The Walking Dead RPG

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- Every passing minute is another chance -
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MessageSujet: Re: Every passing minute is another chance   Every passing minute is another chance - Page 2 EmptyVen 18 Jan 2019 - 19:59
La lumière était douce, mais Lily regrettait que les flammes de ces bougies soient pas celles d’une cheminée, parce qu’il faisait quand même sacrément froid là. Ouais, puis la dernière fois la cheminée c’était chouette niveau ambiance, hein ? Oui, mais la première fois il y avait pas de cheminée et c’était chouette aussi. AH ! Je le savais ! Tu y penses toujours hein … Lily détourna le regard, parce qu’elle craignait que Julian y lise que oui, peut-être une part d’elle avait repensé à ce baiser, ces baisers, du premier à celui échangé sous l’averse, que ça faisait toujours courir quelques frissons sur sa peau. Que c’était pire que pire que pire depuis ce soir-là dans le chalet, comme si son empreinte était marquée sur sa peau, gravée.

La couverture sur ses épaules lui fit relever son regard clair vers le brun. Wow il s’était rapproché, genre beaucoup, genre assez pour lui donner l’impression que sa chaleur la réchauffait déjà alors qu’en réalité, c’était juste elle qui se consumait comme à chaque fois. C’était toujours pas clair, elle comprenait pas pourquoi, comment, mais c’était. Just perfect. Lily papillonna, déglutissant un instant, avant d’esquisser un petit sourire, amusée à chaque fois de le voir faire comme elle, terminer ses discussions sans doute intérieures à voix haute. Ouais, il est aussi timbré que toi. Ouais, il l’était, aussi seul, aussi paumé, aussi … Fin de transmission, l’instant d’après le fil de ses pensées chuta de quelques mètres de hauteur, ses lèvres contre les siennes suffisaient à lui ôter toute capacité de réfléchir. Comme à chaque fois.

Une nuée de frissons, une vague de chaleur. C’était autant ce baiser que le bout de ses doigts contre sa peau qui lui donnait l’impression que finalement les bougies étaient suffisantes, que la cheminée serait superflue. Lily remonta ses bras vers le cou du brun, les y enroulant pour se lover un peu plus contre lui, continuer de s’y réchauffer, de s’y perdre parce que là, juste là, finalement c’était là qu’elle se sentait le mieux. Avec lui. Comme si y’avait pas des cadavres ambulants à chaque coin de rue, comme si le monde était pas en ruines, que leur futur se résumait à demain. Avec lui, ce qui comptait, c’était maintenant et maintenant durerait toujours. Le baiser, ce baiser, se fit plus fort, plus lourd de sens, plus lourd de leurs sens qui s’emballaient.

La brunette sentit un meuble contre son dos, mais c’était pas grave, ça suffisait pas à détourner son attention de ce ballet qui lui faisait tourner la tête, pire qu’une ballerine sur le Lac des Cygnes. Son souffle s’accéléra, sa peau frissonnant encore plus en sentant ses doigts sous ce débardeur qu’elle portait encore. En une fraction de seconde, légère comme une plume, Lily se retrouva assise sur un guéridon qui avait pas l’air solide mais ça, elle s’en fichait. Parce qu’elle pourrait toujours se raccrocher à Julian, là, à cet instant, comme toujours, comme depuis le jour où il lui était venu en aide. Comme poussée par un instinct qu’elle contrôlait pas, par cette simple envie d’être avec lui, cette envie de lui. Qu’est-ce qu’elle faisait de ses mains pendant ce temps-là ? Qu’est-ce qu’elle devait faire, dire, être ? Elle en savait rien, elle en savait pas plus que pour ce premier baiser, ou pour cette première fois comme ça. Lily en savait rien et pourtant, c’était exactement ce qu’elle voulait. Ses doigts glissèrent à ses mèches brunes trempées contre sa nuque.

L’étoffe détrempée glissa sur sa peau, la forçant à se séparer de lui pour se heurter à nouveau à lui, plus fragile, parce que même s’il l’avait déjà vue, elle était persuadée de pas être si belle, maigrichonne, blafarde, pas une poupée ou alors celle en porcelaine qu’on collait sur un rockingchair pour faire peur aux gosses. La voix de Julian la rassura pourtant, oh c’était genre le truc le plus … gênant qu’il pouvait lui dire, mais en même temps là, parler ça revenait à mourir de honte pour elle, parce qu’elle était pas certaine de réussir à articuler ne serait-ce que trois mots. « Je … » Bien, c’est déjà un mot, allez continue, toi aussi tu sauras bientôt parler Lily ! Ses doigts glissèrent à ses traits, parcourant ses mâchoires avant de revenir l’embrasser, lovée contre lui. « J’ai chaud … » T’es sûre que tu veux partir dans cette direction ? Cherchant les mots, en espérant les trouver entre ses lèvres, Lily se recula finalement, plongeant son regard clair dans celui du brun, ce regard qui l’avait intrigué dès qu’elle l’avait croisé la première fois. Ces deux yeux de couleur différente, différents mais tout aussi envoûtant pour elle. Rien de plus qu’une gamine trop amoureuse, voilà ce qu’elle était. Le bout de ses doigts glissèrent à contre sa gorge, jusqu’à la chaine qu’il quittait jamais, ces plaques militaires qu’il portait toujours autour du cou qu’elle pressa entre ses doigts. « C’est … » Quoi ? C’est sa faute ? C’est ça que tu veux dire ? Bah dis-le alors. Genre, ouais elle allait dire ça. Le rouge lui bouffa les joues et Lily décida finalement de le ramener à elle, tirant doucement sur la chaine entre ses doigts. Il comprendrait non ? Elle avait pas besoin d’en dire plus ? Elle savait pas en dire plus. Sa main libre vint saisir celle du brun pour la faire glisser contre sa peau, parce que c’était ce qu’elle voulait. Lui. Dans ce fichu monde en ruines c’était lui tout ce qui comptait.
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MessageSujet: Re: Every passing minute is another chance   Every passing minute is another chance - Page 2 EmptyVen 18 Jan 2019 - 21:04
Every passing minute is another chance


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man my boy. but for now it’s time to run...


Fallait qu'elle lui dise, parce qu'il savait pas, il savait pas si elle aussi elle brûlait comme ça en se retrouvant si proche si.... scellée sans pourtant que ce soit suffisant. C'était pas assez, même l'embrasser c'était jamais assez ou... Julian déglutit encore alors qu'elle tentait de dire un truc. Ses yeux se baladaient dans les siens, il s'y accrochait, comme ses doigts se raccrochaient encore à l'étoffe trempée qu'il avait pas lâchée. Entre ses phalanges blanchies il sentait l'eau s’égoutter pour mieux rincer le plancher poussiéreux, y former une auréole qui resterait là, figée dans le temps, comme cette marque qu'elle avait collée sur lui, au creux de son cœur qu'il sentait marteler sa poitrine à chacune de ses inspirations, chaque petit mot ou soupirs qui passait sa bouche. Lily elle le révélait un peu dans cet état, ça y ressemblait en tout cas, vraiment et sérieusement parce qu'il entendait presque sa peau crépiter, l'écho des caresses que son souffle faisait en rebondissant tendrement sur ses traits, même son propre épiderme qui se couvrait de roseurs ou de frissons alors qu'elle se hasardait à frôler ses mâchoires. Il esquissa un piètre sourire qu'elle couvrit d'un baiser, l'obligeant à revenir l'embrasser avec une langueur qu'il se connaissait pas lui même. Évident malgré tout, c'était comme passer un appel important et qu'on répondait dans les dix secondes à l'autre bout du fil, même en étant carrément à l'opposé de la planète.

God ….. Il s'en perdit, les yeux clos, forcé de relâcher ses lèvres en sentant que l'empreinte s’étendait plus, qu'il réagissait au quart de tour et que c'était presque dérangeant pour elle. Enfin, il en avait l'impression, il voulait pas la gêner, il voulait pas lui faire peur. Elle a pas peur, là c'est juste toi et tu sais pourquoi. Ouais, l'étudiant savait, mais y avait pas que sa crainte, y avait pas que la trouille parce que Jake s'était greffé à ce groupe qu'ils formaient avec Alphonse, mais parce qu'il en avait plus envie encore. Ça le dépassait complètement de désirer quelqu'un d'autre à ce point. Pourtant quand on avait faim on mangeait, quand on avait soif on buvait, quand on avait envie de rire on riait mais là... C'était juste du désir, celui de l'autre. Un truc qui appartenait pas qu'à lui, mais à eux, qu'il pouvait pas exprimer sans elle ou, surtout, qu'il avait pas envie d'exprimer sans elle, jamais. J'ai chaud... Il le sentait ça, c'était imprimé en elle et contre lui, juste où il baissa les cils en glissant la langue entre ses lèvres parce qu'il savait même plus quoi répondre, que juste ce contact là, pourtant bridé par une frontière de jeans détrempés, le faisait carrément halluciner et songer à ce que c'était, ce que ce serait encore. Sans doute que ça pouvait être que mieux. Mieux qu'avant, mieux que pire, pire que mieux. Il était plus vraiment là, du moins c'était pas un salon gavé de poussière ou mal éclairé, mais ailleurs où elle était avec lui et où y avait rien de moche, rien de laid, ou tout était simple malgré les difficultés et la trouille qui lui cinglaient le sang. Ce dernier pulsait fort, plus vite dans le creux de ses veines, jusqu'à son cœur qui jouait son rôle avec plus de fougue. Ses doigts contre lui lui hérissèrent la peau, ses paupières en vibrèrent subitement. Lily lui arracha même un soupir qu'il réprima en pinçant les lèvres tandis qu'il revenait plonger dans ses yeux clairs. Il le captura le tintement bref du métal, sentit même la chaîne rouler contre sa nuque. Même les plaques métalliques étaient chaudes. Elles avaient absorbé la chaleur soudaine qui inondait son organisme et rejoignait l'une de ses paumes sur laquelle ses yeux s'attardèrent un instant.

Il devait faire quoi maintenant ? Attendre ? Répondre parce que Dimples voulait lui demander quelque chose ou ….. ? God damn'it..... Trop penser, trop réfléchir là, ça rendait débile ou alors y avait plus assez d'oxygène dans le creux de son crâne où rôdait la brume vaporeuse et délirante dans laquelle il voulait perdurer encore. C'était ça l'euphorie ? Sûrement, parce que même si le monde était plus qu'un gros tas de ruines sanglantes, à l'instant Julian s'en foutait. Il était bien, elle était bien et elle le ramenait à lui en tirant un peu contre la chaîne qu'il sentit lui mordre la peau sans pourtant lui faire mal. Ordinairement il aurait grimacé mais là, même la souffrance elle était agréable. Engourdi, le ventre lourd, le cœur gonflé de tout ce qu'il ressentait pour elle, le jeune homme glissa maladroitement les doigts contre sa cuisse, la langue attardée à ses pétales qu'il termina par entrouvrir pour mieux respirer. Il suffoquait presque ou il inspirait trop bien. Peu importait en fait, peu importait parce que là il avait juste la sensation d'aspirer son parfum, sa chaleur, de l'avoir sans l'avoir encore.

Ses doigts remontèrent la courbe fine de sa jambe jusqu'à sa ceinture, et l'autre semblait effleurer chaque grain de la chair de poule qui recouvrait son ventre pour mieux rejoindre leur jumelle. Proche d'elle, Foster déposa le front contre sa tempe, inspira son odeur tandis qu'il défaisait les pressions de son jeans. A chacune d'entre elles, qui la libérait un peu plus, il déposa un baiser contre sa joue, sa mâchoire, puis sa clavicule jusqu'à serrer le tissu pour mieux lui faire quitter lentement sa taille, puis ses jambes en se rapprochant d'elle afin de lui éviter de tomber, de glisser de.... Pourquoi il l'avait assise là au juste ? Il en secoua le visage, sentant la résistance du vêtement au niveau de ses chevilles, Julian se pencha vers elle, contre sa poitrine où son nez traça un chemin invisible, jusqu'à son nombril et enfin l'intérieur de sa cuisse. Il en frémissait, vraiment trop, trop fort, juste trop. C'était cool mais affolant, c'était bon déjà et pourtant c'était rien à côté du reste, rien à coté de la manière dont il la considérait. Lily elle était juste à lui pas vrai ? Pas à un autre, à personne d'autre, juste avec lui, pour toujours ? Son cœur battit de travers en entendant l'écho plus brusque que firent ses boots en rejoignant le sol. C'était rien, elle voulait que lui et lui il voulait qu'elle, pour toujours en plus.... Elle lui avait demandé ça, lui non mais il le savait alors là, la peur, la trouille, elles s'évadaient entre ses lèvres qui s'attardaient à la douceur chaleureuse de ses jambes. Machine arrière, plus intense dans doute parce que lorsqu'il revint contre elle, il était plus près et qu'il ramena les deux mains à sa nuque pour l'embrasser encore, lui demander si c'était bien ce qu'elle voulait aussi.

- T'es.... sûre ? tu..... j'ai chaud au--aussi Dimples, j'veux..... Un rire étranglé, maladroit, fila ses lèvres parce qu'il était gêné encore malgré ce qu'ils faisaient là, ce qu'il avait déjà fait et qu'elle lui avait demandé la première fois. t'es vraiment  .... trop jolie, trop.... j'sais pas mais trop et.... Son bassin heurta le sien et ce fut délicieusement pire. Just do it, Julian ! Comme un coup de fouet, à nouveau il serra sa peau, laissant ses mains dévaler ses courbes, ses hanches qu'il serra pour se contenir autant qu'il désirait être à elle, juste à elle encore juste une fois.... Son front contre le sien, ses lèvres flirtèrent avec les siennes, doucement, entre deux baisers plus chastes mais bouillants, comme ses mains qui se raccrochaient à sa taille pour pas que ça aille trop vite, pas cette fois. Doucement....... je veux que.... que ce soit vraiment …. enfin que tu..... faut que... Que ça dure plus longtemps ? Qu'elle sente ce que t'as ressenti ? T'en fais pas, elle est amoureuse, toi avec, même si t'es nul ce sera cool Juju. L’étudiant ravala sa salive, les lèvres de nouveau écrasées sur les siennes, tâchant de se brider mais envieux de plus à chaque caresse humide.

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MessageSujet: Re: Every passing minute is another chance   Every passing minute is another chance - Page 2 EmptySam 19 Jan 2019 - 10:25
C’était marrant, il y avait des trucs dans la vie qu’on pensait jamais pouvoir dépasser un certain seuil, un plafond, et qui finalement prouvaient à chaque nouvelle occurrence que si, c’était possible. La merde dans ce monde en était une, parce qu’on aurait jamais pensé que ça puisse être pire que des conflits armés, mondiaux ou régionaux, que ça pourrait jamais être pire qu’une crise financière qui plongeait tout un pays dans une merde noire. Et puis il y avait ça, parce que clairement, Lily aurait jamais pensé que ça pourrait être ça. Le premier baiser, le deuxième, le troisième, la première étreinte, les occasions manquées, et cet instant-là. C’était mieux encore que tout ce qu’ils avaient pu partager, pire aussi, pire parce que ça s’éternisait, parce que ça la faisait languir et que ça lui révélait ce qu’elle voulait vraiment. Et Lily, elle s’y retrouvait pas là-dedans, ou plutôt elle avait jamais pensé s’y retrouver. Quand les filles en parlaient, ces filles bien plus entreprenantes qu’elle l’était au même âge, la brunette adepte de lecture et de silence se disait que c’était juste des idioties, qu’elles en rajoutaient. Mais là, elle le comprenait, avec lui, elle le comprenait. C’était pas des bêtises, c’était vrai, c’était viscéral, c’était juste le truc le plus dingue qu’elle ait ressenti, loin devant la peur de voir la population humaine se transformer en créatures avides de chair. Lily c’est pas le moment de penser à ça … Non mais elle savait pas à quoi penser, quoi faire, quoi dire, quoi être. Qui être.

Chaque caresse, chaque baiser, c’était un rappel de ce qu’elle voulait, un écho qui se répercutait dans chaque cellule de son être, de son corps, c’était la certitude que Julian, il voulait la même chose. Hein ? Bah là … j’sais même pas pourquoi tu doutes. Non, elle doutait pas, elle avait raison. Et finalement il y avait pas besoin de mots ici, non ? Lily savait lui dire, autrement, différemment, tout comme elle savait le comprendre, du moins il lui semblait. Son corps faisait du saut à l’élastique dans sa poitrine à chaque pression de son jean qui se défaisait sous ses doigts, à chaque baiser contre sa peau. Mains jointes derrière sa nuque, Lily respira plus fort lorsque l’étoffe trempée quitta ses jambes. Oh misère. Ca coinçait, le pantalon, il était coincé à ses chevilles et c’était pas grave, elle allait s’occuper de le virer mais non. Julian en décida autrement et son cœur fit le grand plongeon, ses joues plus rouges que jamais. « Ho … » -ly shitballs. Elle y connaissait rien à tout ça, mais là, elle était sûre de pouvoir dire que c’était sans doute le truc le plus … c’était quoi ? Sexy ? Ouais, sans doute. C’était le truc le plus ce qu’elle disait l’autre là-haut.

Elle avait froid aux orteils dès que ses boots trouvèrent le sol, elle avait froid et pourtant elle crevait de chaud aussi, elle en frissonnait un truc format géant. Son regard clair balayait la pièce à défaut d’oser se poser sur Julian, le souffle plus lourd. Elle en mordilla sa lèvre de sentir les siennes courir sur sa peau, avant d’accueillir avec toute l’envie qui l’habitait et qu’elle comprenait pas toujours ce nouveau baiser. « Sûre. » souffla-t-elle simplement avec un sourire, mordillant sa lèvre. Elle était sûre, oui, elle savait rien dans ce monde, dans cette vie, tout ce qu’elle savait c’était qu’elle voulait pas mourir, et qu’elle voulait être avec lui, là à cet instant et pour tout le reste de leur vie. Un petit gloussement gavé de désir quitta ses lèvres, elle était si jolie que ça ? Oh for Christ’sake Lily ! Fais lui confiance ! A défaut de se faire confiance à elle-même, d’avoir confiance en elle, oui, elle avait confiance en lui, dans ce regard qu’il portait sur elle, dans tout ce que ses gestes lui prouvaient, lui confirmaient.

Lovée contre lui, blottie aussi près qu’elle le pouvait, Lily avait l’impression d’être déjà partie loin. Pourtant, elle pouvait partir encore plus loin, si elle trouvait le courage de lui dire, de lui faire comprendre tout ce qu’elle voulait, sauf que pour ça, l’aurait fallu qu’elle se le dise à elle-même, qu’elle le comprenne elle-même. Ses doigts glissèrent à nouveau à ses traits, son front contre celui du brun, ses lèvres frôlant les siennes. « Ça l’est déjà. » souffla-t-elle dans un sourire. C’était déjà parfait, elle avait rien de plus à lui demander, rien de plus à vouloir, parce que tout était finalement naturel, et parfait. Parfaitement naturel et naturellement parfait. Un nouveau baiser, plus envieux, plus teinté de désir, et ses mains glissèrent de ses traits à la ceinture de son jeans. Maladroitement sans doute, Lily parvint à en défaire la boucle. Des gestes maladroits qui trahissaient autant l’empressement que l’inexpérience, mais ils étaient pareils. Elle le savait, il le savait. « C’est ce que je veux, c’est toi que je veux … » parvint-elle finalement à articuler entre deux baisers, comme libérée d’un poids, avant de le repousser, à peine pour se laisser glisser au sol. Le plancher était froid, mais tant pis. Ses mains trouvèrent celles du brun, l’entrainant avec elle vers ce canapé poussiéreux comme le reste de la maison. Mais ça comptait pas. Rien d’autre comptait, que lui, qu’eux.
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MessageSujet: Re: Every passing minute is another chance   Every passing minute is another chance - Page 2 EmptySam 19 Jan 2019 - 15:14
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Elle était sûre, elle venait de lui dire mais au fond de lui, il était pas vraiment sûre qu'elle soit sûre. Pfffff, parce que ses réactions te guident pas suffisamment peut-être? Si, enfin si et pas vraiment, parce qu'elle pouvait juste vouloir la même chose que lui pour lui faire plaisir ou bien.... Ou bien plus rien, parce que là elle l'embrassait encore plus fort et qu'il peinait à retenir son souffle déjà trop court. L'empressement revenait lui lécher les veines, lui remuer le sang comme s'il était dans une énorme centrifugeuse sans le mal de mer qu'allait avec. Julian était bien, une grosse sphère émotive, plus qu'une boule de sensations ou chaque geste, chaque soupir et caresse, attisait le feu qui pulsait déjà comme un demeuré dans le creux de son ventre.  Ça fourmillait sur sa langue, à chaque étreinte de la sienne, contre ses lèvres à chaque mouvement de sa bouche, ça crépitait sur ses joues à la moindre de ses inspirations. Elle était vraiment belle, pire que belle pire que tout ce qu'il avait déjà vu de chouette dans ce monde. Lily c'était comme la dernière chose trop jolie dans l'univers sombre, bouffé par la mort et tapissé par le sang de nombreux défunts. Là c'était plus encore, la roseur de ses joues ça la rendait plus belle, plus.... perfect. Ouais, juste parfaite et y avait pas d'autre mot, mieux que celui là, pour la décrire. Et c'était bien aussi pour elle, ça aussi elle le lui disait, avec ses mots à elle, avec sa timidité qui la rendait encore plus... Tout. Julian inspira, et un chapelet d'air fila ses pétales autant que la reprise d'oxygène fut saccadée par l'impatience qui gagnait du terrain. C'était quoi au juste ce truc ? L'envie, le désir, la langueur.... L'étudiant se languissait d'elle en fait, y avait pas d'autre définition, juste eux, elle et ce qu'elle voulait autant que lui.

Quand elle glissa les doigts contre lui, qu'il entendit la boucle de sa ceinture tinter légèrement, Jul se tendit jusqu'aux orteils. Un sourire frémissant fila le coin de sa bouche, ses propres mains en appuie sur le rebord du petit meuble où elle était assise. Valait mieux le guéridon qu'elle en fait, car là il serrait le bois comme un taré, puis que le froid ambiant lui mordillait la peau qu'elle débarrassait d'une autre couche de fibres trop lourdes, détrempées et rugueuses. Tout allait bien, de l'instant au silence juste cassé par l'eau qu'il entendait ruisseler sur les tuiles, la façade, les carreaux et cliqueter dans les gouttières sûrement gorgées de mousse et autres cochonneries que la nature avait abandonnées là. A demi nu, parce que le jeans avait fait mi chemin contre ses tiges, il se perdit entre ses lèvres avant de se redresser quand elle reposa les pieds au sol. Elle était pas bien grande, toute fragile, toute menue et malgré tout là, avec juste des sous vêtements, à le tirer par la main pour le ramener près du canapé, elle lui foutait l'angoisse la pire du monde. Celle d'être nul, de pas lui faire du bien, de lui faire du mal, de pas tenir de pas réussir.

Il reprit une profonde inspiration, parce qu'elle venait de lui dire un truc de fou, un truc grave réconfortant et flatteur même. L'étudiant en goba quasiment sa pomme d'Adam en lui emboîtant le pas. Enfin, en essayant parce que, en gros crétin dirigé par les hormones en ébullition, et par sa copine qu'était tout aussi brûlante, il en avait oublié que son froc était encore au niveau de ses genoux. Manquant de se vautrer, il vacilla contre elle en s'emmêlant les pattes dans le jeans avant de se retrouver le fessard vissé dans le canapé, Lily debout devant lui vers laquelle il redressa mollement le menton pour crever de la contempler, de la regarder de la vouloir comme ça. Gloups, à peu près le bruit que fit sa salive quand il la ravala de travers avant de papillonner comme s'il rêvait. Il rêvait pas pourtant, d'ailleurs il avait jamais rêvé de ça avant elle, avant de savoir ce que c'était avec elle et de vouloir juste le faire avec elle, et aucune autre.

Il foutait quoi de ses mains là au juste ? Rien, ou si ? Julian les glissa sur ses propres cuisses pour se débarrasser de ce qu'il avait plus besoin de porter, et le boum que firent ses pompes sur le plancher lui arracha un rictus. C'était loin d'être comme dans ses songes hein, rien à voir. Dans ses rêves y avait pas de bruit bizarre ni de moment de flottement comme ça, ni d'hésitation. Bon, il coupa le flux de ses pensées parce que l'autre allait encore lui dire de foncer, mais qu'il voulait pas aller trop vite. Foster redressa les mains vers elle. Elles rencontrèrent sa taille, son  dessous sous les ourlets duquel il les glissa en tremblant davantage. La peau chaude mais couverte de frissons, il la ramena vers lui, contre lui et se raidit en étendant le cou quand sa chaleur mordante rencontra son corps. Dimples elle l'impressionnait là, elle avait un drôle de pouvoir sur lui en fait, et lui il était complètement envoûté, à la regarder comme si elle brillait de mille feux, comme un joyau que tous les cons, les débiles et les abrutis, convoitaient.

Fucking God, pense pas à Jake, c'est pas le moment. Ouais, ouais puis non, non ça avait rien à voir ici, puis si elle se retrouvait comme ça avec lui, c'était juste qu'elle voulait que lui, comme elle lui avait dit. Rassuré en se répondant mentalement à des questions tout aussi mentales, Julian effleura sa peau, son dos jusqu'aux agrafes là. A ces trucs chiants de la mort qu'il en chia à défaire en riant à moitié dans son cou, ravalant juste ses esclaffes dès qu'elle bougeait un peu contre lui. Il avait l'air ridicule à réagir comme ça. Dans les films les gars ils faisaient pas ça, ils grelottaient pas à chaque fois que leur copine les touchait ou...... Ses yeux se révulsèrent une nano-seconde en découvrant sa poitrine, en y hasardant les mains sans quitter son regard, en y logeant les lèvres, doucement, lentement, pour mieux mourir d'envie et arrêter parce que ça crépitait. Ça crépitait grave et que c'était risqué. Il la serra dans ses bras, plus fort, juste pour se calmer, juste pour souffler avant de pincer les lèvres et de reprendre d'air par la bouche. Il la sentait sans encore la sentir totalement, et l'envie était pesante, un poids lourd, presque salin, dans le creux de son ventre. Un poids qui l'invita à l'allonger, à s'étendre au dessus d'elle en agrippant le cuir de ce vieux fauteuil pour éviter de perdre ses moyens tandis que ses doigts courraient contre son ventre, son nombril, et lui retiraient le seul et unique vêtement qui lui restait. Elle avait chaud, trop chaud comme lui, et déjà l'espèce de douleur exaltante dardait à son bas ventre.

Voilà, Lily elle était nue et là... Là il l'embrassa encore, plus fort en lui cédant des soupirs impatients, en s'enlisant entre ses lèvres tandis qu'il la rejoignait dans cette pudeur naturelle et grave délirante. Plus rien les séparait sinon les secondes, et peut-être qu'il avait plus besoin de lui demander qu'il avait juste à.... s'y perdre. Où ? En elle, entre ses jambes, juste là où son pouce la sentait brûler tandis que ses doigts étreignaient délicatement l'intérieur de sa cuisse jusqu'à ça. Ce baiser là, son corps contre le sien, lui en elle et elle autour de lui. Un gémissement lourd, rauque, fila entre ses pétales qu'il relâcha pour mieux enfouir le nez à sa gorge. Sa chaleur, sa pudeur qui l'étreignait c'était juste.......... Je t'aime... trop mais...... c'est pas encore assez.

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MessageSujet: Re: Every passing minute is another chance   Every passing minute is another chance - Page 2 EmptySam 19 Jan 2019 - 16:05
Un mince éclat de rire fila ses lèvres en voyant le brun manquer de se vautrer, Lily essaya quand même de le retenir, mais finalement, le voir comme ça, aussi paumé qu’elle, c’était rassurant. Et rire, c’était aussi rassurant. Julian, il était rassurant. Enfin quand il la regardait comme il la regardait là, à cet instant, c’était … flippant, pas un mauvais genre de flippant. Non, ce flippant plutôt grisant, cette douce adrénaline, ou alors une autre hormone que Lily connaissait pas parce qu’elle avait pas fini le lycée. On s’en fout des hormones Lily. Ouais, on s’en foutait, il y avait plus important, plus urgent. La brunette esquissa un petit sourire, elle se sentait bien, heureuse, c’était lui qui avait changé sa vie. Sinon elle serait quoi ? Une autre survivante, une adolescente qu’avait rien d’autre que de quoi vivre jusqu’au lendemain et qui connaissait rien à rien. Avec Julian, elle était à nouveau quelqu’un, dans son regard, elle était quelqu’un. Et à ses yeux à elle, il était beau, parfait, son prince charmant qu’était passé à ça d’être le prince d’une île trop loin d’eux. Ouais enfin ils sont plutôt rouquins dans la famille royale … Vrai, l’image d’un Julian roux lui effleura l’esprit, dessinant un sourire sur ses traits alors qu’il finissait de se débarrasser de ce pantalon qui avait manqué de le faire tomber.

L’instant d’après, Lily perdait le fil de ses pensées, un hoquet de surprise lui coupant le souffle une fraction de seconde. Ramenée contre lui, la brunette se blottit un peu plus dans ses bras, pour contrebalancer la fraicheur de la pièce par sa chaleur. Bon bah j’espère que t’es vraiment sûre hein … parce que bon, je te rappelle quand même que … Chut, qu’elle se taise, qu’elle la laisse faire, qu’elle la laisse être. Il y avait rien, presque rien, trois fois rien qui les séparait, il y avait tout entre eux, tout ce désir, tout ce qui faisait bouillir son sang, qui nouait cette étrange sensation dans le creux de son ventre, plus bas. Plus près de lui. Sans oser davantage le regard, Lily mordilla sa lèvre en sentant ses mains glisser dans son dos, esquissant finalement un sourire amusé en le sentant galérer à dégrafer l’attache de son soutien-gorge. Tu pourrais l’aider. Non, c’était amusant comme ça, c’était rassurant. Enfin, ça l’était nettement moins de se retrouver quasi nue contre lui, sous son regard.

Cette drôle de sensation au creux de son ventre, cette envie, ce truc en plus, tout était plus, pire, tout était plus tout lorsqu’elle sentit ses mains glisser sur elle, ses lèvres s’y mêler. Le souffle court, Lily ramena ses mains à la nuque du brun, le serrant contre elle autant qu’il la serra contre lui. Elle le voulait, autant que lui voulait ça, elle était conquise, autant que lui l’était. Enfin, c’était ce qu’elle espérait lui dire, qu’il avait pas à s’en faire, que ça irait. Ouais enfin … c’était quand même pas une partie de plaisir la première fois j’te rappelle … Alors, oui, c’est beau, t’es amoureuse, bla-bla-bla, mais quand même … Quand même. C’était rien, qu’elle se taise donc, c’était rien, rien de plus que ce qu’elle voulait, être avec lui, à lui, entièrement, complètement, encore une fois. C’était ça qui lui grignotait le ventre, qui pulsait sous sa peau.

Son dos rencontra finalement l’assise de ce canapé qu’était sans doute déjà passé de mode des années avant la fin du monde. Il était laid ce canapé quand même, le tissu était fané, le motif était vieillot. Bah ouais hein pense au canapé pour pas penser au fait que tu vas encore avoir mal. Non, ça irait, c’était ça qu’elles disaient non les filles au lycée ? Le peu de fois où elle les avait entendues en parler, c’était ce qu’elles avaient dit. Et tu les crois ? Elles pouvaient bien raconter n’importe quoi, pour ce que t’en sais. Oh et puis zut, il y avait plus important là, il y avait ses doigts contre elle, ce dernier morceau de tissu, dérisoire, qui quittait sa peau. Un nouveau baiser et la crainte s’envola, contre ses lèvres, contre lui, elle pouvait tout oublier, plus avoir peur. Avoues, t’as quand même un petit peur que ça fasse encore mal. Ça serait dommage hein ? Parce que jusque-là, c’était plutôt cool, vous devriez en rester là d’ailleurs, allez. Non ! Par chance, elle hurla pas ça à voix haute, elle le souffla juste dans sa tête. Même si bon … la mégère avait pas entièrement tort, Lily avait peur. Ses doigts glissèrent contre la peau de Julian, se nichant à sa nuque pour s’y retenir, jusqu’à le sentir, là, près d’elle, en elle. Oh … finalement. Un mince sourire étira un instant ses lèvres, dans un soupir qu’elle avait cru contenir. C’était … pas du tout comme la première fois, c’était pire, enfin c’était mieux, mais c’était pire dans ce que ça créait en elle.

Son souffle, ce lien, aussi physique qu’intangible, invisible, cette sensation, c’était … Délirant. Ouais, ça l’était. Un sourire se dessina à nouveau sur ses lèvres qui tardèrent pas à chercher celles du brun pour s’y perdre. « Je t’aime … » Pas trop, ça serait jamais trop, ça serait jamais pas assez, ça serait toujours juste parfait, juste ce qu’elle voulait. Son bassin se pressa un peu plus contre lui, ses doigts glissèrent à ses traits, son regard clair se perdit dans celui du brun. Nom d’une méduse à moustache, c’était pas possible d’être aussi amoureuse, de tenir aussi fort à quelqu’un, de vouloir aussi fort quelqu’un, quelqu’un qui faisait pas partie de sa vie deux mois auparavant. Quelqu’un qu’elle aurait sans doute jamais rencontré sans ce fichu monde. Elle était pas juste amoureuse Lily, c’était peut-être bête, c’était peut-être naïf, mais elle le savait, elle l’aimait et il y aurait jamais que lui, pour toujours. Que sa vie dure encore soixante ans ou six jours, ça changerait rien, Julian c’était le seul, l’unique. Personne d’autre, jamais. Est-ce que c’était ça qui rendait ça si … tout ? Est-ce que c’était ça ou ça qui lui donnait l’impression de brûler de l’intérieur, de frémir à chaque sensation, chaque mouvement, comme hypersensible, comme trop consciente de tout ce qu’elle ressentait. C’était … complètement délirant, ouais, c’était ça. Et elle voulait pas que ça s’arrête.
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MessageSujet: Re: Every passing minute is another chance   Every passing minute is another chance - Page 2 EmptySam 19 Jan 2019 - 17:18
Every passing minute is another chance


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man my boy. but for now it’s time to run...


Pchiiiiiiiiiiiiiiiiit, y avait de la friture sur la fréquence, enfin y avait même plus de fréquence ou de transmission possible en fait, juste le vide, le néant et.... Elle, elle autour de lui. C'était grave hallucinant cette sensation là, se sentir comme absorbé par l'autre, en osmose, symbiose, un truc qui terminait par ose en gros. Il avait osé finalement, et c'était vraiment mieux que la toute première fois où il s'était lové en elle. Je t'aime. Julian en frissonna, étouffant ses premiers soupirs contre sa peau brûlante, juste là au creux de son cou, juste là où il sentait les vibrations de son cœur, de son sang, entre ses lèvres humides. Son corps scellé au sien, Julian rouvrit péniblement les yeux, la bouche pressée sur sa peau qu'il ôta en redressant doucement les traits pour croiser son regard. C'était le miroir de son âme, on disait ça nope ? Ouais, il l'avait entendu parfois et là, il la voyait vraiment, comme si être avec elle, à elle, en elle, ça l'invitait dans les tréfonds de ses pensées. Le souffle court,  l’étudiant frémit en la sentant combler le peu d'espace entre eux, puis grelotta une minute jusqu'à soupirer entre ses lèvres. Dans ce baiser qui attisait ce brasero intérieur, ce truc qui se voyait pas mais qui le consumait entièrement et menaçait, à chaque seconde, de tout faire s'effondrer. Fallait jauger, le jeune homme était comme un thermomètre là, la barrette de mercure liquéfiée par la chaleur, qui montait à chaque fois qu'elle redressait la taille vers son bassin, à chaque fois qu'il lui rendait l'étreinte en échange. C'était doux, chaud..... ça brûlait et ça frémissait, lui filant l'impression d'être comme un truc qu'on avait oublié sur le feu et qu'il fallait surveiller pour pas que ça finisse par cramer.

Ses doigts serraient le tissu du canapé, ça lui faisait même mal en fait, parce que ce truc était craqué de partout et que les fibres déchirées semblaient lui rentrer dans la peau, la chair, mais que l'autre truc, ce plaisir irradiant, masquait tout. Son autre main posée près d'elle, il déglutit en baissant les yeux, en se redressant un peu contre elle, presque à regret car son cœur battait plus contre le sien, et que malgré la fièvre de ses reins, dans le creux de son ventre, il sentait la fraîcheur embrasser son torse humide de l'échange. Ses lèvres étaient sèches en l'absence des siennes, juste parce qu'il pouvait que respirer par la bouche, que c'était plus simple, que les sensations pourtant fortes, intenses et exaltantes, étaient moins contenues, plus libres d'aller et venir comme il allait et venait entre ses jambes. Godness,...... Il en déglutit, sa main frôlant son bras, son coude pour mieux rencontrer sa taille qu'il serra pour la ramener contre lui. Woooooow, slowly. Merde, sérieusement c'était dur de tenir, dur de la sentir plus proche, plus vivante. La première fois c'était pas ça, c'était pas comme ça parce que Lily elle bougeait pas vraiment ou, du moins, pas comme ça. L'étudiant en arrondit les billes, ralentissant la cadence déjà lente, langoureuse.

Ça le torturait mais c'était une bonne torture, le genre qu'on voulait laisser s'étendre, poursuivre et perdurer parce qu'au plus elle durait, au plus ça devait être génial, bon.... cool. Un rictus étranglé fila sa gorge et étira brièvement le coin de sa bouche qui revint épouser le centre de son buste. Il se sentait bien, plus que ça encore avec elle, au point de loger le front contre sa poitrine pour reprendre son souffle et se hasarder à contempler leurs corps qui s'unissaient au point de pincer les pétales. C'était pas le truc à faire car juste se voir comme ça, la voir comme ça, ça forçait le feu à lui bouffer les traits autant que ça calcinait ce truc qui formait une espèce de boule de plaisir dans ses entrailles comprimées. Un autre râle rencontra sa peau douce, chaleureuse avant qu'il redresse le menton et relâche enfin l'étoffe merdique du canapé pour effleurer, en tremblant encore, sa pommette du bout des doigts.

- Cçça... va lovely ? God, damn'it. Sa voix était éraillée, étouffée par ce qu'il ressentait et peinait à contenir. Julian savait que c'était différent, qu'elle le ressentait elle aussi ce truc là, même si c'était peut-être pas pareil, même si elle semblait plus à même de tenir bon ou.... Qu'est-ce t'en sais au juste ? Justement il en savait rien, mais la voir sourire, sentir ses mains contre lui, la sentir le retenir à elle encore, onduler contre lui, tout ça faisait monter cette pression de timbré qu'il contenait en fermant les yeux, les rouvrant juste, en passant la langue entre ses lèvres, pour pas rater une miette de ce qui se reflétait sur son visage de poupée. Li-ly....... c'est.... Cool ? Sérieux lui dis pas ça même si ouais c'est vraiment super cool, mieux nope ? Oh ouais c'était mieux, mieux mais il savait pas décrire ce que lui faisait cette rencontre chaude, humide, douce. Pourtant son cœur s'emballait et là, parce que justement c'était vraiment bon, vraiment chouette, il se hasarda à s'enliser plus encore en elle, ne réprimant son soupir plus rauque qu'en retrouvant l'étreinte de ses lèvres qui rendaient tout ça..... Pire que mieux.

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MessageSujet: Re: Every passing minute is another chance   Every passing minute is another chance - Page 2 EmptySam 19 Jan 2019 - 17:52
Nom de … punaise … de bon sang de bois de … Merde. Ouais, ça elle le pensait plus facilement, enfin non pas facilement. Mais elle savait juste plus, elle se sentait bien, elle se sentait bizarre mais bizarre-bien, bizarre comme … mieux que jamais dans sa vie avant ce moment très précis. C’était dingue quand même de penser à tout ce qui l’avait menée là à cet instant, Lily elle y pensait plus là, mais sa conscience, ou plutôt son inconscient, se chargeait de le faire pour elle. Est-ce que ça aurait été aussi bien autrement, dans un autre monde, avec un autre ? Est-ce que ça aurait simplement été ? Non. Non, y’a que lui. Pour une fois, elles étaient d’accord, d’ailleurs la mégère était plutôt silencieuse, rendue muette par ce ballet qui tenait de la performance artistique. Enfin pour elle du moins, parce que la première fois c’était beau mais c’était … différent. Cette fois c’était toujours aussi beau, parce qu’elle était toujours autant amoureuse, peut-être plus même, mais surtout que c’était bien meilleur, genre bon, même si elle savait pas dire ou décrire pourquoi.

C’était comme apprendre à marcher, les premiers pas étaient brouillons, on tombait, on se faisait mal, mais après, c’était naturel. Personne se posait de question en posant le pied gauche devant le droit. Là, Lily se posait pas de question, elle s’en posait plus. Julian était là avec elle, à elle, en elle, et ce simple mélange de pensées suffisait à faire exploser une myriade de feux d’artifice dans son crâne, créant de minuscules ondes de choc qui déferlaient comme des vagues sur sa peau, dans son sang qui pulsait trop vite et trop fort dans ses veines. Merde … Elle se sentait bien, mieux que bien, bien mieux. Son souffle pourtant, il était plus lourd, plus saccadé, elle avait du mal à le tenir stable, tout autant qu’elle avait du mal à contenir les faibles gémissements qui quittaient ses lèvres. Bon dieu c’était gênant de pas savoir se tenir, de pas avoir le contrôle, et pourtant Lily s’en fichait, elle se sentait juste bien.

Son regard clair voguait entre ses traits, son regard, ses épaules, tout ce qu’elle avait le loisir de contempler, d’aimer, de vouloir encore et encore plus. Nom de Zeus, il était tellement beau Julian, il était tellement beau et tellement à elle. Prenez ça dans vos faces les pimbêches du lycée qui traitiez Lily de gamine bizarre qu’aurait jamais de petit-ami. Elle avait tiré le gros lot à la loterie, et peu importait qu’on soit pas d’accord avec elle, pour elle, le brun était juste le plus gentil, le plus beau, le plus doué en tout, le plus tout. Le plus qui contrebalançait une existence qui penchait trop vers le moins. « C-ça va … » souffla-t-elle d’une voix qu’elle aurait cru plus assurée mais pourtant éraillée, entrecoupée de soupirs lascifs. entrecoupée de soupirs lascifs. Oh punaise tu t’entends parler ? C’est ridicule. Ouais bah elle faisait pas exprès, c’était comme le reste, comme tout ce qu’elle ressentait là, elle contrôlait rien. « Ça va super … bien. » Difficile de décrire l’expression du visage invisible dans son crâne, mais on aurait presque pu entendre un facepalm, mais ça non plus, Lily le contrôlait pas. Ni le volume de sa voix, ni le son, ni les mots, ni rien. Rien de rien. Elle sentait juste cette drôle de sensation qui gagnait du terrain, les feux d’artifice qui crépitaient de plus en plus, les ondes de choc qui se répercutaient contre les murs de sa conscience, contre chaque parcelle de sa peau.

Les lèvres du brun la ramenèrent un peu plus là, à cet instant. Misère de misère, elle s’y perdait, lui, eux, elle. Lui, surtout lui. C’était Julian qui était aux commandes, c’était lui qui faisait ça. Ah bah c’est pas le voisin, il est sans doute mort. Même la mégère elle l’entendait plus, arrêt sur image, plus de son. Ecran noir, rideau. C’était comme gravir une montagne, c’était épuisant, son corps luttait, mais lorsqu’elle atteint le sommet, elle eut cette sensation de tout lâcher, plus aucune prise sur rien du tout. Un saut dans le vide, et sa peau qui crépitait, son cœur qui battait plus vite, plus fort, ses lèvres qui crevaient de l’embrasser encore, encore plus. C’était une chute, sans aucun atterrissage, c’était une chute infinie dans laquelle elle se sentait bien, lovée dans ses bras, contre lui. Tant pis si elle respirait trop fort, si sa voix la quittait sans qu’elle la contrôle, étouffant contre ses lèvres ce plaisir qui continuait de l’envelopper alors qu’elle continuait sa chute libre au milieu des feux d’artifice. « J’t’aime. » souffla-t-elle à nouveau, difficilement, haletante contre ses lèvres.
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