The Walking Dead RPG

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- The one that didn't stay -
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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: The one that didn't stay   The one that didn't stay - Page 4 EmptyDim 24 Fév 2019 - 10:27
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tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Saperlipopette ! Tu crois qu'il a vu quelque chose ? Voilà que l'autre mal aimable se foutait d'elle, elle l'entendait rire dans le creux de sa tête, ou alors c'était juste le sang qui lui montait aux joues et forçait les battements de son cœur à résonner dans la moindre de ses cellules, pire encore dans le creux de ses tympans. Forcement qu'il avait dû voir quelque chose. Pour si peu, t'as pas tant de matière à exposer tu sais. Rouh, Evy resserra malhabilement la ceinture de soie autour de sa taille et dévala les marches en jetant un vague coup d’œil par dessus son épaule. Merde, voilà que Ricardo la suivait dans le couloir de l'étage. Forcément, non content de lui avoir fichu la honte du siècle – même si ce n'était pas sa faute – que l'hispanique, Porto Ricain ou Dieu seul savait ses origines auxquelles elle n'avait pas prêté plus attention, trouvait judicieux de lui emboîter le pas pour tenter de la raisonner. Plus rose encore, la blondinette posa enfin les pieds sur le parquet du hall d'entrée, ne l'attendit même pas quand elle l'entendit prononcer son prénom, et s'engouffra dans la cuisine avant de se figer comme si elle venait de se faire déverser une cuve de béton à prise rapide sur la tête. La totale ! Y avait pas que Donovan dans cette pièce, mais Ella qui darda son regard sur elle. Si elle ne la prenait pas pour une cinglé la veille, là elle pouvait.  Secouée, elle déglutit en sentant sa main contre sa joue et cru mourir davantage à ce qu'il lui sortait.

- J'croyais qu'c'était... Pas le temps de parler, ni de retrouver ses esprits, que le Latino s'excusait. Bordel de merde, elle allait vraiment mourir là, parce qu'elle savait qu'il était possessif et qu'un truc pareil allait le foutre en rogne. Sa bouche était sèche, asséchée par la roseur immonde de ses joues. Il était dans la douche j'ai cru que c'était toi ! Sa conscience se frotta les mains, un air séduit et machiavélique fiché derrière ses verres en demie lune. A peu de choses près cette andouille entonnait un « baston, baston, baston » mais ce n'était que les pulsations vives du cœur dans sa poitrine.

- J'ai rien vu, c'est vrai. Deux gamins, ça y ressemblait non ? Une qui rejetait la faute sur le premier et le second qui se défendait. Mon dieu, Donovan allait péter un plomb, Evelyn en était persuadée. J'aurai dû fermer à clé.

- Exactement ! Effectivement il aurait dû mettre le verrou, n'importe qui aurait pu débouler dans la pièce. Si ça avait été Louisie, là hein ? A nouveau la rombière roula des yeux. Louisie ne marchait pas encore, elle n'avait pas encore trouvé une manière de quitter son berceau et ne comprenait pas un quart de ce qui se disait autour d'elle, alors de là à piger qu'un type nu se douchait y avait un monde. T'es vraiment stupide. Collins soupira et osa croiser le regard du frère de Ella qui, elle, tentait de masquer un sourire, en se pinçant les lèvres, alors qu'elle nourrissait la poupée dans sa chaise haute. J'suis désolée, mais oui la prochaine fois mets le verrou quoi.... Zut, nom d'une pipe. C'en était à ça qu'elle termine nue et se colle sous la douche avec lui. Dieu de dieu, elle en piqua un phare magistrale rien qu'à s'imaginer ça. Puis sans le voir, sans piger pourquoi, l'assistante s'était même lovée derrière son homme, peut-être histoire que le peu que Ricardo ait vu ne lui soit pas offert une seconde fois. C'est pas marrant...... va falloir instaurer un planning, ou une liste pour la salle de bain, j' vois que ça. Puis merde y en a deux, au pire vous prenez celle du rez de chaussée et y aura plus de problème.

Plus du tout, parce que bien qu'elle fut la victime de ses propres pensées salaces, que s'il avait s'agit de Donovan le réveil aurait été bien plus chaud, Evelyn ne manqua d'imaginer le scénario à l'inverse : Ella sous la douche et Floyd qui entrait. La blondinette en frissonna de pieds en cape avant de déglutir, préférant poser les yeux sur le bébé qui, bien qu'innocent et à des kilomètres de leurs querelles d'adultes, se marrait toute seule de voir la brune, face à elle, manquer de crever de rire. Encore secouée, la jeune femme glissa la main dans celle du tatoué et l'attira dans le salon, histoire de souffler autant que pour s'excuser. Ici, c'était comme une tromperie finalement. Elle qui lui avait fait un plat la veille sur le fait qu'il pourrait potentiellement vouloir retourner avec son ex, venait d'offrir un spectacle nudiste au frère de la Porto Ricaine.

- J'ai vraiment cru que c'était toi, j'voulais ….... Enfin tu sais ce que je voulais mais sûrement pas te tromper visuellement. Ses mains glissèrent à ses traits. T'es mieux que lui, tu m'crois s'il te plaît ?

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Donovan C. Floyd
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MessageSujet: Re: The one that didn't stay   The one that didn't stay - Page 4 EmptyDim 24 Fév 2019 - 19:45
What the actual fuck ? Donovan dévisagea Collins puis Ricardo, puis Collins puis Ricardo. C’était quoi ce binz ? Le tatoué fronça les sourcils en commençant à comprendre, partagé entre l’envie de rire devant le ridicule de la situation et celle de refaire le portrait de Ric’ pour avoir eu peut-être un aperçu de ce qui était à lui. C’était con comme raisonnement, Donovan faisait confiance à Evy et il avait aucune raison de changer parce que la blonde lui était dévouée, sans qu’il comprenne pourquoi, dévouée et fidèle depuis des mois déjà, bien avant qu’il lui avoue ce qu’il ressentait, avant qu’il l’accepte. Mais bordel ça le faisait chier. « Ouais et tu devrais aussi la fermer. » souffla-t-il sans desserrer les dents.

A deux pas d’eux, Ella se fendait la poire, encore plus lorsque la blonde pointa du doigt le fait que ça aurait pu être Louisie. Donovan se colla une claque sur le front mentalement, là il avait envie de rire plutôt que de refaire le portrait de l’autre latino, parce qu’Evy réfléchissait sans doute pas à ce qu’elle disait. Nom d’une pipe. Bordel, elle se rendait pas compte que c’était de pire en pire. Soupirant avant de se mettre à rire doucement, Donovan secoua la  tête. « Ça aurait été vraiment gênant que ça soit Louisie, ça voudrait dire qu’elle a réussi à sortir de son lit à barreaux, je connais pas beaucoup de bébés qui savent faire ça mais ouais … ça voudrait totalement dire que votre fille est très précoce. » Le militaire lança un regard noir à Ella avant de se laisser entrainer dans le salon par la blonde.

Il la laissa s’exprimer, esquissant un sourire en coin à ses mots. « Est-ce que je te crois … » Son regard gris sonda les billes noisette de la blonde, il prit le temps de la réflexion, fausse réflexion, y’avait zéro chance qu’Evy soit intéressée par Ricardo. Oh t’sais toi-même que Ric’ est un meilleur gars que toi, plus sûr, plus volage. C’était pas ça le truc, Evy l’aimait lui, il l’aimait tout autant, ça roulait entre eux. « Carrément que je suis mieux que lui … » souffla-t-il finalement avant de venir l’embrasser, logeant ses mains à sa taille, fine, gracile sous ses doigts presque trop bruts, brusques.

Se reculant à peine, Donovan passa sa langue sur ses lèvres avec un air pensif avant de remonter sa main aux pans du peignoir de soie qui la couvrait encore. « Finalement le truc qui m’emmerde vraiment là-dedans, c’est qu’il ait pu poser un regard sur ça. » Joueur, et décidé à la foutre encore plus mal à l’aise, parce qu’il adorait la voir passer par toutes les nuances de rouge qui existaient dans l’univers, Donnie tira doucement sur l’étoffe pour se rincer l’œil. « Et puis aussi le fait que j’ai raté ça … » Il aurait pas dit non à une surprise sous la douche, clairement, de sa part à elle, pas de celle d’Ella. « En guise de réparation, j’demande un acte deux ce soir … » Ses doigts tatoués glissèrent dans son cou pour la ramener à lui et l’embrasser à nouveau, plus longuement, plus lascivement. « T’en fais pas Collins, j’te fais confiance. » Il lui faisait confiance à Evy, carrément même. Mais elle avait raison, mieux valait qu’Ella et Ricardo utilisent la salle de bain du bas pour éviter les mauvaises surprises.

« Vas t’habiller avant que l’autre essaie de se rincer l’œil, sinon j’vais vraiment devoir lui refaire le portrait et lui crever les yeux. » Il était pas sérieux, pas entièrement, sans doute. Mais l’heure tournait, il allait devoir déposer la gosse à la garderie et prendre sa garde pour la matinée.


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MessageSujet: Re: The one that didn't stay   The one that didn't stay - Page 4 EmptyMer 27 Fév 2019 - 11:28
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Votre fille... Étrangement l'intervention de Ella résonnait dans son crâne, précisément sur ces deux petits mots là. Un duo de mots qui l'invita à passer la langue sur ses lèvres parce que Lousie n'était sa fille, qu'elle ne serait jamais sa mère, que sa mère n'était plus là pour la voir grandir et qu'elle, elle n'était que la petite amie de l'homme grâce auquel cette adorable poupée avait vu le jour. Son cœur en battit de travers, néanmoins Evelyn mit sa sur le compte du stress, de l'angoisse terrible qui lui rongeait les veines à l'idée que Donovan puisse mal prendre un malheureux, et très gênant, concours de circonstances. Elle se fichait bien de Ricardo et de ses attributs croisés à la va vite, elle se foutait bien de ses plaques de chocolats, de tout ce qui faisait de ce type le genre d'homme sur lequel n'importe quelle fille pouvait craquer, tout ce qui lui importait c'était lui là, devant elle, cet homme . Ses grands yeux gris où transparaissaient bien des choses. Dans son regard à lui Evy y avait vu les doutes, la crainte, le mal, la violence et des choses qu'elle n'imaginait pas voir briller pour elle, juste pour elle. Comme ici alors qu'il prenait le temps de la réflexion à l'en faire crever d'impatience, de trouille, d'un tas de choses que lui seul était capable de lui faire ressentir. Carrément que je suis mieux que lui. Elle en plissa le nez, un air réprobateur fiché aux traits qui disparut au profit d'une surprise délicieuse, envoûtante même, lorsqu'il scella ses lèvres aux siennes.

- Arrête de me faire peur par pitié, c'est une sale manie... Souffla-t-elle, encore contre ses lèvres, en serrant les mèches brunes de sa nuque. Il la rendait folle, à petit feu le peu de contenance qu'elle avait, ou pouvait encore avoir face à lui, s'évaporait comme si elle n'était plus qu'une casserole d'eau bouillante. Ses mains contre elle, Evelyn en croisa les jambes avant de rougir de plus belle en le sentant la déshabiller du regard, ou du moins zieuter par delà son corsage de soie. Il la charriait, se jouait d'elle, comme d'ordinaire, mais la seule différence avec ce qu'il faisait autrefois c'était que là, ce n'était plus un jeu mais bien le fond de sa véritable pensée. Collins sentit le feu lui grignoter les joues et la tension remuer son cœur qu'elle sentit battre à tout rompre et ce jusque . Cette emprise là était encore présente, n'importe quand, n'importe où, ça aussi il le lui avait dit néanmoins ici, ils n'étaient plus seul et en jetant un rapide coup d'oeil à l'embrasure qui menait vers la cuisine, Evelyn crut crever de honte au point de l'attirer vers elle tandis qu'elle heurtait le dos au buffet. Aïe...... Une légère grimace étira ses lèvres, se payer le recoin du meuble dans la hanche c'était loin d'être plaisant, en revanche ce qu'il l'était plus c'était de le sentir si.... présent. Sa bouche dévora la sienne à l'en faire soupirer, lascive, et regretter d'avoir eu l'idée merveilleuse d'inviter son ex, et son frère, à passer quelques temps chez eux. D'accord pour les réparations, tu sais combien je suis soigneuse, ça sera pas du bricolage à deux sous.

Rouge pivoine, elle lui offrit un grand sourire avant de se pendre un peu plus à son cou. Ce ne serait vraiment pas du bricolage, loin de là, déjà quelques idées lui traversaient le crâne, dont une en particulier. Après tout, jusqu'ici les surprises qu'elle lui avait faites s'étaient avérées très concluantes, pourquoi donc en serait-il autrement pour celle qui germait parfaitement dans le creux de sa tête ? Sûrement parce que toi même t'estime que tu seras ridicule, que tu te taies pour pas lui faire peur. Evelyn en roula des yeux en se détachant de lui, à regret, pour rejoindre les escaliers. La journée allait  être longue, horriblement longue... […] Un temps qu'elle y songeait, vraiment beaucoup finalement, et la présence des Vasquez semblait la pousser dans ce sens. En fin de journée, elle termina ce qu'elle avait à faire, passa même à la garderie pour récupérer Louisie afin de la déposer chez eux et de quémander à Ella si elle pouvait la garder pour quelques heures. Chose faite, la blondinette se dirigea vers son bureau puis l'invita à la suivre jusqu'à la léchée de sable où le soleil allait se coucher d'ici peu. Son cœur battait vite, trop sans doute, et à se lover – dos à lui – entre ses bras, Evelyn était persuadée qu'il sentirait la gêne, le malaise qui la poussait à inspirer plus fort.

- Quand t'étais p'tit, t'imaginais comment ta vie ? Même cette simple question était chevrotante, parce qu'elle avait peur, peur qu'il n'y ait là encore aucune similitude entre eux, que ce qu'elle désirait lui demander lui ferait peur ou..... Evy soupira puis déposa la nuque sur son épaule pour mieux voir ses traits en redressant les cils. Tu …... tu voulais t'marier ou …. avoir des enfants ? Tu voulais …... T'es pas obligé de répondre mais, j'aimerai bien savoir. A nouveau un filet d'air saccadé fila sa trachée et avant qu'il réponde elle glissa le nez dans son écharpe et reprit malgré la crainte de se faire envoyer paître. Tu..... tu pourrais t'marier avec moi ?

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Donovan C. Floyd
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MessageSujet: Re: The one that didn't stay   The one that didn't stay - Page 4 EmptyJeu 28 Fév 2019 - 11:19
Sourire en coin, le tatoué souffla une micro-excuse, parce qu’il arrêterait jamais vraiment de lui faire peur, de la charrier, parce que les réactions de Collins avaient pas de prix à ses yeux gris, c’était un des trucs qu’il aimait le plus. C’était salaud, mais c’était lui, et c’était elle. Un éclat de rire lui échappa en la voyant tenter de lui fuir jusqu’à se manger un meuble dans le dos. « Fais gaffe ma belle … t’as de mauvais réflexes … » Le militaire se mordit la lèvre pour pas rire encore plus, il cherchait pas non plus à la vexer, juste qu’il adorait le rose que ses joues prenaient, l’intensité de son regard qui variait à chaque réaction. Comme une excuse, et parce qu’il en avait envie, il revint d’ailleurs l’embrasser, en se fichant bien des convenances, de la présence des Vazquez. « J’en attendais pas moins … » souffla-t-il contre ses lèvres avant de la laisser filer vers l’étage, son regard gris la suivant jusqu’à plus la voir. Elle se rendait pas compte de l’effet qu’elle lui faisait. Donnie secoua la tête avant de revenir dans la cuisine retrouver les deux latinos en pleine discussion, Ella se foutait visiblement copieusement de la tronche de son petit frère qui souffla encore quelques excuses à son hôte.

Et les jours passèrent, c’était pas évident d’avoir deux invités dans la baraque, surtout parce qu’il fallait pas se leurrer, Donovan aimait investir chaque pièce de la maison sans avoir à se soucier de quoique ce soit, mais Ella et Ricardo compensaient en les aidant pas mal pour la baraque, pour la petite. Difficile de leur en vouloir, sans compter que dans le fond, Donovan était pas autant un connard qu’il aimait le laisser croire. Il était encore occupé à trier toutes les listes faites par Evy et sa bande de maniaques du rangement, y assortir d’autres listes de noms cette fois pour déterminer qui irait où pour chercher quoi quand la blonde débarqua. Charmante surprise qui l’invita à tout rassembler dans un coin du bureau pour quitter la pièce mal éclairée et bordélique en sa compagnie.

Direction la plage, okay, pourquoi pas. Donnie enroula ses bras autour d’elle, reposant son menton sur son épaule pour observer les derniers rayons de soleil se refléter sur la surface d’encre du lac. C’était joli, c’était agréable, mais pourtant il avait cette drôle de sensation. La dernière fois, c’était pour son anniversaire, mais là c’était quoi l’occasion ? Peut-être pour être peinards vu que la maison était pas mal occupée ? Mais bon, la plage, c’était pas l’endroit le plus calme du monde, il y avait toujours le risque d’avoir des moches, il y avait la présence des autres, alors pourquoi choisir la plage plutôt que … plutôt qu’ailleurs quoi, même s’il savait pas où. Pourtant malgré toutes les questions, Donovan avait le sourire, jusqu’à hausser les sourcils en l’entendant reprendre.

Sa question première le laissa pensif. Quand il était môme, il imaginait pas sa vie du tout, il y pensait pas du tout parce que le présent était pas reluisant et lui donnait pas envie de cogiter au futur. Donovan avait grandi sans se poser ces questions pour devenir le type qui vivait dans le présent, sans pour autant se défaire totalement de son passé. « J’sais pas … » souffla-t-il simplement, pensif, avant d’inspirer plus longuement aux questions suivantes. S’il voulait des enfants ? Son comportement lorsque Beatriz lui avait annoncé sa grossesse devait parler pour lui pourtant. Mais Evy elle sait peut-être pas, Evy elle est douce et innocente, pas comme toi mon con. La dernière question en revanche coupa toute pensée, son regard gris se fixant un instant sur le lac. Déglutissant, Donovan recula d’un pas.

« Evy … » C’était jamais bon quand il commençait comme ça, mais là, elle était en train de lui faire peur. C’était quoi ces questions ? Est-ce qu’elle était enceinte ? Est-ce qu’elle voulait se marier ? C’était déjà énorme tout ce qu’il avait dit, tout ce qu’il faisait, c’était pas la fidélité le problème, parce que la tromperie lui sortait par les yeux. C’était simplement l’engagement, ça lui faisait peur. « J’ai flippé et j’me suis barré quand Bea m’a annoncé … j’suis pas … j’suis pas né pour être père, j’ai grandi dans une famille merdique j’ai … jamais voulu d’enfant. J’aime Louisie, je regrette pas qu’elle soit là, mais … la vie de famille … le mariage tout ça … j’ai jamais … » Tu d’vrais lui dire franchement, vire le pansement d’un coup sec, ça fera moins mal. « J’y crois pas Evy … Le mariage c’est juste … une obligation dont on a pas besoin, les gosses c’est … pas ma vision du futur, enfin de mon futur je … j’en sais rien. » C’était là, juste là, c’était juste ça le problème, ce problème qu’ils savaient tous les deux présents mais qu’ils évitaient. Le regard fuyant, Donovan passa nerveusement sa main derrière sa nuque, parce qu’il craignait de tout foutre en l’air ou qu’encore ça allait mal virer.


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MessageSujet: Re: The one that didn't stay   The one that didn't stay - Page 4 EmptyJeu 28 Fév 2019 - 16:34
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Elle y pensait, elle y avait souvent pensé, dans cette vie comme dans la précédente même si, désormais, tout ça n'avait plus la valeur que ça pouvait avoir à l'époque. Lui demander c'était comme se rassurer. S'il disait oui, peu importait qu'il lui demande un jour ou non, Evelyn saurait qu'il désirait s'engager pleinement avec elle, qu'il ne voyait pas en elle une simple jeune femme avec laquelle il passait du bon temps – exclusivement – et qui finirait par le lasser un de ces quatre matins, lorsqu'une autre, sans doute plus fougueuse, lui ferait les yeux doux. Cette idée la poussa à ravaler de travers sa salive et pires furent les élans de son cœur lorsqu'il se détacha d'elle. Elle y avait cru dix petites secondes. Ouais, le temps que l'information parvienne à son cerveau. La rombière n'avait pas tort, finalement elle n'avait eu de cesse de la protéger tout ce temps, en lui cinglant l'âme à coup de mots parfaitement choisis, parfois même désobligeants et vexants, mais là en le sentant s'éloigner d'elle, en l'entendant prononcer son prénom, Evelyn ferma les paupières sans encore oser se retourner. Ce n'était pas bon signe, du moins pas ce à quoi elle s'était attendue. Sérieusement Evelyn, tu pensais vraiment qu'il te dirait oui ? T'es plus naïve qu'je le pensais finalement. Le sang fila vivement dans ses veines, jusqu'à nourrir son cœur qui quémandait davantage de carburant pour continuer à pulser comme un cinglé. Délaissée, elle reprit douloureusement son souffle et s'étreignit elle même sans encore redresser les cils dans la direction de ses yeux gris ou devaient se bousculer une multitudes d'informations erronées.

Il avait fui lorsque Beatriz lui avait annoncé être enceinte, il avait fui toutes les responsabilités possibles et imaginables. De son rôle au sein même du fort, à sa paternité nouvellement assumée. Pourquoi diable en serait-il donc autrement avec elle ? Parce qu'elle avait un beau sourire, qu'elle avait su s'obtenir trois petits mots de sa part, qu'elle avait su se rendre indispensable pour lui au point qu'il n'ait plus désir de trouver ce qui lui manquait ailleurs ? Avec la Mexicaine aussi il avait dû lui dire, il avait fait des efforts, mais finalement où cela l'avait-il mené exactement ? Il l'avait délaissée après avoir cru pouvoir changer. L'évidence lui martela le crâne aussi vite que son cœur résonnait durement entre ses tempes.

Il s'enfonçait dans une explication qui fit naître les larmes au creux de ses prunelles noisette. D'autres y avaient eu droit, d'autres avaient eu cette chance inouïe qu'il y pense, qu'il s'y fasse, mais elle, elle qu'il avait vraiment choisie après des mois à lui faire mal, à jouer avec elle, ne pouvait guère espérer mieux que l'avoir lui. Lui pour unique satisfaction. Elle s'y ferait, elle s'y était déjà faite d'ailleurs et ne voyait que par lui. D'importance dans son existence n'existait que lui, lui pour lequel elle avait tenu bon, pour lequel elle s'était tue des mois durant afin de ne pas l'effrayer, ne pas le faire fuir d'avantage alors qu'elle l'approchait suffisamment pour le toucher là où rares étaient celles qui avaient su l'atteindre. Elle se suffirait de lui, elle le savait mais peut-être avait elle cru pouvoir tout obtenir, concrétiser des rêves qui n'avaient plus tant de valeur, ni même autant d'importance qu'autrefois, pas même le sens que ça avait dans un monde qui n'existait plus depuis plus de trois ans mais.... A nouveau il lui certifiait qu'il appréciait bien trop ce qui lui restait de liberté pour être totalement sien. C'était ça que ça voulait dire ? Ça qu'elle comprenait dans ce qu'il tentait de dire en tentant d'être le plus doux possible. Mais finalement le mensonge aurait été plus tendre qu'une vérité aussi douloureuse que la gifle qu'il lui avait collée ce fameux jour. Un frémissement lui secoua les épaules, suffisamment glaçant pour qu'elle dégage rapidement les premières larmes qui désiraient rouler sur ses joues et se retourne enfin.

C'était juste une question …. Dans son regard elle voyait luires les questions que les siennes l'avaient amené à se poser. Pas besoin de lui demander pour savoir ce qui devait lui traverser le crâne, et sa réaction parlait bien pour lui, pour l’éventualité hypothétique qu'un jour elle ait à lui annoncer quelque chose dont il ne voulait pas. Une chose qu'il avait déjà et à laquelle il s'était faite parce qu'elle lui avait montré l'importance d'être présent pour elle. Finalement elle n'était bien qu'un pansement, cette petite chose déchirable qu'on logeait sur une plaie pour lui éviter de saigner mais qui ne permettait pas de la faire cicatriser. J'suis pas enceinte et …... C'était juste une question comme ça, j'veux pas ….. T'en rêve pas qu'il te demande peut-être ? Si, sans doute, mais ça n'arriverait jamais à contrario de ce qui lui pendait au nez si elle tombait enceinte ou revenait sur le sujet mariage. Il ferait ce qu'il avait toujours fait, pas vrai ? Evy en grelotta sur place, mettant ça sur le compte de la brise fraîche qui jouait dans ses mèches blondes. Elle aurait préféré qu'il mente sans doute, avoir cette douce illusion qu'un jour il lui demanderait, qu'elle pourrait tout avoir en plus de lui, qu'elle ne serait pas juste sa petite amie, la jeune femme qui tentait de rendre moins grave l’absence d'une mère auprès d'une petite fille adorable, pas juste cette fille qu'on pensait être la mère de Lousie mais qu'il s'empressait de remettre dans sa case quand les gens, les étrangers, pouvaient le penser.  J'pensais juste que t'avais des envies, différentes de ce que tu as pu vivre à cause de ton père ou...... Mais ça n'a pas d'importance tu l'as dit, c'est inutile, plus encore maintenant. Le futur il existe même plus vraiment, quelle importance donc ? Quelle importance de l'aimer aussi fort s'il se fichait de l'avenir, ou du moins qu'il se fichait bien de donner un sens plus fort à leur histoire ? Elle en déglutit de penser ainsi, mais pour donner le change, Evelyn inspira puis se hissa sur la pointe des pieds pour l'embrasser à la commissure des lèvres. On devrait rentrer, avant de chopper froid. Quand à elle, elle pouvait les coller dans un coin de son crâne tous ces rêves d'une stupidité effarante et se ronger les ongles d'avoir osé lui poser des questions pareilles. Parfois ne pas savoir était plus simple que de voir la vérité laide et sans fioriture. Exactement les fondements de votre relation, bien avant qu'il se dise que tu lui suffisais, enfin pour le moment.

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MessageSujet: Re: The one that didn't stay   The one that didn't stay - Page 4 EmptyDim 3 Mar 2019 - 16:41
C'était juste une question. Pourtant lorsqu’elle lui fit à nouveau face, Donovan eut cette désagréable impression que c’était pas qu’une question. Rien était jamais qu’une question, pas entre eux, pas avec son histoire à lui. Evy le savait, elle devait bien se douter que cette simple question serait un nid à emmerdes, mais finalement là, c’était lui qui lui avait encore fait de la peine. Sans le vouloir. C’était ça leur vie ? Leur relation ? Des non-dits et des questions qui faisaient mal ? Comme si elle entendait toutes les questions qui lui posait pas par peur des réponses, la blonde reprit. Première réponse, premier soulagement. Pourquoi d’ailleurs ? C’était con quand il y pensait, même s’il évitait d’y penser. Il adorait Louisie, il mourrait cent fois pour sauver la vie de sa gamine, il se découvrait père, alors pourquoi ça le faisait autant flipper l’idée qu’un deuxième marmot puisse se joindre à ce tableau de famille qu’ils peignaient à quatre mains depuis quelques mois.

Deuxième réponse, deuxième soulagement. Là non, Donnie savait pas pourquoi. Peut-être parce que le seul mariage qu’il avait vu, c’était ses parents, un bon merdier, à base de violence, d’adultère, d’abandon. Ca faisait pas rêver, ça lui foutait plutôt envie de se barrer loin de peur d’être le même connard que lui. La suite de ses paroles lui fit l’effet d’une décharge désagréable, Evy reprenait ses mots, et entre ses lèvres à elle, ça faisait mal. Pas plus que la peine que toi tu peux lui faire en étant pas son prince charmant. Il savait pas faire ça, être l’homme parfait. Il savait être fidèle, il savait aimer passionnément, mais il savait pas s’engager, c’était suffisant pour le faire dérailler. L’engagement, il y était prêt tant qu’on mettait pas de nom de dessus, tant qu’il était intangible, invisible.

Même ce baiser qu’elle déposa à la commissure de ses lèvres eut cette amertume désagréable. « Evy … » Avant qu’elle se dérobe à lui, avant qu’elle fuit ou lui fasse croire encore une fois que tout allait bien, qu’elle était pas blessée, le tatoué glissa sa main à sa nuque. « Ce qu’on a … maintenant, c’est … j’ai besoin de rien de plus. » Son regard gris couva chaque trait de son visage de poupée. Elle était belle putain, il l’aimait et ça la rendait même encore plus belle. Et dans ses yeux noisette, il avait peur de lire la tristesse, la déception. De voir combien il lui faisait mal en étant juste lui-même. « J’veux pas me projeter trop loin, j’veux pas faire de plans et risquer que tout se casse la gueule … Toi, Louisie … je vous ai vous et ça me suffit, j’t’aime sans coller aucune bague à ton doigt, et t’es sa famille sans partager son sang. » C’était ce qu’elle lui apprenait en prenant soin de la gamine.

Pourtant t’es sûr que c’est pas ta faute ducon ? Est-ce qu’il avait laissé l’impression que c’était pas le cas ? Qu’Evy était juste là en attendant ? Qu’elle serait jamais la famille de Louisie ? « Ca … ça me fait peur … » Tout le reste, Collins le comprendrait que ça lui foutait les miquettes format XXL. Elle le comprendrait. Son pouce caressa l’esquisse de sa mâchoire avant qu’il revienne l’embrasser, comme pour effacer toute la peine que ça pouvait lui faire de réaliser encore une fois combien ils étaient différents. « Désolé Collins … » souffla-t-il contre ses lèvres rosées, il l’était vraiment, sincèrement. C’était mieux que lui mentir et lui promettre toute une chiée de clichés qu’il se sentait pas prêt à vivre.


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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: The one that didn't stay   The one that didn't stay - Page 4 EmptyDim 3 Mar 2019 - 19:36
The one that didn't stay


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Si elle mettait un voile dessus, alors elle pourrait bien faire comme s'il n'avait jamais rien dit de mal ? Et était-ce mal finalement ce qu'il venait de répondre ? Pas vraiment, certainement pas aussi moche que toutes les horreurs qu'il lui avait déjà balancées au visage, pas aussi dur que celles qu'elle lui avait crachées en retour. Mais là, dans le creux de son cœur, c'était comme s'il n'envisageait rien de vraiment sérieux à ses côtés. Paumée, alors qu'elle ne l'était plus depuis qu'il lui avait ouvert son cœur, Evelyn haussa les épaules pour répondre à toutes les questions qui percutaient les parois de son crâne. Ces mots l'avaient engourdie, figée, ramenée des mois en arrière alors qu'elle n'était rien de plus qu'un pion sur l'échiquier de sa vie à lui. C'était aussi désagréable que douloureux, une souffrance sourde qui s'infiltrait dans ses veines et faisait pulser son cœur sur des notes bien moins légères. Prête à rebrousser chemin jusqu'à la maison, elle fronça les sourcils en l'entendant reprendre. Que pourrait-il bien dire de pire encore ? Qu'il préfère arrêter là parce que tu lui en demande plus, encore plus, toujours plus et bien trop comparé à ce qu'il est capable de te donner ?

Elle en frémit avant de replacer, mollement et sans entrain, une mèche derrière son oreille. C'était même difficile de croiser son regard, moins évident d'y laisser perdurer le sien, comme si tout ce qu'ils étaient, ce qu'elle imaginait qu'ils pouvaient être, n'était qu'une fantaisie de plus, une bêtise. Le caprice d'une femme enfant qui ne se souciait que de futilités sans importance dans un monde où avoir un cœur battant était bien plus cher que toute cette poudre aux yeux. L'amour c'était bien ça finalement ? Peut-être, là sur le vif, c'était un peu comme si Donovan avait étouffé le feu ravageur qui s'éternisait dans le creux de sa poitrine et qu'il n'en restait plus que des cendres. J'ai besoin de rien de plus... La blondinette en déglutit. Elle aussi savait n'avoir besoin de rien de plus, mais c'était comme obtenir un bonus, réaliser des rêves, construire d'avantage et toujours plus grands sur des fondations solides. Elles sont peut-être pas aussi solides que c'que tu penses. Sans doute, mais elle ne dit mot, préférant fermer les yeux une seconde, profitant de ses doigts contre sa nuque, s'y accrochant comme s'il avait raison, comme si juste sa présence auprès d'elle lui suffirait toujours et qu'aucun anneau, aucun enfant de leurs sangs, ne ferait de différence.

A nouveau un filet d'air quitta ses lèvres à demi closes et un vague sourire étira leur commissure à lui en plisser le nez. Il se rendait pas compte de ce qu'il pouvait dire, ou faire penser quand il s'adressait aux autres et pas à elle en particulier, mais là, cet aveu concernant sa fille lui fit du bien malgré ses réponses précédentes. Il avait peur, mais de quoi au juste ? D'elle ? Qu'elle l'aime plus fort que lui serait jamais capable de l'aimer vraiment malgré tout ce qu'il avait fait, et faisait encore, pour ses grands yeux ? Embrassée, elle ferma les paupières et répondit à son baiser avant de redresser les doigts pour encercler son poignet en reculant doucement.

- T'as pas à être désolé d'avoir peur, Combien de fois lui avait-il sommé d'arrêter de s'excuser d'avoir la trouille, de trembler, de flipper sur leur monde et le reste ? Des centaines, voire des milliers de fois.  Il avait droit de craindre des choses qu'elle imaginait n'effrayer personne, sans doute parce que sa vie n'avait pas été dure comme la sienne. La jeune femme rouvrit les yeux pour enfin croiser les siens, elle y voyait des choses qu'il avait vécues sans pour autant tout savoir. Toutes ses connaissances sur lui n'étaient que ce qu'il avait bien voulu lui dire, petit à petit, sans malgré tout entrer dans les détails. même si j'comprends pas pourquoi ça te fout la trouille. Un rictus étranglé quitta ses lèvres sur lesquelles elle passa rapidement la langue. A son regard Donovan était fort, un roc, un pilier, le sien même. Il n'avait pas peur des gens hostiles, ne craignait pas les moches, savait faire front même devant June Phelbs, alors pourquoi avait-il peur de choses merveilleuses, de ces événements plus heureux que l'existence pouvait encore leur offrir malgré l'horreur qui régnait sur le monde ? T'as pas peur des morts, t'as pas peur des gens qui pointent des armes sur toi, mais t'as peur de …..... Elle en déglutit. De moi ?

C'était ça ? Ou avait-il peur de lui finalement ? La jeune femme inclina le visage en fronçant les sourcils. Depuis qu'ils étaient ensemble ils ne parlaient pas de ces choses là, ou alors ils les esquivaient l'un et l'autre par peur de briser ce cocon fait d'amour physique et de confiance mutuelle. Elle le relâcha et se laissa retomber, assise dans le sable. Finalement rentrer n'était pas une bonne idée, chez eux il y avait Ella et Ricardo, parler là bas ne serait pas évident et surtout, même si elle aurait pu obtenir de vagues réponses auprès de la Portoricaine, qui le connaissait bien, elle voulait que lui lui parle. Assise là, face à lui encore debout, Evelyn ramena les genoux contre sa poitrine puis les entoura de ses bras avant de redresser les cils vers ses traits.

- Je t'écoute, j'ai besoin de comprendre et je veux comprendre, je veux savoir ce qui t'empêche d'aller parfaitement bien, ce qui t'empêche de discuter de tout, vraiment tout même si c'est laid, même si c'est vraiment dur à dire ou à avouer, avec moi. Evelyn inspira, prête à tout entendre, prête à l'écouter, puis tendit le bras dans sa direction pour qu'il s'installe, pour qu'il veuille bien se livrer plus. Tu m'suffit aussi, et même si tu me l'avais jamais dit, faut que tu saches que Louisie est comme... enfin ça sera comme si c'était la mienne mais..... J'veux m'suffire de toi entièrement Donovan. Reprit-elle sérieuse. Je suis peut-être pas ta femme mais je veux tout partager avec toi, le bon mais aussi le mauvais. Et parfois faut que le mauvais sorte pour aller mieux. S'il n'était pas prêt, alors tant pis, elle aurait au moins essayé, elle aurait au moins parlé et ce malgré le rouge qui empourprait ses joues quant à ce qu'elle s'apprêtait à dire encore. Je t'aime, mais j'aime pas juste l'homme qui me fait l'amour ou me rend vraiment vraiment folle de lui. J'aime aussi ce petit garçon qu'il a été, qui avait besoin de parler mais qui a pas eu l'occasion de le faire, qui a grandi en se faisant tout seul avec des craintes et idées dictées par quelqu'un de vraiment mauvais.

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