The Walking Dead RPG

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- La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux -
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Hannah Hogan
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MessageSujet: La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux   La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux EmptyMer 27 Fév 2019 - 23:06


    La patience est un arbre dont la racine est
           amère, mais dont les fruits sont très doux









        Mi-Février

        Recovery Grove. Voilà quatre jours déjà qu’Hannah y avait été ramené d’urgence, blessée à la jambe gauche. Le voyage du retour fut éprouvant, autant pour Hannah qui sentait la douleur la transpercer jusque dans la hanche à chaque mouvement que pour Frankie et Alainna qui durent la soutenir, voir plutôt la porter jusqu’au camp, étant incapable de marcher seule. Elle fut amenée à Billy, le médecin du groupe qui, après un minutieux examen qu’Hannah décrirait comme une longue torture, rassura les trois femmes en diagnostiquant une vilaine entorse. On évitait donc la cheville cassée, mais la jeune femme de Cedar Falls se décomposa lorsque le médecin lui annonça qu’il y en avait pour plusieurs semaines de convalescence selon sa vitesse de guérison. Hannah regarda sa cheville qui avait doublé de volume. Au final, la prescription fut du repos, de la glace, la jambe surélevée, et de la patience. Mais surtout ne pas utiliser sa cheville au risque que ça se soigne mal et que ce soit même pire par la suite !

       Elle fut donc assignée au lit du « cabinet » de Billy sous sa fine vigilance. Le vieil homme lui rappelait Aaron, son grand-père. Mais en plus doux et d’une extrême prévenance. Hannah appréciait beaucoup sa compagnie. Il lui rappelait tellement l’homme qui l’a élevé comme sa propre fille. Il était très gentil, un vrai papy gâteau. Alainna était restée une bonne partie de la soirée avec elle. Frankie ne réapparut pas. Elle s’en voulait tellement de ce qui était arrivée à Hannah que cette dernière avait l’impression qu’elle la fuyait, honteuse d’elle. Sauf qu’elle voudrait bien la rassurer, Hannah. C’était de sa faute si elle avait manqué de vigilance et s’était blessée bêtement. Il fallait qu’elle lui dise qu’elle était connu dans l’ancien monde pour sa maladresse légendaire et presque mortelle. Mais elle avait interdiction de bouger de son lit ou du fauteuil quand on l’y installait. On leur avait gentiment apporté le dîner.

       Le lendemain, elle eut d’autres visites et Hannah trouvait ça très agréable et très gentil de leur part de prendre de ses nouvelles alors qu’ils ne la connaissaient pas vraiment. Certains passaient juste, apportant quelque chose, à Billy ou à Hannah comme un livre ou un truc à grignoter, de quoi s’occuper quoi. Avec le médecin, ils avaient commencés à écrire ensemble dans un petit journal des recettes médicinales avec les plantes, la conception de médicaments, de baumes. En vérité, Billy écrivait ce qu’Hannah lui expliquait. La seule chose qui les arrêtaient, c’était la main douloureuse de Billy. Cela pouvait prendre des heures d’expliquer les bonnes choses à faire, mais surtout les choses à ne surtout pas faire car on pouvait vite transformer une plante en poison si on la préparait mal. Oui, note à vous même, Hannah savait aussi, de ce fait, préparer de vilains poisons. A vous de voir comment vous prenez l’info. Pour en revenir au carnet de naturopathie, ils avaient des semaines devant eux pour parler de tout ça. Hannah parfois continuait de griffonner dans le carnet tandis que Billy allait faire un tour ou s’occupait de ses tâches. Il n’avait pas que ça à faire de la surveiller. Elle ajoutait des notes, des dessins, tout ce qui pourrait rendre les choses plus simples et claires quand elle partira.

       Hannah semblait plutôt calme, du moins au début, parlant un peu plus à chaque fois, ce qui semblait étrangement enjouer les autres. C’était si chiant que ça qu’elle parle si peu ? Vous habituez pas trop, elle s’ennuie seulement, son naturel reviendra. Mais elle commençait déjà à s’agiter vers la fin de l’après-midi et avec l’aide d’Ethan qui passait par là, ils purent l’installer un peu dehors sur une chaise à bascule pour lui faire prendre l’air. Une longue journée en somme où elle apprit à mieux connaître les habitants de Recovery Grove.

       Billy ne le savait pas encore, lui qui vantait sa gentillesse et heureux d’avoir, je cites, une « bonne malade pour une fois », mais en vrai, Hannah était horrible comme blessée, et ils allaient s’en rendre très vite compte. Elle allait rendre dingue le médecin. Pas qu’elle voulait les énerver, mais c’était plus fort qu’elle, ne pensant pas à mal mais à sa santé mentale. Car oui, aussi sympathique soit Billy, Hannah craqua au bout d’une journée. Il était inconcevable pour elle de rester allongée toute la journée à ne rien faire. Elle n’avait pas été élevée ainsi et elle se sentait craquer. Aaron ne fut pas un tendre avec elle, il l’avait endurcit et appris à ne pas gâcher son temps. C’est pas un « petit bobo » qui allait l’arrêter. Pas qu’elle voulait aller à l’encontre des ordres du médecin et aggraver sa blessure, elle faisait attention, mais c’était juste impossible pour elle. Ça la rendait folle et si elle passait une journée de plus à ne rien faire, elle allait s’en prendre à eux, et ça elle ne leur souhaitait pas. Et durant les deux jours suivant, une certaine routine s’installa.

       La première fois fut un moment assez stressant pour les pauvres membres du Recovery Grove, surtout pour Billy qui en perdit quelques cheveux. Dès le petit matin, lorsqu’ il arriva à son cabinet, il découvrit le lit vide. S’en suivit un branle-bas de combat. Si au début, seul Billy et Alainna la cherchèrent, n’arrivant pas à la retrouver, d’autres furent rapidement embarqués dans la recherche, le camp étant trop grand à inspecter pour deux personnes. Rien que les serres, nombreuses, offraient trop de cachettes pour la retrouver facilement. La cuisinière, Ethan qui fut au mauvais endroit au mauvais moment, ainsi que Luisa qui avait pour seul tord de donner un coup de main à Billy et même les chiens ! Bah quoi, on peut toujours essayer. Finalement, ils la retrouvèrent planquée sous une table d’une des serres encore sauvages, cachée par des plantes tombantes, un pot dans la main à soigner une jeune pousse pour augmenter ses chances de pousser. Vous savez, une de celles qu’elle avait ramassé au parc avant de se blesser. Bah fallait bien que quelqu’un s’en occupe ! Les pauvres, oubliées dans son sac.

       Sortit un peu de force de sa cachette, du moins contre son gré, ne voulant pas retourner au lit comme une sale gosse, et malgré ses tentatives de se faire pardonner avec un joli sourire qui fonctionnait peut-être quand on avait six ans, pas la trentaine, elle se fit méchamment gronder pour la frayeur qu’elle avait causé alors qu’elle avait interdiction de bouger. Cela dura un moment, les oreilles de la jeune femme chauffèrent et elle était sincèrement désolé de les avoir inquiété. Pourtant, ça ne l’empêcha pas de recommencer plusieurs fois dans la même journée. Si au début, tout le monde se mettaient en colère contre elle, à force, dès le lendemain, c’était déjà devenue une sorte de routine, certes un peu exaspérante, mais les membres du Recovery Grove s’y étaient fait au final. « C’est Hannah », qu’ils répondaient. Alors que le quatrième matin était déjà bien avancé, Hannah était encore une fois hors de son lit, à nouveau planquée dans une des serres, dans un coin loin d’une des entrées. Assise par terre – une habitude de sa vie dehors- , sa jambe à la cheville blessée allongée devant elle légèrement surélevée par un sac de terre, l’autre jambe repliée, son dos reposant sur la parois derrière elle, deux béquilles posées sans grâce au sol à côté d’elle, elle était en train de procéder à la mise en pot de quelques graines qu’elle avait récolté sur les plantes au parc avant qu’elle n’ai son petit accident maladroit. Concentrée, elle n’entendit pas les bruits de pas lourds qui se rapprochaient d’elle, oubliant de rejouer de ce fait à cache cache.  


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MessageSujet: Re: La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux   La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux EmptyJeu 28 Fév 2019 - 15:15
La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man my boy. but for now it’s time to run...


Quelques jours déjà que cette fille avait investi le complexe, quelques jours qu'il composait avec une présence féminine étrangère dont il ne savait pas grand chose. Du moins, pas grand chose hormis le fait qu'elle devait rester un temps ici puisqu'elle avait écopée d'une vilaine entorse lors de sa fameuse cueillette avec Alainna et Frances. Hannah ne parlait pas énormément, ne se confiait pas énormément et était plutôt docile malgré ce côté secret qui la rendait au moins aussi mystérieuse que sauvage. Bien des gens étaient méfiants, lui le premier d'ailleurs, davantage encore depuis leur rencontre avec les siphonnés religieux, alors voir arriver une nouvelle venue, même pas certaine de perdurer dans le campement une fois sa cheville remise, le rendait quelque peu.... nerveux. Billy prenait soin d'elle, discutait pas mal avec cette dernière et passait tout autant de temps à griffonner quelques carnets de dieu savait quoi. Pas que ça le dérangeait, pas une minute même, néanmoins les choses devinrent rapidement plus sport lorsqu'Hannah se prit d'affection pour diverses fugues. Le Québecois lui avait pourtant indiqué de garder le lit, de ne pas solliciter sa cheville meurtrie pour que les ligaments se consolident plus rapidement, mais cette foutue bourrique n'en faisait qu'à sa tête et, depuis peu, il n'avait pas été rare de devoir la débusquer, à droite à gauche, pour la ramener comme une gosse incapable de faire preuve de rationalité. Exactement le genre de gamin qui, en classe à l'époque, passait le plus clair de son temps au coin ou à griffonner des pages de lignes pour mauvais comportement.

Ce jour là, il terminait la vidange du Land auprès de son père quand le Canadien pointa le bout de son nez. A peine l'eut-il remarqué que Saddler roula des yeux à l'idée qui lui traversait le crâne. Nul besoin d'être un fin limier, ou d'être en possession d'une loupe, pour piger que la convalescente s'était une fois de plus faite la malle. Les mains noircies par le cambouis, le trentenaire termina de reboucher le bidon d'huile puis agrippa le vieux linge à disposition tandis que son paternel discutait déjà avec son acolyte membre du club du troisième âge.

- Je comprends l'affection que Frances peut avoir pour elle, cette fille est têtue, énergique... Néanmoins si elle continue de n'en faire qu'à sa tête, les choses seront bien plus compliquées pour elle. L'oreille à l'affût, Ethan soupira avant de refermer le capot. Si elle joue les filles de l'air, qu'elle fasse, c'est son problème pas l'tien. Rétorqua Adrian. Du pur Saddler Senior dans toute sa splendeur, dur comme de la roche mais le cœur aussi mou qu'un marshmallow resté trop longtemps au soleil. Y avait qu'à voir à quel point ce dernier gagatisait auprès du fils de la Coréenne. Saddy et moi on vient d'finir, il peut t'aider, faut encore que j'aille vérifier la toiture d'la salle commune, et les parties de cache cache c'est vraiment pas mon truc.

A nouveau le wedding-planer soupir et roula des yeux. Comme si c'était le sien de truc, il avait bien mieux à faire que de ramener à l'infirmerie, par le coin de l'oreille, une autre chieuse de service. Sérieusement, y avait marqué éducateur spécialisé, ou encore animateur, sur son front ? Le regard qu'il servit à son père en disait long, néanmoins, en voyant Billy se passer la main contre les traits, visiblement inquiet pour sa patiente, l'ex organisateur lâcha prise en leur indiquant chercher pour eux. Hannah n'était pas loin, certainement dans la serre, comme la dernière fois où elle avait quitté le lit pour une petite promenade de santé, mais ce que ne pigeait pas le trentenaire, c'était que cette bourrique ne quémandait pas d'aide. Il n'allait pas la bouffer, pouvait même comprendre qu'elle soit saoulée de devoir attendre que les heures passent sans bouger. Sur le chemin, il croisa Luisa. Voilà une âme charitable, bien plus docile que lui, sans doute bien plus douce aussi, capable de faire entendre raison à une emmerdeuse de première. Pas étonnant que Frances l'ait ramenée ici, qui se ressemblait s'assemblait, non ? Y a qu'à voir le couple que vous formez, deux casses noisettes en puissance.

- Luisa ? Il attendit de l'avoir en visu pour reprendre. Tu viens chercher la fugueuse ? Sans surprise elle a quitté le lit pour s'faire une marelle dans l'coin.

Elle n'avait pas dû aller bien loin à cloche pieds, lui misait pour la serre. Que la Mexicaine suive ou pas, Ethan s'en contrefichait, néanmoins approcher Hannah en sa compagnie serait bien plus simple. Après quelques pas, il poussa doucement la porte vitrée et logea l'index sur sa propre bouche pour intimer à Flores de rester discrète et lui indiqua, d'un simple, mouvement de menton, de faire le tour d'un côté tandis que lui prenait l'autre. Elle n'était pas loin, plus qu'à la débusquer donc, histoire que Billy puisse à nouveau vérifier l'état de sa cheville et, qui savait, sans doute lui changer la bande dont il l'avait affublée.

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Luisa Soriano-Flores
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MessageSujet: Re: La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux   La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux EmptyJeu 28 Fév 2019 - 21:35

Ça faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu de remue-ménage ici. Et pour cause, il y avait une nouvelle venue depuis peu. Luisa avait pu apercevoir les filles rentrer avec elle la soutenant pour la confier entre les mains de Billy. Le médecin avait décelé une entorse et donc, pour la demoiselle, un temps de repos oblige à ne pas sous-estimer. Luisa appris alors ce même jour qu’elle s’appelait Hannah. Ce qui lui procurait à ce nom une petite décharge et un cœur qui battait la chamade. Le premier soir de sa présence au complexe, la mexicaine avait une grande pensée pour la sœur de Nigel. En sa présence, elle essayait de se taire pour ne pas faire de maladresse. Mais après quelques jours, ce nom lui devenait à nouveau familier.

La trentenaire en profitait pour lui cuisiner ce qu’il fallait afin qu’elle puisse se remettre sur pieds tranquillement. Elle n’était pas farouche et ne semblait pas dangereuse. Elle était un poil secrète, tout comme la brune qui savait pertinemment ce que cela pouvait cacher. Elles discutaient quelques fois, lui amenant de tant à autres un livre ou autre chose pour l’occuper. Elle restait avec Billy, sachant être délicate dans ces moments de travail avec lui. Le sujet de discussion était souvent Hannah et … ses multiples disparitions.

Au début, cela fit rire la jeune femme. Aimant s’occuper de la serre et Alainna l’aidant, pour la première fois ils étaient venus les chercher pour trouver Hannah. Cela ne présageait rien de bon pour une première. Il s’est avérait que Hannah aimait s’échapper car elle ne pouvait pas tenir en place une seule minute. Sa blessure était contraignante mais Luisa lui rappelait que le repos était pour son bien. Bien souvent, elle n'était pas cachée bien loin. Une fois, elle cru percevoir une ombre derrière elle pénétrer dans la serre. Un fin sourire aux lèvres, elle lui donnait le temps de prendre place sous une table avant de lui faire la leçon, encore une fois.

Sauf que ça devenait vite une routine. Une routine mal appréciée. Certains râlaient. C’était comme s’il fallait surveiller un enfant. Même le petit de Frankie n’était pas aussi chiant ! Aujourd’hui, Luisa était avec Alainna pour faire quelques comptes et bilan du matériel. Il fallait tout vérifier pour qu’il n’y ait aucun manque. La serre devenait un important apport alimentaire et même ça, il fallait le quantifier selon les saisons. Il fallait que tout soit suffisant. Après quelques heures à parler administratif, mais pas seulement (Luisa adorait parler de son cher et tendre), elles se quittèrent et cette dernière prit la direction de son camping-car.

A l’appel de son nom, elle se retourna et trouva un Ethan un peu sur les nerfs Oui ? alors qu’elle croisa son regard, elle comprit de suite. Ethan perdait patience Encore … Exaspérée, elle poursuit Direction la serre. Comme d’habitude forcément ils allaient la trouver là-bas.

Luisa comprenait l’irritation d’Ethan pour cette jeune femme. Il n’avait rien demandé et bien souvent ça tombait sur lui … ou elle. Proche du lieu de la planque, il fit quelques signes compréhensifs en direction de la trentenaire et cette dernière prit vers la droite.

A mesure qu’ils avançaient, Luisa essayait de détecter des bruits autre que les pas d’Ethan non loin. En bonne observatrice, elle regarda sous les tables et entre les rangées de légumes et de fruits. Lorsqu’elle tourna légèrement dans un coin, elle se redressa, trouvant la au sol la fugueuse en question. Rictus en coin, Luisa cria Je l’ai trouvé. Presque elle aurait pu donner un gage à Ethan et en faire une sorte de jeu, ce serait plus marrant à l’avenir. Mais à cette minute-ci, mieux valait le laisser tranquille. La jeune femme reporta son attention sur Hannah Tu sais que tu vas finir par rester ici plus longtemps si tu continues à t’enfuir sans prendre soin de ta jambe ?

Elle souhaitait une réaction, une excuse supplémentaire de sa part. C’était la reine pour ça mais elles passaient souvent à la trappe. Néanmoins, Luisa était une nouvelle fois prête à l’aider pour se relever. Billy va commençait à sérieusement se fâcher. Si elle ne prenait pas au sérieux son état de santé, elle ne pourrait jamais guérir en quelques jours. Manquerait plus qu’ils l’attachent au lit pour qu’elle évite se genre d’enfantillage. Parce-que si son envie de s’offrir une virée prenait la nuit alors que la majorité du groupe dormait cela pouvait vite devenir dangereux pour elle.



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MessageSujet: Re: La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux   La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux EmptyJeu 28 Fév 2019 - 22:55


   La patience est un arbre dont la racine est
           amère, mais dont les fruits sont très doux









      Je l’ai trouvé.

       Alors qu’Hannah affichait un doux sourire, montrant qu’elle était détendue et concentrée dans son  activité, le crie de Luisa la fit tellement sursauter qu’elle failli faire tomber le pot dans ses mains, le rattrapant de justesse du bout des doigts. Les bras tendus devant elle, semblant figée dans son stresse et n’osant pas bouger de peur de faire tomber l’objet, elle tourna la tête vers la mexicaine, le regard sérieux, haussant un sourcil. Sérieusement ? A croire que, derrière leur agacement de toujours devoir la chercher, ça les amusaient. Ils prenaient presque ça pour un jeu, une sorte de compétition de « qui va trouver la fugueuse en premier ? ». Elle vit alors Ethan s’approcher avec sa tête voulant clairement dire « elle m’emmerde vraiment celle-là à pas rester tranquille ». Et c’est repartit, elle va encore se faire réprimander comme une gosse. Elle ne chercha même pas à fuir, faisant attention à sa cheville bien que tout le monde semblait penser le contraire. Croyez le ou non, mais Hannah prenait au sérieux la guérison de sa cheville, bien pour ça qu’elle était au sol et pas debout à bosser. Elle reposa finalement le pot sur ses cuisses, le tenant délicatement entre ses fines mains. Elle repoussa lentement son dos contre le mur derrière elle, les regardant d’un air un peu fatigué. S’ils croyaient que ça l’amusait de toujours devoir se planquer comme ça et de se faire réprimander.

       Mais ce qu’ils oubliaient aussi, c’est qu’Hannah n’avait rien demandé. Elle n’avait pas demandé à se tordre méchamment la cheville, à être ramenée ici, légèrement forcée par Frankie et Alainna qui ne lui avaient pas trop laissées le choix si on y réfléchissait bien, et alitée de force. Elle s’était blessée en évitant à Frankie une morsure mortelle, et tout se qu’elle récoltait, c’était d’être traitée comme une gosse. Pour une entorse de surcroît. Pas une balle dans le bide, une jambe cassée, une grave maladie. Non, juste une entorse ! Ça lui apprendra à sauver des gens. Au final, tout ce qu’elle voulait, c’est qu’on la laisse tranquille. Le marché était terminée. Ils avaient leurs plantes et Hannah, chaque jours, apportaient des informations à Billy et s’occupait un peu des plantes avant qu’on ne la chope. Elle ne se sentait pas seulement enfermée, prise au piège, ce n’était pas uniquement pour cette raison qu’elle agissait ainsi. Elle se sentait chaque jour un peu plus redevable de ce qu’ils faisaient pour elle. Elle sentait un étau la comprimer de plus en plus pour l’empêcher de partir lorsqu’elle le pourra. Elle aurait une dette, non, elle avait une dette et c’était une des raisons qui la poussait à fuguer comme ça. Elle se sentait utile ici, moins redevable car elle participait à l ‘évolution de la vie du camp malgré son handicape. Elle ne voulait pas être un poids mort, elle voulait mériter la nourriture qu’elle consommait, « payer » son loyer. Elle ne voulait pas perdre sa liberté. Ce n’était pas un jeu pour elle. Elle ne demandait pas à jouer à cache cache aux grandes personnes qui se forçaient de jouer avec pour lui faire plaisir. Elle ne demandait pas à ce qu’on vienne la chercher. Elle voulait juste qu’on la laisse s’occuper des plantes. Elle ne faisait rien de mal, elle prenait même soin de sa jambe, restant finalement tranquillement assise le pied surélevé comme demandé. Hannah ne put s’empêcher de soupirer en fermant les yeux, ressentant un pincement au cœur. Malgré les sentiments violents qu’elle ressentait, la voix d’Hannah resta calme, sans agressivité, voulant juste comprendre.

       «  Sérieusement, qu’est-ce que ça change que je sois assise ici ou dans un lit sous la surveillance du doc ? C’est qu’une entorse, je suis pas dans un état critique proche de la mort. Je fais attention, j’utilise pas ma cheville, je fais ce qu’il faut, j’veux juste qu’on me laisse prendre soin des plantes, en quoi c’est contre ma guérison ? Au contraire, je me sens tellement mieux, tellement plus utile ici qu’enfermée dans la salle du doc’. Je... »

       Hannah s’arrêta, ne voyant même pas l’intérêt de les convaincre de la laisser là. Elle n’était pas douée pour se faire comprendre et c’était frustrant. Ils allaient juste la ramener à Billy, comme d’habitude, en la prenant pour une sale gosse capricieuse. Elle aimait beaucoup le doc, ce qui l’inquiétait d’ailleurs car elle s’y attachait. Il lui rappelait trop Aaron, ça en devenait dangereux pour elle. Elle s’attachait et ça Hannah le refusait. Plus d’attachements, plus de douleurs. Bien que c’était peut-être déjà trop tard, elle se sentirait mal s’il leur arrivait quelque chose un jour.

        Hannah, qui était si détendue il y a à peine une minute, se sentit soudainement déprimée. La nature lui manquait. Les membres du Recovery Grove semblaient avoir oubliés qu’ il y a encore quelques jours, elle passait sa vie dehors en pleine nature. Seule. Rester enfermée à ne rien faire d’autre que parler avec Billy, griffonner dans le carnet et lire des bouquins, s’était une torture. Là, elle allait finir par se faire mal à la forcer comme ça à aller contre sa nature. S’occuper des serres ne lui demandait aucun effort. Au contraire, s’ils arrivaient à le comprendre, au lieu de la forcer à « fuguer » et donc à se déplacer d’elle-même, ils pourraient juste l’installer là la journée et elle emmerderait personne. Sérieusement, c’était quoi le vrai problème ?  Hannah fronça des sourcils et les regarda un par un.

     «  C’est me laisser sans surveillance qui vous dérange ? »

       Elle se sentit blessée à cette idée, qu’elle serait encore une menace à leur yeux. Mais elle pouvait le comprendre au fond d’elle. Hannah soupira encore une fois, secouant la tête en fronçant des sourcils. Si elle ne tenait pas autant à ce qu’elle avait entre les mains, elle l’aurait balancé de frustration. Hannah qui était si douce et si patiente en temps normal, se sentait agitée ces derniers jours. Entre sa blessure qui la rendait inutile, le doc qui la forçait à rester au lit enfermée entre quatre murs à ne rien faire et les autres qui la traitaient comme une gosse…. Finalement, elle était enfermée. On lui privait de sa liberté, comme elle l’avait craint. Qu’est-ce qui lui disait qu’ils la laisseraient ressortir une fois guérit, finalement ? Elle déraillait, elle s’en rendait bien compte. Sa situation la rendait folle, elle était consciente d’être invivable alors qu’eux faisaient tout pour l’aider. Hannah passa ses paumes sur ses yeux, les frottant pour s’éclaircir l’esprit et se reprendre. Hannah était une solitaire de nature, lui enlever ses petits moments de solitude et de plus, la garder dans un endroit clos la rendait nerveuse. Elle les regarda de nouveau.

      « Pardon. Oubliez ce que je viens de dire, c’était stupide. Je suis désolé, je suis consciente d’être une vraie emmerdeuse. »


       On entendait dans sa voix qu’elle regrettait réellement. Ses mots, ses doutes, son comportement. Elle était vraiment nulle sur ce coup là. Mais c’était plus fort qu’elle. Hannah fini par poser son composant à côté d’elle au sol. Son visage était inexpressif. Cette situation la gonflait bien plus qu’elle les gonflait eux, qu’on ne se trompe pas. Elle ne leur en voulait même pas d’être comme ça envers elle. Elle se fatiguait elle-même.

       «  Allez, allons-y. Autant faire sa vite comme ça vous pourrez reprendre vos occupations. Je vais essayer de ne pas recommencer, mais je promet rien. »

       Elle ne cherchait pas à les faire culpabiliser ou à obtenir ce qu’elle voulait en faisant le coup de la déprime, elle ressentait vraiment les choses ainsi. C’était un peu capricieux de sa part, elle en était consciente, d’être aussi difficile. Mais sa liberté, les plantes, la nature, c’était juste sa raison d’être. C’est tout ce que ce monde cruel lui avait laissé après la mort d’Aaron et la perte du ranch. Elle leur tendit ses mains, attendant qu’ils l’aident à se relever comme à chaque fois, pour ensuite la ramener au doc comme à chaque fois, et ce dernier lui passerait un savon comme à chaque fois. Ce dernier détail la dérangeait moins car Billy lui rappelait Aaron dans ces cas là, la disputant car il se souciait juste d’elle. Hannah voudrait bien être sage, le rendre fière, ne pas lui causer autant de soucis, mais elle sentait sa santé mentale légèrement défaillir. Rien ne se passait comme prévu au final.


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MessageSujet: Re: La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux   La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux EmptySam 2 Mar 2019 - 10:53
La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux


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Luisa se prêtait à l'investigation, l'impression d'un duo à la Holmes et Watson le fit lever les yeux au ciel, après tout devoir débusquer quelqu'un qui n'avait visiblement pas envie de l'être, encore moins de rester en place pour guérir plus vite, ne l'enchantait pas plus que ça. Bientôt sur son front on pourrait estampiller un « Assigné aux recherches ». Frances serait bien capable de se foutre de lui là, à plisser les yeux dans la pénombre de la serre, comme s'il devait trouver quelque chose d'une importance capitale. Ce n'était qu'une fille. Têtue et butée... Effectivement, le genre de femme qui gravitait bien souvent autour de lui, exactement le genre de celles qui vivotaient dans le complexe et n'en faisaient qu'à leur tête. Un instant, il laissa son regard darder contre la silhouette chétive de la Mexicaine. Y avait bien qu'elle qui écoutait, ne mettait pas sa vie en péril, ou du moins si elle le faisait ce n'était que sa maladresse qui manquait de la tuer. Peu importait, déjà Luisa avançait entre les allées, de son côté, et lui arpentait l'opposée tout en jetant quelques regards suspects aux feuillages entre lesquelles Hannah aurait pu aisément se fondre.

Hannah, en songeant à ce prénom il sentait son cœur se pincer encore. La petite blonde était ensevelie là, au sein même de leur abris, comme si elle n'avait jamais quitté les lieux. L'unique différence avec ce qui avait été et était désormais, c'était qu'il ne l'entendait plus bavasser, le taquiner, l'asticoter... Pas étonnant que Nigel fut troublé par le prénom de la trentenaire à peine lui avait-on présentée. Enfin, ce n'était là encore qu'un concours de circonstances, rien de plus rien de moins, sauf quand on se rendait compte que malgré leurs différences, McMurray et la Hannah à la cheville meurtrie étaient bien aussi chieuse l'une que l'autre.

Je l'ai trouvée. Ah, déjà ça de pris, car hormis remuer des faits passés, auxquels personne ne pouvait rien changer, Saddler n'avait pas cherché plus que ça. Ravalant ses pensées, et cette mélancolie palpable, il prit donc la direction empruntée par Flores et soupira en y voyant, au sol, la brunette et son pot de fleur. Au moins cette dernière avait surélevé sa cheville et n'était pas debout à travailler la terre, cependant cette manie de s'esquiver en permanence lui courrait copieux sur le haricot. Déjà la jeune femme auprès de lui la sermonnait. Douce Luisa, si elle avait été institutrice, qu'elle avait mis en garde une poignée de sales gosses, à coup sûr ces derniers se seraient marrés plutôt qu'ils ne lui auraient obéis. Hannah répliqua, ça aussi il s'y attendait, néanmoins ce qu'elle leur servit l'invita à croiser les bras sur son torse et à inspirer. Elle n'était pas prisonnière à contrario de ce que laissaient entendre ses mots, elle avait droit d'aller venir, cependant elle n'y était pas autorisée seule bordel.

- Y a un peu d'ça. Répliqua-t-il, un soupçon de sarcasme sur les papilles, alors qu'elle venait de quémander si c'était le fait de la laisser sans surveillance qui posait problème.

Un peu de ça ouais, parce que bien qu'elle n'ait rien fait de répréhensible, qu'elle n'avait pas l’étoffe d'une cinglée du genre de ceux qu'ils avaient dû exterminé quelques mois plus tôt, ils ne la connaissaient pas plus que ça. Lui même, en compagnie d'Alainna, avait dû se plier au règlement des lieux lorsque Nigel l'avait invité à se joindre au groupe.

- Mais pas que... L'truc c'est qu'tu pourrais demander, on mange pas encore les gens, n'importe qui pourrait t'aider à venir ici sans que t'ais à jouer à la marelle pour t'déplacer. Elle aurait quoi à répondre à ça au juste ? Qu'elle n'avait pas confiance, qu'elle se méfiait d'eux ? Exactement ce qu'il pensait aussi à son sujet bien que son regard, même les traits de son visage, ne laissaient pas présager quelques problèmes psychotiques qui la pousseraient à les égorger tous durant leur sommeil. A ce qu'elle rétorqua, il ne put s'empêcher de rire en pinçant l'arrête de son nez. Pour emmerder le monde elle savait faire, néanmoins il y était habitué. Frances était une casse noisettes hors catégorie, Laina avait tendance à lui taper sur le système parfois, même la sœur de Nigel n'avait pas dérogé à la loi des chieuses de Recovery Grove. J'vais pas t'ramener de force, mais si tu laisses Billy t'installer un coin dans la serre, il nous cassera plus les prunes pour te r'trouver, davantage encore si tu lui dis où tu te trouves et si tu d'mandes à l'un de nous de t'y amener pour éviter d'te faire mal. Même s'il était dur, Ethan pouvait comprendre que rester aliter n'était pas le plus agréable. Billy l'avait aussi emmerdé à son retour de la ferme, juste après que Winnie l'ourson ait voulu lui faire un gros câlin. Y pensant encore, il frotta son bras où perdurait l'immonde cicatrice qui, parfois, se réveillait encore. Un peu comme si les crocs de cet ours y étaient toujours plantés. Hannah pouvait aisément la voir lézarder sa peau. Mais là, j'pense qu'le Doc voudrait vérifier ton bandage, et surtout faut que tu avales quelque chose. Luisa l'aiderait à la transporter, ou si mam'zelle faisait de la résistance rien ne l'empêcherait de la soulever comme un sac à patates, cependant elle avait l'air docile sous sa facette d'emmerdeuse qui, très certainement, avait plu à Frankie.

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Luisa Soriano-Flores
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MessageSujet: Re: La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux   La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux EmptyDim 3 Mar 2019 - 23:13

Alors qu’Ethan se rapprocha des filles, Luisa détailla Hannah. Elle avait l’air bien mais leurs petites recherches pour la trouver, agaça cruellement la plus jeune. Soit, ce n’était pas pour l’embêter qu’ils faisaient ça, c’était pour son bien à elle. Hannah était déçue mais pour Luisa ça lui était égal. Elle ne la prendrait pas en pitié. Elle réagissait comme une gamine alors que selon Billy elle approchait de la trentaine. Renfrognée, on aurait dit une adolescente qui tenait à sa liberté et serait prête à fuguer et revenir qu’après sa nuit passée avec son petit-ami. En y pensant, la mexicaine aurait pu en sourire.

Après ses explications, la trentenaire se tourna vers Ethan qui en avait plus que marre de cette situation. Son ton était dur, ses mots francs et son attitude nonchalante. Comme à chaque fois qu'il en avait marre. Ethan avait de nombreuses qualités mais pour sa patience, il devait repasser par la case départ. Dès qu’on le détournait de son chemin, c’était plus fort que lui, il râlait. Frances et lui avaient leur caractère bien à eux. Mais ça sautait aux yeux qu’ils étaient complémentaires ces deux-là. Elle les appréciaient beaucoup.

Hannah se justifia. Elle souhaitait peut-être qu’un des deux « adultes » aillent dans son sens. Luisa la comprenait mais pour autant, elle était du même avis que l’ex wedding-planer. Elle enchaina Il a raison. Demande, on t’y accompagne et si tu veux rester seule il y a pas de mal mais au moins on sait où tu te trouves. Et si jamais on peut agir vite si tu te fais mal. Pense aussi à ça. On est pas là pour t’enfermer on est là pour t’aider à aller mieux.

En regardant le pot entre ses mains, la fille avait l’air de s’y connaître et de vraiment s’entourer de plantes. Ils la retrouvait souvent dans cette serre, un lieu apaisant. Elle le sait car pour la mexicaine aussi cet endroit était son temple. Un lieu où la vie et l’évolution était maître. Elle se cachait ici lorsque les temps étaient dur et faisait tout pour rendre cet endroit plus agréable. Mais ce n’est pas les activités qui manquaient ici. Elle pouvait lui en proposer des tas.

Après la remarque encore désobligeante du brun, Luisa aida Hannah à se remettre sur pied Allez, prends tes béquilles on va aller voir Billy. Pour la suite, ils verraient. Elle fit en sorte que la jeune fille n’est pas de vertige et regarda Ethan voir s’il pouvait leur donner un coup de main. Tu vas manger un peu j’ai préparé quelque chose que tu vas aimer je pense. Elle était optimiste bien évidemment quand il s’agissait de cuisine. La seule chose pour laquelle elle ne remettait pas en doute ses compétences, était bien la cuisine !

Durant la marche, Luisa s’empressa de faire disparaître l’air un peu déçue de la patiente Pour la suite et les jours à venir tu sais, on peut te proposer des activités : Lecture, Cuisine, tu peux m’aider à la serre si tu t'y sens bien. Ethan fait beaucoup d’humour aussi, dit-elle ayant un regard pour l’intéressée, avec au passage un sourire forcé. Elle l’aimait bien ce n’était pas contre lui. Elle avait appris à le connaître et ne doutait pas de la gentillesse et de la générosité de cet homme.

Elle restait aux côtés de la blessée, faisant en sorte de la mettre à l'aise. Elle qui connaissait la vie dehors elle pouvait comprendre que dans un lieu comme ici, Hannah se sentait quelque peu enfermée. Elle voulait juste lui prouver que ce n'était pas de l'enfermement, que les personnes qui vivaient ici ne voulaient que son bien et qu'en respectant tout cela, plus la patience, elle guérirait vite. Au fond, la jeune fille n'était pas bête et avait déjà compris tout cela. Juste qu'elle voulait faire les choses à sa manière. Mais ce n'était pas toujours la meilleure méthode pour se sentir mieux et guérir plus vite.



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Hannah Hogan
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MessageSujet: Re: La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux   La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont très doux EmptyLun 4 Mar 2019 - 22:45


   La patience est un arbre dont la racine est
           amère, mais dont les fruits sont très doux









       
       A cet instant précis, Hannah, assise au sol, avait l’impression d’être en train de se faire gronder par ses deux parents, les bras croisés, visiblement mécontents. Du moins elle imaginait que l’on devait ressentir ça, vu qu’elle ne s’était jamais retrouvée dans une situation similaire de par son enfance sans père ni mère. Elle aurait bien rit de la situation si elle-même n’était pas agacée par la direction que prenait sa vie en ce moment. Notamment qu’il fallait se souvenir qu’Hannah n’était justement pas une enfant et que leur comportement envers elle était tout simplement déplacé.

       « Y a un peu d'ça »

       Bien sûr qu’elle comprenait qu’elle ne puisse pas être seule. Même blessée après avoir sauvé la vie de Frances, elle restait une inconnue potentiellement dangereuse. Elle disait pas qu’elle ne pouvait pas l’être si on la cherchait mais ça irait pas en sa faveur si elle l’avouait aux autres. Billy lui avait vaguement fait mention que leur dernière rencontre avec des inconnus s’était mal passé pour expliquer la froideur d’Ethan envers elle, comme s’il voulait excuser l’homme de son comportement pour qu’elle ne lui en veuille pas trop. Et pourtant, comme ceci s’ajoutait à d’autres contrariétés, et bien Hannah sentit tout de même à nouveau ce pincement au cœur et sembla s’enfoncer un peu plus sur elle-même, un peu plus agacée. Qu’elle poisse. Toutes ces histoires, cette surveillance, l’épuisait. Seule, on était tranquille, loin des contrariétés.

      « L'truc c'est qu'tu pourrais demander »

       Hannah le regarda avec des yeux ahuris, la bouche ouverte, les sourcils froncés, l’expression qui voulait passer un message du genre « t’es sérieux là ? » Oh oui, dis comme ça, ça semblait logique et elle se sentait un peu stupide, mais vraiment juste un peu parce que sérieux ? C’est maintenant, après quatre jours à lui râler dessus, qu’il lui disait ça ? Genre QUE maintenant ? Ah et oui, c’est vrai que l’idée semble crédible vu qu’à chaque fois, on l’a ramené de force au près de Billy en lui répétant qu’elle ne devait pas quitter son lit. C’est vrai que vu comme ça, on se dit tout de suite que de demander gentiment si elle pouvait aller planter des fleurs, on lui dirait oui.

       «  Et c’est maintenant que tu me dis ça ? Tu serais pas un peu masochiste toi ? »

       Bien qu’Hannah avait dit ça d’un ton calme, son petit pli au coin de la lèvre ainsi que la lueur de défi qui brillait dans le fond de ses yeux montrait bien que sur ce coup-là, elle était aussi stupide qu’eux dans l’affaire. Ils ont attendu quatre jours à la chercher partout pour lui dire ça. Quatre jours de sermons à lui donner l’impression d’être une gosse qu’on dispute. Et il voulait lui faire gober que demander gentiment suffirait ? Mais bien sûr, et le Père Noël existe aussi tant qu’on y est.

       Oui, elle avait sa part de tord sur ce coup là, bien qu’elle ne l’avouerait pas à Ethan qui en serait trop heureux et ça l’emmerderait trop de lui donner ça, mais Hannah avait passé des mois seule à ne parler à personne, ils le savaient tous, il ne pouvait pas lui reprocher ça comme si elle était la seule en faute. Fallait la traiter comme l’adulte qu’elle était au lieu de lui courir après pendant des jours sans essayer de comprendre pourquoi. Ou du moins ils ne le voulaient pas, ou semblaient simplement penser sincèrement bien faire en la traitant ainsi. Et puis, Hannah n’avait besoin de personne. Elle avait été élevé comme ça. Aaron avait tout fait pour qu’elle puisse s’occuper d’elle si le vieil homme ne le pouvait plus. Elle s’était débrouillée seule jusqu’ici, ne demandant rien à personne. Ses béquilles de fortunes lui suffisaient amplement pour se déplacer dans l’enceinte du camp, elle n’était pas invalide. Pas de sa faut si Billy paniquait à chaque fois au point d’envoyer Ethan la chercher. Pourquoi toujours lui d’ailleurs ? Et puis faudrait pas oublier que c’est en sauvant les fesses de sa petite copine qu’il en était à la chercher partout comme ça. Hannah était patiente, non vraiment, mais fallait pas pousser le bouchon trop loin.


       Luisa appuya les paroles d’Ethan, mais plutôt en jouant la carte « si on sait où tu es, on peut garder un œil sur toi si ça va pas ». Touchant. Le pire, c’est qu’Hannah savait que de Luisa, c’était sincère. Elle, elle le pensait vraiment. Luisa passait pas mal de temps au cabinet à aider Billy. Elle en avait profité pour parler un peu avec Hannah, même si c’était plutôt un monologue avec la fugueuse peu bavarde. Elle essayait de garder ses distances pour qu’il n’y ai pas d’attachement, mais ça ne suffisait pas à refroidir les membres du camp. Et en contre partie, elle avait involontairement appris à connaître Luisa. C’est pourquoi Hannah, au lieu de laisser son agacement prendre le dessus, respira un grand coup en fermant les yeux, se forçant à se calmer. Hannah détailla Luisa. Dans une sorte de tentative de rassurer la blessée que ça irait mieux avec le temps, elle lui avait raconté un soir qu’elle aussi était passée par là, qu’elle aussi avait vécu dehors avant de les rejoindre. Mais il était évident qu’elles ne se ressemblaient pas malgré ce point en commun qu’elles avaient. Elle était d’une telle gentillesse et Hannah ne doutait pas un seul instant de la sincérité de ses paroles. Et c’est pourquoi elle s’en sentit d’autant plus contrariée. Pourquoi ? Parce qu’elle culpabilisait un peu de causer du soucis à Billy et Luisa, et du coup elle s’énervait à nouveau envers elle-même. Et du coup ça se répercutait sur son humeur déjà pas tout rose bien qu’elle faisait tout pour ne pas être agressive envers eux. Hannah était humaine, elle avait ses humeurs elle aussi, mais différenciait bien qui ou quoi en était à l’origine. Elle en voulait à Luisa et Ethan de la traiter comme une enfant, mais pour son sentiment de culpabilité, ça c’était sa seule faute, enfin presque, mais disons qu’elle aussi aimerait bien avoir la patience de rester au lit. Ça ne l’amusait pas du tout de devoir de barrer en cachette. De plus, Luisa semblait avoir choisi de rester ici, pas Hannah, et c’était la toute la différence réelle qu’il y avait entre elles. Le marché convenait d’un petit arrangement, une petite cueillette et des conseils contre de la nourriture et la brune reprenait simplement sa route. Les circonstances l’avaient obligés à revenir ici et même à séjourner un temps indéfini. Luisa semblait la comprendre, peut-être était-ce le cas, mais Hannah n’était pas Luisa et ce qu’elle pensait être bien pour elle ne l’était peut-être pas pour la boiteuse justement. Ajoutait Ethan qui lui par contre ne cachait pas du tout que lui, s’était juste parce qu’il ne lui faisait pas confiance et qu’elle n’était pour lui clairement qu’une sale gosse... Hé ! Hannah avait sa fierté quand même, et lui avait le tic de taper dedans. Malgré tout ça, elle prenait sur elle, car elle savait bien que dans leur maladresse et leur étouffement, ils voulaient juste faire bien. Même Ethan, il avait pas si mauvais fond, du moins elle en avait l’impression, mais ça ne l’empêchait pas d’être terriblement irritant.

      « J'vais pas t'ramener de force, mais si tu laisses Billy t'installer un coin dans la serre, il nous cassera plus les prunes pour te r'trouver, davantage encore si tu lui dis où tu te trouves et si tu d'mandes à l'un de nous de t'y amener pour éviter d'te faire mal. »

       Se fut au tour d’Ethan de subir son regard fixe, comme-ci elle le sondait. Elle ne savait pas à quoi il jouait. C’était clair comme de l’eau de roche, il ne la supportait pas, il ne lui faisait pas confiance, et tout ce qu’il voulait, c’est qu’elle arrête de fuguer pour avoir la paix. Mais il avait cette manière de parler. C’était comme promettre un bonbon à un enfant juste pour avoir la paix. Comme-ci il se souciait qu’elle se fasse mal, d’autant plus qu’elle ne s’était jamais blessée dans ses nombreuses fugues. A croire qu’il essayait de faire son gentil pour l’amadouer, mais il en avait trop dire pour y arriver. Elle savait très bien ce qu’il voulait. Elle n’était qu’une emmerdeuse à ses yeux.

       Elle aurait très bien pût jouer sur les mots et lui lâcher un bon « bah du coup si tu me ramènes pas de force je peux rester », mais elle préféra néanmoins le silence.  De un car, quoi qu’il dise, c’était inutile de parler, au final c’est eux qui décidaient – à se demander pourquoi ils essayaient de l’amadouer comme ça d’ailleurs-, et puis de deux, si elle pouvait enfin avoir le droit de venir ici sans qu’on vienne l’engueuler, elle allait pas cracher dessus, même si c’était juste pour qu’elle emmerde plus son monde.  Elle irait beaucoup mieux et serait bien plus vivable pour tous. Ils s’en rendraient compte assez vite qu’Hannah était vraiment facile à vivre tant qu’on la laissait respirer.  Ce qu’ils, quoi qu’ils disent, refusaient de faire, qu’elle le demande gentiment ou non.

      « Mais là, j'pense qu'le Doc voudrait vérifier ton bandage, et surtout faut que tu avales quelque chose. »

       Et oui, comme elle l’avait pensé, au final elle avait pas spécialement le choix. Luisa tenta de l’amadouer à son tour avec un bon petit plat qu’elle aurait préparé. Sauf qu’Hannah n’avait pas faim. Dehors, elle avait appris à son corps à manger peu. Si eux pouvaient manger à leur fin, ça n’a pas été son cas pendant trop longtemps et son estomac avait beaucoup de mal à suivre ce nouveau rythme. Mais quand, sur ce coup là, elle communiquait sur ce sujet, on lui répondait qu’elle devait manger pour reprendre des forces. Ils sembleraient qu’ils aient pas bien compris que ça la rendait un peu malade cette quantité normal dans son estomac rétrécit. Elle regarda son bandage aussi propre et bien posé que depuis que Billy lui avait mit ce matin. Hannah se déplaçait en douceur, pas comme une bourrin, et prenait soin de sa cheville autant que de ses plantes, s’était pour dire, ne la bougeant pas pendant qu’elle bossait ici. Mais elle savait que quoi qu’elle dirait, ils la ramèneraient là-bas. Alors à nouveau, elle resta silencieuse. Et puis, Hannah savait l’amour de Luisa pour la cuisine et ne voulait pas la blesser en la stoppant dans son enthousiasme de vouloir l’occuper et lui remonter le moral pour qu’elle soit plus obéissante et sage. Allez, un dernier effort pour obtenir réconfort. S’il n’y avait que ça pour leur faire plaisir. Enfin, s’ils tenaient parole. Hannah avait tous les droits d’en douter vu les derniers jours. Mais qui ne tente rien n’a rien, alors autant tenter cette carte là et elle verra bien demain ce qu’il en sera vraiment – si elle tenait jusqu’à demain, la journée ne faisait que commencer-. Finalement, la seule dont Hannah ne doutait pas, c’était Luisa. Elle était la seule à ne pas passer du coq à l’âne dans ses gestes et paroles. Ethan lui, était juste prêt à lui dire ce qu’elle voulait entendre juste pour avoir la paix. Sentant sa tête tourner, pas à cause de sa cheville mais bien parce que les humains étaient trop compliqués, elle décida de se concentrer sur Luisa qui était son seul point de stabilité mentale dans cette serre.

       Hannah laissa Luisa la relever. Pas qu’elle avait besoin d’aide pour ça mais ça semblait adoucir la jeune femme qui semblait aimer se sentir utile. Elle devrait lui avouer que ça en devenait un peu étouffant pour la trentenaire en béquille qui sentait la présence de Luisa autour d’elle comme-ci elle allait s’écrouler à tout moment. A nouveau, elle avait trop peur de la blesser. Derrière ce masque de solitaire et insociable chieuse se trouvait en fait une femme maladroite en société qui avait toujours peur de dire ou faire quelque chose de mal car la vérité est qu’Hannah prenait soin des personnes qu’elle appréciait. Et même si elle était agacée par leur comportement, Hannah appréciait les membres de Recovery, ce qui était là un vrai problème pour elle. S’attacher, c’était souffrir.

       Hannah de base avait beaucoup de mal avec les humains. Elle n’aimait pas qu’on l’approche de trop. Mais depuis les mois de solitude qu’elle avait passé, elle ressentait vraiment un malaise quand on était trop près d’elle, et c’était le cas de Luisa. Elle serra la mâchoire, prenant sur elle, s’enfermant dans le silence pendant le trajet. Oui, elle sait, elle devrait plus communiquer. Sauf que ce qu’ignorait Ethan, c’est que sa maladresse pouvait aller jusqu’à ses paroles et Hannah avait trop peur de mal s’exprimer et que l’on prenne mal ses paroles comme dire à Luisa que la proximité la mettait mal à l’aise, elle le prendrait mal elle qui voulait juste bien faire. Elle voulait juste prendre soin d’elle, un peu comme une mère. Mais Hannah ne sait pas ce que c’est que d’avoir une mère. Le seul parent qu’elle ai connu, c’est Aaron, son bourru de grand-père dont le caractère têtu dont elle avait hérité n’avait laissé place à aucune douceur féminine. En un sens, c’était agréable d’avoir quelqu’un qui prenait soin de soi comme Luisa le faisait. Mais Hannah qui n’y était pas habituée se retrouvait un peu étouffée par le côté un peu trop protecteur de Luisa ET Billy ! Lui aussi était extrême niveau papy protecteur. Elle n’avait qu’une entorse mais c’était comme-ci elle s’était fait tirer dessus. Elle adorait Billy, mais elle avait aussi besoin de souffler. Si ce n’était que gamineries pour les autres, et bien tant pis, elle continuerait de se battre, même pour dix minutes de répits, car elle en avait réellement besoin. Mais apparemment, le combat allait peut-être enfin prendre fin et qui sait, découvrirons t-ils une autre Hannah plus sympathique et elle autre chose que leur côté pot de colle.

       Pendant le trajet, Hannah resta silencieuse comme à son habitude, gardant les yeux fixés au sol. Luisa sembla tenter de lui remonter le moral en lui proposant de la lecture (encore!) et faire de la cuisine. Elle lui proposa également de l’accompagner à la serre. Ils avaient enfin compris pourquoi Hannah fuguait sans cesse, mais en toute sincérité, la victoire avait un goût amère. Quatre jours de remontrances comme-ci elle était une enfant pour lui dire « suffisait de demander » alors que c’était faux, les choses n’étaient jamais si simples. Preuve qu’elle en a pris beaucoup dans la gueule en attendant.

       Hannah resta muette sur la partie cuisine, car elle savait que la jeune femme adorait ça et elle ne voulait pas la décevoir en lui avouant que c’était pas trop son truc. Elle trouverait bien une excuse pour y échapper le moment venu. Elle voulait juste être seule en fait, dans le calme, là maintenant. Elle avait besoin de faire le vide dans son esprit, de réfléchir, de calmer ses pensées pour mieux reprendre demain. Elle ressentait trop d’émotions dont elle n’était vraiment pas habituée. La douceur maternelle de Luisa, la gentillesse et la compréhension d’Alainna qui pourtant ne faisait que la regarder avec un sourire désolé lorsqu’elle se faisait réprimander comme une enfant, le regard bienveillant d’un vieil homme qui lui rappelait bien trop celui d’Aaron, la confiance que Frances lui avait accordé et son soudain silence après l’accident, les regards tristes sur elle quand on pensait qu’elle ne le voyait pas depuis qu’on avait entendu son prénom…. Trop de choses qui se mélangeaient dans sa tête en même temps. Ethan ne se rendait pas compte du poids de ces mots, appuyait par Luisa. Hannah ne savait pas communiquer, elle ne savait pas comment leur dire tout ce qu’elle ressentait. Elle avait vécu isolé avec Aaron, homme solitaire et bourru dont Hannah avait hérité du caractère. Un homme avec qui il fallait être fort, à qui vous ne pouviez parler de vos peines, un homme qui gardait tout pour soit et savait autant s’exprimer qu’elle sur les sentiments mais dont les gestes maladroits pour la réconforter comme une simple main posée sur l’épaule valaient tous les mots du monde. Elle avait toujours était seule face à ses démons. Tout garder en soi, personne pour vous apprendre à vous confier. C’était déjà ainsi avant l’apocalypse, et depuis, elle avait enchaîné la mort de son grand-père, le massacre de son groupe… seule. C’était comme hurler à en perdre sa voix sans personne pour vous entendre. C’était ce sentiment que l’on ressentait quand on ne savait pas communiquer. Et même ça, elle ne pouvait pas leur expliquer. Alors Hannah restait silencieuse et continuait de faire comme elle avait toujours fait.

       Attendez, Ethan de l’humour ? Hannah voulait bien voir ça. Finalement, Luisa aura le plaisir de voir qu’elle avait réussi à sortir Hannah de son mutisme pensif lorsqu’elle redressa son regard vers Ethan en haussant un sourcil, encore une fois. Ça devenait récurrent ce mouvement facial. Lui ? De l’humour ? Hannah eut une expression légèrement amusée du coin des lèvres, essayant de l’imaginer faire une blague. Mais lorsqu’ils arrivèrent devant la porte qui la mènerait à Billy, Hannah perdit la petite lueur de malice dans son regard pour quelque chose de plus éteint, son visage se durcissant. C’est ce qu’on appelait un dur retour à la réalité. Dans la serre, elle oublierait presque qu’elle était devenue aussi inutile et fragile qu’une brindille avec sa cheville. Elle s’empêcha de soupirer. Elle allait à nouveau être enfermée entre quatre mur à ne rien faire qu’attendre. Hannah resta figée devant l’entrée, semblant vouloir retarder le moment. Non, vraiment, ils pouvaient dire ou faire tout ce qu’ils voulaient, Hannah se sentait comme une bête enfermée dans,une cage. C’est comme ça, qu’ils le comprennent ou non. Hannah fixa Ethan, le jaugeant. Elle ne doutait pas de la sincérité de Luisa qui était prête à l’emmener dans la serre, en espérant qu’elle la laisse respirer un peu tout de même. Hannah savait très bien que Luisa passait beaucoup de temps là-bas, l’ayant vu à plusieurs reprises dans ses quêtes de trouver une cachette. Mais elle doutait d’Ethan qui semblait prêt à lui dire n’importe quel baratin pour qu’elle rentre plus vite et qu’elle lui foute la paix. Hannah accepta de jouer la comédie, juste pour s’amuser un peu. Elle lui sourit comme une gentille fille et prit une petite voix toute mignonne.

       «  Je pourrais aller à la serre demain ? »

       Bah quoi ? Elle demandait, c’est pas ce qu’il voulait ? Il avait pas précisé la manière de le faire. Hannah regarda ensuite Luisa avec un sourire plus discret mais plus sincère, haussant finalement des épaules. Bien qu’elle ne semblait en réalité attendre aucune réponse d’Ethan. On pouvait pas lui en vouloir, l’homme n’était pas des plus agréable avec elle, et elle sentait une pointe de satisfaction à l’idée qu’elle lui cassait bien les pieds en retour. Puis, elle fini enfin par entrer, la mine redevenant sombre, n’ayant pas trop le cœur à le garder fantaisiste. Évidemment, elle n’échappa pas au sermon de Billy qui refusa d’admettre qu’elle avait fait attention à son bandage et le changea tout de même, juste parce qu’il était de ceux qui s’inquiétaient trop et, en retour, en faisaient trop. Hannah ne put s’empêcher de regarder Luisa et Ethan pour appuyer le fait que ça se passait toujours de la même manière. Tant pis si elle énervait son monde, elle aussi en avait marre de cette situation, bien qu’elle faisait tout pour rester calme et patiente. De plus, elle parierait son autre cheville qu’ils étaient pas mieux quand ils se blessaient, du moins pour l’homme, elle le voyait mal rester patiemment allongé dans un lit sans rien faire sagement sans ronchonner. A d’autres. Et c’est bien ça qu’Hannah ne comprenait pas. Il devait bien la comprendre sur ce coup là. Ah non excusez moi, ils comprenaient tous pourquoi elle faisait ça, mais j’sais pas, ils aimaient bien la torturer. Elle tourna ensuite son visage vers ce dernier. Pourtant, elle ne le regarda pas dans les yeux, refusant de le faire, fixant un point invisible derrière son épaule.  

       «  Désolé de t’avoir fait perdre ton temps et merci de m’avoir ramené. Tu peux partir tranquille. »

       Il n’y avait aucune once de douceur et de joie dans sa voix, comme récitant une phrase qu’on lui avait fait apprendre par cœur d’un ton monotone. Après tout, Ethan ne lui avait jamais caché ce qu’il pensait, elle ne faisait que dire ce qu’il voulait entendre. Hannah ne promettait pas de ne pas refiler en douce. Ça, ça dépendait s’ils tenaient parole. Allongée à nouveau sur ce lit – bon sang elle en avait marre d’être allongée !- en position assise, la jambe blessée légèrement surélevée, elle avait croisé ses bras sur son ventre, les yeux clos, le visage fermé, essayant d’ignorer ce qu’il se passait autour d’elle. Ils faisaient tous quelque chose sauf elle. On pouvait voir cependant son pied non blessé qui pendait dans le vide à côté du lit bouger dans un rythme régulier, montrant qu’Hannah n’était nullement fatiguée et qu’elle prenait sur elle pour rester sage. Il n’était même pas midi, ou presque. Qu’elle perte de temps. Hannah avait bien assez dormi pour une année complète, ça la rendait folle de ne pas pouvoir dépenser toute cette énergie dans quelque chose d’utile, et c’était pas griffonner dans un carnet qui était d’ailleurs posé à côté d’elle qui allait l’épuiser. Tant pis si elle passait pour une rabat joie ingrate. Quand on la traitera en adulte, elle agira en adulte. Hannah était Hannah, peu causante et indépendante, elle changerait pas pour des personnes qu’elle connaissait à peine et qui la faisait se sentir mal en ce moment, soit en la grondant soit en la faisant culpabiliser. Et pis, c’est qu’une entorse quoi ! Si Frances avait eu l’idée qu’Hannah reste ici sur le temps – bien que la principale intéressée n’en savait rien de ce qu’avait la coréenne derrière la tête à son sujet – bah c’était pas bien partit. Plus le temps passait, et plus Hannah souhaitait courir à travers les bois, loin des murs, loin des grilles, loin des béquilles de fortune et des reproches et réprimandes réservés normalement à un enfant. Plus qu’à espérer que maintenant l’abcès percés, les choses iraient vers le mieux par la suite. Il fallait même prier pour, car Hannah n’était pas du genre à se laisser marcher dessus comme ça indéfiniment. Aaron girl n’était pas loin. Luisa ne sembla pas oublier de la faire manger lorsqu’elle sentit l’odeur de nourriture embaumer la pièce, la peau de son visage blanchissant légèrement tendit qu’elle serrait des dents, gardant obstinément les yeux clos de peur de faire face à la nourriture. Oh pitié, dites moi que c’est pour Billy et Luisa, elle n’avait pas encore digéré la pomme de ce matin. Elle donnait volontiers sa part à Ethan, tant pis si ça lui faisait plaisir.


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