The Walking Dead RPG

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- Chess are mysterious as women -
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MessageSujet: Chess are mysterious as women   Chess are mysterious as women EmptyMar 30 Avr 2019 - 11:36
17 février 2018



Qu’est ce qui avait bien pu pousser la population à agir de la sorte ? Cela faisait plusieurs jours que Denis se posait la question. Depuis les évènements « Chambers » à vrai dire. Cela avait été la Révolution, à la française, où le peuple décide que la tête dirigeante ne lui revient pas, qu’il en avait marre et cela avait fini presque de la même manière, à l’exception que de nos jours on ne décapitait plus les gens, une balle faisait largement l’affaire. Le Marshall avait assisté à tout cela de loin, tiraillé entre le sentiment qu’effectivement un changement était nécessaire et celui qui le poussait à arrêter tous ces crétins qui mettaient en péril l’ordre. Sauf qu’il n’avait pas bougé le moindre doigt pour empêcher que la conclusion de cette histoire soit aussi sordide.

Enfin sordide, il s’en moquait au final. Bon nombre de gens plaignaient la pauvre gamine Chambers qui se retrouvait orpheline en l’espace d’une nuit, mais Preacher s’en foutait. Si les parents de la gamine étaient du genre à se mettre le peuple à dos et à finir la tête sur une pique, il fallait bien s’attendre à ce que cela finisse dans le sang. La mioche aurait largement le temps de comprendre en grandissant que la perte de parents était tragique mais que les conditions de cette perte, là était la vraie compréhension.

Lorsque que Denis avait perdu son père, l’ordre des choses était respecté. Les parents partent les premiers c’est ainsi, mais c’est surtout les conditions de cette perte qui jouent un rôle prépondérant dans l’évolution d’une personne. Le sien, de père, avait été abattu par des saloperies de dealers, alors qu’il faisait son boulot, sa mission, ce pour quoi il se levait tous les matins et en un sens c’était la mort la plus louable à avoir. Mort dans l’exercice de ses fonctions comme il est souvent répété. Quoi de plus beau que cela ? Surtout quand ces fonctions sont de maintenir la Loi et l’Ordre d’une nation aussi grande que les États-Unis. Cela avait forgé le caractère de Denis. La douleur de la perte effacée, il avait pris conscience de ce qu’il voulait faire de sa vie. Cette perte, aussi triste soit elle, lui avait permis de trouver sa voie et de se faire une réputation d’excellent Marshall. La gamine Chambers aurait à comprendre ça en temps voulu. Il faut avancer dans la vie et les regrets ou les sentiments ne sont que des obstacles à éviter.

Quoi qu’il en soit, le funeste destin du couple Chambers avait quand même un peu secoué le Marshall, pas que cela lui faisait de la peine, mais lui qui était attaché à l’Ordre et respectait la chaine de commandement en toute condition, il y voyait là un coup d’état. Ce qui est à contresens de sa façon de voir les choses. Aussi l’arrivée au pouvoir d’un nouveau trio était une chose qu’il appréhendait et dont il se méfiait. Surtout que ce trio de tête ne lui sciait guère. Deux paires de seins et un médecin … pour diriger un camp de cette taille, dans un monde aussi pourri. Il faut dire qu’ils ne partaient pas avec des points d’avance dans le classement de valeur du Marshall. Mais on lui avait appris à laisser le bénéfice du doute, il avait escorté suffisamment de témoins dans sa vie pour savoir que les intentions de chacun sont souvent dissimulés sous un tas de faux-semblants et d’apparence. S’il avait rapidement jugé la brune, Amrani, et le médecin, Davis, comme inutile dans son esprit, la rousse, Phelps avait attiré son attention. Durant les évènements elle avait fait preuve d’une certaine stratégie qui laissait entrevoir un esprit aiguisé et à l’opposé de beaucoup de monde dans le camp. Rien à avoir avec Amrani qui s’était jeté dans la gueule du loup en écoutant un instinct maternel dénué de ce sens dans ce genre de situation.

Phelps l’avait joué beaucoup plus fine et même si le Marshall n’appréciait pas ce coup d’état organisé au millimètre, il devait reconnaitre que cette femme savait ce qu’elle faisait et qu’elle y voyait sûrement beaucoup plus loin qu’une simple prise de pouvoir pour son propre plaisir. Raison de plus à cet attrait, c’est elle qui se retrouvait en charge de la police du camp et si on prenait la chaine de commandement à sa stricte valeur, elle était donc la nouvelle patronne de Denis, ou du moins celle qui pouvait y prétendre. A ce titre, Phelps ferait sûrement une inspection des forces en présence sous ses ordres mais il n’était pas question pour Preacher d’attendre. Il aimait bien prendre les devants et montrer ce dont il était capable. Il s’était donc débrouiller pour obtenir une entrevue afin de lui faire part de sa façon de voir les choses, que cela lui plaise ou non.
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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Chess are mysterious as women   Chess are mysterious as women EmptyMar 30 Avr 2019 - 13:04
L’atmosphère était pesante depuis la tragédie. Beaucoup de gens demandaient un changement mais certainement que personne, parmi les révolutionnaires de la première heure, n’avait réellement envisagé « l’après ». Son fardeau était d’autant plus lourd que les survivants avaient perdu la foi dans la conception du commandement de Fort Ward. C’était une micro-société bâtie sur un principe immorale, renforcée au prix du sang. Ils ne pouvaient plus nier les conditions de leur existence mais elle devait trouver une autre manière de restaurer l’estime qu’ils avaient d’eux-mêmes. Pour l’instant, ils ne pouvaient se targuer que de leur domination sale : leur habilité incontestable à écraser toutes les forces extérieures. Ça ne suffirait pas. Les armes seules n’avaient jamais suffi à constituer un état puissant. C’était une illusion.

Cela faisait déjà une dizaine de jour que les insomnies avaient commencé. Comme aux périodes les plus prolifiques de sa carrière d’avocate, son cerveau ne se reposait jamais. Il calculait, il anticipait, il imaginait, il annotait. La quarantenaire avait déjà noirci un carnet entier de projets, triés selon les plus urgents et les secondaires. Triés également selon leurs objectifs : court-moyen-long terme. Le recensement de la population avait été délégué à Ela, mais c’était elle qui se chargeait de rencontrer une bonne partie des habitants du fort. Bien sûr, ils étaient encore assez peu nombreux pour qu’elle ait au moins aperçu et échangé quelques mots avec tout le monde, mais le principe de ses entretiens était différent. Elle analysait chaque personnalité, pour assigner les bons éléments aux bons endroits. Permettre aux plus engagés de s’illustrer et museler les révolutionnaires qui n’avaient pas été assouvis par la chute du sénateur. L’exercice n’était pas bien difficile : disséquer et exposer l’aspect psychologique d’un être, c’était un atout majeur de son ancienne profession et désormais, il n’y avait plus d’adversaire pour objecter quand elle allait trop loin.

Cette fin de matinée, June était plongée dans les rapports de l’intendance sur les stocks de leurs ressources alimentaires. Enveloppée dans un épais pull de laine noir qui faisait ressortir le feu de ses cheveux, exceptionnellement lâchés sur ses épaules, elle devait avoir l’air encore plus petite que d’ordinaire. Quittant brièvement sa lecture pour se saisir de la tasse de café que lui apportait « secrétaire », elle remplaça le merci par un glacial :

- Allez donc aider Ela, je n’ai pas l’utilité de vous avoir ici aujourd’hui.

Elle était toujours aussi dure avec cette petite. Pas uniquement parce qu’elle connaissait son stupide secret, mais parce qu’elle avait l’air de se complaire dans son rôle de pleurnicharde. Ses orbes d’émeraude ne lui accordèrent même pas le dédain d’un regard tandis qu’elle quittait la pièce, puis sa maison. Elle finissait tout juste de parcourir les rapports lorsqu’on frappait à la porte. Avec des gestes emprunts de l’élégance de sa rigueur, June replia soigneusement la chemise qui rassemblait tous ses feuillets et descendit au rez-de-chaussée. Elle l’aurait presque oublié.

- Monsieur Preacher, salua-t-elle en ouvrant, ses traits d’opale fendu d’un mince sourire de convenance, entrez. Désirez-vous un café ?

Si Evelyn avait bien fait son travail, il devrait en rester dans un thermos. Ensuite, ils monteraient dans son bureau. Depuis qu’elle avait pris les rênes, cette pièce de sa grande maison s’était naturellement désignée comme lieu de rencontre « professionnelle ». Ce qui d’ailleurs, constituait l’essentiel des rencontres de la quarantenaire.



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MessageSujet: Re: Chess are mysterious as women   Chess are mysterious as women EmptyJeu 2 Mai 2019 - 16:04
La baraque était immense. A croire que c’était une nécessité pour les gens au pouvoir, il fallait avoir une demeure à la mesure de leur égo ou de leur soif de pouvoir, c’était dans la logique des choses. Denis n’avait jamais compris l’intérêt d’avoir une demeure aussi imposante, comme si les gens au pouvoir se sentaient obligés d’en imposer « au peuple ». En soit cela ne lui faisait ni chaud, ni froid, il n’était absolument pas du genre à se laisser amadouer ou impressionner par ce genre de truc. Si cela pouvait leur permettre de mieux faire leur boulot et de gouverner dans les règles ils pouvaient posséder un palais que le Marshall s’en moquait royalement. Ce qui lui importait avant tout, c’était les actes et non les faux semblants.

Denis avait un peu attendu qu’on daigne venir le chercher, et il avait été surpris que ce soit la propriétaire des lieux (et accessoirement la Big Boss) qui vienne le chercher en personne. Normalement ces gens-là avaient toujours une armée de sous-fifre qui se font un plaisir de faire les basses besognes juste pour se faire bien voir. Quoi qu’il en soit c’était Phelps en personne qui avait ouvert la porte et qui l’avait invité à la suivre en lui proposant un café.

- Non merci.

Simple, clair, concis. Pas besoin d’en faire des tonnes. Le Marshall n’était pas du genre à utiliser plus de mots que nécessaire. Il détestait s’étendre à n’en plus finir ou encore avoir à se répéter. Il fallait que les choses soient claires et aillent vite. Il avait suivi « la patronne » jusqu’à son bureau sans dire un mot et une fois dans la pièce, il s’était mis debout entre les fauteuils destinés aux invités de marque, face au bureau, presque au garde à vous, mains croisées dans le dos. Le regard du Marshall avait parcouru la pièce rapidement, par déformation professionnelle, cherchant les failles de sécurité, et Dieu sait que cette pièce en contenait plus d’une. Mais bon, en temps de chaos il ne fallait pas non plus s’attendre à avoir des vitres pare-balles ou encore des portes blindées sécurisées. Le fait d’avoir un toit était déjà un exploit pour certains.

Reportant son regard sur la Maîtresse des lieux, son visage ne laissait rien transparaitre, le Marshall avait rapidement cherché à la sonder mais avait vite compris que cela ne servait à rien. Il savait reconnaître le caractère des gens assez rapidement, et il avait face à lui une personne plus que doué dans l’art de ne rien laisser filtrer sur ses émotions. C’était en soit une bonne chose. Vu le poste qu’elle occupait il fallait que Phelps évite de montrer la moindre faille, parce qu’au vue du sort de Chambers, montrer sa faiblesse était … mortel.

- Merci de me recevoir Madame Phelps. Je sais que votre temps est compté, aussi je serais bref.

Denis ne bougeait pas un doigt, pas un cil. Si Phelps était glaciale aux premiers abords, elle serait bien servie, il savait l’être tout autant.

- Si j’ai demandé à vous rencontrer, c’est que vous êtes la nouvelle « patronne » de la sécurité au camp. Et de par ce fait, vous êtes donc MA nouvelle patronne. Il me paraissait normal de venir me présenter.

Mécaniquement, presque militairement, le Marshall avançait d’un pas sans décroiser les mains de son dos.

- Denis Preacher. Marshall fédéral des États-Unis –une certaine fierté résonnait dans sa voix- A votre service Madame.
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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Chess are mysterious as women   Chess are mysterious as women EmptyJeu 2 Mai 2019 - 17:34
Pas de café, ils purent donc directement rejoindre son bureau. June ne s’assit pas tout de suite, elle demeurait droite devant son propre siège, détaillant l’homme qui la dépassait très largement. Elle ne connaissait pour ainsi dire rien de son passé mais ses gestes, comme sa façon de parler, émanait d’une fonction très stricte. Supposition que Denis confirma en se présentant comme Marshall fédéral des Etats-Unis. Bien. Son ton très direct n’était pas vexant, c’était même plutôt appréciable. Insensible aux détours, elle préférait quand ses interlocuteurs allaient à l’essentiel.

- J’entends en effet à repenser la façon d’assurer la sécurité des habitants du Fort, reconnut-elle posément, mais j’espère ne pas me limiter à être une « patronne ».

Ce terme avait à son oreille quelque chose de réducteur, voire de péjoratif. Parmi les responsabilités tentaculaires qui incombaient au nouveau triumvirat de tête – officiel, lui – la rouquine avait pris les devants avec l’ambition d’un petit groupe qui ferait respecter l’ordre entre leur mur. Elle avait pu constater comme dans un microcosme qui tendait à restaurer la société disparue, les querelles de voisinages prenaient des proportions inquiétantes. Les exemples avaient été légion, rien qu’au court de l’année passée. Craindre les forces extérieures, c’était légitime, mais il y avait finalement plus de chance que leur déstructuration vienne de l’intérieur.

- J’apprécie néanmoins votre initiative, assura-t-elle avec l’esquisse d’un sourire artificiel, asseyez-vous, je vous en prie.

Sa formation était celle d’une avocate, pas celle d’une cheffe militaire. Alors elle avait tout simplement plus l’habitude d’échanger avec des gens assis face à elle qu’avec des piquets fièrement au garde-à-vous. Elle écarta soigneusement les fines mèches de feu tombées devant ses yeux émeraude après avoir pris place dans son fauteuil.

- En vérité, je pense que notre communauté gagnerait à se défaire de répartition nette entre les scientifiques, les forces militaires et les civils.

Elle avait accentué différemment ce dernier mot, sans doute parce que dans la bouche de certaines de personnes, même plus d’un an après qu’ils aient commencé à se mêler des opérations en extérieur, les « civils » restait une qualification dévalorisante. Par ailleurs, vue la fierté avec laquelle le Marshall avait annoncé son ancienne profession, elle garda sous silence son opinion selon laquelle leurs titres passés n’avaient plus énormément de sens.

- En cela, je n’ai pas l’intention de vous enchaîner à un rôle que vous occupiez quand Benjamin Chambers était encore parmi nous, June marqua une brève pause pour feindre la pudeur, joignant les mains sur son bureau, il m’est plus intéressant de savoir ce que vous voulez – et pouvez – faire pour ce camp plutôt que ce que je devrais vous imposer.

Les bonnes personnes au bon endroit, c’était son fil rouge. Elle déconstruirait autant d’acquis que nécessaire pour que cette ligne de conduite soit respectée et, s’il le fallait, elle transgresserait aussi les principes de hiérarchie hérités du ciment militaire qui avait servi ce colonne vertébrale à Fort Ward pendant les premiers mois.

- Ce n’est pas un piège, assura-t-elle – mais peut-être était-ce un test, je vous écoute.



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MessageSujet: Re: Chess are mysterious as women   Chess are mysterious as women EmptyVen 3 Mai 2019 - 9:50
Cette femme-là avait un certain charme. Pour peu que Denis ait pu un jour ressentir un quelconque sentiment amoureux et malgré l’écart d’âge apparent entre les deux, elle aurait pu lui plaire. Elle lui rappelait un peu Sara, son ex-femme. Le même genre de prestance et d’aura se dégageait d’elle. Si seulement il avait su qu’elles exerçaient le même métier avant tout ce merdier, cela l’aurait fait sourire. Phelps n’était pas très grande certes et elle manquait un peu de « rondeur », ce qui pouvait s’expliquer par le rationnement fréquent des ressources mais elle avait un petit quelque chose, c’était indéniable. Enfin tout cela n’était pas la priorité du Marshall, et cela ne l’avait jamais été de toute façon, son mariage court et raté en était la preuve formelle, les relations conjugales n’étaient pas son fort, comme on dit souvent, il était marié à son boulot … le reste, ce n’était qu’accessoire.

Suivant l’invitation de Phelps, Denis s’asseyait dans un des fauteuils qu’elle lui indiquait.

- Merci.

Il l’écoutait posément déballer son discours en observant avec attention ses manières et ses gestes. Il avait vu juste, elle n’était pas du genre à s’étaler et à rouler des mécaniques, elle était comme lui en un sens, elle choisissait posément ses mots afin de se faire bien comprendre et de ne pas avoir à se répéter, il était finalement possible que les deux puissent trouver un terrain d’entente. Sans la quitter du regard, il entendait de la part de Phelps qu’elle ne voulait pas l’enchainer à un rôle ou encore lui imposer les choses … un léger rictus fila sur les lèvres du Marshall, un du genre qui veut dire « cause toujours … », si les paroles étaient en soient louables, Denis n’était pas stupide au point d’y croire totalement. Phelps donnait presque l’impression qu’elle laissait le champ libre à la volonté de la personne face à elle, ce n’était évidemment qu’une mascarade. De par son poste elle avait certainement déjà une idée précise de ce qu’elle voulait pour chacune des personnes qui croisait sa route. Quel genre de leader n’aurait pas d’opinion ou d’idée précise et laisserait chacun faire comme bon lui semble ?

Prenant une brève respiration afin de marquer un temps d’arrêt avant de donner sa réponse, Denis allait jouer franc jeu avec elle, comme il l’aurait fait avec n’importe quel supérieur, quitte à ce que cela ne lui plaise pas.

- Ce que je veux … Qui se soucie encore de ce que veulent les gens par ces temps-ci ? J’aimerais retrouver mon bureau à Washington ainsi que mon job …. Vous pouvez me le donner ? Non. Alors au lieu de chercher ce que je veux, cherchons ce dont ce camp à besoin plutôt vous ne pensez pas ?

Se levant doucement, Denis se dirigeait vers la fenêtre du bureau, mains croisées dans le dos, pour observer la maigre agitation dehors.

- Les derniers évènements avec le Senateur Chambers ont montré à la population que si le dirigeant ne convenait plus, il était possible de le « remplacer ». –il tournait un instant la tête pour regarder Phelps- - Cela mets votre position en difficulté et en danger. N’importe quel illuminé qui déciderait qu’il ne vous aime pas pourrait se mettre en tête de vous déloger … comme vous avez délogé le Sénateur –reprenant son « inspection » de l’extérieur- - Il est intolérable que cela vous arrive. Je n’ai pas encore une confiance totale en vous suite à votre prise de pouvoir, mais je ne peux accepter une nouvelle insurrection dans le camp, cela aurait des conséquences fatales pour tout le monde ici, et non seulement vous.

Soupirant un instant, le Marshall revint prendre sa place dans le fauteuil tout en portant le regard sur la femme face à lui.

- Ce que je vous propose. Rien de moins que l’Ordre. Il faut asseoir votre position de leadership. Et il n’y a pas plusieurs façons de le faire. Attention je ne vous parle pas d’écraser toute contestation, il est prouvé que ce genre de gouvernance ne mène qu’à sa propre perte, je vous parle simplement d’établir des règles strictes et de la faire respecter. En cela je peux vous aider. C’était mon devoir … avant tout cela.

Le Marshall marquait une pause dans son discours.

- Qu’en pensez-vous Madame Phelps ?
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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Chess are mysterious as women   Chess are mysterious as women EmptyVen 3 Mai 2019 - 12:34
June ne cilla pas face à la répartie franche et directe de son interlocuteur. Mentalement, elle nota la flagrante nostalgie du Marshall, dissimulée ses paroles quasi-ironiques. Non, effectivement, elle n’avait pas le pouvoir de rendre à tout le monde ce qu’ils avaient perdu presque trois ans auparavant, mais ce n’était pas non plus son objectif. Soit, ce n’était de toute façon qu’une manière d’amener ce qu’il pensait, alors l’avocate incita Denis à poursuivre d’un bref hochement de tête.

Il se leva pour aller se poster à la fenêtre, elle s’enfonça dans son dossier comme pour prendre le recul qui lui manquait pour évaluer sa silhouette. Il émanait déjà une personnalité intéressante – utile – avant même qu’il n’ait commencé à dépeindre son opinion. D’emblée, il marquait un point : en cherchant à destituer le sénateur, et en alimentant le fiasco de cette manœuvre, ils avaient envoyé le message que les renversements étaient possibles. Que si suffisamment de gens se réunissaient pour contester, tout devenait tolérable : de l’insubordination au meurtre.

Le mince sourire impassible de la rouquine refit surface lorsque le cinquantenaire déclara qu’il ne saurait tolérer qu’elle subisse le même sort. Admirable dévouement hérité de son ancienne profession, car il ne cachait pas sa défiance légitime. Il n’avait pas tort : bien entendu qu’elle aurait des détracteurs, à commencer par ceux qui estimaient que des femmes n’avaient rien à faire avec de telles responsabilités entre les mains. L’épidémie n’avait pas tué le patriarcat qui les supposait plus faibles, plus fragiles et moins expérimentées.

June n’avait pas bougé, ses yeux perçants suivant les déplacements du Marshall qui revint s’installer face à elle. Derrière son sourire énigmatique, elle taisait le fait qu’elle aimait son discours. Il parlait bien, d’une façon cohérente avec ce qu’il montrait de lui. Difficile de l’imaginer en imposteur mais tout comme il ne lui accordait pas une confiance gratuite, elle ne se livrerait pas en quelques minutes.

- J’aimerais tout d’abord rectifier quelque chose, dit-elle sans répondre directement à la question, je n’ai pas « pris » le pouvoir. J’ai tenté d’ordonner cette crise qui était partie pour être une mutinerie violente et chaotique, tout le contraire de ce qu’aurait apprécié son interlocuteur, je n’ai pas prémédité de me retrouver ici, j’aurais, bien entendu, préféré un dialogue qui aurait généré des conséquences moins critiques.

Peut-être mentait-elle, peut-être pas. Peut-être un peu des deux. Depuis enfant, la rouquine était habitée par un monstre d’ambition qui la tirait vers les sommets. La fin de leur ère avait avorté ses projets ministériels mais sa présence à Fort Ward avait ouvert de nouvelles possibilités. Depuis les premières heures, elle avait observé les agissements du sénateur et de son trio de l’ombre. La carriériste en elle avait sans doute convoité cette place depuis des années, bien que ce ne soit pas avouable.

- J’ai pris la responsabilité de prendre le relais, car je suis persuadée du bien qui peut être fait ici, mais je ne suis pas seule, rappela-t-elle sur le même ton calme et aseptisé, Ela est un atout que beaucoup semblent sous-estimer, elle était aussi sa façade, mais c’était une autre des manigances muettes de l’avocate, ceci étant dit, je pense que votre analyse est loin d’être stupide, c’était même un fil rouge capital, une part de ce qui s’est passé peut être mis sur le compte d’une forme de manque d’encadrement, approuva-t-elle, je pense que ne nous serons solides que si notre colonne vertébrale l’est, et cela passera forcément par une organisation irréprochable, dans sa conception des choses, cela sous-entendait une forme d’hégémonie quasi-monarchique, à quelle genre de règle pensez-vous ? Demanda June ; cette fois, Denis pourrait au moins lire une chose dans son attitude : il l’avait sincèrement captivée.



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MessageSujet: Re: Chess are mysterious as women   Chess are mysterious as women EmptyVen 3 Mai 2019 - 15:35
- Ela … Madame Amrani n’a pas la carrure pour tenir un poste aussi important que ce que l’exige ce camp.

Les mots étaient sortis simplement, comme une évidence pour lui. Le fait que Phelps fasse référence à elle n’était pas anodin mais Denis avait clairement déjà « fiché » Ela dans le camp des personnes qui laissent les émotions dicter leur comportement. Cela était totalement incompatible avec la vision que le Marshall avait des fonctions de « Commander in Chief ».

- Elle a sûrement des qualités, mais se mettre en danger quand l’émotionnel dicte ses actions n’est pas une chose qui vous mène très haut. Ce serait plutôt l’inverse. Cela peut vous conduire sous terre plus vite que vous ne l’attendez.

Les mots du Marshall étaient totalement détachés, froids. Cela leur faisait au moins un point commun à ces deux-là. Ils ne brillaient pas par la chaleur de leur cœur c’était une évidence. Que Phelps est manigancé cette prise de pouvoir ou non, qu’elle n’ait été que la solution logique du dénouement tragique du Sénateur Chambers, au final cela lui importait peu. Il avait beau tenir à l’ordre et aux lois, les changements étaient une chose fréquente dans le monde normal, aussi dans un monde bordélique comme l’actuel, il ne fallait pas s’attendre à ce que cela s’améliore. Ces mots n’avaient été qu’une façon de lui faire comprendre sa désapprobation quant à la façon de faire. Pour le reste, il obéirait et donnerait de sa personne pour que le nouveau Triumvirat dirigeant puisse faire son travail dans le respect des règles établies.

Et justement ces règles, Phelps lui demandaient de les citer, comme s’il avait besoin d’un oral pour que sa crédibilité soit faite. Cette femme n’était pas stupide, elle n’avait pas besoin qu’on lui apprenne la vie et encore moins les règles de bienséance de toute société civilisée, aussi c’était clairement une sorte de mise à l’épreuve. Elle essayait de jauger ses intentions, de voir ce que le Marshall avait en tête précisément. Charge à lui de ne pas la décevoir à ce niveau.

- Les règles … enfin les Lois s’imposent d’elle-même. C’est la société qui les dicte sans même s’en rendre compte. Le monde dans lequel nous vivons est un ôde au Second Amendement de notre chère constitution, mais il n’y a que trop d’armes qui se promènent dans Fort Ward sans réellement que le besoin soit là.

Denis n’avait jamais réellement aimé cette idée que tout citoyen américain puisse prétendre à s’armer pour sa propre défense, cela lui donnait l’impression que son métier était désavoué et qu’on pouvait se passer de lui.

Lentement, choisissant les mots avec soin, il déballait à son interlocutrice sa façon de voir les choses. Armes stockées sous surveillance et contrôles poussés des entrées / sorties de celles-ci. Réduction des déambulations nocturnes dans le camp en dehors des patrouilles nécessaires à leur défense. Maintien de l’ordre dans les rues de Fort Ward avec des patrouilles d’une police à affirmer et à montrer plus franchement. Le Marshall savait que les premiers temps les gens ne verraient que du contrôle poussé, mais c’était un mal nécessaire pour éviter de reproduire les erreurs du passé. Chambers était tombé en partie pour sa mauvaise gestion de la sécurité de la population, il ne fallait pas que Phelps fasse la même erreur.

- Je ne peux pas vous garantir que cela vous fera réélire … –un sourire fila sur ses lèvres- - … mais cela montrera au moins que vous prenez les choses en main.
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