The Walking Dead RPG

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- It's a mad world. -
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Eden P. St John
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MessageSujet: It's a mad world.    It's a mad world.  EmptyMer 3 Avr 2019 - 22:20

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Mad world

Dans la petite maison isolée de tout, on entend les échos timides de voix d’enfants. Il est encore tôt, mais les journées commencent toujours aux aurores pour Eden et cette petite famille. Elle porte dans ses bras son fils qui somnole encore sur son épaule, il tient dans sa petite main quelques mèches de cheveux. Il ne marche pas encore, et ne parle pas non plus. Il gazouille et baragouine, et il sait exprimer son mécontentement. Mais pour l’instant, il n’est que chaleur d’un sommeil qu’il peine à quitter. Dans son bras son fils, et elle tient par la main la petite qui frotte ses yeux, les cheveux ébouriffés. Comme d’habitude, Eden n’a que peu dormi. Mais depuis que Stella, leur chienne est entrée dans leur vie, elle réussit à dormir quelques heures. Elle a équipé la maison de fil de pêche sur lesquels sont attachés toutes les babioles clinquantes et bruyantes allant de la petite cuillères à la boite de conserve, rien n’était laissé au hasard. La routine était rondement menée, d’une main de fer avec un caractère d’acier.

L’hiver est rude encore une fois cette année, depuis cetet apocalypse, les hivers sont les pires tempêtes, les pires neiges, les pires températures. Toujours bien couverts, Eden aura fait le tour du voisinage pour obtenir de quoi isoler et couvrir Poppy et Adriel qui toujours emmitouflés ressemblaient de temps en temps à des petits bonhommes Michelin, surtout quand il s’agissait de sortir prendre un peu l’air. Mais si l’hiver était rude pour tous les survivants et pour ce qui restait de la famille St John, Eden avait passé le printemps comme l’été a préparé son hiver, comme la cigale dans la fourmi. Elle ne se retrouva pas fort dépourvue quand la bise enfin vainquit les douces températures. Non, dans le garde mangé plusieurs conserves dont certaines périmées qu’elle gardait pour elle. Les différents consultations qu’elle… troquait lui permettait d’entretenir la garde mangé. Sans oublier les pièges pour les animaux dans les alentours ainsi que ceux mis à l’eau qui lui permettent de temps en temps de ramener du poisson, mais pendant l’hiver, il ne fallait pas trop attendre du lac. La nourriture pouvait paraître plus que primitive, mais Eden n’avait aucun problème de cette manière à nourrir aussi bien elle que ses enfants et Stella. Et pour ce qui était du partage, il fallait plutôt passer son chemin, Eden n’était pas là pour faire la charité que ce soit de nourriture ou de bonne humeur, tout, tout était pour ses enfants. La mère de famille prépare donc le petit déjeuner de ses enfants, lait en poudre, confiture de mûre, châtaigne, noix, et une mixture de flocons d’avoine qu’elle avait trouvé dans une maison aux alentours. La petite famille s’alimentait en silence, Eden le voulait ainsi et ce qu’Eden voulait, Eden avait.

Ainsi, se préparait-elle a les quitter. Et à chaque fois qu’elle devait claquer la porte derrière elle, elle avait cette boule au ventre, cette immense angoisse, qui ne la quittait pas tout au long des heures où elle devait se séparer des enfants. Mais elle s’était vite rendue compte que c’était mieux ainsi. Stella menait la garde, comme la bonne chienne qu’elle était, et Poppy occupait son frère. Eden était toujours effarée par cette gamine. Certes, elle l’avait élevée pour qu’elle soit ainsi mais elle était haute comme trois pommes, et déjà impressionnait-elle sa mère. Ah bien sur qu’elle n’était pas parfaite, mais, il fallait rendre à César, ce qui appartenait à César, et complimenter Eden sur la manière dont elle avait … élevée sa fille. Elle embrasse les enfants, qu’elle laisse en haut avec l’interdiction formelle de descendre tant qu’elle n’est pas revenue. « Personne en bas. J’ai laissé à manger dans le placard comme d’habitude. Compris ? » Poppy hoche la tête silencieuse. « Si Adriel grelotte vous vous mettez sous les couvertures. Si vous entendez du bruit dans la maison, je veux que vous vous cachiez dans le coffre à jouet, est ce que c’est clair ? Le coffre à jouet. Comme lorsque l’on joue à cache cache ?  Compris ?» Poppy hoche la tête.

En claquant la porte, Eden souffle un grand coup, avant de se mettre en route, la fusil sous l’aisselle et la couteau en main. La capuche de son imperméable visé sur sa tête, elle bravait le froid à la recherche de maison qui aurait pu échappé aux pillages. Sa seule crainte était que l’on trouve son lieu d’habitation. Mais elle devait essayé de ne pas y penser, pendant les quelques heures où elle quittait son foyer. Ainsi, quand elle passait le pas de la porte devenait elle, cette femme aux yeux durs, à l’air fermé sur son visage pourtant si délicat. Il ne lui fallut que quelques minutes de marches pour trouver un infecté errant. Et il ne lui fallu que quelques secondes pour planter la lame dans l’oreille, aucune hésitation, pas même une seconde de dégout. Elle enfile ses gants. La jeune trentenaire s’enduit des entrailles de l’infectés, et ainsi, elle s’enfonce dans la ville sans attirer l’appêtit des infectés, lui apportant ainsi la sécurité relative de rentrer chez elle.

Elle pousse la porte d’une maison. Sur la porte une trace de main, le sang a coagulé depuis le temps. De la végétation a poussé dans les recoins, mousses, et autre spores sont désormais les habitants de la maison, compagnons de désuétude.


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MessageSujet: Re: It's a mad world.    It's a mad world.  EmptyVen 5 Avr 2019 - 13:54

•• Décembre 2018

Saleté de crève. Après avoir craché mes poumons dans ma manche, j’essaye de me lever du lit qui m’a accueilli pour la nuit. Les draps sont encore moites de sueurs, la faute à la fièvre qui me donne des frissons. A peine ai-je quitté les couvertures que le froid me cloue sur place. Il gifle mes joues humides, givre mes vêtements qui me collent à la peau. Mes bras tremblent. Je les referme autour de ma silhouette gracile dans un vain espoir de retenir un peu de chaleur. Pour être honnête : j’ai envie de pleurer. Voilà des mois que je suis toute seule, que je me débrouille comme une grande et putain ce que les conseils des adultes que j’ai fréquenté jusqu’ici m’ont été utiles. Mais là, je ne sais pas quoi faire.

Mon ventre gargouille douloureusement. Je n’ai rien mangé depuis la veille au matin : un petit paquet de M&M’s trouvé dans un fond de placard. Pour l’avaler, il a fallu faire abstraction du goût des cacahuètes qui n’avaient pas vraiment aimé les années d’abandon. Ça en avait gâché la saveur du chocolat mais mon estomac avait été trompé – au moins pour quelques heures. Aller, faut que j’y aille ! Dans les films, on ne voyait jamais les héros manger. Peut-être que si je me persuade d’être un rôle principal dans un long-métrage de science-fiction, je vais oublier que j’ai faim ?

- Sois pas stupide Mina, que je me murmure pour moi-même, un adulte peut tenir entre un et deux mois sans manger. J’suis pas adulte, disons que je peux le supporter dix-sept jours tant que je bois, estimais-je à la louche, c’est largement assez pour me dégoter de quoi daller. Mais pour ça, faut se bouger !

Je mets volontairement de côté le fait qu’il viendrait rapidement un moment où je serai scientifiquement trop faible pour me défendre, forcer des portes et même me déplacer. A quoi bon essayer de m’encourager sinon ?! Nouvelle tentative pour me lever. Je me dresse sur mes jambes, la chambre tourne et me donne la nausée alors je ferme les yeux. Une fois à peu près stabilisée, une toux grasse m’écorche encore les poumons et la sensation désagréable des glaires qui remontent vient se poser sur ma langue. Dégueu.

Le visage crispé par mon crâne pris dans un étau, je rejoins la fenêtre la plus proche, galère pour l’ouvrir et prend l’air froid en pleine face. J’ai vu sur le Seward Park d’ici, encore nappé de brume et brillant de rosée. Le spectacle serait vraiment sympa si je n’étais actuellement en pleine grippe, ou bronchite, ou rhinopharyngite, ou whatever, je suis pas médecin. Je suis malade quoi. Je crache donc dans le jardin – dégueu bis – et referme immédiatement. Je sais, je devrais plutôt laisser ouvert et aérer la pièce. Avant déjà, la floraison des « maladies hivernales » n’était pas due aux températures comme le pensaient généralement les gens, mais au manque de renouvellement de l’air dans les pièces, car on gardait tout fermé pour éviter de ses les peler. Du coup, on vivait, travaillait ou allait en cours dans des incubateurs à microbes. Mais bon… il caille, alors screw it.

Je m’attèle lentement à la préparation de mes affaires. Couteau ? Check. Flingue ? Check. Balles ? Check. Sac ? Check. Gourde-quasi-vide ? Check. En sortant de la chambre, j’ai l’impression d’entendre du bruit au rez-de-chaussée. Merde. Un vorace ? Je croyais pourtant avoir bien repoussé la porte et ces cons ne savent pas utiliser de poignée mais dans le doute… mieux vaut se planquer ! Dans l’entrée, j’avais tendu une ficelle avec des grelots accrochés dessus. Si c'est un cadavre, il se prendra les pieds dedans et fera un boucan d’enfer. Sinon…

Zut. Je suis trahie par une quinte de toux qui me brûle dans toute la poitrine.
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Eden P. St John
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MessageSujet: Re: It's a mad world.    It's a mad world.  EmptyDim 7 Avr 2019 - 22:10
Suivre son instinct et ses intuitions. C’était le meilleur conseil que l’on pouvait donner. Et les conseils, c’était la seule chose gratuite qu’elle offrait avec la plus grande des parcimonie. Il n’était pas un jour, pas une heure, pas une seule seconde où elle ne pensait pas à ces deux petites têtes qui l’attendaient chez eux. Il n’était pas rare de les retrouver endormis avec Stella, surtout pendant l’hiver, la chienne, assez grande pour les entourer et les protéger du froid. Eden s’inquiétait toujours. Mais, il le fallait sortir. Ce n’était même pas quelque chose qu’elle devait débattre avec elle même. Rien ne pouvait être laissé au hasard. Sur cette carte qu’elle gardait toujours précieusement, était donné les rues à éviter, les rues qu’elle avait déjà empruntées pour éviter de ne les emprunter trop souvent, ou trop régulièrement. Combien de fois, aurait-elle voulu quitter cette satanée ville pour s’installer plus loin, dans la campagne, le risque était trop grand, et au moins, elle connaissait ce maudit cercueil qu’était Seattle, un cercueil géant où les morts narguent les vivants.

Eden ne forçait aucune porte. Non. Elle avait été plus ingénieuse que cela, plus patiente. Mais une fois la fameuse clef passe-partout trouvée dans un bureau de poste. Les quêtes et les chasses à la ressource était devenue moins … violente, moins bruyante. Consciencieuse, elle observe dans un premier temps. Le lieu est comme d’habitude désert, et elle ne s’attend jamais à trouver quelqu’un, et ce n’est d’ailleurs que très, très, très rarement son intention. Les liens avec le monde extérieur et ses survivants se résumait au strict nécessaire, ainsi qu’au strict minimum. Il n’y avait rien, aucune relation qui aujourd’hui ne pouvait valoir le risque de la sécurité de ses enfants. Eden avait compris le monde dans lequel elle vivait, chacun pour soi, la loi du Ventre étant la loi qui prévaut dans une fin du monde. Et elle l’avait accepté.

Une toux alors fait écho dans la maison qui semblait bien moins vide qu’il ne semblait. Et dans la seconde qui suivait ce qu’elle venait d’entendre, elle souleva son imperméable sur son épaule, et retira sa capuche, laissant apparaître une chevelure brune, une tresse collée sur son crâne et un visage délicat, mais des traits dur et le regard froid. Elle regarde au sol, apercevant le même stratagème qu’elle utilisait chez elle, elle eut un mince sourire. « Mauvaise toux que tu traînes par les temps qui courent.  » fit elle avec une voix bien distincte sans pour autant l’élever plus que nécessaire. En effet, n’importe quel maladie aujourd’hui pouvait se transformer en sentence. Une grippe ? Fatale. Un rhume ? Qui s’éternise ? Fatal. Elle en avait assez vu au No Man’s Land pour le savoir. Une des raisons pour laquelle elle n’y restait pas plus qu’il ne fallait. La jeune mère était certaine d’une chose, les médecins, aujourd’hui, devait certainement ressembler à une créature mythologique pour certains. Pour autant, Eden acceptait qu’on la regarde comme le dernier des monstres quand elle refusait de soigner quelqu’un pour la beauté du geste. On pouvait bien lui envoyer que … c’était son devoir.  elle n’en avait rien, absolument rien à foutre.

« Tu peux continuer à te cacher, si tu veux. Mais j’ai bien l’intention de faire le tour de cette maison. Que tu le veuilles ou non. » déclara t-elle. son bras dégager, elle pu attraper son fusil de chasse chargé. Et quand, elle a l’intention de quelques choses, il n’est rien qui puisse arrêter ce démon de mère.


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MessageSujet: Re: It's a mad world.    It's a mad world.  EmptyLun 8 Avr 2019 - 18:56
Oups, j’ai été entendu. Une vivante. Au timbre de sa voix, je devine que c’est une femme. Naïvement, je ne peux m’empêcher de me dire que c’est « moins pire » que si ça avait été un homme. Sans doute la faute à mes sales expériences. Toutefois, l’inconnue n’a pas l’air ni de vouloir rigoler, ni de vouloir s’en aller. Ce ne serait pas ma première rencontre avec une personne malintentionnée mais cette fois, je n’ai rien de bien pour me défendre. Mon dernier fumigène m’a permis de distraire une bande de rôdeurs plusieurs semaines auparavant et mes fioles d’acide ont déjà toute servi à rendre aveugle des enfoirés de pickpockets. Bon, réfléchis Mina. Step one : gagner du temps.

- Ouai, euh..., c'est nul, faut vite que je trouve autre chose, ça va aller, mon père va bientôt revenir avec des médicaments.

Je n’aurais de toute façon pas réussir à dissimuler le fait que ma voix enrouée appartient à une adolescente qui a chopé une vilaine crève. Question charisme, je perds directement 20 points, alors autant tenter le bluff du papa, n’est-ce pas ? Je continue de cogiter en reculant, mes yeux grands ouverts se posent partout autour de moi. Si je me planque, je pourrai dire adieu à toutes mes – maigres – possessions qui ne sont pas dans mon sac ; mais si je m’expose, je prends le risque de subir bien pire. La nana est décidée à fouiller, mais je peux peut-être tenter de la décourager ?

- Désolé, on est ici depuis longtemps, vous allez rien trouver d’autres de cool que des affaires qui sont déjà à nous.

Quitte ou double. Soit elle part, soit ça ne la dérange pas de dépouiller une jeune fille malade. Je ne peux m’empêcher de grelotter, un frisson m’ébranle de haut en bas et la fièvre me donne le tournis. Tentant vainement de retenir une autre quinte de toux, je m’appuis contre l’encadrement de la porte de « ma » chambre. Je ne mets pas longtemps à craquer, vomissant presque mes entrailles dans la manche de mon vieux sweat. Putain de merde : si j’étais l’héroïne d’un comics, c’est le moment où le scénariste m’aurait envoyé une femme médecin capable de me guérir avec trois brins d’herbe et un bisou magique.

- Du coup… au revoir ? Que je tente non sans une pointe d’espoir.

Idéalement, j’aimerais qu’elle s’en aille sans me tuer (priorité numéro 1), sans me piller (ça me ferait très plaisir) et sans se rendre compte que le papa dont je parle est une invention (ça peut aider, accessoirement). Dans le doute, mes doigts tremblants se referment sur la crosse du 9 mm coincé dans ma ceinture. Le point positif, c’est que j’avais pu subtiliser des munitions lors de mon bref passage à Sunset Hill. Le point négatif, c’est que je ne suis sans doute pas en état de pouvoir tirer droit si la situation l’exige.
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Eden P. St John
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MessageSujet: Re: It's a mad world.    It's a mad world.  EmptyLun 8 Avr 2019 - 22:52
On pourrait croire qu’en étant mère, la vue d’un enfant, d’un adolescent, d’une adolescente en l’occurence pourrait l’attendrir, faire ressortir cet instinct maternel si fort chez elle. Mais il n’en était rien. Dehors, elle était froide comme la pierre un matin d’hiver. Elle n’avait ni compassion, ni pitié, ni scrupules. Elle n’avait d’yeux que pour les siens, le reste ce n’était rien, le reste ça n’avait pas d’importance. Alors, on pourrait croire qu’elle prendrait sous son aile une enfant abandonné, ou seule, comme elle pourrait souhaiter que l’on s’occupe de ses enfants dans le cas où elle venait à ne pas rentrer chez elle. Mais l’idée même, le concept même de son non-retour lui semblait tellement aberrant qu’elle n’avait aucune intention, aucune imagination concernant le fait de devoir quitter le monde avant Poppy et Adriel. Et elle ne se ferait mère charitable du vilain petit canard. De la compassion ? De la pitié ? En dehors des murs de sa cabine, il n’en était rien, pas la moindre capacité à faire la charité, à être une mère aimante pour tout orphelin qui croisait sa route. Peut être était-ce terrible ? Peut être était-ce normal ? L’étranger, peu importe son âge était un ennemi. Et elle était incapable de voir les choses autrement, surtout pendant l’hiver. La neige ne faisait pas que recouvrir les toits et les trottoirs, elle cachait les vrais intentions, et appelait aux mensonges.

Eden n’était pas patiente quand elle était de sortie. Il faut la comprendre, elle était attendue après tout. Et plus elle passait du temps à discuter, moins elle avait de temps pour faire ce qu’elle avait à faire. Actuellement, si la gamine gagnait du temps, Eden en perdait. Et ce constat était absolument inacceptable pour la jeune mère. « Tu me fais perdre mon temps. Et je n’en ai pas à perdre.  » déclara t-elle, de but en blanc. Et elle n’avait pas de temps à perdre. Trop précieux, et jamais en quantité suffisante. A en croire la voix de la jeune fille, elle était malade depuis un bout de temps, et si le fameux « père » avait une once d’instinct il n’aurait pas laissé son cas empirer à ce point. Ainsi, l’existence du père en question fut très rapidement remise en question. « Comme je viens te le dire, je n’ai pas l’intention de discuter. Et l’intention de fouiller cette maison. Ne crois pas une seconde qu’à cause de ton âge, je vais avoir pitié, ou faire preuve de compassion. Et à en croire par le son de ta voix, tu n’es pas en mesure de faire preuve de beaucoup de résistance. » Les phrases étaient froides, glacées même, les unes après les autres tombaient comme des stalactites se brisant au contact du sol. Elle n’était pas là pour tergiverser. Elle était là pour trouver ce qu’il y avait à trouver. Et ce n’était pas une gamine qui allait lui dire si oui ou non, elle n’allait pas trouver son bonheur. Eden se ferait juge de cela.

Eden se disait d’ailleurs que le fait que certaines affaires leur appartiennent ne penchait pas réellement dans la balance. Si les survivants se posaient ce genre de question s morales alors Eden n’était pas certaine qu’il y aurait autant de survivants dans les parages de Seattle. Elle avait l’avantage d’une mémoire photographique, oublier quelqu’un n’était donc pas sans ses habitudes, et ses intuitions l’avaient pour l’instant menée loin dans l’Art de la survie et la médecine, un bonus dans l’ombre d’un doute..  « Toux grasse ? Peut être un peu fièvre ? Et à en croire la voix enrouée, je dirais que la nuit a été longue. Tu penses être capable de quoi exactement ? »


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MessageSujet: Re: It's a mad world.    It's a mad world.  EmptyMar 9 Avr 2019 - 12:00
Plan A : échec critique. L’intruse n’a pas l’air de vouloir abandonner et pire : elle semble prête à me passer dessus si ça lui permet d’obtenir quelques babioles intéressantes de plus. Je regarde fiévreusement autour de moi, des fois que la chambre d’enfant dans laquelle je me trouve me donne quelques idées lumineuses. Il n’y a rien de bien : le siège roulant devant le bureau ne m’aidera pas à bloquer facilement la porte comme ils le font dans les films, aucun des placards n’offre une cachette idéale et de grands tiroirs empêchent de se planquer sous le lit.

J’observe alors mes vêtements dans un coin, pour la plupart tachés de boue, de sang de putrides et d’autres crasses quasi-indélébiles. Un coup de sang et je pourrai tenter de tout fourrer dans mon sac et sortir par la fenêtre. Je suis au premier étage, je ne me tuerai pas. J’hésite, envisage d’aller ouvrir la fenêtre, me ravise. Si je me ne serait-ce que tords la cheville, je suis aussi bien condamnée à mort. Nouveau frisson. Il faut que je continue à gagner du temps…

- Je me laisserais pas faire, promis-je de ma voix abîmée, et mon père va vraiment pas tarder.

Je pourrai fermer la porte. Simplement attendre, flingue dressé, puis tirer dès que l’inconnue l’ouvre. Efficace, taux élevé de réussite. J’y vois malheureusement deux inconvénients : le premier, ce serait que les détonations pourraient attirer des voraces dans le voisinage et je n’ai pas besoin de ça. Le second, c’est tout simplement que je n’ai pas envie de la tuer. Jusqu’à maintenant, je n’ai eu qu’à abattre qu’une seule personne, par pure et instinctive légitime défense. J’aimerais que ça reste comme ça.

- De quoi vous avez besoin ? Mine de rien, l’entendre me permet d’évaluer où elle se trouve, je… je sais fabriquer des trucs. Par exemple, je me suis fait des piles pour…

Heureusement qu’une quinte de toux me coupe la parole, parce que j’allais dire « pour faire fonctionner ma Game Boy ». Console qui ne fonctionne d’ailleurs plus du tout d'ailleurs, il faut dire qu’elle a pris pas mal de coups ces derniers mois. Les aléas d’une survie passée à courir, ramper, grimper et crapahuter. Je n’ai d’autre choix que de sortir de ma poche une épaisse quantité de mouchoirs papier toilette bien froissé pour me moucher un peu plus bruyamment que prévu.

- Bref, j’peux être utile. Si vous échange un truc, vous me laissez tranquille ?

Oups. J’aurais peut-être dû dire « nous laisser tranquille »… fichu fièvre qui m’empêche de penser correctement !

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Eden P. St John
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MessageSujet: Re: It's a mad world.    It's a mad world.  EmptyDim 14 Avr 2019 - 22:35
Quel genre de monstre agresse un enfant ? Quel genre de mère n’a pas de compassion pour l’enfant d’un autre ? Eden n’avait pas la réponse à ces questions. Elle avait simplement décidé qu’elle avait donné toute la place dans son coeur et dans son esprit à ses deux enfants, et qu’elle préférerait que ceux des autres ne tombent pas sur son chemin, tant elle serait incapable de leur faire une place même temporaire sans que cela ne servent à la survie de sa petite famille. Cruel ? Peut être. Avant cette fin du monde, s’eut été une autre histoire, un autre conte. Même si dans celui ci, elle n’était pas l’ogre. Elle souhaiterait pouvoir faire preuve de compassion. Mais dans ce monde, dans ce monde nouveau et déjà si vieux, où les jours sont des années, et les secondes des heures, rien ne pouvait la faire fléchir pour les yeux doux d’une adolescente perdue, ou en l’occurence malade. Les températures étaient glaciales. Elle prit une longue respiration. De celle qui laisse un écho blanc dans l’air. Depuis qu’elle était revenue à Seattle, elle ne se souvenait pas que l’hiver était aussi rude. Elle ne pouvait pas rester longtemps. Adriel n’a que 9 mois, et la patience d’un bambin de cet âge, c’est à dire extrêmement limitée. La seule chose qu’elle avait en tête désormais, c’était d’avoir son fils, et sa fille dans ses bras.

Elle endure Eden quand elle est dehors, peu importe la saison, peu importe le temps. Une mère endure, supporte et parfois est récompensées par les rires et les sourires de ses enfants. Mais elle se demandait souvent combien de mère, combien de parents erraient sans les leurs. Les ayant perdu par la main injuste et capricieuse d’une pandémie sortie de nulle part qui avait tout annihilé sur son passage sans discrimination aucune d’âge. Combien errait la souffrance dans le coeur. Eden ne se sentait pas capable d’imaginer sa vie sans eux.

La gamine disait savoir faire des choses. « Être utile », la jeune femme trouvait la tournure de phrase..  étrange. La gamine survivait seule. Cette simple phrase lui semblait évidente.  Résultat d’au moins quelques mois à devoir négocier sa propre survie. Et ce dont Eden était sur, c’était que les pires en enflures partaient toujours en dernier, et que son père à défaut d’un autre parent, était parti depuis longtemps, et pas simplement cherché des médicament. Dans les parages ? Cela risquait d’être une chose difficile. Mais qui sait peut être qu’un armoire de salle de bain oubliée pouvait caché autre chose que de la vicodine et du xanax. Deux types de pilules qu’Eden trouvait dans une grande majorité des salle de bains des maisons abandonnés. Et certains serait étonné du nombre de type prêt à échanger de la nourriture pour un cachet de Xanax. Les paradis artificiels valaient peut être mieux que cet enfer sur terre. « Faisons un deal. » commença t-elle. « Je suis médecin. Une consultation contre quelque chose, de mon choix, qui me serait utile. » C’était à prendre ou à laisser. Eden regarde à l’extérieur. Le quartier était calme, pour l’instant, elle ne quitterait pas son camouflage pour autant, les morts annonçaient leur arrivée de leur râle, attirés par la moindre promesse d’un repas qui leur remplirait l’estomac jusqu’à l’explosion. Elle ne pourrait jamais retiré cette image de sa tête, jamais. « À prendre ou à laisser ma grande. »


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MessageSujet: Re: It's a mad world.    It's a mad world.  Empty
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