The Walking Dead RPG

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- Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. -
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Zelda Anderson
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MessageSujet: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. EmptyMer 30 Oct 2019 - 16:38
D'ordinaire, elle n’arpente pas les alentours du camp en pleine nuit. Déjà parce qu'elle n'a pas le droit de se trouver hors des baraquement à cette heure tardive. Et puis aussi parce que son rythme de vie calqué sur des réveils aux aurores favorise la fatigue. Oui, elle devrait être en train de dormir normalement. Mais ce soir, ça relève d'une mission impossible. Elle a donné un nom à June, aujourd'hui. Son propriétaire ne se conformait pas, selon l'adolescente, aux règles du camp et n'actait pas au nom du bien-être de la communauté. Zelda tente obstinément de délester sa conscience de ce poids. Elle se rassure comme elle peut  et essaie de se convaincre qu'elle a fait ce qu'il fallait. Mais le fait qu'elle soit elle-même en train d'enfreindre les frontières imposées par le bon-sens n'arrange en rien son désagréable constat. Le sommeil la fuit comme s'il cherchait à l'accabler. La clarté de la lune et la beauté des étoiles ne parviennent pas davantage à soulager ses pensées. La cigarette qu'elle porte régulièrement à ses lèvres ne lui apporte pas le moindre réconfort non plus. La fumée lui brûle la gorge et les toussotements qu'elle étouffe soulignent bien la nocivité de ce truc. Elle espérait peut-être que cette clope allait l'aider à relativiser. Les gens n'en brûlent-ils pas pour se calmer ? Tout ça, c'est des foutaises... Elle s'en rend bien compte. Mais la morsure du tabac consumé ressemble à une punition qu'elle accepte volontiers au vue des circonstances. Parce qu'en cet instant, l'adolescente se méprise avec une intensité rare. Sans réellement regretter l'aide qu'elle apporte à la leader du camp, elle mesure surtout l'emprise que ses propres actes peuvent avoir sur elle. Est-ce que cette prise de conscience fait partie intégrante du processus de l'adolescence ? Est-ce que les plaintes de sa conscience sont légitimes ou n'incarnent-elles que les soubresauts de l'enfance e de son innocence ? Si seulement elle arrivait à trouver des réponses satisfaisantes...

Une ondée venteuse balaient l'herbe alentours et fait voltiger les cheveux de la gamine. Un frisson déchire son échine et elle se rappelle que les mois chauds laisseront bientôt leur place au silence de l'hiver. Elle n'avait pas conscience que les nuits étaient déjà si froides et, soudainement, sa couette se remet à lui manquer. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres quand elle songe qu'un peu plus d'une année plus tôt, elle aurait tué pour pouvoir profiter d'un véritable lit. Ce soir, elle s'obstine pourtant à le fuir comme si le temps avait érodé l'intérêt d'un tel privilège. La jeune australienne considère peut-être un peu trop que les choses sont acquises, désormais. Elle n'envisage plus vraiment la possibilité que des rôdeurs puissent jeter à bas les défenses du camp et de ses alentours. Son sentiment de sécurité s'est dangereusement accentué. La preuve, au final, s'exprime à travers sa simple présence en ces lieux excentrés. La présence d'un rôdeur est possible malgré la vigilance des gardiens des tours. Mais elle ignore cette possibilité et pêche par imprudence. Elle écrase sa cigarette sur le sol et glisse son cadavre dans sa poche. Sa fibre écologique, développée par ses parents, se manifeste encore. Elle visse ensuite presque immédiatement une autre clope à la commissure de ses lèvres. Il faut faire disparaître les preuves et prier pour que le véritable propriétaire du paquet ne se rende pas compte de la disparition de son bien. Il n'avait qu'à pas l'oublier sous ce porche. Au final, c'est peut-être sa faute. Zelda arbore un autre sourire en songeant qu'il existe des gens plus naïfs qu'elle. Elle croit alors entendre ce qui ressemble à des bruits de pas. Elle se redresse lentement et observe les environs. Personne... Son esprit doit lui jouer des tours. L'adolescente observe encore un instant les lieux que l'obscurité dévoile à son regard puis s'allonge à nouveau sur le sol, un bras replié en appui sous sa tête. Fausse alerte !

Alors la valse des interrogations et des regrets peut reprendre. Mais cette fois, le sommeil se manifeste sous la forme d'un long bâillement. La jeune blonde entrevoit peut-être la fin de la nuit et elle se résout à rentrer avant que l'insomnie viennent reprendre ses droits. Elle se redresse et époussette négligemment la saleté de son t-shirt avant de tomber nez à nez avec... Aodhan Kaines ?! La surprise est totale. À tel point qu'elle reste un instant immobile, la bouche entrouverte, les yeux écarquillés. Elle ne l'a vraiment pas vu et sa veste de cuir noir l'a probablement aidé à trompé sa relative vigilance. La réalité rattrape la jeune australienne écrase entre le pouce et l'index l'extrémité de sa cigarette pour en faire tomber la cendre. Cette dernière glisse sur le bas de sa jambe dénudée et la brûlure la fait sursauter. Espère-t-elle vraiment tromper cet homme ? Et pourquoi éprouve-t-elle le besoin de le faire ? Elle doute qu'il puisse lui reprocher la présence d'une cigarette. C'est l'apocalypse, après tout. Mais les vieux mécanismes ont la vie dure et Zelda conserve l'impression d'être en faute. "M'sieur Kaines ?!" finit-elle par s'étonner. Elle ne s'attendait pas vraiment à voir ce professeur qui, de temps à autre, et moins que les autres enseignants, lui dispense des cours d'histoire ou de géographie. En fait, elle se demande s'il la reconnaîtra. La jeune australienne est une élève appliquée mais appartient à la catégorie de ceux qu'on ne remarque pas vraiment. Elle n'est pas la plus bavarde des jeunes du camp. Elle suscite davantage l'indifférence que l'intérêt. Et c'est en partie pour cette raison que June l'a recrutée, suppose-t-elle. "Mais... qu'est-ce que vous faites là ?!" La questionne sonne presque comme un reproche quand bien même elle n'est pas en mesure de formuler la moindre accusation, si ce n'est celle de l'avoir prise en flagrant délit. En fait, elle ne sait pas réellement si cet homme est attaché aux règles imposées aux plus jeunes ou s'il est de nature à passer par-dessus ce genre de choses. Ce qui est certain, cela dit, c'est qu'elle est soulagée de ne pas être tombée sur l'un des militaires du camp. Eux, ils ne rigolent vraiment pas avec le règlement. Et Zelda se voit mal expliquer - et, surtout, justifier - à un quelconque responsable la raison de sa présence en ces lieux. L'australienne laisse un bref instant son regard vagabonder sur les environs comme pour s'assurer que personne d'autre n'approche. Puis, une autre question s'impose à elle : est-ce qu'elle peut faire confiance à cet homme, ici, loin de la plupart des yeux qui sont sensés assurer la sécurité des résidents du camp ? Finalement, elle ne sait pas grand chose de son aîné...


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Aodhan Kaines
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MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. EmptyMer 6 Nov 2019 - 1:28
Encore une nuit.. encore une nuit à être secoué, à voir ses cicatrices être rouverts par les mains affamés des cauchemars qui voulaient réduire à néant son sommeil, comme si c'était drôle, comme si c'était un passe-temps que celui de l'empêcher constamment de pouvoir avoir la paix. C'était périodique.. enfin.. périodique était un bien grand mot. Souvent, les cauchemars reprenaient au bout de quelques jours mais ils s'arrêtaient, parfois c'était même une semaine et à Renton c'était même un mois mais à chaque fois ils revenaient. C'était comme revoir un membre de sa famille qu'on avait pu revu depuis longtemps sauf que cette fois le membre de la dite famille vous mettez les deux pouces dans les yeux et essayaient de vous les écraser la boite crânienne histoire de vous réveiller un peu. C'était exactement ce sentiment là qu'il ressentait à chaque fois comme étant une souffrance. Il détestait ça, il détestait ça le plus sincèrement du monde mais il ne pouvait rien faire, il avait déjà essayé de lutter, il avait déjà essayé de croire en la disparition de ces cauchemars mais rien n'y faisait : ils étaient toujours là et c'était toujours la même chose. Il revoyait Camélia, il sentait son parfum, ses doigts qui caressaient sa peau et d'un coup, c'était des griffes qui lui lasseraient la peau et une odeur nauséabonde. C'était la double peine, celle de faire un cauchemar mais celle aussi de revoir quelqu'un qu'il avait sincèrement aimé devenir une de ces bêtes, une de ces choses qui rôdent la nuit et qui viennent s'en prendre à vous pour vous dévorer le visage avant de vous ouvrir le ventre pour se nourrir de ce qui se trouve au plus profond de vous..

C'est après un énième de ces sympathiques moments qu'Ao ouvrit finalement les yeux, là, allongé sur son lit, vide, il jeta un œil vers le plafond. La maison était à étage et il ne fermait jamais réellement les volets, il y avait seulement les rideaux alors il savait qu'il faisait encore nuit dehors, profondément nuit même. Trempé par la sueur, il fit l'effort de se lever pour se changer rapidement et mettre des affaires propres qui étaient vierges de tout cauchemar avant de jeter un regard à la fenêtre. Il n'y avait rien, c'était noir, avec un peu de lumière tout de même. C'était particulièrement inquiétant en réalité.. dans un monde où des bêtes peuvent vous sauter dessus à n'importe quel moment vous ne savourez guère le calme de la nuit, la simplicité de l'obscurité vous parait un danger de tous les instants alors même que vous semblez être au plus sécurisé des endroits dans votre propre maison et dans votre propre Fort. C'était l'ironie du survivant, d'avoir cet instant si primaire et si animal qui pourtant faisait survivre bon nombre d'entre eux hors de ces murs et qui permettaient de dire haut et fort que les êtres humains étaient encore là, étaient encore debout.

Sans un songe de plus pour ce que son espèce avait bien pu faire de bien ou de mal ces dernières années pour survivre, Aodhan enfila son jean, mettant sa ceinture autour de sa taille avant de se saisir de son blouson fétiche et de quitter sa chambre non sans prendre un couteau.. après tout, c'était peut-être lui mais son instinct lui disait toujours de se méfier la volonté absolue des Remnants de construire une nouvelle civilisation pouvait parfois ne pas être la même que certains habitants. Descendant les escaliers, il fila vers l'extérieur pour savourer un peu la froideur du monde. C'était amusant, on aurait dit presque un avertissement mais il prenait le parti de ne pas l'écouter, d'aller droit dans ces ténèbres, de se réveiller en eux et d'en profiter pour se balader un petit peu malgré le couvre-feu. Ce fut néanmoins sans compter le fait de voir une lumière, la lumière d'une cigarette, il avança vers elle discrètement avant de tomber nez à nez sur un visage qui fut visiblement surpris mais qu'il connaissait bien et il ne put retenir un soupir.. c'était la petite australienne à qu'il avait déjà dispensé des cours et il ne savait pas ce qui l'agaçait le plus dans l'instant, qu'elle vienne gâcher sa ballade ou qu'elle soit en train de fumer en pleine nuit à l'extérieur. "Zelda." Il répondit en toute froideur, il était hors de question qu'elle se justifie ou quoi que ce soit, il s'en tapait profondément, il voulait juste qu'elle retourne dans son lit et qu'il puisse marcher en sachant qu'elle était comme les autres enfants sous sa garde : en sécurité.

Dévisageant la petite, il prit un air presque outré lorsqu'elle lui demanda ce qu'il faisait ici avant de se mettre à sourire. "Moi ? Ce que je fais ici. C'est une question bien culotté, gamine." Il y croyait pas, c'était elle qui était en tort en pleine nuit en étant une gosse à prendre des risques inconsidérés et c'était lui qui se faisait engueuler. "Qu'est-ce que toi tu fais ici, en pleine nuit, aussi loin de l'endroit où t'es censé être, ou tout du moins dormir." Il posa sur elle un regard inquisiteur comme pour corroborer ses propos avant de se relâcher rapidement et de la couper. "Non, en fait je m'en fous, rentre chez toi et évite de te balader en pleine parce qu'y en a bien un qui serait capable de te descendre."

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Zelda Anderson
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MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. EmptyVen 8 Nov 2019 - 4:34
Un peu malgré elle, la réaction du professeur l'amuse. Un sourire s'installe très brièvement sur ses lèvres avant que le bon sens vienne l'en chasser. En fait, elle abonde dans le sens de l'enseignant : sa remarque était un brin culottée. Elle se renfrogne lorsqu'il la qualifie de gamine. Certaines fois, ce mot est prononcé d'une manière affectueuse, Dans ce genre de cas, ce dernier ne lui pose pas le moindre problème. Mais si elle se fie au ton de son interlocuteur, il s'agit plutôt d'une forme d'insulte. Il souligne son jeune âge. C'est... réducteur. Les enfants, dans ce monde, deviennent des adultes bien avant l'heure. Sans être un chantre de maturité, Zelda se considère toutefois davantage comme une adulte que comme une adolescente. Du moins, comme une adolescente d'autrefois. Un brin agacée par le comportement de son aîné, elle croise les bras et l'observe avec une irritation qu'elle peine à masquer.Aussi, lorsqu'il lui retourne la question et lui demande ce qu'elle, elle fait ici au lieu de dormir, elle opte pour une réponse qui frise l'insolence. "Ben j'arrivais pas à dormir, justement !" rétorque-t-elle. "Mais d'nous deux, j'me dis qu'c'est encore moi qui ai le moins b'soin d'sommeil ! Vous vous rapp'lez pas de l'époque où vous étiez jeune et qu'il vous s'ffisaient de quelques heures de repos pour être en forme le lend'main?" Oui, d'accord, elle n'a pas vraiment le droit de se trouver ici à cette heure avancée de la nuit. Mais elle pourrait toujours arguer qu'elle est en mission pour June et qu'elle s'assure que personne n'a un comportement étrange. Et puisqu'il est question de comportement, justement, Zelda en vient à se demander pourquoi son interlocuteur se montre si pressé de se débarrasser d'elle. Est-ce qu'il pense vraiment à sa sécurité ? Alors pourquoi son ton est-il aussi froid ? Elle le dérange, c'est évident. Tout ceci est décidément bien étrange. Alors l'adolescente n'accède pas à la requête de son professeur et se contente de rester sur place. "Vous pourriez aussi être pris pour un rôdeur, vous savez ?" lui fait-elle remarquer en arquant l'un de ses sourcils. L'argument d'Aodhan est pertinent, oui, mais il n'en reste pas moins qu'il pourrait lui aussi être victime d'un fou de la gâchette. Pardon, d'un soldat remplissant son devoir avec zèle. L'australienne hausse les épaules. "Et en plus, vous êtes plus grand qu'moi ! Si les gardes doivent abattre l'un d'nous, m'est avis qu'c'est vous qui vous prendriez la première balle..." Osera-t-il prétendre le contraire ? Elle réprime un bâillement et espère que l'obscurité ne l'aura pas trahie. En tout cas elle ne compte plus rentrer tout de suite. Après tout, il lui incombe de prendre soin de son professeur. Non ? "En fait, quand on y pense, j'suis un peu en train d'vous sauver la vie, là !" Deux rôdeurs qui discutent, ce serait inédit. Leurs éclats de voix les disculperont immédiatement aux yeux d'éventuelles sentinelles. Oui, en restant ensemble, les chances d'être abattus. "J'dis ça, j'dis rien..." conclue-t-elle.

Honnêtement, c'est plutôt plaisant de tenir tête à un adulte. Les professeurs symbolisent une forme d'autorité qu'elle avait presque oubliée mais qui s'est rappelée à son bon souvenir depuis l'ouverture de la bibliothèque-école. Il relève peut-être du devoir d'une adolescente que de se rebeller contre ses enseignants. En cours, l'australienne est une bonne élève. Attentive. Mais elle parvient encore à se révolter contre les devoirs et toutes ces activités ingrates qui l'aideront peut-être pour le futur mais qui plombent un peu son présent. L'apocalypse devrait au moins avoir la courtoisie de les soulager des impératifs scolaires. "Et puis on est pas à l'école, là ! J'suis pas bien sûre qu'vous ayez l'droit d'me dire c'que j'dois faire en dehors des heures d'cours..." lui fait-elle remarquer après quelques secondes. "En fait, quand on y pense, on s'rait plus comme des sortes de... j'sais pas moi, comme des camarades ?" Deux personnes appartenant au même groupe et qui doivent s'entraider pour survivre. Le fait qu'il soit l'enseignant et elle, son élève, ne devrait pas compter dans l'équation. En tout cas elle dispose encore d'un argument à faire valoir : "Et puis vouloir donner des ordres aux autres et même leur dire quand ils doivent dormir, ça ressemble un peu à de l'autoritarisme, j'trouve ! On est pas en Corée d'Nord, non ? Et vous vous appelez pas Kim truc bidule !" Oui, elle écoute en classe ! La preuve ! Elle était trop jeune pour connaître ce régime politique mais grace à Aodhan, elle sait maintenant où se situe la Corée et comment les choses fonctionnent - ou fonctionnaient - là-bas. À peu près, en tout cas. Car elle a bien de la peine à imaginer la vie au sein d'une dictature. Quoique... "Dites... Vous pensez que c'Kim il est toujours en vie ? Il était bien protégé si c'était une sorte de dieu pour son peuple, non ?" Aussitôt après avoir posé la question, elle se rend compte que la réponse n'est pas si importante, dans le fond. Elle a bien assez à faire ici, pour sa propre survie, sans s'inquiéter pour un dictateur vivant à des milliers de kilomètres. Mais s'il était mort, ce ne serait pas forcément une mauvaise chose en tout cas ! L'adolescente glisse une nouvelle cigarette entre ses lèvres et l'allume avec une hésitation perceptible, née de l'absence d'habitude. Elle s'y prend à deux reprises pour bouter le feu au tabac. "C'est juste au cas où on se f'rait repérer ! Les rôdeurs fument pas, vous comprenez ?" demande-t-elle sur le ton de la rhétorique. Oui, ça augmentera peut-être un peu les chances de se faire repérer par les gardes mais c'est toujours mieux que de finir avec une balle dans le corps. L'adolescente tend ensuite le paquet à son aîné pour lui proposer de l'aider à faire disparaître les preuves. "Vous en voulez une ?" C'est la maison qui offre !


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Aodhan Kaines
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MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. EmptySam 23 Nov 2019 - 17:55
Bon dieu, il avait fallu qu'il tombe sur un de ces gosses avant d'aller marcher, intérieurement il se doutait bien qu'elle n'irait pas suivre ses ordres comme une bonne petite gamine suivrait les ordres des aînés et qu'il allait avoir le droit à un cinéma impossible à arrêter et il ne s'y était pas trompé. Il commençait à bien trop connaître les enfants qu'il avait sous sa garder et auxquels il devait inculquer les braves valeurs de ce camp et les connaissances basiques habituelles. Qu'importe, elle avait déjà commencé à gigoter argumentativement parlant pour se justifier de sa bêtise et déjà le professeur sentait que la nuit allait être longue et qu'il ne pourrait sûrement pas aller faire sa promenade avant un bon petit moment.

Tandis qu'il se faisait cette remarque la jeune fille le traita littéralement de vieil homme et Aodhan arqua un sourcil. Quelle connerie, lui n'était pas vieux et ce qu'elle disait était une connerie monumentale, surtout qu'il la retrouverait sûrement endormie sur un coin de table le lendemain en cours alors que lui serait sûrement dans une forme relativement suffisante pour tenir la journée à faire un cours à des élèves qui globalement n'était pas forcément ni concernés ni assidus. Ainsi, observant toujours de haut la petite demoiselle, il l'écouta jusqu'à ce qu'elle avance l'argument du rôdeur sur lequel elle n'avait pas forcément tort après tout, effectivement il aurait lui aussi pu être pris pour une de ces horreurs qui s'amusaient parfois à venir traumatiser deux ou trois membres de la communauté. Il se dota même d'un léger sourire quand la petite lui dit que d'eux deux c'était sûrement lui qui prendrait la balle le premier, ce qui en soit n'était pas tout à fait faux voir pas du tout en fait. Elle était douée en argumentation en tout cas et il était plutôt fier de sa capacité d'improvisation, dommage que pour le coup ça n'ait aucun intérêt puisqu'il la renverrait sûrement chez elle dans les vingts minutes suivantes.

Puis elle continua, prétendant sauver la vie de son professeur alors qu'on pouvait rarement faire du mal à quelqu'un qui se considérait comme étant déjà mort mais il lui lança à nouveau un léger sourire avant qu'elle ne termine sa tirade. "C'est moi qui suis en train de te sauver la vie parce que si t'étais tombée sur un militaire à cette heure-là, je peux te dire que le réveil du lendemain aurait été difficile et en prime t'aurais gagné le droit d'aller voir June Phelbs pour te faire botter le derrière." Il hocha la tête pour souligner le fait que ce serait surement une évidence d'ailleurs, le fait qu'elle se fasse botter les fesses. "Et crois moi, tu veux pas rencontrer June Phelbs.". Il l'avait rencontré plus d'une fois mais c'était, comme une célèbre expression le disait, une main de velours dans un gant de fer et il ne doutait nullement qu'elle remette sévèrement à sa place la jeune fille.

Mais elle continua dans son petit cinéma, soulignant le fait qu'ils ne se trouvaient pas tous les deux à l'endroit où le brun dispensait ses cours à ses élèves et il arqua un sourcil quand elle lui dit qu'ils étaient comme des camarades. Elle se prenait pour une communiste ou elle commençait à vraiment prendre un peu trop ses aises avec son professeur ? Et alors qu'il allait la rabrouer, elle continua dans son délire vis à vis du fait qu'un adulte ne pouvait visiblement pas remettre à sa place une adolescente et lui dire d'aller se pieuter alors qu'on était en pleine nuit et que c'était ce que faisait les gens normaux et la voyant bégayer sur le nom simple de l'ancien dictateur de Corée du Nord il se massa les tempes. "Kim Jong Un, Zelda." Cette petite était aussi désespérante que pleine de volonté et Aodhan ne savait pas si à cette heure si tardive il était en capacité de supporter un afflux de remarques et de questions dont la pertinence n'était pas forcément des plus exceptionnelle. "Il est sûrement mort, quand on a l'habitude de vivre aisément, on vit mal le changement d'environnement." Mais elle continua de plus belle avant de sortir une cigarette pour fumer devant son professeur, elle était complètement folle sûrement mais bon, Aodhan avait bien compris que visiblement il ne se débarrasserait pas d'elle alors quand elle lui proposa une cigarette il l'accepta. "Merci, mais ça va mal finir ces histoires, Zelda." Il haussa les épaules. "C'est toi qui voit mais si la prochaine fois tu tombes sur quelqu'un qui n'a aucune sympathie pour les enfants, t'en payeras les conséquences." C'est tout ce qu'il pouvait dire de toute façon, il était pas sûr qu'elle l'écoutait réellement.

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Zelda Anderson
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MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. EmptySam 23 Nov 2019 - 20:59
Guidée par une insolence qui ne lui ressemble guère, Zelda s'octroie le luxe d'arquer un sourcil lorsque son professeur évoque June. Elle doit bien reconnaître qu'il n'a pas tout à fait tort : cette excursion nocturne pourrait très bien se terminer dans le bourreau de la rouquine. L'adolescente imagine fort bien l'air sévère qu'elle arborerait alors. Non, la boss ne serait pas contente d'apprendre qu'elle a enfreint les règles de sécurité. L'argument d'Aodhan est bel et bien pertinent. En fait, elle a envie de lui répondre qu'elle connaît bien June et même qu'elle travaille pour elle. Mais ce serait sans doute un peu présomptueux et ça ne changerait rien au problème de base : même si elle a commencé à tisser des liens avec l'ancienne avocate, elle doute qu'ils soient suffisants pour lui permettre d'échapper à une punition. Et, pour les avoir expérimentées, l'australienne sait très bien qu'elles ne sont pas agréables. Alors elle finit par hocher la tête pour approuver les propos de son enseignant. "Heureusement qu'je suis tombée sur vous, alors !" relativise-t-elle. Oui, les choses auraient sans doute été pires si c'était un militaire qui l'avait découverte. La chance semble être de son côté... Mais elle n'exclue pas encore la possibilité que son interlocuteur puisse se transformer en délateur. "Parce que vous, vous allez pas m'balancer, hein ? Vous êtes pas un collabo, pas vrai ?" demande-t-elle, estimant sans doute que la référence le dissuadera d'aller tout raconter à un éventuel responsable. Au fil de la conversation - et après un rappel du nom de cet ancien dictateur coréen - elle comprend qu'il n'est pas comme ça et l'homme devient instantanément plus sympathique. Oui, il vient facilement de gagner une dizaine de points d'estime. Sans approuver son comportement, le professeur lui laisse le choix. C'est tout ce qu'elle pouvait espérer. Un long soupir franchit le seuil de ses lèvres tandis qu'elle expire la fumée emmagasinée dans ses poumons. Il ne faut pas longtemps avant qu'elle soit prise d'une quinte de toux qu'elle étouffe de sa main libre. "J'vois vraiment pas c'que les gens trouvent aux clopes ! Ça nique la gorge, c'est abusé !" Et pourtant elle n'écrase pas sa cigarette. Pas encore. Elle éprouve ce besoin de se faire du mal, de braver ce qui était autrefois un interdit pour les mineurs. Comme si, de cette manière, elle se sentait un peu plus vivante. La vie n'a plus un grand sens, désormais. Alors pourquoi se préoccuper du cancer alors que la mort se manifeste désormais - et surtout - sous la forme de mâchoires décharnées ?

Au final, Zelda se rend compte qu'ils ne sont guère subtils en restant debout. Les braises risque d'attirer l'attention des militaires et de leurs lunettes spéciales qui voient dans le noir. Ils doivent être des cibles parfaites pour les petits curieux et autres empêcheurs de tourner en rond. L'adolescente ne tarde donc pas à désigner le sol à son aîné. "On s'assoit ?" propose-t-elle avant de passer très vite des mots aux actes. Elle ne sait plus vraiment si sa présence gêne son professeur mais puisque ce dernier à accepté son pot de vin, il n'a plus vraiment de raisons de la fuir ou de la chasser. Il a très bien compris qu'elle ne compte pas jouer la carte du bon sens et elle, elle pressent qu'il pourrait s'habituer à sa présence. Après tout, ils ne sont que deux humains qui ne trouvent visiblement pas le sommeil. Et puisque l'australienne n'a pas vraiment l'occasion - ou le courage - d'échanger avec cet homme en dehors des heures de cours, elle trouve que l'occasion est parfaitement adaptée pour faire plus ample connaissance. "Alors ? C'est quoi qui vous empêche de dormir, vous ?" questionne-t-elle sans s'embarrasser d'un quelconque tact superflu. Les gens ne se baladent pas en pleine nuit s'ils n'ont pas des soucis ou des regrets à dissiper. Elle est bien placée pour le savoir, après tout. "C'est l'mec qu'vous avez buté, c'est ça ?" suppose-t-elle, faisant référence à l'exécution qui a eu lieu quelques jours plus tôt. Si elle a été choquée par l'acte en question, le fait que ce soit l'un de ses professeurs qui ait appuyé sur la détente a laissé des traces sur son âme. Elle considérait jusque-là les enseignants comme des gardiens du bon sens. Des chantres de la connaissance. En fait, ils incarnaient le lien le plus vivace avec son enfance. Ils lui insufflaient un sentiment de normalité. Aodhan l'a privée de cette sensation. Mais... elle ne lui en veut pas. Ou plutôt, elle comprend pourquoi il a fait une chose pareille. S'il s'est sali les mains, c'est aussi dans son intérêt. Il est plutôt difficile de lui reprocher ce qui doit être une forme d'altruisme. Mais quand même... "Vous savez, j'vous pensais pas capable d'faire un truc du genre !" lui confie-t-elle. Son ton est exempt d'une quelconque trace de désapprobation. Elle expose une simple vérité, rien de plus. "C'était la première fois qu'vous assassiniez quelqu'un ?" Oui, un assassinat. Le mot semble parfaitement adapté même si l'acte en question était empreint d'une certaine noblesse. "Ou c'est plutôt courant, pour vous, d'zigouiller des prisonniers entre deux cours d'géo ou d'histoire ?" Elle cesse un instant de contempler le ciel étoilé, placide, qui les surplombe et lève les yeux en direction de l'enseignant. Elle lui décoche un pâle sourire pour lui signifier qu'elle plaisante à moitié. Puis elle laisse à nouveau son regard vagabonder sur la multitude d'étoiles qui lui rappelle que leur vie, aussi déplaisante soit elle, paraît bien insignifiante...


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MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. EmptyJeu 28 Nov 2019 - 0:25
Il mit la petite réserve de tabac à sa bouche sans plus tardé et se mit à fumer une fois qu'il eut finit son petit discours, ça faisait longtemps mais ça faisait du bien de sentir la nicotine rentrer dans ses poumons même si c'était probablement ce qu'il y avait de pire pour la santé.. m'enfin dans un monde où tu peux te faire rapidement bouffer par un truc qui devrait être un de tes congénères c'était pas ce qui dérangeait le plus le professeur. Il ne se souvenait même plus de la dernière fois qu'il avait fumé même s'il lui semblait que c'était y a plus d'un an ou deux avec Calypso et Eli sur la route du retour d'une fameuse opération dont il avait gardé un souvenir douloureux. Soufflant du nez à ce souvenir qui le faisait légèrement sourire tant à l'époque les choses étaient moins compliqués avec ses amis, dieu que les choses étaient différentes aujourd'hui et qu'il ne pouvait guère espérer faire pareil parce que le monde, le monde avait empiré et les choses aussi. Aujourd'hui il avait bien plus de responsabilités vis à vis de lui-même mais aussi vis à vis des autres, il avait des jeunes à gérer, il avait des remords et des souvenirs avec lesquels faire le reste de sa vie. Il était loin d'être le garçon dans l'absolu souriant et blagueur qu'il était au début même s'il essayait toujours de l'être un peu.. un peu, oui, parce que souvent il oubliait de l'être et il savait qu'il était devenu plus terne, peut-être.. non, probablement, plus adulte qu'avant. C'était la triste conséquence d'une réalité qui l'avait frappé bien assez de fois pour le faire chavirer et prendre un peu l'eau même si parfois il réussissait à trouver une bulle d'air dans la coque.

Mais qu'importait ces états d'âme, la petite demoiselle lui fit une nouvelle remarque dont il ne fit guère de sympathie, effectivement, elle avait bien fait de tomber sur lui parce que dans un autre cas, tout ça aurait pu très mal finir pour elle et il détestait l'idée de perdre une gosse dans sa classe pour une erreur de la part d'un garde des Remnants, d'autant plus qu'avec son caractère il serait probablement allait lui casser la gueule et se faire exécuter par la grande rousse qui se nommait June et qui se n'apprécierait guère ce genre de comportement. Néanmoins il ne put s'empêcher de rire doucement quand la suite vint, s'il n'était pas un collabo ? Si cette gamine lui faisait croire qu'elle suivait un minimum ces cours, il n'y croyait pas une seule seconde. Dans ce monde, les jeunes se fichaient royalement de ce qu'il y avait, ils voulaient apprendre à survivre et à parfaire les techniques de survie, c'était tout ce qui comptait pour eux, l'héritage du genre humaine, il n'en avait en général pas grand chose à foutre et c'était juste une obligation que d'être là et que de devoir suivre ses cours. Non pas qu'il n'était pas content qu'ils veuillent survivre un minimum mais il aurait aimé pouvoir leur transmettre quelque chose mais aujourd'hui, la seule chose qu'il avait transmis c'était montrer comment abattre un homme froidement. Alors pour simple réponse, il fit un non de la tête ajoutant néanmoins quelques mots. "Non, je dirais rien si tu promets que t'iras te coucher sans piailler une fois que t'auras finis." En fait, elle avait pas vraiment le choix s'il voulait pas qu'il la balance directement dans la chambre à coucher de June.

Pis elle continua à se plaindre, ronchonnant que les clopes s'étaient pas bon pour la santé. Il continua à sourire dans son coin face à cette situation, il était typiquement face à la gamine qui essayait de faire comme les adultes et qui comprenait pas pourquoi les adultes faisaient comme ça. Elle était maline mais au fond elle était pas si différente des autres gosses, cette petite. Qu'importe, il s'assied, suivant sa demande suivante, ça lui importait peu d'être debout ou assis, il voulait qu'elle finisse son petit récital et qu'elle rentre chez elle le plus vite possible alors autant éviter qu'elle ne gagne du temps sur des gamineries qui ennuierait profondément le prof et qui les ferait probablement descendre en plus.

Puis les questions auxquels il s'attendait fusèrent, il ne voulait pas répondre ou du moins pas tout de suite. Déjà parce qu'elle avait tort c'était pas le pauvre type qu'il avait descendu qui lui proposait des problèmes de conscience, tout ça, c'était pas du tout quelque chose qui lui ferait avoir des états d'âme. Non, il avait d'autres problèmes qui surgissait dans tout ça, mais il l'écouta attentivement développer son discours avec l'infime espoir qu'elle y laisse traîner un avis sur la situation, il voulait savoir si elle avait déjà une conscience de ce qu'il se passait réellement ou non dans ce genre de moment. Mais rien ne vint, elle n'appuya que sur des choses secondaires qui ne montrait pas grand chose et le prof finit par prendre la parole après qu'elle eut arrêtée. "Je ne suis pas atteint par ce qu'il s'est passé." Il aurait voulu s'arrêter là mais il se doutait qu'elle lui poserait alors d'autres questions donc autant fallait-il qu'il approfondisse sa pensée plutôt que de la faire attendre des lustres pour qu'elle ait une réponse correcte.."C'était pas la première fois et ce sera sûrement pas la dernière fois que je tuerais quelqu'un." Il haussa les épaules, c'était comme ça après tout. "C'est la vie qu'on mène aujourd'hui, peut-être que ta jeunesse t'as protégée mais un jour ou l'autre tu devras faire face à des gens qui ne te voudront pas du bien et tu devras faire un choix entre te protéger et protéger les tiens ou accepter de subir un triste sort et peut-être en entraîner d'autres avec toi." Et la deuxième option lui semblait inenvisageable. "J'ai abattu ce gars parce que lui et sa communauté représente un danger pour la stabilité du camp et du pouvoir en place.. si y a ni l'un ni l'autre alors le camp se déchirera et ce sera retour direction les rues de Seattle à essayer d'éviter de se faire bouffer au lieu de vivre bien tranquillement au chaud ici." Il tourna la tête vers elle avec un sourire en coin. "Et puis je vais pas laisser mes élèves dehors, vu le sommeil que t'as et si les autres ont le même vous seriez foutus de vous coller une balle tout seul et j'aurais bossé pour rien pendant six mois." C'était pas vrai, dans les faits il en aurait sûrement rien à carrer de ce qui pourrait leur arriver.

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Zelda Anderson
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MessageSujet: Re: Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.   Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness. EmptyVen 29 Nov 2019 - 2:22
Aodhan lui arrache un sourire lorsqu'il lui annonce qu'il ne la balancera pas. Enfin, pour peu qu'elle accepte d'aller se coucher quand elle aura terminé. Mais... terminé quoi, exactement ? Sa cigarette ? De se changer les idées à défaut de pouvoir vider son esprit ? La condition du professeur est bien vague. Et, en bonne adolescente, Zelda perçoit immédiatement la faille qu'elle s'empressera d'exploiter. Mais elle ne peut évidemment pas le lui dire. Pas sans l'avoir fait un peu mariné. « En g'néral, j'évite d'faire des promesses que j'peux pas t'nir ! » regrette-t-elle. Oui, là, elle ne ment pas. Elle déteste les cas de conscience. Et puis les promesses, aussi. Elle s'est rendue compte depuis un moment qu'elles n'avaient aucune valeur. « Mais comme vous êtes assez cool, on va dire qu'j'accepte l'deal ! » À supposer, bien sur, qu'ils soient bien en train de parlementer. Il pourrait la balancer au premier garde venu, après tout. Des deux, c'est sûrement elle qui aurait le plus de problèmes. Elle le sait. Et lui aussi, sûrement. Alors il vaut mieux ne pas trop jouer avec le feu quand on a pas toutes les cartes en main pour faire plier l'adversaire. Surtout quand l'adversaire en question est un enseignant capable de pourrir vos heures de cours s'il lui en prenait l'envie... « J'irai m'coucher quand j'aurai terminé ! » confirme-t-elle sans trop tarder. Il vaut mieux ne pas abuser des bonnes choses ! Quoi qu'il en soit, le duo se retrouve bien vite assis dans l'herbe à évoquer l'exécution et les possibles retombées qu'elles ont eu sur Aodhan. À l'entendre, il n'y en a aucune. En fait, ses arguments sont à peu près semblables à ceux de June ou Clayton. Dans le fond, elle comprend que c'est elle qui fait fausse route. Et qu'elle n'a pas besoin de comprendre ce qu'il se passe dans la tête de ses aînés pour apporter du crédit à leurs décisions. S'ils font ça, c'est simplement qu'ils voient ce qu'elle est encore incapable de voir. Et c'est le genre de constat qui horripile, qui lui rappelle qu'elle n'est encore qu'une gamine. Quand le professeur évoque la possibilité de se retrouver à nouveau dans les rues d'Emerald City, soumis au froid ou à la faim, elle comprend aussi que son altruisme n'est pas plus puissant que l'égoïsme. Non, elle ne veut pas que les gens meurent inutilement. Mais elle souhaite encore moins sa propre mort. Elle tourne à nouveau la tête dans sa direction et lui décoche un sourire mutin. « D'toute façon si vous pleuriez dans votre lit tous les soirs, j'pense pas qu'vous m'l'auriez dit... Non ?  » Non, c'est sûr, il ne lui aurait pas dit. « J'comprends, hein ! Vous avez votre image d'prof à préserver ! Pis franchement... J'crois pas qu'j'vous respecterais autant si j'savais qu'vous étiez une chochotte... » Pourtant elle préférait qu'il en soit une. Oui, elle aimerait que l'ensemble du camp tremble au moment de brandir une arme et d'appuyer sur la détente.   Dans le monde qu'elle imaginait encore quelques jours plus tôt, c'est ainsi que les choses devaient se passer. Dans celui dans lequel elle évolue vraiment, c'est une faiblesse qui ne semble pas pardonner.

L'adolescente plisse très vite les yeux lorsque son interlocuteur lui annonce que si elle venait à se tirer une balle dessus, ses efforts seraient réduits à néants. Pas qu'il regretterait un tel accident, non. Juste qu'il aurait perdu du temps pour rien ! Il lui fait une blague, là, non ? Ce n'est pas ainsi qu'un prof est sensé raisonner, bordel ! Même un prof comme... lui ! « Vous êtes quand même un peu un connard dans votre genre...» souffle-t-elle, estomaquée par son indifférence. Elle se rend bien vite compte qu'elle vient de l'insulter et se mordille la lèvre. Oui, là, la franchise n'était pas une bonne alliée. « C'que j'veux dire c'est que... ouais, voilà quoi... » Non, elle n'arrive pas vraiment à se rattraper sur ce coup-là... Les arguments ne lui viennent pas et elle n'a de toute façon jamais été douée pour mentir. Alors elle décide plutôt de changer de sujet avant que l'autre ait eu le temps d'assimiler la situation. « Et puis... Qui vous dit qu'les autres élèves n'font pas comme moi ? » Elle lâche un petit rire amusé. Est-ce qu'il suppose qu'il a affaire à la plus rebelle de ses élèves ? S'il savait... « Enfin j'vais pas balancer, hein ! Mais j'pourrais tell'ment vous raconter des trucs bizarres... » Il est tellement pas prêt ! Elle lui décoche un dernier sourire avant d'observer à nouveau la placide voûte céleste. Elle se rallume presque aussitôt une cigarette et en propose une deuxième à son professeur. Elle a un peu l'impression de le corrompre. En fait, quand on y pense, c'est exactement ce qu'elle est en train de faire « Hey, en fait ?! C'est qui votre élève préférée, dans la classe ? » Elle se tourne sur le côté et prend appui sur sa main, coude sur le sol. « À part moi, bien sûr ! » précise-t-elle. Oui, elle s'inclut volontairement dans la liste des chouchous. Comment pourrait-il en être autrement ? « Et m'sortez pas un truc du genre j'ai pas d'élèves favoris ! On parle entre adultes, là ! Pas de chichis entre nous ! » Ils ne sont pas à l'école et ne sont que deux Remnants qui font un peu plus ample connaissance. La sincérité est de mise. Ils sont de la même famille maintenant, après tout... En tout cas, ce qui est sûr, c'est que Zelda ne sait pas combien de temps elle pourra compter sur la présence de l'enseignant. Alors il convient d'aborder les vrais sujets au plus vite. « Allez ! » l'encourage-t-elle. Il va accoucher, oui ?


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