The Walking Dead RPG

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- La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée -
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Hannah Hogan
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MessageSujet: La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée   La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée EmptyMar 12 Fév 2019 - 22:16


La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée









      Dans la première quinzaine du mois de Février.

       Voilà plusieurs semaines maintenant qu’Hannah avait quitté la petite ville de Mapple Valley pour l’immense ville de Seattle. Allez savoir quelle folie l’avait poussé à y aller. La curiosité d’y voir la situation peut-être. Folie car pour elle, c’était la mort cet endroit, et je n’entends pas là uniquement les rôdeurs et les cinglés de vivants. Pas de nature, ou très peu. Elle qui réussissait à se nourrir de racines et de plantes comestibles commençait à avoir beaucoup de mal à subvenir aux besoins nutritifs de son corps qui, avec le froid, était plus exigeant. Sa réserve de plantes commençait à faiblir et la soupe d’orties, elle commençait un peu à en avoir marre. Elle avait bien essayé de fouiller quelques bâtiments, mais les immeubles sont des pièges immenses avec très peu de sorties. C’est comme se mettre soit même dans une cage sombre sans savoir ce qu’il y a dedans et sans réel moyen d’en sortir. C’était clairement se jeter dans les bras de la mort. Et les petites maisons ont déjà été vidées. Hannah commençait à ne plus avoir de plans. Depuis quelques jours, elle pense à aller au No Man’s Land. Elle en avait entendu parler par d’autres vagabonds qui allaient de ville en ville comme elle. Oui, ça lui arrivait parfois, si ce n’était pas trop risqué après des jours d’observations, d’aller dans ces lieux précaires de rassemblement d’inconnus qui, comme elle, ne souhaitait pas pour X raison rejoindre un groupe et continuer leur chemin seul. C’était aussi un parfait endroit de troc où même des membres de groupes venaient fouiner. Mais Hannah préférait rester discrète et approche très peu de personnes. Elle écoute de loin, derrière un poteau ou une caisse, assise à se reposer, mais jamais elle ne parle aux personnes présentes, sauf aux commerçants qui, soit dit en passant, sont très durs en affaire.

       Voilà donc plusieurs jours qu’elle pense à aller à cet endroit, ce No Man’s Land, connu pour sa durée de vie. Les gens semblent attachés à ce coin et vouloir le perdurer, même si tout le monde n’est que de passage, quoi qu’il doit bien y avoir quelques habitués à son humble avis. Cet ancien entrepôt offrait espace et discrétion à la fois, et assez d’issues pour filer sans se gêner les uns des autres. Elle ignorait comment ils arrivaient à s’organiser là-bas – bien qu’en réalité il n’y ai aucune organisation-, mais il s’y passait peu de problèmes au final, tant que l’on surveillait ses affaires et que l’on restait sur ses gardes. Il semble y avoir une certaine surveillance pour que l’endroit perdure, vous savez, comme ces oiseaux qui chantent pour prévenir d’un danger. Dès que des rôdeurs passent, tout le monde est au courant. Bien que ça reste tout de même un endroit où c’est chacun pour sa peau malgré tout. Mais vu le peu de problèmes qu’il y avait, tout le monde semblent souhaiter que cet endroit reste tel qu’il est, fermant les accès pour éviter la visite de rôdeurs. C’est une zone neutre, sans règles, mais pourtant personne ne cherche à dominer l’autre. Comme si finalement une règle subtile régnait tout de même, amenant à ce que les conflits restent dehors, du moins la plupart du temps. Hannah était curieuse de découvrir cet endroit qu’elle observait depuis quelques jours et décida, aujourd’hui, d’aller voir si elle ne pourrait pas y troquer un peu de nourriture consistante en échange de quelques plantes médicinales.

       Devant l’une des portes d’entrée du No Man’s Land, Hannah prit une grande inspiration avant d’entrer, prenant soin de refermer derrière elle comme on le lui avait expliqué. Effectivement, un entrepôt tel qu’on peut l’imaginer, qui survit au temps à sa manière. C’était pas le grand luxe, mais ces grands espaces ouverts étaient très appréciés des vagabonds et des marchands. On pouvait voir quelques personnes étaler leur petit commerce sur des vieilles couvertures sales, certains plus habitués avaient ramenés des étagères ou de quoi suspendre leur marchandises. Des pièces de mécanique, des vêtements, de la nourriture, voir même des armes pour les plus sûr d’eux, mais au vu de leur tête, vaut mieux pas essayer de les rouler ceux là. Hannah fit discrètement le tour pour repérer les lieux, les sorties, et les  personnes présentes. Elle avait repéré un chasseur qui semblait vendre de la viande séchée, de la peau, et j’en passe, quasiment tout était réutilisable de nos jours, même les boyaux et les os.

       Hannah, dans un coin à l’écart, regarda ce qu’elle avait dans son sac à dos. De l’ortie, ça aucun doute elle en avait, on en trouvait partout pas moyen de troquer avec ça, aussi nutritif que ce soit. Elle avait un peu de Molène, efficace en cas de toux. Au vu des températures actuelles, ça pourrait intéresser. Tomber malade à leur époque, c’était presque mortel. Quelques racines de pissenlit, efficace contre les indigestions. On en fait très vite si on mange n’importe quoi n’importe comment. De quoi éliminer rapidement le problème, si vous voyez ce que je veux dire. Quelques fleurs de sureau séchées dans un petit sachet, pratique quand on a un rhume en infusion mais il lui en restait très peu. Elle continua ainsi mentalement l’inventaire de son sac. Hannah soupirerait presque devant le peu de ressources qu’elle possédait. Les temps sont durs en ce moment. C’est toujours comme ça en hiver. Mais qui ne tente rien n’a rien, alors tentons, et croisons discrètement nos doigts dans notre dos.

       Hannah referma son sac, une expression déterminée fichée sur son visage, avant de se redresser et de s’avancer d’un pas se voulant sûr vers un vieil homme qui, au vu de ce qu’il troquait, devait être un chasseur. Pas une très bonne pioche, l’homme ne semblait manquer de rien et à cet âge là, ils sont chiants et têtus – elle en savait quelque chose-. Mais peut-être souffrait-il de problèmes intestinaux à son âge, et que quelques plantes médicinales ne lui serait pas de refus ? Qui sait, autant jouer cette carte. Une fois devant l’étale de l’homme, ce dernier la regarda d’un air méfiant en coin, d’un air de dire « qu’est-ce qu’elle veut celle la ? ». Hannah ne se découragea pas et se racla la gorge.

      « Bonjour. J’aimerais troquer avec vous. »

       Bien que restant méfiant et sur le qui-vive, comme n’importe qui ici car on se fait très vite dépouiller si on avait le malheur de baisser sa garde, puisqu’il était question de faire affaire, l’homme semblait soudainement bien plus conciliant et presque… amicale.

       « Bien le bonjour ! Qu’est-ce qui vous ferez plaisir ? Mais surtout, qu’avez-vous à m’offrir en échange ? »
       
       « Eh bien, j’aimerais un peu de votre viande contre des médicaments ? »


       « Des médicaments ? Impossible ! Sont tous périmés, du moins les miens le sont. »


       Hannah tenta d’expliquer à l’homme qu’il s’agissait de plantes médicinales, que tout médicaments se composaient avant tout de végétaux, que c’était très efficace, patati patata, mais le vieux bougre ne voulait rien entendre et refusait de croire à ces « saloperies » selon ses dires.

       « Des mauvaises herbes, rien de plus ! »


       Hannah voyait peu à peu ses chances diminuer. Ce soir, se sera soupe d’orties les amis ! M’enfin, c’était mieux que rien. On ne pouvait pas gagner chaque batailles. Hannah rangea ses plantes, s’avouant vaincu devant le vieil âne, rangeant ses plantes dans son sac qu’elle referma soigneusement. Et oui, même dans ce monde où toute ressource est bonne à prendre, certains restaient accrochés à leurs vieilles idées. Pourtant, de nos jours, revenir aux sources et utiliser des plantes médicinales pour soigner les petits bobo, c’était presque aussi vitale que de savoir cultiver sa propre terre, se mettre à l’abris et de savoir chasser. Rares étaient les médicaments non périmés. Ça allait vite de tomber malade ou de choper une infection, heureusement la nature était bien faite et pouvait sauver des vies malgré les a priori. Hannah haussa mentalement des épaules. Elle décida que faire une petite pause dans le coin malgré son échec ne lui serait pas de refus. Faudrait pas qu’elle soit venu pour rien, alors autant se poser quelques minutes et profiter un peu des vivants. Aussi solitaire soit-elle, même elle appréciait voir un peu de chaire fraîche de temps en temps. Elle décida de se poser contre un mur de manière à avoir une vue sur l’entrepôt et, ainsi voir tout danger arriver, que la source du problème soit vivant ou mort.



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MessageSujet: Re: La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée   La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée EmptyMer 13 Fév 2019 - 8:12
« Je ferai attention, je suis pas toute seule, Aly vient avec moi. » Combien de fois l’avait-elle répété à Ethan et Billy ? Frankie perdit le compte à deux fois, parce que ça l’agaçait déjà assez de devoir expliquer encore une fois qu’elle n’était pas en sucre, et que les deux jeunes femmes dynamiques et débrouillardes qu’elles étaient pouvaient sortir seules. Pas de voiture aujourd’hui, donc pas d’Ethan, évidemment une part d’elle aurait préféré qu’il les accompagne, mais au moins ici elle le savait en sécurité, et il protègerait Aaron si quoique ce soit arrivait. Rien n’arriverait, elle tentait de s’en convaincre, mais évidemment depuis la naissance du bambin et au vu de leurs rencontres avec les fanatiques du groupe de Micah quelques mois plus tôt, la coréenne avait du mal à vraiment s’en convaincre. « T’en fais pas, je m’assure qu’elle revienne entière. » avait ajouté Alainna pour finir de convaincre le wedding-planner sur les lèvres duquel Frankie colla un dernier baiser avant de lever le camp.

Pourquoi une sortie entre filles ? Eh bien tout simplement parce que certaines courses étaient plus simples à réaliser entre filles. Il n’était pas venu le jour où elle embarquerait Ethan pour acheter des trucs de filles, d’ici à ce qu’il se foute d’elle. La grossesse avait eu cela d’utile, mais Frankie n’était pas prête à y repasser juste pour s’éviter les désagréments mensuels. Elles avaient pris la direction du sud, traversant les terrains de sport – devenus leurs terrains de chasse – et fouillé quelques enseignes sur le chemin mais il n’y avait rien, ou des miettes pas suffisantes pour tenir longtemps. Alors la direction du sud avait l’avantage de les mener également vers ce fameux No Man’s Land où la coréenne devrait revenir plus tard pour récupérer la machine à écrire commandée auprès de ce Jake bizarre et tatoué.

Trois bonnes heures de marche, quelques rôdeurs et finalement l’Industrial District se présentait devant elles. « C’est quand je me trouve par ici que je préfère largement notre camp … » « Ouais j’te comprends. » C’était glauque par ici, tous ces bâtiments déjà délabrés avant la fin du monde, c’était gris, terne, poussiéreux. Frankie n’aimait pas ce genre d’endroits, et pas seulement parce que cela ne correspondait pas à son standing, elle trouvait cela angoissant. Peut-être parce que déjà à l’époque ces zones industrielles portaient les marques de ce que serait leur futur. Quelques fruits et légumes frais, d’autres préparés en conserve par Luisa, les deux jeunes femmes passèrent la porte de l’entrepôt.

Ici c’était toujours autant le souk, littéralement. Des marchands, des acheteurs, de la négociation dans l’air et alors qu’elle laissait ses billes noires trainer sur les étals plus ou moins intéressants des vendeurs alentours, Frankie capta une discussion qui l’intéressa. Une jeune femme parlait de médicaments. Ses doigts se posèrent sur le bras d’Alainna pour qu’elle s’arrête à son niveau. « C’est pas ce qu’on recherche là de suite mais ça peut être intéressant. » La pauvre jeune femme qui vendait visiblement des médicaments était en mal face à un type plutôt du genre bourru, arriéré. Elle sembla finalement lâcher l’affaire après plusieurs explications infructueuses mais qui avaient capté l’attention des deux visiteuses.

Du regard, Frankie suivit la brune qui s’éloignait de la foule pour aller se poser plus loin. « On fait un tour rapide et on va aller s’renseigner auprès d’elle. » La blonde hocha la tête, et ainsi les deux prirent à peine le temps de scruter les autres étals. Finalement elles ne voulaient surtout pas avoir l’air dangereuses ou inquiétantes, parce qu’ici tout le monde avait un peu l’air sur ses gardes même si la coréenne ne savait pas vraiment pourquoi. Le monde était dangereux, en quoi cet endroit le serait plus en dehors du fait qu’il y avait du monde ? Vérifiant toujours la présence des vivres dans son sac, de même qu’Alainna, Frankie prit la direction qu’avait pris la jeune femme. « Salut. On t’a entendu parler de plantes médicinales et de médicaments tout à l’heure. Tu pourrais nous en dire plus ? On a évidemment de quoi échanger. » Elle n’était pas là pour l’entourlouper, autrefois elle l’aurait fait sans le moindre scrupule mais certaines personnes avaient réussi à la faire un peu changer.
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Hannah Hogan
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MessageSujet: Re: La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée   La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée EmptyJeu 14 Fév 2019 - 22:19


La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée









      Dans la première quinzaine du mois de Février.

        Hannah remarqua bien vite les deux femmes qui venaient vers elle. Pas moyen de les louper, elles avaient leur regard fiché sur sa personne. Qu’est-ce qu’elles lui voulaient ? La dépouiller, elle jeune femme isolée et seule ? Bah oui, faut le dire, même ici, elle restait une proie facile, surtout au No Man’s Land en fait. Mais bon, au vu du danger qu’ils côtoient tous au quotidien, on ne s’arrête plus pour si peu. D’une part, Hannah était méfiante et sur le qui-vive. Assise en tailleur, sa main gauche était posée discrètement sur le bord de sa botte où s’y cachait un couteau, juste au cas où, les muscles légèrement tendus pour agir vite au besoin. Mais d’un autre côté, elle était curieuse de savoir ce qu’on lui voulait. Après tout, c’était un endroit de troc et la solitaire ne voulait vraiment pas une énième soupe d’ortie au dîner. Non vraiment elle insiste. Peut-être que ces deux femmes l’avaient entendu marchander avec le vieux chasseur. Hannah ne se releva pas lorsqu’elles s’arrêtèrent devant elle, mais on pouvait lire facilement dans son regard toute la méfiance du monde. Pas d’gestes brusques ! Nous avons là devant nous un spécimen sauvage très craintif ! Pas un sourire, le regard acéré, elle attend. Mais cette attitude ne sembla pas décourager les deux inconnues.

« Salut. On t’a entendu parler de plantes médicinales et de médicaments tout à l’heure. Tu pourrais nous en dire plus ? On a évidemment de quoi échanger. »


      Bingo ! Finalement, tout le monde n’était pas aussi stupide que ce vieil âne bâté. Hannah savait bien que ses plantes valaient de l’or ! C’est pas parce qu’elle est une passionnée des plantes qu’elle les défend à ce point, mais vraiment, c’est efficace et ça peut sauver des vies ! Avant toute cette technologie, on pouvait mourir d’une indigestion ! Oui oui, pardon, je tourne beaucoup autour de ce mal-être, limite j’en fait une fixette, mais quand-même, ça arrive souvent, surtout si on oublie de faire bouillir l’eau de la rivière avant de la boire, c’est bourré de parasites ! Bref. Sur le coup, Hannah ne savait pas trop quoi penser. D’un coté, elle s’insultait de son manque de discrétion. Elle savait que ses connaissances d’horticultrice pouvait attirer fortement l’attention. De quoi, si on le souhaitait, gagner sa place dans un groupe, mais faut-il tomber sur le bon et ne pas finir captive d’un sale type. L’américaine en frissonna à l’idée qu’on lui arrache sa liberté. Mais d’un autre côté, ces deux femmes étaient peut-être de bonnes personnes qui souhaitaient juste marchander. Peut-être avaient-elles des proches, une famille, des enfants à protéger. Un enfant qui tombe malade, c’était pire que tout. Elle ne supportait pas voir un enfant souffrir. Après une longue réflexion doublée d’hésitation – va falloir être patiente mesdames et surtout convaincante - la bonté d’Hannah prit le dessus. Toujours méfiante, elle attrapa lentement son sac pour le mettre devant elle. Elle les jaugea encore une fois du regard avant de se décider à ouvrir son sac et à fouiller dedans.  Elle fini même par faire un geste de la main devant elle de manière distraite, concentrée à voir ce qu’elle pourrait bien proposer, invitant à sa manière ces dames à s’asseoir si elle le souhaitaient. Elle ne mordait pas, et ça l’arrangerait. Elle se sentait en situation d’infériorité devant cette différence de hauteur. Elle se racla la gorge, un peu mal à l’aise d’être ainsi observée. Elle se redressa, sa main dans son sac sans pour autant en dévoiler le contenu.  

     «  Eh bien tout dépend de ce que vous recherchez en fait. Étant plutôt nomade, je possèdes principalement des mauvaises herbes. Attention, ce n’est pas péjoratif. Elles sont tellement mal aimées et tuées à la première occasion qu’elles ont développé une sacré résistance à beaucoup de choses. Ce sont des dures à cuir, des forces de la nature. Tout ça pour dire qu’elles sont plutôt efficaces, du moins si vous tombez malade, que vous avez de la fièvre, un rhume, une toux, mal au bide, et j’en passe. Par contre je peux pas faire de miracles, pour les trucs plus graves, avoir un médecin chirurgien reste, certes rare, mais votre meilleur chance en cas de blessures ou maladies très graves. Après, tout dépend ce que vous avez « chez vous » également. On peut soigner pas mal de choses avec les plantes, tout dépend de ce que l’on possède et si l’on sait comment les utiliser. »

       Hannah garda ses explications en suspens. Elle n’allait pas vendre la peau de l’ours aussi facilement – quoi comment ça l’expression c’est plutôt « on ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué » et que du coup, c’est un peu hors sujet ? Mais j’écris ce que je veux !-. Hum continuons. Mais c’est un fait que l’histoire, et surtout les remèdes des grands-mères du monde entier, ont prouvés que les plantes pouvaient tout de même faire quelques petits miracles, comme soigner de l’arthrose, du diabète, apaiser toutes sortes de douleurs physiques continuelles et j’en passe, fallait-il encore être patient et rigoureux pour en voir les effets sur le temps. Après tout, ils n’avaient plus rien à perdre que d’essayer et il faut savoir que plus de la moitié des médicaments sont fait de plantes, alors il y a de bonnes chances pour que se soit vrai.

       Avec l’hiver, elle n’avait plus grand-chose sur elle, du moins surtout à cause de son séjour à Seattle, ville triste et sans vie. Mais si elle leur expliquait quelques petites astuces en échange d’un peu de nourriture, ou du moins de quoi s’en procurer, Hannah n’allait pas cracher dessus. Alors oui, elle était très mauvaise vendeuse à livrer ses connaissances contre des vivres – fallait-il encore la convaincre de le faire-, mais Hannah était avant tout remplit de compassion et si elle pouvait aider des gens à vivre plus longtemps, et bien elle était partante. Les cartes sont dans vos mains mesdames, à vous de jouer !



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MessageSujet: Re: La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée   La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée EmptySam 16 Fév 2019 - 13:22
L’inconnue resta silencieuse, à les dévisager d’un air suspicieux. Frankie n’allait pas la blâmer, la méfiance c’était la clé de la survie depuis plus de trois ans. C’était déjà important dans l’ancien monde mais c’était devenu vital, faire trop vite confiance à trop de monde, c’était l’assurance de repartir les pieds devant, entre quatre planches. Mais finalement, elle leur fit signe de venir s’asseoir. Génial, s’asseoir par terre, cela faisait partie des trucs que Frankie aimait le plus après le camping et la cuisine mexicaine. La coréenne le fit néanmoins, suivie par Alainna, toutes deux firent face à l’inconnue sans avoir l’air menaçantes, elles ne cherchaient absolument pas à l’être parce que cette personne détenait un élément de choix dans sa boite à outils. Les médicaments vieillissaient, périmaient, bientôt les derniers produits n’auraient plus la moindre utilité voire même pourraient devenir dangereux et jusqu’à ce que quelqu’un fasse repartir tous les laboratoires du continent, ils seraient tous forcés de se tourner vers les plantes.

Curieuse et intéressée, la brune écouta les paroles de l’inconnue. Elle semblait vraiment s’y connaître en plante, parce que pour la diva, toutes les herbes, les plantes, les fleurs se valaient. Elles étaient jolies ou non, certaines étaient toxiques, mais en aucun cas elle n’aurait su les utiliser pour se soigner. « Les miracles n’existent plus, et on a ce qu’il faut niveau médecin. » Plus ou moins, Billy n’était qu’un infirmier, mais il y avait aussi les Barnett, Emerson notamment. Avec tout ce petit monde, ils étaient largement capables de s’en sortir en cas de gros pépin comme une rencontre avec un ours. Un mince sourire étira ses traits lorsqu’elle pensa à Ethan, même si sur le moment elle avait surtout pensé que le wedding planner était un abruti de première qui allait sans doute y passer.

Frankie échangea un regard avec Alainna quant à ce qu’elles avaient chez elles. A dire vrai, le complexe qui abritait leur camp comptait bon nombre de fleurs, sauvages ou non, en serre ou non. C’était l’avantage de vivre dans un ancien jardin botanique. « Disons qu’on a sans doute beaucoup de choses, beaucoup de plantes et de fleurs différentes. En grande quantité. » commença-t-elle. Elle ne voulait pas trop en dire car ce serait révélé une part de leur localisation, chose qu’elle souhaitait éviter tant qu’elle n’était pas certaine de pouvoir faire confiance. Jusqu’ici, seuls ceux qui avaient croisé leurs routes pour plusieurs mois connaissaient l’existence de ce camp.

« Nous avons beaucoup de plans de diverses fleurs. J’avais une amie qui était étudiante en botanique et elle m’a appris un truc ou deux. » Frankie laissa la blonde expliquer quelles plantes avaient été plantées et entretenues chez elles. Alainna s’y connaissait bien plus qu’elle, elle la laissait d’ailleurs gérer cette partie-là du camp et lui faisait entièrement confiance. C’était semble-t-il une certaine Megan de son ancien groupe qui lui avait appris tout ce qu’elle savait sur les plantes. Et ils avaient principalement de quoi soigner les anxiétés modérées, quelques maux de ventre et de petits bobos du quotidien, mais cette fille en face d’elles en savait bien plus qu’Alainna. « Comme tu le vois, on a ce qu’il faut, à part peut-être tes connaissances. » Et ces connaissances lui apparaissaient comme importantes, pour eux, pour tout le groupe, peut-être assez pour qu’elle lui fasse une proposition selon l’issue de cette discussion. « Et on a aussi des plantations de fruits et de légumes, de quoi manger contre des conseils et quelques plantes, ça te parait honnête ? » Un refuge ce serait la prochaine étape de cette négociation, parce que l’inconnue si elle trainait par ici n’avait peut-être pas de toit et de murs pour la protéger. « Au fait moi c’est Frankie et elle c’est Alainna. »
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MessageSujet: Re: La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée   La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée EmptySam 16 Fév 2019 - 15:59


La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée









      Dans la première quinzaine du mois de Février.

        « Les miracles n’existent plus, et on a ce qu’il faut niveau médecin. »

       Hannah regarda la femme qui venait de parler, ne laissant rien apparaître de ses pensées sur son visage ou dans son comportement à cette information. Peut-être parce qu’elle n’en pensait pas grand-chose à part que c’était une bonne chose pour eux. Aucunement qu’elle pourrait en profiter en tout cas, Hannah aimait bien vivre en solo. Ce n’est pas la présence d’un médecin qui pourrait en tout cas la convaincre de changer de vie et d’essayer de grappiller une place dans un groupe. Trop de douleurs, trop de peines de vivre en groupe. Un voile passa dans ses yeux au souvenir de son ancien groupe mais elle se reprit très rapidement, contrôlant ses émotions aujourd’hui. Dans leur monde, perdre le contrôle pouvait amener la mort à frapper.

       « C’est bien. Je veux dire, que vous soyez conscients qu’on ne peut pas faire de miracle, et aussi que vous ayez un médecin. Si vous appartenez à un groupe – ce dont elle commençait à se douter-, ça doit être rassurant d’en avoir un, surtout quand on a des proches à protéger. »

       Hannah fit un léger sourire timide remplit de gentillesse. Aucune mauvaises intentions ne se reflétait chez elle, elle semblait réellement le penser. Ce n’est pas pour rien qu’Hannah étudiait le côté médicinale et alimentaire des plantes avant tout ça, et même aujourd’hui, elle avait gardé son côté bienveillant. Mais elle n’était pas naïve, elle n’était pas ainsi avec tout le monde. Cependant, pour le moment, les deux femmes ne lui avaient donnés aucune raison d’être agressive envers elles. Pis de la nourriture était en jeu ! A partir de ce moment, on pouvait bien faire un effort de sociabilité.

      « Disons qu’on a sans doute beaucoup de choses, beaucoup de plantes et de fleurs différentes. En grande quantité. »

       Cette femme là ne semblait pas beaucoup s’y connaître en plantes, ce qui était normal en un sens, la majorité des vivants ne voyaient dans une fleur qu’une fleur, rien de plus. Mais la seconde semblait plus renseignée sur le sujet.

       « Nous avons beaucoup de plans de diverses fleurs. J’avais une amie qui était étudiante en botanique et elle m’a appris un truc ou deux. »

       Hannah écouta calmement mais avec beaucoup d’intérêt l’autre femme qui lui expliqua ce qu’ils avaient principalement comme culture. Mais étrangement, elle ne fit aucun commentaire. Elle écouta simplement, son visage détendu.

       « Comme tu le vois, on a ce qu’il faut, à part peut-être tes connaissances. »

       « Oh, votre amie en sait déjà pas mal sur les plantes je dois dire. »

       Hannah regarda Alainna dont elle ignorait toujours le nom en souriant. Dès que l’on parle de plantes avec elle, tout de suite l’attitude de l’horticultrice changeait.

       « Et on a aussi des plantations de fruits et de légumes, de quoi manger contre des conseils et quelques plantes, ça te parait honnête ? »

        Hannah réfléchit puis soupira, légèrement dépitée.

       «  C’est génial d’avoir autant de diversités, même en fruits et en légumes. Plantes, fruits, légumes, ils ont tous leur bienfaits. Mais je peux pas accepter votre marché, du moins pas entièrement. »

       Hannah ne leur laissa pas le temps de rétorquer avant de s’expliquer.

      «  Vous semblez réellement ne manquer de rien. J’suis trop honnête, j’en suis consciente, je suis sûr que vous possédez déjà tout ce que j’ai dans mon sac dans votre petit coin de paradis végétal. »


      Hannah afficha un sourire. De ce que l’autre femme lui avait raconté, ils avaient de quoi s’épanouir de ce côté là.  Mais il était vrai que ce qu’Hannah possédait, c’était des choses que l’on trouvait dans la nature environnante, rien qui ne venait d’une culture spécifique.

       « Tout ce que je peux faire pour vous, c’est vous donner des conseils sur ce que vous ne savez pas. Dites moi ce dont vous avez besoin, que se soit au niveau des cultures ou de l’utilisation des plantes. Je suis tout ouïe, si ça peut vous aider et me permettre de manger autre chose que de la soupe d’ortie pour me changer un peu. »

       Bah ouai, Hannah est Hannah. La vérité, c’est qu’elle ne manquait pas vraiment de quoi que ce soit, elle en a juste marre de manger toujours la même chose. Que ce soit mentalement ou physiquement. C’était lassant. Mais elle refusait d’arnaquer. Certaines personnes ne s’y connaissent pas du tout en plantes alors leur en vendre n’était pas dérangeant. Ça a toujours été comme ça. C’est ça le troc. Tout le monde pourrait chasser s’ils le souhaitaient, pourtant on achetait de la viande à ce vieux chasseur. Dans son cas par exemple, si elle pouvait éviter de faire du mal à un animal… Elle le faisait seulement quand elle n’avait plus le choix. Oui, elle n’en avait pas encore les tripes et ça lui convenait comme ça. Tuer sans remords, c’était au dessus de ses forces et de sa conscience. Tant qu’elle en avait, elle restait humaine en un sens. C’était important quand on vivait seule car on peut vite céder à la folie et perdre toute raison. Mais pour en revenir au sujet principal, rien n’est sorcier, mais nous avons tous nos connaissances et nos facilités. Dans l’ancien monde, on n’allait bien au restaurant manger des pizzas ou des hamburgers, chose facile à faire chez soi pourtant.  Tout le monde sait cueillir des orties pourtant on préfère se fournir au près d’une personne dont c’est le métier. Mais là, ça la dérangeait. Ils semblaient avoir déjà tout ce qu’il faut et semblaient s’y connaître un minimum. Hannah ne veux pas s’attirer d’ennuis en les arnaquant si au final elles peuvent cueillir ça elle-même. Elles pourraient revenir la trouver et lui faire la peau. Par contre oui, elle voulait bien vendre ses conseils, ça pas de soucis.

       « Au fait moi c’est Frankie et elle c’est Alainna. »

       « Hannah. En espérant que cette rencontre soit signe de bonnes choses à venir. »



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MessageSujet: Re: La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée   La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée EmptyDim 17 Fév 2019 - 10:15
La jeune femme en face d’elles avait l’air sensée, calme. Craintive et méfiante mais juste ce qu’il fallait pour rester en vie dans ce monde, malgré tout Frankie se réservait encore le droit de la réflexion pour la juger plus définitivement. Elle laissa Alainna se charger de présenter l’état de leurs ressources parce qu’elle en savait bien plus qu’elle concernant la botanique, et c’était une aubaine vu leur lieu de vie. Billy et Adrian étaient des champions pour s’occuper des fruits et des légumes, pour chasser, pêcher, mais les plantes c’était le domaine de l’islandaise. Tout comme cela semblait être celui de l’inconnue aux plantes médicinales. La présentation des ressources faites, Frankie souffla ce qu’elle avait à l’idée concernant cette négociation.

Un marché que la brune sembla refuser. Bien, Frankie n’était pas du genre à aimer qu’on refuse une offre qui lui avait coûté autant, mais Alainna s’empressa de lui adresser ce regard qui voulait dire range la starlette dans un coin, c’est important, alors c’est ce qu’elle fit. L’inconnue ne tarda pas à s’expliquer, trop honnête, un trait qui pourrait lui coûter beaucoup mais qui ici suffisait finalement à s’accorder un peu plus de sympathie de la coréenne, du moins un peu plus de compréhension. Elle n’était pas du genre à vendre aux gens ce qu’ils avaient déjà, c’était tout à son honneur d’être justement une personne d’honneur, honnête.

Hannah, elle s’appelait donc Hannah. Les deux survivantes du Douglas Research Conservatory échangèrent un regard. Difficile de savoir si c’était de la tristesse qui traversait les yeux sombres de la coréenne ou alors cette étincelle amusée. A croire que c’était le destin, sauf qu’elle n’y croyait pas au destin, il n’y avait qu’une succession de choix, bons ou mauvais, et des conséquences. Ils avaient perdu Hannah McMurray, la petite sœur de Nigel, et le questionnement qui était né de cette disparition avait mené Frankie ici, pour rencontrer cette autre Hannah qui aurait visiblement de quoi les aider.

La brune ramena son sac à dos devant elle pour en sortir une conserve de compote de pommes préparée par Luisa, ainsi qu’un sachet de divers légumes de saisons, encore crus. « Ca suffirait à remplacer la soupe d’orties ? » Sans doute que oui, Frankie n’avait jamais goûté ou même pensé à goûter de la soupe d’orties, elle se contentait de manger ce qu’elle trouvait qui était encore comestible. La présence de Luisa leur permettait de transformer de simples fruits et légumes en plats tout à fait délicieux, retrouver un peu de l’ancien monde, de confort. « C’est … très honnête de ta part, d’avouer que tout ce que tu pourrais nous vendre, nous l’avons déjà. Aly tu as de quoi prendre des notes ? » La blonde sortit de son sac à dos son calepin pour noter tout ce que Hannah serait prête à leur apprendre.

« Nous avons des plantes sous serre et d’autres qui poussent en extérieur. Le plus compliqué c’est de jongler selon les saisons, je ne sais pas encore bien quelles plantes ont quels effets ? Ou comment en différencier certaines d’autres. J’ai quelques livres mais tu as peut-être des astuces ? » Frankie laissait la discussion à Alainna, la blonde avait le plus de connaissances, et celui lui permettait d’observer l’herboriste et de s’en faire une meilleure idée, un jugement plus fiable pour éventuellement lui proposer un autre deal.
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Hannah Hogan
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MessageSujet: Re: La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée   La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée EmptyDim 17 Fév 2019 - 21:23


La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée









       Dans la première quinzaine du mois de Février.

        Lorsque Hannah délivra son prénom, un échange de regard silencieux se fit entre les deux femmes en face d’elle mais ce qu’il signifiait lui était hors de porté. Ce qu’elle ignorait encore, c’est qu’elles connaissaient une Hannah qu’ils avaient malheureusement perdu, et voilà que le destin faisait qu’elles en rencontraient une autre qui semblait pouvoir les aider dans leur quête d’une vie meilleure. C’était juste un hasard, bien entendu, mais la vie était très curieuse par moment. Bien que pour l’instant, Hannah ne sache rien de tout ce qu’il se passait dans le groupe de Frankie et Alainna. Peut-être comprendra t’elle plus tard pourquoi son prénom amenait ce genre de réaction.

       Elle observa ensuite la coréenne avec curiosité tandis que celle-ci fouillait dans son sac. Elle en sortit de la compote de pomme et des légumes frais. Betterave, céleri, carotte, panais… Des légumes de saisons en somme. Ils se débrouillaient déjà très bien, Hannah voyait mal ce qu’elle pourrait bien leur apporter, le problème c’est qu’elles ne semblent pas trop savoir précisément ce qu’elles cherchent, elles n’ont pas un cas particulier en tête à traiter avec des plantes, mais ça on le verra par la suite. Hannah afficha un sourire ravi.

      «  Des légumes frais et de la compote maison ? Se serait parfait. Il y a bien longtemps que je n’ai pas croqué dans une carotte. »

       Hannah eut une sorte de gloussement, ravit à l’idée de manger de bonnes choses remplit de vitamines. Ça allait faire du bien à son corps. Fallait t-il encore gagner ces denrées. Frankie sembla apprécier son honnêteté. C’est surtout qu’Hannah évitait les ennuis et arnaquer, c’était contre l’idée. Alainna prit donc ensuite le relais pour l’échange d’infos.

      « Nous avons des plantes sous serre et d’autres qui poussent en extérieur. Le plus compliqué c’est de jongler selon les saisons, je ne sais pas encore bien quelles plantes ont quels effets ? Ou comment en différencier certaines d’autres. J’ai quelques livres mais tu as peut-être des astuces ? »

       Hannah la regarda avec des yeux rond quelques secondes avant de se mettre à rire, attirant quelques regards curieux alentours, laissant son dos reposer contre la surface derrière elle.  

      «  Mon dieu. Pardon. Ça fait du bien de rire un peu. Ne le prenait pas mal, mais ce que tu me demandes, c’est tellement vague. C’est en gros toutes mes connaissances. Autant que je t’écrives un livre ou que je viennes avec vous pour t’apprendre ce que tu veux sur le temps. »

       Hannah, bien entendu, disait ça sur un ton ironique, elle ne pensait pas un instant les suivre chez elles. Comment ça elle avait l’air d’une dingue comme ça ? Vous vous attendez à quoi face à une femme isolée avec très peu de contact avec d’autres humains ? Hannah se racla la gorge, reprenant son sérieux.  

     «  De ce que je vois, niveau légumes et fruits de saison, vous êtes bien partit. Si on parle de cette saison que nous traversons actuellement, si vous avez par exemple du citron, je vous conseille un peu de jus de citron dans de l’eau le matin. C’est bidon, mais ce geste vous apportera des vitamines et désintoxiquera votre organisme, ce qui vous renforcera. On faiblit pas mal quand le soleil se fait discret. C’est bien de manger fruits et légumes, en hiver faut recharger son corps. Enfin tout ça vous le savez peut-être déjà. Je ne m’inquiète pas pour vous, vous avez pas mal de choix. Avoir du frais et de la variété sera toujours meilleur que ces vieilles conserves.»  

       Hannah s’arrêta et soupira.

      «  C’est tellement vague. Je pourrais parler des heures comme ça, mais comme tu dois te douter puisque tu recherches des info, c’est tellement du cas par cas avec des manières de préparer différentes. Le mieux c’est d’apprendre sur le tas avec des livres ou une personne qui s‘y connaît. Ça s’apprend pas comme ça au détour d’une conversation. »

      Hannah réfléchit.

     «  Bien. Par exemple choses fréquentes. Pour une blessure, après avoir nettoyé la plaie avec de l’eau propre on peut appliquer dessus de la pomme de terre crue en morceau dans un torchon, à changer quatre fois par jour. L’aloe vera, ou tout simplement du miel si un jour vous arrivez à avoir des ruches, sont aussi efficace pour guérir d’une coupure. Ou encore avec de la camomille en infusion dont on applique le liquide sur une compresse. Le top c’est de réussir à refaire de l’huile pour faire des huiles essentielles, ça c’était pas mal aussi à l’époque. Et la plupart fonctionne aussi pour les brûlures. Surtout le miel pour les cloques et la cicatrisation. Autre exemple au vu des températures, on attrape vite un rhume, de la fièvre, une vilaine toux, voir la grippe, rien de bien drôle, surtout si on est dehors entouré de mordeurs qui au moindre bruit rappliquent. Miel, toujours, ça y a pas si vous pouvez un jour en produire ça a beaucoup de vertu, avec du citron ou du gingembre en tisane. Ou, chose moins sympathique vu l’odeur, appliquer une compresse avec de l’oignon haché sur le cou pour les toux grasses. Le problème, c’est que beaucoup de choses ne se font plus. Comme le sucre par exemple, on en a souvent besoin notamment pour les sirop. A moins de cultiver des betteraves sucrières, on en a plus vraiment de nos jours. Du moins je m’y connais pas assez en sucre et je me demande si le miel ne pourrait pas remplacer cet ingrédient. Pareil pour le vinaigre, faudrait réussir à en reproduire, ça entre dans pas mal de petites recettes. »

       Hannah semblait plus parler à elle-même qu’aux femmes à présent. Elle reprenait ses vieilles habitudes. Avant tout ça, elle adorait passer ses journées à essayer des trucs, des petits remèdes avec des plantes, des fruits, des légumes. Elle aimait essayer les remèdes de grands-mères. Elle se rendait compte que ses petites expériences lui manquait. Pire encore, leur monde actuel offrait plus de défis car il fallait tout reprendre de zéro. Assise en tailleur, un coude sur son genou, elle réfléchissait avec elle-même en parlant à voix haute, le regard fixé sur un point invisible sur le sol avant de se souvenir du pourquoi elle réfléchissait à nouveau à tout ça. Elle se racla la gorge.

      «  Pardon, je me suis emballée. Si vous aviez une idée plus précise, je pourrais mieux vous répondre. Je sais pas si ça vous a aidé un peu. Mais votre médecin vous dira comme moi, c’est du cas par cas. Personne ne réagit de la même manière aux remèdes. Faut chercher, essayer différents remèdes avant de trouver parfois. L’idée d’avoir un livre c’est pas mal, ça pourrait vous aider d’en trouver d’autres, surtout que mal préparé, ça peu devenir plutôt toxique.  En tout cas, ça va être le moment de nettoyer les potagers et de tailler les arbres fruitiers pour le printemps avant la floraison. Faut faire respirer tout ça. Bien-sûr on ne touche pas aux bourgeons. Sous serre ou sous abris, vous allez pouvoir semer aubergine, tomate, poivron, concombre, persil. Vous allez pouvoir également semer laitue, choux, épinard, petits-pois, camomille. »

       Hannah continua un moment à expliquer à Alainna quelles plantes seraient bien d’avoir dans leur jardin en essayant à chaque fois de lui expliquer pourquoi et comment les utiliser. Elle perdit le fil du temps mais se doutait que le temps passait. Elle se demandait comment Frankie faisait pour rester patiente. Hannah avait compris que c’était pas spécialement son truc.  

       « Se serait bien d’avoir de l’asaret  si vous en trouvez, ainsi que de l’aubépine, du gui, de la tormentille. Je peux pas t’apprendre à les reconnaître comme ça malheureusement. Une photo peut aider ou encore mieux, te montrer en direct à quoi ça ressemble. Je peux vous trouver des bourgeons de pin, en gargarisme ça soigne les laryngites, en infusions ça aide contre les affections des voies respiratoires. On peut aussi aller cueillir du lichen, selon l’espèce les bienfaits divergent et faudrait que je vous explique comment préparer ça et pour quoi. Et là plus je te parle et plus tu te rend compte de ce que j’entendais dans c’est trop vague comme question. Je suis désolé, mais il n’y a pas vraiment d’astuces. Je me répète, mais ce sont des choses qui s’apprennent sur le temps et en pratiquant. T’en parler comme ça, tu te rend bien compte que tu visualise pas toutes les plantes dont je te parle. »

       Hannah eut un léger sourire presque désolé. Elle adorait tout ça alors se prendre la tête ne la dérangeait pas mais Alainna n’était peut-être pas aussi tarée qu’elle. Elle se demandait comment vivait ces femmes avec son flot d’informations. Alainna avait griffonné tout ce qu’elle lui avait expliqué, mais Hannah savait que c’était loin d’être complet. Comment cela pourrait-il l’être, c’était une vie d’étude. Hannah apprenait tout ça depuis sa plus petite enfance auprès de son grand-père qui lui avait refilé sa passion pour la nature.





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