The Walking Dead RPG

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- Without God, there'is no structures, no order -
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William Paterson
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MessageSujet: Without God, there'is no structures, no order   Without God, there'is no structures, no order EmptyMer 3 Avr 2019 - 16:35

William s’était levé tôt aujourd’hui. Il avait fait la cuisine avec ce qu’il restait dans les placards, histoire de profiter d’un repas avec Junior, qui s’était levé bien après lui.

Il était allé faire un tour du pâté de maison en courant, histoire de garder sa forme physique. Un pasteur ne s’engraisse pas. Du moins pas lui. Une douche, un repas. La vie ici n’était vraiment pas mal, aux heures permises.
La nourriture permettait aux deux habitants de cette maison de manger à leur faim, chose presque impossible à l’extérieur.

Il en venait même à largement se rapprocher de Junior. Il y avait eu une amélioration notable, et William en était très fier.

- T’as quelque chose de prévu cet aprèm toi ?

- Ouais, on va chez Madisson avec les autres. Je sais pas ce qu’on va faire encore.

- Madisson hein ?

Il lui glissa un regard en coin, pleins de suggestions. Il ne le poussait pas, mais il avait envie de savoir si son fils trouvait plus qu’un ou une amie ici.

- Papa !

Junior avait l’air excédé par son père, levant les yeux au ciel. Il ne voulait visiblement pas spécialement en parler. William devait passer pour le vieux paternel lourdingue qu’on voit dans chaque film. Mais après tout, ça ne mangeait pas de pain.

- Bah quoi ? Je suis ton père, j’ai envie de savoir ! Et j’ai surtout le droit de te poser la question !
C’est pas une honte hein ! C’est même normal. Je te laisse gérer, si tu veux pas m’en parler. C’est ton affaire mon coco.


- Oui bah t’es chiant ! Je te pose pas de question sur ceux qui viennent te parler en confession moi.

- Ça n’a rien à voir ! D’ailleurs ça commence à me souler leurs histoires de merde. Qu’est ce que ça devait être chiant comme boulot pasteur n’empêche. Écouter des histoires de pacotilles à longueur de temps, juste pour dire que Dieu les pardonne. Après tout pourquoi pas. Mais bon… J’ai signé pour ça maintenant, mais je m’attendais pas à ça.

- Ah bah t’avais qu’à pas lui voler le costume. C’est un peu de ta faute.

- J’ai pas dit le contraire. Mais…

Ils furent interrompus par des coups frappés à la porte. Le sang de William se glaça. Si on entendait leur conversation derrière la porte, il aurait du mal à se défendre. Il alla ouvrir, un peu nerveux. Mais il ne fallait pas le laisser paraître. Un pasteur nerveux, c’était louche.
Il ouvrit la porte, et tomba nez-à-nez avec June, la grande chef du camp. Elle le fixait de ses grands yeux verts.

- Oh bonjour June. Que me vaut le plaisir de votre visite ? Entrez je vous en prie.


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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Without God, there'is no structures, no order   Without God, there'is no structures, no order EmptyJeu 4 Avr 2019 - 10:33
Que les choses se dénouent et avancent ne l’empêchait pas de toujours chercher à raffermir son emprise sur le camp. C’était ainsi. Voilà désormais plus d’un an qu’elle avait récupéré la place de feu Benjamin Chambers et si elle avait accompli bien plus que lui, elle avait confiance que la menace de l’insurrection n’était jamais bien loin. Valentine avait quelque part essayé de la mettre en garde et le fait était que les survivants n’avaient pas la culture monarchique des européens. Les américains avaient la fibre des libertés individuels, de l’épanouissement, de la réussite et de la fierté. Si June voulait maintenir son monde sous contrôle, elle devrait user de stratagèmes détournés. Discutables. Vicieux.

C’était ce qui la menait ce jour en direction de la maison qu’occupait le pasteur Paterson. Elle n’était pas croyante et n’avait donc jamais cherché à le consulter ou à visiter son église. Toutefois, force était de constater que les gens, même – ou surtout – par des temps aussi désespérés, se tournaient toujours autant vers la religion. Au lieu de parjurer un Dieu qui les aurait laissé vivre toutes ces horreurs, ils le remerciaient de leur accorder ces ersatz d’existence. La rouquine n’était pas là pour juger de la pertinence biaisée de cette foi, ni même d’en débattre avec le pasteur, mais plutôt pour tirer profit de son influence.

Le printemps était revenu mais les températures restaient fraîches. Sous son long manteau de toile cintré à la taille, l’avocate portait un pull en mohair d’un vert qui rappelait l’émeraude de ses yeux perçants. Ses cheveux étaient soigneusement coiffés d’une tresse qui auréolait son tour de tête, pas une mèche n’échappait au jeu des épingles discrètement glissés dans sa crinière de feu.

Les épaisses semelles de ses bottines foulaient à peine le perron de William lorsque des éclats de voix retinrent la main qui était sur le point de frapper à la porte. Elle fronça brièvement les sourcils mais ne mit que quelques secondes à comprendre de quoi il en retournait. Tiens donc. Voilà qui était très intéressant et le fils du pasteur – si tant est qu’il était réellement son fils – rendit la situation très très clair. June n’avait plus besoin d’écouter aux portes, elle décida de signaler sa présence.

- Bonjour William, salua-t-elle sobrement quand il l’eut accueillit.

Elle le suivit à l’intérieur, devinant l’odeur d’un repas qui s’estompait dans l’atmosphère matinale. Ils étaient à table, visiblement. Elle adressa un bref signe de tête en direction du jeune homme, ses traits toujours impassibles et impénétrables.

- Excusez-moi de vous déranger pendant que vous mangez, dit-elle sur un ton trahissant le fait qu’elle n’en était pas affectée le moins du monde, je venais faire appel à vos services, informa la quarantenaire en reportant son attention sur le maître de maison, auriez-vous quelques minutes à m’accorder ? Question ostensiblement rhétorique, elle n’était pas venue et entrée pour se faire rembarrer aussitôt, comment vous sentez-vous ? Je peux concevoir que votre rôle ne soit pas… évident, surtout maintenant.

June avait choisi de faire mine de n’avoir rien entendu, histoire de lui laisser une chance de passer aux aveux de sa propre initiative. Ça ne changerait rien à la finalité au final, seulement à la manière dont elle lui présenterait qu’il n’avait pas vraiment le choix.



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MessageSujet: Re: Without God, there'is no structures, no order   Without God, there'is no structures, no order EmptyJeu 4 Avr 2019 - 15:24

La rousse entra dans la maison, conservant sont air supérieur. Pour qu’elle se déplace comme ça chez lui, elle devait vouloir lui dire quelque chose de très important, et non pas prendre de ses nouvelles.
William n’appréciait pas spécialement cette femme, qui semblait bien décidée à écraser toute sorte d’opposition à son règne. Même si sa réflexion se tenait probablement, l’humain est bien mieux enfermé que livré à lui même, William n’était pas spécialement d’accord.
Et ce n’était pas en jouant le prêtre qu’il la mettrait dans sa poche, c’était certain.
Il la laissa s’asseoir

- Je peux vous servir quelque chose ? Café, thé, eau ?

Il n’avait aucune envie de faire des courbettes, mais le devoir de postiche passait aussi par là. Même s’il avait de plus en plus de doutes sur elle.
Et elle semblait vouloir doucement lui faire comprendre quelque chose. Si elle avait entendu leur conversation, il allait devoir être prudent. Il doutait qu’elle tourne sa question de cette manière, sans rien avoir entendu. Il aimait jouer fin, mais cela allait très certainement être dangereux.

- Bien, nous allons très bien, vivre ici change vraiment la vie. Nous sommes très reconnaissant de nous avoir accepté ici.
Certes, mon rôle n’est pas simple. Mais je fais au mieux. Finalement, quand personne n’a de psychologue à qui parler en secret, croyant ou non, on se tourne souvent vers la religion, et le secret des confessions. Les prières aident à rester positif, malgré les catastrophes que nous vivons.


Il n’était pas peu fier de sa réponse. On pouvait y comprendre un peu tout, mais il ne l’aiguillait pas sur la voie religieuse, comme il faisait souvent, pour utiliser l’argument fatal: Dieu.
Ici, ça ne fonctionnerait pas. Pas avec elle.

- Mais je suppose que vous n’êtes pas venue pour parler boutique. Vous vouliez faire appel à moi ? Dans quelle mesure puis-je être utile ?

Il fixait les yeux froids de son interlocutrice. Il n’y avait pas une once d’hésitation dans son regard. Elle avait dû prendre l’habitude de diriger des groupes. Et prête à tout. Ce n’était pas étonnant qu’elle ait été avocate. Elle devait avoir le sang froid nécessaire. Bien plus que nécessaire d’ailleurs.
S’il n’avait pas eut cette discussion avec Junior, il aurait été bien plus à l’aise de mentir. Mais il ne connaissait pas son adversaire, et c’était déjà sa première faiblesse.


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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Without God, there'is no structures, no order   Without God, there'is no structures, no order EmptyVen 5 Avr 2019 - 19:48
- Café, merci, avait-elle répondu.

June s’était assise, son manteau plié sur le dossier de sa chaise. Jambes croisées, les mains jointes sur ses cuisses, elle fixait le – faux – pasteur qui lui déballait son numéro de mondanité. Il était doué pour un imposteur, elle devait le reconnaître. L’esquisse d’un sourire de surface avait affleuré à ses lèvres à la fin de sa tirade, avant qu’il n’enchaine vers le vif du sujet. Effectivement, elle n’était pas venue pour parler des petites cachotteries qui lui faisaient les survivants dans l’intimité d’un confessionnal. Enfin… en fait, si, justement.

- Je suis ici parce que les gens vous font confiance et je pense que c’est une bonne chose, commença-t-elle mystérieusement, vous l’avez dit, beaucoup se confient, croyants ou non.

Et la rouquine savait le genre d’aveux qu’on pouvait faire quand on se croyait en totale zone de confort. Elle était avocate autrefois, elle avait eu son lot de discussions jalonnées de secrets plus ou moins pertinentes, plus ou moins utiles et plus ou moins personnelles. On oubliait qu’une personne dotée d’intelligence se tenait en face de nous dans ces moments-là, on ne voyait que la fonction. Médecin, avocat, prêtre, etc…

- Ils ne se tournent pas vers moi quand ils ont besoin de parler à cœur ouvert, poursuivit-elle sur un ton parfaitement neutre, mon rôle est pourtant de faire en sorte que chacun, dans cette communauté, puisse s’épanouir et apprécier cette vie qui continue.

Elle ne mentait même pas, bien que ce soit une façon enjolivée d’interpréter sa position. June entendait bien qu’à travers sa quête d’une prospérité généralisée de Fort Ward, elle projetait aussi un accomplissement individuel. Il suffisait juste de suivre ses règles. Elle voyait bien au-delà que la plupart de ceux qui s’arrêtait de regarder après le bout de leur nez. Bien dommage pour eux.

- Je pensais donc vous demander de… m’alerter, si jamais vous entendez un jour quelque chose qui pourrait m’intéresser, proposa-t-elle non sans un sourire artificiel, si quelqu’un projette d’enfreindre les règles ou de mener une action qui pourrait menacer notre équilibre…, la quarantenaire ne lui ferait pas une liste, il était très certainement assez intelligent pour comprendre l’idée, vous continuerez d’exceller dans votre rôle et m’aiderez à parfaire le mien.

Dernier argument pour qu’il ait une chance d’accepter à l’amiable. Persuader avant d’avoir à convaincre, c’était un principe qu’elle aimait observer. Les gens étaient plus efficaces dans le premier cas que dans le second.


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MessageSujet: Re: Without God, there'is no structures, no order   Without God, there'is no structures, no order EmptyMar 9 Avr 2019 - 13:23

William se dirigea vers la cuisine, pour mettre de l’eau à bouillir, versant du café en poudre dans deux tasses. Il écoutait toujours intrigué la raison que lui valait la visite de la chef suprême.

Elle était directe, c’est le moins qu’on puisse dire. Dès ses premières phrases, il savait ce qu’elle allait lui demander. Il comptait également là dessus pour s’assurer une sécurité face aux autres. Si la majorité de ceux qui allaient le voir le défendaient en cas de coup durs, il serait presque intouchable.
Elle lui livra un petit discours de la mère poule déçue de voir ses enfants s’en aller vers d’autres. Enfin elle ne le formulait pas comme ça, mais c’était l’idée. Elle semblait vouloir profiter de la place spéciale qu’occupait William pour garder le contrôle sur le troupeau. Après tout, lorsque le loup commande, il ne souhaite que la survie de son propre garde manger.

Elle maniait les mots avec douceur et parcimonie. Mais William aimait aussi beaucoup ce jeu. Et il était devenu très doué là dedans.
Il attendait sa déclaration ouverte, de ce qu’elle lui demanderait de faire.
Il lui tourna un instant le dos, versa l’eau bouillante dans les tasses, et l’apporta à table. Il s’assit face à elle, appuyé sur son dossier, jambes croisées à son tour, pied sur son genou.

Il l’écoutait sans parler, le temps qu’elle finisse son monologue. Elle était très douée. Finir par brosser dans le sens du poil son interlocuteur fait oublier les monstruosités qu’on avait dit juste avant. Faire croire que de petits compromis rendraient service au bien commun.
Mais il n’avait aucun intérêt à la suivre. Pour le moment.
Il pouvait partir du principe qu’elle savait qu’il n’était pas prêtre. Elle n’aurait pas parlé d’un tel projet à un véritable homme d’église. Du moins il l’espérait.

- Hé bien. Me faire bafouer comme ça le secret de l’église, c’est briser le secret professionnel. C’est gros. Mais ce qui est encore plus gros, c’est que vous vous déplaciez jusqu’à moi pour me demander cela. Vous devez être terrorisée à l’idée de perdre la main sur vos « sujets », au profit d’un autre, en qui ils ont confiance. Et c’est que la situation est urgente.
Et bien, ma chère, jouons fanc jeu. Que gagne-je à vous aider ? À trahir ceux que j’écoute pour les soulager ?


Ils jouaient sur le non-dit perpétuel de son mensonge persistant. Mais aucun des deux n’oserait soit accuser, soit se dévoiler. Il avait l’avantage. Elle devait avoir peur du peuple, que William pouvait diriger à son gré, avec ses messes, ses écoutes interminables, et son statut.


Si elle pensait avoir l’avantage en l’ayant débusqué, elle se trompait.


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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Without God, there'is no structures, no order   Without God, there'is no structures, no order EmptyMer 10 Avr 2019 - 1:05
Le visage opalin de June ne se défit pas. Bien au contraire : la fine esquisse d’un sourire de surface fit tressaillir ses lèvres pâles. Était-il audacieux ou ignorant ? Peut-être un peu des deux. Ce serait le cocktail idéal pour ne pas réaliser à quel point il était absurde de supposer qu’elle soit « terrifiée » et comme il était mal avisé d’essayer de la faire chanter. Portant mécaniquement la tasse de café mais sans pour l’instant en boire une goutte, l’avocate lui répondit de son calme habituel.

- Je suis bien loin d’avoir peur de quoique ce soit ici et encore moins que votre influence n'outrepasse la mienne, elle était simplement prévoyante : prévoir qu’un verrou ne puisse sauter avant même qu’il n’ait commencé à grincer, vous leur apportez un peu de réconfort, vous soulagez leur… conscience, elle avait marqué une brève pause avant ce dernier terme, comme s’il s’agissait d’un gros mot, mais je m’assure que leurs estomacs soient remplis. Et ça a toujours été la clef pour diriger une communauté.

Quelle qu’elle soit, quelle que soit sa taille. L’instinct premier de l’Homme était de se nourrir. Un souverain qui nourrissait son peuple à sa faim était un souverain aimé – ou au moins respecté. June n’avait même pas besoin de prendre les paris sur qui, d’eux deux, était indispensable. Puisqu’il avait envie de la jouer frontalement, elle allait devoir se hisser à son niveau. Dire qu’elle était enfin débarrassée des problèmes latents que représentaient Jenna, voilà qu’un autre tentait de la contester en tête à tête.

- En m’aidant, vous gagneriez à pouvoir conserver le statut conféré par votre… petite pièce de théâtre, dit-elle alors froidement en effaçant jusqu’à l’ombre d’un sourire, je sais que vous n’êtes pas ce que vous affirmez être, William, et je n’aurais qu’à prendre ce talkie, elle décrocha l’engin de sa ceinture pour placer son pouce au-dessus du bouton qui actionnait la communication, pour qu’on vienne vous mettre en cellule – pour commencer.

Il se partagerait la cabane avec Roza, ce serait on ne peut plus intéressant. Certes, elle pourrait se montrer compréhensive. Valentine, Evelyn, toutes les deux l’avaient appelée à être plus « empathique » et moins « souveraine ». Sauf que son hôte l’avait ouvertement défiée et fermer les yeux sur sa tentative, ou faire marche arrière, ce serait se défiler. Et puis, une fois son mensonge exposé, il tomberait en disgrâce pour beaucoup de ses « fidèles » : comment faire confiance à quelqu’un qui leur avait menti tout ce temps ?

- Mais je préférerais qu’on puisse en discuter raisonnablement, plutôt qu’à entrer dans un rapport de force qui n’a pas lieu d’être, termina-t-elle en plongeant enfin ses lèvres dans le café.


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MessageSujet: Re: Without God, there'is no structures, no order   Without God, there'is no structures, no order EmptyJeu 11 Avr 2019 - 16:45

La chef assise en face de lui était loin d’avoir tort. Elle avait clairement le dessus sur cette conversation, mais il ne fallait rien laisser paraître. Elle remplissait certes les estomacs, mais il doutait que certains soient assez intelligents pour se rendre compte de ça, avant qu’il ne soit trop tard.

Le petit jeu entre eux deux ne dura pas bien longtemps. Elle s’était sentie attaquée, et avait sorti toutes les griffes dehors, pour riposter. Elle savait que William n’était pas un pasteur. Mais finalement, était-ce important ? Elle souriait comme si elle pensait lui révéler le secret le plus chèrement gardé de son existence.
Certes, il ne serait pas en position confortable si elle devait le révéler au reste de la communauté. Surtout si elle l’enfermait dans une cellule, sans qu’il ait de droit de réponse.

Elle le menaçait du coin de l’oeil, doigt prêt à appeler la garde royale. Ce qui serait très fâcheux. Elle semblait largement plus ouverte à la discussion. Bien qu’elle ne l’admettrais jamais, elle avait besoin de William. Même si elle l’accusait d’être un faux, une partie des croyants de groupe ne seraient pas convaincus. Et la méfiance ne ferait qu’augmenter. Elle n’avait aucun intérêt à le coffrer. Le tuer et le jeter dehors serait la solution la plus efficace. Il n’avait pas l’avantage en influence politique, mais certainement en combat rapproché.
Mais ils n’en viendraient pas aux mains. Ils étaient civilisés après tout.

- Une conscience libre est le chemin de la paix. L’estomac n’est qu’un moyen, primordial certes, de rester en vie. Mais mieux vaut-il un psychopathe affamé mais inoffensif, ou un psychopathe mort ?
Vous avez réponse libre là-dessus.
Et vous êtes très intelligente bravo, je n’ai en effet absolument rien d’un pasteur, ne serait-ce mon oreille baladeuse dans la communauté.
Et lorsque les rois et reines brillent, une oreille attentive est demandée.


Il marqua une légère pause, pour réfléchir un peu à ses mots. Il jouait consciemment l’accord volontaire, tout en gardant une touche de piquant.

- Je n’ai absolument rien contre vos manigances, cela m’est totalement égal. Mais je ne veux pas être classé dans la même catégorie que vos autres « sujets », si je ne m’abuse. Je veux faire partie intégrante de votre organe décisionnaire. Et si vous n’en avez pas, je veux que vous me consultiez.
La religion a toujours été de pairs avec les dirigeants. Je ne vous apprends rien, si vous étiez avocate. Et vous recevrez un appui sans faille de ma part.
Deal ?


William se pencha vers elle, main droite tendue vers l’avant, un sourire en coin.


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