The Walking Dead RPG

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- The first days... -
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Donovan C. Floyd
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MessageSujet: Re: The first days...   The first days... - Page 4 EmptyMer 24 Avr 2019 - 21:08
« Faut s’méfier des petits modèles, ça renferme souvent beaucoup de colère et de hargne … » Il en savait quelque chose le tatoué, toutes les nanas qu’il s’était tapé et qui étaient de petits modèles avaient de gros caractères. Evy était peut-être l’exception, et encore que, le passé avait montré qu’elle avait pas besoin de gueuler pour le coller en position latérale de sécurité dans un coin de ce monde littéralement pourri. Alors ouais, il flippait sa maman de côtoyer belle-maman, parce que c’était un peu la sainte parole pour sa blonde et qu’elle pourrait lui ouvrir les yeux sur le mauvais petit ami qu’il était.

Oubliant un instant ses craintes contre ses lèvres, Donovan esquissa un sourire. C’était elle qui décidait ouais, jusqu’à ce qu’elle décide plus, jusqu’à ce que son éducation, l’acquis, reprenne le dessus sur l’inné qui la poussait vers lui. « Quoi ?! Tu veux dire que tu serais une ancienne escort-girl ? » se moqua-t-il avant de sourire. Il comprenait bien où Collins voulait en venir, si elle avait suivi les conseils de mommy dearest, elle aurait enterré son mec chiant comme la mort quelques mois en arrière. « J’espère … » Qu’elle finirait par comprendre, et surtout il espérait être à la hauteur, c’était un putain de challenge. Quoique l’idée lui effleura l’esprit l’espace d’un instant que ça aurait été pire si le paternel avait été là aussi, paix à son âme.

Tu crois qu’elle en penserait quoi mommy-dearest que tu sois là en train de jouer avec sa fille derrière d’anciennes machines à sous ? L’art de pourrir le groove de n’importe qui, putain. Merde. Son regard gris glissa dans la direction de la table où les autres discutaient, il les voyait à peine, et sans doute que les autres les voyaient pas, simplement des ombres mouvantes entre deux ou trois bandits manchots immobiles. « Depuis quand j’suis fair-play ma belle ? » souffla-t-il à son oreille dans un oreille. « Ouais, j’ai confiance en toi … mais j’doute jamais de la capacité des gens à foutre le bordel … » Oh que ça puisse être lui le problème était une très nette probabilité mais là dans l’immédiat, c’était l’iceberg assis à la table qui lui foutait les jetons. Ses doigts tatoués glissèrent sur sa peau une dernière fois, ses lèvres vinrent lui voler un dernier baiser. « J’vais essayer de pas trop psychoter, t’en fais pas … profite de l’avoir retrouvée. » Donovan esquissa un sourire avant de prendre sa main pour revenir vers les autres. Ils avaient pas mal à évoquer, quelques détails techniques pour s’assurer qu’ils pourraient les rejoindre.

Quelques heures passèrent, les équipes du groupe de Fort Ward se relayant pour monter la garde à l’extérieur et surveiller ce nouveau groupe. La nuit était tombée, un petit réchaud avait été allumé pour que tous puissent prendre un repas dans le calme. Son assiette vidée, Donovan récupéra une clope dans son paquet pour la caler entre ses lèvres et l’allumer, soufflant la fumée devant lui avant de poser son regard sur sa belle-mère. Putain ça le perturbait, vraiment. Récupérant la cigarette entre ses doigts, le militaire se leva, déposant un baiser sur le haut du crâne de Collins. « J’vais aller m’poser, j’prends le dernier quart donc j’dois me lever tôt. » Dans son sourire, elle pourrait autant lire qu’elle pouvait rester ici, profiter de ses retrouvailles avec sa mère que le rejoindre pour l’aider à se détendre. Ouais ou à te tendre hein plutôt. Amusé de sa propre connerie, le tatoué s’éloigna. « Si y’a l’moindre souci, vous criez. Dwayne évite de faire des conneries. »

Dans l’espace aménagé pour pioncer, le tatoué s’allongea sur le matelas trop fin recouvert d’un sac de couchage, une jambe repliée, son regard rivé sur le plafond. C’était d’un ridicule, il avait jamais compris la passion des natifs-américains pour les casinos … Sans doute le seul moyen pour eux de récupérer une partie du pognon que les colons leur avaient taxé, allez savoir. En tout cas ce plafond décoré comme celui d’un tipi était moche à en pâlir, et pourtant c’était pas un roi de la décoration. Un nuage de nicotine lui brouilla la vue quelques instants. Ca changeait quoi qu’elle soit là Madame Collins finalement … Evy l’aimait, comme il était, il l’aimait, comme elle était, et ils étaient heureux ensemble. Tout irait bien.


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MessageSujet: Re: The first days...   The first days... - Page 4 EmptyMer 24 Avr 2019 - 22:18
The first days...


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Depuis quand était-il fair-play ? En réalité il ne l'avait jamais été à ce niveau, et de ce proverbe - incompréhensible autrefois pour son joli petit crâne naïf – l'homme propose la femme dispose, Donovan était semblait-il coutumier et fervent adepte. Tu lui donne jamais tort en même temps, t'as jamais rien refusé, pas même quand... Holalalalala, stop ! Ça allait trop loin dans le creux de son crâne, ou dans le salon cosy où elle imaginait parfaitement la rombière se payer sa tête. Elle n'avait pas besoin de dessin pour savoir ce dont elle était capable, même incapable, de faire avec lui. Il suffisait qu'il la regarde, qu'il sourit et mademoiselle Collins fondait comme un cornet de glace resté trop longtemps au soleil. C'est ça, pour un coureur de jupon et à la « sainte parole », tout ce qu'il dit n'est qu'évangile, pas vrai ? A l'abri de son regard la jeune femme roula des yeux avant de les fermer à cet ultime baiser. Rapide, trop bref mais lui prouvant que oui, il l'aimait et que peu importait les jugements de la femme lui ayant donné la vie, rien n'y changerait. Il n'avait donc pas à psychoter. Sa main glissa contre sa joue, lissant la commissure de ses lèvres du bout du pouce. Néanmoins oui si Dieu, ou quiconque avait de pouvoir quelque part, pouvait faire en sorte que les choses se passent bien avec sa mère, que cette dernière puisse au moins voir de ce qu'elle même voyait derrière l'écran qu'était ses prunelles grises, alors il n'aurait pas à se faire un sang d'encre quant à ce qu'il inspirait à quelqu'un qui, malgré son lien étroit avec sa petite amie, n'avait plus d'emprise sur elle. Parce que c'est lui qui l'a. Sans doute oui, c'était même certain, elle n'avait qu'à juger l'état de son corps, remarquer les frissons qui grainaient sa peau à peine sa main glissait dans la sienne, à peine sa voix s'infiltrait suavement dans son oreille, ou encore écouter les battements furieux de son cœur quand il se scellait à elle. La tête pleine de pensées n'ayant rien de chaste, Evelyn lui emboîta le pas jusqu'à la table de jeu. Ils étaient partis pour quelques moments de silence, de jugements silencieux, néanmoins pour ça, Olivia avait au moins la décence de ne rien dire face à lui.

Si les autres membres de ce groupe parlèrent volontiers, s'informant même sur les coutumes et habitudes de Fort Ward, Evy promena son regard sur les deux Êtres les plus chers à son cœur, ici bas, qui se toisaient sans mot dire. Le repas lui sembla long, néanmoins ponctué par les quelques plaisanteries de Dwayne et autres anecdotes des étrangers qui évoquaient leur périple jusqu'à débarquer sur les côtes de Brainridge. Ça n'avait pas dû être simple, même plutôt difficile et ce ne fut que lorsqu'elle le sentit planter un baiser contre son crâne qu'elle redressa les cils vers ce sourire suffisamment éloquent pour qu'elle soit confrontée à un dilemme de taille. Rester avec sa mère ou le rejoindre ? Non mais tu te rends compte un peu Evelyn, le choix aurait été simple y a encore un an de ça, il n'y aurait même pas eu de choix. Elle savait, pour autant Donovan était devenu cette ancre, son ancrage dans l'univers macabre auquel elle avait dû faire face, auquel elle faisait encore face lors des sorties en extérieures, même à l'intérieur de l'enceinte où, puisqu'elle était avec lui, elle ne faisait guère l'unanimité. Il n'y avait bien que Savannah pour ne pas lui tenir rigueur de ses choix, bon sang même Lucas ne tolérait que peu le militaire, peut-être davantage depuis la mort de Jenna, et encore elle n'était pas totalement sûre de ça. Alors oui, ce grand brun tatoué, vulgaire à ses heures et brute de décoffrage était devenu son pilier, son tout, son monde et il lui était difficile de faire machine arrière pour songer à ce qu'aurait été sa vie, ou plutôt survie, si elle n'avait pas eu cette conversation houleuse avec elle alors que le monde s'écroulait déjà.

- Merci, ça ira … je suppose. Pour le coup, le sourire épris que Collins lança au tatoué disparut au profit d'un plissement de nez servi à l'autre blonde encore assise auprès d'elle. Dwayne dut le remarquer d'ailleurs, car il proposa aux autres de faire un tour du proprio pendant qu'il assurait la surveillance. Tu, Evelyn t'es malade ma chérie ? C'est un …. enfin il a l'air ... Quoi ? Quoi, quoi ? Ses lèvres le mimèrent mais rien n'en filtra. Il est, … c'est pas du tout ton style et...

- Mais qu'est-ce que t'en sais au juste ? C'était sorti plus vite qu'elle ne l'avait pensé. C'était blessant, trop sans doute pour une mère qui venait de retrouver son enfant mais... Evelyn se redressa, déposant les mains contre le tapis de jeu. Tu l'connais même pas maman, tu juges sur une apparence, un âge, un ….. putain de chiffre à la con bordel. Là elle venait de lui couper la tête, sans doute puisque l'expression de sa mère fut figé sur un magnifique « O », outré à souhait, qui ne l'empêcha pourtant pas de poursuivre. Il me plaît ! Je l'aime, pire j'en suis folle et.... Pfffff, rouhhhh, j'suis fatiguée toi aussi et … Tu m'excuse mais j'vais aller voir s'il veut pas s'envoyer un rail de coke sur mon nombril.

Elle l'entendit prononcer son prénom, de manière étranglée, mais secoua la tête, la laissant pantoise et sans autres explications. Pourtant elle aurait apprécié savoir pour son père, l'entendre lui parler de ce qui avait fait qu'il n'était plus là, avec elle, mais Olivia n'était braquée que sur ce qui ne la regardait pas, ou plus depuis qu'elle avait pris son envol. Tendue, elle fila dans le corridor et poussa légèrement la porte pour ne voir, dans la pénombre, que sa silhouette et les volutes blanchâtres de la cigarette qu'il s'était allumée plus tôt. Finalement même lui ne comprenait pas ce qu'elle faisait avec lui, ou peut-être qu'en définitive il s'y était fait et ne se posait plus de question ? En un dernier coup d’œil au couloir vide, elle referma doucement la porte, fila récupérer l'appareil dans son sac, et s'étendit contre son flanc, la tête posée contre son bras.

Le silence lui suffit un instant avant qu'elle ne rive un écouteur dans son oreille puis lui tende l'autre. Son cœur battait vite, pourtant ce n'était rien, rien de ce qu'elle ne pourrait surmonter encore. Il y avait eu tant de choses entre eux, beaucoup de zones d'ombres entrecoupées de lumière, mais après ce qu'il lui avait confié là bas, entre quelques machines de casino, et ce que sa mère venait de supposer sans même que les mots filent ses lèvres, désormais elle doutait. Si lui ne pouvait pas tolérer ça finalement, si jusqu'ici les jugements avaient glissé sur lui comme la pluie sur une feuille mais qu'il n'était pas imperméable à ceux, pourtant silencieux, d'une mère qui ne désirait que protéger son enfant, alors qu'adviendrait-il ? Soucieuse, laissant la musique défiler, Evy observa le plafond d'un goût douteux avant de se lover davantage contre lui, le nez enfoui à son cou, juste sous son oreille, comme si rien ni personne ne pouvait l'atteindre à cette place ci.

- J'aimerai que ce soit que nous, c'est peut-être moche de dire ça parce que je suis ravie de la retrouver mais que ... je t'aime davantage je crois. C'était peut-être immonde, immonde pour sa mère qui n'avait peut-être fait que penser à elle durant des années, mais l'eau avait coulé sous les ponts, elle avait changé et n'était plus une petite fille incapable de se défendre, de faire les bons choix, ou de survivre sans l'aide de ses parents. C'est plus elle mon guide, c'est normal de penser comme ça où j'suis juste une sale gamine ingrate ? C'était égoïste de penser à lui avant le reste ? De l'aimer au delà des frontières de ce propre mot, d'en être malade à l'idée qu'à chaque changement, même futile, l'équilibre fragile de ce qu'ils étaient pouvait vaciller jusqu'à totalement choir ? Elle déglutit, une boule dans la gorge parce qu'il était difficile d'admettre qu'à force de manquer d'eux, de ses parents, la blondinette s'était faite à l'idée qu'ils étaient morts. Le deuil était fait, grâce à sa présence, grâce à lui et à toute l'aide morale, émotionnelle et physique qu'il lui avait offert. Je sais que j'ai pas que toi, mais y a que toi pour moi, y a que toi qui compte … Toi, Louisie, j'aimerai que plus rien n'existe sauf vous. Un soupir haletant fila sa trachée tandis qu'elle se redressait pour déposer les lèvres sur les siennes, plus fort, plus urgemment, comme pour le supplier de ne jamais l'abandonner. J'ai besoin que de toi, j'ai besoin de toi … s'il te plaît. Soupira-t-elle, lascive mais chamboulée, au cœur de ses lèvres en retenant des larmes de doutes et de craintes.

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MessageSujet: Re: The first days...   The first days... - Page 4 EmptySam 27 Avr 2019 - 14:10
Du bruit vers l’entrée de la pièce lui fit lâcher la contemplation du plafond, putain qu’il était moche ce plafond quand même. Il lui fallut pas longtemps pour reconnaître sa silhouette qui se dessinait dans la pénombre, il l’aurait reconnue dans le noir et les yeux fermés, juste sa présence. Décalant un peu son bras pour pouvoir l’enrouler autour d’elle, Donovan resta silencieux, récupérant finalement l’écouteur tendu. La musique, plutôt calme, lui arracha un sourire. Ou alors c’était la présence d’Evy à ses côtés, près de lui plutôt que près de sa mère. Il tourna légèrement la tête vers la blonde lorsqu’elle reprit la parole, ses doigts tatoués venant se glisser dans ses mèches.

« C’pas moche, j’suppose que c’est normal. » Il échangerait sa présence à elle contre rien au monde, pas même contre la possibilité de retrouver sa mère pour au moins lui dire au revoir, ce qu’il avait pas pu faire des années en arrière. Mais en même temps, lui était un modèle d’égoïsme, donc peut-être que c’était pas normal, mais en tout cas c’était le plus rassurant pour lui de l’entendre dire ça. « J’pense que t’es une gamine qu’a continué de grandir dans ce monde séparée de sa mère, faut que vous appreniez à vous connaître à nouveau. » Ça lui foutait les jetons mais ouais, fallait qu’Evy et sa mère se retrouvent, parce que ça comptait pour elle et que c’était plus important que lui, ou qu’eux. Il la ferait toujours passer elle avant lui, même si ça lui coûtait, parce qu’elle méritait rien de moins et tellement plus que ce qu’il savait lui offrir.

Ses lèvres contre les siennes, Donnie ramena ses doigts à sa joue. « Hey … j’suis là, j’pars pas moi, j’te lâche plus Collins tu l’sais. » souffla-t-il dans un sourire en revenant l’embrasser, se redressant l’accompagnant pour la surplomber. « Ça m’fout les jetons qu’elle soit là mais … merde si on s’en sort en cohabitant avec mon ex, on peut survivre à ta mère. » Il plaisantait qu’à moitié, esquissant néanmoins un sourire avant de revenir l’embrasser, ses lèvres glissant le long de sa mâchoire, se perdant dans ses mèches blondes dont l’odeur sucrée suffisait à lui évoquer chacune de leurs étreintes, passées, présentes, à venir. « Alors relax, t’es pas une ingrate, t’es pas une mauvaise personne, t’es la meilleure de nous deux … »

Laissant sa main glisser le long de son flanc, le tatoué ramena ses doigts sur son ventre, froissant l’étoffe de son haut pour aller caresser sa peau. « Mais bon, j’vais pas m’plaindre que tu sois là, avec moi, maintenant, ça m’rassure même … » Un sourire étira ses lèvres, sourire qu’il allait perdre contre ses lèvres un instant, avant de plonger son regard gris dans celui de la blonde. Il la couva un instant du regard, sa main glissant un peu plus sur son ventre jusqu’à rencontrer la ceinture de son jean. « Vous êtes ce que j’ai de plus précieux et j’veux rien ni personne de plus, si ça pouvait être juste nous … » Mais ça pouvait pas, parce qu’il y avait trop de merdes dans ce monde pour qu’il soit capable de les protéger seul toutes les deux, et que ça le tuerait qu’il arrive un truc à l’une ou à l’autre. Alors finalement, c’était pas si mal qu’ils soient pas seuls. « Mais pour l’instant, c’est qu’toi et moi … » ajouta-t-il finalement avec un sourire, ce sourire qu’elle connaissait par cœur maintenant.


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MessageSujet: Re: The first days...   The first days... - Page 4 EmptySam 27 Avr 2019 - 15:23
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Normal d'après lui, mais qu'est-ce qui était vraiment normal finalement ? Les morts marchaient, les gens mutaient ou devenaient dingues... Un soupir chevrotant fila ses lèvres. A quoi s'attendait-elle au juste ? A ce que sa mère soit si heureuse de la revoir qu'elle ne verrait rien à redire à ses choix, à ce qu'elle était elle même devenue ? Dans ses retrouvailles idéales oui, Evelyn avait pensé que tout irait bien, qu'Olivia, Bryan s'il avait été présent, le trouverait parfait malgré ses imperfections diverses et variées. Mais la réalité était bien plus difficile et ça aussi il le lui avait appris. Elle ne vivait pas dans un conte de fée, rien n'était rose, tout était noir, blanc, parfois grisâtre et la couleur peinait à percer dans ce tableau particulier. Néanmoins la suite de ses mots la fit sourire. C'était loin d'être bête, non c'était même très sensé. Elle avait évolué, sa mère avait elle aussi survécu à sa manière, loin d'elle, peut-être même sans son époux, alors elles n'étaient plus celles qui se connaissaient parfaitement jadis.

- J'aime bien ta version. Je la préfère à la mienne. Plus que la sienne, plus que le pessimisme qui l'ensevelissait depuis l'instant où sa mère avait posé ce regard sur lui, sur eux. Légèrement repoussée, elle rouvrit les yeux, les cheveux étalées contre le matelas de fortune, puis ramena les mains à ses mâchoires. Il avait promis, il tenait sa promesse depuis et.... Malgré tout, malgré ça, Evelyn avait peur qu'il puisse encore enfreindre sa propre parole. Lui livrer ses craintes, parler, c'était un passage forcé pour qu'il comprenne à quel point elle était attachée à lui, à quel point il lui serait inconcevable d'imaginer son existence sans lui, sans sa présence... Sans ses mains contre elle, sa voix pour la guider. Ses mains oui, ou plutôt sa main juste là. Sans doute parce que son épiderme se hérissait de lui même qu'elle venait de songer à ses caresses, ses baisers, parce qu'il l'attirait déjà ailleurs, à des kilomètres de cette pièce aussi moche que la fresque qu'on avait peinte au plafond. Je suppose … oui.... D'accord ? Tout ce que tu veux. Sa conscience en roula des yeux, laissant échapper un bah voyons exaspéré.

Déjà son timbre n'était plus qu'un souffle élimé par les sensations – elles très vivaces – qui courraient sous sa peau, au creux de ses veines, entre chaque fibre qui la constituait, chaque nerfs comme à vif sous sa  paume. Ses yeux se révulsèrent sous leur paupière. S'il lui demandait de se relaxer, son corps, sa voix, ses lèvres et ses gestes lui imposaient l'inverse. Doucereuse pression, elle la sentait prendre d'ampleur au creux de son ventre où sa chaleur se diffusait, infusait presque comme si elle n'était plus qu'un sachet de thé plongé dans l'eau bouillante. Bientôt sa peau pleurerait de plaisir, de fièvre haletante, de soupir bouillants qui lui intimeraient de lui arracher tout ce qui n'appartenait qu'à lui.  J'vais pas m'plaindre. Ohhh Dieu elle non plus elle n'avait pas envie de se plaindre, ou tout plainte qui quitterait sa gorge ne serait que des gémissements délirants en appel à ce qu'il lui avait vraiment fait découvrir des mois plus tôt. Vache, tu t'es vue ? Non, et elle s'en fichait même si elle avait une vague idée de son reflet là, au creux de ses orbes grises : Rose qui virerait au rouge tomate, les prunelles brillantes d'une fièvre qui ne la changerait pas en moche, la lèvre inférieure prisonnière de ses dents pour murer ce qu'elle voulait lui dire, tout ce qu'elle voulait lui souffler et qui n'était pas vraiment elle. Ces mots là, des mots comme lui pouvait en sortir à la pelle sans se soucier de leur impact, ses mots dont il vint cueillir l'ombre en baisant leur source. Bordel de merde ! Elle le pensa si fort quand il rendit l'échange plus suave que les mots se cognèrent un temps contre les parois trop étroites de son crâne blond.  Pourquoi n'était-elle pas restée avec sa mère au juste ? Y songeant une seconde, son cœur bondit de plus belle quand il parvint à sa ceinture lui arrachant une inspiration mal contenue. Même ça, même te faire sauter avec ta mère pas loin t'arrêteras pas et lui encore moins. Le rouge se diffusa sur ses pommettes et prit d'ampleur alors qu'il relâchait ses lèvres. Toi et moi....

- Juste ….... continue. Plaintive, déjà lourde contre le sol, le corps livré à son amie l'endorphine et sa copine la dopamine, Evy papillonna des cils en rosissant encore. enlève la, vas y .... saper... enfin zut. Il lui semblait que son teint rougeoyant était capable d'éclairer la pièce comme le foutu nez de Rudolf. Merde, elle en ravala sa salive de travers, les mains tremblantes contre lui qui glissèrent de sa nuque à ses bras, aux pans de son t.shirt taché de sang dont elle agrippa l'ourlet pour lui faire faire le chemin inverse de celui qu'il avait dû faire le matin même. Pourquoi c'était si fort avec lui ? Est-ce que ça l'aurait été avec un autre ? Elle s'en fichait, juste là, à sa merci, comme une biche dans la mire du chasseur. Ses doigts pianotaient déjà sa peau marbrée d'encrages, jusqu'à son jeans et ça qui lui fit entrouvrir les lèvres. Dans un cartoon de la fumée lui serait sortie des oreilles mais là, Collins se contenta d'ancrer un coude sur ce fichu sac de couchage et ramena plus vite la main à sa nuque pour mettre un terme au premier manque qui se propageait en elle : ses lèvres. Ses souffles courts et sourds rencontraient le sien, même le fait qu'il y ait d'autres personnes, que la porte ne soit pas verrouillée, ne lui venait plus à l'esprit. Finalement c'était pas lui qui avait besoin de sa dose, comme elle l'avait supposé à sa mère pour que cette dernière se rende compte du ridicule de ses pensées, mais elle qui avait l'air d'une droguée en manque. C'était peut-être même la proximité, le danger ou autre chose. Ou juste que t'es tarée ma pauvre fille. Et alors ? Son bras s'enroula atour de son cou alors qu'elle se redressait, assise contre lui dans la même position, déjà à court de souffle, virant elle même son corsage pour sentir sa peau embraser la sienne.  J'taime, et j'ai chaud aussi … mais bon, tu l'vois bien.

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MessageSujet: Re: The first days...   The first days... - Page 4 EmptyDim 28 Avr 2019 - 14:36
Sa version était forcément meilleure, parce qu’elle la mettait pas elle dans le mauvais rôle. Il y avait même pas de mauvais rôle dans cette histoire, juste des rôles qui avaient évolué trop loin l’un de l’autre et qui allaient devoir apprendre à composer l’un avec l’autre à nouveau. Elles y arriveraient, sans doute, y’avait pas de raison. Si y’a toi, tu vois bien qu’elle voit qu’par toi. Non, Donovan serait pas un obstacle pour ça, il savait s’effacer quand le fallait, bon là effectivement, il était pas sûr de savoir parce qu’il craignait juste que la toute-puissance maternelle parvienne à détourner Evy de lui. Mais fallait avoir la foi, à défaut de l’avoir dans un dieu quelconque, au moins en elle et en eux.

Sa voix chantait à ses oreilles, cette mélodie particulière, celle que lui seul parvenait à lui soutirer. Cette mélodie qui savait faire qu’une chose, le pousser à continuer. Encore un peu plus quand Collins lui disait elle-même. Bordel, elle avait pas idée de ce qu’elle pouvait faire naître au fond de lui à chaque mot, chaque souffle. S’il avait une emprise sur elle, certaine, réelle, Evelyn avait aussi ce pouvoir sur lui. « A vos ordres mademoiselle … » souffla-t-il dans un sourire qu’il revint perdre contre ses lèvres alors que ses doigts s’affairaient déjà à déboucler cette ceinture qui l’emmerdait plutôt qu’autre chose là. Il se recula que pour lui permettre de virer son t-shirt tâché de sang séché. Ça se précipitait, ses gestes étaient aussi empressés que ceux du tatoué qui laissa son regard parcourir sa peau lorsqu’elle se débarrassa elle-même de son haut. Hot damn.

« Et c’est pas fini … » Non c’était pas fini, c’était que le début. Ses lèvres allèrent goûter sa peau, dévalant sa mâchoire, son cou. Elle était brûlante et là il voulait juste brûler avec elle. Toc toc. Il releva le nez, son regard gris rivé sur la porte qui s’ouvrit lentement. « Spencer te demande Donnie. » Téléportation, Flash avait qu’à bien s’tenir, Donovan se plaça aussitôt entre le gusse qui venait d’entrer et Evy, pas question que ce type lorgne sur sa nana. Le tatoué se releva à moitié défroqué, son t-shirt pourri entre les mains. « Tu veux pas lui dire que j’suis occupé là ? » Le type pencha la tête, un sourire entendu sur les lèvres. « Tu ranges tes yeux de suite ou j’te les fais bouffer par le cul tête de nœud. J’arrive. » Et pas comme il aurait voulu, mais on avait pas toujours c’qu’on voulait, non ?

Se penchant à nouveau vers la blonde, Donovan colla un baiser sur le haut de son crâne. « C’est qu’partie remise ma belle … » Et ça l’faisait autant chier qu’elle, peut-être plus parce que son futal était clairement trop étroit à l’instant présent, mais il ferait avec. Traversant la pièce, Donnie sortit dans le couloir encore défroqué, renfilant son t-shirt au moment où il croisait Madame Collins. « Evy est … là ? » D’un signe de la tête, le tatoué lui indiqua la pièce où ils pourraient dormir eux aussi, le tout en reboutonnant son jean. Tu parles d’une série de premières impressions … « Pour c’que ça vaut … Olivia c’est ça ? Pour c’que ça vaut, votre fille est la meilleure nana que j’pouvais espérer rencontrer. » Le militaire continua sa route, laissant à l’autre militaire le soin de leur expliquer les accommodations pour la nuit pendant qu’il allait rejoindre Dwayne.

« C’était important j’espère, sinon j’te colle mon poing dans la gueule et j’t’envoie au trou quand on rentre. » Le rouquin lui expliqua alors que depuis l’extérieur il avait repéré un groupe de rôdeurs assez important qui approchait lentement du pont. « On s’en occupera demain, on embarquera les gusses qui accompagnent la mère de Collins, ça nous permettra de voir c’qu’ils valent. » Sortant une clope de sa poche, Donovan posa son cul devant la table de blackjack. « Personne a un paquet d’cartes pour passer la nuit ? » Pouvait bien tenter de faire passer une envie par une autre, une passion par une autre.


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MessageSujet: Re: The first days...   The first days... - Page 4 EmptyDim 28 Avr 2019 - 18:22
The first days...


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Un gloussement lui échappa, enfin ça y ressemblait, un peu même vaguement. La blondinette était bien trop prise dans le moment, dans la précipitation soudaine qu'il lui insufflait en pliant à son ordre, qu'elle en oubliait presque jusqu'à son prénom. Sa chaleur l'enveloppait déjà, uniquement son dos se grainait de frissons dû à l'air ambiant plus frais. Il était terriblement sexy, torride, et tout ce dont elle ne se qualifiait pas elle même mais qui lui allait à lui parfaitement, comme un gant. Il va t'enfiler comme un gant aussi. Dieu, elle en avala de travers sa salive, pressant ses lèvres plus fort contre les siennes pour faire taire les conneries graveleuses qui lui brouillaient le crâne. Son souffle s'écrasait lourdement contre lui, dans ce baiser aussi délirant qu'il intimait une langueur qu'elle peinait encore à soutenir, même contenir, alors que ses doigts abandonnaient ses mèches brunes au profit de cette barrière de tissu rugueuse. Il l'enviait, elle l'enviait au moins aussi fort. Déjà son être l'appelait à elle autant qu'elle sentait sa stature lui répondre. L'écho fébrile de la fermeture de son jean l'obligea à reprendre maladroitement son souffle pour mieux prolonger le baiser, lui offrir en sensualité, en désir tout en terminant par sourire parce que finalement oui, c'était aussi bon que dangereux, et que la dangerosité avait cette saveur d'interdit au moins aussi palpitante que lui qu'elle sentait se tendre contre elle.

Toc, toc, toc... Bordel de dieu, pour l'amour du ciel c'était quoi encore ça ? On frappe pour qu'on vienne ouvrir, nunuche.. Rien à faire, elle logeait déjà les doigts entre les fibres et sa peau. Après tout, s'il ne répondait pas, à quoi bon s'arrêter en si bon chemin ? Cependant le filet de lumière qui pénétra la pièce l'obligea à se figer pour mieux palper le sol à la recherche de son haut tandis que lui se redressait en quatrième vitesse. Collins manqua d'en vaciller, fronçant déjà les sourcils parce que là, le tissu entre ses doigts ne venait pas, qu'elle tira dessus pour mieux le lâcher puis s'étaler au sol, la poitrine à l'air libre. Evy écarquilla grand les yeux, remarquant par la même occasion que ce n'était pas son top qu'elle tenait plus tôt, mais son t.shirt qu'il avait saisi avant elle. Ne lui restait donc plus que ce sac de couchage qu'elle ramena sur elle, quasiment sur ses traits même, pour crever de honte en paix et à l’abri du regard que Donovan ne voulait pas voir posé sur elle.

- Pfffff, vraiment font tous chier. Bordel de dieu. Grogna-t-elle avant d'entendre l'autre tourner les talons. Suffocante, l'ex étudiante émergea du monceau de fibres de polyester, les cheveux électriques qui générèrent quelques étincelles au creux de la pénombre. Air bougon, suffisamment boudeuse pour les minutes à venir, elle redressa les cils vers lui, espérant un ultime baiser suave en fermant les paupières, mais n'obtenant rien d'autre qu'un smack planté sur le haut du front. Le tatoué rejoignit le corridor, la laissant pantoise avec deux trois mots qui ne lui allaient pas du tout. Partie remise ... gnagnagna ..... Tu m'emmerdes Dwayne, t'es ….... rouhhh. En pétard, la blondinette claqua les bras contre sa couverture de fortune avant de loger les mains aux mèches blondes de ses tempes. Y avait vraiment rien de pire que cette sensation . Elle la sentait gonfler dans le creux de ses entrailles encore engourdies d'un désir abandonné à la frustration. Pas de satisfaction à venir, pas même une pincée de plaisir fugace qui l'aurait poussée à s'ensevelir dans la brume épaisse d'un futile petit orgasme. Rien, nada. Un soupir agacé lui souleva les épaules, l'obligeant à se laisser retomber contre le matelas trop fin pour mieux se cogner le crâne contre. C'était vraiment pas épais, et si ça ne lui faisait ni chaud ni froid dix secondes plus tôt, ici elle en étouffa un gémissement de douleur avant de se frotter la nuque pour mieux sourire en voyant la porte s'ouvrir à nouveau. Hooo, finalement c'était rapide, le rouquin avait dû se faire envoyer sur les roses. L'idée de reprendre où cette andouille les avait arrêté revenait faire brûler son corps au point qu'elle dégagea le sac de couchage pour ramper doucement sur la couche de fortune. J'te manquais ?

- Chérie ? Oh mon dieu. Collins s'arrêta net, l'attitude féline n'étant plus qu'un truc brouillon sans aucun sex appeal. Tout ce qu'elle parvint à faire, fut de ramener les deux bras contre sa poitrine et à planter les fesses dans le matelas pour mieux rosir. Oui tu m'as manqué ma puce mais …....... Oh excuse moi tu dormais ? Bha bien sûr les cheveux en pétard, les seins à l'air et le jeans quasiment sur les cuisses, oui, elle dormait. Enfin au moins la pénombre était rassurante, elle n'aurait pas à subir les jugements de maman. je voulais pas qu'on se dispute mais, enfin j'essaierai de m'adapter. A l'écoute, elle chercha son haut du regard et le renfila tandis que sa mère venait s'installer là, assise auprès d'elle, glissant les doigts dans ses mèches blondes à l'en faire reculer une seconde. T'es bouillante, tu vas bien ?

- Oui … j'ai chaud c'est tout. Menteuse. Même pas, c'était une demi vérité. Maman, je sais que tu l'aimes pas, qu'il est pas comme tu pouvais l'espérer enfin avant mais, je changerai pas pour toi je suis plus une gamine. J'ai dû m'adapter à ce monde là et, il... Elle soupira. Donovan m'a sauvé la vie, des tas de fois et je t'assure que c'est vraiment quelqu'un de bien. C'était un sourire qu'elle voyait pointer là ? Peut-être, elle n'en était pas sûre. Puis, à cause de …. Enfin j'ai même pas pu encore te demander pour papa. Evelyn faisait un effort, elle ouvrait la discussion mais Floyd n'avait pas tort, un fossé s'était creusé entre elles et il faudrait du temps pour le remblayer, pour créer une nouvelle passerelle, plus solide qui leur permettrait de se comprendre à nouveau.

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If I were me everything I have in my heart, the things I do worst or best, would not scare me. When we lose ourselves on the way, how do we win through these inhuman efforts, who brings us to us ?
Drowned in hell
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Donovan C. Floyd
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Vos équipements
Armes: Remington M24 SWS, Beretta M9 et couteau de combat
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MessageSujet: Re: The first days...   The first days... - Page 4 EmptyDim 28 Avr 2019 - 20:58
« Vas t’reposer Dwayne, j’prends le relai, j’arriverai pas à pioncer de toute manière. » Le rouquin sembla hésiter avant que son chef lui rappelle qu’il avait pas à se poser de question et juste suivre les ordres, dans le cas présent aller prendre son repos et surveiller tout ce petit monde pendant que lui se cramerait un peu plus les poumons avec ses maigres rations de clopes. La tige de nicotine calée entre ses lèvres, Donovan se leva, parcourant la pièce à la recherche d’un paquet de cartes, à défaut de faire un poker, il pourrait peut-être faire une réussite. T’sais aussi bien qu’moi que t’es pas du genre à vraiment t’amuser en solo, demande à ces trous d’balles, y’a peut-être un expert pas si expert au poker que tu peux plumer pendant que belle-maman récupère sa fille.

La flamme de son Zippo éclaira son visage fermé alors qu’il trouvait enfin son bonheur, un paquet de cartes, derrière le comptoir du bar malheureusement trop vide. Ils avaient déjà vidé cet endroit de  toute manière, donc s’il y avait eu de l’alcool ici, il l’avait déjà sifflé à Fort Ward. Revenant poser son cul à l’une des tables, le tatoué étendit ses grandes cannes, ramenant sur le tapis un paquet de terre plus ou moins séchée de la semelle de ses rangers. « Qui s’y connait en poker parmi vous ? » lança-t-il à ceux qui accompagnait maman Collins qu’étaient pas encore partis pioncer. Deux gusses s’avancèrent, entre deux âges, blafards, visiblement éprouvés par ce monde.

Le brun s’attela à mélanger les cartes pour les disposer et distribuer avec la dextérité de celui qui avait trop fait ça dans sa vie. Ces cartes il les connaissait et les aimait comme les belles femmes, du bout des doigts, chaque geste calculé, mesuré, parfaitement dosé. « Merci de nous avoir recueillis. » Le militaire leva la tête vers le type qui parlait, plutôt vers un deuxième âge que près du premier finalement, une petite cinquantaine ou une grosse quarantaine. « Vous m’direz merci quand vous serez au camp et qu’on aura trouvé quoi faire de vous, c’pas le club med’ non plus. » Bon quand même un peu comparé à ce qu’ils avaient sans doute vécu dehors.

« Oh j’suis persuadé que ça sera mieux que ce qu’on avait jusqu’ici. » « Okay, okay, c’est cool mec. Tu joues au lieu d’causer ? » Il était pas là pour enfiler des perles, principalement parce que c’était autre chose qu’il aurait aimé enfiler et qu’on l’avait dérangé alors ouais, ça le faisait chier de taper la discussion avec les inconnus. La partie de poker improvisée se lança finalement, c’était calme mais ça permettait de se concentrer sur autre chose que la frustration qui lui rongeait les entrailles en même temps que l’angoisse lui grignotait les nerfs. L’heure tourna et finalement le matin pointa le bout de son nez, la gueule de déterré de Donovan aussi. Le tatoué écrasa sa dernière clope avant de se faire couler un café ou plutôt de chauffer un peu d’eau pour se faire un café soluble dégueulasse, mais mieux que rien d’après les types traumatisés de la vie dehors.

Il fila jeter un coup d’œil dehors, l’air frais terminant de lui remettre les idées en place alors qu’il buvait son café. « L’autre équipe devrait plus tarder, on va pouvoir rentrer. » l’informa Dwayne avant de revenir à l’intérieur. « J’te laisse gérer ici, j’vais … voir si tout va bien là-bas. » Entre Collins et sa mère, il avait pas entendu de cris donc elles avaient pas dû se battre et on lui avait signalé aucune tentative de fuite donc elle avait pas dû réussir à la convaincre de le quitter. C’était plutôt bon signe. Poussant la porte de la pièce qui servait de dortoir improvisé, le militaire entra à pas de chat. Collins, mère et fille, dormaient visiblement à poings fermés. Avançant jusqu’à la blonde, la sienne, la plus jeune des deux, Donovan se laissa tomber, aussi délicatement que possible avec ses gros sabots, près d’elle. Du bout des doigts il replaça une mèche de cheveux, caressant sa joue un instant. « Ça va bientôt être l’heure de partir ma belle … » souffla-t-il avant de s’étendre à côté d’elle, l’observant un instant avant de finalement venir l’embrasser. Du mouvement du côté de belle-maman le força à se redresser. « Pardon j’comptais pas vous réveiller. »


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