The Walking Dead RPG

The Walking Dead RPG

Partagez
- Necessity knows no law -
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
Anonymous
Fiche de personnage
MessageSujet: Necessity knows no law   Necessity knows no law EmptyVen 3 Mai 2019 - 9:56
Necessity knows no law


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


C'était pas vraiment normal ce qu'elle ressentait ces derniers temps, remarquez normal dans son vocabulaire avait pas le même sens que pour d'autres. Et finalement y avait trop rien de vraiment normal dans ce monde à la con. Les morts revenaient à la vie depuis plus de trois ans, bientôt quatre, ils avaient la dalle et même si la définition de zombis incluait un régime alimentaire à base de cerveaux humains, ici les blattes en avaient après tout ce qui était vivant. Piafs, reste d'animaux en tous genres et, surtout, la chair humaine. Les yeux rivés sur le décor, Cain arqua un sourcil en voyant l'un de leur cher voisin putréfié festoyer dans les entailles, tout aussi nauséabondes, de ce qui restait d'un lapin auquel on avait planté une flèche dans la gueule. Un chasseur avait cru se faire un ragoût, au lieu de ça il avait filé un coup de mains à l'une des bestioles qui rôdait dans le coin, ou peut-être même que c'était le fameux chasseur qu'était entrain de becter sa proie, sous un jour différent de celui qui l'avait forcé à décocher un carreau dans le crâne de l'ami de Bambi. Sur ses gardes, la brune avisa Floyd un peu plus loin, sans doute à rechercher ce qu'elle même aurait apprécié trouver dans le panel de bagnoles sur ce vieux parking : Clopes, alcools, peut-être même autre chose. Mais concernant cette sortie ci, ça relevait plus de la conso perso que de quoi palier aux besoins des abrutis restés sagement dans leurs bicoques confortables.

C'était calme, ensoleillé, à peu de chose près elle en aurait regretté ses vacances tous frais payés à Renton, mais la compagnie de Donnie, et surtout sans d'autres auprès d'elle, était bien plus sympa que d'avoir à se coltiner une claque de soldats tous plus cons les uns que les autres. Personne savait, et personne saurait qu'ils s'étaient fait la malle pour des affaires personnelles, puis si toutefois l'avocate avait vent d'une sortie improvisée pour leur compte, qu'en avait elle à foutre au juste ? Nada, puis t'es couverte. Un vague sourire étira ses lèvres en songeant à Davis, esquisse qui disparut à peine fit-elle quelques pas vers le parasite qui daigna redresser le nez de son assiette de tripes pour lui "adresser la parole". Tout ce qu'il récolta fut un coup de la lame, sec et précis, dans la tempe avant qu'elle la retire du nouvel orifice en collant la semelle de sa rangers sur l'épaule encore dur. La charogne était fraîche, et en s'étalant ventre au sol, Joann put se satisfaire d'avoir songé de la bonne manière. Dans le dos de celui-ci, ce qui restait d'une espèce d’arbalète miniature qu'elle agrippa en remarquant, par la même occasion, que le carquois de fortune était vide. Quant à la tige de bois plantée dans le crâne de la bestiole n'en ayant plus vraiment l'allure, elle était irrécupérable. Une fouille de poches et de sac plus tard, un large sourire triomphale fendillait son visage ordinairement fermé.

- And the winner is ? …. Lâcha-t-elle, un peu plus fort, en direction du militaire. Pas besoin d'en dire davantage, la Canadienne se contenta d'agiter un paquet de cibiches quasi plein et une bouteille de bourbon à semi remplie, devant les verres fumés de son partenaire. Et un jouet aussi, pas l'genre sexuel j'te coupe direct, r'marque m'étonnerait même pas qu'dans l'temps, des infirmiers aient retiré c'genre de chose d'un orifice où on est pas sensé coller des trucs. Après quelques pas, elle était près de lui à observer l'arme en question qu'elle reposa sur le capot rouillé de la bagnole auprès d'eux. M'regarde pas comme ça, c'est privé chez moi ce coin là, comme les pelouses impeccables du jardin d'Eden. Rit-elle avant de coller une clope entre ses pétales et d'en planter une entre les siens. Ses yeux filèrent à la devanture de cette vieille attraction, enfin... C'était pas vraiment un manège, plutôt un centre de loisirs où, quand le monde allait encore bien, les amateurs de lancés de balles, puis de batte, venaient se détendre. Le grillage était garni de lierre et de lichen, mais le cabanon qui faisait office d'entrée était encore pas mal barricadé. Dévissant le bouchon de la flasque d'alcool, Joann la lui tendit avant de lui sourire. T'veux qu'on aille y faire un tour ? C'est pas garantie qu'on trouve quelque chose mais, autant profiter de la journée loin de Fort-Ward, profiter un max avant qu'on s' fasse sermoner ou punir comme des chiards de cinq ans.

made by LUMOS MAXIMA

Revenir en haut Aller en bas  
Invité
Invité
Anonymous
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law EmptyDim 5 Mai 2019 - 11:02
Clope au bec, une des dernières de son stock perso, Donovan déambulait entre les bagnoles sur ce parking désert. Enfin, désert, c’était vite dit. Déjà parce que sa gueule d’enfoiré était là, mais qu’en prime sa version à nichons se trainait pas loin, en plus de quelques carcasses puantes. D’ailleurs le grognement guttural de l’une d’elle attira son attention, accompagné de quelques coups de poings décharnés contre la vitre d’une voiture. « Ah merde on leur a pourtant répété souvent, jamais laisser un vieux dans une bagnole avec les vitres fermées… » Tirant d’un coup sec sur la poignée, le tatoué regarda la créature s’échouer mollement au sol, y’avait quelques os qui venaient  de craquer, d’ailleurs certains tentaient même de se faire la malle à travers la peau moisie du cadavre. « Sorry pal. » Accroupi, Donovan planta la lame de son couteau dans le crâne de Jo le mou du genou. Essuyant sommairement son arme sur la veste de ce qui était sans doute un vieux retraité du coin, Donnie fouina dans les poches de cette même veste.

Chou blanc. Il comprenait pas l’expression et savait pas d’où elle sortait mais en tout cas c’est ce qu’il venait de faire. Ce type avait rien sur lui, enfin si quelques billets mais à part pour faire un bon feu l’hiver prochain ou démarrer un barbecue l’été qui arrivait, ça servait plus à grand-chose ces merdes-là. Dire qu’avant, les gusses s’entretuaient pour ça. And the winner is ? « P’tain Cain … t’as sucé qui pour trouver des clopes ? » Tout ce qu’il avait c’était le permis de conduire d’un certain Rudy Stanford et quelques billets verts qu’avaient zéro utilité en dehors de celles évoquées au-dessus.

Ses billes grises suivirent Joann qui agitait fièrement un paquet de clope, une bouteille de picole et qui lui collait sous le nez une arbalète. « J’suppose qu’il en faut pour tous les goûts … mais faudrait être sacrément tordu pour vouloir s’carrer un carreau d’arbalète où j’pense … Quoique t’as dû voir des trucs pas nets non ? » Durant cette belle époque où elle pavanait aux bras de vieux croulants pleins aux as. « J’doute pas que l’jardin est bien entretenu, c’juste dommage que j’ai jamais pu l’fouler du pied, t’vois. » Oh il la lâcherait pas de sitôt avec cette affaire, il avait failli marquer, mais fallait croire que les deux enfoirés qu’ils étaient s’étaient découvert une conscience dans un paquet de céréales puisque ça s’était pas fait. Loin de lui l’idée de coller des cornes à Collins, c’était pas son genre de toute manière quoiqu’en disent les biens pensants du monde entier, mais Cain resterait son éternelle inconnue. Too bad, j’suis sûr que ça aurait été explosif. Un peu mon n’veu.

Jetant son mégot qu’il écrasa sous la semelle de ses pompes, Donnie récupéra la clope tendue par Joann. Le tatoué sortit son Zippo de la poche de sa veste pour allumer sa cigarette avant de lever les yeux par-dessus ses Ray-Ban. « J’t’allume ? » Sourire d’abrutis aux lèvres, il récupéra finalement la flasque pour s’en envoyer une gorgée. « Du soleil, des clopes, un peu d’alcool, ma meilleure pote et l’odeur de la moisissure qui nous décolle les parois nasales, que d’mander d’plus hein. » Son regard glissa vers l’endroit qu’elle désignait. Ça valait l’coup d’aller faire un tour dans ce truc ? « Ça coûte rien, au pire on ramènera de quoi construire un terrain de base-ball, j’suis sûr que ça f’ra plaisir à June. » Elle s’en foutrait comme de sa première paire de Prada sans doute, mais ça les tiendrait occupés. « Allons-y let’s go comme dirait l’autre. » D’un signe de la tête, Donnie lança la marche.
Revenir en haut Aller en bas  
Invité
Invité
Anonymous
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law EmptyDim 5 Mai 2019 - 21:19
Necessity knows no law


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


- Pas toi, d'sûr. Avait-elle lâché à l'une de ses premières conneries. Et surtout encore moins le gars à qui elle avait fait les poches pour récupérer l'un de leur précieux trésors. La nicotine c'était comme le Saint Graal pour eux deux, à peu près aussi important que la bouffe, mais ceux qui n'avaient pas cette dépendance à la nicotine peinaient à comprendre, davantage que la survie devenait plus chienne de ce côté. Fut un putain de temps où ils trouvaient des cibiches sans se fouler, à l'heure actuelle, s'ils avaient du bol, les fumeurs se contentaient quasiment de roulées. Mais bon, va peut-être falloir t'mettre à la pipe un jour playboy, vu comme il d'vient difficile de s'trouver des clopes. De nouveau près de lui, La brune déposa l'arbalèthe miniature, balançant ce qui lui venait en tête avant de sourire au tatoué à son flanc. Parfait reflet d'elle même que ce type, ils auraient pu être frère et sœur, partager une vie de merde pour une autre, du style de celle qu'il avait endurée, aurait pas fait grande différence pour elle, davantage qu'elle aurait sûrement pas eu autant d'emmerdes si Floyd avait été de son sang. Laissant la pensée fugace s'évaporer dans le creux de son crâne, Cain reprit. Crois moi c't'un mal pour un bien …. On se serait défoncé la gueule toi et moi, j'préfère c'qu'on est même si c'comme une série d'coups manqués, tu resteras ma plus grosse déception et ça a pas d'prix ça. Elle plaisantait, après tout elle avait eu un aperçu de ce que dissimulaient ses frocs aussi skinny que les siens. Personne aurait pu imaginer pareil attirail étant donné sa dégaine. Remarque il avait de grandes mains, c'était un indice comme un autre pour elle qui, ayant pas mal roulé sa bosse côté parties de scrabble, savait reconnaître les signes indiquant si, oui ou non, elle pourrait s'amuser. Ses yeux sombres décrivirent les alentours, ce désert de bagnoles où seuls ce qui restaient des piafs gazouillait, où le soleil invitait l’œil à croire en quelques mirages à l'horizon, comme si des flaques d'eau s'évaporaient dans le lointain sans malgré tout être réelles. La flasque tendue, ainsi qu'une cibiche, au tatoué, Joann lui offrit un sourire de coin. J'allais l'demander, j'deviens prévisible ?

Sa question resta en suspend au profit d'une esquisse plus sincère quant à ce qu'il disait d'elle. La tige de poison allumée, Joann en tira une bouffée puis glissa la langue contre ses pétales alors qu'il acceptait d'aller traîner leurs miches du côté du cabanon. Ils ne trouveraient peut-être rien, cependant la perspective de s'éloigner de leur vie ordinaire, dans un panel de grouillots cons comme des manches, était aussi séduisante qu'avoir l'assurance de ne pas crever la nicotine pour les quelques heures à venir. Lui emboîtant le pas, après avoir récupéré l'arme, bien inutile sans projectiles, Joann avisa la bâtisse de plus près. De vieilles planches calfeutraient les fenêtres depuis l'intérieur, quant à la porte, celle-ci avait souffert du temps typique de la région. Peinture écaillée, bois gondolé, si Floyd y calait un grand coup de rangers elle céderait sans problème. Le laissant choisir la manière d'entrer, la brune garda la tige de nicotine entre ses pétales puis logea les deux mains contre la vitre dégueulasse pour tenter de capturer quelque chose.

- Ça a l'air vide, …... ta meilleure pote hum ? Reprit-elle, reculant à peine pour dévier le regard dans sa direction. Tu m'touche, Un rictus fila sa trachée, étirant la commissure de ses lèvres avant qu'elle ne reprenne sur une touche plus sérieuse. c'est sympa d'm'avoir proposé cette balade Donnie, sérieux... Parce que j'déconne un peu c'dernier temps 'fin... J'veux dire à part toi à qui j'peux déballer mes états d'âme sans m'attirer un regard d'basset, j'ai personne. Casey, Stan, ce n'était pas la même chose. Même si elle les appréciait, ferait ce qu'il fallait pour qu'il leur arrive rien, elle n'avait pas ce lien quasi fraternel avec eux. Quant à Lawrence, c'était étrange depuis un temps, pire depuis qu'elle avait buté sa frangine pour lui éviter de sombrer, de s'enliser dans un truc qu'il lui avait dissimulé des mois durant alors qu'elle le pensait aller bien, faire son deuil, se relever d'une chose qu'elle – même si c'était encore différent – avait su coller dans un coin de son cœur pour reprendre le contrôle de son existence. Enfin …. sinon, comment va ta gamine ? Louisie hein, pas sœur Thérèse. J'sais q'tu fais dans l'jeunisme alors vaut mieux préciser. Lui sourit-elle, légèrement moqueuse mais sans froideur aucune.

Sa pudeur, concernant ce qui la traversait, la poussait à changer de sujet. Une habitude, un moyen de se protéger de ce qu'elle peinait encore à assimiler. Pourtant, qu'elle le veuille ou non, et malgré ses efforts pour redevenir celle qu'elle était avant de le perdre, Cain ne pouvait pas le nier, elle avait vraiment changée, en témoignait la présence du type à ces côtés qu'elle avait longuement fait courir, manipulé, avant de piger qu'il avait plus de respect pour elle que la plupart des connards qui l'entouraient.

made by LUMOS MAXIMA

Revenir en haut Aller en bas  
Invité
Invité
Anonymous
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law EmptyMer 8 Mai 2019 - 10:06
Pas lui, non, pour son plus grand malheur. Donovan secoua la tête, prenant un air faussement déçu – mais vraiment déçu – qu’ils aient tous les deux plus de principes que leurs attitudes le laissaient penser. « Oh t’sais la pipe … j’préfère faire fumer les autres. » Pas besoin d’expliciter, ils se comprenaient, dans un langage qui appartenaient qu’à eux et certains élus comme cet abruti de Fuller qui s’était barré. « D’ailleurs si t’as b’soin d’fumer un jour, t’sais où m’trouver. » Donnie plaisantait, il ferait pas ça à Evy, et il savait qu’ils avaient raté leur chance. Ils avaient eu une occasion, enfin plusieurs, mais Joann avait fait rater les premières, lui en avait raté une et c’est ensemble qu’ils avaient foiré la dernière en date. C’pas plus mal non ? T’as pas une pléthore d’amis, c’est cool de pouvoir compter sur Cain. Sa clope allumée, le tatoué approcha la flamme de celle de la brune. « On est deux faces d’une même pièce toi et moi, j’lis en toi comme dans un livre ouvert, et tout un tas d’expressions à la con pour dire que j’lis dans tes pensées Cain. »

Les deux approchèrent finalement de la cahute en bois, détrempé, délavé, séché, séché encore une fois et prêt à craquer. Ça avait l’air vide ouais, mais entre l’air et la chanson il y avait parfois un monde et dans ce monde-là, c’était un luxe à pas se permettre. « Vas pas m’chialer sur l’épaule hein. » Sa meilleure pote ouais, il pouvait pas le nier, fallait reconnaître que c’était une des seules. Sans doute pour ça qu’il la touchait pas comme il avait eu l’idée de le faire pendant des mois. Monde de merde. « Oh maintenant c’toi qui me touche Cain, et pas comme j’aimerais. » souffla-t-il pour dédramatiser, mais il sentait bien un truc qui clochait. C’était pas le genre de Joann de se livrer, encore moins de poser des questions perso avec un air presque intéressé. Eux, ils parlaient, ils échangeaient, mais c’était toujours avec une connerie dans le regard.

« Merde c’est moche ça d’préciser … Mais Louisie va bien, elle commence à baragouiner quelques mots, elle essaie de faire quelques pas aussi, enfin elle finit souvent le cul par terre. D’ailleurs t’sais j’me suis fait une remarque, finalement l’enfance c’comme l’ivresse. Tu fais n’importe quoi, tu te vautres et tu sais pas parler, tout le monde s’en rappelle sauf toi … » Prenant le temps d’observer la porte un instant, Donnie frappa un grand coup dedans avec son poing. Silence radio de l’autre côté. Pour l’instant c’était calme. Le tatoué récupéra son couteau avant de coller un coup de pied dans la porte qui tomba dans un nuage de poussière. « Après vous … » Une mauvaise révérence et le tatoué se dépêcha de la suivre à l’intérieur.

C’était poussiéreux à lui en faire gratter la gorge, rien à voir avec la quantité de nicotine qu’il aspirait chaque jour. « Bon du coup, t’crache le morceau ? T’as des états d’âme à déballer ? » ajouta-t-il en désignant une porte close derrière le comptoir, porte qu’il voulait ouvrir pour s’assurer qu’il y aurait aucune mauvaise surprise. Avançant vers le comptoir le brun scrutait les environs, attendant la réponse de Miss Canada, c’était sa pote ouais, donc si elle avait des emmerdes à confier, il saurait écouter, l’était pas si con qu’il en avait l’air.
Revenir en haut Aller en bas  
Invité
Invité
Anonymous
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law EmptyMer 8 Mai 2019 - 11:01
Necessity knows no law


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


- T'm'as déjà assez faite pleurer connard, Ses yeux ambrés se lovèrent dans le gris des siens avant qu'un rictus ne file ses pétales sur lesquelles elle passa la langue. d'bien des manières, mais t'm'as jamais brisé l'coeur, sans doute pour ça qu'j'traîne encore avec toi et qu'j'évite d'te démonter la gueule. Y avait pas que ça, Donnie c'était son pote, le genre fraternel, le genre qui, s'il avait des emmerdes monstrueuses, pouvait être sûr qu'elle serait présente. Qui pouvait pas douter du fait qu'elle collerait une balle dans la gueule du premier sauvage qui tenterait de le baiser de la mauvaise manière. A nouveau silencieuse, après une question lâchée pour donner le change, Cain esquissa néanmoins un sourire. Il l'aimait sa gamine, c'était même hallucinant le concernant parce qu'il avait pas mal chié dans la colle quand cette petite avait vu le jour. Tu veilles bien un chiard qu'est même pas l'tien. Dans le mille, Tim était important pour elle, elle était importante pour lui même si l'entendre l'appeler « maman » la foutait sur le cul et avait tendance à nourrir des angoisses qui, malgré tout, n'étaient guère aussi effrayantes que cette angoisse. Ce moment avec Davis, sur la rive, sous la pluie, lui revint en tête à l'en faire déglutir pour mieux réagir à la nouvelle comparaison de Floyd. J't'ai toujours trouvé perspicace là où d'autres t'voyaient plus con qu'autre chose.

Pourtant vrai que l'ivresse et l'enfance se rejoignaient. Bourré on alignait mal ses mots et ses pas, plein comme une barrique on peinait à se souvenir de ce qu'on avait bien pu foutre de sa nuit, pire parfois on réalisait ses conneries qu'une fois les yeux ouverts à dépeindre la silhouette toute aussi faite, à vos côtés, dans un plumard qu'était parfois même pas le votre. T'en sais quelque chose. Elle balaya cette soirée avec Blackmore d'un revers mental puis agrippa son couteau avant de ramener le coude contre son nez, puis sa bouche, à peine la porte se dégonda pour retomber, en un fracas poussiéreux, sur ce qui restait d'un plancher autrefois impeccable. Laissant l'écran de particules retomber mollement, la Canadienne dégagea le membre de ses traits pour ensuite plisser les yeux. Les iris de nouveau habitués à la luminosité approximative, elle avisa la porte vers laquelle le tatoué se dirigeait sans grande cérémonie.

A quelques pas de lui, Cain jeta un œil au comptoir, la vieille caisse, les jetons qui devaient servir pour les lance-balles dans les cages dispo en extérieur, jusqu'à se hisser sur le meuble pour balancer les jambes de l'autre côté. A peine désira-t-elle se laisser retomber de l'autre coté du bar que ses yeux dardaient sur la silhouette longiligne du militaire. Bordel son cœur pulsa plus vite, trop, se compressant en une grimace de lèvres qui termina de la faire rouler des yeux. Ça lui échapperait pas, pour autant et même si elle le connaissait suffisamment bien, quasiment intimement pour ce qui s'était passé entre eux, le point de vue de son pote lui foutait pas mal les glandes.

- C'qui fait chier tout l'monde et a toujours fait chier l'monde. Croisant ses yeux clairs, elle émit un rictus amer en baissant les cils vers ses propres rangers. Les jambes dans le vide, Joann inspira plus fort en déposant les mains au rebord de son perchoir, de part et d'autre de ses cuisses. Enfin, pour des gens comme nous, tu vois c'que j'veux dire ? C'truc là qu'est si fort qu'on a du mal à respirer et... Quand il disparaît, nous laisse comme un putain d'poisson hors de l'eau, prêt à crever en se débattant à peine parce que ...... Un rictus lui échappa. J'ai pourtant choisi, c'était clair dans l'bordel de mon crâne, plus jamais et pourtant c'pas la même chose, t'as …..... Donovan, Il pouvait pas nier son sérieux là, l'espèce d'angoisse qui faisait vibrer sa voix, parce qu'elle l'appelait jamais par son prénom. C'est quoi qui t'a fait …..'fin pour Collins tu vois ? Elle se foutait plus de lui là, parce que peut-être qu'il était le seul à pouvoir l'aiguiller un minimum, comme un frère, comme ce frère qui aurait pu la protéger de tout et lui épargner le pire.

made by LUMOS MAXIMA

Revenir en haut Aller en bas  
Invité
Invité
Anonymous
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law EmptyMer 8 Mai 2019 - 17:32
Il l’avait faite pleurer ? « Hey c’toi qu’as mis un cran d’arrêt à notre chevauchée fantastique ma belle. » se défendit-il en souriant d’un air innocent, sachant pertinemment qu’il l’avait faite pleurer ouais. Quand il lui avait annoncé la mort de Swann et qu’elle lui avait refait le portrait. C’était lui le messager de cette nouvelle pas jouasse, le tatoué s’en était voulu, mais finalement depuis, est-ce que sa relation avec Cain s’en portait pas mieux ? Peut-être qu’il irait remercier les abrutis du ranch à l’occasion. Connard. Ouais, quoi d’nouveau ? « Ça m’va droit au cœur Jo’, même si j’préfèrerais qu’ça aille droit ailleurs. » L’avantage c’était que même s’il la considérait comme la petite sœur qu’il aurait dû avoir et protéger de la merde, Joann était pas vraiment sa sœur, donc c’était pas malsain de s’imaginer reprendre la chevauchée de valkyries directement sur le comptoir de cette cahute poussiéreuse.

Il le ferait pas, c’était un gars bien quoiqu’en disent et pensent la plupart des gens qu’il avait croisé dans sa vie. Coureur de jupons et fidèle à celui qu’il avait la chance de reluquer. « Ah merci tu m’fais plaisir là Cain. On oublie souvent qu’j’suis un putain d’savant en plus d’un amant exceptionnel et un tireur d’élite. » Récupérant la clope entre ses lèvres pour jeter le mégot par terre et l’écraser de la semelle de sa chaussure, observant Joann qui se hissait par-dessus le comptoir. Lui ferait le tour, principalement parce qu’il aurait l’air moins sexy en enjambant l’établi en bois vernis écaillé. N’était pas Miss Canada qui voulait.

Mais avant d’ouvrir cette porte, il en avait une autre à enfoncer avec sa délicatesse habituelle. Joann avait l’air … tourmenté. C’était pas commun chez elle, et comme ils étaient faits du même bois, solide mais pourri au cœur, Donovan avait bien remarqué qu’un truc tournait pas rond en dehors du monde qui les voyait encore vivre. C'qui fait chier tout l'monde et a toujours fait chier l'monde. « Quoi ? La religion ? Les morpions ? » répondit-il d’un air faussement sérieux avant de se taire en remarquant qu’elle en chiait un max pour lui parler là. S’approchant du comptoir, Donovan pencha la tête vers elle, cherchant à lire dans ses yeux sombres et ses expressions ce qui pouvait la mettre aussi mal.

Des gens comme eux, y’avait pas des milliards de trucs qui les mettaient mal. Généralement ce qui les foutait dans le mal, c’était tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un engagement, parce qu’eux, ils étaient du genre libre. Du genre trop libre, du genre trop égoïste, trop indépendant. Pas assez sincères sans être des menteurs. Eux, ils étaient du genre abimé qui se protégeait en fuyant. Et là, Cain elle lui parlait d’un truc qui tenait de l’engagement, un truc qui rendait malade, un truc qui poussait à faire des merdes pas possible. Silencieux, il écouta ses doutes, l’angoisse qui s’y mêlait, jusqu’à cette question.

Donnie ancra les reins contre le comptoir, ramenant sa main à ses traits pour relever son minois vers lui. « Tu m’fais quoi là Cain ? Une déclaration à m’faire ? » Le tatoué se moqua un instant, pour détendre l’atmosphère, parce que dans le fond ça lui faisait presque mal de la voir si mal. « Ça va, ça va m’fusille pas du regard, j’ai une gosse à élever j’te rappelle … Et pour répondre à ta question … » C’était quoi la question ? Ce qui l’avait fait ranger ses baskets de coureur de compet’ pour la blonde ? Ce qui lui avait fait prendre conscience qu’elle était essentielle à son existence ? « J’sais pas Joann … C’est juste … aussi flippant qu’grisant … Quand j’suis avec elle c’est … naturel, ça s’explique pas. C’est une gosse t’as raison là-d’ssus, elle vient d’un monde de lumière et toi et moi on sait très bien comme est notre monde, mais … » Son air d’abruti trop fier changea pour un air plus sérieux, sérieux mais pas angoissé, pas stressé. Un mince sourire étira ses lèvres, le regard dans le vide. « Elle m’fait m’sentir … moins con que je le suis, important, comme si … j’avais vraiment ma place dans son monde à elle. » Quelque part, elle était devenue son monde. « J’suis juste bien quand j’suis avec elle … » Un haussement d’épaules ponctua ses paroles avant qu’il repose ses yeux gris sur la brune. « Pourquoi cette question ? » Il se doutait bien du pourquoi et était plus intéressé par le pour qui, mais elle parlerait comme elle le voudrait.

Revenir en haut Aller en bas  
Invité
Invité
Anonymous
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law EmptyMer 8 Mai 2019 - 18:11
Necessity knows no law


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


La religion, les morpions ? Cette fois, un rictus fila ses lèvres avant qu'elle secoue la tête en arquant un sourcil. Y avait bien que lui pour baver des merdes pareilles dans une conversation pour le moins sérieuse, bien que lui pour la faire rire alors qu'elle se sentait clairement pas à l'aise avec ce qu'elle lui disait, ce qu'elle ressentait et qui était, contre toute attente, plus fort que ce qu'elle avait pu éprouver pour Swann. Bordel c'était comme bafouer sa mémoire un peu non ? Un peu ouais, parce qu'à l'annonce de sa perte elle avait été... Anéantie. C'était la voix de Davis là, pas la sienne, pas celle de n'importe qui, mais celle de Law, ce Lawrence là contre les lèvres duquel elle avait perdu les siennes pour se manger une putain de gifle émotionnelle. Mordillant sa lèvre inférieure, Joann ne redressa le nez vers Floyd que lorsque ses phalanges tatouées lui agrippèrent le menton. Un roulement d'yeux faussement exaspéré lui fut offert.

- Putain Floyd, j'savais pas comment te l'dire mais ouais, j'suis folle de toi t'sais … Malade à crever, j'en dors plus, j'en mange plus, tu m'habite. Reprit-elle avant de siffler, légèrement agacée, puis de rire en terminant machinalement sa cibiche qu'elle cala dans ce qui restait d'une vieille plante desséchée. Marre toi bordel, c'était bien plus simple quand tu tentais ta chance, plus facile ouais.

Un rictus chevrotant fila ses pétales. Peut-être n'allait-il pas répondre à sa question, après tout elle s'était tellement payée sa poire quand il était tombé dans les filets, qu'elle pensait trop peu résistants, de cette gamine. Elle l'avait prévenu de ce qui l'attendait à lui passer dessus régulièrement. Mais, en un sens, Joann enviait cette gosse qui avait eu ce qu'elle n'avait pas eu, qui avait cette faculté à se laissée aller et à voir que le côté plein d'un vase qu'elle voyait à moitié vide. Lèvre mordue, la trentenaire inspira et fronça les sourcils, les yeux fixes sur ses traits quand il se mit à nu. Enfin façon de parler il avait encore ses fringues. C'était beau ce qu'il disait merde, c'était sûrement le plus beau truc qu'elle avait entendu de sa vie et c'était même pas pour elle. Elle on lui balançait qu'elle était bonne, bonne à faire bander la faucheuse et le reste, bonne au plumard et sans doute ailleurs aussi. Mais à l'entendre parler de sa nana, Jo repensa à ce que lui lui avait dit sur la rive et son cœur battit plus vite.

Lui la voyait pas comme ça, lui avait pas vu que ça en elle, du moins s'il n'y avait vu qu'un intérêt au début, ils étaient vite passé à autre chose et là, elle avait peur de tout foutre en l'air, de le perdre entièrement. Alors ouais, elle enviait Collins putain, et ça l'emmerdait de se l'avouer, mais pourtant ça l'emmerdait pas de voir son quasi frère de cœur sourire ainsi en parlant d'elle. Il avait trouvé un truc bien, il avait peur aussi, alors elle savait qu'elle aurait peur quoi qu'il se passe, quoi qu'il arrive même si Rence était pas comme Sainte Thérèse. Quand il redressa les yeux, elle lui sourit, pas une esquisse de garce, juste un sourire sincère.

- Merci, ... d'être honnête. Lâcha-t-elle avant de redresser la main pour la poser contre sa joue avant d'y poser les lèvres brièvement. Elle avait pas ce geste là avec n'importe qui, ce geste de petite sœur qui l'avait jamais été en vrai, ce geste qui révélait combien elle tenait à lui même s'ils se parlaient bien souvent comme deux cons. J'te d'mande parce que tu m'ressemble, qu'j'pense qu'au delà de tout c'qu'on a été, est et c'qu'on sera toi et moi, t'es …. genre, mon âme sœur. Là, elle glissa la main contre son bras pour rejoindre sa main qu'elle serra comme pour le mettre en garde. Dis pas qu'c'est p'tin d'niaiseux j'le sais, comme j'sais qu'j'ai l'air d'une merde ridicule à l'dire mais si, t'es mon âme sœur, tu comprends et ….. Bordel, je crois que ….. Enfin avec Law c'est autre chose que comme nous deux tu vois ? J'voulais pas, mais en même temps j'en ai envie et p'tin ça m'gave sérieux. Lâchant sa paume, Cain émit un rictus alors que les larmes perlaient presque à ses cils, T'vois à toi j'peux t'le dire que j't'aime parce que ça sonne pas pareil, mais c'est pourtant vrai alors pourquoi j'veux pas m'laisser aller avec lui ? La peur de souffrir, la crainte, pourtant Floyd les avait balayé pour s'y coller corps et âme, alors peut-être devrait elle s'y jeter elle aussi.

made by LUMOS MAXIMA

Revenir en haut Aller en bas  
Contenu sponsorisé
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Necessity knows no law   Necessity knows no law Empty
Revenir en haut Aller en bas  
- Necessity knows no law -
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: RP Terminés-
Sauter vers: