The Walking Dead RPG

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- Une révélation imprévu |Cameron -
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Cameron G. Reeves
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MessageSujet: Re: Une révélation imprévu |Cameron    Une révélation imprévu |Cameron  - Page 2 EmptyMar 21 Mai 2019 - 18:43
Une révélation imprévue


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Elle n'en voulait pas, bien lui non plus n'avait pas eu l'intention de la foutre en cloque, lui non plus et pourtant tout au fond lui, là sous cette couche de sarcasmes et de haine délirante, Cameron savait que si elle l'était, il ne se défilerait pas. A son regard c'était oui ou non et pas de potentiel avortement grâce à une pilule qui n'aurait plus aucun effet, ou n'aurait que l'effet de toucher ce bébé. Elle était aide soignante non ? Elle devait savoir ça, que la date de péremption d'un médoc en amoindrissait l'effet, quelle sorte de chose se produirait si elle avaler cette saloperie. Il pensait là, elle sur son épaule, elle qui le maudissait de la contraindre. Elle n'en voulait pas mais venait de lui cracher que personne n'assumait. Si y avait bien un type au monde qui assumait ses actes, quels qu'ils soient, c'était bien lui. Elle le détestait, l'insultait soit, lui n'en pensait pas moins et l'échange dans cette espère de grange n'était plus qu'une poussière loin, loin derrière lui.

Dans ce monde tout changeait vite, trop vite, comme si quelqu'un ne cessait de presser la touche avance rapide, comme si personne ne connaissait le bouton pause, comme si plus rien ne pouvait être vécu librement, sans conséquence, bonne ou mauvaise, comme l'essence même de ce qu'ils avaient été, quand la vie tournait encore normalement, n'était qu'un putain de mirage. Durant tout ce temps ils avaient rêvé, pour d'autre cauchemardé, mais chacun s'était réveillé dans cet univers atroce où on survivait à chaque seconde. Le reste du chemin se fit en silence, un silence aussi pesant qu'il lui permit de réfléchir. Elle s'était calmée, où alors, tout comme lui elle pensait. Fort heureusement aucun morto ne présenta le bout de son sale nez et bientôt ils furent à la palissade alors qu'elle sursautait presque sur son épaule. Un roulement d'yeux fila à l'abri de son regard avant qu'il revienne sonder le sien.

- Quoi encore ? Oh, elle capitulait ? Bien, elle reprenait conscience, elle ravalait sa fierté, elle devenait lucide, enfin. Bha c'est pas trop tôt, Reprit-il, la laissant retrouver la terre ferme, sans aucune tendresse, avant de procéder à quelques roulements d'épaule. J'ai l'épaule engourdie d't'avoir traînée sur une bonne trentaine de minutes.

Parce que tu le voulais bien. Uhm, surtout car s'il l'avait laissée faire, madame ce serait avalée une boite de cachetons qui n'aurait eu pour effet que de dénaturer ce qui, potentiellement, mûrissait sans doute au creux de ses entrailles. La porte poussée, Cameron lui fit une fausse révérence, l’œil mauvais, malgré la satisfaction de savoir qu'il y avait ce genre de tests là où Menfins passait une bonne partie de son temps, du moins … avant tout ça.

- Si y en a pas t'iras pas seule, ta tante a tendance à m'foutre les jetons, rien qu'pour ça j'pourrais faire gaffe à ton joli train arrière. Sourire abusif, sarcasme plein le regard, Reeves referma le portail derrière elle, déjà à toiser les regards qui se posaient sur lui, sur elle par la même occasion, avant d'avancer droit vers leur point de chute. L'infirmerie, s'il y avait fait un tour c'était uniquement car Haley lui avait demandé un service. D'ailleurs, cette dernière était là, auprès de la construction, à vérifier quelques fixations, autant l'éviter. En un clignement ce cils, ils furent au centre de la place, quelques paires d'yeux posés sur eux, quelques chuchotis s'échangeant ça et là le poussant à sourire de coin, peu dérangé par les quelques rumeurs et autres rancœurs qui courraient à son sujet, avant de l'agripper par le coude pour la ramener près de lui. Toute proche de lui, Cameron ramena les lèvres à son oreille tout en scrutant ces regards juges. Soit ça s'voit déjà, soit ils te collent dans l'même panier, soit … Oops ton Irlandais t'as taillé un costume sur mesure pour avoir eu vent d'notre petite virée dans l'écurie. Mais avant qu'elle puisse lui rétorquer quelque chose de son cru, le trentenaire poussa la porte de l'infirmerie, l'y fit pénétrer puis referma avant de se caler contre un meuble, les bras croisés. Bon, c'est toi qui bosse ici, ou file un coup d'mains, alors tu d'vrais savoir où trouver ton bonheur. Ses yeux se détachèrent des siens, déjà à courir sur les multiples armoires vitrées où étaient entreposés des tas de flacons, ustensiles. Dans quelques minutes, s'il y avait bien ce genre de chose ici, il saurait. Pour elle lui importait peu, en revanche pour l'hypothétique vie qu'elle abritait tout aussi potentiellement, ça le touchait davantage sans pour autant qu'elle sache pourquoi. T'aurais pris un foutu médoc sans être sûre de ton coup ? Cette fois, un sourire similaire à ceux de leur soirée étira la commissure de ses lèvres. Scusate, évitons d'parler de coup, mais t'aurais vraiment pris c'genre de saloperie sans être certaine d'être enceinte ? Ça le dépassait, pas qu'elle n'ait peut-être pas la même façon de penser que lui à ce sujet, simplement qu'elle soit si mal, si écœurée par cette possibilité qu'elle soit capable de se mettre en danger. Tu d'vrais pourtant savoir qu'une fois la date de péremption dépassée, les effets sont plus ce qu'ils étaient, c'est l'cas pour pas mal de médicaments, j'imagine que c'est tout autant l'cas pour ce genre de pilule, alors t'aurais pu faire une hémorragie, Écarquillant les yeux, en agitant les doigts, il termina par agripper une espèce de pince sur l'une des étagères. Peu importait à quoi elle servait, ce n'était que pour passer le temps, éviter de la fixer davantage alors qu'il devait très certainement la foutre en boule malgré ses paroles sensées. en mourir, uhm ? Toi qui veux de la discrétion, disons que c'est pas terrible. Abandonnant la pince, il tira une moue approbatrice avant de lui sourire. Alors, tu l'trouve ? M'dis pas que toutes les donzelles de ce camp passent leur temps à vérifier l'état de leur utérus, sans quoi vous auriez dû penser à un autre nom, Et pour illustrer ses propos, Cameron s’installa dos à une parois et passa la main dans le vide, à hauteur d’œil, comme s'il brossait là l'idée qui lui passait dans le crâne. The Bawdy-House ... Une merveille, et un jingle, … parce qu'il en faut un : « Ici l'avenir de l'humanité est assuré … Ou pas. » Un rictus lui échappa. Ou pas oui, après tout bon nombre des gens présents dans ce camp avait une notion approximative de la survie, surtout ceux qui voulaient absolument sauver ce qui ne pouvait, ou ne voulait, pas l'être.

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Erika P. Madsen
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MessageSujet: Re: Une révélation imprévu |Cameron    Une révélation imprévu |Cameron  - Page 2 EmptyMar 21 Mai 2019 - 20:00
Une révélation imprévu...
Il savait, maintenant, il savait qu'elle n'avait jamais voulu ça et pour autant, il ne fallait pas faire la fine bouche, parce qu'elle n'était pas non plus sortie couverte cette nuit-là. Elle s'était calmée durant tout le reste du sujet, s'étant trouver une position plus ou moins confortable pour réfléchir à la suite des événements. Qu'allait-il advenir de tout ça ? Et puis, elle se souvenait d'un truc, s'il voulait vraiment un test de grossesse, rien ne valait se mettre en danger lorsqu'il se pourrait qu'elle en trouve à l'infirmerie. « Quoi encore ? » Elle lui expliqua, lui fit un bref topo rien que pour lui dépeindre un tableau qui pourrait lui plaire. « Bha c'est pas trop tôt. » Elle retomba sur ses pieds : « J'ai l'épaule engourdie d't'avoir traînée sur une bonne trentaine de minutes. »

Elle se rhabilla un peu, replaçant correctement son haut sur ses hanches : « Fallait bien que j'en tire un certain profit, au moins ton épaule t'occupera pour un moment. »  Elle haussa des épaules en riant jaune : « Si y en a pas t'iras pas seule, ta tante a tendance à m'foutre les jetons, rien qu'pour ça j'pourrais faire gaffe à ton joli train arrière. » Elle rétorqua juste derrière : « Fait gaffe, c'est de famille. On mord toute dans la famille. » Et ta connerie aussi, elle mord? se rabroua t-elle en soufflant d'exaspération.

Reeves lui ouvrit le portail et ne prêtant pas attention à sa stupidité, elle traça comme une flèche jusqu'à l'infirmerie mais quelque chose clochait. D'abord, il n'était pas très loin de lui et puis, elle sentait des regards oppressants sur elle. Elle n'y était pas forcément habituée et forcément, elle ne pouvait pas s'empêcher de tourner la tête vers ça. Ce chuchotement ridicule qui les avait suivit et encore une fois, il l'attirait à elle, Son chuchotement l'avait surprit, elle s'attendait à ce qu'il la pousse à se dépêcher plutôt qu'à traîner en chemin : « Soit ça s'voit déjà, » Elle blêmit violemment jusqu'à ce que la raison reprenne le dessus. C'était impossible, il la charriait encore : « Soit il te collent dans l'même panier, soit.. » Elle leva les yeux  vers lui, « Quoi ? » Qu'avait-il encore fait ? « Oops ton irlandais t'as taillé un costume sur mesure pour avoir eu vent d'notre petite virée dans l'écurie. »

Sans ménagement, et avant qu'elle ne réponde, il la poussa à l'intérieur de l'infirmerie. C'était dingue, elle le lui avait demandé, bordel. La porte refermée derrière lui, Rika serra les dents : « T'étais obligée de l'ouvrir hein ! Je... » Elle s'interrompit, ce n'était pas la peine d'enfoncer le clou un peu plus. Il fallait régler très vite le problème qui les unissait et vite. Calé contre un meuble, il lui déclara : « Bon, c'est toi qui bosse ici, ou file un coup d'mains, alors tu d'vrais savoir où trouver ton bonheur » Les bras croisés, elle souffla : « Au moins tu es observateur, ça fait plaisir. » tiqua t-elle puis partit à sa recherche.

Elle soupira fortement et commença à chercher où Caroline aurait bien pu les planquer. C'était en quelque sorte, une manière d'éviter que tout le monde se serve sans aucune gêne : « T'aurais pris un foutu médoc sans être sûr de ton coup ? » Erika remonta ses manches et ouvrit un placard ou une boite y était planquée tout en haut d'un placard et le regarda, en fronçant les sourcils. Peut-être s'était-il entendu poser la question alors elle le laissa se reprendre : « Scusate, évitons d'parler de coup, mais t'aurais vraiment pris c'genre de saloperie sans être certaine d'être enceinte ? » Elle haussa des épaules en posant la lourde boite sur le plan de travail : « Tu d'vrais pourtant savoir qu'une fois la date de péremption dépassée, les effets sont plus ce qu'ils étaient, c'est l'cas pour pas mal de médicaments, j'imagine que c'est tout autant l'cas pour ce genre de pilule, alors t'aurais pu faire une hémorragie. » Elle cessa de fouiller : « Ton intérêt pour ma santé me ravie mais je ne suis pas complètement idiote. Si je ne craindrais pas être contrainte, je m'en serais assurée et j'aurai agis en conséquences. » expliqua t-elle en reprenant sa recherche. Choux blanc, continue de chercher!

« Non, ne touche pas ! » l'avertit-elle mais c'était trop tard, il l'avait dans les mains. Elle soupira en lui montrant le sceau des ustensils à steriliser : « uhm ? Toi qui veux de la discrètion, disons que c'est pas terrible. »  Là, c'était à son tour de jouer le sarcasme : « Oh vraiment. Après ton coup à la dernière expédition, on ne peut pas dire que je pouvais faire mieux dans le genre discrétion. Et arrête de foutre tes doigts dégueulasse sur les ustensiles. » Elle choisissait une autre boite voisine, elle l'ouvrit et.. « Alors, tu l'trouves ? M'dis pas que toutes les donzelles de ce camp passe le temps à vérifier l'état de leur utérus, sans quoi vous auriez dû penser à un autre nom, »  Devant cette boite magique, elle serra les dents tandis qu'il repartait ses délires : « The Bawdy-House... Une merveille, et un jingle,... parce qu'il en faut un : « Ici l'avenir de l'humanité est assuré... ou pas. »

Il ria un bon coup. Erika sortit la boite que contenait le test et attendit un petit instant : « Tu n'te serais pas planté d'orientation. Avec l'imagination, tu aurais dû te planquer dans la publicité plutôt que dans l'architecture. » Et juste après, elle lui agita la boite contenant ce qu'ils étaient partie chercher : « Ne rêve pas, j'vais pas faire ça devant toi et... » Elle leva l'index pour lui montrer qu'elle ne voulait pas être interrompue : « J'aimerai mieux que ça reste entre nous, okay. Et j'ai pas besoin de garde du corps okay ? »

« Bouge pas d'ici. » se résigna t-elle : « Et je reviens. » Elle cala la boite dans son dos, caler entre sa peau et son jean, et quitta l'infirmerie sans lui adresser le moindre regard. Tout le monde avait repris le cours de ses activités et elle marchait tellement vite qu'elle ressemblait plus à un courant d'air. « Allez, qu'on en finisse. » Elle ouvrit la boite, regarda les instructions principales. Disons qu'elle n'était pas une grande consommatrice de ce genre de produit et se mit en position.

Elle posa le test sur la boite qu'elle avait posé parterre. C'était surement les minutes les plus longues de sa vie mais en plus parce qu'elle savait qu'il y en avait un qui devait tourner comme un lion dans sa cage. Elle prit une profonde respiration, attendant le plus sagement possible jusqu'à ce que... oh putain... s'écria t-elle intérieurement en soupirant beaucoup plus fortement que le reste. Elle rangea la boite avec son contenu à sa place et prit tout son temps pour se laver les mains au lieu pré-dit à cet effet, avant de retourner à l'infirmerie. Elle respirait et d'un seul coup, elle eut comme une sorte de rêverie. Pourquoi s'était-elle mise autant mal ? Pourquoi ne s'était pas seulement protégée en s'alarmant moins et en évitant ce genre de confrontation ? T'es bizarre ma fille.. T'es vraiment bizarre.. Après cette révélation, elle rejoignit le bâtiment.

En entrant dans l'infirmerie, Erika bomba le torse et la referma juste derrière elle.
Immédiatement, elle sentit le regard bleuté se poser sur elle. Elle se frotta les mains puis : « Je n'suis pas enceinte. » Elle tira la boite de son dos en soupirant de soulagement, visible sur son visage : « Plus la peine de s'faire du mourron, finalement. » souffla t-elle, en se mordant l'intérieur de la joue.
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Cameron G. Reeves
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MessageSujet: Re: Une révélation imprévu |Cameron    Une révélation imprévu |Cameron  - Page 2 EmptyMar 21 Mai 2019 - 21:03
Une révélation imprévue


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Ses mains dégueulasses, Cameron lui offrit un sourire abusif, elle le détestait, plus encore elle détestait le sentir près d'elle, pas comme cette fameuse nuit. Se recalant donc loin de son matos et des mille et une chose qu'elle extirpait des armoires et autres tiroirs, le trentenaire préféra rêvasser, ou plutôt imaginer comment le campement aurait pu se titrer en fonction des habitudes de ses habitants. The Bawdy House, ça sonnait plutôt bien, si bien qu'il en laissa échapper un rictus qui lui valut une œillade méprisante de la part de la jeune femme. Mieux valait ça que pleurer sur son sort, non ? Si, en un sens y a rien de triste hormis ce à quoi ça te fait penser. Exact, il s'en racla la gorge d'ailleurs, préférant cesser tous commentaires et s'attarder à cette fille là, cette fille qui n'avait rien demandé ou si, juste un peu trop, juste ce qu'elle ne pourrait pas assumer, ce avec quoi elle se débattait déjà en imaginant sa vie foutue alors que, pour lui, si elle l'était réellement, ça n'avait pas la même signification. L'avortement, rompre une grossesse, lui était insupportable depuis Clara, et forcément sans ces informations Erika ne voyait pas les choses de cette manière.

Elle avait quoi ? Une trentaine d'années, à peine, elle n'avait rien vécu et sortait à peine de la fac lorsque le monde s'était écroulé, elle n'avait quasiment rien vécu. Perdu sur ses gestes empressés, sur l'agitation qu'elle faisait poindre dans la pièce, Reeves sourcilla en l'entendant parler de l'expédition et ses fameuses prouesses. Eh bien, au moins il savait l'avis qu'elle avait sur lui, comme la majeur partie de ce clan, comme tous ceux qui l'avaient profondément détesté pour leur avoir simplement sauvé la vie, pour éviter à d'autres, qui ne désiraient pas mourir de crever à cause d'une amie trop affectée pour réaliser dans quel merdier elle les collait tous. Un soupir fila ses lèvres, il ne rebondit même pas, préférant la laisser bavasser, s'activer, jusqu'à récupérer ce qu'ils convoitaient tous les deux, mais certainement pas pour les mêmes raisons.

- Yerg, j'sais qu'tu m'as expressément injurié d'porc y a pas de vingt minutes, mais à c'point là bella, Rétorqua-t-il suite à ce qu'elle lui interdisait de fantasmer. Finan d'vait vraiment avoir de drôles de délires pour qu'tu m'penses amateur d'pareille déviance. Qu'elle y aille, qu'elle fasse ce qu'elle avait à faire sur cette fichue bandelette, qu'ils soient liés jusqu'à la majorité de ce prétendu gamin, même jusqu'à la mort sans le désirer une seconde, ou qu'ils soient rapidement libérés de ces obligations. Ohh, t'en fais pas j'compte aller nul part sans une réponse.

L'Italien mordilla ce sourire sarcastique, la laissant disparaître en plissant les paupières quand la lumière vive, de l'extérieur, l'aveugla de courtes secondes. Seul, il ferma les yeux et tout lui revint encore d'une traite. Ses larmes, sa détresse couplée à la sienne. Son visage, ce visage là emprunt d'une annonce terrible, jamais il ne l'oublierait, jamais il ne quitterait son crâne tout comme sa voix ne s’effacerait jamais du creux de sa mémoire. La situation ne se répétait pas, ça n'avait rien à voir et pourtant, au fond de lui, c'était comme les méandres d'un vieux rêve, les cendres d'un antique souhait, qui rougeoyaient. Un rictus amer étira ses lèvres puis il rouvrit les yeux sur la date tatouée contre son avant bras avant d'entendre le grincement de porte, quelques minutes plus tard. Un court instant, il serra les dents, prêt à lui dire qu'il serait là, que même si rien ne les reliait en ce qui concernait les sentiments, cet être là saurait le faire rester, l'aider, l'épauler au besoin mais sa révélation lui ôta toute rédemption. C'était dingue merde, il n'aimait pas cette fille, elle n'était rien pour lui, mais la voir soulagée, mieux, presque souriante, lui troua le cœur une fois encore alors que rien, absolument rien, ne le liait à elle. L’hypothèse était réelle, rien que plus qu'une hypothèse et déjà les traits, qui s’esquissaient les minutes précédentes dans son crâne, disparaissaient en une volute de fumée tout aussi irréelle.

- Perfetto, Lâcha-t-il après s'être raclé la gorge, avoir décroisé les bras pour mieux avancer vers elle. t'es ravie ? Pas b'soin d't'imaginer élever la progéniture d'un sale connard avec lequel t'as pourtant pris du bon temps, pourtant oublie pas qu'moi, je t'ai pas trahie.

La douleur passée se mêlait à celle-ci, presque étouffée par un étrange soulagement dont il ne jouissait pourtant pas pleinement. D'un geste vif, le rital ouvrit la porte, s'échappa de l'infirmerie, et claqua le battant derrière lui pour filer ailleurs, là où le mèneraient ses pas. Loin des autres, loin de tous ces gens. Tout aussi loin d'imaginer qu'elle pourrait le suivre.

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MessageSujet: Re: Une révélation imprévu |Cameron    Une révélation imprévu |Cameron  - Page 2 EmptyMar 21 Mai 2019 - 22:40
Une révélation imprévu...
Lorsque Rika était sortie des toilettes, elle était soulagée. Personne ne pouvait en douter mais fort heureusement, ils l'ignoraient un peu plus, quoiqu'avec des regards appuyés, se posant peut-être des questions sur ses allers et venus dans le baraquement de l'infirmerie. Elle marchait lentement, c'était même octroyé un moment pour réfléchir à ce que sa réaction aurait pu être si... et bien si elle avait eu une réponse positive au test qu'elle avait encore coincé sous son t-shirt. Le froid de la boite n'était pas du tout responsable des frissons qui lui parcouraient le corps lorsqu'elle y pensait. Mon dieu... s'était-elle dit en trouvant la poignée de la porte.

En entrant, elle était beaucoup plus détendue et beaucoup moins prise de spasme de stresse comme ça avait été le cas lorsqu'elle lui avait annoncé l'hypothèse d'une grossesse surprise. Enfin, surprise, c'était un bien grand mot en soit mais pour elle, qui n'avait pas connu que le rital, n'avait jamais eu une peur aussi transcendante, jusqu'à aujourd'hui. Toujours est-il que sa peur provenait d'une peur bien plus profonde. Avoue-le, s'était-elle dit après avoir annoncé la grande nouvelle au brun.

A ce moment précis, son cœur se serra lorsqu'elle remarqua que quelque chose clochait. Merde on dirait qu'il est... et il prit la parole : « Perfetto » Sa gorge avait certainement été noué parce qu'il se l'était raclée pour parler. « T'es ravie ? » « Pas toi ? » Tout d'un coup, elle ne savait plus sur quel pied danser, c'était étrange. « Pas b'soin d't'imaginer élever la progéniture d'un sale connard avec lequel t'as pourtant pris du bon temps, pourtant oublie pas qu'moi, je t'ai pas trahie. »  Il s'était approché d'elle en parlant, il ne la regardait même pas, l'italien ne pensait qu'à une chose, quitter la pièce sur le champs.

En ouvrant la porte, il l'avait un peu bousculé mais elle sursauta uniquement lorsqu'elle se referma derrière lui. Seule, ses entrailles se retournèrent et tout s'embrouilla dans sa tête. « Merde... » Elle ne pouvait pas laisser les choses se tasser comme ça. Elle n'avait pas le droit, elle devait agir. Rika se débarrassa de la boite dans la poubelle, sachant pertinemment qu'il n'y aurait personne avant elle qui reviendra ici et quitta l'infirmerie. Trop tard s'était-elle, en tournant sur elle même pour trouver le brun.

Partir à l'aveugle n'était pas forcément une bonne chose, ce n'était que dans les films à l'eau-de-rose où l'homme ou la femme retrouvait la personne en question. « Va chier.. » Elle entendit le portail s'ouvrir et se claquer et ne pouvait s'imaginer que quelqu'un d'autre pouvait avoir envie d'évasion. Sans réfléchir, elle couru sur sa trace en refermant correctement la porte derrière elle. Bingo ! sans pour autant sentir l'enjaillement nécessaire à tout ça.

Ils n'étaient pas loin du coin mais elle s'en fichait : « Cameron attend, s'il te plait. » Il ne s'arrêta pas alors elle acceléra encore pour le rejoindre. En l'atteignant, elle posa ses mains sur ses bras pour l'intimer d'arrêter mais elle devait marcher à reculons. « Je suis désolée. » souffla t-elle, elle n'était pas à bout de souffle mais son cœur cognait durement contre sa poitrine qu'elle respirait un peu plus fort que la normal. « J'ai paniqué, ok ? Je suis désolée, tu m'entends?.. »

Elle s'enerva de le voir continuer à marcher : « Arrête-toi bordel ! »  Une pause s'en suivit.

Rika se mordit la langue, c'était bien ce qu'elle faisait lorsqu'elle haussait le ton. C'était une piqûre de rappel pour elle-même. Tout en le tenant fermement, elle déglutit et chercha ses mots, pour ne pas à nouveau, se planter. « Je ne me suis jamais occupée de moi-même. J'ai laissé cette tâche à ma tante Addi après avoir quitté la maison de mes parents. A chaque fois, je me suis... reposée sur quelqu'un et la contamination n'a rien changé.» Expliqua t-elle, peut-être pour mieux comprendre pourquoi elle avait perdu la tête. Si d'aventure il l'écoutait aussi mais au moins, c'était dit : « J'ai pas ce truc, avec les enfants. Je n'ai même pas réussi à m'occuper des petits que Fin a adopté, il m'arrivait même de les oublier jusqu'à ce qu'ils réapparaissaient.. » Elle avait honte mais c'était la vérité : « Alors avoir un bébé..»

Rika gonfla ses poumons: « J'ai complètement déraillé.  » Elle renifla en regardant autour d'eux sans pouvoir lui faire face. Elle fixa les mains de Cameron : « Ecoute, Tu n'as jamais été un « connard » envers moi, tu as.. au contraire, été là au moment où.. enfin, où j'en avais besoin. » Erika leva les yeux vers son visage cette fois-ci, cherchant son regard bleuté : «  T'as été le plus réfléchi jusqu'à présent et moi la plus idiote.  Je te demande pardon, je... » Elle se racla la gorge : « Je n'avais pas à te juger, » Elle avait bien fini par comprendre qu'il agissait comme il se devait de le faire. « J'ai été, pour le coup, c'était moi qui a agit en pure connasse. Je te demande pardon !»  finit-elle par dire en se résignant, avec beaucoup de mal à lâcher ses bras.
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MessageSujet: Re: Une révélation imprévu |Cameron    Une révélation imprévu |Cameron  - Page 2 EmptyMer 22 Mai 2019 - 16:36
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Sérieusement, qu'avaient-ils de plus à se dire ? Réponse : rien, nada.... S'ils y avaient eu ce qu'elle lui avait fait croire durant une bonne heure, désormais ne persistait rien de plus qu'un échange corporel qui n'avait plus de substance que dans son esprit. Ce n'était rien de plus que ce que c'était, un corps à corps, bon et bref, sans attache, sans conséquence, sans rien de plus. Alors pourquoi tu te sens mal ? Un rictus mauvais fila ses lèvres tandis qu'il fonçait droit vers le portail, que les deux perchés aux tours fronçaient les sourcils en le voyant ressortir aussi vite qu'il était rentré dix minutes plus tôt. Ça faisait mal car ça lui rappelait ce qu'il voulait oublier mais ne parvenait pas à sortir de son crâne. Le tatouage le lui rappelait, chaque jour et malgré tout, il n'avait jamais désiré le faire disparaître à coup de laser, c'était en lui, à lui, une part de lui même ayant forgé ce terrible caractère détestable, trop encré à la réalité, qui malgré tout ce qu'on en avait dit, tout ce qu'on pouvait en penser, lui avait permis de rester debout pour protéger la dernière personne qui valait vraiment tous les sacrifices : sa sœur. Il n'y avait bien qu'elle qui persistait dans l'organe qui battait le rythme dans le creux de son poitrail, bien qu'elle encore capable de lui arracher de véritables sourires ou une sincérité sans fioriture, qu'elle qui méritait tout ce dont il ne voulait pas ici. Des amis, un toit, la sécurité.

Il avançait sans vraiment savoir où aller, jusqu'à l'entendre dans son dos. Premièrement ce fut le grincement de la porte de bois, ensuite son timbre qui le fit rouler des yeux sans malgré tout cesser de marcher d'un pas cadencé. Que voulait-elle encore putain ? Pourquoi le suivre, est-ce qu'elle avait des remords ? Est-ce qu'elle voulait lui faire une déclaration dont il se fichait éperdument pour n'avoir aucun sentiment pour elle ? Quand elle se retrouva face à lui, qu'elle agrippa ses bras, Cameron serra les dents, les yeux ancrés aux siens terminant par fixer un point invisible au dessus de ses mèches brunes. Ce n'était que du blabla, de quoi se donner bonne conscience, de quoi ne pas finir comme lui, de quoi ne pas être mise dans le même panier. Ça l’écœurait ça, cette façon que les gens avaient de s'excuser pour garder un lien qui, malgré tous les efforts possibles, n'était que de la poudre aux yeux et, en ce qui les concernait tous les deux, n'existait même pas.

« J'suis désolée » ça lui faisait une belle jambe, bordel ça lui changeait la vie et d'un seul coup, subitement en un claquement de doigts, il changeait son fusil d'épaule et jouissait de cette chienne de vie comme la plupart des abrutis, ingrats et trop idéalistes, laissés dans ce campement derrière eux. Il en émit un rictus tant il ne comprenait pas comment, comment et par quel miracle, juste ces trois mots pouvaient tout effacer, fallait être vraiment niais, ou trop fantasque, pour penser que les choses se déroulaient comme dans les séries que bon nombre d'être humains chérissaient à l'époque où les ondes courraient encore dans l'air. Quand elle hurla, il revint sonder ses billes grises et se figea. Bien, au moins avait-il la présence d'esprit de ne pas la laisser hurler « aux morts » alors qu'ils étaient encore proches de ce qui se voulait être l'espoir d'une civilisation de misère.

Et le temps de révélations s'imposa de lui même, ce qu'il imaginait parfaitement se produire, ce qu'il imaginait ne jamais filer ses lèvres parce que, sans doute, l'avait-il imaginée au delà des sentiments, au delà de tout quand elle l'avait supplié de continuer. Il s'était gouré et son attitude précédente, alors qu'il avait sciemment mis de distance entre eux pour leur éviter ça, lui éviter ce qui allait suivre à elle, n'avait pas l'impacte escomptée. Tout ce qu'il voulait c'était être seul, qu'on lui foute la paix, saisir un instant qui se présentait et ne vous obligeait à rien. Mais tout ce dont il ne voulait pas se produisait là, Erika se livrait, apaisait sa conscience alors qu'elle n'avait pas à le faire. Il mordilla sa lèvre inférieure, la laissant terminer, vider son sac et ses mots doux à son sujet, sans la couper, jusqu'au bout sans rien dire, figé devant elle. Quant elle eut terminé, il sourcilla et quitta ses prunelles pour les alentours, un point fixe n'ayant rien de palpable, laissant le temps au silence de se faire avant d'inspirer, posément, et d'entrouvrir les lèvres.

- C'est fini ? Interrogea-t-il en revenant planter son regard dans le sien sans désirer de réponse, cette phrase n'étant que l'introduction à ce qui allait suivre et, très certainement, la repousserait pour de bon. Ça d'vient ennuyeux, tu parles trop et j'me fiche de tout ça Erika, c'est pas mon problème et, Il écarquilla les yeux grands, sondant les siens comme pour y trouver la douleur qui y poindrait sûrement, ou, du moins, la déception qui y luirait d'ici quelques minutes, signe qu'il la faisait souffrir là mais qu'elle ne chercherait pas ce qu'il ne voulait, ni ne pourrait, lui donner. Il se pencha vers elle, la voix comme un souffle d'une dureté nécessaire. le seul « problème » qu'il y avait durant une bonne heure, n'existe plus alors fais ton ch'min, tes choix, assume les grand bien t'fasse mais .... J'fais pas partie de l'équation. Se redressant, il colla les mains sur ses épaules et la décala en un un sourire abusif qui disparut pour ne laisser que le reflet de ce qu'il était aux yeux extérieur, un sale connard. Heureusement finalement en plus, car t'aurais fait une mère pitoyable... Reprit-il en avançant de nouveau avant d'agiter les mains comme un marionnettiste, dos à elle qui ne voyait plus ses roulements d'yeux exaspérés. On est donc ravis tous les deux, la vie et belle les oiseaux chantent, un tableau parfait. R'tourne voir ceux qui t'apprécient, j'dis pas qu'il sont d'confiance, y a qu'à voir les raisons qui t'ont poussée vers moi, mais au moins ça changera rien à ton monde, la poudre aux yeux, l'illusion uhm, ça semble être l'maître mot de ce ramassis d'abrutis.

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Erika P. Madsen
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MessageSujet: Re: Une révélation imprévu |Cameron    Une révélation imprévu |Cameron  - Page 2 EmptyMer 22 Mai 2019 - 17:52
Une révélation imprévu...
Sans aucune raison apparente, sans rien qui ne la poussait à déclarer ce qui l'avait fait réagir ainsi, elle déblatérait. Elle était loin de s'imaginer si elle faisait bien ou mal. C'était probablement pour soulager sa conscience, elle n'aimait pas blesser ou faire du mal, elle était comme ça. Toujours est-il qu'il laissait parler et plus, les mots sortaient de sa bouche, plus Erika se perdait dans ses réflexions. Addi avait vraiment une patience incroyable..., pensa t-elle en même temps mais elle n'allait pas pouvoir changer le passé sinon, elle changerait bien des choses. Après avoir terminé, se rendant à quel point elle pouvait être ridicule, elle laissa ses bras retomber sur ses côtés puis se croiser sur sa poitrine. 

Il avait eu l'occasion de poser ses yeux sur sa vulnérabilité il y avait pas quelques semaines et pourtant, elle se sentait horriblement mal. « C'est finit ? » Elle leva les yeux sur son visage en hochant la tête. Erika se mordit l'intérieur de sa joue droite en attendant ce qu'il s'apprêtait à dire. Elle était pratiquement certaine qu'il n'allait pas en rester là et qu'il allait saisir la balle au bond. « Ça d'vient ennuyeux, tu parles trop et j'me fiche de tout ça Erika, c'est pas mon problème et. » Wow!, elle venait tout juste de le réaliser mais ce n'était pas la première fois qu'il l'appelait par son prénom. Ça tiquait mais ne quitta pas son regard, baissait les yeux sur quelque chose qu'on lui disait souvent serait mal venu de sa part. 

« Le seul « problème » qu'il y avait durant une bonne heure, n'existe plus alors fait ch'min, tes choix, assume les grand bien t'fasse mais... » Il n'avait pas tort, elle n'ajouta rien de plus : « J'fais pas partie de l'équation. » Elle se pinça les lèvres et ajouta : « Je voulais seulement que ça soit claire... » Elle s'arrêta net lorsqu'il posa ses mains sur ses épaules, elle se décala , forcée et soupira : « Heureusement finalement en plus, car t'aurais fait une mère pitoyable. » Elle leva les yeux au ciel en le laissant la contourner. Il n'était pas nécessaire de le regarder tout en se demandant la raison qui l'avait poussé à lui courir après. Toi-même tu sais..., se disait-elle. 

« On est donc ravis tous les deux, la vie est belle, les oiseaux chantent, un tableau parfait.  - si tu le dis...»  lâcha t-elle en se décidant enfin à regarder son dos, tournée de profil vers lui. « R'tourne voir ceux qui t'apprécient, j'dis pas qu'ils sont d'confiance, y'a qu'à voir les raisons qui t'ont poussée vers moi. » Ses narines se dilatèrent, la poudre lui montait au nez mais pour ne pas perdre son calme, elle se passa une main dans les cheveux. « ...mais au moins ça changera rien à ton monde, la poudre aux yeux, l'illusion uhm, ça semble être l'maître mot de ce ramassis d'abrutis. » 

Acquiesçant, elle tritura son annulaire et toujours de profil, elle le regarda : « Bien...  si t'as encore besoin d'un punching ball, histoire de te venger ta misérable existence au sein de cette communauté bourré d'abrutis, tu sauras où me trouver ! » lâcha t-elle en préférant couper court à sa propre bêtise : « Bonne journée alors ! »

***

27.Mai.2019
La vie est belle, les oiseaux chantent, le tableau parfait. Ses mots résonnaient dans sa tête comme une litanie suspecte. Un peu comme si elle n'avait pas vraiment le choix que de l'écoutait en boucle. C'était sûrement aussi un profond désir que ça soit la réalité mais malheureusement, cela faisait longtemps que la vie était moins belle, que les oiseaux chantaient mais que le tableau autour manquait de vivants. Elle prit une profonde respiration tout en entrant dans l'infirmerie. Depuis le mois dernier, elle y travaillait doublement et si ce n'était pas pour nettoyer ou soigner quelques bobos résultants des travaux ou des chutes d'enfant, elle étudiait les livres que son mentor, Caroline Menfins, absente pour le moment, lui avaient prêté. Elle les avait relu des dizaines de fois depuis le temps mais fallait bien occuper son esprit à autre chose qu'à ses nouvelles pulsions, plus que condamnées par plus de la moitié du clan. 

Erika feuilletait le livre Practice of Childbirth, d'un air absent tout en regardant par la fenêtre, histoire de s'évader. Cela n'avait plus les mêmes significations depuis qu'elle avait eu peur, depuis qu'elle l'avait frôlé. Elle s'imaginait dans l'appartement de sa tante, sans les informations annonçant un désastre imminent, des morts qui se relevaient et attaquaient des pauvres gens sur leur passage ou pire, sans les silences inquiétant lorsque les antennes n'étaient plus tenues par les journalistes. Mordillant son crayon taillé un peu durement, elle repensait à ses précédents petits copains : trop absent, trop attentionné, trop narcissique. Plus elle y réfléchissait et plus elle s'était rendue compte qu'elle en avait demandé beaucoup trop auprès de ces derniers mais que trop penchée sur ses livres et sa future carrière de médecine, elle n'avait regardé que les côtés négatifs qu'autre chose. Aujourd'hui, il n'était plus question que de survie et que même si elle avait eu mal et que ça avait été une trahison digne de ce nom, elle se poussait à aller plus de l'avant. 

Elle haussa des épaules en fermant le livre. De toute façon, le soleil se couchait  et bientôt, il deviendrait inutile d'user de la lumière si elle n'était pas vraiment concentrée sur ce qu'elle faisait. Du coup, elle tira les tissus servant de rideaux à la fenêtre où elle s'était laissée divaguer et enfila son gilet à zip pour aller rejoindre son baraquement. Après avoir vérifier que tout était à sa place avant de quitter l'infirmerie, elle ouvrit la porte et la referma soigneusement.  Elle tira sur son elastique pour s'attacher les cheveux en queue de cheval mais sursauta en voyant un rital adossé au mur de l'infirmerie : « Oh ? » Elle s'arrêta, interdite en replaçant sa capuche et se reprit : « Est-ce que ça va ? T'as besoin de quelque chose ? » demanda t-elle aussitôt à l'intention du brun, toujours plus taciturne que d'habitude. 
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MessageSujet: Re: Une révélation imprévu |Cameron    Une révélation imprévu |Cameron  - Page 2 EmptyVen 24 Mai 2019 - 14:22
Une révélation imprévue


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Que voulait elle de plus bon sang de bois ? Ca l'agaçait là, qu'elle l'ait suivi, qu'elle lui parle, qu'elle essaie de l'inviter à suivre son histoire, les raisons l'ayant – à juste titre pourtant – poussée à flipper. Cameron s'en cognait allègrement, plus rien n'importait désormais et fatalement rien n'importait entre eux. Il n'y avait pas de eux d'ailleurs et n'en aurait jamais. A son regard d'encre, Madsen était juste une jolie fille, suffisamment intelligente pour aider à l'infirmerie, mais pas assez pour piger qu'il n'était et ne serait jamais rien de plus pour elle. Autant la faire fuir, autant la repousser à coup de sarcasme et de vérité tranchante, elle reprendrait le cour de son existence, se ferait une raison et apprendrait de ses erreurs sans doute, mais lui ne deviendrait sûrement pas le putain de guide dont elle avait besoin pour comprendre que les gens, lorsqu'il s'agissait de sentiments, étaient les pires égoïstes qui soit. Toujours à marcher, sans se retourner, il roula des yeux une fois encore alors qu'elle lui parlait de venir la trouver si, par hasard, il avait besoin de se passer les nerfs. Un rictus sarcastique fila sa trachée et mourut dans l'air ambiant avant qu'il se hasarde enfin à lui jeter un bref coup d’œil tandis qu'elle rebroussait chemin.

- Oh mais j't'ai déjà dit qu'j'avais rien à expier bordel, si tu m'fous la paix alors tu t'passeras des vexations. La héla-t-il, bras écartés, sans la voir se tourner pour autant. L'seul truc qui possiblement pourrait arriver, ça n’inclus pas un rôle de puching ball mais autre chose de plus … explicite.

Un sourire amer étira la commissure de ses lèvres. C'était dégradant, néanmoins il ne mentait pas et puisque la donzelle lui certifiait être prête à encaisser, pourquoi se priver ? Elle était dingue, ou trop « gentille » ou..... Il en soupira avant de passer la langue contre sa lèvre inférieure, les yeux rivés sur elle et sa démarche déterminée. Okay, si elle voulait qu'il la prenne au mot, après tout, qui y avait-il de mal là dedans ? Elle venait simplement de se trahir, de trahir un certain désir – celui de possiblement le « revoir » - et qui était-il au juste pour ne pas profiter de la situation ? Personne. Et si elle en souffre ? Et alors ? Les deux autres l'avaient traînée dans la boue, il n'y avait certainement rien de pire que ce genre de trahison. D'avantage encore que ses états d'âme ne l'intéressaient pas le moins du monde. […] Les jours étaient passé depuis cette conversation pour le moins affligeante, pour elle du moins car lui se fichait pas mal de ses qui courrait à son sujet. Cependant cette journée là, le trentenaire l'avait passé à observer les allées et venues de certains, à sonder leur attitude sans vraiment se soucier du reste. Le chalet était quasiment terminé, et difficile d'imaginer le conseil lui demander d'autres projets. Cet endroit n'était pas son truc, pas du tout. Sa sœur s'y sentait bien cependant et son bien être à elle passait avant tout le reste. Dos contre le mur usé de l'infirmerie, il redressa le nez sur le minois de l'aide soignante qui en sortait au couché du soleil. S'il allait bien ?

- Si, Se contenta-t-il de répondre sans lui retourner la question. Elle avait pas l'air mal en point et même si elle l'avait été, elle avait bien plus de notions que lui pour se retaper elle même. Cependant, il esquissa un sourire juste après avoir remarqué, plus loin, Ashley et sa gamine. Les murs étaient fins dans le coin, les oreilles suffisamment curieuses pour que les choses reviennent rapidement aux tympans d'autres. C'en est où ? Pas que ça m'intéresse mais disons qu'si faut vous installer un ring, ou autre, tu sais chez qui venir frapper, étant donné l'ennuie dans l'coin, un combat d'cacth pour un trophée plus que banal estampillé Irlande, pourrait divertir.

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