The Walking Dead RPG

The Walking Dead RPG
Le Deal du moment : -27%
PC Portable Gamer Alienware M15 – (15,6″ ...
Voir le deal
1599 €

Partagez
- Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. -
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Aodhan Kaines
Aodhan Kaines
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Un bon vieux couteau et un pistolet beretta 92 qui lui vient de Neil
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 08/07/2019
Messages : 247
Age IRL : 21
MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. - Page 2 EmptyVen 6 Déc 2019 - 4:00
Y avait rien de facile à s'ouvrir à des gens en plein milieu de l'apocalypse alors à s'ouvrir à des gens qu'on devait éduquer au milieu de l'apocalypse ça l'était encore moins. Le simple spectre constant de la mort qui survolait la tête des survivants était quelque chose qui dissuadait Aodhan en général de parler de lui, de parler de ce qu'il faisait et de pourquoi il le faisait. C'était simplement une question de se protéger soi-même et par extension de protéger les autres s'il devait lui arriver quelque chose, quelque chose qui ne serait pas positif pour sa personne, loin de là même. Alors dans cette logique là, peut-être ne devrait-il pas être là, à parler de la vie et du pourquoi des choses avec une élève mais il pouvait comprendre ces questions, elle était jeune, elle avait sûrement un vague souvenir lointain de ce qui était avant tout ça et de comment était le monde, c'était peut-être la première génération de véritables survivants auquel le professeur était confronté et ce n'était pas la chose la plus aisé au monde jongler entre les nécessités de ce nouveau mode de vie et celles que l'ancien imposait aux gens comme lui.. Et puis après tout, un jour ou l'autre ils allaient mourir et sûrement que les jeunes comme Zelda reprendraient le flambeau de l'humanité alors qu'importait autant qu'elle ait la chance de comprendre comment un vieux prof de l'ancien temps désormais pouvait voir l'apocalypse.

Quand elle lui répondit, il esquissa un léger sourire. Effectivement, il n'aurait rien dit, il ne dirait d'ailleurs sûrement jamais rien de ces cauchemars, de ces ennuies, de ces réflexions profondes. Tout ça, c'était à lui, et fut un temps c'était à Kyle quand il partageait sa chambre et qu'il devait les subir. Elle soulevait néanmoins un point intéressant : est-ce qu'il était encore réellement concerné par le fait d'abattre une personne de sang froid devant une foule ? Aucunement mais est-ce que cela était normal ou est-ce que cela était dû à tout cela, à l'enfer constant autour d'eux ? Sûrement. Il n'était pas comme ça au début, au début il aurait refusé d'appuyer sur la gâchette pour n'importe qui mais Zack lui avait ouvert les yeux, lui avait montré définitivement ce qu'était ce monde et aujourd'hui il ne doutait guère du bien fondé de parfois devoir abattre un homme sans montrer le moindre scrupule pour que les autres apprennent et enregistrent.

Mais au lieu de dire tout cela après la fin de la réflexion de la jeune fille, il haussa les épaules avant de répondre calmement. "Si tu veux que je sois une chochotte alors imagine toi que j'en suis une, ça t'occupera." puis surtout ça lui éviterait peut-être d'imaginer que son professeur puisse ne serait-ce qu'un instant n'avoir aucun regret à l'abattre si l'obligation y pointait le bout de son nez.

Mais quand elle réagit à la suite de ses paroles en l'insultant, le professeur tourna la tête vers elle en la regardant d'un air mi-outré mi-amusé, c'était pas parce que c'était l'apocalypse qu'il ne lui mettrait pas la branlée de sa vie si elle lui redisait que c'était un connard. C'était un professeur après tout et elle, elle n'était encore qu'une enfant, une enfant certes un peu turbulente mais une enfant quand même. Mais sans attendre elle se rattrapa et le professeur se détendit légèrement, laissant la petite continuait son chemin et faire la réflexion que les autres faisaient peut-être la même chose. ça ne plaisait guère à Aodhan de savoir que c'était peut-être le cas mais le professeur en avait choppé une et il grogna avant de rebondir simplement : "Oui mais eux on eu la décence de pas se faire chopper alors que toi, si." Là-dessus il n'était pas très heureux parce qu'en plus elle lui gâchait un peu sa soirée là. Puis elle fit comme tous les enfants, demandant qui est la chouchoute et dans les faits Aodhan n'était pas assez stupide ni pour le dire ni pour avoir un chouchou, s'attacher à un enfant en pleine apocalypse c'était pire que du suicide c'était de la stupidité crasse, de la stupidité comme on en avait rarement vu alors autant s'en protéger ça valait mieux pour tout le monde.. enfin surtout pour lui. "C'est pas toi en tout cas." Elle l'avait cherché la petite à le traiter de connard aussi alors tant pis pour lui, Aodhan allait pas prendre des pinceaux pour lui parler. "Et j'en ai pas, vous serez peut-être bientôt morts alors ça n'a pas grand intérêt de s'attacher à l'un plus qu'à l'autre, dirons que je m'attacherais à ceux qui dépasseront leur majorité civile." Autant dire qu'il avait le temps d'en perdre un sacré paquet avant que y en ait un qui ait cette chance.

Revenir en haut Aller en bas  
Zelda Anderson
Modératrice
Zelda Anderson
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Un couteau suisse
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 23/10/2019
Messages : 926
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. - Page 2 EmptyVen 6 Déc 2019 - 7:01
La gamine esquisse une petite moue agacée quand son professeur l'encourage à l'imaginer en chochotte. Par ce que, selon lui, ça l'occupera. Elle ne cherchait pas particulièrement à le blesser ou même à l'embêter. Au final, elle laissait surtout libre court à son enthousiasme et permettait à ses pensées de s'exprimer librement. Mais elle a l'impression qu'il l'a mal pris. Ça, ou peut-être le fait qu'elle l'ait traité de connard ? L'australienne cherche l'espace d'un instant à décrypter le message qui, elle en certaine, se cache derrière son abnégation. Les mecs n'aiment pas qu'on souligne l'une de leurs hypothétiques faiblesses. Les jeunes de son âge, en tout cas. Mais peut-être qu'en grandissant, on apprend à ne plus faire attention à l'avis des autres ou à s'en détacher ? En fait, c'est elle qui est frustrée. Parce qu'Aodhan n'entre pas dans son jeu et fait preuve de cette maturité qui lui rappelle à quel point elle est encore jeune. « J'ai bien d'autres activités pour m'occuper ! Et elles sont souvent plus amusantes ! » relève-t-elle avec effronterie, cherchant à inverser le rapport de force qu'elle ne cesse pourtant d'accentuer en faveur de l'adulte. Elle soupire et se rallonge dans l'herbe, tentant à la fois de se draper dans une prestance qu'elle ne possède pas et de calmer les protestations de ses poumons malmenés. Il lui faut un petit instant pour revenir à de meilleurs sentiments et laisser de côté son ego blessé. « Mais non, en vrai, j'pense pas qu'vous soyez quelqu'un d'faible ! » souffle-t-elle. Le temps de tirer une bouffée de fumée supplémentaire et elle précise sa pensée : « Faut sûr'ment du courage pour tuer une personne. Et plus encore pour l'faire quand elle est attachée ! » Cette fois, ce n'est pas un reproche. Elle pense réellement ce qu'elle dit. Tuer quelqu'un qui vous menace de son arme est une chose. Coller une balle dans la tête d'un type qui ne peut pas se défendre, une autre. Mais les choses sont comme ça, maintenant. Ce sont les règles. Du moins, c'est ce dont elle doit réussir à se convaincre si elle souhaite accepter ce nouveau monde. « En fait j'crois qu'j'vous envie un peu ! Pas d'avoir tué quelqu'un. Mais d'être déjà passé de l'autre côté. » Il a franchit cette limite invisible qui la terrifie toujours autant. Il s'est adapté aux impératifs que l'existence leur a infligés. C'est facile de le critiquer. Mais au moins, lui, il a réussi à agir. Elle, elle se contente de juger. Parce que c'est la seule chose qu'elle a le pouvoir de faire, dans le fond...

Lorsque l'enseignant lui fait remarquer que les autres rebelles ont eu la décence de ne pas se faire attraper - contrairement à elle - elle adopte une moue embarrassée. Oui, là, il marque un point. Mais les autres sont moins courageux qu'elle. Ils se cachent près de leurs maisons et n'ont pas le moindre désir de se confronter à l'imprévu. Elle pourrait sûrement utiliser cet argument pour justifier son faux pas. Mais elle n'est pas certaine qu'il soit très pertinent. Au final, c'est bien elle qui est en tort. « Vous m'avez pas attrapée ! » proteste-t-elle. « J'vous ai laissé m'trouver ! C'est pas la même chose... » Un léger sourire se dessine sur ses lèvres. Il s'accentue quand le prof lui annonce sèchement qu'elle n'est pas son élève favorite. Elle bascule sur le côté et le scrute du regard. C'est la vérité ? Quelque chose la pousse à en douter. Tout le monde a des préférences ! Mais elle conçoit qu'il soit gêné de l'avouer. Alors elle décide de se proclamer malgré tout étudiante préférée du professeur Kaines. Avec lui, elle a l'impression qu'il faut tout interpréter à l'envers. Ainsi, lorsqu'il assure qu'elle n'est pas favorite, il ne fait que confirmer qu'elle l'est bel et bien. « Vous en faites pas, va ! J'ai compris ! » assure-t-elle sur un ton de complicité. Mais son sourire, celui-là même qu'elle arbore avec innocence, s'efface dès le moment où l'enseignant lui annonce que les autres jeunes mourront peut-être et qu'il ne tient pas à s'y attacher. Elle comprend ce sentiment. Elle ne veut pas s'attacher aux gens et pourtant, elle n'y parvient pas. Si elle apprenait un jour qu'Aodhan est tombé au combat ou sous l'appétit des rôdeurs, elle pressent qu'elle aurait de la peine à ravaler ses larmes. Le fait qu'il lui assure que ce n'est pas réciproque - d'un air parfaitement sérieux, qui plus est - la blesse. Non mais quel connard ! « Moi, j'mourrai pas ! » assure-t-elle sur un ton de défiance. « Pas tout d'suite en tout cas ! » Elle se rend compte qu'elle est en train de l'inciter à l'apprécier, qu'elle le force presque à l'aimer. Elle ressent le manque d'affection chaque jour. Les gens sont la plupart du temps  gentils avec elle. Mais depuis qu'Ela s'est mis en tête de toujours partir en expédition, elle n'a plus l'occasion de se sentir aimée. Mais bien sûr, elle ne peut pas avouer une telle chose à son interlocuteur. C'est trop personnel. Et c'est bien trop pathétique, aussi.

Dans ce monde, il ne faut pas exposer la moindre faiblesse. Parce que les gens s'en moquent ou s'en servent. C'est comme ça, là aussi. Il faut composer avec l'évidence, pas la nier. « En fait j'ai décidé qu'un jour, j'deviendrai la cheffe du camp ! » affirme-t-elle, parfaitement sérieuse.« J'espère qu'vous serez encore là pour voir ça ! Après tout, ce s'ra un tout p'tit peu grâce à vous, quand on y pense ! » Elle a particulièrement retenu un point de ses cours : pour assurer son pouvoir, il faut éliminer tous ses adversaires. Si possible, en une seule nuit. Il faut être rapide pour éviter le retour de bâton. Mais ça, en soi, c'est logique ! « Dites... Ça vous ennuie tant qu'ça d'nous apprendre des trucs, aux autres et à moi ? » lui demande-t-elle. Lorsqu'elle l'observe en classe - à défaut de l'écouter, parfois - il ne lui donne pas vraiment l'impression d'être heureux du rôle qui lui incombe. L'un des rôles, en tout cas, puisqu'il est aussi devenu bourreau à temps partiel. Pourtant il était professeur avant que le monde change. Pourquoi regretter de pouvoir à nouveau exercer son métier. Et puis, ils ne sont tout de même pas si terribles dans leur classe...« Sérieux, parfois on a l'impression qu'vous allez sauter par la f'nêtre ! » lui fait-elle remarquer, mi-amusé, mi- agacée. « Les seuls fois où j'ai l'impression qu'vous prenez du plaisir, c'est quand vous nous faites des contrôles surprise !! » C'est du sadisme, c'est certain ! Mais elle doit bien avouer qu'à sa place, elle ferait sûrement la même chose. À quoi ça sert d'être maître si on ne peut pas abuser un peu de sa position ? La gamine laisse un nouvel instant de silence s'installer tandis qu'elle s'allonge à nouveau complètement dans l'herbe. « J'dis pas qu'j'trouve qu'vous êtes un bon prof, hein ! Mais j'pense quand même qu'on s'rait triste, avec les autres, si un jour vous d'cédiez d'plus vouloir venir en classe ! » Oui, non, en fait, elle vient précisément de reconnaître qu'il était un bon enseignant. Mais il faut bien rendre à César ce qui lui appartient, qu'il paraît. Ou, en l'occurrence, au connard qui ne versera pas une larme pour elle si elle venait à mourir ! « Tiens, puisqu'on parle de contrôle surprise... Il est quand, l'prochain ? » Qui ne risque rien, n'a rien ! Et pour mettre toutes les chances de son côté, l'adolescente glisse une autre cigarette à son aîné !


Can you remember who you were, before the world told who you should be ?
Revenir en haut Aller en bas  
Aodhan Kaines
Aodhan Kaines
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Un bon vieux couteau et un pistolet beretta 92 qui lui vient de Neil
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 08/07/2019
Messages : 247
Age IRL : 21
MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. - Page 2 EmptySam 7 Déc 2019 - 6:50
Il y avait l'imagination des gosses et la réalité et les deux s'entrechoquèrent à un instant, quand il l'écouta lui répondre sur le sujet de ce qu'il avait fait, de la gâchette qu'il avait pressé, de la vie qu'il avait pris. Et en l'écoutant il prit conscience de ce choc, de cette logique que ce monde avait imposée, cette logique de froideur, quand elle lui dit qu'elle ne pensait pas qu'il était un lâche mais qu'il était courageux pour avoir appuyer sur une gâchette face à une personne qui était attaché et qui ne pouvait pas se défendre. Il y avait rien de courageux là-dedans, il n'y avait rien de courageux dans le fait de prendre une vie. On le faisait uniquement pas égoïsme ou par peur des autres, on le faisait uniquement pour se prévenir, pour montrer qu'on est fort, pour montrer qu'on n'a pas peur des conséquences mais la réalité.. c'est qu'il y aurait sans doute des conséquences et que quand celle-ci interviendrait, la petite Zelda aurait peut-être enfin la chance de voir la réalité, tuer les autres dans ce système de vie c'était pas du courage, c'était un jeu de dominos qui menait à un moment précis qui faisait qu'on était dans l'obligation de prendre l'existence d'un autre pour continuer de nourrir la notre.

Mais ce qui dérangeait le plus le professeur, c'était qu'une enfant comme elle ait déjà cette idée que prendre une vie ça demandait du courage, ça demandait d'oser.. En attendant cela il aurait bien remis en cause la façon même d'éduquer des élèves qui ne voient plus que dans le courage le fait d'abattre quelqu'un.. alors oui on pouvait être courageux en tuant quelqu'un mais on l'était seulement si on se sacrifiait pour que les autres puissent vivre.. ça c'était le courage, ça c'était l'espoir, dire qu'abattre un homme qui ne pouvait pas se défendre était du courage c'était manquer de respect aux hommes comme Yukio Seki ou Leonidas.. mais qu'importait probablement ces vieilleries dont la petite ne saurait guère transmettre l'héritage.. après tout c'était sa vision du monde à elle qui perdurait plus probablement que celle du trentenaire désabusé par le monde qu'il était lui. Alors quand elle ajouta qu'elle l'enviait, il ferma les yeux un instant, réfléchissant pour lui dire quelque chose qui ne sonnerait comme n'étant pas trop dur envers une enfant de son âge mais finalement.. "Un jour ou l'autre tu seras bien obligé de faire comme moi sinon, eux, ils le feront." Quand il disait eux, il faisait référence au monde, le véritable monde, celui hors des murs qui la boufferait tout cru à la première occasion si elle avait le malheur d'être différente des autres et de refuser ce mode de fonctionnement, il savait ce que c'était, il en avait vu passer des êtres humains.

Puis la petite blonde continua son beau discours, lui disant qu'elle ne mourrait pas, enfin du moins pas tout de suite, et elle lui arracha un nouveau sourire. La fougue de la jeunesse, imaginer qu'on pouvait contrôler la mort, encore mieux sa propre mort, c'était quelque chose qui l'amusait particulièrement chez ses élèves. Il n'avait aucune conscience que ce n'était l'humain qui choisissait la mort mais que c'était la mort qui fauchait l'humain. Un jour ou l'autre ils s'en rendraient compte mais il espérait que ce ne serait pas dans leurs derniers instants de vie.. Il l'espérait sincèrement. Sans qu'il ne dise rien elle avança même le futur, de quoi le faire encore plus sourire, elle s'imaginait déjà à la place de June, dans le fauteuil de gérante du camp. D'un certain point de vue c'était mignon au vu de son âge et Aodhan pouvait aisément comprendre son envie même si lui n'aurait pour rien au monde échangé sa place avec tous les problèmes de gestion que pouvait rencontrer la rousse à la tête du camp. "Je vais commencer à dire de faire ses bagages à Madame Phelbs vu que la marquise semble déjà vouloir prendre sa place." Mais la suite lui réchauffa un peu le cœur même si cela aurait sûrement dû le lui refroidir, elle avait raison, parfois il n'avait pas envie de venir et il se demandait à quoi bon s'occuper des enfants dans un monde où ils risquaient tous de ne jamais avoir la chance de pouvoir découvrir la plupart des choses de la vie.. mais il continuait de le faire parce qu'après tout.. il y croyait parfois au plus profond de lui. "Je viendrais toujours en classe parce que sinon ils me mettront à la porte et je tiens à mon eau chaude." C'était en partie vrai pour le prof mais bon, il l'avait dit sur le ton de l'humour pour que ça passe mieux.

Puis la petite continua dans son étrange audace pour lui demander le prochain contrôle surprise qu'il avait prévu, le brun n'y croyait guère et il mit un instant avant de répondre cherchant la meilleur façon de lui répondre d'aller se faire voir sans être insultant, après tout il avait une certaine décence professionnelle. Sans rien trouver, il haussa les épaules et lui répondit simplement. "Dans deux semaines et si t'as pas la meilleure note de la classe en le sachant je t'envoie en stage deux semaines avec les militaires à éplucher des patates pour t'apprendre à tricher et à échouer." Puis le professeur enchaîna. "D'ailleurs je devrais déjà t'envoyer deux semaines à l'extérieur du camp pour t'apprendre à rester discrète quand tu fais le mur." Autant faire de l'éducation punitive mais punitivement intelligente à force.

Revenir en haut Aller en bas  
Zelda Anderson
Modératrice
Zelda Anderson
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Un couteau suisse
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 23/10/2019
Messages : 926
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. - Page 2 EmptySam 7 Déc 2019 - 9:23
Il lui annonce qu'un jour, elle sera obligée de faire la même chose que lui. Que si elle refuse, ce seront alors eux qui la tueront. Eux... Qui, exactement ? On dirait que le monde est désormais peuplé d'ennemis. Il y a les morts, bien sûr, mais tous les autres survivants qui vivent au-delà des murs du fort. Tout ces gens qui les envient et les méprisent. C'est insensé. Mais c'est la vérité, elle le sait maintenant. Les hélicos qui sont venus inonder le camp de balles et l'exécution du prisonnier le prouvent. On leur veut du mal. Et si Zelda espérait que les humains allaient réussir à s'entendre pour lutter contre la menace des rôdeurs, elle doit maintenant admettre que l'Homme reste un loup pour l'Homme. Le type à l'origine de cette phrase avait sûrement raison, en fait. Elle pousse un soupir et appui plus confortablement l'arrière de son crâne dans la paume qui lui sert d'oreiller improvisé. Elle parcourt les étoiles du regard en songeant que quelque part, sur une autre planète, il existe un endroit où les morts restent morts et où les gens ne se déchirent pas. « On verra bien quand le moment s'ra venu ! » Elle s'en remet au futur. Un jour, quand on a la menacera d'une arme, elle saura si elle est capable de tirer la première ou si elle est vouée à succomber. L'adolescente suppose que ces choses-là ne s'anticipent pas et qu'on découvre réellement qui l'on est dans le feu de l'action. Oui, elle verra bien ! Pourtant l'idée de tuer une personne ne l'effraie plus autant. Ce n'est pas vraiment un crime si un meurtre est motivé par la nécessité. « J'suis plutôt nulle pour anticiper, d'toute façon ! » avoue-t-elle sur le ton de la confidence. Oui, elle en a marre de tirer des plans sur la comète pour découvrir qu'au final, les choses ne se déroulent jamais comme elle les avait imaginées. Le futur se vit, il ne s'appréhende pas: Sinon la vie serait dénuée de surprises, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.

Quand elle lui annonce qu'elle dirigera le camp un jour, la réaction du professeur lui arrache un rire. Elle l'imagine bien aller annoncer à June qu'il est temps de faire ses bagages pour faire laisser place à la nouvelle génération. Il n'est pas dénué d'humour, ce drôle d'enseignant. Elle hoche la tête comme pour l'encourager à passer à l'action. « J'donnerais cher pour voir sa tête... » reconnaît-elle en souriant. « Mais j'crois qu'on va plutôt lui faire la surprise, hein ! » Elle savoure ce bref instant de complicité et reprend son observation du ciel. Elle croit reconnaître la Grande Ourse. Qui, d'ailleurs, ne ressemble même pas à l'un de ces animaux. Qui a eu l'idée, en voyant une casserole géante, de l'affilier à un ursidé. Ils étaient un peu bizarre dans l'ancien temps... Kaines lui avoue peu après qu'il continuera à venir en cours pour préserver ses privilèges. C'est vrai qu'elle n'avait jamais mesuré la chance qu'elle avait d'avoir de l'eau chaude à profusion avant que tout ceci commence. Maintenant, c'est devenu un luxe. Comme l'extrême majorité des petits plaisirs qui n'étaient rien d'autre qu'une norme à l'époque. L'apocalypse aide à relativiser. C'est le moins que l'on puisse dire. Il a forcé les gens à se recentrer sur l'essentiel. Et ce n'est peut-être pas un mal. « Difficile d'vous donner tort sur c'coup-là... » approuve-t-elle avec un sourire toujours ancré sur le coin de ses lèvres. « L'eau chaude, c'est la vie ! » Surtout pour une gamine aussi frileuse qu'elle ! Elle a des gênes australiens, elle, pas d'esquimaux. Et elle doit bien reconnaître que l'une des choses qu'elle regretterait le plus dans le camp, c'est encore la possibilité de pouvoir profiter d'une bonne douche bouillante. « En tout cas on dirait qu'on va d'voir se supporter encore un moment, vous et moi, alors ! » Mais cette perspective la réjouit plus qu'autre chose. Elle utilise un ton ennuyé pour la forme. Parce qu'on ne peut pas dire qu'on apprécie quelqu'un qui ne vous accorde pas la moindre importance en retour.

Lorsqu'elle évoque un futur contrôle surprise et qu'elle tente de le soudoyer, le professeur lui répond ouvertement. À sa grande surprise. Sérieusement, elle ne pensait pas qu'il partagerait avec elle une information aussi capitale. Elle se redresse, alerte, et considère cet homme qui est plutôt, elle doit le reconnaître, pour la surprendre. Il convient maintenant de décider s'il se moque d'elle ou si sa tentative de corruption a bel et bien fonctionné. Mais elle s'en moque très vite. En fait, dès l'instant ou Aodhan la menace de l'envoyer deux semaines à l'extérieur. Elle écarquille les yeux. Est-ce qu'il peut vraiment faire ça ? Elle ignorait que c'était en son pouvoir ! « J'pense aussi qu'vous devriez m'envoyer deux s'maines à l'extérieur ! J'mérite grave une punition ! » explique-t-elle. Les premiers temps, elle était heureuse d'être à l'abri derrière ces murs. Maintenant, elle s'y sent un peu prisonnière. Elle sait qu'elle a de la chance. Mais son esprit d'aventure s'est ravivé en même temps que l'impression de sécurité acquise en ces lieux. Zelda éprouve tout simplement - et bien naïvement - la nécessité de prendre l'air. De voir autre chose ! Alors si Kaines peut l'aider... « Sérieux, faites-le ! » affirme-t-elle sur un ton qui évoque pratiquement la supplique. « D'toute façon vous vous en foutez si j'meurs ! Et pis voyez l'bon côté des choses : vous aurez une élève d'moins ! » Elle considère le paquet de cigarettes et compte combien il lui en reste. « Trois clopes c'est assez ? » demande-t-elle avant de lui jeter doucement le paquet dessus. Elle remarque alors l'arme qu'il porte sur le flanc, brillante au clair de lune. Elle la lui désigne d'un mouvement du menton. « J'peux la t'nir en main un p'tit moment ? » Pour évaluer son poids et aussi pour éprouver une sensation qu'elle ne connaît que trop peu. Elle est cependant consciente que l'homme doit se méfier. En fait, il a raison. Il n'est pas sensé confier une arme à une adolescente, de ce qu'elle en sait. Bon, il n'est pas non plus sensé les envoyer en pèlerinage de l'autre côté du mur non plus...  « J'f'rai attention ! » promet-elle. Il ne va quand même pas refuser, si ?


Can you remember who you were, before the world told who you should be ?
Revenir en haut Aller en bas  
Aodhan Kaines
Aodhan Kaines
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Un bon vieux couteau et un pistolet beretta 92 qui lui vient de Neil
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 08/07/2019
Messages : 247
Age IRL : 21
MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. - Page 2 EmptyDim 8 Déc 2019 - 1:44
Il était vrai qu'il était peut-être un peu direct en lui disant qu'un jour il faudrait qu'elle appuie sur la gâchette ou ce serait les autres qui le feraient mais c'était comme ça. C'était un fait qu'il ne pouvait lui laisser l'ignorer d'autant plus qu'en tant que femme elle était bien plus en danger que les autres durant l'apocalypse et qu'il fallait savoir se défendre à tout moment. Après tout les rôdeurs ne faisaient pas de distinction, les hommes si. Puis le professeur repensa à la pauvre Mary et sa sœur que lui et Roza avaient retrouvé attachées dans un bar miteux coincée au milieu d'une bande, condamnée à être violée et utilisée comme un jouet pendant des années. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus repensé à cela mais c'était quelque chose qu'il avait vu de ses propres yeux et dont il avait eu l'immense chance de pouvoir mettre un terme avec ses camarades, l'horreur du genre humain. Son regard se dispersa vers ce qui les entourait tandis que son esprit restait concentré sur ce dont il pensait. Il ne voulait guère que ça arrive à cette fille comme à n'importe laquelle ou lequel de ces élèves c'était pour ça qu'il voulait leur apprendre cette logique où on doit savoir se défendre et surtout le faire en premier.

Mais qu'importe pour le moment elle avait raison, ce n'était pas la peine d'anticiper, ça importait peu au final dans l'immédiat, les murs étaient debout, les militaires faisaient leurs gardes et June tenait le camp d'une main de fer alors on pouvait prier pour que cela dure encore un moment, du moins assez de temps pour qu'Aodhan soit mort et que la blondinette soit prête. Parfois, il se demandait même si ce n'était pas lui qui rajoutait un peu de drame à tout ça, désabusant peut-être ses élèves face à la réalité..

Puis la suite vint, il était vrai que lui aussi aurait voulu voir la tête de June s'il se pointait dans son bureau pour lui dire de décamper parce qu'une petite gamine voulait prendre sa place. Sûrement qu'il se ferait dégager fissa par la rouquine à grand coup de pied au cul mais ça vaudrait le coup, du moins lui trouvait que ça vaudrait le coup de faire cela même si n'importe qui avec un minimum d'intelligence saurait qu'il ne faut pas le faire. M'enfin, ça importait peu, à cette heure-là il n'irait certainement pas déranger la gérante du camp pour cela et encore moins pour des bêtises d'adolescents puis de toute façon demain il aurait oublié alors il se contenta de rire doucement avant que le sujet ne repasse à sa façon d'éduquer les jeunes mais cette fois, elle lui donne raison. Même à 14 ans, visiblement les jeunes savent que c'est un luxe qu'on ne peut guère vouloir quitter que celui d'avoir le droit à une bonne douche chaude et puis ça réveille après une longue nuit comme celle-ci et ça, le prof va en avoir besoin si ça continue parce que la petite blonde ne semble guère d'avis d'arrêter de piailler. "Se supporter c'est vite dit, si je veux plus te voir je te mets dehors et t'iras planter des patates toute la journée au lieu d'apprendre des choses." Il lui avait répondu avec un sourire en coin, c'était rarement la plus amusante des activités de planter des patates et il était presque certain que la petite préférait au fond d'elle quand même suivre ses cours.

Puis elle lui demanda de l'envoyer deux semaines dehors et le professeur ne fut pas surpris par cela, cette gosse semblait presque folle parfois et ne pas se rendre compte que dehors, c'était pas si marrant même bien au contraire, c'était clairement le bordel et qu'il fallait mieux rester ici. Alors il lui répondit sèchement : "Non." avant que la conversation ne dévie et qu'elle n'en vienne à lui demander de tenir son arme.. le prof la dévisagea mais quitte à être dans une soirée de bonté avec elle, autant qu'il aille jusqu'au bout et mettant le cran de sûreté sur l'arme qui avait appartenu à Neil fut un temps, il la sortit de son étui pour la poser par terre. "N'enlève surtout pas le cran de sûreté sinon tu vas réveiller la moitié du camp et nous faire arrêter tous les deux." C'était déjà le minimum. "Puis évite de faire l'imbécile ça m'embêterait de devoir courir parce que tu t'es flingué en essayant de jouer avec." Puis surtout, il ne s'attendait pas à ce qu'elle puisse manier son arme, c'était sûrement trop lourd pour elle de toute façon.

Revenir en haut Aller en bas  
Zelda Anderson
Modératrice
Zelda Anderson
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Un couteau suisse
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 23/10/2019
Messages : 926
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. - Page 2 EmptyMar 10 Déc 2019 - 12:57
Elle prend acte de l'avertissement du professeur. Si elle lui pompe trop l'air, elle se retrouvera à planter des patates. Au lieu de se cultiver, en gros, elle cultivera des légumes. En soi, passer ses journées à l'extérieur ne la dérange pas. Elle apprécie travailler la terre et elle apprend aussi des choses pratiques. Un jour, si elle se retrouve à nouveau seule, elle saura au moins faire pousser de la nourriture. Les enseignements de Valentine et des autres agriculteurs sont tout aussi précieux que ceux de Kaines. Mais elle juge plus prudent de ne pas le lui faire remarquer. Quoique... « J'aime bien planter des trucs, encore ! » lui confie-t-elle. « La nature c'est quand même vachement abusé quand on y pense, non ? Tu mets des p'tites graines dans l'sol et pouf, ça t'donne des trucs à manger ! » Peut-être qu'en sachant qu'elle apprécie cet exercice, il sera moins prompte à la sanctionner ? Après tout les punitions ne sont pas faites pour être agréables. Sinon elles ressemblent à des récompenses. Et quelque chose lui dit que cet homme n'est pas du genre à faire plaisir à ceux qui l'ennuie. La gamine tient compte de la remarque, donc. Elle lève deux mains apaisantes comme pour l'assurer qu'il n'aura pas de problèmes avec elle. Pas plus qu'il n'en a déjà, en tout cas. « Et puis Valentine n'fait pas d'contrôles surprise, elle ! » souligne-t-elle avec ce ton léger, caractéristique, de la plaisanterie. Quoi qu'il en soit elle peut faire une croix sur l'éventualité d'une punition à l'extérieur. Ce n'était qu'une menace en l'air, visiblement. Il lui faudra trouver un autre moyen de parvenir à ses fins. Ça aurait été trop simple si l'enseignant s'était laissé berné... Elle ne s'offusque pas réellement de son ton sec, en tout cas. L'adolescente commence à comprendre que ce n'est pas l'expression d'un grief personnel à son égard. Il y a simplement des gens qui ne possèdent pas la faculté d'échanger correctement, gentiment, avec les autres. Alors elle tente de chasser cette pointe de déception et se force à ignorer l'intonation que l'homme a insufflé à son refus catégorique. Au final, ce qui l'ennuie, c'est surtout qu'elle a perdu le reste de son paquet de cigarettes... La prochaine fois, elle ne le lui lancera pas dessus et gardera à l'esprit qu'il n'est pas toujours possible de corrompre un Kaines nocturne...

Mais elle trouve des raisons de se réjouir quand son aîné accède à sa dernière requête, celle de pouvoir tenir son arme. Elle saisit l'objet avec précaution tandis que son propriétaire lui distille conseils et avertissements. Bien sûr, il fallait s'y attendre : il n'a pas envie qu'elle ôte le cran de sûreté et tire un coup. De quoi a-t-il peur ? Qu'elle le flingue ? Qu'elle se flingue ? « Vous faites pas d'souciiis ! J'suis pas une psychopathe, hein ! » Pour un peu, elle se sentirait vexée qu'il envisage une telle chose. Elle soupèse l'arme, étonnée par son poids. Elle en a déjà tenu une, par le passé. Mais sans le chargeur. Elle se rend compte à présent que ce sont les balles qui constituent la majorité du poids, pas le flingue en question. « C'est lourd...  » souffle-t-elle tout en continuant d'examiner l'objet sous toutes les coutures. Elle s'imagine un adversaire imagine et pointe l'arme dans sa direction. Un oeil fermé, elle ajuste sa visée et son doigt appui sur la détente. La sécurité la bloque avant que le coup parte et un léger sourire se dessine sur le visage de l'adolescente. Ramenant l'arme contre elle, elle souffle sur le canon pour en chasser une fumée imaginaire. « Ça n'vous gêne pas d'vous balader avec ça à la ceinture ? Ça doit être fatiguant, à la longue, non ? » Elle s'imaginait volontiers avec un holster sur la cuisse. Et même un deuxième pistolet pour être parée à faire face à n'importe quel danger. Mais maintenant qu'elle se rend compte de la masse de l'objet, elle suppose qu'un seul sera bien assez. Elle considère l'arme et son cran de sûreté. « Dans les films, les méchants oublient tout l'temps d'le retirer ! C'est pour ça qu'ils s'font avoir...  » déplore-t-elle. Cet irritant... Mais il se trouve qu'elle est une gentille, elle. Et qu'elle connaît la théorie. Tant que ce machin est relevé, un coup ne peut pas partir. C'est facile ! Mais plus qu'une gentille, Zelda est une adolescente. Une adolescente qui rêve de pouvoir appuyer sur une gâchette pour voir l'effet que cela fait. Oui, elle a assuré à Kaines qu'elle se tiendrait sage. Mais la curiosité et son immaturité prennent bien vite le dessus. Elle sait très bien qu'elle va faire une bêtise. Mais... C'est ce qui fait tout l'intérêt de la chose, non ? Ici, dans le fort, il n'y a pas beaucoup de danger. Les sensations fortes, il faut se les créer. « Hey, M'sieur Kaines... On s'enjaille ? » Son correspondant canadien lui a appris ce terme utilisé au Québec. Elle n'a jamais vraiment compris ce qu'il voulait dire sinon qu'il supposait une forme de plaisir, d'amusement. Son doigt fait aisément glisser la sécurité. Elle lève le bras d'un mouvement brusque et appuie sur la détente. Le recul lui vrille le bras et lui fait perdre son équilibre. La détonation résonne dans l'obscurité et brise la quiétude de l'île. « Wow !? » Choquée, quelque peu sonnée, Zelda met quelques secondes avant de réagir et de reposer l'arme au sol comme si elle prenait conscience de sa véritable dangerosité. Elle tremble d'excitation, oui, mais également de peur. C'est la première fois qu'elle fait feu sur quelque chose. Les étoiles, en l'occurrence. « V'nez, faut qu'on s'barre ! » Et aussi vite qu'ils le peuvent. L'enfant se relève et lâche un rire à la fois nerveux et amusé. « Viiiite ! » Les curieux ne vont pas tarder et il vaut mieux qu'ils ne les trouvent pas là ! Les frissons s'accentue. Elle ne se sent jamais aussi vivante que dans ce genre de situations...


Can you remember who you were, before the world told who you should be ?
Revenir en haut Aller en bas  
Aodhan Kaines
Aodhan Kaines
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Un bon vieux couteau et un pistolet beretta 92 qui lui vient de Neil
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 08/07/2019
Messages : 247
Age IRL : 21
MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. - Page 2 EmptyMar 31 Déc 2019 - 7:42
Tandis qu'il discutait avec la petite blonde, Aodhan oubliait presque au fur et à mesure le temps qui passait, gardant simplement à l'esprit qu'il se devait de réussir à l'envoyer au lit avant le lever du jour sinon il était bon pour avoir la tronche d'un gars qu'avait fait nuit blanche devant ses élèves et il n'imaginait même pas le caractère de Zelda sans qu'elle ait dormis, déjà qu'elle était plutôt chiante en général en ayant eu son quota d'heures de sommeil, il ne voulait pas la voir sans. D'ailleurs, il commençait à se faire tard et il s'en rendait compte tandis qu'il venait de la menacer de l'envoyer planter des patates, ah, s'il pouvait le faire pour tous les autres il en serait bien heureux malheureusement si sa classe se vidait et que les plants de patates se multipliaient peut-être que June commencerait à se poser quelques questions sur le professeur. Et même si ça l'aurait fait rire de voir June se réveiller un beau matin en voyant tous les gosses un peu chiant du coin en train de planter des patates sous sa fenêtre, il doutait que ce serait aussi marrant lorsqu'elle viendrait le tirer de son lit pour lui mettre une bonne paire de claques histoire de lui rappeler que son rôle c'était de cultiver les gosses et pas de les faire cultiver.

Puis la petite lui fit la remarque que Valentine ne faisait pas de contrôle surprise, ça, c'est sûr que quand on était trop con pour faire autre chose que planter des patates toute la sainte journée même quand le soleil était au plus chaud de l'année, on était rarement assez malin pour faire un contrôle sur quoique ce soit. Ceci dit la brune les faisait survivre en très grande partie avec sa gestion des plantations alors Aodhan n'allait rien dire de méchant sur elle auprès de qui que ce soit, de toute façon il ne la connaissait pas non plus assez à vrai dire. En plus la petite s'empresserait de se délecter de ce qu'il pourrait dire de désagréable et elle irait rapidement le balancer auprès de l'intéressée ou pire de quelqu'un de plus haut gradé.. de toute façon on pouvait guère faire confiance aux enfants donc il valait effectivement mieux ne rien dire sous peine d'avoir quelques problèmes peu agréable.

Qu'importe après avoir filé son pistolet à la blonde, le professeur l'observa, souriant à sa phrase comme quoi elle n'était pas une psychopathe.. il avait un million de preuves de dire que c'était le contraire comme par exemple le fait d'avoir déjà la volonté de tenir une arme à feu ou d'acheter son professeur en lui filant des cigarettes mais c'était un autre sujet. Et tandis qu'il fumait cette dernière, la petite blonde découvrait cet engin de mort, cet engin qui vous prenait tant mais parfois vous sauvez de tout perdre. C'était l'ironie de ce qu'on appelait une arme à feu, elle était aussi nécessaire que fatale à votre quotidien. Et tandis qu'il réfléchit à cette triste réalité, la gosse commence à apprivoiser l'arme et s'amuser même à viser un ami imaginaire avant d'appuyer sur la gâchette et à ce moment-là, Aodhan remercie le génie qui a crée le principe du cran de sûreté avant que la blonde ne se retourne pour lui demander si c'était lourd à porter. "Je le porte tous les jours mais globalement on prend l'habitude de l'avoir à un moment, on le sent plus vraiment." Il posa son regard sur l'arme qu'elle tenait dans sa main. "Au final c'est juste là puis c'est tout, on s'en sert quand on en a besoin." Et dans ce bas monde on avait souvent besoin de son arme quand on était pas derrière des murs comme ceux de Fort Ward.

Puis elle continue en lui parlant des méchants, c'est vrai que ce qu'on voyait dans les films étaient différents de la réalité. Dans les films les méchants oublient toujours de descendre au bon moment les gentils, dans la vraie vie ils ratent rarement leur premier coup s'ils en ont l'occasion. Puis elle continue, regarde le cran de sûreté et le professeur hésite à lui retirer l'arme, faudrait pas qu'elle fasse la débile avec ça sinon ils étaient tous les deux dans la merde. Mais elle semble ne rien faire d'autre que de regarder alors son regard va se perdre dans la nuit en attendant qu'elle ait fini de jouer. Jusqu'à ce qu'elle le tire de ses rêveries pour l'interpeller et qu'elle fasse la seule chose qu'il lui avait ordonner de ne pas faire.. appuyer sur la gâchette.. le professeur mit un instant à comprendre tandis que le bruit lui vrillait les tympans et que la petite s'était sûrement fait mal à cause du recul vu que c'était la première fois qu'elle tirait cette joyeuse imbécile. Le professeur lui jeta un regard noir mais déjà elle était debout et elle semble vouloir partir à travers la nuit. Sans attendre le prof prit le pistolet au sol encore brûlant du tir qu'elle avait stupidement fait pour s'amuser et il la suivi. Il était furieux mais il n'avait pas encore eu l'occasion de dire quoique ce soit et attrapant Zelda par le bras pour partir à l'opposé du coup de feu, il lui fit clairement comprendre que c'était pas amusant ce qui venait de se passer. "T'as conscience que t'aurais pu te fracasser le nez ou mieux nous faire descendre si un garde avait été pas loin ?!" Cette gosse était définitivement une tarée.

Revenir en haut Aller en bas  
Contenu sponsorisé
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. - Page 2 Empty
Revenir en haut Aller en bas  
- Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. -
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» Quelle délicieuse prestation {Hentaï} [PV Siin]
» La Cerise s'efface, le Bien trépasse [hentaï, PV Vaelz]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: RP Terminés-
Sauter vers: