The Walking Dead RPG

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- Johan Jones - Fallen in Hell -
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Fiche de personnage
MessageSujet: Johan Jones - Fallen in Hell   Johan Jones - Fallen in Hell EmptySam 22 Juin 2019 - 17:58
JohanHenry
Jones

WHO AM I
- Informations personnage -
Nom : Jones
Prénom(s) : Johan, Henry
Âge : 30 ans
Date de naissance : 15 mars 1989
Lieu de naissance : New York
Nationalité : Américain
Groupe : The Remnants
Ancien métier : Interne en médecine urgentiste
Célébrité : Armie Hammer
- Défauts -
Solitaire
Silencieux
Dur
Distant
Impulsif
- Qualités -
Loyal
Intelligent
Compréhensif
Sincère
Délicat

WHAT'S IN MY HEAD

- Psychologie du personnage -

Johan avait toujours été un garçon plutôt solitaire. Très tôt, il avait compris qu'il était différent. En quoi ? Il ne le savait pas vraiment. Il était plus fin, plus gentil, plus calme, plus délicat que les garçons de son âge. Il avait de très bonnes notes, aussi. Peut-être même trop bonnes. Ce qui explique que, dès tout petit, certains commencèrent à lui tomber dessus. Le harcèlement était un concept encore étranger, dans les années 90. On lui répétait "deviens plus fort".

Alors, de calme, il devint silencieux. Ce silence face aux insultes, couplé à son intelligence, fit toutefois de lui une cible privilégiée pour tout les harceleurs en manque d'action. En grandissant, il s'y habitua, et surtout, il apprit à contrer, à riposter, jusqu'à ce qu'on le laisse enfin tranquille. Son impulsivité le précédait, et tous apprirent vite à ne pas embêter celui qui tapait plus fort qu'il n'en avait l'air. Et que finalement, il découvre ce qu'était sa différence. Johan aimait les garçons. Il le refusa au début, devint encore plus solitaire, jusqu'à l'université, où il rencontra Jessie. Jessie était extravertie, et surtout, elle aimait les filles. Combien de fois vient-elle pleurer sur son épaule ? Johan, malgré ses apparences effrayantes, était devenu quelqu'un de compréhensif et de profondément loyal, au travers de ces années de harcèlement. Il l'écouta patiemment, la réconforta, et un jour, il finit par lui avouer.

"Jessie. En fait, je suis gay."

Elle l'avait fixé, puis avait haussé les épaules.

"Je sais."

Elle lui avait fait promettre, plus tard, alors qu'elle mourait dans ses bras, de ne jamais mentir. Et surtout, de ne jamais cacher qui il était. Jamais. Depuis, il était devenu d'une sincérité à toute épreuve, refusant de mentir à quiconque ou de trahir ceux qui comptaient pour lui. Malheureusement, cette loyauté ne put durer longtemps, lorsque les deux autres membres de son groupes moururent à leur tour. La solitude s'abattit sur lui, encore plus violemment que lorsqu'il n'était qu'un enfant. De silencieux, il devint dur, et de peur de souffrir encore, il se mit à distance de tous ceux qui daignaient l'approcher.


WHAT AM I MADE OF

- Physique / équipement -

Enfant, Johan était petit, et frêle. Mais l'adolescence est passée par là... Et surtout, la pratique de la boxe. Du plus petit de sa classe, il est passé à un bon mètre quatre-vingt-dix, pour 80kg de muscles. Bien entendu, avant l'apocalypse, il était un peu plus lourd, vaguement plus enrobé, mais des années de privation lui ont fait perdre quelques kilos. Il a à présent l'air d'un géant, et plutôt musclé en plus de ça. Associé à son absence de sourire et à son air froid, il a tendance à faire fuir la plupart des gens. Du moins, ceux qui s'arrêtent à leur première impression.

Car, une fois passée celle-là, en essayant de percer sa carapace, on découvre vite des yeux bleus un peu timides, des cheveux châtain clair ébouriffés, et des lèvres qui esquissent un sourire derrière une barbe mal rasée. Les pupilles se font encore plus douces quand il soigne un patient, et le sourire plus présent. Dans ces cas-là, il enlève sa veste en cuir épais et retrousse les manches de sa chemise, dévoilant ainsi de longues cicatrices sur son avant-bras gauche, vestiges d'un combat avec des morts, durant il a dû passer à travers une fenêtre.

Ses vêtements sont plutôt simples. Il porte de vieilles rangers de l'armée trouvées durant le premier hiver post-apocalypse, ainsi qu'une paire de jeans qui ont vus des jours meilleurs. En général, il porte à sa ceinture un long couteau de chasse, ainsi qu'un Glock 17 qui lui a été donné par Jamie, un ancien policier, et un MP5 que son groupe avait récupéré lors de leur départ du camp de réfugiés. Il a toujours sur lui un sac à dos léger, avec une paire de boxer et un tshirt propre, ainsi qu'une trousse de secours médicale, une gourde remplie et un en-cas, au cas où il doive partir en catastrophe. Avec ça, une veste en cuir noire, un peu râpée sur les coudes et portant une marque de morsure (qui n'a cependant pas traversé) sur l'épaule droite, et une chemise flanelle bleue, assez épaisse, qu'il ne met qu'en hiver.


HEAR MY STORY


Johan est né en 1989, dans une famille heureuse. Il était le second d'une famille de trois. Sa grande soeur, Ella, avait trois ans de plus que lui et son frère Dennis naquit en 1991. Enfant, il était plutôt maigre et de petite taille par rapport aux autres. Il avait de très bonnes notes, et cela lui valut rapidement de devenir la tête de Turc de son école, dans la banlieue new-yorkaise. Ce fut pire lorsque Ella partir au collège, et qu'il dût rester seul pour se défendre. Son père, un ancien militaire, lui répétait "défends-toi, bon sang ! T'es pas une tafiole quand même !" Johan secouait la tête. Non, il n'en était pas une.

A l'entrée au collège, il commença à prendre des cours de boxe. Au début, il continuait de prendre les coups, jusqu'à ce qu'un jour, sous une impulsion, il rendit coup pour coup. Cet été-là, l'an 2000, ils le passèrent dans la ferme de ses grands parents, au Texas. Il prit 15 cm en trois mois, et à la rentrée il n'était plus "Johan la tapette" mais "Johan le monstre". Passé de trop petit à trop grand, il ne se fit pas plus d'amis, gardant deux autres exclus nommés Jared et Mark. Ils se suivirent jusqu'au lycée, Johan passant de harcelé à protecteur.

En seconde, il faisait donc un mètre quatre-vingt pour 70kg de muscles. Le lycée... Période très compliquée pour lui. Johan commença à veritablement sentir la différence entre lui et les autres. Ses amis ne parlaient que de filles, de seins et de porno. En ces débuts de l'apparition d'Internet, l'année 2006 fut pour lui une révélation. Ses parents avaient acheté un ordinateur pour toute la famille. Sa soeur Ella était déjà partie à l'université, d'où elle leur envoyait par mail des nouvelles et des photos. Johan, lui... Indécis sur ce qu'il voulait faire de sa vie, malgré ses excellentes notes, il se plongeait dans les magazines d'orientation et les tests. Mark le tançait pour qu'il se trouve un copine, mais il ne voyait pas l'intérêt. Toutefois, enfin d'année scolaire, il finit par se laisser entraîner à une fête. Tout le monde buvait, et lui se retrouva rapidement enfermé dans un chambre, à siroter sa bière en bouquinant un comics. Il sursaute lorsqu'un petit brun entra soudain et claqua la porte derrière lui. Son nom était Owen. Après quelques instants de silence, ils commencèrent à discuter. Au final, ils parlèrent toute la nuit. Ils continuèrent à se voir tout l'été, et Johan se sentait complètement perdu. Il aimait regarder le corps à moitié nu de son ami en maillot, il rougissait souvent même. A la fin du mois d'août, Owen l'invita à une soirée chez lui avec une vingtaine de personnes, profitant de l'absence de ses parents.

Là, ils échangèrent leur premier baiser. Puis un autre, et encore un autre, jusqu'à ce que, emportés par l'alcool, ils aillent trop loin. Johan s'enfuit. C'était trop. Il entendait encore son père au creux de son oreille "t'es pas une tafiole hein". Il s'interdit de revoir Owen, ni même d'aller vers d'autres hommes. Maintenant, il savait qu'il avait mérité ce qu'on lui disait au collège. Il était un monstre.

Il rencontra Jessie lors de sa deuxième année de médecine. Leur appartements de la résidence étaient collés. Optimiste, extravertie, ouvertement lesbienne, elle était pour lui une bouffée d'air frais. Elle le traînait partout, dormait dans son lit après chaque rupture et chaque soirée trop arrosée, collait des stickers de licorne dans tout son appartement. Ils révisaient ensembles chaque soir, et elle lui préparait toujours des petits plats de légumes incongrus. Il avait vingt-quatre ans et il la connaissait depuis donc quatre ans lorsqu'il lui avoua son homosexualité. Cela ne changera pas d'un iota leur relation, si ce n'est qu'elle le présenta enfin à son groupe d'amis, et plus particulièrement à Damian, un afro-américain qui fit battre son coeur plus vite. Le jeune homme, mécanicien, le courtisa sans relâche, jusqu'à ce qu'il craque et l'embrasse contre la porte de son appartement un soir de janvier 2014. N'ayant toujours rien avoué à sa famille, il tint leur relation cachée de ses proches.

En automne 2015, Damian était parti voir sa soeur à Seattle lorsque l'épidémie se déclara. Rapidement, Johan n'eut plus de nouvelles...



• Octobre 2015 / New York - Seattle : Lorsque les premières rumeurs commencèrent à se propager, Johan tenta de joindre Damian sans attendre, inquiet. Au début, il échangèrent quelques messages. Quelques agressions, puis des patrouilles devant chez sa soeur... Damian était tranquille. Cependant, lorsque la présence militaire fut confirmée, Johan fit quelque chose qu'il n'aurait jamais cru faire auparavant : il sauta avec Jessis dans le premier avion pour Seattle. On a bien dit plus haut qu'il était impulsif... A son arrivée, le 18 octobre 2015, il n'avait plus de nouvelles de Damian depuis plusieurs heures. Ils passèrent la nuit à l'aéroport, angoissés, et parvinrent à monter dans un bus le lendemain. Dans le sens inverse, le trafic était surchargé. Ils constatèrent que beaucoup cherchaient à quitter la ville, des familles, des couples, des personnes âgées...

Quelques heures plus tard, Johan était devant le domicile de son petit ami et sonnait impatiemment. Il finit par entendre du bruit, et la porte s'entrouvrit devant lui. Le visage angoissé de Damian lui fit face.

- Johan ?

- Je sais, c'était pas prévu, mais j'étais inquiet... Jessie est avec moi.

Damian hésita un instant, puis les laissa entrer. A l'intérieur, une jeune femme gisait sur le canapé, l'air souffrante. Johan eut à peine le temps de poser son sac que Damian lui expliquait la situation : sa soeur avait été mordue  jusqu'au sang par un émeutier. L'hôpital était en quarantaine, alors il était obligé de la garder chez lui... Toutefois, les deux jeunes médecins feraient mieux de repartir au plus vite, pour éviter d'être contaminés. Johan en convint, mais le convainquit de le laisser passer la nuit chez lui. Le lendemain, Cindy avait plus de quarante de fièvre, et surtout, la loi martiale venait d'être déclarée et le trafic aérien était interrompu, empêchant Johan et Jessie de quitter la ville.

Le lendemain, Cindy mourut. Et puis, elle revint. Et quelques minutes plus tard, Johan était au sol, couvert de sang, le corps sans vie de Damian se vidant par la gorge ouverte pendant que ce qui avait un jour été Cindy se jetait répétitivement contre la porte. Pendant quelques minutes, il resta pétrifié au sol de la chambre, puis soudainement un hurlement suivi d'un grognement guttural lui rappela l'essentiel : Jessie. Elle était sortie un peu plus tôt faire une razzia de nourriture et équipement de survie, ainsi que d'antibiotiques. Lâchant finalement la carotide de Damian, et chercha du regard quelque chose qui pourrait lui servir d'arme. Ne pas réfléchir, ne pas pleurer. A cet instant, seule Jessie comptait. Il attrapa le balai qui trainait à côté de l'évier, prit une grande inspiration, et sortit. La... chose, qui marchait, se tourna à nouveau vers lui, alors que Jessie pleurait, au sol, tenant une chaise pour la retenir. Il se jeta sur elle et la frappa, tentant d'éviter ses dents, qu'à présent il devinait meurtrières. Il frappa, encore, et encore, profitant de sa taille et de ses muscles, jusqu'à ce qu'elle ne bouge plus et que le manche, et ses propres vêtements soient couverts de sang et de cerveau.

• Hiver 2015 - 2016 / Seattle : Jessie et Johan avaient rempli deux sacs à dos de randonnée et étaient partis rejoindre un camp de réfugiés en dehors de la ville. Heureusement, Jessie avait eu de bonnes intuitions lors de sa virée dans un centre commercial tout proche : gourdes, trousse de soin avec anti-douleurs et antibiotiques, quelques barres de céréales. Ils avaient ensuite fouillé la maison de la soeur de Damian, et avaient récupéré deux sacs de couchage, une tente et un réchaud à gaz ainsi qu'une paire de chaussures de marche pour Jessie. Lui devait se contenter de ses baskets. Il n'avait apporté avec lui qu'une chose de la maison : la veste en cuir noir de Damian. Celui-ci avait toujours dit en riant qu'elle était trop grande pour lui, et qu'elle lui irait mieux. Il n'avait pas tort, avait songé Johan en se regardant dans la glace.

Quelques semaine plus tard, en plein coeur de l'hiver, il ne regrettait pas un seul instant d'avoir emporté cette veste. Il faisait un froid de canard, et les ressources se faisaient rares. La situation n'avait par la suite qu'empirer. Ils avaient vite compris que le gouvernement était tombé. Les rôdeurs étaient de plus en plus nombreux, et les militaires semblaient désespérés. Plus de réserves de nourriture, et de moins en moins de munitions. Les militaires avaient en effet fourni quelques armes à certains citoyens particulièrement désireux de se défendre, ce qui avait par là même diminué leurs ressources... Ils étaient aux abois. Johan et Jessie s'étaient rapprochés de plusieurs réfugiés : Lucy, Adam, et Franck. Après plusieurs semaines de réflexions, au début de février, il décidèrent de partir, barda et un MP5 en poche. Les soldats leur donnèrent un peu de riz et quelques boîtes de conserves, et leur souhaitèrent bonne chance. Ils l'apprirent uniquement plus tard, mais ce départ leur évita la mort : le camp dans lequel ils avaient vécu était tombé...

Les premiers jours sur la route furent difficiles. Le cinquième jour, ils croisèrent une troupe de rôdeurs sur la route, qui failli bien tous les tuer...

- Jessie !

Elle jura et enfonça in extremis la pointe de son couteau dans le crâne du rôdeur qui s'était glissé derrière elle. Johan eut à peine le temps de se rassurer qu'un rôdeur se jetait sur lui. Il se débattit, et parvint à lui éclater le crâne à coup de batte, juste à temps pour voir celui qui allait mordre Franck et se jeter sur lui en criant, batte dressée. Quelques minutes plus tard, le combat était fini et les corps de huit ou neuf rôdeurs gisaient autour d'eux. Ils se regardèrent, haletant, armes encore dressées et prêts à en découdre. C'était passé juste. En un seul combat, ils comprirent qu'il allait falloir qu'ils deviennent forts, beaucoup plus forts, si ils voulaient avoir une chance de survie. Johan avait depuis bien longtemps tiré un trait sur l'idée de revoir quiconque de sa famille. Ella, Dennis, ses parents... Ils étaient probablement tous morts depuis bien longtemps. Comme Damian.

Au fil des jours, il s'était interdit de penser à Damian. Son corps sans vie sur ses genoux, exsangue, les yeux emplis d'une terreur sans nom. Les jours qui suivirent leur départ du camp ne furent pas bien différents. Ils bougeaient sans cesse, cherchant de ressources et pillant sans vergogne des maisons vides de leurs occupants - ou du moins, de leurs occupants en vie. Début mars, ils se joignirent à un autre groupe de survivants. Le même jour, ils perdirent Adam.

• Fin été 2016 / Tacoma : A présent au sein d'un groupe soudé de onze personnes, Johan avait pris le rôle de médic. Il soignait tout : indigestions, petites coupures, foulures... Jessie le secondait, même si sa spécialité n'était pas la médecine d'urgence, mais à eux deux ils formaient un duo redoutable contres les petits ou grands bobos. Leur groupe arriva alors aux alentours de Tacoma. Grossière erreur... Le danger, qu'ils avaient encore évité jusqu'ici, leur retomba dessus avec une force insoupçonnée. Il y avait beaucoup de rôdeurs.Beaucoup trop. Deux d'entre eux tombèrent, et les autres se retrouvèrent enfermés dans une maison, désespérés. Ils pouvaient entendre les rôdeurs grogner et cogner contre les portes et les fenêtres, et se barricadèrent rapidement. Une fois cela fait, ils s'effondrèrent au sol, haletants. Johan se tourna vers Jamie, leur leader, un ancien policier au visage creusé.

- Jam', on fait quoi là ?

- Je sais pas, ok ? Laisse-moi réfléchir.

Le petit brun fourragea dans ses cheveux sales. Johan le fixa, compatissant.Ils étaient dans une situation critique, et ils le savaient tous. Enfermés dans une maison entourée de dizaines de rôdeurs, avec très peu de nourriture et d'eau, ils n'avaient quasiment aucune chance. Il se rapprocha de Jessie, lui prit la main, et lui sourit.

- Si on doit mourir ici...

- Dit pas ça, imbécile. On va pas crever comme ça, de faim et de soif. Jamie va trouver un truc.

Mais Jamie ne trouva rien. Les rôdeurs continuaient à tourner autour de la maison, et leurs grognements devenaient insupportables. Deux jours plus tard, le groupe se trouva à cours d'eau et de nourriture. Encore trois jours, et ils furent aux abois. Jessie était couchée, l'air souffrante, et les plus faibles d'entre eux passaient la plupart de leur temps à dormir. Johan commençait à désespérer. C'était donc comme ça qu'il allait finir ? Soudain, un bruit se fit entendre par dessus les grognements. Il devint de plus en plus fort, comme un gros camion. Les rôdeurs semblèrent réagir, et leurs cris s'éloignèrent peu à peu. Pendant un temps, il y eut un grand silence. Puis, chacun se releva, et Jamie alla vérifier aux fenêtres calfeutrées.

- Bah ça... merde alors. Ils sont partis.

Le groupe sortit, les plus fort soutenant les plus faibles, et ils sortirent le plus rapidement possible de Tacoma, avec l'intention de ne jamais y retourner.

• Printemps 2017 / Swede Hill : Après leur aventure de Tacoma, l'automne arriva rapidement, et avec lui, l'hiver. Comme Johan et Jessie s'y attendaient, les plus durement touchés ne survécurent pas, réduisant leur groupe de neuf à six personnes. Jamie, Franck, Lara, Luis, Jessie et lui-même. Déjà affaibli par cinq jours de jeûne dont ils avaient du mal à se remettre, Lucy était morte emportée par un rôdeur en novembre, puis les choses avaient empirés lorsque, un matin, ils s'étaient réveillés sous la neige. Deux d'entre eux étaient morts de maladie, Johan et Jessie n'ayant plus les antibiotiques nécessaires à leur survie. Ils avaient découvert à ce moment là que tout le monde pouvait se transformer en rôdeur à sa mort. Ils étaient tous infectés...C'est pourquoi l'arrivée du printemps 2017 fut pour eux un soulagement.

Le groupe avait passé l'hiver dans une maison à Swede Hill, une petite ville de l'autre côté du Puget Sound. Le parc tout proche leur avait fourni quelques écureuils ainsi que des racines et leurs fréquentes sorties leur avaient permis d'explorer les maisons alentours pour y trouver ce qui restait. La neige ne leur avait évidemment pas facilité la tâche... A présent, un autre problème se présentait à eux : n'ayant aucune culture, ni les connaissances pour en faire, ils se retrouvaient à nouveau forcés de bouger. La chaleur était certes quelque peu revenue, mais pas suffisamment pour que tout repousse. Le groupe fut forcé de partir. Johan était prêt à retourner sur la route. Ils avaient réussi à trouver une voiture fonctionnelle, un peu d'essence, et Jamie partait en éclaireur sur une moto.

Au début, ils voyageaient prudemment, s'arrêtaient plusieurs jours dans chaque maison qu'ils rencontraient. Ils évitaient la route principale, ce qui les amena jusqu'à la côté. Johan prit un instant pour regarder l'eau. Si profonde, si instable. Qui pouvait tout détruire d'une vague. Il avait l'impression que depuis bientôt deux ans, il était sous l'eau. Submergé par les vagues, essayant désespérément de sortir la tête hors de l'eau pour respirer. Survivre. Il pensa à ses parents. A Ella, à Dennis. Etaient-ils en vie ? Il aurait eu tant de choses à leur dire. Si il n'était pas venu à Seattle pour Damian, peut-être aurait-il pu leur parler, les sauver ? Il posa ses yeux sur Jessie. Elle se posait parfois la question, elle aussi. Ils n'avaient eu aucune nouvelles de leur proches depuis bien avant le black-out. Et à voir les conditions ici, dans une grande ville comme New York, il y avait peu de chances qu'ils aient survécu.

En longeant la côté, ils finirent par observer une île de l'autre côté de la mer. Jamie la fixa longuement, puis s'écria :

- Regardez ! De la fumée !

Johan plissa les yeux. Derrière les murs du vieux fort qui se distinguait au loin, on pouvait en effet apercevoir un filet de fumée.

- Merde alors, murmura-t-il pour lui-même. Puis, plus fort. Vous croyez qu'il y a beaucoup de gens ?

Jamie avait l'air surexcité.

- Faut qu'on aille voir les gars !

Il jeta un oeil à la carte, concentré.

- Alors, c'est Bainbridge Island. On la rejoint par un pont. C'est super loin, mais franchement ça se fait. Vous en pensez quoi ?

Tout le monde convint que c'était une excellente idée. D'autres survivants... Peut-être des bons... ça valait la peine d'être tenté. La voiture les lâcha quelques kilomètres plus loin, mais poussés en avant par l'espoir, ils continuèrent à pied, à présent rodés au carnage et aux rôdeurs.

• Automne 2017 / Port Orchard : Ils étaient à Port Orchard depuis deux semaines lorsque la terre trembla. Bien que le Fort et l'espoir d'y trouver des survivants soient une motivation alléchante, le groupe avait décidé, comme l'hiver précédent, de s'établir dans un lieu pour passer les mois les plus froid sans risque de se trouver sans abri le soir venu. Ils avaient investi une maison, et avaient déjà fait quelques sorties de ravitaillements, et abattu quelques rôdeurs. Ce jour-là, tout le groupe était donc sorti pour explorer un complexe de grands magasins, dans l'espoir pour certain d'y trouver de nouveaux vêtements ou des restes de boîtes de conserves. Alors qu'ils étaient au centre du bâtiment, la terre se mit à trembler.

Johan leva la tête, confus. Est-ce que... Le tremblement s'intensifia. Il entendit les autres se mettre à crier.

- Mettez vous à couvert ! hurlait Jamie. C'est un tremblement de terre !

Il chercha Jessie du regard, sans la trouver - elle devait être un peu plus loin avec Luis et Lara. Soudain, il fut plaqué au sol puis tiré sous une table par Franck. Il croisa son regard paniqué, lui aussi haletant, tandis que la secousse devenait de plus en plus forte. Il protégea sa nuque de ses bras et se mit en boule en entendant les premiers bruits d'effondrement. Un cri de femme déchira l'air, et Johan sentit la main de son ami s'enrouler autour de son bras, alors qu'il se dépliait pour partir dans cette direction.

- T'es fou  Attends que ce soit fini !

Il se contint difficilement en entendant un autre hurlement. La secousse dura encore longtemps. Des bouts de plafonds tombaient sur eux, et il entrevit par la porte un bout du couloir s'effondrer sur lui-même.

- JESSIE !

Seul le bruit des débris lui répondit. Et enfin, tout s'arrêta. Ils attendirent quelques minutes, incertains, puis finirent par se dégager. Jamie sortit lui aussi de sous la table sous laquelle il s'était abrité. Sans plus attendre, ils se précipitèrent à la recherche des trois autres.

- Jessie ! JESSIE !

Soudain, un faible gémissement lui répondit. Il fit un signe à Jamie et Franck, et ils se dirigèrent dans sa direction. Il escalada les décombres du plafond, jusqu'à arriver à Jessie. Seul son buste dépassait, le reste était écrasé par un énorme morceau de béton. Johan se laissa tomber à côté d'elle.

- Merde, Jess !

Elle ouvrit les yeux et lui fit un pauvre sourire. Il lui caressa les cheveux en évaluant rapidement la situation. Il était impossible de la dégager.

- Je.. je sens plus mes j.. jambes...

Elle toussa et cracha un peu de sang. Jamie se pencha sur elle.

- Luis et Lara ?

Elle fit un vague geste vers le béton et l'éboulement juste derrière.

- Ils étaient là... Tout s'est effondré sur eux...

Elle tourna son regard vers Johan.

- Allez... Toi comme moi, on sait que je vais pas m'en sortir... Me.. me laisse pas crever comme ça, ok ?

Johan sentit les larmes se mettre à couler sur son visage. Il secoua la tête, incapable de parler, serrant sa main dans la sienne. Elle se tourna vers Franck.

- Toi au moins... Une balle, dans la tête. Je veux pas revenir, ok ? Je...

Elle s'étouffa à nouveau, du sang coulant de sa bouche.

- Eh, Jo... prend.. prend la licorne. Elle est... à toi. Promet-moi...

- Arrête, Jess, tu vas pas mourir, on va... on va trouver nue solution...

Elle l'ignora et continua.

- Promets-moi... que tu mentiras plus..; plus jamais... Soit fier... de qui tu es... Ne le cache plus... ok...

Il sanglotait, et les perles salées s'écrasaient sur le visage sale et ensanglanté de sa meilleure amie.

-T'es... un mec bien... Johan... Ad...ieu...

La quinte de toux fit sortir encore plus de sang de sa bouche, et elle n'arrivait pas à reprendre son souffle. Johan pleurait toujours, elle eut quelques spasmes, puis...

BANG.

Et le silence.

• Automne 2018 / Base navale de Kitsap : Les mois après la mort de Jessie se déroulèrent dans un brouillard flou pour Johan. Sans Jamie et Franck, il serait probablement mort. Ils lui sauvèrent la vie plus d'une fois, autant en le forçant à manger qu'en empêchant un rôdeur de le mordre. Ils étaient toujours à pied, évitant à présent de prendre un véhicule par peur de se faire remarquer. En effet, maintenant en plus des rôdeurs, les vivants étaient également à redouter. Ils l'avaient appris en observant de loin un petit groupe de survivants se faire dépouiller et tuer par un autre, plus agressif. Une voiture fonctionnelle attirait beaucoup trop les convoitises pour prendre le risque d'en utiliser une. Ils formaient un trio discret et efficace.

Ils trimballaient toujours le Glock de Jamie et le MP5 silencieux de Franck, mais c'était plus par sécurité contre les vivants que contre les morts. Pour les rôdeurs, ils se battaient plutôt à l'arme blanche, en essayant de ne pas tomber sur des gros groupes. Un coup de feu qui résonnait, c'était comme sonner la cloche du dîner. Johan utilisait donc un couteau de chasse monté sur un bâton, Franck avait récupéré une hachette et Jamie une hache. L'hiver 2017 avait été rude, avec beaucoup de neige. Ils avaient pris l'habitude de beaucoup bouger de maison en maison, cherchant les dernières conserves pas encore périmées, et Franck avait récupéré un arc dans un centre commercial pour chasser un peu. Il n'était pas toujours très efficace, mais ramenait parfois un lapin, un écureuil ou un renard. Durant l'été 2018, ils s'étaient accordé une pause de quelques semaines au bord du Wildcat Lake, où ils avaient pu trouver du matériel de pêche et reprendre du poil de la bête avec du poisson frais et des fruits. Cependant, fin juillet, ils décidèrent de continuer en direction de Fort Ward, dans l'espoir que ce qui leur avait semblé être un camp soit toujours debout. Et c'est ainsi que, au millieu de l'automne 2018, ils se retrouvèrent à la Base navale de Kitsap, jumelles sur le nez, dans l'espoir d'apercevoir des survivants.

- Il doit y avoir des munitions là-dedans... marmonna Jamie.

- Et des rations, renchérit Franck.

Johan approuva d'un geste de la tête. Leur virée en ville n'avait pas donné grand chose, et ils commençaient à regretter l'apport de nourriture du lac, et son nombre de rôdeurs peu élevé. Les trois hommes décidèrent de tenter une expédition dans la base. Il n'y avait pas de rôdeurs à l'horizon. Ils se glissèrent discrètement entre les barricades,  et entrèrent d'abord dans u bâtiment presque vide. Après avoir abattu deux rôdeurs, ils ouvrirent les casiers et ce qui paraissait être des chambres. En fouillant un peu, Johan découvrit avec plaisir une paire de rangers à sa taille, qui allaient enfin remplacer ses vieilles chaussures trouées. Franck enfouit dans son sac des rations lyophilisées, et Jamie dénicha quelques boites de munitions pour son Glock. Rendus confiants par leurs trouvailles, ils sortirent du bâtiment.

Ils se dirigèrent vers le hangar le plus proche, méfiants, mais espérant s'en sortir sans problèmes. Franck se pencha à la porte, et sortit une pince coupante de son sac pour couper le cadenas. Les portes s'ouvrirent dans un long grincement... Et ce fut l'enfer. Des grognements éclatèrent soudain et un rôdeur mordit jusqu'au sang le bras de Franck, qui hurla et éclata son crâne avec sa hachette. Des dizaines de rôdeurs sortirent alors, se jetant vers le trio qui commença à fuir. Franck, pourtant mordu, se battait comme un beau diable. Jamie finit par sortir son Glock et tira vers les plus proches, essayant de créer un passage pour eux.

- Johan, cours !

Il s'exécuta, tout en repoussant ou tuant les rôdeurs qui s'approchaient de trop près. Il entendait derrière lui Jamie crier, et Franck. Ils parvinrent à la barricade, jetèrent leurs sacs par dessus. Johan sauta et attrapa le bord du mur in extremis, et parvint à se hisser par dessus. Il se pencha pour tendre la main à Jamie, mais déjà les rôdeurs étaient sur eux. Franck fit la courte échelle à Jamie, et jeta son MP5 par dessus le mur.

- Désolé les gars ! Je vais m'arrêter là !

Jamie était à moitié passé par dessus le mur, ses jambes pendaient encore, et Franck se jeta dans la foule de rôdeurs, hurlant et jouant de la hachette. Johan banda ses muscles, mais soudain Jamie hurla. Il tira plus fort, et lorsqu'ils basculèrent tout les deux en bas du mur, un horrible bruit de déchirure l'informa qu'un morceau d'une jambe de Jamie était resté avec les rôdeurs. Ils se figèrent, entendant les cris d'agonie de Franck, et Jamie baissa les yeux sur le sang qui coulait à flots de la morsure. Il leva sa hache, et l'abattit d'un coup au niveau de son genou, puis s'évanouit.

• Hiver 2018 / Suquamish : Johan regarda avec désespoir le visage pâle de Jamie. Depuis son amputation, ils avaient tenté de continuer à avancer. Mais ils avaient vite été à court de bandages. Sans désinfectant, sans antibiotiques, la blessure s'était rapidement infectée. Jamie n'était pas mort de la morsure, certes, mais était-ce mieux pour autant ? Ils avaient été obligé de s'arrêter un peu avant le pont qui les conduisait vers Bainbridge Island. Et maintenant, Jamie allait mourir, et Johan ne pouvait rien y faire. La fièvre avait augmenté, et du pus s'échappait de la blessure continuellement.

- Désolé, Jo'...

- T'excuses pas.

Il remonta un peu le duvet sur les épaules tremblantes de fièvre de son ami. Ce dernier lui fit un faible sourire.

- Hé, Johan. Quand je... quand je vais mourir. Me laisse pas me transformer, ok ? Pas comme Fred et Mila...

Il sortit le Glock qu'il avait caché sous son oreiller.

- Un coup, au milieu du front. Ok ? Promets-le moi.

Johan hocha la tête.

- Promis.

Il n'eut à tenir cette promesse que quelques jours plus tard. L'état de Jamie avait tourné en septicémie sévère. Johan pouvait dire, même sans matériel médical, que ses organes avaient commencés à défaillir les uns après les autres. Il avait fini par mourir pendant la nuit. Johan avait alors attrapé le Glock, et l'avait pointé avec précision sur son front. Il avait fixé les paupières baissées de son ami, son air tranquille malgré son teint jaunâtre, le sang qui avait coulé de ses lèvres gercées par la fièvre, puis il avait appuyé le canon de l'arme contre son front, et avait enfin appuyé sur la gachette.

BANG

Plus tard, alors qu'il lavait à l'eau du fleuve le sang de Jamie sur son visage, il s'était autorisé à pleurer. Et il s'était juré ne plus jamais s'attacher autant. Plus de Damian, plus de Jessie, plus de Jamie. Juste lui.

• Avril 2019 / Bainbridge Island : Il avait faim. Très faim. L'hiver avait été très compliqué. Après avoir passé quelques semaines du côté de Manzanita Park, dans une maison où il restait quelques conserves cachée dans une malle au sous-sol, il avait dû repartir. Il avait à tout prix évité les grosses agglomérations indiquées sur sa carte. Seul, il n'avait aucune chance face à une horde de rôdeurs. Alors, après quelques mois de repas maigres et rares, ses joues s'étaient creusées, et son grand corps trop maigre, ses cheveux longs et la barbe qui lui mangeait les joues lui donnaient un air d'épouvantail décoiffé.

Il venait donc d'atteindre un pâté de maison qui entourait ce qui ressemblait à un grand bâtiment (un hôtel ? Un hôpital ?) lorsqu'il entendit des voix. Immédiatement sur le qui-vive, il se figea et s'accroupit entre deux véhicules. Le groupe semblait tranquille, composé de cinq personnes. Ils portaient des armes, mais n'avaient pas l'air pour autant particulièrement violents.Il s'essuya le front, incertain. Que faire? Les approcher ? Ils n'étaient pas très maigres, et avaient globalement l'air en bonne santé. Il s'approcha discrètement, tendant l'oreille pour entendre leurs paroles.

Ils discutaient de ravitaillement, de leur camp, de... prendre une douche ? Un éclair d'envie traversa son corps sale et épuisé. Il se pencha un peu plus vers eux, et son abducteur fragile lâcha. son genou heurta une branche, alertant le groupe qui se tendit. Un homme dégaina une arme dans sa direction. Johan grogna, le souffle court. Il bougea légèrement, et il entendit l'autre dire à voix basse :

- Je crois que c'est un rôdeur, je vois sa jambe.

Merde.

- Tirez pas !

Les mots lui avaient échappés. Il se redressa lentement, mains en l'air, et fixa le groupe. Ces derniers ne semblèrent pas se détendre d'un iota.

- T'es qui ? Tu nous écoutais ?

La voix était sèche et menaçante. Johan secoua la tête.

- Je m'appelle Johan. Je... je vous écoutais, oui, je voulais savoir si vous étiez...

Il se stoppa. Si ils étaient quoi ? Des tueurs sanguinaires ?

- D'où tu viens ? T'es seul ?

Ils avaient l'air méfiants à présent, armes dégainées et leurs regards balayaient l'horizon.

- J'étais à Seattle. Je... je suis médecin, j'étais avec un groupe, on a vu des gens dans le Fort depuis l'autre côté de l'eau, on a fait le trajet.

- Ils sont où ?

La voix de la plus jeune femme était plus douce.

- Morts.

Johan avait dit ça d'un air impassible, le ton atone. Il baissa légèrement les mains.

- Laissez-moi partir. Je veux juste rejoindre le Fort, comme on l'avait décidé.

Ils se détendirent, échangèrent un sourire entendu. Il les fixa, interloqué, et eut un mouvement de recul quand celui qui paraissait être le chef s'approcha de lui. L'homme ralentit, puis lui posa doucement la main sur l'épaule.

- Détends-toi, Johan. Tu viens juste de le trouver.



Depuis son arrivée au camp des Remnants, Johan avait repris du poil de la bête. Bien qu'il garde une barde de trois jours, elle restait correctement taillée par rapport à l'amas de poils qu'il avait avant. Ses cheveux avaient aussi eu droit à une bonne coupe, et il avait repris du poids et des muscles. Bien qu'au départ observateur, il avait rapidement su se rendre utile de part ses compétences en médecine : allant du petit bobo à la jambe cassée, il avait su se créer une petite réputation au sein du camp.

Chaque jour, il se levait, faisait un jogging, mangeait un peu, prenait une douche rapide, et filait s'entrainer avec les équipes de Stanley Maverick. Il avait pu à nouveau s'adonner à la boxe, son sport favori, ce qui l'avait beaucoup détendu. Il faisait aussi de la musculation pour récupérer le muscle qu'il avait perdu. Ensuite, il mangeait à nouveau, puis passait l'après-midi soit à effectuer des consultations pour les membres du camp qui le souhaitaient, soit à aider au camp (à la tour de guet par exemple). Il avait également fait plusieurs sorties de ravitaillement.

Globalement, il restait très seul. Arrivé depuis moins de deux mois, il évitait de se mêler aux autres. Et ces derniers, peut-être rebutés par sa grande taille et son air sombre, ne l'approchaient pas non plus. Il observait parfois de loin les interactions des autres, leurs rires. Il savait qu'il devait avancer mais... C'était difficile. Le fait que personne dans le camp, du moins à première vue, ne partage la même "inclinaison" que lui était à la fois un soulagement et une torture. Un soulagement, parce qu'il pouvait se dire que si il n'avait personne c'était qu'il n'y avait personne, surtout qu'il n'avait pas franchement envie de tenter quoi que ce soit. Pas après la mort de tous ceux qui avaient compté pour lui. Une torture parce que... il était un homme, tout de même, et parfois, un contact humain, même sans amour, lui aurait permis de se sentir un peu mieux. Cette idée, toutefois, s'évaporait vite au contact des cauchemars qu'il faisait presque chaque nuit.

La politique du camp lui posait parfois question : en tant que médecin, il se devait de défendre toute vie humaine, et il lui semblait que la politique de "avec ou contre nous" des dirigeants ne correspondait pas à cet idéal qui était le sien. Toutefois, il devait reconnaître que c'était la première fois depuis longtemps qu'il ne se sentait pas en danger perpétuellement, qu'il était propre et qu'il mangeait à sa faim. Alors il ne se plaignait pas, soignait les gens qui se présentaient à lui, et essayait d'ignorer la violence qui pouvait parfois transparaître.


Time to meet the devil

• Pseudo (sur internet) : Erwaël
• Âge irl : 22 ans
• Présence : Je devrais pouvoir être présente régulièrement.
• Personnage : Inventé [X ] / scénario/prédef [ ]
• Code du règlement : Ok Jesse

• Comment avez-vous découvert le forum ? :
Top Forum
• Qu'est-ce qui vous a convaincu de vous inscrire ? :
Le thème est intéressant, ainsi que le contexte.
• Crédits (avatar et gifs) :
Vanity FairI



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Markus Taylor
Modérateur
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Markus Taylor
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Vos équipements
Armes: Fusil sniper M40
Equipements:
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MessageSujet: Re: Johan Jones - Fallen in Hell   Johan Jones - Fallen in Hell EmptySam 22 Juin 2019 - 18:21


bienvenue sur le forum !

Te voilà fraîchement inscrit sur The Walking Dead RPG ! Après avoir lu consciencieusement le règlement du forum, voilà quelques petites choses à retenir pour tes débuts parmi nous :

1 – Le délai pour finir ta fiche est de 10 jours. Un délai supplémentaire peut être accordé par un membre du staff sur demande.

2 – Si tu as oublié de le faire avant de t'inscrire, jette un petit coup d’œil aux bottins des noms, des prénoms, des métiers et des avatars.

3 – Lors du choix de ton avatar, il est important de bien respecter ces deux points du règlement : Les images choisies doivent être cohérentes avec le contexte, et l'âge de ton personnage avec l'aspect physique de ta célébrité.

4 – Afin d'éviter les RP répétitifs d'intégration dans un camp, nous te conseillons d'intégrer ton personnage à un groupe dès son histoire !  Si tu choisis d'intégrer le groupe des Travelers, il te faudra conserver ce statut durant 1 mois minimum avant de pouvoir t'installer dans l'un des groupes sédentaires.

5 – Si ton histoire comporte des personnages que tu souhaiterais proposer en Scénario, sache qu'il faudra également patienter 1 mois et être actif en zone RP.

6 – Une fois ta fiche terminée, signale le dans ce sujet AVERTIR ▬ FICHE TERMINÉE.



Bonne rédaction !


Bienvenue ici!

N'hésite pas à me MP si tu as des questions.


the Livings made me a genius,
the Deads made me a badass
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Invité
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MessageSujet: Re: Johan Jones - Fallen in Hell   Johan Jones - Fallen in Hell EmptySam 22 Juin 2019 - 18:23
Bienvenue par ici Johan et bonne rédaction ! Smile

(et j'en profite pour dire que je suis ravi de voir la bouille d'Armie ici Johan Jones - Fallen in Hell 2736068674 )
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MessageSujet: Re: Johan Jones - Fallen in Hell   Johan Jones - Fallen in Hell EmptySam 22 Juin 2019 - 18:31
Hey hey !
Bienvenue à toi parmi nous Smile
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MessageSujet: Re: Johan Jones - Fallen in Hell   Johan Jones - Fallen in Hell EmptySam 22 Juin 2019 - 18:31
Merci ! Je vais me dépêcher de finir la fiche, je crois que pour l'avatar et les nom/prénom c'est bon, par contre je dois aller voir pour les métiers.

@Jesse : Je l'ai découvert en tant que Illyah dans Man from UNCLE. J'aime beaucoup sa bouille ! :smile42:
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Levi M. Amsalem
Administratrice
Levi M. Amsalem
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Vos équipements
Armes: Poignard de chasse, 9mm, grenades.
Equipements:
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MessageSujet: Re: Johan Jones - Fallen in Hell   Johan Jones - Fallen in Hell EmptySam 22 Juin 2019 - 20:08
Bienvenue ici Johan!
Amuse toi bien ♡


Extra-lucide
Si vient l'orage, le tonnerre et la foudre, le cœur solide, reste en vie, mon amour
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MessageSujet: Re: Johan Jones - Fallen in Hell   Johan Jones - Fallen in Hell EmptyDim 23 Juin 2019 - 0:44
Bienvenue parmi nous !

Bon choix d'avatar o/
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MessageSujet: Re: Johan Jones - Fallen in Hell   Johan Jones - Fallen in Hell Empty
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