The Walking Dead RPG

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MessageSujet: The first days...   The first days... EmptyJeu 7 Mar 2019 - 10:20
The first days...


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Elle était si petite, si menue si... Fragile. Ses yeux étaient clos, sa poitrine se soulevait doucement sous les quelques patchs qu'avaient placé d'autres que son père, sa mère... Sa mère, en y songeant là, Evelyn pinça les lèvres. Une fois encore la vie avait décidé d'un parcours plus dur pour Lucas, et pour cette enfant qui n'avait que quelques jours. Née prématurément, elle ne connaîtrait jamais celle qui l'avait choyée durant huit mois et devrait composer avec les souvenirs d'un homme qui, par sa peine incommensurable, ne daignait pas s'attarder trop sur ses traits. Tout n'était que peine autour de cet être chétif. Elle avait vu le jour dans la douleur, la tristesse, le deuil. Une vie pour une autre... Debout près de ce berceau de plexiglas, Evelyn sondait le visage paisible d'une minuscule poupée qui ne démarrait pas son existence de la manière où les choses auraient dû se dérouler. Dans un monde parfait, Jenna serait encore présente, là avec elle, à lui parler, la réconforter malgré la barrière translucide entre elles deux. Dans un monde parfait Lucas aussi serait présent et Evelyn n'aurait guère eu besoin d'être là pour palier au manque que pouvait ressentir ce bébé. Manquait-elle de quelque chose au juste ? A cette question mentale, Collins haussa une épaule, la main glissée dans l'un des creux du berceau pour lisser, du dos de l'index, cette paume miniature.

Un soupire chevrotant s'extirpa de ses pétales qu'elle termina par mordiller. Elle même n'imaginait pas les choses comme elles s'imposaient aujourd'hui. Pas après les avoir vu se marier, s'aimer. Ce n'était pas juste, ce n'était pas normal. Mais qu'est-ce qui l'était encore juste ou normal dans le monde actuel ? Pas grand chose finalement. Les morts se relevaient, la terre pourrissait sur pieds, la seule chance qu'ils avaient était cet endroit où, malgré toute la technologie encore à disposition, personne n'avait réussi à sauver une mère qui venait de donner sa vie pour que son enfant puisse voir le jour. Donovan n'avait peut-être pas tort alors, tout cela n'avait aucune utilité, aucun but sinon celui de leur coller une épée de Damoclès au dessus du crâne, prêtre à leur arracher ce qu'ils avaient déjà et ce qu'elle avait imaginé, à tort, ne pas suffire. L'homme était si sûr de ses capacités, de son savoir et des machines inventées au grès des siècles, qu'il en oubliait parfois que la nature était plus puissante que tout. Elle l'avait encore prouvée, là, en trouvant bon d'ôter la vie d'une femme qui ne pourrait jamais serrer sa fille contre son cœur. Jenna ne verrait jamais grandir sa fille, elle ne la verrait jamais faire ses premiers pas, ne l'entendrait jamais prononcer ses premiers mots. Comme Beatriz... Un soupir haletant lui souleva les épaules. Peut-être que ses désirs n'avaient pas lieu d'être, que s'il s'y refusait c'était pour préserver bien plus que ce qu'ils avaient déjà, la protéger encore et s'assurer qu'elle ne mettrait plus ses jours en péril.

Le silence perdurait dans cette pièce, seules les machines branchées à l'enfant, pour vérifier ses fonctions vitales, bipaient tranquillement. Et s'il y avait eu un moniteur relié à son cœur à elle, Evelyn l'aurait entendu et vu s'affoler lorsque ses doigts minuscules agrippèrent son index. Son palpitant roula sur lui même, fit même briller ses yeux rivés sur le bébé, néanmoins elle redressa les cils vers lui qui venait d'arriver. Il la trouvait encore là, ce n'était pas la première fois et encore moins le premier jour. Depuis la naissance de cette petite fille, depuis qu'elle avait vu Lucas perdre pieds, Evy savait que la seule accroche que pouvait encore avoir cette enfant était elle, du moins jusqu'à ce que son frère de cœur se reprenne. Elle n'était rien pour ce bébé, mais si au moins sa présence pouvait la rassurer, lui montrer qu'elle n'était pas seule, alors ça valait le coup.

- Salut toi. Lui sourit-elle malgré les rigoles humides contre ses joues. Bien évidemment qu'elle avait pleuré, évidemment qu'elle n'était pas enjouée comme elle l'était en temps normal, et même si elle n'était pas à plaindre, que le deuil ne la touchait pas elle en particulier, les réactions et la douleur de Lucas la peinaient autant pour ce qu'il vivait que pour ce qu'en subissait cette petite fille. Elle est minuscule …. Les médecins ont dit qu'elle se portait bien, qu'elle prenait du poids et que ça devrait aller pour elle, tu crois que j'devrais lui dire, qu'il sache au moins ? Le regard sur la poupée dans ce berceau transparent, Evelyn esquissa un sourire qu'elle offrit à l'homme de sa vie. Elle est responsable de rien et, pourtant, j'imagine qu'on la juge responsable de la disparition de sa maman c'est ….... Horrible. Tu... tu pourrais peut-être lui parler toi... Non ? Peut-être que cette gamine se rappelait là à ce qu'avait vécu Donovan, même si ce n'était pas la même chose, mais en un sens ce qu'il lui avait dit sur la plage se rapprochait de la situation vécue par cette enfant sans même qu'elle n'en soit consciente. Tu me prends dans tes bras ?

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MessageSujet: Re: The first days...   The first days... EmptySam 9 Mar 2019 - 9:27
Ça avait pas été facile, de calmer Lucas, de voir la détresse dans le regard de Collins, la détresse et sans doute beaucoup de colère, cette colère aussi douce que furieuse qu’elle savait déployer pour et envers les personnes qu’elle aimait, mais Donovan avait passé le pas. Il devait continuer à s’occuper de Louisie, continuer à veiller au calme dans le camp. Le militaire pouvait pas se laisser apitoyer sur le sort d’une personne, il l’avait même pas fait quand elle était décédée, sans doute aussi qu’il avait cette faculté à encaisser, acquise parce que la vie l’avait jamais aidé. Ca empêchait pas que c’était la merde, lui blâmait pas Richardson, il le comprenait dans ses craintes, dans sa douleur, il savait même pas comment il aurait réagi à sa place, juste que dans une place différente, il avait pas fait mieux. Alors pour le juger … il s’y risquerait pas.

Louisie était avec les nounous attentionnées de la garderie, dans cette structure qui permettait au monde d’être moins laid, là où les bambins grandissaient, là où la petite Margaret irait un jour. Elle serait sans doute pote avec sa gamine d’ailleurs, faudrait supporter encore un peu plus Richardson, c’était pas une partie d’plaisir sur le papier. Mais c’était le petit truc positif dans cette merde, penser au futur de ces gosses, la sienne et ceux des autres, pour ça qu’il rechignait jamais à quitter la baraque trop tôt ou trop tard pour faire des rondes, virer des cadavres, organiser ou prendre part à des expéditions. Pour les gosses, pour sa gamine, pour Evy. Le tatoué venait de finir de rencontrer le groupe qui partait en expédition le lendemain, libéré de ses obligations pour quelques heures, il décida d’aller rejoindre la blonde là où elle avait presque élu domicile depuis quelques jours.

Le dispensaire se dessina devant lui, bâtiment morne au possible, surtout depuis le jour où Jenna y avait rendu son dernier souffle pour donner la vie à un nouveau. Donnie entra à pas de chat, errant, dans le dispensaire, rejoignant en quelques pas la salle où était Collins. Son regard gris darda sur elle un instant, il le réalisait là, ce qu’il lui enlevait en se sentant pas prêt à revivre ça. Et il réalisait aussi l’autre crainte que ça pouvait cacher, celle de la perdre, comme Lucas avait perdu sa femme. Pourtant, elle était belle là, dans cette douceur, dans cette lumière, avec ce regard-là. « Hey. » souffla-t-il avec un mince sourire lorsqu’elle remarqua sa présence.

Le brun fit quelques pas vers elle, contournant le berceau de plexiglas qui protégeait la gosse du monde extérieur, le temps qu’elle finisse de se construire sa propre bulle de protection. La voix de la blonde était presque un murmure là, du moins il lui semblait. « J’crois que si quelqu’un doit lui dire, c’est toi surtout. » Lucas avait le droit d’être tenu au courant, tout comme il avait le droit de prendre ses distances, il faisait un deuil, ça devait pas aider à voir cette minuscule poupée comme un heureux événement. Mais il faisait confiance à Evelyn pour trouver les mots pour lui parler. « Mais j’peux essayer de lui parler … au moins de l’amener à penser à elle, le reste j’pense que … tu te démerdes mieux que moi pour parler aux têtes de con … » La preuve, il était là et elle le supportait. Donnie ponctua ses mots d’un petit sourire avant de sourire de plus belle à sa requête.

« Laisse-moi réfléchir … » plaisanta-t-il à voix basse avant de venir se nicher dans son dos, la laissant à la contemplation de la gamine sur laquelle il posa un instant son regard en calant son menton sur l’épaule de Collins. Ses mains posées sur son ventre, le tatoué inspira un instant son odeur, elle sentait bon, comme toujours, elle donnait à cette pièce dont il savait pas si elle était heureuse ou sinistre un air plus doux. « Elle est responsable de rien, personne est responsable de rien … Lucas le comprendra, il apprendra à la voir autrement que comme … le souvenir de la mort de sa mère. » Peut-être, ou peut-être pas, mais il voulait pas lui miner le moral plus que c’était déjà le cas. « J’t’aime Collins. » souffla-t-il avant de loger un baiser à sa tempe. C’était peut-être pas le moment, pas l’endroit, mais Donovan était pas du genre à se soucier de ça, et surtout là, il avait ressenti ce besoin de lui dire, de lui assurer.
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MessageSujet: Re: The first days...   The first days... EmptySam 9 Mar 2019 - 18:19
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Elle devait lui dire ? Pas évident, parce que même si elle pouvait comprendre la peine ressentie par Lucas, la jeune femme ne parvenait pas à accepter le fait qu'il abandonnait ce que Jenna lui avait offert de plus précieux. Margaret avait les traits de sa mère, tout chez elle aurait dû lui rappeler la femme qu'il avait aimé, et qu'il aimait encore. Peut-être justement pour ça, tu crois pas ? Sa conscience n'avait peut-être pas tort, tout comme son militaire n'avait pas tort. Donovan n'avait pas ce lien indéfectible avec Lucas, il n'était pas vraiment proche de lui, pour ne pas dire pas du tout, elle si. Elle en déglutit, reposant les yeux sur le bambin, chétif, dans ce berceau. Pourtant quand il répondit à sa question, autant oralement que physiquement, Evelyn se sentit un peu mieux. Plus forte, plus solide que lorsqu'il était loin d'elle. Sa force à elle c'était celle qui émanait de lui finalement, ce qu'il lui transmettait depuis les tous premiers jours, ce qui aujourd'hui lui permettait de l'élever lui au rang qu'elle n'aurait jamais cru lui donner un jour, qu'elle n'aurait jamais espéré le voir accepter auprès d'elle.

- Tu savais que j'étais bilingue ? Sourit-elle au sujet des têtes de cons, en murmurant pour ne pas troubler ce bébé. Sa main glissa encore contre la paume minuscule de la gamine, avant que cette dernière la libère pour lui permettre de la lover contre l'une des siennes, juste là, sur son ventre. Je dois aimer ça, les connards. Sa plaisanterie glissa dans l'air au profit des crépitements de sa peau parce que sa chaleur la préservait de tout, qu'elle avait beau regretter des tas de choses qui ne verraient jamais le jour, elle avait au moins l'assurance qu'il était là, dans les bons comme dans les mauvais moments et qu'aucun anneau n'avait besoin de les relier pour faire perdurer tout ce qu'ils avaient ensemble. Evelyn comprenait mieux ici, face à cette petite fille qui n'avait pas demandé à venir au monde, qui n'avait pas souhaité peiner son père le jour de sa naissance et qui, malgré elle, malgré son innocence, passait ses premières heures, ses premiers jours dans ce monde, seule sans ceux qui l'avaient pourtant attendue quasiment neuf mois. Donovan ne voulait rien changer car ce qu'ils avaient déjà était parfait à son regard. Que perdre ne serait-ce qu'une miette de ce qu'ils possédaient n'était guère envisageable, ne serait sans doute même pas surmontable, encore moins vivable. Ses deux mains filèrent à ses bras, le long des tatouages qui lézardaient sa peau, jusqu'à cet oiseau, à la palmure de son pouce, vers lequel elle baissa les cils en souriant quand il lui répéta l'aimer. Je t'aime aussi, fort, un peu plus tous les jours même quand t'es d'mauvais poil. Plaisanta-t-elle pour alléger l'atmosphère pesante.

Son pouce lissa l'encre d'une aile de cet oiseau avant qu'elle redresse doucement les cils vers ses traits. Lui avait raté bien des moments avec Lousie, par crainte d'être mauvais pour elle, un exemple lamentable incapable de la guider et malgré tout, malgré ses doutes, malgré ce passé qui continuait encore à le ronger à près de quarante ans, il l'avait écoutée. Preuve indéniable que n'importe qui pouvait changer, du moins s'améliorer. Collins n'imaginait pas que les gens puissent se métamorphoser en ce qu'ils n'étaient pas, mais qu'ils puissent grandir, mûrir, s'élever, ça oui.

- Ça m'fait penser à ce que tu m'as dit sur la plage et …. J'aime pas ça. Elle déglutit, se lovant davantage comme si rien que cet aveu, ces mots, pouvaient le blesser alors que ce n'était pas son intention. J'ai pas envie d'le détester comme ton père qu'je connais même pas. Reprit-elle en pinçant les lèvres, les yeux rivés sur le chérubin dans son berceau. Tu dis que c'est pas sa faute à elle, pourtant t'es persuadé que c'était la tienne et... Je veux pas qu'elle ressente ça, parce que ça m'fait mal que toi tu le ressentes et que c'est laid. La blondinette se tendit parce que ça la dépassait, parce que si elle avait eu la chance d'être mère, jamais elle n'aurait délaissé son enfant. T'as pas jugé Donovan alors que tu savais parfaitement qu'il l'avait fait. Tsss, ce n'était pas la même chose. Lucas n'avait jamais eu de soucis pour se poser, du moins l'imaginait-elle puis... Oui puis t'es juste pas objective, avoues le. J'le trouve injuste et oui, il est très con bon sang. Impulsif, il réfléchit après coup et ensuite il regrette. Si ….. si moi j'avais... Tais toi ! Il valait mieux oui, même si elle lui avait parlé d’honnêteté, mieux valait ne plus s'engager sur ce sujet pour l'instant. Il connaissait ses souhaits, ses désirs, cependant rien ne l'obligeait à leur donner vie et là, après le décès de Jenna, ce n'était clairement pas le moment d'évoquer ça. Ça aurait pu être toi. Aussi, aussi et cette évidence fit valser le cœur dans sa poitrine au point qu'elle en resserra ses mains contre elle. Mais la notre, Se hasarda-t-elle, parce que ce petit bout de bonheur tendu sur la plage, des jours plus tôt, était comme lui donner ce rôle qu'elle n'aurait jamais vraiment. comment elle va ?

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MessageSujet: Re: The first days...   The first days... EmptyDim 10 Mar 2019 - 10:37
Bilingue ? Donovan esquissa un sourire, ouais il avait une vague idée de sa capacité à supporter les têtes de con, la preuve elle le tolérait, pire encore, elle l’aimait lui. Ca dépassait la simple compréhension et le simple échange de politesses. « Ouais et j’comprends toujours pas pourquoi mais … j’vais pas m’en plaindre, c’est ta force, c’est ton super pouvoir, faut que tu l’utilises que Lucas. » Ses doigts s’entremêlèrent à ceux de la blonde, ses mains toujours posées sur son ventre. Lucas lui avait collé dans le crâne cette peur qu’il avait pas vraiment soupçonné parce qu’il pensait que ce camp était suffisamment avancé, équipé pour que ce genre de trucs arrive pas, sauf que c’était arrivé et que ça pourrait arriver encore. La paternité était plus en cause là, le problème c’était l’infime possibilité de la perdre elle.

Du regard il suivit les gestes de Collins, la caresse de ses doigts sur les tatouages à ses mains, jusqu’à ce que la blonde reprenne en évoquant leur discussion sur la plage. Cette discussion où il avait eu la sensation de la blesser, de lui briser le cœur à nouveau, sans le moindre mal dans ses paroles, sans la moindre arrière-pensée, rien d’autre que son honnêteté maladroite. « Elle ressentira forcément un truc moche à un moment Evy … Elle saura que sa mère est morte pour lui donner la vie, elle saura que son père a pas voulu la voir, elle saura tout ça mais … contrairement à moi, y’aura assez de monde pour lui dire qu’elle est pas la cause de tous les problèmes de son abruti de père. » Ca mangeait pas de pain de tacler un peu Richardson. Si elle, elle avait … Ouais, c’était ça, cette peur que Lucas avait collé dans son crâne de piaf, déjà pas jouasse à l’idée d’un deuxième gosse. Donovan éluda le sujet, se contentant de poser son regard gris sur Margaret, minuscule, fragile, elle méritait rien de tout ça. Elle méritait pas ce monde, elle méritait pas de pas connaître sa mère et elle méritait un meilleur père que Lucas, mais pourtant, c’était la main qu’on lui avait distribuée, et la gamine devrait apprendre à jouer avec cette main, et à gagner.

La nôtre. « Elle pète la forme, elle a retrouvé les autres gosses, parait-il qu’elle a déjà son caractère, m’étonne pas en même temps. » Fallait voir le caractère des parents, heureusement qu’Evy était là finalement, pour lui apporter cette douceur, ce calme. Ses mains à la taille de la blonde la firent pivoter pour ancrer son regard au sien. « J’crois que tu lui manques un peu, mais … comme elle a mon intelligence supérieure, elle comprend que c’est pour la bonne cause. » Le brun laissa ses lèvres venir flirter avec les siennes. C’était plutôt à lui qu’elle manquait, et lui qui comprenait qu’elle devait être là. Rien empêcherait jamais Evy d’être elle-même, de se soucier et de donner de son temps pour les gens qu’elle aimait.

Sa main droite vint se nicher au creux de ses reins, la gauche remonta vers sa nuque. Donovan la blottit un peu plus dans ses bras, le nez enfoui dans ses mèches blondes. « Si j’avais été à la place de Lucas … j’aurais dévissé la tête des médecins, j’aurais pas été capable de regarder cet enfant dans les yeux. J’peux pas te perdre Collins. » Et en dépit de ce qu’elle voulait, ce qu’il savait de ses rêves, de ses envies, Donovan pouvait pas se résoudre à juste accepter. C’était même plus sa peur d’être un père de merde, c’était juste celle de la perdre elle, d’infliger à un autre enfant la perte de sa mère, de s’infliger à lui un deuil qu’il voulait pas faire. « J’imagine pas ce qu’il doit ressentir en ce moment et je sais qu’il y a que toi pour le raisonner. » Dans un sourire triste, Donnie vint prendre son visage entre ses mains tatouées, ses yeux gris couvant chacun des traits de son visage de poupée. « Il a besoin d’un petit rayon de soleil alors j’peux bien lui prêter ma lampe torche un peu … » Le militaire esquissa un sourire, moqueur, en repensant à cette connerie qu’elle lui avait sorti sur la plage avant de revenir l’embrasser, plus fiévreusement, comme pour se rassurer, réaliser qu’elle était bien là, que lui l’avait pas perdue.
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MessageSujet: Re: The first days...   The first days... EmptyVen 15 Mar 2019 - 11:54
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Un super pouvoir. Elle en émit un faible rictus. Ça n'avait rien d'un super pouvoir le fait de savoir « parler » aux gens, même les moins prédisposés à écouter, Evy aurait préféré être dotée d'une force incroyable pour repousser le danger, ou encore être capable de figer le temps comme l'une des sorcières Halliwell. Tout aurait été plus simple avec ce genre de don. Ainsi il n'y aurait pas eu à redessiner car le mal était fait, mais bien à empêcher le mal de se produire véritablement. Dans ses bras, la jeune femme observait l'Être chétif dans ce couffin de plexiglas. Innocente, fragile, et néanmoins « coupable » sans même  être consciente de ses actes. Ce n'était pas sa faute si Jenna avait donné sa vie pour qu'elle vive, ce n'était pas sa faute si Lucas devait voir en elle la cause de sa peine et, malgré tout, ce n'était pas son père, ni même sa mère, qui veillait sur elle ici bas mais bien celle qu'on avait décrété marraine. Donovan parlait encore dans le creux de son oreille, des murmures qu'elle ne pouvait qu'imprimer, tenter de comprendre, peut-être même de tolérer car elle ne voyait pas les choses sous le même angle. Maggie commençait sa vie d'une sale manière, déjà des poids, trop lourds pour elle, pesaient sur ses épaules qui n'avaient pas la carrure pour les supporter.

- Pour le coup, je peux pas te donner tort. Répliqua-t-elle en un murmure tout aussi bas que les siens. Lucas est vraiment un abruti, c'est sa fille, sa chair et son sang, il n'a quasiment pas posé les yeux sur elle et ….. ça m'agace. Pire que ça encore, ça la dépassait, attisait la pointe de colère dont elle pouvait faire preuve lorsque les choses n'étaient pas justes. Cependant, lorsqu'il la fit pivoter, elle redressa lentement les yeux vers les siens, les mains parcourant déjà la courbe de ses bras jusqu'à ce rebord fiable, fort : sa nuque. Louisie allait bien, mais elle lui manquait. Evelyn en esquissa un sourire avant de se réchauffer au contact de ses lèvres. La jeune femme composait entre eux trois et cette petite fille « abandonnée », ce n'était pas juste pour Donovan et sa fille, cependant elle était ainsi faite et se voyait mal agir en bonne égoïste. Ses doigts glissèrent de sa nuque à ses traits, les yeux rivés dans les siens où se reflétait tout sa sincérité. Tu vas pas me perdre, Lousie non plus. Tu m'as jamais perdue, pas même quand t'étais …... un vrai connard Lâcha-t-elle plus bas encore, comme si l'enfant dans le berceau pouvait déjà comprendre le sens de ce mot.  Mais, j'essaierai même s'il a l'écoute d'un mur, ou d'une porte en ce moment, parce que c'est important et que je sais qu'il regrettera.

Forcément qu'il aurait des remords, serait rongé par les regrets comme Donovan avait pu l'être pour ce qu'il avait fait, ce qui lui avait fait à elle, à Louisie, ou encore à elle même dans cette fichue cuisine. Perdre du temps dans leur univers n'était pas anodin, on pouvait rarement rattraper le coup, la preuve étant la mort de Beatriz. Tout contre lui, Evelyn se laissa aller à ce baiser plus sensé, plus viscéral, incapable de réprimer les soupirs qu'il lui arrachait.

- Tu prêtes rarement tes affaires en plus. Vous mûrissez sergent. Ponctua-t-elle en un large sourire, pendue à son cou, entre ses bras, tâchant d'évincer les maux ressentis car l'enfant, auprès d'eux, allait certainement souffrir si son père ne se reprenait pas. Et t'es sûr que c'est à elle que je manque ? Que c'est pas à toi ? Elle savait, n'avait pas besoin qu'il réponde pour comprendre, mais laisser cette petite fille seule était comme, manquer à son devoir. Si toi tu disparaissais, je sais que …... je pourrais pas continuer mais je le ferai quand même pour la princesse. Même avec une plaie qui cicatriserait jamais, béante et atroce, je serais là pour lui dire combien son père était génial, adorable. Et que même s'il avait un caractère bien à lui, il l'aimait par dessus tout. J'aurai mal, j'aimerai plus jamais personne, mais je resterai pour elle parce que personne d'autre pourrait lui parler de toi, comme moi.

Peu de gens avaient de bonnes choses à dire sur le compte de son homme, la plupart ne voyait en lui que ce qu'il leur laissait penser par son assurance, ses sourires, sa façon d'être. Peut-être en était-il de même au sujet de Jenna. Après tout, personne d'autre que Lucas ne devait la connaître parfaitement. Beaucoup voyaient en elle une cinglée sanguine, néanmoins elle avait épousé quelqu'un, aimé quelqu'un qui l'aimait en retour, et donné vie à ce merveilleux petit ange qui n'attendait plus qu'une chose, que son père veille sur elle et lui dise ô combien sa mère n'était pas qu'une boule de nerfs difficile à contenir et sans cœur.

- Je t'aime tellement, ….. tellement fort Donovan. Reprit-elle en un sourire larmoyant. Ne disparais pas, jamais. Pas avant d'être vieux comme le monde, t'as pas le droit, parce que là je t'assure, je me ferai nonne. Y a que toi et y aura toujours que toi juste ici. Sa main chercha la sienne pour la river sur son cœur. Juste toi et moi puis Louisie.

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MessageSujet: Re: The first days...   The first days... EmptyDim 17 Mar 2019 - 16:50
Richardson était un abruti, mais là, dans cette situation, Donovan pouvait pas entièrement le blâmer. Ce qu’il vivait là, c’était sans doute le pire qu’il puisse vivre, quoique le pire aurait été que Maggie survive pas non plus, mais finalement aucun enfant aurait été laissé pour compte. Ça aurait juste le drame de la vie de ce père qui savait pas quoi faire, qui être, entre le veuf et le nouveau papa. « C’est dur pour lui Evy, j’prends pas sa défense, mais on réagit pas toujours de manière rationnelle quand on a mal. » Et Margaret était autant sa chair et son sang que celle qui sans le vouloir avait ôté la vie à sa mère, à la femme que Lucas aimait.

A sa place, le tatoué savait qu’il aurait vrillé, entièrement, peut-être jusqu’au pire. Il perdrait pas Collins, ça lui paraissait impossible, ça lui paraissait trop risqué pour les gens qui gravitaient autour d’eux. La perdre elle ou perdre Louisie, ça reviendrait à le condamner lui aussi, parce que Donovan savait pas faire les choses à moitié. Entier, trop sans doute, le militaire savait que dans son attitude, Lucas gérait vraisemblablement mieux que lui, même s’il irait jamais lui dire bravo pour ça. « J’doute pas que t’y arriveras. » souffla-t-il à la blonde avant de revenir l’embrasser. Sa remarque lui arracha un sourire. « Serait temps non ? A mon âge … » A son âge avancé même, l’était temps de mûrir, de devenir quelqu’un de plus sensé, même si à ses yeux il était loin de l’être. Enfin il l’était dans son boulot, dans le jeu, dans ces deux domaines il se faisait confiance, pour le reste …

Ses lèvres glissèrent contre l’esquisse de sa mâchoire, terminant leur course à son oreille. « J’répondrai quand on s’ra rentré … » Il aurait pu dire en présence de son avocat, mais loin de lui l’idée de penser à Phelbs, surtout là, surtout alors qu’il pensait déjà à autre chose. La voix d’Evy, ses paroles à la fois adorables et flippantes lui arrachèrent un sourire, teinté de tristesse. Donnie comprenait ce qu’elle voulait dire, il comprenait qu’elle espérait que Lucas en fasse autant pour sa fille, mais c’était loin d’être évident, c’était pas la même chose. Il verrait Jenna dès que son regard se poserait sur leur fille, comme la mort de Beatriz rôdait encore dans son esprit à lui quand Louisie appelait encore sa mère. « Une chance pour toi, j’suis une teigne, le genre de truc dont on s’débarrasse pas, donc tu vas devoir me supporter ma belle. » glissa-t-il pour la rassurer, pour se rassurer aussi peut-être. Il les laisserait jamais, sauf si c’était pour les sauver. Sa vie contre la leur.

Il la couva du regard, ses iris gris glissant sur ses traits, à chaque parole qu’elle prononça, cette vérité qui tenait en peu de mots. « J’te laisserai pas devenir nonne, ça s’rait trop dommage. » plaisanta-t-il avant de la serrer un peu plus dans tes bras. « Reste aussi longtemps que t’as besoin ici. Prends le temps qu’il faut pour aider ce grand abruti d’Richardson. On t’attend sagement à la maison. » Y’avait plusieurs trucs chelous dans cette phrase, des trucs qu’il avait pas l’habitude de dire, mais des trucs qui finalement ici prenaient tout leur sens. Le tatoué colla un dernier baiser sur ses lèvres avant de la laisser, de lui laisser le temps qu’elle voudrait avec ce bébé qu’avait personne d’autre pour prendre soin d’elle pour l’instant. […] Les heures avaient passé, les jours aussi, sans doute que Lucas ruminait encore sa peine, Donovan pour sa part s’était concentré sur sa famille, sa fille, sa nana, comme plus au courant de la facilité avec laquelle tout pouvait prendre fin.

Pas besoin de moches, pas besoin d’arme à feu. La vie était assez douée pour foutre la merdre et semer la mort. En rentrant de sa ronde ce soir-là, le tatoué croisa Ella et Ricardo qui quittaient la baraque. Le frère partait assurer une ronde justement et son ex partait aider Sally et Thad chez eux, c’était sans doute une excuse comme une autre pour déguerpir et les laisser tranquilles. Ils avaient pas vraiment pris le temps de parler, un jour sans doute, c’était l’occasion ou jamais, mais un jour, pas ce jour-là. « Enfin tranquilles chez soi … » souffla-t-il en refermant la porte. « Evy ? » appela-t-il dans le hall d’entrée, planté là comme un abruti.
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MessageSujet: Re: The first days...   The first days... EmptyMar 19 Mar 2019 - 11:05
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tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Quand on a mal, oui, les choses n'étaient plus si claires quand on souffrait, preuve étant leur relation, la manière dont il avait réagi parce qu'elle lui avait dit l'aimer, parce qu'elle en avait assez de n'être qu'une dans une palette d'autres, parce qu'elle le voulait lui et aucun autre au monde. Quand on avait mal, on réagissait de manière explosive, peu censée, les nerfs prenaient le dessus sur la morale et la psyché, sur le cœur davantage encore. Lucas la décevait, pourtant ce n'était pas la première fois, et même s'il avait évolué autant que l'homme dans les bras duquel elle se trouvait présentement, il n'y pouvait rien cette fois. Ce n'était que la peine, la douleur qui parlait pour lui. Du fait, Evy hocha la tête en pinçant les lèvres après ce baiser qui fit perdurer la saveur des siennes tout contre, un sourire y migrant à l'échange plus léger concernant son âge et le reste.

- J'aime que tu sois une teigne. Pour la défendre, pour protéger ceux qu'il aimait, pour rester en vie alors que d'autres, bien plus faibles, y restait trop facilement. Reste le, comme ça je serai la première femme à se targuer être folle amoureuse d'un fossile. Elle étouffa un éclat de rire contre lui mais oui, qu'il reste en vie, qu'il préserve l'organe qui battait sa poitrine ainsi le sien serait tout aussi protégé du mal qui le ferait exploser s'il disparaissait. Elle pouvait rester et il l'attendrait sagement avec la demoiselle à laquelle, là aussi, elle s'attachait de plus en plus chaque jour. Si elle n'était pas sa mère, et ne le serait jamais, Evelyn réagissait pourtant comme elle l'aurait fait si cette puce avait été la sienne. D'accord, moi aussi je serai sage, comme d'habitude. Lui sourit-elle en relâchant sa main.

Pas évident de composer avec tout ce qui se produisait. Dès lors que les choses semblaient parfaites, sans ébréchures, le vase se fêlait. Aujourd'hui ce n'était pas pour eux, mais pour un de ses proches à elle et il faudrait sûrement énormément de colle pour éviter à ce fameux vase de se briser.  […] Les heures et les jours avaient passé, même si ce n'était pas la grande forme, il lui semblait que Lucas se maîtrisait un peu plus, enfin, lorsqu'il ne s'aidait pas en se saoulant. Quant à Margaret, elle quitterait bientôt le dispensaire et irait... Un soupir fila ses lèvres devant le miroir alors qu'elle nouait ses cheveux à l'aide d'une pince. Où irait cette pauvre gamine si son père était plus affectueux avec sa bouteille d'alcool qu'avec elle ? Ici ? Non, elle n'allait pas imposer ça à Donovan, davantage qu'elle lui infligeait un rythme de vie assez plan-plan ces derniers temps, enfin plan-plan les concernant parce qu'elle était usée, fatiguée de gérer les dossiers de June, l'intendance, la maison, Louisie et ses allées venues pour veiller sur une enfant qui n'était pas la sienne. Alors au diable les soucis pour ce soir, exactement ce qu'elle s'était dit en quémandant aux jeunes femmes de la garderie de bien vouloir accorder deux heures de leur temps pour la demoiselle qui, depuis peu, balbutiait quelques mots qui lui serraient le cœur.

L'odeur dans la salle de bain du rez de chaussée était agréable, autant que la buée qui bientôt brouilla son reflet dans le miroir. Un peu de détente ne ferait pas de mal, chacun y avait droit. L'eau était chaude, assez pour la faire grimacer en s'y immergeant, mais suffisamment agréable pour qu'elle ferme les yeux en déposant la nuque contre la porcelaine avant de les rouvrir grand quand sa voix résonna depuis le hall.  

- J'suis ici ! C'est précis oui. Elle roula des yeux avant de reprendre. Dans la salle de bain. Lèvres pincées, la jeune femme redressa le nez pour le voir apparaître dans la pièce embuée. Un Hammam n'aurait pas fait mieux pour le coup, néanmoins en distinguant sa silhouette longiligne dans la brume embaumant la fleur d'oranger, elle esquissa un large sourire en se rapprochant du bord de faïence, y logeant les coude sur lesquels elle déposa le menton. J'ai eu envie de rien faire .... Mais, tu peux rien faire avec moi si tu veux. Ils avaient un peu de temps juste pour eux, comme à Renton mais avec ce plus qui faisait battre son cœur plus fort pour lui. Doucement, mais en glissant tout de même un minimum au point d'en rire, elle s'agenouilla et dressa les bras, doigts couverts de mousse, pour englober sa nuque. Dis oui. De toute façon je suis en position de force là. Puis oui, si elle l'attirait à elle là, tout habillé, il ne pourrait rien y faire.

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