The Walking Dead RPG

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- Necessity knows no law -
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MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law - Page 2 EmptyMer 8 Mai 2019 - 20:12
Au moins sa connerie eut le mérite de lui arracher un éclat de rire, et la canadienne tarda pas à lui répondre avec la même désinvolture. Donovan esquissant un sourire, clair qu’il préférait l’entendre dire des conneries plutôt que la voir mal. « T’arrives quelques mois trop tard Cain, on a foiré trop d’chances toi et moi, ça s’f’ra jamais. » continua-t-il dans la connerie. « J’te dirais bien que j’peux recommencer mais j’ai promis d’être sage. » Le tatoué déconnait, il en sortait des conneries, pour noyer le poisson. Pour qu’elle se marre, pour qu’elle aille mieux, mais finalement, et vu sa question, peut-être que Joann avait besoin qu’il soit sérieux pour une fois dans sa vie.

Alors Donovan se montra sérieux, déballant ce qu’il ressentait pour cette petite blonde qui avait chamboulé son existence alors que lui se vantait de changer son monde à elle. Evy l’avait pris au piège alors que lui pensait simplement s’amuser. Le tatoué savait pas si ses mots auraient le moindre impact, mais quand il croisa son sourire, Donnie eut la sensation d’avoir fait ce qu’il fallait en lui disant. En étant sincère et sérieux, comme rarement entre eux. Merci d’être honnête. Le brun esquissa un sourire, hochant simplement la tête, avant d’écarquiller ses yeux gris à ce baiser sur sa joue. Wow, elle lui faisait quoi là Miss Canada ?

Sur le cul, ouais, il l’était. Déjà c’était rare de la voir craquer, la dernière fois c’était … à la mort du gosse, et quelque part c’était moins malaisant qu’elle lui colle un pain plutôt que ça. Il en avait des conneries à lui sortir là, mais il la ferma, parce que c’était important pour elle, parce que malgré ses mots, Joann était encore en plein doute apparemment. Son âme-sœur. C’était pas faux, c’était même très vrai, c’était la petite sœur qu’il aurait pu avoir, Louisie. C’était la petite sœur qu’il protègerait parce que cette fois il pouvait le faire. « C’est putain d’niaiseux quand même … » souffla-t-il en pressant sa main entre ses doigts.

Avec Law-rence ? Bah ouais t’en vois un autre ? Merde, elle pleurait là ou il rêvait ? Donovan ramena ses mains à ses joues, prenant son visage entre ses doigts tatoués. « T’y as droit toi aussi. » Sa voix était basse, son regard gris dans celui de la brune. C’était peu ou prou ce qu’Evy avait tenté de lui faire comprendre, que lui aussi même s’il était brisé et qu’il cassait tout ce qu’il touchait, il avait droit à tout ça. « Chais pas c’qu’il y a entre vous, c’qu’il y a eu ni c’qu’il y aura … mais ça t’sert à quoi d’te bloquer ? » C’était par rapport à Swann ? C’était pour le gosse qu’elle osait pas ? « Toi et moi ma belle, on est sans doute parmi les pires pourritures que la terre ait porté, mais si y’a des personnes qui sont prêtes à … tenir à nous, on y a droit. » Il comprenait maintenant, l’importance de ce qu’Evy lui avait dit. De ce qu’elle représentait pour lui.
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MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law - Page 2 EmptyMer 8 Mai 2019 - 20:49
Necessity knows no law


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Quand elle disait qu'elle avait une facilité monstre à chialer devant lui, la preuve encore avec ces larmes là, dures, et pâle reflet de son cœur noirci par tout un vécu déplorable. Déplorable oui, sa vie jadis l'était, ses choix, ce qu'elle avait cru bon de faire et qui avait foutu en l'air une grosse partie d'elle. D'abord à la mort de son père, ensuite en voyant le déclin de sa mère, en épousant ce trou du cul ensuite. S'il n'y avait pas eu cette merde d’apocalypse à la con, Cain savait parfaitement où elle aurait fini et ça, rien qu'y penser, rien que s'y imaginer car elle en avait encore le contrôle jusqu'à Swann, la foutait mal tout autant que de se dire, mieux comprendre, que si son existence avait été celle de cette gosse de neuf ans, si son modèle n'était pas décédé pour avoir foiré aussi, alors elle aurait pu se livrer à lui sans aucune crainte. Comme Collins s'était offerte au type devant elle et qu'elle regrettait pas d'avoir laissé entrer dans ce cœur sombre, noir et dur comme de la pierre. Un rictus tremblant se fit la malle tandis qu'elle tentait, sans y parvenir puisque les vannes étaient ouvertes, de virer ses larmes. Oui c'était niaiseux, c'était pas elle ça, du moins peut-être que c'était ce elle qu'elle aurait pu être si son père avait, lui aussi, fait de meilleurs choix. Pourtant quand il ramena les mains à ses joues, Joann retint son souffle. Y avait peu de gens qui pouvaient la toucher, davantage encore depuis que Mark avait tenté de reprendre des droits sur elle, Donovan en faisait parti parce que depuis Renton, depuis ce fameux jour, elle lui faisait confiance comme s'il s'agissait d'elle même.

T'y as droit toi aussi. Sans doute, s'il le disait, si lui y était arrivé alors, pourquoi pas elle ? Parce que c'est douloureux, qu'tu sais combien ça fait mal. Un soupir sourd fila sa gorge, secouant ses épaules tandis qu'elle se raccrochait aux yeux clairs de Floyd. Il avait pas tort, mais c'était une putain de machine dans sa tête, des rouages bien huilés ayant déconné une fois parce qu'un grain de sable avait fait chier son monde, aujourd'hui elle avait peur qu'il s'agisse d'autre chose, d'un truc capable de la faire dérailler complètement. La mort de l'étudiant l'avait changée, qu'elle le veuille ou non, tout comme le militaire devant elle avait changé, du moins ils étaient les mêmes mais avaient sans doute évolués. Elle opina, les lèvres pincées, les larmes sur les joues qui rendaient plus brillante l'encre aux mains du seul qui pouvait l'entendre sans la juger, sans avoir pitié d'elle.

- Merde, dix s'condes j'ai cru que t'allais m'sortir un laïus sur les connards et tout l'toutim. Sa voix était éraillée, un rire tout aussi sanglotant lui échappa alors qu'elle se laissait retomber devant lui et agitait les épaules comme pour se reprendre avant de se lover, sans douceur ou sans en laisser paraître surtout, contre lui. T'es pas juste un grand con, t'es mon grand con, ça change la donne, hein Donnie ?

Étouffant un rire larmoyant contre lui, Joann inspira posément, se calquant sur sa respiration, le silence alentours, l'odeur encore palpable du bois de cette foutue pièce, la lumière vive du soleil qui créait un faisceaux là où la porte n'existait plus. C'était leur monde finalement ça, à elle et lui, la noirceur pour la noirceur et quand un peu de lumière y pénétrait il était difficile de ne pas s'y laisser brûler. C'était ce qu'elle retirait des mots de Floyd, ce à quoi elle se raccrocherait pour tenter ce qu'elle voulait éviter, parce que finalement juste un baiser, juste lui avait fait s'envoler tout le mal, toute la douleur en une fraction de seconde malgré la situation dans laquelle elle l'avait mise. Doucement, elle se recula, gardant les mains dans son dos à lui pour redresser le nez vers ses traits.  

- J'espère bien qu'c'est ta torche qu'je sens là, on baise pas son âme sœur play-boy. Elle y était forcée, plaisanter pour alléger le moment, parce qu'elle et lui fonctionnaient comme ça. Néanmoins, en baissant les yeux, dégageant les mains de son dos à ses bras afin de se pencher en arrière, Cain arqua un sourcil. Ton canon, j'préfère ça..... Mais, okay, j'vais …... m'débloquer enfin pas qu'j'sois coincée, juste sans doute …. compliquée. Ou conne, choisis c'qui te plaît le plus. Elle inspira un grand coup, observant la fameuse porte non loin d'eux. Si on trouve autre chose qu'des blattes, on s'fera quelques balles, pour l'plaisir. Ouvre la, j'te couvre frangin.

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MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law - Page 2 EmptySam 11 Mai 2019 - 9:19
C’était rare qu’il parle comme ça, et c’était encore plus rare qu’il parle comme ça avec Joann Cain. C’était sa pote, cette nana sur laquelle il avait bavé des mois durant sans parvenir à atteindre son objectif mais qu’il avait repoussé le jour où il aurait pu, parce que dans le fond, c’était devenu autre chose que juste le canon qu’il voulait dans son plumard. Donnie prendrait soin de sa sécurité parce qu’il savait qu’en retour, Joann veillerait à ce que son cul d’abruti soit toujours en sécurité aussi. Y’avait les frères d’armes, cette famille que l’armée lui avait donné quand il en avait eu besoin, et y’avait Jo’, cette famille que ce monde lui avait donnée. « J’aurais pu t’sais … niveau connard, j’m’y connais. » Il avait bossé le sujet depuis pas loin de quarante piges.

Pas juste un grand con, t’es mon grand con. Et c’était même pas le pire, ces paroles qui en dépit de la formulation lui réchauffait son cœur trop souvent trop froid. Le pire, c’était qu’elle vienne là dans ses bras. « T’as tes règles ou quoi Cain ? C’est les hormones ? Merde t’es pas enceinte quand même ? » souffla-t-il, pour plaisanter, détendre l’atmosphère alors que dans sa tête c’était encore et toujours plus clair. S’il se passait un truc avec Lawrence, Joann devait saisir l’opportunité – et c’était pas un surnom pour parler d’la queue du scientifique – mais si Lawrence la faisait souffrir, il aurait plus assez d’place dans ce monde désormais trop vaste pour eux vivants pour se cacher. Donovan enroula ses bras autour de ses minces épaules, sans la brusquer, et sans la contraindre, la restreindre, juste parce que ça pouvait aider d’avoir un truc auquel se raccrocher.

« Oups … j’y peux rien, tu sais bien qu’tu m’fais toujours de l’effet belle brune. » répondit le tatoué avant de rire doucement, ses billes grises rivées sur elle, sourcils froncés. Il s’inquiétait de savoir comment elle allait, comment elle irait. Bon en réalité c’était la torche ni sa torche, mais bien le canon de son arme qu’elle avait senti. Le brun résista à l’envie de rajouter encore moult conneries par-dessus cette découverte, parce que c’était quand même important de rester sérieux parfois. Surtout avec les gens qui comptaient, surtout quand ça comptait. « Conne ? Ouais mais j’pense pas que ça soit le problème là … » Comme pour éviter toute riposte, Donnie recula d’un pas avant de reprendre. « Faut juste … s’laisser aller … J’dis pas qu’c’est facile et qu’j’ai pas les miquettes parfois mais … ça vaut l’coup. » Avec un sourire, il haussa les épaules avant de reprendre d’un air plus sérieux. « Par contre, j’espère que Lawrence jouera pas au con, ou alors qu’il court vite, parce que chef ou pas chef, j’lui plombe son cul de savant fou en deux-deux s’il t’fait pleurer. » Toutes ces choses qu’il avait jamais pu dire à Louisie, qu’il dirait un jour à sa Louisie, il pouvait les lui dire à elle. Parce qu’elle comptait, au-delà du sang.

L’instant passé, l’heure était revenue de se concentrer sur l’objectif de la sortie. Des clopes. De l’alcool. Des putes. Ah non pas des putes, juste passer un temps loin du camp et décompresser. Main gauche sur la poignée, couteau dans la main droite, Donovan tira d’un coup sec pour voir s’étaler parterre un cadavre bien pourri comme il faut. Le genre qu’était resté enfermé là-dedans pendant un moment, entre la momification et la décomposition humide. L’odeur était malheureusement pas en supplément. Sans une grimace pourtant, le militaire lui éclata la tronche à coup de rangers pour abréger ses souffrances. « Aziz lumière. » souffla-t-il en récupérant sa lampe pour la caler au-dessus de sa main qui tenait le couteau et avancer dans la pièce. Ca avait l’air vide, et plein en même temps. Vide de vie mais plein de conneries à utiliser pour leur plus grand plaisir.
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MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law - Page 2 EmptyDim 12 Mai 2019 - 11:43
Necessity knows no law


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C'était rare les effusions du genre, rarissime parce qu'elle y avait plus eu droit depuis la mort de son père, parce qu'elle avait eu personne à qui se raccrocher vraiment quand son existence, à à peine neuf ans, avait carrément flanchée. S'accrocher ce n'était pas pour elle, au contraire repousser ce qui aurait pu être bon semblait la conforter dans l'idée étrange qu'elle avait de l'existence. Joann voyait le monde ne noir parce qu'on lui avait imposé cette nuance, pas parce qu'elle l'avait choisie, mais généralement on en venait à aimer ça par habitude, comme une routine rassurante. Pourtant quand cette foutue routine, cette machine huilée à la perfection, dysfonctionnait, qu'un grain de sable venait faire sauter les rouages, c'était perturbant. A sa connerie, elle lâcha un rire plus clair malgré le reste des larmes, se détachant de lui avant de passer rapidement la mains sur ses traits. Ce n'était pas gracieux, pas une seconde mais pour ce qui lui restait de grâce, bien inutile dans ce monde à la con qui pourtant lui permettait d'être mieux, plus à l'aise et au contrôle de son existence, ça ne surprendrait guère le tatoué devant elle.

- T'as toujours été dingue d'moi play-boy, Répondit-elle sur le même ton désinvolte et rieur, avant d'inspirer une bonne goulée d'air. on adule toujours c'qu'on peut pas avoir, ou c'qu'on a eu et perdu sans retour arrière possible. Swann ? Peut-être, peut-être pas, elle avait fait son deuil, l'avait laissé partir pour pouvoir laisser entrer Lawrence là où elle ne pensait pas avoir encore de place. Les parois de son cœur semblaient si étroites qu'il lui était, jusqu'ici, inconcevable d'imaginer aimer à nouveau, enfin surtout d'aimer à ce point là. Blackmore était un peu sa marionnette, se calquant sur elle pour réagir, pour lui plaire. Elle l'avait aimé oui, mais à contrario de Davis le gamin fantasmait sur elle, sur ce qu'elle avait été, sur l'idée qu'il s'était faite de sa vie passée, sur son assurance qui malgré tout n'était qu'un vernis écaillé sans grande résistance. Elle ne l'adulait pas, elle l'aimait et elle aimait son regard sur elle, comme si elle était une déesse vivante mais ça n'avait rien de vrai... Du moins c'était physique, idéalisé, trop sans doute ? Haussant les épaules pour répondre à cette question mentale, Cain le fixa avec sérieux. Eux deux c'était vrai, aussi longtemps que l'un et l'autre respiraient. S'laisser aller ouais... Dis toi que j'vais t'écouter, suivre tes conseils Elle en émit un rictus. Bordel Donovan Floyd qui l'aiguillait sur le chemin de l'amour ou un truc du genre, s'il neigeait pas dans la seconde alors c'était un putain de miracle. Un coup d’œil dehors, vers la lumière et elle eut sa réponse. C'était donc un putain de miracle qui lui arracha un sourire de coin tandis qu'elle reprenait son couteau pour assurer ses miches. T'sais que je suis apte à décalquer la gueule de n'importe qui, mais …. J'espère pas m'gourrer quand j'pense qu'il est fait pour moi.

Elle roula des yeux de balancer tant de niaiseries, pourtant c'était ce qu'elle ressentait vraiment, ce qu'au fond elle avait toujours dû ressentir puisqu'elle avait préféré s'en éloigner alors qu'elle l'avait déjà. Puis Donnie ouvrit la porte, laissant choir une blatte dont le crâne rencontra sa semelle de rangers à l'en faire grimacer. Odeur pestilentielle, pénombre, les joies de leur quotidien en dehors de l'enceinte édulcorée de Fort Ward. Se laissant guider par le militaire, Joann agrippa sa propre torche afin d'éclairer cette espèce de remise. Cartons de balles, cartons de tickets de caisse, de cb... Rien qui ferait leur bonheur ou si, plus loin elle remarqua une batte couverte de poussière et de toiles, aspergée de fluide noirâtre tout autant, avant de remarquer un autre corps, décharné, la caboche explosée.

- Ces deux cons ont dû se foutre sur la gueule. Lâcha-t-elle avant d'agripper l'objet convoité pour l'agiter comme une majorette. Tien, j'ai trouvé d'quoi faire peur à Collins si elle te fait souffrir, Un sourire salace fila ses pétales avant qu'elle ne croise ses yeux clairs. t'inquiète j'lui ferai rien, puis m'étonnerait qu'elle t'brise le cœur la mioche elle est carrément intoxiquée. Batte entre les doigts, Joann fila aux cartons de balles pour en agripper quelques unes qu'elle colla dans son sac. J'espère que t'étais doué au baseball, je jouais un peu quand j'étais gosse avec mon père, c'était … cool..... Une lueur nostalgique lui traversa les prunelles avant qu'elle arque un sourcil. T'plus baise balls j'sais, comme ton bleu là, Spencer. C'mec est fan d'toi, comme si t'étais un p'tin d'acteur de cinoche, pour un peu si tu virais gay, j'suis sûre que ça l'dérangerait pas d's'occuper d'ton cas. Dwayne était carrément aux basques de Donnie, un toutou, un beau toutou remarque parce qu'au delà de faire comme son chef, il était utile à contrario de tant d'autres dans l'enceinte.

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MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law - Page 2 EmptySam 18 Mai 2019 - 12:56
« On peut rien t’cacher, j’me demande c’qui m’a trahi … » lâcha le tatoué sur le même ton désinvolte, pourtant c’était pas faux. Il avait toujours été dingue de l’escort, et c’était pas parce qu’ils avaient trouvé cette complicité particulière que ça changerait le fait qu’il la trouvait canon. Mais les choses étant ce qu’elles étaient, il y aurait jamais rien de plus entre eux que ça et finalement, c’était pas pour lui déplaire. C’était cool d’avoir quelqu’un qui lui faisait confiance comme ça, pas qu’il en manque, Evy en tête, Dwayne aussi, mais Joann c’était comme un morceau de lui-même qu’il avait retrouvé, une pièce de son passé fragmenté. C’était l’assurance de jamais merder parce qu’il voulait pas la décevoir, comme il voulait pas décevoir la blonde. « J’te pensais pas psychologue par contre Cain. » Un sourire discret étira ses lèvres, elle avait sans doute raison là encore, même s’il cherchait pas à voir plus loin.

Mais la canadienne allait l’écouter, suivre ses conseils. Dans le genre marcher sur la tête, ça s’posait là, parce que Donnie qui conseillait quelqu’un sur les méandres d’une relation amoureuse, avec son passif pour le moins chaotique, c’était du genre surréaliste. « T’sais qu’il faut toujours suivre mes conseils, j’suis un puits de sagesse et une fontaine d’idées. » Vrai pour l’un, faux pour l’autre, Joann saurait deviner. Le tatoué haussa les épaules, son regard se posant sur la brune un instant. « J’pense que ces trucs-là … tu les sens, dans tes tripes. » Ca mettait le cerveau et le cœur à l’envers, ça empêchait de penser clairement, c’était pas juste une conquête, une aventure. C’était la conquête, l’aventure ultime. Suffisait que le frisson soit là pour en prendre conscience. Suffisait de ressentir la sérénité de cette récompense quand on y arrivait. Ça faisait du mal et du bien en même temps.

C’était pas leur genre pourtant de parler sincère, de parler niaiseux, à croire que l’amour ça transformait vraiment n’importe qui. Heureusement, ils restaient quand eux, sous toute cette couche de guimauve fondante dont Donovan tenta de se débarrasser en secouant les épaules une fois la porte ouverte. Ca fleurait bon la mort et la moisissure ici. « Tant mieux nous facilitent la tâche. » Son regard se posa sur l’objet que brandissait Cain. « Intoxiquée ? Merde c’pas flatteur dit comme ça … » Pour autant, c’était pas faux. Encore aujourd’hui, en essayant de se convaincre qu’il méritait son amour, qu’il méritait tout ça, Donovan savait qu’il était mauvais pour elle.

« J’ai jamais joué au baseball, c’était pas le délire à la maison. J’suppose qu’y jouer avec mon père ça aurait voulu dire m’prendre un coup de batte dans la tronche. » Le militaire haussa les épaules, mieux valait tard que jamais pour apprendre ? Ça l’empêchait pas de savoir coller un pain à un gusse avec ça entre les mains. « Spencer ? Le gosse il a de l’avenir, vas pas lui répéter mais c’est pas autant un abruti qu’j’le laisse l’penser. » C’était un abruti, mais un abruti fiable, doué dans son boulot, et quelque part c’était aussi ce type qui voyait à travers lui comme on voyait à travers un père ou un frère. C’était plutôt cool de voir qu’au moins un des gars de l’île le considérait pas comme un trou du cul d’menteur ou de bon à rien. « Il m’ressemble beaucoup c’gars, ça pourrait être mon frère ou mon fils pour c’que j’en sais. Il court les nanas avec beaucoup d’style, il est persuadé d’avoir conclu avec toi, il en pince pour Collins. » C’était lui avec vingt piges de moins et sans les tatouages.
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MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law - Page 2 EmptyDim 19 Mai 2019 - 19:55
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Un puits de sagesse et une fontaine d'idées. Un rictus se fit la malle alors qu'elle observait sa trouvaille. Vic adorerait ça, pas de bol pour elle, elle n'était pas présente et en un sens, c'était bien mieux ainsi. Pas besoin de s'étaler sentimentalement devant une nénette que rien ne semblait atteindre, rien ni personne d'ailleurs sinon le type qui devait littéralement lui boucher un coin avant de préférer se tirer avec la bande d'Atkins. Cain se fichait bien de ce qui les reliait ces deux là, c'était pas ses affaires et, finalement, si Raven avait été la bienvenue chez elle, ce n'était que pour combler le vide que Swann et l'Asperge avaient laissé derrière eux. Perdue dans ses pensées, l'espace de quelques secondes, elle toisa la silhouette longiligne de Floyd tout en braquant la lampe de son côté. La Canadienne fronça les sourcils. Ouais, c'était pas la joie avec son père, elle avait compris ça des mois plus tôt, tout comme lui savait qu'elle adorait son paternel mais que les choses avaient vraiment dégénéré avec sa mère, quand elles s'étaient retrouvées seules à la mort de John.

- Bha, j'vais t'apprendre playboy, tu m'as bien enseigné à tirer. Croisant son regard elle lui offrit un large sourire. J'sais, parlons pas de sujets qui fâchent, ou te tendent un minium mais j'suis sérieuse, on peut se faire quelques balles comme deux putains de frères et sœurs malmenés par l'existence, plus à l'aise dans un univers où pas mal de gens, bienheureux, ont du mal à s'adapter. Collins par exemple, si Floyd l'avait pas prise en main, à coup sûr ce nabot serait mort et enterré depuis des lustres. Agitant la batte, celle-ci sifflant un peu dans l'air saturé de poussière de cette remise où rien ne serait utile, Joann fouilla quelques autres cartons sans rien y trouver de super avant de hausser une épaule à ce qu'avançait son pote au sujet de Spencer. Pas tant qu'ça, Sur la ressemblance, pas du tout même à son regard car effectivement elle avait laissé Dwayne lui chanter ses louanges à contrario de lui qu'elle savait être difficile à tenir dans le creux de ses griffes. Le rouquin avait été plus facile à manipuler, à obtenir, à garder jalousement dans son sillage, simplement au cas ou. Une marionnette agréable à l’œil autant qu'elle l'avait été à autre chose. Usage unique. Cette pensée lui arracha un rire clair avant qu'elle hausse les sourcils. pour une fois qu'il mitonne pas...

Cain laissa le silence se faire, faisant déjà sauter une balle dans le creux de sa paume libre, la batte contre son épaule, en s'en retournant près du seuil, histoire d'inviter le tatoué à la suivre. Il était surpris ? Sans doute, mais oui pour une fois sa recrue n'avait pas raconté de la merde, que personne ne soit en mesure de le croire ne revanche ne l'étonnait pas vraiment, c'était même une des raisons l'ayant poussée à l'essayer sans craindre qu'on en fasse toute une histoire à l'époque. Joann contourna le comptoir puis s'approcha du battant qui menait vers les cages. Les vitres étaient sales, aussi cradingues que le reste du bâtiment mais, visiblement, hormis quelques blattes qui courraient librement comme des poulets fermiers, ils n'auraient aucun mal à se retrouver seuls, à l'une des ces adorables tables de pic-nique, pour « goûter » à leur image et se dorer la pilule à l'abri des mille et une lois pondues par l'ex avocate.

- Oh allez Donnie, m'sort pas qu't'es jaloux merde. Jaloux de pas avoir eu ce que Spencer avait eu le droit de toucher quoi, vingt minutes entre deux coups de queue de billard ? A nouveau elle lâcha un rictus. C'était y a un bail, puis toi j'savais que t'allais m'faire chier, m'rendre cinglée autant que j'aurai pu t'rendre barge, j'nous ai évité des problèmes psycho. Tu d'vrais m'dire merci. On est déjà pas mal gratinés par le passé, valait mieux s'préserver. Sans plus de cérémonie, elle fit sauter le loquet et ouvrit le battant pour s'avancer, batte sur l'épaule, sur cette terrasse rongée par la mousse. Puis t'as trouvé d'quoi ranger ta grosse épée, et moi ... Disons que c'est en cours. Ses semelles foulèrent l'herbe, la gueule d'un parasite se tournant directement vers elle à peine fut d'elle à sa hauteur. La Canadienne arma le bras et lui envoya directement l'arme au coin de la mâchoire. Résultat ? La tête se décrocha des épaules, plana sur quelques mètres, puis roula bien plus loin dans l'herbe tandis qu'elle repoussait le corps décapité du bout de la rangers. Première leçon : tape fort, ça tu devrais pas avoir trop d'soucis, ça t'connaît non ? Sourire et clin d’œil à l'appuie puis la brune lui cédait leur nouveau jouet.

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MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law - Page 2 EmptyDim 26 Mai 2019 - 15:06
« J’t’aurais bien appris davantage en la matière, mais j’suppose que maintenant ça serait bizarre non ? » P’t’être que ça aurait un côté branlette finalement tellement Joann lui ressemblait, deux âmes jumelles séparées par un putain de destin à la con, mais qu’une fin du monde à la con avait remis sur la même route. Il préférait penser à ça plutôt qu’à son connard de paternel, celui-là même qui le cognait plus souvent qu’il cognait des balles. « Allez, tapons quelques balles alors … » Il lui devait bien ça, Cain s’était livrée, elle avait causé beaucoup, beaucoup plus que d’ordinaire. Donovan en était rassuré finalement, elle allait mieux, elle irait encore mieux. Du moins il l’espérait, parce que la dernière chose qu’il voulait, c’était la voir à nouveau au fond du gouffre comme après la mort de Swann.

Les deux échangèrent finalement au sujet de Spencer. Ce rouquin de l’enfer qui avait le don d’être un vrai casse-couilles tout en étant parmi les types les plus fiables de l’ile. Pour une fois qu'il mitonne pas. Le tatoué haussa un sourcil, figé sur place. Dwayne mitonnait pas ? Elle se foutait de lui là, non ? « Tu te fiches de moi là, hein ? » Si Spencer s’était payé une visite guidée au nord de la frontière, alors que lui se faisait refouler constamment par la patrouille, ça allait lui en foutre un coup au moral. Et en même temps, une part de lui était fière du petit jeune. Lui, il avait eu Cassie pour démarrer sa vraie carrière de womanizer, Dwayne avait bien le droit à sa bombasse à lui. « Jaloux non … j’me remets en question grave par contre … Mais ça explique pas mal de trucs finalement, j’suis trop vieux. Pas ton genre. » Pas roux, pas une gueule de minot et un physique de quaterback. Et une vingtaine d’années de trop, c’était une putain de cougar sa sœur spirituelle.

Joann avait pas tort néanmoins, entre eux, ça aurait été la merde. Le genre d’histoire passionnelle, une lutte de pouvoir, un putain de feu d’artifices et un voyage à chaque étreinte, mais le genre destructeur. Le genre de voyage d’où on revenait ruiné, sans valise et avec des bleus. « T’as raison, on aurait été bons à enfermer. » Ou à jeter en pâture aux rôdeurs, au choix. De quoi ranger sa grosse épée, ça lui arracha un éclat de rire. « Pourtant c’pas évident de trouver un fourreau à ma mesure. » glissa-t-il d’un air entendu, mais c’était pas faux, fallait une sacrée personnalité pour le supporter lui, le tolérer, l’accepter. Clope au bec, le militaire applaudit le geste, sportif et vif, qui décrocha la tête d’un macchabée. Ça devait être pour ça que Raven appréciait les battes de baseball, pas seulement pour leur forme phallique.

Récupérant l’objet, Donovan avança d’un pas décidé vers un cadavre bien dégueulasse. Il ramena la batte vers l’arrière puis rapidement vers l’avant, l’air déplacé faisant chuter la cendre de sa cigarette avant que le coup fasse chuter la mocheté face à lui. « Home run ! » Ou pas, il en savait rien, l’avait jamais vu de match, s’y était jamais intéressé. « D’habitude, j’frappe pas dans la tête, sauf si on me le demande … » Déjà à se marrer de sa connerie, le brun lui lança la batte pour faire les poches du cadavre au sol.
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MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law - Page 2 Empty
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