The Walking Dead RPG

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- Armance Williams ▬ Hate will save you -
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Fiche de personnage
MessageSujet: Armance Williams ▬ Hate will save you   Armance Williams ▬  Hate will save you EmptyMar 12 Fév 2019 - 19:16

Armance Williams
28 ANS AMERICAINE SECRETAIRE TRAVELER

i've got a war in my mind


Expliquez ici le caractère actuel de votre personnage.

→ Armance est un prénom d'origine germanique. Littéralement le prénom Armance signifie « forte, armée ».

Armance est une jeune fille qui a pour ainsi dire tout eu dans la vie. De nature orgueilleuse, son hubris a bien été entretenu par un père qui plaçait en elle de hauts espoirs, ce qui ne fit qu'attiser bien sûr son arrogance. Cependant, de par son statut populaire lors de sa période scolaire, peu de gens furent capables de lui en faire la remarque, aussi elle ne se remit jamais en question à ce niveau, conservant une attitude hautaine, son goût pour la critique, autant à elle-même qu'aux autres, ses sarcasmes et ne se gêna jamais de dire le fond de sa pensée, peu en importe les conséquences ou les blessures infligées aux autres.
De plus, puisque sa vie avant l'apocalypse a été une succession de réussite, dans le sens que la jeune femme a très rarement eu à devoir se battre pour s'affirmer, elle a beaucoup de peine à faire face à l'échec. Lorsque les choses ne vont pas à son sens, elle réagit de manière passionnelle, avec fougue et se laisse souvent emporter par ses émotions vives, telle une tornade qui ravage tout sur son passage. Cela se remarquait notamment lors de randoris en judo où hélas elle rencontrait une adversaire meilleure qu'elle techniquement ou physiquement. Après la honte de l'échec, son précieux orgueil égratigné, venait la réaction vive liée au sentiment désagréable de l'humiliation : la colère.  De même lors de conflits, que ce soit les petits ragots pendant la vie scolaire, les rivales, les garçons un peu trop collants, Armance avait tendance à répondre de la manière forte, ayant peu d'entregents et surtout pas assez de patience pour donner de son temps à la résolution de conflit de manière pacifique. Pour elle, c'était soit on l'emmerdait, et elle emmerdait puissance mille à son tour, soit c'était cool et il n'y avait pas de problème. Elle était également réputée pour désirer tout de suite, à peine débutant sa carrière de judo elle voulait une ceinture noire, à peine engagée au travail elle désirait un bon salaire. Sa patience n'était pas son point fort.

D'autres aspects de sa personnalité explosèrent grâce ou à cause de ce soudain changement du Monde.
Brave et peu peureuse, Armance est capable de se mettre dans des situations périlleuses rien que pour le plaisir de l'adrénaline ou pour tester son courage. Cela ne l'empêche pas de ressentir la peur, mais elle aime ça. C'est sa drogue. Ressentir l'adrénaline couler le long de ses veines, la dopamine, l'endorphine, les narines qui se dilatent, les pupilles rétrécies. Tout ça sont des symptômes qui la stimulent, sans doute pour la sentir exister dans ce Monde parti en déchéance.
Elle est également capable de se mettre dans le pétrin par sa nature curieuse. Bien que solitaire, elle a toujours cette envie d'aller au contact des autres, bien qu'elle tente de le freiner. Une part d'elle a besoin de savoir qui sont ces gens, pourquoi ils voyagent à tel endroit, ce qu'ils ont vécu… c'est sa curiosité naturelle, qui ressort par moment de manière plus que bienvenue, car cela débouche à des rencontres positives.
Parfois, de manière malvenue, vous devinez pourquoi.
Concernant les codes moraux de la jeune femme, ils sont étroitement liés à l'éducation qu'elle eut, par un père militaire. Avant l'épidémie, elle avait certains principes dont il était impossible de les lui faire braver. C'était le cas des relations avec les garçons : jamais de coucherie si ce n'était pas du sérieux, par respect pour elle-même ou pour préserver sa réputation, nulle ne saurait le dire, même pas elle. Ou encore la rigueur scolaire, d'abord imposée par son père, puis entretenue de manière indépendante. Armance n'était pas du genre à esquiver des cours, ou faire la fête si ces révisions n'étaient pas dûment effectuées. Pour elle, c'était important de rester fidèle à ces principes, même si parfois ils lui paraissaient compliqués à respecter.
Après tout ce qu'elle a vécu, toutefois elle se sent davantage fidèle et loyale à elle-même qu'envers les inconnus ou ces codes moraux qui avaient du sens lorsqu'existait la civilisation, et préféra son existence à celle de n'importe qui, peu importe si cela est amoral ou mal. Elle en a cure.

Ce qui est important pour elle, c'est sa survie. Aussi elle luttera contre n'importe qui pour subvenir à ses besoins, peu importe l'issue de la lutte. Armance se sait capable d'endurer beaucoup de pression et de douleurs, psychiquement et physiquement, avant de lâcher. Et, assez intelligente, elle saura à quel moment il serait préférable de baisser le rythme et de se mettre quelque peu en retrait pour récupérer et assurer sa victoire. Ce n'est pas une haute stratège, mais en ce sens, elle sait d'instinct ce qui peut amener à sa survie, et ce qui ne le peut pas, comme l'acharnement. Mais… il peut bien sûr lui arriver de se tromper…


and blood on my hands


Expliquez ici les caractéristiques physiques de votre personnage..
Peu imposante, du haut de son 1 mètres 63, elle attirait autrefois le regard surtout pour sa taille fine et sa silhouette assez féminine. Désormais, elle est quelque peu plus carrée d'épaules, à force de tenter de survivre dans ce bas-monde, et le peu de graisse qui formait ses hanches de femme a quelque peu disparu, lui donnant une apparence austère et rude.

Ses yeux sont d'un vert virant parfois au bleu, seul héritage de sa mère, alors qu'elle arbore une chevelure noire, avec des reflets plus clairs selon la luminosité ambiante.

Son style vestimentaire composé de tenues chics, de talons et de jupes a été bien sûr troqué par des pantalons de préférence foncé, des bottes montantes et une veste style bombers, seul souvenir de ses biens matériels possédés lors d'une précédente vie. Le reste de ses vêtements, autres pantalons, t-shirts, chaussettes, ont souvent été dérobés lors de raids dans des villas avec son père ou seule, ou bien directement sur des cadavres. Autant des cadavres frais que ceux qui moisissaient sur le bitume depuis plusieurs jours. Armance n'étant pas une sensible, elle en avait cure de récupérer de vieilles chaussettes sur un cadavre puant.

Au niveau de son armement, son père avait su collecter beaucoup d'armes à feu et de munitions. Avec les trois ans de cavale faits ensemble, le stock s'était inexorablement épuisé et il ne lui restait plus que le Taurus avec lequel son père s'était ôté la vie, et une balle.
Autrement, elle possédait une dague,  étant celle attribuée aux officiers de l'armée qu'Armance avait conservé après le décès de son père.
Ce sont ses armes, celles qu'elle promène toujours, en toute circonstance, bien que le Taurus demeure inutilisé à cause de son manque de munitions.

La jeune Williams est cependant assez pleine de ressources pour utiliser tout ce qui lui tombe sous la main comme une arme si la situation l'exige…

a storm is coming


Expliquez ici l'histoire de votre personnage avant l'épidémie.

Une jeune fille fine, parée des habits coûteux arborant des inscriptions tels que "Chanel" ou "Luis Vuitton" quittait la classe, accompagnée d'autres filles. Un maquillage naturel, des boucles d'oreille parées de vrais diamants et une démarche de félin tandis qu'un rire strident émanait de sa bouche, alors qu'une fille à ses côtés, lui ressemblant dans son style vestimentaire, gloussaient quelque méchanceté.

C'était Armance. Elle avait seize ans et déjà s'apprêtait à prendre le volant derrière sa porsche 911, cadeau typique d'un père trop gâteux avec sa fille lors de la réussite de son permis de conduire. Plus loin, derrière Armance, se trouvaient des élèves qui n'avaient rien de cette chance matérielle, et qui observaient la noiraude partir, un goût rancunier dans la bouche. Beaucoup d'élèves redoutaient la jeune demoiselle, et peu osait prononcer le fond de leur pensée en sa présence. C'était la fille populaire, au physique avantageux, à laquelle toutes les filles voulaient ressembler car elle faisait tourner la tête de bon nombre de garçons soumis à des hormones rudes.

Mais c'était également quelqu'un de borné et dont l'arrogance et la méchanceté gratuite avaient su blessé bon nombre de ses camarades au fil de son périple scolaire. Elle était "vide" pour beaucoup, une coquille sans réelle personnalité. Elle avait du tempérament, certes, mais sans les précieux ordres de son père militaire, beaucoup l'imaginait être une fille bête et sans réel talent.
Ce n'était pas totalement vrai, mais pas totalement faux.

Armance avait plutôt créé cette carapace pour combler quelque chose, un manque. Toute sa vie avait été réglée, calculée, contrôlée à la suite d'un drame qui lui avait été incontrôlable.

En effet, au moment de son sixième mois d'existence, sa mère, Analynne, était vivement conseillée par son médecin d'entamer des radiothérapies, ou plus lourd, une chimio, à cause d'un cancer des os survenu dans sa vie sans crier gare alors que le bonheur lui souriait de toutes ses dents. L'homme qu'elle aimait et à qui elle avait fait ses vœux cinq ans plus tôt, Arthur Williams, était de dix ans plus jeune qu'elle, et Analynne affichait 42 ans quand elle tomba enceinte. Les facteurs de risque pour l'enfant étaient grands. Si elle obtempérait et suivait une chimiothérapie, en plus des risques liés à son âge tardif pour avoir un enfant, il y avait de fortes chances que le fœtus ne se développa anormalement. Et ça, la quadragénaire le refusait catégoriquement, malgré les supplications de son mari, et du médecin.

Ce fut dès lors sans grande surprise pour le monde médical que le 12 mai 1991 le corps d'Analynne en subit trop pour ce qu'il pouvait supporter, au moment de donner bas. La mère voulut résister, pouvoir tenir son enfant dans ses bras, connaître son sexe, le ou la rencontrer. Mais les six mois de cancer sans traitement, et la rapidité de développement de la métastase, l'avaient tant affaiblie qu'elle ne put que pousser son dernier souffle lorsqu'elle sentit le labeur terminé. Arthur n'avait pas été autorisé à entrer car le personnel médical devait être autant attentif à la mère qu'à l'enfant, et ne pouvait s'encombrer d'un père inquiet dans les locaux. Ce ne fut lorsque tout fut terminé qu'on lui autorisa d'entrer, pour rencontrer Armance, petite boule d'énergie de 2,4 kilos, un peu maigre, mais qui était abrité de la vie. Malgré le soudain bonheur ressenti en voyant l'enfant vivant ne parvint pas à masquer le déchirement de son cœur en constatant que les moniteurs vitaux avaient cessé d'émettre. Analynne s'était éteinte, et Arthur se retrouvait veuf, et avait le destin d'une petite entre ses mains, à élever.

Ils habitaient Lawrence, en Kansas, quand Arthur perdit sa femme.
A la suite de la tragédie, par besoin de renouveau, Arthur postula en tant que major à un poste à Seattle, dans l'Etat de Washington, décida de vendre la maison, construite selon leurs espoirs de vie de famille, et d'emménager là-bas, pour un renouveau, pour ne plus souffrir du fantôme d'Analynne, encore trop présent dans son cœur.

Arthur était un homme droit, qui envisageait terminer à l'Etat-major de l'armée américaine. Il lui arrivait de fantasmer au grade de général, mais après la perte de sa femme, ses ambitions professionnelles se limitèrent grandement. Néanmoins, ses ambitions personnelles, qu'il renvoyait à Armance, elles, étaient sans limite.

Lorsque la petite noiraude fêta ses trois ans, son père l'obligea à essayer plusieurs sports avant de se déterminer sur lequel fonder toute sa petite vie. Il n'était évidemment pas question de danse ou de chant, mais d'athlétisme, de tennis, d'arts martiaux ou de football américain. Parce que pour Arthur, un sport devait autant forger l'âme que le corps et il ne trouvait pas ses qualités dans les disciplines artistiques, qu'il jugeait être faites pour des démocrates sans ambition.

Ce fut alors par pur hasard que la petite fille à couette décida que le judo était un sport bien, parce que c'était sympa, d'enfiler cette sorte de pyjama et de rester pieds nues ! A ce niveau de maturité, le choix de son sport d'avenir était en effet limité à des simples sensations de bambin, et les maîtres du judo lui avaient laissé une bonne impression.
Pour le restant de sa vie, elle devrait alors s'entraîner. Arthur était inébranlable à ce sujet, hors de questions de louper les entraînements. Au début, jusqu'à ses sept ans, il était question de deux par semaine. Puis, de ses sept à 12 ans, le nombre était passé à trois.
Depuis ses 13 ans, les entraînements étaient passés à quatre par semaine en plus de compétition le Week-end. Malgré la fatigue ou les bleus, Armance ne s'en plaignait pas. Elle adorait ce sport, depuis le début, et avait toujours religieusement suivi les ordres de son père, en ne loupant aucun entraînement. Elle s'était rapidement investie, connaissant très tôt tous les noms techniques japonais et faisait preuve d'une réelle dextérité à force d'entraînements et de rigueur. Ca commença bêtement avec les championnats juniors de la ville, des rencontres où les protagonistes étaient surtout les enfants et les parents, autour de pretzel et de limonade. Rien de bien sérieux, mais qui relevait d'une ambiance amusante pour tous. Puis cela augmenta, au niveau de l'Etat. Armance perdit des combats, mais majoritairement, elle les gagnait. Suivant ces adversaires, de par sa hargne et le fait qu'elle ne lâchait jamais rien, elle savait se montrer dominante. Quelques fois, elle se faisait avoir par son tempérament. Trop hâtive, trop empressée et subissait des sutemi qu'elle n'avait su voir venir, lui faisant perdre le match.
Cependant elle s'était faite remarquer et elle obtint les minimas pour participer aux championnats régionaux, là aussi, les victoires furent plus nombreuses que les défaites.
A treize ans, Armance était vue comme un jeune espoir dans le domaine de la compétition sportive nationale, ce qui ne fit qu'augmenter la pression de son père à ce niveau. La ceinture noire arriva très vite, mais elle savait que ce n'était que le reflet de son niveau technique. Ce qui touchait à l'art martial, plus profond, et qui distinguait les simples amateurs des grands maîtres était la philosophie inhérente à l'art, et ça Armance ne l'avait pas encore. Elle était une ceinture noire premier dan, et le resterait toute sa vie.

A côté de cela, en plus de l'obligation d'être présente aux entraînements, Armance se devait de remplir un carnet scolaire avec de très bons points, autrement les sanctions étaient terribles. Le désormais lieutnant-colonel Williams était dur, mais juste. Aussi, si Armance obtenait une note moyenne, voire insuffisante, dans une branche où elle avait échoué davantage car elle peinait en la matière que par réelle fainéantise, les conséquences étaient violentes. Une paire de baffe et la punition était la chambre, jusqu'à améliorer sa moyenne dans la branche au prochain examen.
Inutile de dire qu'il était plus avantageux pour Armance de réussir du premier coup.

A cause de toute cette pression, ses relations avec ses camarades étaient tendues. La désormais adolescente avait tout pour elle. De l'argent, une belle voiture, de belles fringues, la beauté, la jeunesse, l'allure sportive et elle était apparemment sûre d'elle et réussissait tout ce qu'elle entreprenait. Ce n'était pas le cas, c'était juste qu'elle taisait tous ses échecs, même envers ses amies les plus fidèles, car il y en eut. On l'enviait, et de temps à autre, une rivale pointait le bout de son nez. Une sorte de compétition entre filles pour prouver qui était la plus adorée, la plus talentueuse, la plus bonne…
Armance riait au nez de ce genre de rivale mais ne supportait pas l'affront. Aussi, elle eut souvent fait des coups bas, sans jamais se faire prendre par le professorat ou la direction de l'école. Et oui, la crème à épiler à la place du shampoing de Camille Lefarge après le cours d'éducation physique, c'était elle. Ou les traces de clé sur la carrosserie de la voiture de Patricia Born qui formait le mot "pute", c'était aussi elle.
Comme à l'armée, l'adage pour Armance était "pas vu, pas pris".
Même si elle redoutait que si son père avait vent de ces histoires elle passerait sans doute un très mauvais quart d'heure.
Dans tous les cas, ces actes, rapportés par toutes les commères de l'école lui garantissaient l'immunité. La plupart imaginait qu'elle était responsable, mais sans preuves personne ne pouvait réellement la punir. Camille avait été trop humiliée après sa perte capillaire qu'elle changeait de trottoir chaque fois qu'elle entrapercevait Armance, et Patricia redoutait tellement la jeune noiraude qu'elle n'osait riposter, de peur de déclencher une escalade de la violence.

Et cette situation plaisait à la jeune fille, qui appréciait le pouvoir. Le pouvoir de son corps, capable de projeter des personnes bien plus lourdes qu'elle, la puissance de son caractère, faisant baisser la tête aux plus faibles d'esprit. Bien sûr, ce genre de comportement ne plaisait pas forcément aux garçons. Passé l'attirance physique envers la jeune femme, ils ne l'appréciaient pas, la mettant dans la catégorie des pétasses à éviter. Pour Armance, ce n'était pas grave, ils ne la méritaient de toute manière pas, même s'il lui arrivait de guigner des amoureux s'embrasser, quelque peu envieuse. Mais ça s'arrêtait là. Elle avait d'autres priorités.

Elle se connaissait, elle se savait peste et elle l'admettait volontiers, quitte à ce que cela éloigne certaines amitiés. C'était sa façon d'être. Mais elle garantissait rester correcte si on ne l'emmerdait pas. Toutefois par moment, il lui arrivait de déraper, sans raison. Une fois la mère d'Alycia Blenders se gara à côté d'Armance, et cette dernière fut témoin du bisou d'aurevoir, du "Je passerait te prendre plus tard ma chérie" et du "Je t'aime, maman". Là, pour une raison qu'elle identifiait tout à fait mais refusait de reconnaître, le cœur d'Armance se serrait. Elle avait toujours été évasive sur sa mère, et ne montrait pas ses émotions à son père, ou à quiconque, à ce sujet. Armance ignorait ce que ça faisait, d'étreindre sa mère, d'avoir ses tartines préparées le matin par un sourire aimant maternel ou de se faire déposer de la sorte à l'école. Et juste en assistant à ce simple spectacle, tellement anodin pour Alycia qu'elle n'en mesurait pas toute l'importance, Armance se sentait bouillir d'une rage irréversible.
Quand la mère d'Alycia partit, Armance alla à la rencontre de cette "chanceuse de merde" et ne put s'empêcher de la saluer par des grossièretés. Des méchancetés sur son physique de pucelle, ses tâches de rousseur, son style vestimentaire négligé fusèrent. Puis, un regard méprisant, et une claque gratuite qui choqua celle qui avait deux ans de moins qu'Armance retentit dans la cour d'école.

Enfin Armance était partie, une larme coulant soudainement sur sa joue sans qu'elle ne comprit pourquoi.

Elle troquerait ses médailles de judo, tous ses biens matériels et même son apparence pour avoir droit à un câlin maternel. Elle tuerait, pour être dans la peau d'Alycia Blenders, aussi impopulaire fût-elle, pour connaître ce sentiment.
Le sentiment d'avoir une mère.
C'était les seuls moments de faiblesse où l'on pouvait apercevoir le réel malaise de l'adolescente, la réelle surface derrière une épaisse carapace de mauvais caractère…



Les années de lycée passèrent, avec elles, la mode d'être une petite peste également. Armance gagna en maturité et cessa d'être un fléau pour les autres, se concentrant d'avantage sur son avenir. Elle avait rêvé d'études. Comme sa mère, elle aurait aimé exercer dans le droit, mais son manque de potentiel la découragea aussitôt. La désormais adulte n'était pas douée. Ce n'était pas son domaine, de même que les études car elle ne tenait pas en place. Elle désirait bouger, gagner déjà sa vie, être plus indépendante, pouvoir sortir de la cage dorée que son père avait façonné au fil des ans. Ce dernier ne l'accepta pas vraiment. Sa carrière prenait un tournant, il devenait colonel et avait des responsabilités qui ne lui permettait plus d'autant surveiller son unique fille. Aussi, la raison le rattrapa, et il permit à Armance de ne pas poursuivre des études, pire, de même arrêter la compétition nationale de judo. Ce n'était pas compatible, Armance ne pouvait pas travailler à 100 % et faire des entraînements à 100%. Sa technique deviendrait moins performante et son physique perdrait en endurance, dès lors ses matchs seraient de moindre qualité et Armance préférait partir en tant que bonne élève du pays plutôt que par la voie de la déchéance à la suite d'une trop longue succession de défaites. A nouveau, Arthur Williams comprit et le permit à sa fille.

Néanmoins, ce fut lui qui trouva un travail à Armance. Elle avait jeté son dévolu sur des écoles de commerce dont elle était sortie diplômée sans grande difficulté. Elle aurait préféré un travail lié à la vente, avec des contacts clients, mais pour commencer dans sa vie professionnelle, son père lui proposa un poste au centre de recrutement dans l'armée, en tant que secrétaire. Secrétaire était un mot qui dissimulait plusieurs facettes. Elle serait réceptionniste, tiendrait la ligne téléphonique, gestionnaire administrative, aide aux ressources humaines en ce qui concernait les salaires, responsable des archives, en relation avec les partenaires et fournisseurs par le biais de la création de commande ou d'appel d'offres. Bref, des perspectives plutôt intéressantes pour la jeune femme qui accepta le poste avec entrain.

Elle gagnait ainsi sa vie, vendit la Porsche 911 offerte à ses 16 ans et la troqua par une simple Ford, fonctionnelle et moins coûteuse en essence. Armance songea à déménager, mais le lien qu'elle partageait avec son père était trop fort, d'autant plus qu'elle sentait un profond remord à l'idée d'abandonner son père à lui seul, lui qui n'était jamais parvenu à laisser une seconde chance à l'amour après la mort de sa mère.
Armance à ce niveau, était toujours célibataire. Elle avait connu des relations, mais jamais elles n'avaient duré plus que quelques mois, voire un an pour le plus brave d'entre tous. Ca la pesait un peu, elle qui avait désormais 24 ans et dont les copines affichaient la plupart une bague de fiancée au doigt…

Elle n'avait aucune idée à quel point cette préoccupation allait devenir insignifiante l'année suivante...



on the highway to hell


Expliquez ici l'histoire de votre personnage depuis l'épidémie.
13.10.2015 La cafétéria des locaux de l'armée était en proie à une effusion de discussions. On s'inquiétait de la situation dans la ville, des rumeurs circulant sur internet, des propos exagérés ou non des médias...
Arthur écoutait en silence les craintes de ses collègues, mais ne commentait pas, alors qu'il ajoutait deux sucres à son espresso, quelque peu tendu pour une raison qui lui paraissait incompréhensible. Quelques bâtiments plus loins que lui, Armance partageait le même ressenti alors qu'elle rangeait des archives, et le conservait également pour elle.

17 octobre 2015. Des hommes en uniforme s'activaient, déglutissant quelque peu alors que se déroulait une réunion décrétée d'importance majeure. Seattle était mise en quarantaine, et les axes principaux avaient été barricadés. L'opération s'était déroulée dans le plus grand secret et il surprit le colonel Williams n'en avoir vent que trois jours plus tard…. Il redoutait. Normalement, l'état-major était toujours concerté par les opérations militaires, aussi urgentes fussent-elles. Cela signifiait que le gouvernement préférait la totale discrétion, quitte à braver la voie hiérarchique. La situation épidémique dérapait. Le divisionnaire l'informait que tous les hauts gradés se devaient d'être en "réserve", dans le cas où la situation exigerait de renforcer le dispositif mis en place. Le gouvernement avait besoin de stratèges militaires pour encadrer les événements se déroulant en ville. Ce qui surprit Arthur était qu'on les informait trop tard de la situation et qu'on exigeait d'eux qu'ils enrayaient quelque chose déjà hors de contrôle. Bien sûr, devant les supérieurs, le colonel qu'il était approuva et s'engagea à être présent.

Mais une fois la permission de rentrer chez lui lancée, il avait d'autres plans en tête. Arthur se rendit dans les vieux stocks de l'armée, au sous-sol, remplie de vieux matériel qui risquait bien de partir pour destruction. Des munitions trop âgées, toujours bonnes, mais qui ne répondaient plus aux critères balistiques des nouvelles guerre de ce jour. Des couvertures, de tentes de rebus, des gourdes… Arthur s'était senti obligé de venir là, armé de son chariot et de le remplir au fur et à mesure de ce qu'il jugeait être utile. Utile pour… ? Quoi ? Il n'en savait rien, mais ce qui le conforta dans son idée fut de trouver la présence du général Bonfils, un fliqué, un trouillard qui tenait davantage du bureaucrate que du militaire. De par son grade, il disposait de certaines informations, informations qu'Arthur tenta de dénicher. Et quand il les eut…
Il savait que ce qu'il entreprenait était la seule chose à faire.

Quelques heures plus tard, il était arrivé dans la chambre d'Armance, un visage blême, effrayé autant de par ce qu'il avait entrepris que la situation réelle dans laquelle se trouvait l'Etat de Washington. Le Président Obama avait parlé à la télévision pour signifier que tout était sous contrôle quelques heures plus tôt, et pourtant, jamais un discours rassurant n'avait su autant confirmer le chaos qui s'annonçait. Seattle était sous quarantaine, on déplorait des morts et les accidents s'enchaînaient un peu partout. De par sa formation et son vécu, le colonel Arthur Williams savait que seules deux options pouvaient arriver :
La première, le gouvernement trouverait la solution au problème et pourrait endiguer l'épidémie avant de l'annihiler, au sacrifice de nombreuses vies humaines, dont certaines échapperaient à leurs sorts et outrepasseraient la quarantaine mise en place, destinées à contaminer d'autres Etats… Ce serait le chaos.
La deuxième, le gouvernement s'écroulerait dans quelque jour, la loi du plus fort remplacerait la loi martiale, et plus tôt que prévu l'épidémie, ou peu importe ce que ce fût, envahirait le pays tout entier.

Il n'avait pas survécu à trois guerres, au cancer de sa femme, et la dure tache d'éduquer un enfant seul pour se faire surprendre par l'option une ou deux. Et ça, Armance le lut dans le regard de son père, à cet instant précis où elle comprit que son petit monde venait de s'écrouler.

Elle entendit les mots émaner de la bouche de son père, qui la marquèrent, à vie.

▬   "Prends le nécessaire. On est en situation de guerre."

Quelque chose qui lui était inconnu. Cependant, la voix déterminée et le regard inébranlable de son paternel sut la convaincre que tout se passerait bien, tant qu'ils resteraient ensemble.

Elle prépara alors ses affaires, lassant son maquillage, ses talons, ses tenues qui la mettaient en valeur, ses parfums expansifs, ses bijoux et se retourna une dernière fois au moment de quitter sa chambre, car elle sut à ce moment qu'il était question d'adieu, et non pas d'aurevoir.

▄▄▄▄

27.10.2015 ▬ Seattle est tombée.
Déclara Armance, fataliste, accroupie quelque part à Kirkland, dans ce qui avait été pendant les beaux jours un resplendissant champ de maïs et qui n'était désormais plus qu'un amas de terre laissé au sort de la nature. Elle tenait une radio, qui était en contact avec certains "amis" de son père, qui essayaient de se tenir informés de la situation générale de l'épidémie, toujours à l'écoute d'une éventuelle bonne nouvelle.. qui ne venait jamais. La liaison durait de moins en moins, et plus les jours passaient, plus il devenait compliqué de trouver un interlocuteur.
Et là le choc l'avait prise de plein fouet. On était le 27 octobre 2015, et une voix tremblante avait annoncé que plus rien ne tenait bon. Seattle avait connu de longs jours d'enfer, entrecoupés d'échanges avec la police, l'armée, des soi-disant "infectés". Il y avait eu des morts, beaucoup de morts, et en ce triste jour d'octobre, il était annoncé que les frontières étaient fermées, le trafic aérien figé et que la ville dans laquelle Armance avait grandie n'était plus tenue par les forces de l'ordre, en proie à quelque chose… quelque chose qui la dépassait.

Arthur était à ses côtés, il guettait, une Winchester dans ses mains, une machète accrochée à la ceinture, l'œil vif, ne remarquant pas les larmes de sa fille, discrètes. Armance avait peur. Peur de l'avenir… Arthur lui était déjà concentré sur ses prochains plans pour faire les provisions et établir des endroits sûrs où dormir et se reposer.
Il pleurerait un autre jour.

10 novembre 2015 Deux moteurs vrombissant arrivèrent à la hauteur de leur Chevrolet, observés de manière méfiante par un Arthur tendu et par une Armance curieuse qui abaissa la fenêtre de la voiture malgré la pluie terrible qui sévissait.
C'était deux sexagénaires, mariés depuis 44 ans et qui vivaient à Seattle. A la suite des récents événements, ils avaient pris leur strict nécessaire et avaient abandonnés leur maison via leur moto, bien plus pratiques selon eux contre les "infectés" comme ils les nommaient. Ce mot avait piqué la curiosité à vif d'Armance qui voulut en savoir plus, mais Arthur coupa rapidement court à la discussion, demandant ce que le coupe âgé désirait.
Ils étaient perdus, en besoin de nourriture mais surtout de vêtements secs. Un peu de munitions leur serait également bienvenu, le doyen étant armé d'un Taurus dont il ne restait que trois cartouches de 9 mm.

En échange, le couple détenait quelques livres sur l'utilisation de plantes médicinales et un livre traitant de la diversité florale de l'Etat de Washington, des livres valant de l'or selon eux, pour les temps qui allaient s'annoncer.
Arthur leur sourit d'une manière qu'Armance ne l'avait jamais vu sourire avant qu'il proposa d'aller s'abriter, quelque part vers un couvert. Ils étaient à proximité de Shoreline, et à quelques kilomètres se trouvait effectivement une habitation en bois, selon la carte routière d'Arthur.

La suite échappa totalement à la jeune fille.

Elle n'avait pas eu l'occasion d'assister en personne à la scène, sur ordre de son père elle avait dû rester dans le véhicule, par prudence. Elle n'était pas dupe. Quelque chose se tramait. Puis elle vit Arthur, sortir du couvert, . Son père était sorti de l'abri dans lequel ils s'étaient retrouvés avec les motards, le regard vide, tenant un sac fermement dans ses mains. Alors qu'il prenait une pompe et un récipient, pour siphonner l'essence des motocycles, il interdit à Armance de poser des questions sur ce qui s'était passé.

Cette dernière, à contrecœur, avait obtempéré. Quelque part en elle, elle savait. Son père avait certainement tué ce vieux couple. Pour quoi ? Plusieurs armes blanches, un Taurus dont il ne restait que trois balles, deux voire trois boîtes de conserve, trente litre de gasoil et deux livres ? Ils en étaient réduits à ça ? Piller ? Tuer ?  Ca la dégoûtait, au plus profond d'elle-même. Son père avait troqué les principes inhérents à son grade contre de la sauvage survie. Elle comprenait la situation grave, mais ça la dérangeait.

Et pourtant, elle l'avait accepté. Car c'était son père, et qu'il savait mieux qu'elle….

13 novembre 2015 Alors en pleine course, Armance s'était arrêtée, en lisière de la forêt, sur la route encore humide des intempéries des derniers jours reliant Shoreline à Everett. Il était là, devant elle à quelques centaine de mètres, immobile, ou presque, on devinait au loin des petits pas qui se faisaient de manière irrégulière, et qui rapprochaient inéluctablement la silhouette de sa position. Armance plissa les yeux, passa sa main à hauteur de son front pour masquer les rayons du soleil et se concentra sur cette lointaine personne dont elle ne pouvait deviner que la stature. Elle prit la décision de ne pas avertir son paternel, en chasse en forêt qu'elle était sensée suivre. Arthur avait en effet interdit à sa fille de parler à quiconque après l'épisode des motards.

Malgré son interdiction, elle sentait le besoin irrépressible de voir quelqu'un d'autre. De rencontrer une autre âme, qui ne serait pas destinée à être dérobée de ses biens puis neutralisée. Quelqu'un pour la raccrocher à son monde, qu'elle avait perdu il y avait maintenant un an. Pour la raccrocher en la bonté de l'humanité, et peut-être faire changer l'attitude de son père ? Quelqu'un qui lui apporterait des bonnes nouvelles, peut-être la situation avait-elle changé ?? C'était un soudain élan de désespoir mélangé à de la naïveté liée à son manque d'expérience dans la vie, mais elle décida d'y accorder crédit, et s'éloigna doucement de la forêt pour rejoindre ce qu'elle pensait être une personne.

A mesure qu'elle avançait dans ce qui était au final de la folie, elle sentait son cœur bondir d'impatience. Voilà presque deux mois qu'elle n'avait plus eu de discussion avec quiconque, et qu'elle pensait que tout le restant de l'humanité s'était éteint. Cette figure au loin représentait l'espoir, l'espoir de quoi, elle l'ignorait, mais elle le ressentait ainsi. Ce ne fut que lorsqu'elle entendit des grognements à sa gauche que réellement, tout changea pour la noiraude.

La silhouette était à une cinquantaine de mètres et elle devinait un état précaire alors qu'elle l'observait intensément. Quand elle entendit ces voix, elle crut à une hallucination acoustique. Ce ne fut que lorsqu'elle tourna légèrement la tête sur sa gauche qu'elle sentit son cœur faire un bond, loin de celui porté par l'espoir de tout à l'heure. Il était question d'horreur, pure et dure. L'effroi qui glaçait ses veines à lui en faire mal et l'empêcher même de crier, tant ses cordes vocales furent raides quand une masse putréfiante et molle lui arriva dessus, la couchant à terre. Une bouche s'approchait dangereusement de sa gorge, avide de la lui déchirer. L'odeur nauséabonde qui s'en dégageait se mélangeait avec la crainte de la mort imminente, qui obligea Armance à lâcher sa vessie.
Alors qu'un claquement de mâchoires se fit à quelques millimètres de son menton, elle eut enfin le courage de hurler.

Une détonation eut lieu, et la seconde d'après le visage de la jeune femme se retrouva couvert d'un mélange de sang et de cervelles. Le choc l'empêcha d'agir, mais la main ferme d'Arthur la força à se lever alors que d'autres silhouettes menaçantes s'approchaient, le teint livide, le regard éteint, les bras ballants, désireux de chair humaine…

▬ Putain c'est quoi ça ?

Elle n'eut pas de réponse à offrir à la voix tremblante de son père alors que tous deux tournaient les talons, entamant le plus efficace sprint de leur vie, s'éloignant de ce petit groupe de dévoreurs de chair dont ils n'avaient entendu que des rumeurs, des mythes… Ils découvraient en ce jour qu'ils n'étaient de loin pas de la fiction, mais la terrible réalité du Monde actuellement.
▄▄▄▄

Eté 2016 Armance observait fièrement le campement qu'elle s'était donnée la peine de faire. Les toiles de rebus camouflage rendait sa tente presque invisible à quiconque passer à côté sans porter davantage d'attention, et tout laissait à croire qu'ils allaient être assez en sécurité. Les beaux jours étaient là, le gibier était présent et Arthur avait trouvé davantage judicieux d'établir un campement dans la forêt nationale plutôt que de s'obstiner à rester dans des quartiers déjà dépourvus de nourriture. Tout devenait rare, et le livre récupéré des motards s'annonçait être ce qu'ils avaient prétendu : une mine d'or. Armance avait passé des longues journées en voiture à le dévorer, et même quand la Chevrolet tira ses derniers toussotements mécaniques à la suite d'une fuite d'huile qui avait foutu en l'air le moteur, Armance poursuivit la lecture en marchant.
Il lui fallut du temps, des mois pour parvenir à réellement identifier certaines plantes. Plusieurs fois, elle se gourra même, intoxicant son père et elle-même. Ca aurait pu être grave, mais après deux à trois jours de vomissements, ils s'en étaient remis, heureusement pour eux. C'était ainsi qu'on apprenait, avait plaisanté Arthur, par la douleur. Ce dernier avait toujours apprécié partager ses passions de la pêche et de la chasse avec Armance, mais ne lui avait jamais réellement inculqué des bases de survie, comme on lui avait appris lors de son école d'officiers.
Ses longues journées chaudes d'été furent alors le moment propice pour commencer un nouvel apprentissage : celui de la survie en pleine nature.

En six mois, Arthur avait appris à Armance les bases élémentaires pour établir un campement. Loin des dangers terrestres idéalement, difficilement identifiable de trop loin, isolé mais avec une belle vision à plusieurs centaines de mètres. La jeune femme s'était également créée sa propre canne à pêches, à renfort de raids dans des villas ou dans des voitures abandonnées le long de la route.
Les rencontres avec les "marcheurs" étaient désormais fréquentes. Armance avait toujours une peur incroyable de ces êtres. Ses jambes flagellaient la plupart du temps et il lui était difficile de réagir. Son père la couvrait, armé du Taurus ou de sa dague d'officier, bien qu'il fût tout autant effrayé qu'elle par ses monstres.
Des infectés.
Des gens autrefois normaux qui revenaient à la vie. Décidés à tuer par un ensemble de facteurs chimiques, naturels, surnaturels ou divins qui échappaient à leur compréhension.

Avec l'expérience, Arthur remarqua que s'attaquer à la tête était le seul moyen d'en venir à bout rapidement. Sans bras et sans jambes, ils pouvaient toujours mordre. Et il ne lui fallut pas être un éminent scientifique pour imaginer que se faire mordre par ces créatures ne devait pas relever d'un acte recommandé médicalement.
Armance apprit dès lors de son père comment se défendre. Aller au contact, ce en quoi elle était douée par son entraînement martial, était préférable avec les hommes, mais pas avec les "marcheurs" comme on les appelait. Il fallait se protéger. Son père n'avait pas emporté des pièces comme des gilets par balles, aussi il se contenta de protection de rollers trouvées dans une villa, pour les donner à sa fille. Ces derniers lui sauvèrent la mise quelques fois, mais ne résistèrent pas longtemps à ce rythme…

Pour le colonel, le danger imminent n'était pas forcément les marcheurs, mais davantage l'hiver qui s'annonçait. Le froid, le manque de nourriture…

Aussi leur été fut destiné à la chasse, chasser du gibier, le préparer en viande séchée, voire parfois rassie dans la terre, pour une utilisation plus loin dans le temps. Les journées étaient rudes, dignes d'un emploi à 150 %. Un jour était destiné pour tanner les peaux, se faire des couvertures, des habits, utiliser les tendons, pour la canne à pêche ou un éventuel arc qu'Armance ne réussit jamais à fabriquer, un autre jour se concentrait sur la cueillette de baies, de fruits, de plantes que la demoiselle commençait à reconnaître quelque peu, bien qu'elle redoutait de se tromper encore une fois.
Son père était plus confiant, et la guidait dans tout ce qu'elle entreprenait, même si une sorte d'ombre paraissait obscurcir son visage, ses sourires. Arthur Williams n'imaginait pas un monde de la sorte, il ne voyait pas sa fille survivre dans un monde comme ça. Le défi du froid, de la nourriture, c'était quelque chose. Les rôdeurs, c'en était une autre.

Mais les Hommes…
Il avait vu ce qu'il était devenu, dès que ce vieil homme lui parla des morts-vivants, lui racontant à quoi s'attendre. Il avait vu l'effroi dans ses yeux, de même qu'il avait senti cette soudaine rage en lui. Celle de la survie. Arthur à cet instant du 10 novembre 2015 n'était plus parti dans l'idée d'échanger des munitions et de la nourriture contre de la culture, non… Il voulait posséder, sans concession, pour assurer le maximum de chances pour lui et sa fille, tant pis quant à l'avenir de cet homme et de cette femme qui avaient déjà vécu une grande partie de leur vie.
C'était ainsi qu'il justifiait son acte. Un coup de dague, rapide, égorgeant l'un, puis l'autre, trop apeurée pour se défendre.
Il était devenu un meurtrier, et ne voyait par Armance devenir tel que lui. Il voulait la préserver des hommes, de leur noirceur, mais il savait que tôt ou tard, il ne pourrait la protéger.
Et ça, le hantait nuits et jours.
▄▄▄▄

Des larmes inondaient ces joues alors qu'une bouteille de whiskey se vidait totalement. Elle était assise, incapable de réfléchir, de penser. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle était Armance Williams, et, qu'un 8 janvier 2018 elle observait le teint blême du colonel Arthur Williams, son père.

La jeune femme de désormais 27 ans se cogna volontairement l'arrière de son crâne contre le mur sur lequel elle reposait son dos. Une fois, puis, encore et encore…

Tout devenait trouble. Elle n'avait pas mangé depuis deux jours.
Cela faisait une année qu'ils devaient piller les maisons, saccager les cabanes et voler  les rares badauds pour subvenir à leurs propres besoins autrement que par la cueillette et la chasse. 2017 fut rude, et plongea Armance dans des périodes de noirceur auxquelles elle n'aurait jamais pensé survivre, du moins pas sans son père.

Dehors, il faisait froid. L'hiver s'était avéré être plus doux que le précédent, bien qu'il fut aussi rude de par le manque de nourriture,  de soleil et le froid qui rendait les escapades compliquées. Son père là aussi, avait géré. Il avait trouvé un abris et établi un plan pour se subvenir. La cueillette était compliquée, cependant l'eau n'était plus un problème. Prévoir les réserves pour l'été, ramasser la neige, la faire chauffer et la conserver dans des bidons de 50 litres….

C'était ça, sa mission. Rien de compliqué. Quelque chose de tellement facile, qu'Arthur envisagea qu'elle y aille seule, lui qui était en proie à une vilaine grippe depuis deux jours. Il lui avait supplié de ne pas trop s'éloigner et de ne pas être plus brave que nécessaire, puisqu'il se sentait trop faible pour se risquer à aller dehors. Comme d'habitude, la gentille petite fille à papa avait obéi. Il lui avait souri, pour la première fois depuis si longtemps qu'elle ne sut dire la dernière fois qu'elle vit une once de joie en Arthur Williams, puis il l'avait embrassé sur le front.

▬ Je t'aime.

Elle avait répliqué par un simple "moi aussi" sans le regarder dans les yeux. Elle tournait déjà les talons et ramasser les bidons vides, prête à la cueillette de la neige.

Ce ne fut que lorsqu'elle était accroupie, jetant des paquets de neige à mains nues dans les récipients verts qu'elle sentit quelque chose dans son ventre. Ce n'était pas la faim, ni un éventuel dérèglement gastrique au vue de la maladie qui avait subitement attaqué son père. Non. C'était pire.

Et puis, il y eut… le bang.

Un éclaboussement de bruit soudain, sorti de nulle part, quelque peu éclaffé par la présence de neige, insonorisante. Armance s'était redressée, fronçant les sourcils. Pendant une minute, elle s'était demandée pourquoi son père tirerait contre un mur… pour y tuer un cafard ? C'était débile.

Puis… Quelque chose faillit la faire vomir. Son cœur se serra et sans qu'elle ne le commanda réellement, elle se retrouvait à courir en direction du grenier de la villa, des huées de fumée de son souffle se perdant dans le froid de cet hiver alors que des gouttes de transpiration commençaient à perler.

Quand elle poussa la porte, elle sut qu'elle n'avait pas vécu le pire. Pas encore.
Ce fut lorsque ses yeux se posèrent sur la silhouette assise de son père devant elle qu'elle comprit.
Ses jambes se dérobèrent.

Elle rendit de la bile par terre, douloureusement, alors qu'elle tremblait de tout son corps. Armance se releva avec peine, tituba, se rattrapa sur la chaise puis fit tournoyer son père en sa direction comme pour se convaincre que ce n'était pas possible. Son esprit s'attendait à un visage souriant, faisant abstraction du sang qui avait inondé la pièce, abstraction du Taurus posé par terre qui avait glissé de la main de son père, abstraction de l'odeur de mort qui avait soudainement envahi le grenier. Une mort froide, fraîche.

Cependant elle ne put faire abstraction de l'absence de mâchoire de son père et … ses yeux ne reflétaient plus la lumière qu'elle avait toujours reconnue en lui.

Elle s'écroula. Hurla. Tapa des poings, cassa des meubles, renversa des étagères, brisa de la vaisselle.

Mais rien en soulagea la soudaine douleur qui l'assaillit ce jour-là.
Elle avait compris, que le pire, c'était ce jour-là qu'elle le vivait, et qu'à partir de cette date, elle ne serait plus jamais la même. Jamais….

Cela faisait un jour qu'elle observait le corps de son père, adossée contre le mur, après avoir tout saccagé du grenier. La femme se nourrissait au whiskey dont la bouteille était désormais vide et refusait d'effectuer tout mouvement. Même lorsqu'elle entendit quelque chose descendre les escaliers, Armance ne sut se mouvoir.

Un mort-vivant, lent, maladroit, aux sons gutturaux peu ragoûtants mais pas assez pour faire revenir sur Terre la jeune femme qui ne quittait pas du regard Arthur, entreprenant des dialogues imaginaires avec ce dernier depuis un bout de temps.

Les questions récurrentes étaient :

"Pourquoi ?"
"Comment as-tu pu ?"
"Tu m'abandonnes ?"
"Tu ne m'as pas assez aimée ?"


Mais la seule réelle réponse qui s'offrait à elle à mesure qu'elle avançait dans son dialogue inventé, c'était….

"As-tu eu à ce point peur de ce nouveau monde que tu as préféré le quitter ?"

Elle pencha la tête, fronçant les sourcils. Ses yeux ne pouvaient plus couler, elle n'était pas assez hydratée et ses glandes s'étaient vidées depuis le temps. Sa vision se troubla quelque peu, puis, quand elle revint à elle, elle remarqua que le mort-vivant se trouvait désormais à une distance de bras d'elle.
Ce fut un réflexe, d'avantage qu'un acte pensé.

Elle cassa la bouteille sur le visage de son soudain agresseur, puis enfonça le boulot cassé dans sa gorge, profondément, de manière à traverser ces tissus décomposés. Sa force lui parut être surhumaine sur le moment, et elle comprit. Quelque chose s'anima dans ses yeux, une lueur nouvelle après l'obscurité qui avait régné dans ses iris. Une lueur…

De survie.

Son cœur tambourinait dans sa poitrine et bientôt elle ajouta son coude, faisant tomber la mâchoire de ce rôdeur alors que sa main lui tirait les cheveux, décidée à lui arracher la tête.En quelque minutes, le mort-vivant devint de moins en moins résistant, bien qu'il résista plus que faiblement, et sa tête ne tarda pas à se désolidariser du reste de son cœur. Armance observa ce visage encore animé par des muscles crispés, faisant claquer sa langue à défaut d'avoir de mâchoire inférieure. Les yeux dans les yeux, et elle identifia un ennemi.

Quelque chose à détruire.

Armance hurla et jeta loin la tête encore vivante, aussi vivante puisse-t-elle être….

▄▄▄▄

8 janvier 2019 Voilà une année qu'Armance avait perdu son père. Au moment de sa mort, elle était dans la forêt nationale de Wenatchee. Un an plus tard, elle retourna en ses lieux après avoir erré de par le mont Vernoun avant de revenir vers la chaîne des cascades, un bel endroit où ils avaient trouvé cette satanée cabane, ce satané hiver 2018. Sa vie depuis la mort de son père s'était limitée à la stricte survie. Elle ne ressentait plus cette joie, ce plaisir d'être vivant qui avait su l'habiter alors qu'elle suivait les épaules larges d'Arthur pendant la chasse.

Cependant, malgré cela, elle avait su survivre. Armance ne s'était pas laissé mourir. Elle avait lutté pour sa survie aussi. Elle avait rencontré des gens, parfois bien attentionnés, parfois moins bien attentionnés. En tant que femme, elle avait compris qu'elle ne pouvait pas toujours compter sur sa force physique pour la tirer de pétrin. Il lui fallait être agile, rapide et précise. Des choses qu'on lui avait inculqués dès le plus jeune âge avec la pratique du judo, mais qu'elle devait performer avec des armes à feu, et des armes blanches. Tous les jours elle s'entraînait à l'arme blanche, car elle savait sa survie hautement liée à de la chance, jusqu'alors…
Elle retenait ça de son père. "Eux, ou nous". Désormais transformé en "moi", peu en importait les circonstances ou les conséquences.

Sa vie d'ermite sauvage, de voleuse discrète et de solitaire total lui permit de se centrer que sur elle. Elle se demandait quel était son but, depuis le suicide de son père. La réponse première avait été : la vengeance.
Mais la vengeance contre qui ? Arthur Williams avait choisi sa mort, et elle ne pourrait jamais lui faire regretter son choix…
Du coup, elle reportait sa colère sur tout. Les morts-vivants qui arpentaient les rues. Au début, elle était maladroite, et elle faillit plus d'une fois se faire mordre ou dévorer. Toutefois, c'était en s'entraînant qu'on devenait meilleur. Aussi, quand elle identifiait un infecté qu'elle pensait être seul, elle n'hésitait pas à le tuer. Son acte selon elle rendait les rues plus sûres et garantissait la forme. De plus, au fond, elle se sentait vivre, en faisant ça….

Sa vie d'ermite lui offrit néanmoins quelques rencontres, qui surent lui apporter des nouvelles, de comment s'organisait désormais le Monde. Armance avait connaissance de l'existence des clans, et de leur importance pour la survie, mais refusait de s'y joindre. Ceux qu'elle avait rencontrés ne faisait pas partie des gros clans, mais ils avaient leur petite gestion qui leur permettait de survivre avec un peu plus de confort, chose qu'elle s'interdisait. Néanmoins, il en ressortait de ses rencontres souvent des conseils bien avisés, et un regain de foi suivant les cas, même si Armance se montrait quelque peu sauvage et dure d'approche, souvent les personnes lui devaient une fière chandelle, aussi ils ne la jugeaient pas pour ça. Elle errait ainsi, rebroussant chemin dans les Etats Unis d'Amérique, refusant de quitter le pays, convaincue que la situation était la même, peu importait les frontières ou la langue…  Elle occupait son temps avec la chasse, les fourrures, la cueillette et effectuait du troc itinérant pour survivre au mieux.
Bien sûr, elle connut la faim, le froid, la fièvre, les douleurs physiques, la fatigue psychologique et les situations où il n'en aurait fallu que trop peu pour qu'elle mourût… Mais ça n'atteignit en rien sa rage de vivre.


La jeune femme avait maintenant 28 ans, et avait radicalement changé depuis le début de l'épidémie. La noiraude avait eu connaissance des conflits qui tiraillaient certains groupes, et plusieurs fois une petite voix dans sa tête lui avait susurré de se rallier à un camp ou l'autre, pour garantir plus que du confort : sa survie de manière assurée. Mais une autre voix contredisait cette dernière par le simple argument que : nulle part ta survie est assurée. C'était une jeune femme, apte à concevoir, pas moche à regarder malgré tout. Elle craignait de ce qui pourrait arriver si elle rejoignait une communauté qu'elle imaginait revenir en arrière, où le rôle de la femme était de garantir la survie de l'espèce et de préparer le repas pour des morveux.
Non merci, elle pensait bien mieux valoir que cela…
Aussi elle avait su se tenir bien en retrait lorsqu'éclatèrent les affrontements violents en automne 2018, aussi elle serait en faire autant pour quoi que lui réserverait son Destin.
Elle rebondirait sur ses pattes; sans l'aide de personne, c'était une conviction.
Aussi elle errait, sur les routes, dans les régions de Seattle, sans réel but en tête, que celui de survivre.


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• pseudo › Le même que mon perso, Army pour les intimes :3
• âge › 25 printemps !

• comment avez-vous découvert le forum ? › Après une très très longue pause au niveau des RPs, j'ai décidé de m'y remettre sans pour autant avoir un contexte particulier. Je voulais un forum vivant, post-apocalyptique et avec un staff qui a l'air au top ! J'ai donc feuilleté ce top 50 et j'ai eu THE coup de cœur (en plus je suis fan the TWD). J'étais obligée de m'y inscrire.
• et vous le trouvez comment ? › Comme énoncé plus haut ça a été directement le coup de cœur de un par un design magnifique, de deux par un contexte étudié et surtout qui évolue au gré des rps des joueurs ! Et ça me donne juste envie de me plonger en plein dedans ! Bravo à tous les gens du staff pour le job qu'ils font pour le rendre attrayant !

• présence › 1/semaine minimum
• personnage › créé [X] - scénario [...] - prédéfini [...]

• code du règlement › Code validé par Morgan
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Elena Hortos
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MessageSujet: Re: Armance Williams ▬ Hate will save you   Armance Williams ▬  Hate will save you EmptyMar 12 Fév 2019 - 19:46
Bienvenue à toi, c'est un excellent choix d'avatar :MisterGreen:

Bon courage pour ta fiche Smile


❝When you feel my heat, look into my eyes
It's where my demons hide, it's where my demons hide
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It's where my demons hide, it's where my demons hide.❞
 
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MessageSujet: Re: Armance Williams ▬ Hate will save you   Armance Williams ▬  Hate will save you EmptyMar 12 Fév 2019 - 19:48
Bienvenuuuue et merci beaucoup pour tous les jolis compliments, ça fait plaisir à lire ! Bonne rédaction et en espérant que tu te plaises ici !
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Emerson R. Barnett
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MessageSujet: Re: Armance Williams ▬ Hate will save you   Armance Williams ▬  Hate will save you EmptyMar 12 Fév 2019 - 19:51
Bienvenuuuuue ici!



I'm in need of the answer, in search of the question, in love with being broken-hearted. A little white lie, a big black sky, and emptiness open on the Dashboard. You feel a lack of self and it's someone else telling you to try where you failed before.
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MessageSujet: Re: Armance Williams ▬ Hate will save you   Armance Williams ▬  Hate will save you EmptyMar 12 Fév 2019 - 19:57
Welcome here, et bonne rédaction pour la suite de ta fiche Wink
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MessageSujet: Re: Armance Williams ▬ Hate will save you   Armance Williams ▬  Hate will save you EmptyMar 12 Fév 2019 - 21:03


bienvenue sur le forum !

Te voilà fraîchement inscrit sur The Walking Dead RPG ! Après avoir lu consciencieusement le règlement du forum, voilà quelques petites choses à retenir pour tes débuts parmi nous :

1 – Le délai pour finir ta fiche est de 10 jours. Un délai supplémentaire peut être accordé par un membre du staff sur demande.

2 – Si tu as oublié de le faire avant de t'inscrire, jette un petit coup d’œil aux bottins des noms, des prénoms, des métiers et des avatars.

3 – Lors du choix de ton avatar, il est important de bien respecter ces deux points du règlement : Les images choisies doivent être cohérentes avec le contexte, et l'âge de ton personnage avec l'aspect physique de ta célébrité.

4 – Afin d'éviter les RP répétitifs d'intégration dans un camp, nous te conseillons d'intégrer ton personnage à un groupe dès son histoire ! Si tu choisis d'intégrer le groupe des Travelers, il te faudra conserver ce statut durant 1 mois minimum avant de pouvoir t'installer dans l'un des groupes sédentaires.

5 – Si ton histoire comporte des personnages que tu souhaiterais proposer en Scénario, sache qu'il faudra également patienter 1 mois et être actif en zone RP.

6 – Une fois ta fiche terminée, signale le dans ce sujet AVERTIR ▬ FICHE TERMINÉE.

Bonne rédaction !


Bienvenue parmi nous !

Bon courage pour la rédaction de ta fiche ^^

Et si tu as des questions, n'hésite pas à MP o/
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Armance Williams ▬ Hate will save you   Armance Williams ▬  Hate will save you EmptyMar 12 Fév 2019 - 21:56
Héhé, un tel coup de coeur, ça met même la pression !

Bienvenue à toi Smile j'espère que tu trouveras ta place avec nous Armance Williams ▬  Hate will save you 1442386177


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Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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MessageSujet: Re: Armance Williams ▬ Hate will save you   Armance Williams ▬  Hate will save you Empty
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- Armance Williams ▬ Hate will save you -
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