qu'elle a affaire en cette matinée... La gamine ratatine sa tête entre ses deux épaules sans véritablement s'en rendre compte. Elle n'est pas certaine que c'est un reproche que la Boss vient de lui faire mais le ton glacial - aussi glacial que le vent qui balaie l'île depuis quelques jours - indique clairement que ça n'a rien d'un compliment. Elle ravale un merci enfantin, déplacé, et se contente d'un léger sourire contrit. Elle se demande vraiment s'il est possible de contenter cette femme. Mais ce qui est sûr, c'est qu'elle n'aura de cesse d'essayer de le faire. Pour l'heure elle décide donc d'opter pour le silence et de suivre docilement la maîtresse des lieux jusqu'à la salle de bain.

Les instructions ne tardent pas à suivre. Elle doit nettoyer toute la maison et... sans rien déplacer. Zelda choisit de prendre son interlocutrice au mot et hoche la tête pour lui signifier qu'elle a compris les ordres. « Je nettoie toutes les pièces, je ne déplace rien et j'ai le droit de prendre une pause pour manger ! » résume-t-elle sobrement en faisant toutefois attention à sa diction. Elle bombe même la poitrine pour adopter une posture martiale, toute militaire. « Roger ! » Pour un peu, elle lèverait avec rigidité sa main jusqu'à son front pour imiter un soldat devant son supérieur. L'adolescente se retrouve bien vite seule et commence à faire consciencieusement briller les lieux. Il lui faut presque deux heures pour faire reluire le rez-de-chaussé. Même si cette tâche est ingrate, même s'il s'agit d'une punition, elle s'obstine à vouloir rendre June fière d'elle. Mais ce rythme soutenu pèse bien vite sur son allant et lorsqu'elle se retrouve dans la chambre de la Boss, elle s'octroie un peu de répit. Et même une entorse au règlement puisque, la curiosité l'emportant, elle décide de fouiller un peu les lieux. En réalité elle se sent privilégiée d'avoir accès à la chambre de son idole. Un endroit sacré, qui personnifie le caractère de la rouquine.

Elle ne trouve pourtant rien de bien probant. Tout est ordonné de manière stricte et chaque chose semble posséder une place propre. Peut-être même immuable. L'australienne époussette la poussière en s'attardant sur chaque détail qui pourrait lui en apprendre plus sur la redoutable Madame Phelbs. Au final, sa première surprise se manifeste sous la forme d'un string trouvé dans la penderie. Elle le lève devant ses yeux et arque un sourcil. Elle n'imaginait pas que June pouvait porter ce genre de choses. En fait... elle ne s'est jamais demandée ce qu'elle pouvait bien porter sous ses vêtements. Ce qui est probablement révélateur d'un esprit sain, non ? L'adolescente repose précautionneusement l'atour et s'octroie enfin le droit de souffler un peu. Elle s'allonge alors sur le lit de la maîtresse des lieux et observe le plafond tout en se demandant à quoi peut bien songer son aînée le soir, lorsqu'elle s'endort. À sa journée ? Non.. Plutôt à la prochaine. Voir aux semaines suivantes. Alors que la gamine est bien ancrée dans le présent, June semble constamment tournée vers l'avenir. C'est peut-être le propre des visionnaires ?

Le regard de l'esclave vagabonde lentement sur les divers objets de la pièce. Il finit par se poser sur la table de nuit qui trône à ses côtés. Elle n'hésite que brièvement - et surtout pour la forme ! - avant d'en faire glisser le tiroir. Elle découvre alors divers objets anodins, que l'on s'attend à trouver dans n'importe quel meuble de chevet. Des mouchoirs, des comprimés et... un oeuf ? Elle écarquille les yeux tandis qu'elle détaille l'objet non identifié. Elle le soulève prudemment et constate qu'il est relié à une sorte de télécommande. Ni une, ni deux, elle appui sur le bouton. L'objet se met alors à vibrer de manière soutenue et elle manque de le lâcher. Il lui faut de longues secondes pour commencer à comprendre la nature de la chose qu'elle tient entre les mains. Une grimace de dégoût s'esquisse sur son visage aussitôt qu'une certitude se dessine. En fait, précisément au moment où la porte s'ouvre et que June entre dans la pièce. Zelda, par réflexe, ramène l’œuf vibrant derrière son dos. C'est trop tard. Bien trop tard ! Elle entrouvre la bouche de surprise. « Je... » D'ordinaire plutôt loquace, l'enfant ne trouve strictement rien à dire pour expliquer sa présence sur le lit de son interlocutrice ou celle de l'objet dans sa main. Le bruit étouffé mais toujours - trop -présent du sextoy vient encore alourdir le silence de la jeune espionne. « C'est sûr'ment pas c'que vous pensez... » finit-elle par souffler, le stress l'emportant sur ses efforts de diction. Cette fois, c'est sûr, elle va se faire exiler...


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