The Walking Dead RPG

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- Cause you know you are why I've come so far -
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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: Cause you know you are why I've come so far   Cause you know you are why I've come so far - Page 2 EmptyMer 5 Déc 2018 - 22:05
Cause you know you are why I've come so far


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Dwayne s'était éloigné depuis quelques minutes, quant à elle, elle pressait encore l'écharpe à la plaie qu'elle savait la tuer peu à peu. C'était pas juste le virus qui se répandait dans les veines de la Mexicaine, mais le fait qu'elle ait perdu énormément de sang, que même avec le sérum il serait impossible de la sauver. L'artère était touchée, il lui semblait l'avoir remarquée dans la précipitation, ça tenait déjà du miracle qu'elle ait encore la force de serrer sa main, de garder les yeux ouverts tandis qu'elle, elle peinait à les croiser. C'est pas ta faute Evy, elle serait partie quoi que tu lui dises, quoi que tu lui refuses. La pression sur ses doigts se fit plus forte au point qu'elle baissa les yeux sur elle. Beatriz la jugeait pas, ou, si elle le faisait, Evelyn restait avec elle uniquement pour qu'elle ne parte pas seule. Personne ne devait mourir seul. Les yeux embués, Collins revit cette lueur dans les yeux de la brune, la même que celle qu'avait Takeo dans le regard. Cette petite flamme qui ne brillait plus suffisamment et qui consumait les restes d'une bougie ayant déjà trop scintillé pour le faire encore plus longtemps.

- Il va venir …. il va venir. Sa voix n'était plus qu'un souffle, autant une supplique que là pour apaiser la jeune femme.

Ce furent les pas rapides dans l'herbe qui l'obligèrent à redresser les billes, à relâcher la main de la blessée pour saisir son arme et braquer l'endroit d'où provenait le son. Evelyn tremblait, se sentait mal mais soupira de soulagement en capturant sa silhouette. Un vague sourire étira mollement ses lèvres, pour le rassurer si elle en avait le pouvoir, s'il était possible de le faire dans pareille situation, mais mourut directement quand elle le vit baisser les yeux sur elle sans même un regard. Ça fait mal, hein Evy ….. Qu'elle se taise, c'était rien du tout, c'était même normal car il avait été avec cette femme, l'avait aimée et qu'elle était encore la mère de sa fille. Reléguant cette sensation désagréable au fond de son cœur, ce dernier battit de travers lorsqu'un mot fila ses lèvres. Ses yeux, premièrement rivés sur lui, dévalèrent ses traits tirés, larmoyants, pour fixer cette main frêle et trop froide à laquelle ses doigts s'entremêlaient. Princesa, princesse ….. Elle le sentit se compresser son coeur, se tordre dans sa poitrine, forcée de tenir parce qu'elle n'avait pas le droit de pleurer ici, pas le droit de fondre en larmes parce que là, l'entendre dire ça, à celle qui finalement n'avait jamais quittée son cœur, celle qu'elle avait remplacée, Donovan la blessait peut-être plus que s'il lui avait hurlé dessus, que s'il l'avait giflée, que s'il l'avait à nouveau abandonnée. C'était égoïste, profondément laid de penser ainsi alors qu'elle voyait une autre femme mourir, qu'elle était là, actrice et spectatrice de sa mort sans pouvoir fuir, sans pouvoir être utile.

Impuissante comme toujours, second choix comme à l'origine. Elle serait toujours cette espèce de bouée de secours, celle qu'on choisissait parce qu'elle riait, qu'elle vivait, qu'elle aidait..... Une envie monstre de fuir la contenait là, pourtant elle garda la pression contre l'écharpe jusqu'à redresser les yeux sur Dwayne qui revenait sans oser approcher alors que Donovan se laissait retomber dans l'herbe pour pleurer. Pleurer comme jamais il avait pleuré avec elle, pleurer sans pudeur à lui en trouer le cœur autant qu'il venait de le déchirer un peu plus en lui démontrant que oui, tout ce qu'il avait dit sur ce toit à Columbia, se vérifiait encore à l'heure actuelle. Elle osait plus le regarder, elle respirait avec mal alors que Beatriz ne respirait plus du tout contre ses genoux.

- Dwayne ? D'un timbre étranglé, la jeune femme l'invita à approcher pour saisir son arme. Elle avait pas pris son couteau, mais fallait qu'elle le fasse pour lui, même si elle avait cette sensation de lui être inutile, de n'être qu'un petit plus, un bonus pour sa survie, pour qu'il vive un peu mieux tout ce chaos, elle devait lui épargner le fait de trépaner cette femme qu'il aimait. Ce fut bref, et elle rendit son arme au jeune homme avant de redresser la nuque de la Mexicaine pour dégager ses genoux, retirer son écharpe et se redresser, à bout de souffle sans avoir courut, les poumons brûlants, le cœur en morceaux mais malgré tout encore entier, en l'observant lui. Elle recula d'un pas, puis de deux, avant d'hésiter. Mais là, il lui avait comme scié les jambes, sans le vouloir, sans le désirer, il l'avait privé du droit qu'elle avait sur lui, de cette importance qu'il lui conférait depuis des semaines, depuis son réveil, pour la reléguer à un rang qu'elle imaginait pourtant pas rejoindre un jour. Elle voulait l'appeler, le consoler, au lieu de ça, et parce qu'elle avait peur de sa réaction, ou de sa colère, de tout ce qu'il était plus et qu'il pourrait redevenir, Evelyn rejoignit les abords de la clairière. On doit y aller ….. faut pas rester là. Spencer l'observa en fronçant les sourcils, peut-être parce qu'ils l’avaient habitué à être proche l'un de l'autre et, qu'ici, elle ne faisait rien, ne réagissait pas autrement que comme lui l'aurait fait si elle avait perdu pieds. C'était tout ce qu'elle pouvait faire pour lui là, lui épargner l'approche d'autres créatures, lui épargner le fait d'avoir à achever Beatriz, lui épargner le fait de devoir l'abandonner là parce que des charognes les encercleraient et l'obligeraient à laisser le corps de la brune ici. Donovan ! Lâcha-t-elle la voix éraillée.

Fallait qu'il réagisse, parce que là, elle pouvait pas … Il venait de la priver de ce à quoi elle avait droit et elle culpabilisait en plus de se sentir mal, douloureusement touchée, émue par la situation autant qu'elle l'était de se sentir bafouée alors qu'une femme, cette femme, celle avec qui il aurait dû rester, jamais quitter, venait de perdre la vie.

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Donovan C. Floyd
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MessageSujet: Re: Cause you know you are why I've come so far   Cause you know you are why I've come so far - Page 2 EmptyJeu 6 Déc 2018 - 20:50
C’était comme si tout ce qu’il avait tenté de préserver se cassait la gueule, parce qu’il avait finalement merdé, assez pour que Beatriz ait même plus cette confiance en lui qu’avait rien à voir avec eux. Et dans le fond, c’était lui qui l’avait tuée. Ca défilait devant ses yeux gris, ça remplaçait la vision de sa silhouette étendue là. Evy et Dwayne étaient là aussi, mais c’était comme s’il voyait plus personne, plus rien. Tout ce qu’il entrevoyait c’était ce jour où il devrait dire à sa fille, que c’était sa propre faute si elle avait plus sa mère. Finalement, tu me ressembles vraiment beaucoup hein Donnie ? Le tatoué entendit la voix de la blonde, cette voix qui savait l’apaiser, le ramener près d’elle quand il allait nulle part ailleurs que dans les méandres de son esprit. Elle l’avait fait pour lui, elle avait eu ce geste qu’il aurait été incapable d’avoir là.

Donovan ! Le brun tourna la tête vers Collins, le visage baigné de larmes, incapable de prononcer le moindre mot. « Donovan … faut qu’on bouge … elle a raison Vivy … » Elle avait raison ouais, fallait partir de là. Sans un mot, Donnie se releva, titubant un instant avant de glisser un bras dans le dos de la brune et l’autre sous ses jambes. Elle était si légère, si putain de légère, pourtant si lourde, comme le poids de sa responsabilité. C’était rare qu’il pleure, quoique depuis quelques mois c’était devenu un truc plus récurrent, à croire qu’il changeait, mais là, les larmes s’écrasaient sur les vêtements maculés de sang de la mexicaine, contre sa peau dorée. Il se reprenait tout en pleine tronche, de la première fois qu’il l’avait vue, au jour où il lui avait dit qu’il se barrait. Elle avait eu raison, tellement raison de l’éviter pendant tous ces mois, de le fuir. T’étais plus intelligente que moi hein princesa …

Il osait à peine regarder Evy, parce que malgré tout là il avait conscience de ce qu’il lui imposait peut-être, un chagrin dur à supporter pour elle. Dans un silence glacial, morbide, Donovan marcha jusqu’à la voiture, déposant la brune à l’arrière du pickup, près de sa sœur. C’était un échec, son échec, deux des personnes qui comptaient le plus pour lui étaient là, mortes, parties pour toujours. Parce qu’il avait trahis leur confiance. Toujours dans ce même silence, Donnie se replaça devant le volant, laissant chacun s’installer avant de remettre le contact et de rouler vers le camp. Il pleurait plus, il avait juste la rage, cette rage qui lui aurait fait faire des conneries. Mais elle était là, celle qui savait le ramener. Ses doigts tatoués filèrent chercher ceux de Collins, pressant doucement sa main avant de recaler ses deux mains sur le volant.

Et le pire dans tout ça ? Quand ils passèrent les grilles du Fort, Donovan eut cette question con. Qui devait-il prévenir ? Les Chambers étaient morts, la petite Nina avait perdu sa dernière famille. Les amis de la brune, morts aussi pour la plupart. Buchanan peut-être, et lui. Louisie. Assis dans la voiture stationnée, Donnie se remit à pleurer, parce qu’il pensait à sa petite fille, leur fille. Parce qu’il aurait rien à lui dire, parce qu’elle comprenait pas de toute manière, non ? Maman reviens … C’était tout ce qu’il pourrait lui dire quand elle réclamerait sa mère. « Dwayne … tu peux … faut les amener … » Où ? Il en savait rien, il savait pas, il savait plus. « J’dois aller … voir Louisie, Nina … » Son regard gris glissa vers Evy. « Evy … » Elle aurait besoin de lui, sa fille, sa chair, son sang, celle à qui il avait indirectement enlevé sa mère. « Je reviens … »

Parce qu’il avait la sensation de la trahir là, de l’abandonner, Donovan se rapprocha d’elle dans l’habitacle, peu importait la présence de Dwayne. Ses lèvres se posèrent sur celles de la blonde, juste un instant. « Je reviens. » Le tatoué quitta alors le véhicule et marcha d’un pas lourd jusqu’à la maison de la mexicaine. Nina gardait la petite et vu la tronche qu’il tirait quand elle ouvrit la porte, sans doute que la gosse comprit. Il lui disait quoi là ? Hey gamine, c’est ma faute si ta mère est morte, j’ai logé une balle dans le crâne de ton père et du coup comme j’suis le plus enfoiré que la terre ait jamais porté, bah ta nounou adorée depuis des années est morte aussi par ma faute. Courage il te reste un grand-père qui s’en fout suffisamment de toi pour t’avoir laissée ici. « Louisie fait la sieste. » C’était pas lui, mais la seule chose qu’il trouva à faire c’est de ramener la gosse contre lui en s’excusant. Et aux sanglots qui répondirent à ses mots, Donovan sut qu’elle avait compris. Elle était partie pour une vie de thérapie. « On va aller chez moi okay ? Evy s’occupera de toi, on va … ça va aller Nina, okay ? » C’était lui qui avait proposé qu’elle reste avec Beatriz, avec lui. Juste avant de te barrer ouais … elle doit avoir une super image de toi. En quelques minutes, Donovan récupéra sa gamine, tout ce qu’il fallait pour parer au plus pressé et avec Nina près de lui, il prit la direction de la baraque d’Evy. Putain il savait même plus là, si c’était encore sa baraque ou pas. Où était sa place ? Dans le hall, le bébé dans les bras, le tatoué soupira, son dos collé à la porte.


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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: Cause you know you are why I've come so far   Cause you know you are why I've come so far - Page 2 EmptyJeu 6 Déc 2018 - 21:39
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Fallait qu'il réagisse, il bougeait pas, figé devant elle, pourtant elle était plus là, elle était déjà partie, elle partait déjà même avant qu'il arrive. Evelyn en frissonna en baissant les yeux sur l'arme que Dwayne venait de replacer dans son étui. Tu l'as fait pour lui, parce que tu voulais qu'il souffre moins, même s'il te fait souffrir encore. Mal à l'aise, peut-être plus qu'elle ne l'avait été dans d'autres circonstances, Evelyn agrippa les pans de sa veste et les ramena contre elle. Faible réconfort, ça suffisait pas, rien ne lui suffirait jamais sans lui, pourtant même si elle crevait de le sentir l'étreindre, quitte à devoir essuyer toutes les larmes qu'il versait, elle était vide, absente, ailleurs. Prête à le héler encore, parce qu'il lui semblait entendre de l'agitation au loin, Dwayne glissa la main sur son épaule pour l'empêcher d'avancer et réitéra sa propre demande. Collins dévia les yeux quand il se redressa, juste après qu'il ait croisé son regard et qu'elle sentit ce dernier s'emplir de larmes.

La brune dans ses bras, elle prit les devant, attentive pour lui, Spencer à côté d'elle et ce jusqu'à rejoindre la voiture où, sans plus de mots, plongée dans un mutisme qui la torturait, qui devait sans doute blesser l'homme qu'elle aimait, elle regagna le siège passager. L'écharpe en sang sur les genoux, la jeune femme l'observa longuement avant de la coller dans sa poche quand il reprit le volant. Un silence morbide flottait dans l'habitacle, pourtant quand il chercha ses doigts, elle les serra brièvement mais sans oser le regarder. Elle serait là parce qu'elle lui avait juré plus s'en aller, plus l'abandonner, parce qu'elle voulait pas lui faire des promesses qui n'avaient aucune valeur, de ses promesses qu'il avait pu lui faire et qui, malgré toute sa bonne volonté, n'étaient visiblement que des paroles là pour la rassurer, lui faire plaisir, la préserver. Blême, Evelyn fixa le décor sans ouvrir la bouche jusqu'à détacher sa ceinture quand le pickup fut parqué à l'intérieur de l'enceinte. L'entendant pleurer de nouveau, elle inspira par saccades, pinça les lèvres et observa Dwayne, à qui il demandait de l'aide, avant de l'inviter à tourner les yeux vers lui. Evy …. Tout ce qu'il voulait, elle ferait ce qu'il voulait mais se contenterait que de ça, incapable d'aller vers lui par elle même, vide, inutile, juste bonne à lui être dévouée, aveugle et stupide qu'elle était. Sans œillères c'était pire, sans œillères ça faisait mal. La réalité faisait vraiment très très mal. La culpabilité la rongeait, cette sorte de jalousie tout autant, elle n'avait toujours pas confiance en elle là, et finalement, elle ne pouvait pas avoir confiance en lui après ce qu'elle avait vu, ce qu'elle aurait préféré ne jamais voir, ne jamais entendre.  

- Vas y. Lâcha-t-elle sans sourire. Il fallait qu'il aille chercher sa fille. Donovan n'avait pas besoin de son accord pour l'amener chez eux, Nina aussi puisque cette gamine n'avait plus rien. Il était encore chez lui, c'était encore chez eux, pas vrai ? T'as pas besoin de mon avis, tu fais ce que tu veux je te l'ai déjà dit. Louisie était la bienvenue, autant de fois qu'il le désirait, à perpétuité s'il fallait, mais là, sa voix était sans chaleur, sans lueur, sans douceur, étrangement monocorde. Ses lèvres trouvèrent les siennes et si ce baiser fit pulser son cœur un peu plus vite, il ne réchauffa guère son âme ni n'effaça les doutes, la culpabilité, l'égoïsme et ce qu'elle imaginait qui n'était pourtant pas vrai. Chat échaudé craint l'eau froide ? Sans doute, il l'avait tellement blessée, il avait tellement joué avec elle, que les dernières semaines l'avaient poussée à s'endurcir sans imaginer devoir le faire avec lui. Quand il quitta la voiture, Evy laissa son regard glisser sur lui et ferma les yeux avant de sentir le froid, s'infiltrant par la portière de son côté, lui mordre les joues. Tu sais maint'nant ….. enfin, pour ce que ça vaut. Lâcha-t-elle en rouvrant les yeux sur Spencer qui soupira en lui offrant un piteux sourire tandis qu'elle sortait du véhicule.

- C'est rien Evy, il est triste il …. Un rictus fila ses lèvres. Fallait pas s'étonner qu'il prenne son parti, Dwayne adorait, adulait même, son supérieur. C'est de la faute de personne c'est …. juste la réalité et, tu devrais pas réagir comme ça.

- Réagir comment ? Justement je peux pas être plus neutre Dwayne, tu sais pas ce que ….. Ce que j'ai subi pour lui, tu sais pas ce que j'ai fait pour lui et ce que je suis foutue de faire encore pour lui ! Elle haussait le ton, les nerfs lâchaient simplement. Déjà des larmes filaient ses cils, des larmes qu'elle ravala tout comme cette colère égoïste. Mais cette douleur de se sentir ignoble, en reposant les yeux sur le corps de Beatriz, lui troua le cœur. Excuse moi, j'suis désolée et …... Je vais rentrer, faut que tu les amènes au dispensaire ils ….... Enfin j'imagine qu'ils vont les préparer là bas. Merci, merci d'avoir été là. Et elle s'éclipsa, peu importait l'intendance pour aujourd'hui, elle leur avait dit que faire, et d'ici peu elle s'attendait à voir débarquer June pour des comptes, pourtant c'était pas le moment, elle le supporterait pas tout elle se supportait plus elle même là. Rapidement, elle gagna la baraque et claqua la porte. Sa veste virée, elle dégagea le foulard et hésita à le jeter ou à le mettre au lavage. Fallait pas qu'il le voit en rentrant. Putain ! Grogna la jeune femme avant de filer dans la buanderie, virer le linge dans le bac de sale, coller l'écharpe au fond et replacer le tout par dessus. A l'étage, elle prépara ce qu'il fallait pour Nina avant d'entendre la porte d'entrée. Collins déglutit. Il avait pas besoin d'elle autrement que physiquement, elle serait là donc, parce qu'elle lui avait promis et qu'elle tenait ses promesses... Mal, virant les larmes qui avaient quitté ses yeux en faisant le lit pour la gamine, elle quitta la pièce et descendit les marches pour se figer au centre de l'escalier. Emphatique, elle l'était beaucoup trop avec lui et là, à le dépeindre ainsi, elle se maudissait de réagir de la sorte, de lui en vouloir alors qu'il souffrait. Coucou Nina, La gamine redressa ses yeux rougis vers elle. tu peux déposer tes affaires je vais m'en occuper, tu veux …. Un chocolat, quelque chose ? Si la gosse répondit, Evy, elle, descendit les dernières marches avant de l'inviter à s'installer au salon puis de se tourner vers lui. Je serai là, comme j'ai promis …. je …... Je suis désolée pour toi, pour Louisie, pour elle, vous.. Je ….. je suis désolée de t'avoir empêch.... Enfin j'suis navrée Donovan. Elle était désolée de l'avoir accaparé, de l'avoir empêché de recoller les morceaux avec celle qu'il aimait réellement. Elle s'approcha tout de même, puis glissa le dos de l'index à la joue rebondie de sa fille. Ça ira petit ange, tout ira bien. Ses yeux croisèrent ceux de Donovan, elle retenait ses larmes. Ça ira ….. C'était une question là, pour lui, pour eux, une question qui n'en eut pas le ton pour autant car elle n'avait pas vraiment la force de lui demander, pas la force de le prendre dans ses bras après ce qu'elle avait pas fait, pas vu avant, capturé ensuite et fait pour lui épargner d'avoir achevé celle qu'il aurait jamais dû quitter. Dwayne l'a .... il les a amenées au dispensaire si tu veux. J'vais m'occuper de Nina et d'elle.

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MessageSujet: Re: Cause you know you are why I've come so far   Cause you know you are why I've come so far - Page 2 EmptyVen 7 Déc 2018 - 10:01
A côté de lui, Nina était silencieuse, rien à part quelques sanglots. Qu’est-ce qu’il pouvait faire ou dire pour l’aider ? Putain il y connaissait rien en gosse, il savait déjà à peine s’occuper de la sienne, pour ça qu’il avait pris la fuite. Pour ça que tu lui as brisé le cœur et que t’as réduit la confiance qu’elle avait placée en toi à néant aussi. Pas besoin de lui rappeler, Donovan s’en rappelait bien. La petite Chambers répondit oui au chocolat dans un souffle à Collins avant de partir vers le salon sous le regard du tatoué qui avait le poids du monde sur ses épaules là, dans les billes grises de sa fille, dans les larmes de Nina. Putain.

La voix de Collins s’adressa finalement à lui, lui nouant la gorge, elle était triste aussi, mais y’avait autre chose. Il la connaissait maintenant, assez pour sentir quand quelque chose clochait et là quelque chose clochait. Tout clochait, rien n’allait. C’était un bon résumé. Ses doigts fins saisirent ceux de la blonde pour déposer un baiser. « Evy … merci. » Il avait besoin d’elle là, plus qu’à n’importe quel autre moment peut-être, parce que là c’était comme le contrecoup de tout ce qu’il avait fait, un bon vieux retour de manivelle en plein dans sa tronche. « Faut que je … prévienne … June, Arizona … » Putain l’idée de prévenir l’avocate lui nouait la gorge parce qu’il entendait déjà sa réponse, froide, dénuée de toute émotion, il entendait les reproches dans sa voix qui diraient presque que Gutierrez l’avait mérité pour sortir seule.

« Hey microbe, tu restes avec Evy et Nina okay ? Juste un peu, j’reviens. » Glissant la gamine dans les bras de Collins, Donovan colla un baiser sur son front poupin avant de ramener la blonde contre lui, logeant ses lèvres sur le haut de son crâne, sa main au creux de ses reins. « J’reviens … vite. » Pourquoi lui répéter encore ? Parce qu’il avait peur là, peur qu’elle le voit s’éloigner, parce qu’elle le connaissait et que dès que ça devenait dur, trop dur, Donovan se barrait. C’était une règle de l’univers, presque inchangée, sauf avec elle finalement. C’était dur quand elle était endormie, mais il était resté, parce qu’elle comptait pour lui, plus qu’il était capable de lui dire. « Merci Evy … » ajouta-t-il dans un souffle avant de lui voler un baiser et de quitter la baraque.

Il avait à faire, et il voulait en finir rapidement. Un crochet par la maison de la rousse, une rapide visite à Arizona qui dépêcha une équipe sur place pour retrouver les autres. L’avocate était au courant, Donovan s’attarda pas sur sa réaction, ses questions, il aurait le temps de le faire plus tard. Direction le dispensaire où Dwayne était encore, à expliquer à quelques blouses blanches leur boulot visiblement. « Repos Spencer. » lui lança-t-il pour le calmer, c’était rare de voir le rouquin agacé ou parler comme ça, supérieur. Sans doute que c’était de voir son chef et pote comme ça. Donnie colla sa main sur son épaule. « Merci mon gars. » Il pouvait rentrer chez lui maintenant, ce qu’il fit sans doute, Donnie en savait rien. Il connaissait pas grand-chose de lui au final, juste ce qu’il avait besoin de connaître. « Faites … c’qu’il faut pour demain. » demanda-t-il aux blouses blanches dont certaines étaient devenues expertes en la matière, assez tristement.

Après une grosse heure, le tatoué revenait chez lui. Chez eux. Avec juste cette envie de se perdre avec elle, en elle, pour oublier tout ça, toute cette merde. Mais là il avait pas le droit, fallait qu’il soit là pour les deux gamines qui avaient perdu une mère, de sang ou de cœur. Nina était sans doute dans la chambre que Collins lui avait préparée, c’était pas sa place de lui demander comment ça allait. Il saurait pas faire et ça l’emmerdait. « Evy ? » appela-t-il d’une voix éraillée, fatiguée.


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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: Cause you know you are why I've come so far   Cause you know you are why I've come so far - Page 2 EmptyVen 7 Déc 2018 - 12:01
Cause you know you are why I've come so far


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Face à lui là, elle avait cette impression de n'être qu'une peluche duveteuse dont les enfants avaient besoin pour s’endormir, éviter les cauchemars, pour se rassurer. Pourtant oui, il lui avait dit qu'il revenait et c'était le cas, il était là, avec elle mais y avait cette espèce de barrière invisible entre eux et ce malgré ses mots, malgré ses gestes. Impression de vide, ou non, de manque douloureux, de souffrance quant à ce qu'il lui avait collé dans le crâne en réagissant comme il avait réagi avec elle. En son fort intérieur Evelyn savait que c'était normal, légitime, humain, mais cette autre part d'elle même, qui n'avait pas confiance en elle même, qu'il avait usée, élimée au grès des mois à agir comme il agissait, qu'elle enfouissait sous des tas de couches afin de tenir pour lui, et égoïstement pour elle, pour aller bien parce qu'il était le seul à son regard et le seul à la faire vivre davantage que survivre, cette partie là absorbait la raison et l'invitait à croire à des choses qui n'avaient pourtant de véracité que dans sa tête. Des doutes, des craintes de le voir à nouveau sombrer, redevenir comme il était encore quelques semaines plus tôt, la fuir encore, de l'abandonner parce qu'elle n'était rien de plus qu'un palliatif à sa douleur. Merci. Elle lui offrit un piètre sourire, sans éclat, sans douceur, morne et aussi terne qu'elle l'était plus tôt lorsqu'il pleurait pour une autre qu'elle. Il devait aller voir June, Arizona, annoncer ça à d'autres qu'elles savaient incapables de faire preuve d’empathie envers lui, et c'était uniquement car elle devait veiller sur Lousie et Nina qu'elle ne put lui soutirer cette tâche, pour l'apaiser encore.

- J'aurai pu le faire …. Pour June je veux dire mais, t'es pas obligé d'y aller maintenant et …. Doucement, elle engloba le bébé dans ses bras quand il la lui remis. Il décidait après tout, elle l'aimait à s'en damner mais là, aller contre ses désirs et décisions étaient trop douloureux, trop pénible pour elle parce que, même quand elle oubliait, sa détresse, sa mélancolie et ces surnoms, qu'il avait même pas pour elle qu'il disait pourtant aimer, revenaient lui bourrer le crâne et noyer son cœur. La petite contre elle, Evy inspira par saccades avant de fermer les yeux quand sa main glissa contre elle, qu'il la ramena contre lui et qu'elle retint ses larmes parce qu'il avait pas besoin de ça en plus, parce qu'elle avait pas droit de l'accabler davantage mais qu'elle devait juste faire acte de présence pour lui. Entrouvrant les lèvres, elle fut incapable de lui parler, pourtant elle en avait besoin mais non, au lieu de ça elle ferma les yeux puis opina suite à ce baiser qu'elle rendait fade par sa propre faute, sa culpabilité et cet égoïsme qu'elle avait jamais ressenti avant. Avant qu'il défonce les murs de son existence à coup de boulet de démolition pour s'infiltrer dans son cœur, s'y incruster profondément, et se répandre dans ses veines pour l'empoisonner, la coller en manque lorsqu'il était pas assez près, la faire crever là, à imaginer que tout ce qu'il lui avait dit n'avait pas autant de valeur que ce qu'elle avait pu lui dire et faire pour lui. Oui …. d'accord …. Je vais nul part. Elle ravala son propre malaise et le laissa filer. j'irai nul par sans toi …. Ça il ne l'entendrait pas mais qu'importait, il s'en fichait sans doute et elle s'en voulait de l'accabler de la sorte. Collins referma la porte derrière lui et observa la petite dans ses bras avant d'avancer vers le salon pour y rejoindre Nina. Tu veux venir préparer ça avec moi, tu as faim ? On peut faire manger Lousie aussi.

Cette gamine était cabossée par la vie, plus de mère, son père avait pété les plombs et l'homme qui l'avait ramenée ici avait dû le tuer, sa nourrice – et intrinsèquement mère de substitution – venait de mourir, son monde s'écroulait à nouveau et il était déjà pas bien stable. Elle lui faisait de la peine mais fallait tenir pour elle, pour la gamine qu'elle serra plus fort contre elle. Nina la suivit vers la cuisine où elle installa la plus petite dans la chaise haute pour ensuite servir un chocolat chaud à l'adolescente, lui préparer de quoi manger, avant de la laisser donner nourrir le bébé. Ainsi ça occupait suffisamment cette pauvre gosse pour qu'elle ait pas des tas de choses désagréables dans le crâne. Collins les observa toutes les deux, avant de nettoyer les couverts du bébé, ceux de Nina et le plan de travail pour enfin récupérer Louisie puis inviter la petite brune à la suivre à l'étage. La chambre était prête pour elle. Elle lui indiqua les divers bouquins, tout ce qu'elle pouvait faire pour s'occuper, ou même si elle désirait descendre pour faire un jeu de société avec elle ensuite mais non, la gosse se contenta d'une BD et s'installa sur le lit fait pour elle. C'était difficile pour cette gosse, cette pauvre gosse qui l'invitait à penser à ses propres parents, à ce manque qu'elle ressentait encore, au fait que les dernières choses qui leur restaient d'eux étaient désormais enfouies dans les ruines du District. Silencieuse un temps, installée près d'elle sur le rebord du lit, ce fut Lousie qui baillait qui la poussa à la laisser et à lui préciser de faire comme chez elle, de ne pas avoir peur de demander si elle avait faim ou soif, de ne pas hésiter si elle avait besoin d'une présence ou de tout ce dont elle pouvait avoir envie ou besoin. Mal à l'aise, encore disloquée de l'intérieur, Evelyn fila changer la petite puis la déposa au creux du berceau en caressant sa joue.

- Je suis désolée pour ta maman mon ange ….. Mais ton papa est là, il revient tu l'as entendu, hein ? Il sera toujours là pour toi. Elle l'espérait et ce même s'il ne voulait d'elle que pour se sentir mieux, Evy savait qu'il s'occuperait parfaitement de sa fille. Le mobile en route, elle couvrit la puce qui s'endormait déjà et referma la porte après avoir enclenché le baby-phone. Direction la cuisine. Nina avait mangé, elle non mais Donovan devrait avaler quelque chose dès qu'il rentrerait. Tout était près, il avait juste à faire réchauffer s'il désirait. Collins entendit même pas la porte, juste son prénom hélé depuis le hall une petite heure plus tard. La jeune femme s'invita à l'arche qui séparait l'entrée du salon et l'observa une seconde. Elles ont mangé, toutes les deux ….. Louisie dort et Nina préfère lire en haut, je lui ai dit qu'elle pouvait faire comme chez elle que …. Enfin ça va … je crois.

Elle répondait peut-être aux questions qu'il posait pas, et à le voir là, pas bien, Evelyn sentit son cœur se compresser. C'était pas elle qu'il aimait vraiment, pourtant elle avait conscience de lui faire du bien et là, du bien, il en avait besoin, non ? Collins savait pas comment agir autrement, et là c'était pathétique pour elle, douloureux sans doute que de l'aimer à ce point et de penser que c'était pas d'une parfaite réciprocité mais, y avait que ça qu'elle connaissait, que ça qu'elle pouvait faire pour l'aider un peu. La jeune femme relâcha l'embrasure et avança vers lui, avalant rapidement l'espace qui la séparait de lui, pour loger les mains à ses mâchoires pour greffer les pétales aux siens, l'embrasser plus fort, avec sa propre douleur, ses doutes qu'elle noyait déjà contre sa langue, les gestes précipités par le stress, l'angoisse de n'être rien d'autre, rien de plus que ce qu'elle était depuis le début pour lui. Mais il avait besoin de ça, il avait besoin d'elle alors peu importait ses émotions, elle passait en second et finalement, elle se suffirait de ça même si elle avait mal. Ses doigts glissèrent contre lui, à ses épaules pour lui ôter la veste qui retomba contre le parquet, son t.shirt qu'elle serra plus fort avant de loger les mains dessous pour lui faire penser à autre chose, à ce qui lui ferait du bien. T'es pathétique Evy, c'est moche pour toi …. Oui, mais le temps que lui allait mieux, on se foutait bien de ce qu'elle ressentait. Oui, on se foutait toujours de ce qu'elle ressentait. L'égoïsme était pourtant là, comme si elle désirait s'assurer qu'il voulait d'elle encore, au moins de cette façon si tout le reste n'était que de la poudre au yeux. Le baiser était dur, presque impersonnel, comme une pulsion douloureuse, un médicament qu'elle espérait pouvoir écraser la tristesse, le mal qu'il ressentait lui.

- Ça va aller, je suis là …... tu le sais, je suis à toi ….. si t'as besoin de moi. A nouveau elle l'embrassa, ses deux bras revenant cercler sa nuque. Son cœur battait de travers, elle le voulait mais c'était pas comme d'habitude, juste comme un remède pour lui, le seul qu'elle savait l'apaiser. L'assistante l'attira avec elle dans le salon, sans le lâcher, sans cesser de l'embrasser, de trembler, de précipiter les choses. Qu'il soit mieux, vite, qu'il aille mieux et elle irait sans doute mieux... Quelques secondes oui, elle irait mieux, juste quelques minutes, l'espace d'un instant éphémère.

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Donovan C. Floyd
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MessageSujet: Re: Cause you know you are why I've come so far   Cause you know you are why I've come so far - Page 2 EmptyVen 7 Déc 2018 - 21:53
La silhouette d’Evy apparut dans l’encadrement de l’arche qui menait au salon, répondant aux questions qu’il avait pas la force de poser. Comment allaient les deux gamines, que restait-il à faire ici ? Sur une échelle de un à l’infini, à combien devait-il se sentir coupable et responsable pour tout ce merdier ? « Merci Evy … » souffla simplement Donovan en la regardant approcher, scellant ses lèvres aux siennes. Il savait pas la repousser, il était pas programmé pour ça, le tatoué répondit à ce baiser, avec la même fièvre, peut-être avec plus ce besoin d’aller bien, d’aller mieux. Ce besoin aussi de lui dire autrement qu’avec les mots qu’il était pas capable de décocher qu’ils étaient la seule chose dont il avait besoin là, qu’elle était la seule personne capable de l’aider.

Sa veste glissa au sol, les doigts de la blonde sur sa peau l’invitèrent à frissonner. En réponse, en seule réponse possible, Donnie logea ses mains à sa taille pour la ramener un peu plus contre lui, laissant ses doigts courir sous son top pour se noyer dans cette chaleur rassurante. Ses paroles pourtant lui firent l’effet de ce verre de trop. Pas parce qu’il se lassait, pas parce qu’il en voulait pas, simplement parce qu’il y avait un truc dans ces mots, un truc qui lui rappelait douloureusement certains moments à Renton. Ça lui rappelait combien Evy était prête à faire pour lui, même lorsqu’elle était au plus mal, surtout quand elle était au plus mal.

Sans rompre cette étreinte, Donovan suivit la blonde dans le salon avant d’arrêter ses pas au milieu de la pièce, la retenant contre lui. Sa main glissa à la nuque d’Evy, ses lèvres à son oreille. « Désolé Evy … je … faut que je sois là pour Louisie, pour Nina … » C’est pas dans tes habitudes de refuser ça hein … T’as pas peur qu’elle préfère se barrer ? Tu causes que des emmerdes et en plus tu l’envoies sur les roses … Le brun soupira, glissant sa langue sur ses lèvres, avant de venir entremêler ses doigts à ceux de Collins. « J’vais … j’vais aller lui dire bonne nuit, j’vais … Nina aussi. Restes … tu restes avec moi. » Dans les faits, Evy avait le droit de lui en vouloir, de la laisser de côté, de leur enlever leur lien, mais il avait besoin d’elle malgré tout, autrement que comme il l’avait habituée à se perdre.

« T’es pas obligée … mais si tu veux alors … » Alors elle pouvait l’accompagner, il voulait juste aller poser son regard sur sa fille endormie, assurer à Nina qu’il trouverait un moyen de prendre soin d’elle à défaut d’arranger ça. Quel moyen ? Donnie en avait aucune idée. « J’suis claqué Evy … » Tout ce qu’il voulait là, c’était se laisser sombrer dans le sommeil, la tenir dans ses bras, mais il avait cette impression qu’elle s’éloignait en étant trop proche. Ça lui faisait mal, ce besoin d’elle, d’eux, ce trop-plein de merdes dans sa caboche. Le militaire colla un baiser sur son front avant de prendre l’escalier pour rejoindre frapper à la porte de la chambre où était Nina. « J’sais que … j’suis sans doute le dernier type que t’as envie de voir, mais … hésite pas si y’a quoique ce soit. » Pour seule réponse, l’adolescente leva les yeux vers lui avant de les reposer sur le livre qu’elle lisait. Donovan la laissa là avant d’entrer à pas de chat dans la chambre de Louisie pour sourire tristement en la voyant déjà endormie. Ses doigts glissèrent doucement sur ses mèches sombres. Désolé microbe …


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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: Cause you know you are why I've come so far   Cause you know you are why I've come so far - Page 2 EmptyVen 7 Déc 2018 - 22:54
Cause you know you are why I've come so far


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Il avait besoin de ça, à chaque fois il se sentait mieux, pendant, après …. juste avant aussi et le sentir dévorer ses lèvres, lui répondre, fit bouillir le sang dans ses veines. Rien avait changé en fait, c'était encore là, tout était là. De ses gestes tendres, et empressés à la fois, à la manière dont il l'embrassait. A bout de souffle, elle fronça néanmoins les sourcils quand il se figea, avec elle, au milieu de la pièce alors que ses doigts s'arrêtaient net contre sa ceinture qu'elle avait juste débouclée en sentant la fièvre se répandre en elle, en lui. Collins ravala sa salive, se tendant entre ses bras, avant de frémir quand il glissa les doigts sous ses cheveux blonds. Désolé Evy ... La jeune femme cessa de respirer, statufiée, incrédule là. Jamais il n'avait refusé, jamais il avait dit non et... . Donc oui, elle avait raison elle s'était pas trompée, c'était différent et tout avait changé finalement. Je t'avais dit que t'étais pathétique Evy …. Il est en deuil, et finalement t'es peut-être pas celle qu'il voulait auprès de lui.

Désolé Evy... Les mots tournaient en boucle dans son crâne, si vite, si fort qu'elle ne fut plus qu'une poupée de cire, raide, rigide et incapable de lui répondre, entre ses bras. Même sa main dans la sienne ne la fit guère réagir. Tu restes avec moi ? D'abord étourdie, comme morte à l'intérieur, elle pinça les lèvres, où perdurait le spectre des siennes, et opina en relâchant sa main pour dégager une mèche blonde derrière son oreille tandis qu'il déposait un baiser, trop chaste, trop peu rassurant, sur son front. Elle pouvait le rejoindre si elle voulait, mais seulement si elle voulait. Elle devait le faire ? Des tas de choses désagréables lui traversèrent le crâne alors qu'elle le suivait des yeux vers les escaliers. Seule, elle glissa les mains contre le haut de ses bras et se laissa retomber dans le sofa pour … Souffler, respirer, sans vraiment y parvenir. Pourquoi au juste ? Pourquoi est-ce qu'il se laissait pas aller, pourquoi est-ce que ça marchait pas, ou plus ? Pourquoi elle se sentait si mal alors que lui devait encore allait plus mal et qu'elle avait aucun droit de se plaindre, de lui en vouloir ? Figée, le cœur en vrac, Evelyn dégagea les larmes qui filaient ses cils et reprit une lourde inspiration avant de rejoindre l'étage après avoir embarqué le baby-phone. Là haut, elle le laissa faire, agir à sa guise, et même s'il voulait rester seul alors qu'il le fasse.

Dans la salle de bain, elle se colla de l'eau fraîche sur le visage pour aider ses paupières à dégonfler, pour virer toute trace de chagrin et de douleur, puis regagna leur chambre, sa chambre ? Elle savait plus, elle était juste lessivée, vidée, absente et à des kilomètres d'elle même, comme en dehors de son corps à errer quelque part dans cette baraque qui n'avait jamais été aussi … terne. De geste automatique en geste automatique, la jeune femme vira ses vêtements, les replia maladivement sur la chaise, lissant plusieurs fois des fibres qui n'avaient pas besoin de l'être, enfila débardeur et pantalon large avant de s'asseoir sur le bord de la couche. C'était comme ça maintenant ? Jusqu'ici il avait l'assurance qu'elle vivait et tout était plus simple à supporter pour lui ? Peut-être qu'il n'avait pas retiré ses œillères, comme elle même l'avait fait, peut-être qu'il les avait conservées concernant Beatriz et que là, aujourd'hui, il était bien forcé de voir la réalité, crue, horrible et sombre, telle qu'elle était, telle qu'il l'avait voulue sans pour autant être capable de se passer de ce qu'elle lui donnait et de ce qu'elle ne voulait plus lui offrir. Un frisson hérissa la peau de ses bras nus avant qu'elle redresse les yeux vers lui qui revenait, pour mieux les baisser sur le sol.

- J'ai ... Elle ravala sa salive en agitant doucement, un maigre sourire aux lèvres, le baby-phone encore entre ses doigts. le talkie walkie. Un rire étranglé par les sanglots fila ses pétales avant qu'elle se hasarde à glisser la paume sous son nez en déposant, au millimètre près, l'appareil sur le chevet où brillait la faible lueur de la lampe. Ça revenait encore, toujours quand elle se sentait mal, et malgré tout elle ne l'avait plus ressenti depuis Homer, depuis ce moment où lui pensait qu'elle était enceinte. Tocs, habitudes saccadées mais qui l'aidaient à tenir quand tout foutait le camp dans son existence, ici dans son cœur et son crâne plus encore. T'as pas besoin d'avoir peur tu sais …. Je t'ai promis que je resterai, alors, Elle glissa les jambes fléchies sur le matelas et y enroula ses bras pour déposer le menton contre ses genoux. je serai là. Si t'es fatigué …. tu peux, si t'as peur que je fasse du bruit ou, La jeune femme haussa une épaule, mal jusqu'aux bout des ongles, mais forcée de lui offrir toutes les alternatives possibles pour qu'il puisse se sentir mieux, moins oppressé. Elle savait plus quoi faire puisque ce qui marchait ne fonctionnait plus. enfin ….. Je crois que je suis claquée aussi. Elle jeta un œil sur l'appareil près d'elle et se hasarda à lui offrir un sourire qui le duperait pas lui, pourtant elle savait pas qu'il la connaissait à ce point désormais. Sourire de façade, la comédie qu'elle sortait à ceux qui la jugeaient ou la blessaient, cette même comédie qu'elle avait pu sortir aux membres de ce Ranch, à June parfois. Elle dort bien ? Et … Nina ?

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