The Walking Dead RPG

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- The Beauty and the Beast -
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Roza Votiakova
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MessageSujet: The Beauty and the Beast   The Beauty and the Beast EmptyDim 3 Fév 2019 - 10:05
Soixante douze heures de solitude.

Le premier jour, c'était le syndrome Sarah Connor. Discrète, elle passait le temps en s'adonnant à quelques exercices physique, comme dans les films, quand les types étaient retenus dans d’excellentes conditions. Rien boire, ni bouffer et après une nuit blanche, c'était forcément pas la même donne. Le seul avantage, c'était que ça lui vidait la caboche, ça l'occupait même jusqu'à l'épuisement. La douleur des précédents coups aidait aussi en ce sens, qu'il s'agisse de son ventre, de sa jambe, de son bras ou de son visage, il y avait toujours une zone récemment violentée pour tiquer ses pensées. Pratique quand on voulait éviter de songer à sa prochaine pendaison.

L'isolement était une chose, l'ignorance sur son avenir en étant une autre, le plus dur restait l'absence de ses effets personnels, en particulier son sac, sa précieuse valise. Non pas pour la précieuse carte qui s'y trouvait ou les quelques provisions et munitions de secours, mais plutôt pour son carnet à dessin, précieux mémoire qui subsistait depuis ses débuts à Emerald Freedom, en 2015. On y trouvait de tout, en majorité des portraits où le nombre de défunts surpassaient aisément celui des vivants. Il y avait aussi des scènes crayonnées, le tout mélangé à des projets de tatouages et à courte dose, des récits personnel, encore ne fallait-il pas être effrayé par l'alphabet cyrillique. Pour l'encrée, c'était des morceaux de vie qui se voulaient aussi cher qu'un album photo, une perte difficile.

Le deuxième jour sans rien boire ni manger, c'était l'occasion de taquiner les gardiens qui se relayaient derrière la porte close. Quand elle ne sifflait pas, c'était sa voix devenue rauque qui poussait la chansonnette, de quoi mettre à dure épreuve ses geôliers. Un échec sur le long terme, évidement, ça ne réagissait pas en face. Son opéra ne dura donc pas longtemps, sans eau, elle sentait sa salive peiner à se régénérer. La nuit tombée, ses lèvres se collaient et refusaient presque de se séparer, sacrée ironie. Le temps était long, très long et le froid n'arrangeait rien, il en rendait même les nuits difficiles. Quarante huit heures, c'était bien assez de temps pour alarmer son groupe, il y avait de l'espoir, ça maintenait le moral. Elle s'aventura à boire le fond d'eau qu'on lui avait laissé, mais personne ne se présenta pour le lui remplir pour la lui remplir malgré ses complaintes.

Le troisième jour, c'était le grand changement et en un tour de clé la pièce fut inondée d'une désagréable et brûlante lumière. Paupières mi-closes, c'était dur de la jouer stoïque et d'avoir une stature pleine d'assurance, mais elle se tenait tout de même debout pour son invité... à l'aide du mur. Si son allure ne le démontrait pas, tout ses sens étaient pourtant aiguisés et tournés vers cette nouvelle silhouette et c'était pas un ange, pour sûr. Une profonde inspiration plus tard, le tournis était presque maîtrisé et elle osa faire un pas en avant, passant alors du tout au tout, d'un chamallow bien mou à un fier animal qui se dressait avant un combat à mort. Le visage couvert d’hématomes, elle portait les mêmes vêtements que le jour de son enlèvement, de quoi la rendre encore plus maussade et hargneuse dans sa dégaine. La vue à peine retrouvée, elle foudroya du regard la femme qui passa la porte dans un calme presque menaçant pour une Roza. "..." Pas de Zack, pas de Morgan, pas de folle à la batte, pas de redneck, pas de militaire, pas le tatoué, pas de musclor, juste une rousse aux allures de coincée. De quoi lui couper le bec et changer sa mine en une grimace assez éloquente. "Merrrrde. Tu es qui toi ?" Au diable la politesse, c'était qui elle ?


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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: The Beauty and the Beast   The Beauty and the Beast EmptyDim 3 Fév 2019 - 13:47
Elle n’avait pas oublié. Les pertes de novembre. Si elle avait pu officiellement retourner la situation à son avantage, grâce au sérum de Lawrence et à un revirement axé sur leur développement interne, la défaite de l’automne lui laissait un goût amer. L’avocate n’avait pas totalement occulté le projet d’anéantir le ranch un jour, elle avait simplement choisi une autre stratégie. Une fois que Fort Ward sera établi comme la puissance incontournable du secteur, avec son système électrique et ses avantages sanitaires, les survivants les supplieront de pouvoir être intégrés. A ce moment, ils n’auraient sans doute même pas besoin d’un seul coup de feu pour faire se disloquer leurs antagonistes.

C’était son plan. Patiemment attendre, comme un chasseur professionnel qui savait que se ruer sur sa proie n’allait ni procurer de meilleurs résultats, ni autant de plaisir. Toutefois, c’était sans compter sur la « trouvaille » d’un petit groupe sortie sur Seattle. Une femme qui aurait été présente à Renton, qui aurait même été responsable de l’état dans lequel étaient revenus Ela et Zack. Ce n’était pas à prendre à la légère, car cela signifiait qu’elle aurait sans doute des informations à leur donner. Sur le passé, le présent et les futurs. Habillée d’un élégant manteau noir en toile cirée, June ôta ses gants noirs pour examiner le contenu du sac de la détenue. La carte notamment attira son attention. C’était une sacrée zone parcourue, même en aussi longtemps. A y voir les lieux indiqués – le lycée, Port Orchard, Renton – il n’y avait pas de toute sur l’identité des personnes qu’elle traquait. L’ironie, c’était qu’elle les avait belle et bien trouvés.

- Surveillez-la mais ne lui parlez pas. J’irai la voir plus tard, dit-elle aux quelques personnes présentes dans la pièce.

***

Trois jours plus tard, June supposa que la prisonnière avait suffisamment mariné. Privée de nourriture, disposant de tout juste assez d’eau, isolée dans une cabane minuscule, le temps devait avoir fait son effet. Il pleuvait encore sur le camp, une de ces averses froides et interminables des hivers de Washington. Ses cheveux roux soigneusement tirés en chignon, elle noua la ceinture de son manteau et passa la porte, parapluie en main. Le moment n’était pas choisi au hasard : c’était Arizona qui montait la garde devant la minuscule prison improvisée. Celle-ci la salua silencieusement et ouvrit la porte pour laisser entrer la quarantenaire.

Le jour dégueula à l’intérieur, changeant d’un courant d’air glacé l’atmosphère étouffant de l’intérieur. Malgré l’odeur désagréable, June ne tressaillit pas, pas plus qu’elle n’esquissa la moindre émotion face à la jeune femme. Elle était clairement mal en point. Ses efforts pour se tenir droit étaient admirables mais la rouquine n’était pas impressionnée. Quand bien même la tatouée avait suffisamment de jus pour se jeter sur elle et prendre l’ascendant, son amie à l’extérieur interviendrait bien assez vite pour calmer ses ardeurs.

- Bonjour Roza, commença-t-elle calmement de sa voix quasi-robotique, vous pouvez m’appeler June.

Elle replia son parapluie et le posa à côté de l’entrée. Ses yeux perçants scrutaient son interlocutrice dans les moindres détails. Ses blessures, ses expressions, l’interrogation dans ses prunelles. S’attendait-elle à voir se manifester quelqu’un d’autre ? Sur le visage opalin de l’avocate se dessina un sourire qui n’avait de sourire que l’apparence.

- D’une certaine façon, je pense que c’est moi que vous cherchiez, pour être sûre que l’estropiée comprenne, elle précisa, c’est une belle carte que vous avez. Ça a dû vous prendre du temps, admit-elle purement objectivement, froidement, vous venez du lycée, n’est-ce pas ?

C’était une supposition. Parmi tous les gros coups menés par la communauté de Bainbdridge, le seul qui avait fait des survivants – hormis l’épisode du ranch – c’était l’attaque du Garfield Highschool. Sachant qu’il apparaissait sur le plan de la dénommée Roza… celle-ci pourrait coller avec le profil de la rescapée vengeresse. Ce genre de pulsion, June en avait vu plus d’une lors de son ancien métier.


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Roza Votiakova
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MessageSujet: Re: The Beauty and the Beast   The Beauty and the Beast EmptyLun 4 Fév 2019 - 11:23
L'allure d'androïde de la femme, le délire du parapluie, le petit noeud parfait sur le manteau, le chignon, le putain de bonjour suivi de son prénom... Ça faisait trop, beaucoup trop, surtout pour une Roza en piteux état. L'espace de quelques secondes, elle crut nager en plein délire, dans le scénario parfait du film coquin de bas étage : secrétaire cochonne de type androïde venue s'occuper de la vilaine prisonnière. Ou était donc le bourreau flippant ? Les militaires psychopathes ? Le tortionnaire chinois muet ? C'était déstabilisant, suffisamment pour laisser s'échapper un rire nerveux et peiner en conséquence à se maintenir sur ses deux jambes. Ça n'arrangea pas non plus le mal de crâne qu'elle se traînait maintenant depuis deux longues heures.

"Pizdec*... " Marmonna-t-elle tout bas pour elle-même une fois son ricanement maîtrisé. Retour aux choses sérieuses et à l'angoisse. La carte, elle n'était pas surprise d'en entendre parler aussi vite. La zone à couvrir était trop grande pour une seule personne, il y avait de quoi tiquer. Quant à sa provenance, la rousse avait vu juste, une déduction assez simple quand on savait lire une carte, finalement. Pour son rôle, il ne faisait maintenant plus aucun doute, c'était bien un tête à tête avec la cheffe des connards. La slave rêvait de lui renvoyer une petite punchline bien salée et sarcastique en pleine poire mais son état l'invita à jouer à un tout autre jeu avant de montrer les dents.

"June... Parrrfait. Tu m'as l'airrr d'êtrrre quelqu'un de civilisé." Elle avait déjà couché avec deux femmes du même nom par le passé, c'était un peu troublant. "On devrrrait prrrendrrre l'apérrrro avant d'fairrre connaissance." Y avait pas vraiment d'humour la dedans, le timbre s'en faisait même presque menaçant. La soif était trop forte pour être oubliée et elle était bien décidée à ne souffler aucune information à C-3PO (version steampunk) dans ces conditions. "Ce serrrait une bonne base, tu ne crrois pas ?" Ajouta-t-elle sur le ton de l'évidence en roulant sa tête sur le côté, comme si celle-ci était déjà trop lourde à porter. Son timbre se faisait un peu plus ouvert cette fois-ci, de quoi corriger son élan grognon titillé par le manque d'eau et de nourriture.


*Pizdec =  Putain/Merde


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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: The Beauty and the Beast   The Beauty and the Beast EmptyLun 4 Fév 2019 - 12:39
L’expression artificielle de l’avocat se maintint sur un sourire de fausse connivence. Elle n’en attendait étrangement pas moins d’un tel personnage. Il fallait déjà avoir une sacrée dose de fierté et de défiance pour se tenir droite et aussi désinvolte dans une telle situation. Mais les apparences étaient faites pour être brisées et quoiqu’il y ait sous le masque de la russe, la rouquine entendait bien de le révéler au grand jour. Faire craquer un témoin, fouiller dans ses failles pour en faire des crevasses, c’était autrefois sa spécialité ; et aujourd’hui, il n’y avait plus aucune norme pour restreindre le champ des moyens utilisés.

- J’ai effectivement quelques bonnes bouteilles de vin chez moi et de quoi grignoter, rétorqua-t-elle avec détachement, je vous inviterai volontiers si… tu vous m'aidez en échange.

Ses orbes émeraude fixèrent celle de son interlocutrice sans ciller. June ne mentait même pas. Elle ne refusait pas quelques avantages à ceux qui savaient se montrer utiles. Ce privilège, le sénateur Campbell aurait pu en profiter s’il n’avait pas été si mal avisé. Que Roza ait été aussi acharnée dans sa traque traduisait autant son aversion que ses connaissances. Cela signifiait qu’elle avait inévitablement rencontré d’autres personnes voire d’autres camps ; les informations qu’elle avait sur le territoire étaient donc intéressantes. Plus encore que la contribution d’un ancien politique.

- Par exemple… où sont passés les survivants du ranch ? Je sais qu’ils ne sont plus à Issaquah, précisa-t-elle pour en rayer la moindre tentative de mentir, quels sont leurs moyens armés, combien d’alliés ont-ils, quel est leur niveau de vie, ce genre de chose pour commencer.

Ce serait un bon début. L’avocate ne s’attendait pas vraiment à ce que la prisonnière se livre sans discuter – ça ne ressemblerait pas à l’extrait qu’elle avait donné de sa personne – mais il fallait bien tenter l’approche diplomate. Ensuite, Roza ne pourrait pas vraiment se plaindre si les choses prenaient une tournure un peu moins agréable. Pour l’instant, elle ne risquait qu’un apéritif en sa compagnie – il y avait pire. Son regard fit mine d’évaluer la taille et l’aspect de la prison où la jeune femme était enfermée.

- Avant de me répondre, je vous conseille de penser au fait que personne ne pourra vous  sauver – ou même vous trouver – ici. D’ailleurs… vos « amis » tenteraient-ils de le faire s’ils savaient que vous laisser ici leur garantirait d’être tranquilles ? Son sourire se fit carnassier, sa voix presque doucereuse, après tout… ceux qui vivaient dans une prison, avant qu’on ne les en déloge… ils avaient été prêts à rendre les armes fut un temps, elle faisait bien entendu référence à l’altercation de Port Rorchard, où Arizona avait perdu son compagnon, et on a plus confortable à offrir qu’une cabane et un pot de chambre.


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MessageSujet: Re: The Beauty and the Beast   The Beauty and the Beast EmptyLun 4 Fév 2019 - 14:41
Du vin, vraiment ? Ce n'était pas vraiment prévu au programme, une bouteille d'eau suffirait largement à la combler, quant au grignotage, le simple mot vola quelques gargouillements à l'encrée. Dans un réflexe, elle posa lentement sa main tremblante de fatigue sur son ventre maintenant dépourvu de la moindre graisses comme pour le faire taire et masquer ses hurlements. Un acte inutile, un de plus. Elle n'en dit rien de plus et alors que les questions fusaient, elle détourna le regard vers l'unique fenêtre du cabanon recouverte d'un grillage. Les effectifs et les moyens de ses alliés intéressaient sans surprise la rouquine, c'était tout à son honneur de s'en inquiéter, de là à croire que la russe lâcherait quoique ce soit à son ennemi juré, c'était un peu présomptueux. Duncan, Romy, Andrea, Ashley, Hope, Elena et tous les autres, il en fallait plus pour qu'elle se décide à leur planter un couteau dans le dos, bien plus.

La petite rousse l'invita à réfléchir, ce qu'elle fit tout en reportant ses mirettes claires vers elle pour dévisager le sourire carnassier qu'on lui offrait. Pour sûr, elle marquait un bon point, Selene ne ferait absolument rien pour elle, ça, ça ne faisait aucun foutu doute, elle se battrait même pour que le nouveau camp unifié ne lève pas le petit doigt et reste en retrait. Le pire, c'était qu'elle était consciente que c'était sans doute la meilleure chose à faire pour la sécurité des uns et des autres. Quelles cartes avaient-elles à jouer maintenant ? Trouver un semblant confort et surtout une opportunité de s'échapper, c'était la priorité et avant cela, il fallait conquérir la rousse. Encore fallait-il avoir à faire à femme facile à berner et non une avocate fédérale à la langue de vipère. "Perrrsonne ne viendrrra, en effet." C'était sans compter sur Riley et Markus dont elle allait bien cacher leur existence, même si pour le coup, elle pensait presque ce qu'elle disait, le camp principal des pillards n'était pas facile à trouver, elle en avait fait la dure expérience, si ses amis devaient se présenter, ça prendra possiblement du temps, beaucoup de temps. "C'est ce qui est magique quand on vadrrrouille seule, on a jamais d'grrrandes attentes vis à vis des autrrres." Ce n'était pas un mensonge, ou presque pas, le ranch et la prison l'avait quelque déçu en décidant de s'isoler au loin, on ne sait où, et ce pour fermer les yeux sur les morts comme la menace des dangereux colonisateurs. "Ça évite les déceptions." Autant jouer la carte de la grande solo, ça peut aider pour la suite : "Le rrranch s'est en grrrande parrrtie disloqué... et j'en dirrrai pas plus. J'aime bien l'donnant, donnant, surrrtout que dans ces conditions, ma salive m'est très prrrécieuse." Oh le gros mensonge, si gros qu'elle en a détourné le regard vers cette fameuse fenêtre, de peur que la femme puisse percevoir quoique ce soit dans ses prunelles. Sa gorge la l’accélérait à chaque fois qu'elle agitait la langue, le manque d'eau n'était pas vraiment un luxe. Elle faillit se laisser totalement glisser contre le mur pour reposer ses jambes tremblantes mais sa motivation de fer sut prendre le relais alors qu'elle serrait des dents en s'en retournant vers la rouquine. "T'as pas l'airrr conne June, m'laisser crever d'soif ne t'apporrrtera rrien. T'dois pas êtrrre sans le savoirrr." La slave n'était pas encore décidée à crever, pas comme ça, au fond d'une cabane avec pour seule compagnie son pot de chambre. Avec une grande lenteur, elle croisa ses bras sous sa poitrine, le droit lui faisait sacrément mal, mais qu'importe, fallait bien qu'elle montre que d'une façon ou d'une autre, elle ne lâcherait rien en prenant une attitude et une pause qui se voulait fermée dans les grandes lignes du langage corporel.



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MessageSujet: Re: The Beauty and the Beast   The Beauty and the Beast EmptyLun 4 Fév 2019 - 16:58
La rouquine pencha légèrement la tête sur le côté. Elle admirait sincèrement l’audace de cette femme qui admettait n’avoir plus rien mais tentait de tenir tête malgré tout. Une éternelle solitaire qui refusait pourtant de livrer ses « amis », c’était touchant. Une de ces déterminations inspirée des histoires grandiloquentes des longs-métrage hollywoodiens. La vraie vie avait bien moins de panache et la tatouée s’en rendrait compte, à un moment ou un autre. Si elle pensait avoir déjà touché le fond, elle était loin – bien loin – de réaliser la situation dans laquelle elle se trouvait. Sans un mot, June sortit une seconde pour demander à Arizona de lui confier sa gourde. De retour dans la cabane, elle darda ses yeux perçants sur Roza, qui s'était laissée glisser le long du mur.

- Vous laisser mourir de déshydratation ne m’apportera rien, concéda-t-elle lentement, mais si vous ne parlez pas, vous ne m’apportez rien non plus, l’évidence était tombée comme un couperet alors qu’elle dévissait lentement la gourde, vous savez… vous ne représentez pas grand-chose pour nous, elle avait recouvert son masque de givre, vous vous êtes peut-être mis en tête que vous êtes… une sorte de prisonnière de guerre et que l’avenir de vos amis dépend de votre sacrifice, mais…, l’avocate haussa imperceptiblement les épaules, vous n’êtes rien de tout ça.

Cruellement, elle fit basculer le contenant, jusqu’à ce que la moitié de l’eau à l’intérieur ne se déverse à ses pieds. Un symbole qui voulait dire qu’elle n’était pas là pour jouer le gentil flic mais aussi qu’elle pouvait effectivement se permettre de gaspiller quelques centilitres d’une ressource pourtant rare désormais. Un luxe que n’avait certainement pas la russe face à elle, notamment si elle avait pour habitude de errer sur les routes. Néanmoins, c’était aussi le signe que la rouquine pourrait lui donner ce qu’elle attendait, pour peu qu’elle plie et cesse de jouer à la plus maligne.

- Notre communauté est bien plus développée que ne l’était le ranch ou votre lycée, reprit-elle posément, nous avons de quoi nous défendre, de quoi nous former, de quoi nous nourrir et nous chauffer, l’énumération pouvait longtemps continuer, elle l’abrégea d’un geste de la main, notre système de soin dépasse de loin ce que d’autres pourraient offrir, nous avons même une équipe de spécialistes qui développe en ce moment même un vaccin contre le virus responsable de l’épidémie.

La quarantenaire parlait avec ce calme politique propre à la propagande. Le pire était qu’elle n’avait même pas besoin de mentir pour enjoliver la vérité : Fort Ward était ce refuge idéal auquel tous les survivants censés devaient aspirer. Ils n’avaient juste pas encore tous fait le cheminement nécessaire pour mettre de côté leurs égos et admettre qu’ils avaient tort de se méfier d’eux.

- Notre projet… dépasse largement une simple confrontation contre une trentaine de personnes. Croyez-moi. Alors quoique vous fassiez, ou ne fassiez pas, vous ne changerez rien à nos plans, elle agita brièvement la gourde pour faire entendre qu’il restait à boire à l’intérieur, par contre, vous avez encore le choix de vous rendre service, June marqua une pause et l’incita à mi-voix : dites-moi quelque chose que je ne sais pas encore, Roza.


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MessageSujet: Re: The Beauty and the Beast   The Beauty and the Beast EmptyLun 4 Fév 2019 - 18:45
Les nuits blanches dans ses yeux rouges, l'inquiétude dans ses cernes, la douleur sur son visage abîmé et dans ses gestes, elle ne pouvait tromper personne. Sa mine décomposée en voyant le contenu de la gourde s'écraser au sol marquait alors très bien l'impact que le geste avait sur elle, elle était dépitée et la colère prenait peu à peu le dessus sur ses nerfs mis à rude épreuve.

"Je suis rien de tout ça... ? Fais pas l'idiote June, j'serais pas là à t'taper la causette si c'était pas le cas. À moins que ça t'fasse mouiller d'jouer la vicieuse ?" C'était tac-o-tac, puis elle se tut et écouta la longue branlette de la rouquine sur la puissance de son camp d'enfoirés. Quand elle arriva au vaccin, la slave feinta la surprise dans un haussement de sourcils soudain, rien de plus. Il fallait éviter ce sujet pour ne pas remonter à Romy, la tatouée se savait facile à décrypter et laissa la panique la guider et prendre le dessus pour s'enfoncer dans le mur de glace, tête la première : "Avant vous, il y avait déjà une autre puissance, et avant cette même puissance, y en avait encore une autre." Elle déglutit un instant, non sans difficulté avant de reprendre : "La vie n'est qu'un grand recommencement et y aura toujours meilleur qu'vous. L'histoire le prouve, avant l'empire romain, c'était les grecques, avant les grecques, les égyptiens et encore avant eux, c'était les Sumériens, etc, etc... mais au final, 'sont tous tombés et vous tomberez aussi, t'fais pas d'illusion." Elle était lancée, la fatigue ne l'aida pas vraiment à se contrôler et la nausée ne manquait pas de la clouer au sol. Quant à son élocution, elle se faisait de moins en moins aisé. "Pour une comparaison plus efficace avec not' cas d'figure... Sache qu'les nazis avaient la meilleure artillerie... la meilleure aviation.... et sans doute le meilleur pôle scientifique du monde... et pourtant..." Elle essaya de se racler la gorge, mais y avait quasiment rien à racler et ça faisait un mal de chien. Le seul plaisir là dedans restait la comparaison des pillards avec le peuple nazi. "On leur a bien botté le cul.... et quand j'dis on, j'parle bien des russes." Mention spéciale pour sa mère patrie. Au moins, le sujet du vaccin était écarté et elle n'avait plus qu'à continuer dans sa lancée pour terminer de le contourner. "J'reconnais bien dans ton arrogance... l'style des américains, toujours sûrs des cartes qu'vous avez en main, toujours plus péteux qu'la moyenne... Et pourtant vous vous êtes bien fait niqué dans la jungle... par des fermiers en tongs, en sous-nombre et qui plus est... armés de fourche." La guerre du Vietnam, qui, ironiquement, s'adaptait plutôt bien à la situation du ranch. Y avait de l'intensité dans ses prunelles qu'elle dressa comme des canons dans ceux de la quadragénaire après une longue inspiration. "Épargne moi donc ton étalage de puissance... y a personne... à impressionner... ici." Un court soupir quitta ses lèvres gercées, elle était déjà exténuée par son monologue. "Tu as pas b'soin de jouer... à ce jeu là... Si t'es vraiment si forte et imposante qu'ça... fais preuve d'mansuétude... et on pourra s'arranger." Elle riva son regard vers le sol et le remonta vers la précieuse gourde en guise de ponctuation finale.


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MessageSujet: Re: The Beauty and the Beast   The Beauty and the Beast Empty
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