The Walking Dead RPG

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- We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it. -
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Zelda Anderson
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MessageSujet: We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it.   We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it. EmptyMar 29 Oct 2019 - 14:10
Elle laisse son regarda vagabonder librement sur les divers tiroirs de la pièce . Elle essaie d'imaginer ce qu'ils peuvent bien renfermer et, surtout, ce qui l'attend. Elle vient tout juste d'arriver à Fort Ward. Un peu plus tôt, on lui a intimé l'ordre de prendre une douche. Elle ne s'est pas fait prier. Si elle en avait eu l'opportunité, Zelda aurait probablement passé le reste de la journée sous un filet d'eau chaude. L'adolescente avait oublié cette sensation. Elle s'y accroche encore dans ses pensées tandis qu'elle observe maintenant sa peau propre. Elle lève une nouvelle fois ses paumes jusqu'à son visage pour en humer la senteur. C'est tellement agréable... On lui a également remis de nouveaux vêtements. Ils ne répondent pas particulièrement aux anciens critères du bon goût mais elle s'en fiche. Eux aussi, sont propres. Elle savait que le camp des Remnants était bien équipé. Ela lui a parlé de toutes ces choses qui améliorent le quotidien de ses résidents. Mais la jeune australienne était loin d'imaginer que les infrastructures soient si développées. On lui a dit qu'elle aurait sa propre chambre, des repas chauds et qu'elle serait en sécurité. Son nouvel environnement évoque le bonheur. Et si l'adolescente refuse encore de s'abandonner trop facilement à la satisfaction ou à la confiance, il n'en reste pas moins qu'elle espère vraiment que les choses, cette fois, s'amélioreront pour elle. Un peu plus tard, elle devra rencontrer cette June. Elle fera de son mieux pour lui faire bonne impression. L'appui d'Ela justifie sa présence en ces lieux mais celui de la leader des Remnants est sûrement nécessaire pour qu'elle puisse y perdurer. Oui, elle angoisse un peu. Elle voit mal ce qu'elle pourrait réellement apporter à ce groupe. Oui, elle incarne le futur. Tous les enfants d'aujourd'hui seront amenés à prendre le flambeau demain. Mais au-delà de cette évidence, qu'attend-t-on d'elle exactement ? Et, surtout, sera-t-elle à même de répondre aux exigences qui viendront inévitablement cautionner son avenir au sein du groupe ?

Zelda se surprend à fredonner les premières notes d'une chanson qu'elle pensait avoir oubliée alors que l'attente perdure. On lui a dit que quelqu'un n'allait pas tarder à venir l'ausculter. On va lui faire un bilan médical aussi complet qu'il puisse l'être en de pareilles circonstances. La jeune fille appréhende cet instant. Elle se sent en forme mais elle n'exclue pas l'idée qu'elle puisse couver quelque chose de grave. Est-ce qu'elle est malade sans le savoir ? Ces dernières années ont évidemment été marquées par les privations et les imprévus. Elle couve peut-être quelque chose. Elle ne s'était jamais vraiment posé la question avant ce jour. Avant, elle vivait au jour le jour. Maintenant, il semblerait qu'elle puisse enfin se tourner à nouveau vers le futur. Et les inquiétudes liées à l'avenir, couplées à celles, encore bien présentes, du présent, la poussent à se poser de nouvelles questions. La plus primordiale d'entre elles se résume pour l'instant à une simple crainte : combien de piqûres va-t-on lui faire ? Elle déteste ça. Et si c'est tout de même assez ironique qu'elle se préoccupe de ce genre de choses alors que le monde abrite des perspectives bien plus terrifiantes, il n'en demeure pas moins que sa crainte est bien réelle. Zelda suppose qu'elle doit avoir pas mal de vaccins en retard. Et elle espère presque que le matériel du corps médical soit en rupture de stock. Mais peut-être qu'elle se fait des idées et qu'on veut juste lui prendre sa tension ou lui faire un teste de la vue. Non, vraiment, la jeune australienne ne sait pas du tout ce qui l'attend. Et c'est bien ce qui nourrit un peu trop son imagination en cet instant.

La porte finit par s'ouvrir et la gamine se redresse vivement. Comme si on venait de la prendre en flagrant délit. Elle pose son regard aux teintes céruléennes sur la femme qui vient de faire son apparition. Elle est un peu rassurée à l'idée que ce soit une dame qui s'occupe d'elle même si elle ne saurait pas vraiment expliquer pourquoi. Un signe de la main vient saluer la nouvelle arrivante mais le refuse qu'elle souhaiterait lui adresser refuse de s'afficher sur ses lèvres juvéniles. Elle a un peu perdu sa faculté à exprimer de la sympathie pour les inconnus. Leur parler relève même parfois du défi. Elle a peur de se lier d'amitié avec les gens maintenant qu'elle sait ce que leur perte peut signifier. C'est un simple mécanisme de défense. Alors elle se limite - sauf peut-être avec Ela - au strict nécessaire lorsqu'il s'agit de communiquer avec ses semblables. Elle érige tout simplement les barrières qui lui permettront de préserver son coeur. Et tant pis s'il est déjà en ruines. Alors elle attarde son regard sur cette femme qui va désormais s'occuper d'elle et tente de percer les mystères de sa personnalité. Est-elle gentille ? Les médecins, normalement, le sont. Mais avant, ils étaient payés pour l'être, aussi. Ce n'est plus le cas aujourd'hui... Peut-être que cette étrangère se limite elle aussi aux strict minimum. Et puis elle a aussi entendu parler, à l'école, de ce qu'ont fait certains médecins par le passé. Ce n'était pas toujours très joli ! Surtout sous le règne de ce petit moustachu nerveux, là ! "Vous savez, j'crois pas qu'j'sois malade !" lâche-t-elle avec l'espoir, peut-être, que la femme mettra aussitôt un terme à cette consultation. L'adolescente hausse brièvement les épaules. "J'me sens même en pleine forme !" Si elles peuvent toutes deux éviter de perdre du temps ici, pourquoi s'en priveraient-elles ? La jeune australienne observe avec un semblant de conviction son aînée pour guetter sa réaction. Est-ce que tout ceci est vraiment nécessaire ?


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Quinn St-Germain
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MessageSujet: Re: We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it.   We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it. EmptyVen 22 Nov 2019 - 16:29

WE ARE PRODUCTS OF OUR PAST
but we don't have to be prisoners of it
@zelda anderson

Quinn s’éveille en sursaut, le corps recouvert d’une fine pellicule de sueur froide. Par les rideaux rapiécés filtre une lumière de début d’après-midi. Sa sieste n’a pas duré longtemps – suffisamment, cependant, pour la laisser plus fatiguée que lorsqu’elle s’est glissée dans son lit. Il n’est pas difficile de savoir ce qui l’a réveillée. Les récents événements, s’ils n’ont pas réussi à l’ébranler, l’ont tout de même fait vaciller. Les coups de feu en rafale hantent encore ses rêves. Après quatre ans, elle n’y est toujours pas accoutumée. Elle a appris à tirer, s’est parfois retrouvée dehors. Mais la violence de ce nouveau monde continue de l’éprouver. Régulièrement, alors qu’elle croyait avoir trouvé une forme d’apaisement, un nouvel événement vient la rappeler à l’ordre. A chaque fois, elle recule de deux pas. Les progrès sont lents et douloureux. A ce rythme, il est probable qu’elle sursaute encore de peur sur son lit de mort.

Péniblement, Quinn se lève et attrape des vêtements propres. Hors de question qu’elle se rende au dispensaire couverte de sueur. Vaguement groggy, elle se dirige vers la douche et s’y glisse avec plaisir. Il ne lui faut pas longtemps pour chasser les dernières traces de son cauchemar. Elle en sort dégoulinante, la peau rougie par une exceptionnelle douche brûlante, mais mieux réveillée. Ses vêtements propres enfilés, elle se sent de nouveau elle-même. Cette bonne vieille Quinn, retranchée derrière ses chiffres et ses données scientifiques pour garder au loin la réalité. Un dernier regard dans le miroir et elle ramène en arrière ses boucles brunes, attachées en chignon. Les escaliers dévalés, la porte claquée, la voilà partie en direction du dispensaire. Elle doit y passer l’après-midi pour ausculter les nouveaux arrivants. Une pause bienvenue dans le travail de laboratoire. La passion ne faiblit pas – mais c’est loin d’être le cas pour son esprit.

Lorsqu’elle rejoint le dispensaire, la liste de ses patients n’est pas très longue. Elle lit rapidement les dossiers. Peu d’informations, évidemment. Elle devra s’en contenter. Dossiers à la main, elle se dirige vers la première salle. Elle sait déjà ce qu’elle va y trouver. Une adolescente utilisée comme otage pour garantir la bonne conduite des habitants du Ranch. La pratique la débecte mais elle ne peut se permettre de s’exprimer contre. Ici, rébellion rime souvent avec mort. Elle tient sa langue et rumine en silence, lâchant de temps à autre un commentaire piquant. Juste assez pour laisser transparaître sa désapprobation tout en lui évitant une censure définitive. Elle ne peut pas réellement s’exprimer contre la situation, mais elle peut agir. Alors, si elle n’est pas douée avec les enfants, Quinn va faire un effort. Parce que cette gamine n’a rien demandé à personne et comme elle, elle s’efforce de survivre dans ce monde fou.

La jeune fille qu’elle découvre ne lui rappelle rien. Contrairement aux sœurs Summer, dont les cheveux blonds et le visage angélique lui évoquent immanquablement ses nièces, les traits de Zelda Anderson restent muets. La petite blonde lui adresse un vague signe de la main, et malgré sa tentative, Quinn devine qu’elle peine à sourire. Le médecin ne s’en offusque pas. Elle-même connaît ce sentiment. « Bonjour, Zelda. Je suis le docteur Quinn Saint-Germain et c’est moi qui vais faire ton bilan médical. » Elle s’efforce de paraître gentille et compatissante, mais elle n’a jamais été douée pour ça. Zelda l’observe un instant avant d’ouvrir la bouche. Cette fois, Quinn se fige. L’accent est un peu effacé, mais il demeure bien présent. Il trahit les origines australiennes de la gamine et, inévitablement, fait flotter devant ses yeux le visage de Samuel. Prise au dépourvue, Quinn se détourne une seconde, prétextant de se plonger dans le dossier.

Elle se retourne finalement pour sourire péniblement à Zelda. « Si tu veux bien, je vais d’abord t’ausculter avant d’arriver à cette conclusion. » Faire bonne figure n’est pas facile, mais elle s’y tient. L’adolescente n’est pas responsable de ses souvenirs. Quinn ne peut pas non plus lui tenir rigueur de son accent ou de ses origines. Ce n’est qu’un hasard. Un simple hasard, qui lui serre la gorge. « Allez, assieds-toi sur la table s’il te plaît. » Du pied, elle avance un tabouret en inox qu’elle place à côté de la table d’auscultation, avant de se retourner vers la commode. Elle y prend différents instruments, qu’elle pose à côté de la jeune fille installée sur la table. « Bien. Je vais commencer par écouter ton cœur, ensuite je prendrais ta tension. Ensuite on testera ta vue et ton audition, d’accord ? » Sans attendre son assentiment, elle débute ses examens. Quelques minutes de silence s’écoulent avant qu’elle ne lève les yeux vers la gamine. « Dis-moi, comment tu t’en es sortie jusque-là ? » La réponse ne l’intéresse qu’à moitié. En vérité, malgré le pincement au cœur qu’elle éprouve, elle veut juste entendre encore cet accent qui lui a tant manqué.



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MessageSujet: Re: We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it.   We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it. EmptySam 23 Nov 2019 - 11:56
Elle s'y attendait : il ne lui suffira pas de dire qu'elle est en bonne santé pour échapper aux impératifs d'un contrôle médical digne de ce nom. Les épaules de l'adolescentes s'affaissent mais elle ne cherche pas à insister davantage. Elle suppose que ce n'est pas une mauvaise chose, dans le fond, de savoir comment elle se porte réellement. À l'âge où l'on se sent immortelle, envers et contre tout, Zelda n'anticipe pas autre chose qu'un résultat positif à la fin de ce bilan. Aussi décide-t-elle de se montrer docile. Déjà parce qu'elle n'a sûrement pas le choix et que ce contrôle n'a rien d'une option. Et aussi, parce que cette femme ne semble pas particulièrement mériter sa méfiance. Puis en cet instant, c'est davantage la curiosité qui prime sur l'appréhension. Saint-Germain ? "Vous êtes française ?" Si c'est le cas, elle parle l'anglais à la perfection. Ou plutôt, elle parle l'anglais américain à la perfection. Les natifs de ce pays adorent bouffer les syllabes des mots. C'est peut-être pas fainéantise. Ou, peut-être, pour se démarquer des anglais ? En tout cas, elle est pratiquement certaine qu'un tel nom de famille vient du monde francophone. Elle adore cette langue. En fait, plutôt l'accent des français. Il a quelque chose de noble et d'amusant en même temps. Quoi qu'il en soit, l'australienne se hisse sur la table d'auscultation sans réellement lâcher du regard le docteur puis s'attarde longuement sur les différents instruments que l'intéressée dépose à ses côtés. Elle essaie d'identifier ceux qu'elle n'appréciera pas et de deviner l'utilité de ceux qu'elle n'a jamais vus. Au final le Docteur Quinn - femme médecin - lui explique ce qu'il va advenir d'elle. Ça n'a pas l'air bien méchant ! Zelda lui adresse un sourire qui marque son approbation mais se fait surtout prendre de vitesse par son aînée. Elle frissonne lorsque lorsque l'extrémité du stéthoscope se dépose sur sa peau nue. "C'est froid !" se plaint-elle avec candeur. Elle observe ensuite un silence presque religieux tandis que la femme continue de l'analyser. Elle retient régulièrement son souffle et fait de son mieux pour ne pas bouger. Plus vite les examens seront terminés et plus vite elle pourra retrouver l'air libre.

Finalement c'est la plus âgée du duo qui reprend la parole. La question qu'elle formule est simple mais appelle une réponse bien plus complexe. Zelda marque un temps d'hésitation. Elle n'est pas à l'aise à l'idée d'expliquer son périple à une étrangère. Et puis, elle ne voit pas vraiment quel est le rapport avec sa visite médicale.Dans le fond, ce n'est pas réellement cette curiosité qui l'ennuie mais plutôt le fait qu'elle sait déjà ce qu'elle va ressentir en évoquant son passé. "Avec de la chance, j'dirais ?" résume-t-elle. Bien qu'elle élude l'essentiel, elle trouve que cette réponse est pertinente. Oui, la chance y est pour beaucoup. La présence de sa meilleure amie et des rencontres providentielles l'ont empêchée de rejoindre le camp des rôdeurs. Même si elle est encore naïve, l'adolescente n'ignore pas qu'elle n'aurait pas pu survivre par elle-même dans l'enfer de ce nouveau monde. Elle baisse le regard et observe ses chaussures comme si elles étaient soudainement dignes d'intérêt. Elle cherche surtout à éviter les opales de son interlocutrice. "Non, j'sais pas... J'ai rien fait pour mériter d'vivre, j'crois ! J'suis assez agile donc ça m'a sûrement aidée mais la vérité c'est surtout qu'j'ai toujours trouvé des gens qui s'sont occupés d'moi quand j'en avais b'soin !" Des fois, elle se demande si elle a encore le droit de vivre. Après tout, elle a vu nombre de gens mourir pour la protéger. Elle est surtout une bouche à nourrir, dans le fond. Elle en est consciente. Mais elle espère qu'un jour, elle pourra se rendre utile pour ce groupe qui, désormais, incarne sa nouvelle famille. "Vous savez... j'ai jamais tué un seul rôdeur !" souffle-t-elle sur un ton d'excuse. Oui, elle se sent un brin honteuse de ne pas avoir apporté sa pierre à l'édifice. En réalité, elle redoute même le jour où elle devra ôter la vie d'un mort. La mort d'un mort ? Elle ne sait pas vraiment comment il faudrait qualifier la chose. Elle songe un instant à ce curieux problème de vocabulaire puis relève les yeux vers le docteur. "Et vous ? Pourquoi vous êtes vivante ?" demande-t-elle. La formulation est sûrement un peu douteuse mais cette question n'a évidemment rien d'un reproche. En fait, la réponse que pourra lui accorder Madame Saint-German l'intéresse. Mais la chose qui recueille par-dessus tout son intérêt, en cet instant, ce n'est pas l'histoire de son interlocutrice. Non, sa préoccupation est plus terre à terre. "Dites... Vous êtes vraiment docteur en fait ?" Elle n'a pas de raison de douter que ce ne soit pas le cas. Mais pour avoir vécu au sein de divers groupes, elle sait que parfois ceux qui font office de toubib n'ont pas toujours une vraie formation médicale. Certains étaient pharmaciens, d'autres de simples adeptes des plantes ou des étudiants achevant tout juste leur cursus. Est-ce que cette femme était déjà docteur avant que tout ceci commence ou les circonstances l'ont contrainte à endosser ce rôle ? "Genre vous savez c'que vous faites, hein ?" insiste-t-elle avec douceur, cherchant à obtenir le fin mot de l'histoire.


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Quinn St-Germain
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MessageSujet: Re: We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it.   We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it. EmptyMer 27 Nov 2019 - 16:36
Tout en installant son matériel, Quinn observe la gamine. Longiligne, jolie, avec un visage intelligent mais déjà marqué par les dernières années. L’âge qu’elle a vu dans le maigre dossier médical lui revient en tête et elle réprime un frisson. A dix ans, Zelda aurait dû rêver de son boys band préféré, pas survivre à l’apocalypse. Aujourd’hui, elle affiche une maturité inhabituelle pour son âge, malgré ses expressions candides. La question qui jaillit de ses lèvres fait sourire la scientifique. « Plusieurs générations en arrière, oui. Par mon père. Mais je suis née à Seattle. » L’évocation de son père lui fait penser à sa famille, bien sûr. A ses parents, à ses trois frères, à leurs compagnes et leurs enfants. Elle ignore ce qui leur est arrivé et ne le saura probablement jamais. Leur deuil a été tout aussi difficile à accepter que celui de Samuel et Sarah, et elle pense à eux tout les jours.

Elle débute son examen et lance un coup d’œil amusé à la gamine qui se plaint du contact du stéthoscope glacé contre sa peau. « Désolée. Ça, ça n’a pas changé. » Contrairement à tant d’autres choses. Elle regrette régulièrement de ne plus disposer de tout le matériel médical avec lequel elle a été formée et auquel elle est habituée. Heureusement, pour des examens de routine comme celui-ci, elle n’a pas besoin de grand-chose. Le silence s’installe pendant qu’elle écoute battre le cœur de Zelda. Elle pose son instrument et note ses observations dans le dossier avant d’oser poser sa question. Celle-ci a l’air d’ennuyer la gamine, qui prend tout de même le temps d’y répondre. Elle est un peu évasive et Quinn n’insiste pas. Chacun arrive ici avec son histoire et ses secrets, qu’il essaie ou non de cacher. Si Zelda fait partie de ceux-là, la scientifique n’essaiera pas de la convaincre du contraire.

Pour autant, Zelda choisit d’elle-même de se confier. Elle a cependant l’air de s’excuser de vivre encore, et sa confession serre le cœur de Quinn. Elle s’arrête un instant pour la regarder et effleurer ses cheveux blonds d’un geste affectueux. « Oh, chérie, ça n’est pas grave du tout, au contraire. » Elle-même se souvient de ses premiers morts. Du premier de ses patients décédé parce qu’elle n’a pas su le guérir ; et du premier rôdeur qu’elle a tué de ses mains. Ces deux souvenirs n’ont rien d’agréable et elle ne cracherait pas sur la possibilité de revenir en arrière. La question de Zelda la désarçonne à son tour et elle doit y réfléchir un peu. Pourquoi, en effet ? « Je travaillais au CDC de Spokane quand l’épidémie a débuté, et ils nous ont amenés ici. Je ne suis jamais repartie. » Elle passe sous silence l’absence de sa famille, restée à Seattle après la catastrophe.

La question suivante la fait rire. Elle a passé plus de temps à étudier qu’à pratiquer son métier. « Docteur, résidente en chirurgie interne et chercheuse en épidémiologie. » Tous ses diplômes n’auraient aujourd’hui plus aucune importance si elle vivait à l’extérieur de Fort Ward. Ils sont d’ailleurs la raison de sa présence ici. Sans eux, elle serait dehors, contrainte de survivre du mieux qu’elle peut. Probablement sans grand succès puisqu’elle a toujours vécue dans le confort de la vie moderne. L’épidémie a bouleversé son existence à plus d’un titre. « Je sais parfaitement ce que je fais, ne t’inquiètes pas. Et on va passer à la suite. » Elle se saisit du tensiomètre et le glisse autour du bras frêle de l’adolescente. Elle note le résultat et cherche des yeux de quoi mesurer l’audition de Zelda, avant de se souvenir qu’elle ne dispose pas de ce matériel. « On va oublier l’audiogramme, je pense que tu entends suffisamment. »

Ne reste que le test visuel. Ils ont fabriqué un tableau de fortune sur lequel les lettres de l’alphabet s’étalent en grand et rétrécissent progressivement. D’un geste, elle invite Zelda à descendre de son perchoir et à se placer à quelques mètres du tableau. « Cache ton œil droit et lis-moi les lignes 1 à 6. Puis recommences avec l’œil gauche. » Tous ces tests peuvent paraître inutiles bien sûr, mais ils sont un bon point de départ pour établir l’état de santé des nouveaux arrivants. Outre l’épidémie qui a décimé la population, ils n’ont pas besoin d’introduire dans leur petite communauté d’autres maladies contagieuses.



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MessageSujet: Re: We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it.   We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it. EmptyMer 27 Nov 2019 - 19:54
Cool, elle ne s'était pas trompée. Cette femme a bien des origines françaises même s'ils remontent maintenant à de lointaines générations. En soi, il n'a pas vraiment de quoi être fière. N'importe qui, ou presque, aurait pu le deviner en entendant le nom du médecin. Mais le fait d'avoir simplement raison - combien de fois est-ce arrivé depuis le début de l'épidémie ? - lui procure un sentiment de satisfaction. Un peu comme avant, lorsqu'elle répondait avec justesse à une question de ses professeurs. « J'aurais bien voulu visiter Paris ! La Tour Eiffel, tout ça... » Ses parents lui avaient promis qu'un jour, ils découvriraient la capitale française. Son coeur se serre et son pouls s'accélère. Les souvenirs des temps heureux commencent peu à peu à s'effacer, emportés par le temps. Elle craint le jour où elle les oubliera complètement et que l'absence de ses géniteurs se transformera en simple regret. Désireuse de ne pas s'enfermer dans ce cercle vicieux de pensées moribondes, l'australienne adresse un sourire enfantin à son aînée. « Voulez-vous coucher avec moi ce soir ? » lâche-t-elle en répétant la seule phrase, héritée d'une chanson, qu'elle connaisse en français. Elle n'est pas bien certaine de sa signification mais ce qu'elle sait, c'est qu'elle est bien prononcée dans la langue de Molière. « Vous savez un peu parler l'français, vous ? Vous pouvez m'dire un truc ? » demande-t-elle dans la foulée, le regard empli d'une curiosité toute juvénile. Oui, Zelda aurait voulu arpenter le monde. Se familiariser avec toutes les cultures qui, ensemble, forment le socle de l'humanité. Et puis sauver les baleines, aussi. Mais aujourd'hui, les cétacés ne doivent pas se porter trop mal ! C'est étrange mais la gamine éprouve tout de même un certain réconfort à l'idée que la fin des Hommes a certains avantages. Peut-être que le bien le plus précieux d'un enfant, finalement, est sa capacité à voir le monde à travers le prisme de l'optimisme ?

Quoi qu'il en soit l'adolescente ne tarde guère avant de se plaindre de la fraîcheur du stéthoscope plaqué contre son coeur. Elle hérite d'un regard amusé de la part de l'examinatrice. Elle y répond de la même manière avant de hocher la tête quand cette dernière s'excuse gentiment et lui rappelle que certaines constantes ont survécu à l'épidémie. « Non, c'est rien ! » l'assure-t-elle avec douceur, craignant peut-être qu'on la juge faible et qu'on lui refuse l'accès au camp. « En fait j'trouve ça plutôt rassurant, même ! D'voir que y'a pas tout qui a changé, j'veux dire ! » Son sourire s'accentue brièvement avant de disparaître. La légèreté s'envole peu à peu tandis que la conversation s'oriente vers les raisons qui justifient leur survie ou survole les contours de leurs histoires respectives. L'empathie que son interlocutrice vient de lui témoigne la désarçonne. Cela faisait bien longtemps qu'on ne l'avait plus appelée chérie avec autant de douceur. Elle rougit, gênée et reconnaissante à la fois. Bien que sa fierté d'adolescente la pousse à ne pas l'avouer, elle a toujours besoin de la chaleur d'une étreinte ou d'un câlin. Cette femme semble gentille. Ce qui est sûr, en tout cas, c'est qu'elle vient de marquer des points.

La gamine accorde donc une oreille attentive au récit du médecin et sa curiosité reprend le dessus. Elle n'aime pas particulièrement parler de son propre passé. Mais ceux des autres la passionnent. Là aussi, ils la rassurent. Ils lui rappellent qu'elle n'est pas la seule à souffrir et que l'humanité entière porte le fardeau des rôdeurs. Oui, elle envie Quinn quand cette dernière lui explique qu'elle a profité de la sécurité de Fort Ward depuis le début de l'épidémie. Mais même si sa naïveté est tenace, elle suppose que ça n'a pas suffit à l'épargner. Tout le monde à une famille. Tout le monde a perdu des proches. Ça aussi, c'est une constante ! « C'quoi le CDC ? » demande-t-elle, un brin gênée. Elle se rappelle des conversations entre son père et celui de Mary. Les deux informaticiens, en parlant travail, usaient de nombres de termes étranges et d'abréviations dénués de sens pour les profanes qu'elles étaient. Les docteurs sont peut-être pareils ? « Et puis c'était comment ici, au départ ? Ela m'a dit que c'était une sorte d'camp pour les gens importants ? » Ce qui doit faire du docteur une personne qui comptait dans l'ancien monde. Et peut-être dans celui-ci aussi ? Alors, devrait se sentir honorée qu'elle gaspille un peu de temps pour elle ?

Le fait est que les barrières de l'adolescente s'estompent au fur et à mesure que la situation évolue. Bon, d'accord, Quinn n'est pas la plus chaleureuse des personnes qu'elle ait rencontrées. Mais elle n'appartient pas non plus, lui semble-t-il, à la catégorie des médecins brusques et insensibles. Elle, elle est épidémiologiste, quand même ! Le truc, c'est qu'elle n'est pas non plus certaine du rôle qui est exactement dévolu à une personne de cette branche de la médecine. « Ça veut dire qu'vous f'siez des virus ? » glisse-t-elle, méfiante. Elle pressent que la vérité est un brin différente, toute de même. En fait, elle ne voit pas vraiment pourquoi des médecins feraient une chose pareille. Mais il y a le mot épidémie dans le nom de son métier. C'est quand même un peu étrange, vous avouerez ?! « C'est à cause d'un virus, c'qui s'passe dehors ? » demande-t-elle. « J'ai rencontré par mal d'gens qui pense qu'c'est une punition divine ! Les indiens chez qui je squattais pensaient même qu'c'était la faute d'une sorte de dieu corbeau, ou un truc du genre ! » s'amuse-t-elle. Elle n'a jamais très bien compris la religion étrange de ses hôtes de l'époque. Mais ce qui est sûr, c'est qu'ils avaient une chouette vision du monde. Bien différente de celle qu'on lui a inculquée depuis sa plus tendre enfance. « J'ai aussi entendu dire qu'c'était la faute d'la Chine ou d'la Russie ! Un genre de guerre bizarre ! » Elle ne manque pas d'exemples. Zelda, elle, ne s'est jamais vraiment intéressée aux raisons exactes de l'apocalypse. Mais elle doute que ce soit de la faute d'un dieu auquel elle ne croit pas ou le fruit d'une sorte de complot mondial. Il n'y a que dans les films que ça existe, ça ! Non ? « Vous auriez pas créé une maladie chelou, vous, ces derniers temps ? » lui demande.-t-elle, taquine. Si ça se trouve, tout ça, c'est de la faute du docteur Quinn !!

En tout cas elle est soulagée d'apprendre qu'elle n'aura pas à passer un audiogramme. Oui, un problème de moins ! Elle jette un dernier regard curieux aux notes qu'est en train de prendre son examinatrice, espérant sans doute y trouver un détail intéressant. Avec un peu de chance, elle est une sorte de mutante et on va lui découvrir des pouvoirs. Comme les X.-Men ! Mais pour l'instant, c'est à sa vue que son aînée à décidé de s'intéresser. Elle écoute docilement les recommandations du médecin et se met à lire - tout d'abord de l'oeil gauche - les lettres inscrites sur le tableau qui lui fait face. « N, L, V, A, T, K... » Elle réitère l'opération jusqu'à la dernière ligne, sans grande difficulté. Mais lorsqu'il est temps de tester l'oeil droit, elle se montre plus hésitante. Les plus grosse lettres ne lui posent pas le moindre problème mais, arrivée aux plus petites, son assurance vacille. « Je crois que c'est un... H ? » tente-t-elle. « I, T... T ?  » Elle tourne instinctivement le regard en direction de Quinn en espérant qu'elle lui confirmera son hypothèse. Le fait est - et c'est évident - qu'elle sa vue n'est pas aussi bonne qu'elle l'espérait. L'adolescente fait une petite moue craintive. « C'est pas éliminatoire ce test, hein ? » demande-t-elle, sentant une panique crasse la gagner. La peur d'être refoulée de Fort Ward gagne en intensité. Il y a peut-être moyen de corrompre Quinn ?


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MessageSujet: Re: We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it.   We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it. EmptySam 4 Jan 2020 - 13:03
La gamine s’illumine d’un sourire lorsqu’elle confirme son intuition. Plusieurs fois, Quinn a dû faire face à des préjugés quant à son nom. Elle a pourtant tout de l’américaine de base, born and raised. Ses origines françaises sont perdues dans les branches d’un arbre auquel elle ne s’est jamais intéressée. Elles remontent probablement à plusieurs décennies en arrière, si ce n’est plus. Et n’ont désormais plus aucune importance. Seul Samuel n’a jamais accordé de crédit aux idées préconçues que pouvaient amener l’évocation de son nom dans l’esprit de ses compatriotes. Il a aussi su ignorer les épaules carrées et les sourcils froncés de ses frères aînés, ainsi que l’air renfrogné de son père. De toute sa famille, seule sa mère a accueilli Samuel à bras ouverts, heureuse de voir son introvertie de fille enfin heureuse.

Chassant ses souvenirs, Quinn se concentre sur Zelda. Elle esquisse un sourire lorsqu’elle enchaîne les clichés et la questionne sur son niveau de français. « Je n’ai jamais mis un pied en France, désolée. » Elle a appris le français au lycée, parce qu’il fallait choisir et qu’il n’existait pas assez de cours scientifiques pour remplir son emploi du temps. Mais elle n’a jamais participé aux échanges scolaires avec l’étranger. Rassemblant les vieux restes dont elle dispose encore, elle fait volontairement quelques grimaces avant de commencer, avec l’air de mâcher un chewing-gum. « Bonjour, je m’appelle Quinn. » Elle affiche une petite moue pompeuse, consciente de coller au plus près des clichés qui lui ont pourri l’existence toute sa jeunesse. Mais l’enthousiasme de Zelda est contagieux.

L’esprit plus léger, Quinn entreprend son examen et continue de répondre aux questions de l’adolescente. Sans se démonter ni chercher à enjoliver la vérité, elle s’arme de franchise. « C’est le centre de contrôle des maladies. On y étudie les maladies infectieuses, les épidémies et leurs origines, et on cherche à les éradiquer. » La mission du CDC est à la fois plus vaste et plus complexe. Mais, et c’est désormais le plus important, elle a échouée. Malgré tous leurs efforts, ils ne sont pas parvenus à comprendre l’origine et le fonctionnement de l’épidémie qui a décimé la population mondiale à la manière d’une peste. Ils n’étaient pas seuls, d’autres centres à travers les Etats-Unis et le monde travaillaient de concert avec eux. Mais cela ne change rien au résultat. Ils ne sont plus qu’une poignée de survivants, au bord de l’extinction.

Cette fois, Quinn prend plus de temps pour répondre. Elle n’est pas tout à fait sûre de ce qu’elle doit dire. N’a jamais beaucoup apprécié la démarche des autorités de l’époque, quand bien même elle en a bénéficié. « Nous avons été amenés ici pour être protégés de l’épidémie et pour continuer nos recherches. » Elle a un goût amer dans la bouche. On leur a promis à tous que leurs familles pourraient les rejoindre. Mais l’épidémie les a pris de court et ils se sont retrouvés isolés, perdus sur leur caillou, avec leurs recherches inutiles pour seule consolation. Elle fronce les sourcils devant l’air soudain méfiant de Zelda, et ses questions inquisitrices. « Oh non, loin de là. » Si loin ? Il est arrivé qu’à force d’expérimentations, de manipulations, ils finissent par créer des virus différents. Moins résistants, plus faciles à combattre. Mais ce monstre qui s’est propagé ? Jamais.

« Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Personne ne le sait. » Et même si c’était le cas, les chances que cet individu ait été emporté par sa propre arme sont très fortes. Qui que soit le cerveau malade qui a mis au point ce virus, il est vraisemblablement mort et revenu depuis longtemps. « Bon, un peu de concentration. » Elle désigne du menton le panneau sur lequel figure le test oculaire et donne ses instructions. L’adolescente s’exécute sans broncher et récite d’une voix monocorde les lettres. Il n’y a rien de passionnant à cela, évidemment. Cependant, Quinn la sent plus réticente lorsqu’elle cache son œil gauche pour tester le droit. Sans rien dire, le médecin note ses observations dans le dossier de Zelda avant de poser ses papiers sur la commode. « Non, ce n’est pas éliminatoire. Il faudrait faire une grosse bêtise pour être jeté dehors, ne t’inquiètes pas. » D’un geste, elle invite la blonde à retourner s’asseoir.

« Ta vue n’est pas un problème, dans l’immédiat. Tant que tu n’as pas à participer aux missions sur le terrain, ça n’est pas grave. Pour l’instant, on va se contenter de surveiller ça, pour s’assurer que ça ne se détériore pas. Mais dans quelques années, ça pourrait être embêtant, voire handicapant, pour toi comme pour tes coéquipiers, et vous mettre en danger. Je vais essayer de trouver une solution pour améliorer ça, je te ferais signe le cas échéant. » Sans outils de précision, difficile d’établir un diagnostic fiable. Quant à parler d’un traitement… Quinn n’est pas ophtalmologue et devra se contenter de ses connaissances basiques dans ce domaine. Peut-être pourrait-elle référencer tous les problèmes oculaires des occupants du camp et réclamer un raid en ville, pour récupérer autant de lunettes que possible ?

Elle se redresse un peu, pianote sur la commode. « Bon, c’est la partie la moins amusante, j’avoue. Mais c’est le dernier test, je te le promets. » Tournant le dos à Zelda, elle prépare rapidement une seringue et deux fioles, ainsi qu’un garrot. Elle fait ensuite face à l’adolescente, ses instruments à la main. « Je dois te prélever un peu de sang pour m’assurer que tu n’as aucune maladie qu’un examen sommaire ne pourrait pas détecter. » Et la liste est longue à mourir. Heureusement le matériel dont ils disposent ici, justement destiné à ce genre de travaux, pourra lui permettre de s’assurer que la petite vagabonde n’a rien attrapé qu’elle serait susceptible de leur transmettre à tous.  



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Zelda Anderson
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MessageSujet: Re: We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it.   We are products of our past, but we don't have to be prisoners of it. EmptyMer 8 Jan 2020 - 7:45
Pourquoi s'excuse-t-elle de n'être jamais allée en France ? Elle mérite plutôt une forme de pitié si l'on songe qu'elle n'a jamais pu fouler la terre de ses ancêtres. Mais elle ne peut guère lui jeter la pierre : allez savoir pourquoi, la politesse exige que l'on s'excuse pour tout et pour rien. Et parfois même lorsque l'on est pas en tort... « N'vous excusez pas ! Y'a pas d'mal ! » Zelda lui tapote la main tout en lui décochant un sourire chaleureux. Elle éclate ensuite de rire lorsque son aînée prononce quelques mots dans la langue de Molière. Et, s'il-vous-plaît, avec l'attitude pompeuse que les clichés accordent volontiers à ce peuple d'Europe. « Vous auriez pu faire une chouette française, vous savez ? » lui fait-elle remarquer sur le ton de la plaisanterie. « Et puis qui sait ? P't-être que vous pourrez quand même aller visiter la France un jour ! » Ela lui a dit que les Remnants voulaient restaurer la civilisation. Et qui dit civilisation, dit trucs qui volent d'un continent à un autre pour rapprocher les gens et polluer les cieux !

La discussion s'oriente très vite sur ce fameux Centre de Contrôle des Maladies et sur ses activités. L'adolescente ignorait qu'il existait un organisme chargé de surveiller et combattre les virus mais en y repensant, ça n'a rien de bien hallucinant. Le monde d'avant regorgeaient de choses qu'elle ignorait. Alors pourquoi pas une ligue de supers docteurs luttant contre toutes les saloperies invisibles et minuscules qui harassent la population ? Enfin, supers... « Ben votre CDC il s'est un peu foiré, quand même, non ? » relève-t-elle naïvement. S'ils avaient fait leur travail, la planète ne serait peut-être pas sous la domination des hordes de mort-vivants. Zelda se rend pourtant bien compte que sa remarque pourrait être interprétée comme un reproche. Et même si ce dernier semble légitime si l'on considère la situation de l'humanité, il n'en reste pas moins que l'adresser à Quinn est quelque peu cruel. Elle a sûrement fait ce qu'elle pouvait ? « Mais y'a des trucs qu'on peut pas toujours guérir, aussi ! Les aveugles, genre ! » Mettre sur le même pied les personnes atteintes de cécité et une saloperie réveillant les morts ne semble guère judicieux. Les joues de l'enfant se nimbent de rose et elle détourne le regard. Il ne vaut mieux pas ajouter quoi que ce soit. S'il a bien une chose pour laquelle elle est douée, c'est bien pour s'enfoncer toute seule. L'australienne se pince les lèvres et, suivant les recommandations du médecin, se focalise sur les lettres étalées en lignes bien propres sur le tableau.

Le résultat n'est pas à la hauteur de ses attentes. Et même si la gamine est rassurée d'apprendre que la petite défaillance de ses yeux n'est pas éliminatoire, elle ne peut s'empêcher de ressentir une certaine honte à l'idée d'être... défectueuse ? C'est comme si on venait de lui annoncer qu'elle n'était pas capable d'aider efficacement le camp. Une personne qui ne part pas en expédition, que peut-elle bien faire de ses journées ? Mais peut-être qu'elle devrait plutôt être soulagée ? Car dans le fond, elle n'a pas vraiment envie de retourner à l'extérieur. Pas après ce qu'elle y a vu. Pas avec ce qui s'y trouve... « Et si j'ferme mon oeil cassé et qu'j'utilise seul'ment celui qui voit bien ? » propose-t-elle, espérant ardemment trouver une parade qui ne ferait pas d'elle un handicap pour ses coéquipiers. Mais elle sait très bien que sa remarque est stupide. Pire encore : enfantine. Elle se concentre alors sur l'essentiel : Quinn va trouver un moyen de corriger sa vue. Il y a de l'espoir ! « Vous allez trouver une solution ! J'en suis sûre ! » Pratiquement sûre, en tout cas... Quinn lui donne l'impression d'être compétente et ne diffère guère des docteurs qu'elle a pu consulter avant le début de l'épidémie. Et les docteurs d'avant, ils arrivaient presque toujours à soigner les gens !

Finalement vient l'instant tant redouté. Zelda se penche sur le côté pour tenter de voir ce que prépare le médecin. Sans succès ! Au fond elle sait déjà ce qui se trame. Elle en obtient la confirmation lorsque son aînée se retourne avec un plateau et, parmi divers objets de torture, une seringue. La gamine blêmit sans même s'en rendre compte. « J'savais qu'y avait un piège ! » glisse-t-elle, tentant d'accorder son ton avec celui si propre à l'humour. Sans succès, d'ailleurs. Elle a beau essayer de rester stoïque, de faire preuve d'une bravoure digne des légendaires amazones, elle se laisse lentement happer par une crainte qu'elle pensait avoir oubliée. « Vous êtes corruptible, vous, ou pas d'tout ? » demande-t-elle, sourire contrit au coin des lèvres. « J'ai pas d'argent mais p't-être qu'on peut s'arranger quand même ? » Elle aimerait bien pouvoir lui glisser une liasse de billets dans la poche. Comme le salopard dans Titanic lorsqu'il doit s'assurer une place sur un canot de sauvetage. Mais elle n'a pas d'argent. En fait, elle n'a pas grand chose à proposer. Mais qui ne risque rien n'a rien, n'est-ce pas ?

Pour fini elle fait preuve de bon sens - plus vite ce sera fait, plus vite... ben.. ce sera fait ! -  en présentant ses deux bras, intérieur des coude vers le haut, au bourreau. « Faites votre office, bourelle ! » murmure-t-elle, résignée. Par contre elle n'a pas bien sûre de son accord... Sa phrase sonne faux, non ? « Vous pourriez p't-être m'faire croire qu'vous comptez jusqu'à trois pis m'planter à deux ? Comme ça j'vois pas l'truc v'nir ? » propose-t-elle avant de grimacer. « Bon là c'est foutu maint'nant mais vous êtes docteur alors vous avez sûr'ment une autre technique du genre ? » Quinn aura sûrement compris le sens de sa demande. Qu'elle la surprenne ! Et en attendant, pour l'aider un peu, l'adolescente détourne la tête et ferme les yeux. Voilà qui devrait aider la fausse française à la prendre en traître !


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