The Walking Dead RPG

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- Make the best of every time -
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MessageSujet: Re: Make the best of every time   Mer 5 Déc 2018 - 7:25
On y va Dimples. Son cœur fit un nouveau bond, Lily mordilla sa lèvre dans un sourire. Oh bien sûr elle avait la frousse des monstres qui approchaient, mais en même temps là, avec sa main glissée dans la sienne, dans sa poche, la gamine se sentait invincible. Elle craignait rien, non, elle aussi c’était une super héroïne là, grâce à Julian. Les gouttes de pluie martelaient son visage mais y’avait rien qui parvenait à effacer cet espèce de sourire complètement abruti qu’il lui avait collé au visage en même temps que ses lèvres sur les siennes. Lily va falloir se concentrer là sinon on court à la catastrophe. Ouais, ouais, un pied devant l’autre, sa main dans la sienne et … « Bwaaaaaaah ! » fit la lapine crétine lorsque son pied ripa sur le bord d’un trottoir, en manque d’une main pour se retenir.

Lily se retint à lui, évitant quand même pas à son genou de s’écorcher un peu par terre. « Oups … » souffla-t-elle en pouffant de rire, honteuse, alors qu’un cadavre les approchait. Allez vous y êtes presque, tu pourras recommencer tout ce que tu veux une fois que vous aurez atteint l’intérieur et la sécurité. Oui, elle avait raison la mégère pas apprivoisée du tout, ça serait très bête de mourir maintenant, autant pour elle que pour lui. Surtout Julian, elle le laisserait pas mourir, pas dégourdie pour se protéger, mais elle hésiterait plus comme le matin même. Surtout plus maintenant.

Enfin la vieille enseigne du Starbucks se dessina dans la faible lueur de la lune, le bâtiment était là. A regret, Lily récupéra sa main pour pouvoir ouvrir la première porte, tremblant légèrement de froid en ouvrant tous les verrous avant de l’entrainer rapidement à l’intérieur pour faire de même. Repousser tous les verrous, pas autre chose. Pourtant pas l’envie qui manque hein … Dieu merci, il faisait noir, presque complètement noir ici. Sitôt la guirlande de conserves qui servait de système d’alarme recollée contre la porte, Lily saisit les doigts du brun entre les siennes pour gagner l’appartement.

Calme royal, il y avait rien d’autre que le bruit de la pluie sur chaque lucarne et fenêtre. Rien d’autre que le bruit de son cœur qui battait à tout rompre. Oh misère ils avaient vraiment fait ça ? Ce baiser ? Bouhlalalalalalala. Dans son crâne, la petite voix prenait son visage entre ses paumes en secouant la tête, elle pouvait pas y croire. C’était ça, son vrai premier baiser, en rien comparable à celui que le brun avait jugé bon de lui offrir, ou à celui qu’elle lui avait donné quelques instants auparavant. Un frisson la sortit de ses pensées, elle était détrempée, de la tête aux pieds et Julian aussi. Ils allaient attraper la mort. Tu sais ce qu’il vous reste à faire ! Oui ! Allumer un feu ! Non crétine ! Ah oui, dans l’appartement ça serait dangereux, et sur le balcon … bah ça prendrait pas.

« Enlève … tout ça. Il faut tout faire sécher. » Oh pas devant elle non, elle aurait pas encore le courage, parce que rien qu’à le dire, son cœur loupait plusieurs battements, son sourire se transformait en moue gênée. « Je vais … je reviens. » Chipant un plaid au passage, ce bon vieux plaid réconfortant, Lily s’éclipsa dans la salle d’eau, fermant la porte derrière elle, à double-tour on était jamais trop prudente. Contre la porte, ses doigts se portèrent à ses lèvres dans un sourire et un petit rire nerveux. Maintenant elle comprenait toutes ces filles au lycée qui en avaient fait toute une histoire. Juste une année pour se faire son histoire, sa vision, et finalement … Un éternuement, son propre éternuement, la sortit de ses pensées cette fois. L’adolescente vira son manteau, son pull et son pantalon pour les suspendre sur le fil étendu au-dessus de la vieille baignoire. Débardeur ? Il était un peu humide mais encore relativement sec. Lily s’enroula dans le plaid et défit le loquet, une grande inspiration plus tard, elle revenait dans le salon. « Tu … peux y aller. » murmura-t-elle. L’euphorie était retombée et là elle se trouvait surtout très bête, frigorifiée et affamée.


   
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Julian Foster
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MessageSujet: Re: Make the best of every time   Mer 5 Déc 2018 - 11:04
Make the best of every time


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Plus le temps de rêvasser, et en un sens ce qu'il venait de foutre là, sans conscience, sans plus penser au merdier alentours, c'était dangereux aussi... Dangereux mais émotionnellement éprouvant, dans le bon sens, putain ouais dans le meilleur des sens, un sens qu'il aurait jamais pu trouver tout seul, sans elle. Un frisson lui dévora l'échine, l'eau ruisselait entre sa veste, le t.shirt et sa peau sans doute marbrée par les sillons translucides qu'il sentait courir le long de ses courbes. S'ils restaient là il crèveraient de froid ou, pire, bouffés par les charognards qu'il entendait plus qu'il les voyait. Go, déjà le jeune homme avançait plus vite, espérant qu'elle suive, ne resserrant plus fort son étreinte sur sa main que quand elle loupa une bordure de trottoir en étouffant un gloussement. Il riait pas lui, déjà à fixer son genou, le jeans qui s'était déchiré en rappant l'asphalte. Des râles trop proches le poussèrent à redresser le nez et à déloger le piolet de sa place initiale, juste par anticipation car, déjà, Foster faisait de nouveau cavaler Lily vers la rue convoitée. Pas dur de distancer les nerds par ce temps, déjà que ces abrutis étaient pas hyper stables par temps sec là, avec l'averse et la flotte qui ruisselait sur la voie, autant dire qu'il leur était compliqué de rester debout.

Par chance le cadavre qui les suivait se vautra, incapable de se redresser, préférant ramper sans malgré tout les atteindre alors que la devanture sombre du Starbucks se dessinait. Première porte passée, la seconde l'obligea à lâcher la paume de la jeune fille sur laquelle son regard ne cessait de darder. Il était gelé, frigorifié, trempé, de la vapeur d'eau filait de ses lèvres entrouvertes à chaque inspiration et, malgré ça, il songeait qu'à elle. A l'abri de l'obscurité du logement, Julian dégagea la flotte de ses traits puis de ses tifs avant de déloger le sac, le fusil, le skate, puis sa veste de ses épaules. Enlève … tout ça. Il en déglutit, déjà angoissé de tout un tas de trucs sur lequel il avait aucun contrôle, aucune maîtrise mais ouais, il devait pas rester comme ça, elle encore moins.

- Vas y. Opina-t-il en la laissant disparaître dans le couloir.

Ses lèvres fourmillaient encore, il esquissa un vague sourire en s'approchant de la cuisine pour vérifier les tiroirs, en extirper de vieilles bougies qu'il alluma en frémissant comme un gosse grippé. S'ils choppaient pas le vertu gadin ils auraient du bol, parce que là, pendant que son regard filait au brasero éteint et saucé sur le balcon, Julian savait qu'ils auraient pas grand chose pour se réchauffer. Ce ne fut que le bruit de l'eau, de ces petites gouttes qui quittaient ses fringues trempés pour s'éclater sur le parquet, qui le tira de ses songes au point d'agripper l'ourlet pour se débarrasser de l'étoffe qu'il essora au dessus de l'évier qu'était plus utile qu'à ça, avant de sentir son cœur tambouriner plus maladroitement. Lily revenait, il avait pas envie de la foutre mal à l'aise, pas envie de …. Il déglutit, ramenant les fibres humides contre son thorax en tentant de pas trop laisser voguer ses billes claires sur elle. Opinant à ce qu'elle disait, avec un temps de latence, l'étudiant disparut dans la pièce à son tour, emportant la lampe torche qui lui servit de lumière une fois reposée sur l'étagère près du miroir fendu dans lequel il se jeta un regard.

Il avait tué quelqu'un, il avait embrassé une fille … God, côté émotions c'était sans doute la pire, ou la meilleure journée de sa courte vie, ou les deux. Un rictus chevrotant fila ses lèvres alors que ses mains tremblaient là, appuyées contre les contours de la vasque qu'il serra plus fort avant de ravaler salive, sanglots et cette joie étrange, tout ce qu'elle avait allumé en lui, tout ce à quoi il avait jamais pensé, ni même n'avait eu envie de penser parce qu'à son regard c'était juste con, débile, inutile ….. Frémissant, Foster parvint à retirer ses frusques et à les étendre au mieux avant d'enfiler ce froc informe dans lequel il pionçait mais, pour le t.shirt on repasserait, ce serait donc le sweat, pas le choix. Le gilet glissa sur ses épaules et il le zippa à moitié avant de revenir dans le salon pour se figer à quelques pas du canap'. On disait quoi dans ces moments là ? Qu'est-ce qu'il pouvait bien lui sortir là ? Elle l'avait vu démonter la trogne d'un mec, elle avait vécu les pires trucs au monde en à peine douze heures et…

- Ça va ? Au moins c'était un bon début. Pourtant ses yeux filèrent à l'écorchure contre sa jambe nue, là, sur son genou qu'il vit entre deux pans du plaid. Tu …... j'reviens. Un petit tour rapide vers l'armoire qu'ils avaient rempli de tout ce qu'ils avaient récupéré dans la boutique à médocs et Julian revint s’agenouiller près d'elle, sans vraiment savoir comment dégager le plaid de ses jambes sans lui foutre la trouille. Au lieu de ça, il agita le désinfectant devant les mirettes claires de la demoiselle pour ensuite en imbiber une compresse. Ça saignait pas mais ça pouvait s'infecter, n'importe quelles petites merdes pouvaient mal tourner désormais. Sorry, si ça pique si ….. J'suis désolé pour cette journée pour …... Pour avoir déglingué la face de rat d'un gars pour la sauver, pas pour le reste. Le reste là, quand il y pensait, en redressant péniblement les yeux pour s'attarder à ses lèvres, ça faisait bondir son cœur plus encore. faut que …. Les doigts posés à la gaze contre le genou de Lily, Julian ramena, hésitant à mort, les doigts près de ses cheveux pour les dégager de ses cils avant de gommer une goutte de dessous son œil. J'ai flippé ….... fallait qu'j'le fasse, hein ? Dimples, dis moi que j'devais l'faire parce que j'suis pas sûr, j'sais plus.

Un rictus chevrotant, gavé de larmes qu'il verserait pas pour plus en avoir la force, pour avoir sans doute trop pleuré quand Zed était mort, fila ses lèvres. Il doutait de lui, pour l'une des première fois de sa putain de vie, à cause d'elle, à cause de ce qu'elle générait, qu'elle venait de générer et de ce qu'il avait ressenti en imaginant ce type lui faire du mal.

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MessageSujet: Re: Make the best of every time   Mer 5 Déc 2018 - 11:45
Son regard clair resta rivé sur Julian, il était trempé comme elle, il allait attraper froid, comme elle. Il était sans doute chamboulé par cette journée. Comme elle. Oui, Lily était chamboulée, à un point où son esprit avait effacé tout ce qu’il s’était passé entre leur départ de l’appartement et ce baiser. Reboot complet, retour à zéro. Il s’était rien passé. Rien du tout. La brunette tenta de s’en convaincre en allant s’installer sur le canapé, enroulée dans le plaid, elle avait encore les cheveux humides malgré le coup de serviette qu’elle y avait passé dans la salle de bain. Si seulement il y avait encore de l’électricité pour utiliser le sèche-cheveux. Ses doigts filèrent à quelques mèches qu’elle sentait ruisseler dans son dos pour les dégager, sur le plaid.

La voix du brun la sortit de ses pensées où elle s’était perdue, quelque part dans les souvenirs de cette journée, aussi effrayante que grisante. « Ca va … » souffla-t-elle, concentrée sur lui, comme ça elle évitait de penser à tout le reste. Oui t’as raison, pense plutôt à ce premier baiser sous la pluie plutôt qu’à ces types. Elle déglutit quand il s’éloigna un instant pour revenir, agenouillé devant elle en agitant un flacon de désinfectant. Les joues rouges, tremblante à cause du froid et de tout un tas de trucs complexes que cette journée avait ravivé ou éveillé chez elle, Lily glissa sa jambe dénudée hors du plaid. Une grimace étira ses traits, ça piquait même pas en vrai, c’était un réflexe. « C’est pas grave … si ça pique. » C’était pour son bien.

Il allait pas bien, elle le voyait. Dans son regard, dans ses gestes. Pourtant Lily le connaissait pas si bien, elle était loin de le connaître par cœur. Mais pourtant là, elle le voyait. Un maigre sourire étira ses lèvres lorsque ses doigts effleurèrent sa joue, c’était rassurant. C’était dingue. Et puis à ses mots, Lily perdit son sourire, son cœur frappant plus fort dans sa poitrine. Elle le revit un instant, ce type qui le menaçait, ce coup qu’elle avait donné, ce coup qu’il avait donné. Elle revoyait tout le sang. Et en écho dans son crâne, elle entendit les cris de ceux que Nelson avait tués. Elle avait eu peur, pas de lui, simplement parce que la violence, le sang, la mort, ça lui foutait des angoisses, ça la clouait sur place.

Il l’a fait pour toi. La voix dans son crâne souffla doucement, timide, effrayée aussi, mais certaine que c’était pour elle. « Ces … types … ils auraient pas hésité … Tu … » Sa voix était chevrotante, autant que celle du brun, mais elle devait le rassurer là. Oui, Julian était comme elle quelques nuits auparavant, dans un cauchemar qui était trop réel. Elle oublia un instant dans quelle tenue elle était, à peine en t-shirt et sous-vêtements, sous son plaid. Elle l’oublia parce que celui qui était là pour elle depuis quelques jours, semaines, avait besoin qu’elle le soutienne. Le plaid glissa sur ses épaules lorsqu’elle tendit ses bras vers Julian pour l’enlacer, oubliant même qu’elle avait un peu mal au genou quand même, douillette qu’elle était. Agenouillée face à lui, ses bras s’enroulèrent autour de lui, ses lèvres glissant à son oreille. « T’avais pas le choix. »

C’était ce que Nelson lui avait dit, à chaque fois. Il avait pas eu le choix. Et un jour elle aurait pas le choix non plus. Contre les morts, contre les vivants, c’était toujours soi-même contre l’autre. C’est pour ça qu’elle le évitait, pour pas avoir à faire ce choix. « T’avais pas le choix … Il aurait fait les autres … il s’en serait pris à toi, il s’en serait pris à moi … t’avais pas le choix … C’est pas grave. » Si, ça l’était, c’était pas anodin même dans ce monde, ça lui brisait le cœur et ça lui foutait la trouille, mais c’était comme ça. Un frisson la secoua, l’air frais de l’appartement mordant sa frêle silhouette, rappelant à sa conscience l’absence de plaid sur ses épaules et l’absence majeure de vêtement sur sa peau. Okay c’est pas grave, il va pas bien … panique pas, récupère juste le plaid, ça va aller. Non mais là il voyait rien, c’était pas grave. Non, c’était juste pire que grave.


   
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MessageSujet: Re: Make the best of every time   Mer 5 Déc 2018 - 13:05
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Il se sentait mal, bien à la fois, rassuré aussi, mais… Les images défilaient derrière ses prunelles claires, il entendait encore les chairs se fendre, se déchirer. Pourtant il avait pas le choix, pour Yulia, pour elle. Hein qu'il avait pas le choix, alors pourquoi s'en assurer auprès d'elle ? Simplement parce qu'elle l'avait regardé d'une drôle de manière, d'un air qui lui avait crevé le cœur, que dans son regard il avait vu ce doute soudain, comme s'il était rien de mieux qu'un type comme ces gars là, comme ceux qu'avaient tenté de faire du mal à la brune. Quant elle ouvrit la bouche, ses lèvres se tordirent. A mi chemin entre un sourire et une moue qu'avait rien de rassurée mais le sang fila plus vite dans ses veines quand elle se laissa glisser vers lui pour le serrer dans ses bras. Elle avait froid. C'était là tout ce qu'il était capable de penser d'un coup, figé, statufié entre deux sensations totalement contradictoires.

Il frémissait contre elle, de doutes, de peur de faire mal les choses, de ce qu'il avait fait aussi et ce qui s'était passé quoi … Dix minutes plus tôt ? La bouche sèche, raide comme un piquet, Julian déposa maladroitement les mains contre elle, sur ses épaules, puis termina par l'étreindre comme si ça, juste ça juste ce moment là, juste elle, était la solution à ses problèmes. Son menton glissa contre l'épaule de la jeune fille. Julian ferma les yeux fort, très fort pour chasser toutes les merdes sanglantes qui lui défilaient dans le crâne. Elle le rassurait alors que c'était lui qu'aurait dû le faire mais qu'il était pas doué pour ça, qu'il avait jamais eu à le faire qu'on l'avait toujours fait pour lui. Sa mère … Zed. En pensant à eux il déglutit et laissa un rictus gavé de sanglots quitter sa gorge tandis que son nez se frayait un chemin de plénitude dans ses cheveux trempés.

Quand elle frissonna, ses lèvres frôlaient à peine son oreille, dévalant sa pommette. Elle sentait bon, god elle sentait la pomme et la poupée pour les gamines de cinq ans là et ça le rassurait, ça lui faisait du bien. Pourtant ça ravivait ce qu'il avait senti poindre dans le creux de son bide dehors. C'est là qu'il cala qu'elle avait quasi rien sur le dos, qu'elle était vulnérable devant lui et que peut-être elle avait la trouille. Peut-être qu'elle pensait pas que lui l'avait aussi là, que malgré l'apaisement qu'elle lui offrait, Julian avait les miquettes de la mort de faire n'importe quoi, de faire ce qu'il fallait pas, ou de pas faire ce qu'il fallait, ce qu'elle voulait. Ses gestes étaient presque saccadés, lents. Fallait pas l'effrayer, en plus elle avait froid, il sentait les frissons darder sous le débardeur humide qui la couvrait, contre sa peau là quand ses pouces s'attardèrent à sa nuque. Lui il avait chaud, elle lui filait chaud sans qu'il sache comment c'était possible, comment on pouvait avoir besoin de ça, de se sentir pressé contre un autre en sentant malgré tout un manque, une envie irrépressible de plus. C'était comme un truc salin qui emplissait le creux de son ventre, réchauffait son organisme, un truc lourd à mort qui passerait que d'une manière. Il savait pas pourtant, il avait rien pour se raccrocher ou savoir comment agir ou si …... Parce que sa bouche qui frôlait sa peau jusqu'au coin de la sienne, c'était vraiment agréable, une source de chaleur là où y en avait pourtant pas, l'assurance de se réchauffer tout en sentant encore les vagues de fourmillements lui dévorer les tripes, faire battre son cœur comme un demeuré et pousser le sang à courir plus vite dans ses veines.

S'il faisait ça, s'il recommençait encore, elle aurait plus chaud. C'était ça qu'il se disait pour se donner une raison de le refaire, une raison valable qu'avait rien à voir avec ce qu'il sentait lui ronger l'organisme, réveiller ses sens, les exacerber. Son souffle se mêlait au sien, il avait pas encore croisé ses yeux, il le ferait pas parce qu'il avait la frousse encore, que même s'il l'avait fait juste avant, il savait pas s'y prendre ou comment s'y prendre, comment justifier ça, ce truc qui le rendait brûlant, qui réveillait tout et semblait s'amuser à lui foutre des frissons fiévreux sous le sweat, jusqu'au bas du ventre. Oh god ….... Julian en déglutit avant de chercher ses pétales, et frémit en les trouvant, en les entrouvrant, en capturant ses souffles, ses inspirations, en mourance complète quand elle lui répondit et que ses traits s'écrasèrent pourtant tendrement sur les siens, que sa colonne s'étendit alors qu'il la serrait contre lui, ramenait sa taille contre la sienne, maladivement, malhabilement sans doute.

Il grelottait de trouille, de … d'impatience de ce qui lui échappait et qui pourtant le poussait à l'embrasser plus fort pour nourrir le brasero qu'était clairement pas dehors mais dedans, en lui. Ses lèvres pincèrent l'inférieure de celles de Lily, lui arrachant un soupir qui lui fit presser les paupières plus fort, et ce fut grave pire quand ses mains, sans le vouloir ou sans même savoir comment, retroussèrent les pans de son débardeur pour savourer la chaleur mordante de sa peau à elle. Tu partiras jamais, hein …. me laisses pas Lily. Étouffa-t-il contre ses lèvres, tendu, à crever, vibrant de tout son être alors qu'il la rapprochait de lui, pour retrouver ce contact délirant mais bon, bon sans le danger présent dans la pharmacie quand, sans le faire exprès elle s'était retrouvée comme ça contre lui. Les fesses vissées au sol, droit comme un I, l'étudiant fléchit les jambes pour la faire glisser contre ses cuisses et ouvrir grand les yeux, la bouche ouverte contre la sienne quand il rencontra son corps juste .

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MessageSujet: Re: Make the best of every time   Mer 5 Déc 2018 - 16:26
Pourquoi Lily ? Pourquoi t’as fait ça au juste ? Enfin pas que ça me dérange hein … Elle en savait rien, elle savait pas pourquoi elle s’était glissée jusqu’à lui, elle savait juste que ça lui avait paru logique de le rassurer, comme ça avait dû lui paraître logique à lui de la protéger. Lily avait la frousse, frigorifiée, pourtant finalement là, contre lui la gamine se sentait mieux. Bien mieux. C’était pas si mal, c’était pas si effrayant, finalement. Elle sentit ses mains se poser sur elle, son menton reposé sur son épaule. La gamine esquissa un sourire, logeant timidement sa main à sa nuque. Là, là … Ca va. Ca lui rappelait ce fameux Sheldon, parce que concrètement, ils étaient tous les deux aussi à l’aise que lui là.

Le frisson qui secoua sa silhouette fragile sembla la réveiller, la poussant à réaliser un peu mieux toute la scène, toute cette situation. « Julian … » souffla-t-elle d’une voix si basse qu’elle fut même pas sûre d’avoir prononcé son prénom, un murmure, un souffle, éthéré. Lily déglutit, son corps tremblait encore, de froid, de chaud, cette chaleur trop, mais vraiment trop, bizarre qui venait de l’intérieur. Ou alors elle venait de l’extérieur, là où ses doigts se posaient, où ses lèvres glissaient ? Ohlalala Lily j’en sais rien moi ! Elle non plus elle savait pas. Et … Finalement, y’avait besoin de savoir quelque chose ?

Lily retrouva ses lèvres, cette douce mais bizarre, bizarre mais douce, sensation qui fourmilla de ses pétales à chaque extrémité de son corps. Son souffle se perdit contre ses lèvres, blottie contre lui, elle avait pas envie de s’enfuir, pourtant elle avait la frousse de sa vie là. Elle flippait à mort, elle flippait grave, c’était le bordel intégral dans sa tête, mais pourtant, Lily voulait pas s’enfuir dans la pièce à côté. Tu lui fais confiance, non ? Oui, elle lui faisait confiance. Mais c’était vraiment trop bizarre, et vraiment trop doux aussi, mais trop bizarre, mais pas désagréable, voire même carrément agréable. La jeune fille frissonna en sentant ses doigts sur sa peau, là, sous l’étoffe de son débardeur. Ca brûlait là, l’empreinte de ses doigts sur son épiderme devait être rouge vif, comme la couleur de ses pommettes.

« Carrément cap. » glissa-t-elle contre ses lèvres avant de se retrouver lovée plus près de lui. Beaucoup plus près même. Elle voulait pas que ça s’arrête, pourtant là, la petite voix dans son crâne se fit plus timide. Lily t’es sûre ? Sûre de quoi ? Il se passait quoi au juste ? C’était juste un baiser, comme là dehors, c’était juste pour le rassurer, pour se rassurer. Lily t’es sûre ? Ses doigts rivés à sa nuque jouaient de ses mèches brunes humides, ce ballet infernal entre eux, cette étreinte qui était encore plus délirante que la précédente ça la rendait folle. Lily ! T’es sûre ? Ses doigts glissèrent dans son cou, il était brûlant, c’était la fièvre ? Elle brûlait aussi après tout, c’était sans doute pas ça, ou alors elle tenait une sacrée fièvre aussi.

Ses doigts glissèrent encore, saisissant la fermeture de son sweat, quand l’alarme sonna dans son crâne. Lily Eva Thomas ! T’es sûre de toi là ? La brunette se recula, glissant sa langue sur ses lèvres avant de réaliser, tout, leur proximité, cette proximité là … « Attends … » soupira-t-elle sans oser croiser son regard. Elle était revenue la froussarde, celle qui se retrouvait dans une position carrément bizarre, dans un monde carrément bizarre, avec un garçon … aussi bizarre qu’elle. Lily mordilla sa lèvre, évitant toujours son regard avant de glisser ses bras autour de ses épaules, nichant son nez dans son cou pour s’y cacher, y disparaître. C’était trop flippant pour elle, elle savait pas ce que c’était tout ça, cette sensation bizarre mais agréable, ce besoin de lui. Ça lui colla une trouille d’enfer.


   
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MessageSujet: Re: Make the best of every time   Mer 5 Déc 2018 - 20:23
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tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man my boy. but for now it’s time to run...


Bouillir, exactement comme la casserole de flotte qu'elle mettait sur le feu tous les matins, sauf qu'ici y avait pas d'eau, pas de casserole et pas de feu. Y avait qu'elle et lui, ce baiser qu'il prolongeait encore, comme s'il s'imprégnait du dessin de ses lèvres après qu'elle lui ait fait monter la pression avec ce carrément cap qui, déjà, sifflait en un super écho détonnant dans ses tympans et mourrait dans le creux de ses veines. Cap ouais, il l'était là et si elle l'était, même s'il pigeait pas grand chose à ce qu'il foutait, comme s'il était conscient mais dans un gros morceau de coton brûlant, son corps, son organisme le poussaient à caler. Ses doigts serraient plus fort sa taille, il en crèverait pour un peu à la sentir si proche, toute proche. Lily, elle avait aussi chaud que lui, ou alors elle avait chaud toute seule et elle lui filait chaud. Dans sa tête c'était brouillon, ou alors non, c'était trop clair, trop limpide, c'était plutôt ses gestes qu'étaient un gros boxon. Il tremblait, se sentait frémir contre elle mais sans avoir froid, sans plus être dérangé par les gouttes, dans ses cheveux, que ses doigts faisaient pleurer contre sa nuque. Ces dernières glissaient sous son sweat, suivaient le chemin de sa colonne et s'évaporaient en pleine course.

L'écho de leurs bouches lui filait le tournis, la saveur humide tout autant. C'est pas le moment de lâcher Jul, elle aussi elle a envie. Envie ? Envie de quoi ? De lui ? C'était comme ça qu'on définissait le désir de quelqu'un ? Il en savait rien, juste pris dans le moment, ailleurs, dans son corps brûlant et envieux mais pas vraiment là. Un long frisson hérissa le duvet de sa nuque quand ses mains y glissèrent. Il avait envie de lui dire des tas de trucs qu'étaient pas foutus de quitter ses lèvres, peut-être aussi qu'il avait juste pas envie de cesser de l'embrasser, de laisser leurs langues flirter comme des cinglées à en finir saoul. En plus il savait même pas ce c'était qu'être bourré, pourtant ça devait ressembler à ça, nope ? Il s'en foutait, déjà ses hanches remontaient vers elle et à chaque frôlement il sentait son cœur tambouriner comme un malade mental cognait la porte d'une cellule à l'asile. Il soupirait sans savoir comment ça sortait, pourquoi il le faisait, comment c'était possible, juste qu'au plus il répondait à ses gestes à elle, au plus la jeune fille était proche à l'en faire sombrer un peu plus. C'était un gouffre là, un gouffre qui fourmillait, dans le creux de son ventre c'était la rave party du siècle autant que . Jamais ça avait duré autant de temps finalement, mais c'était pas le matin, ni le contrôle technique masculin du réveil qui, même si c'était chiant, se rappelait à lui et lui semblait plus logique. Peut-être que s'il vivait pas ça à chaque fois qu'il rouvrait les yeux, il aurait pas senti tout ce qu'elle tirait de lui, tout ce délire bêbétisant pour lequel on en faisait des caisses.

Ses doigts la pressaient encore, remontaient dans son dos, sous l'étoffe, déjà à rencontrer ce machin débile que les filles se collaient sous les vêtements. Foster arqua un sourcil sans pour autant rouvrir les yeux, ça s'enlevait comment ce bidule ? On s'en fout …. Ouais, il s'en foutait encore, mais l'envie de la découvrir était là, tant que ses paumes se frayaient un chemin maladroit sous ses bras, à ses flancs, pour hésiter encore et lentement, en mille tremblements incontrôlés, frôler sa poitrine. Holy mother of god …....

C'était trop là, trop chaud, trop incontrôlé, trop difficile trop … Lily agrippait la fermeture de son sweat et il savait plus quoi foutre parce qu'il se muait en espèce de thermomètre ambulant dont le mercure cessait plus de monter, monter monter. Et ce baromètre de con était même pas hermétique, ni même recouvert à son sommet, il sentait la pression, se sentait vaciller, forcé de fléchir les genoux quand elle lui demanda d''attendre, cessa de l'embrasser, puis riva ses yeux aux siens à l'en faire ravaler péniblement sa salive sans avoir de prise sur le reste. Ses mains dévalèrent son ventre, rejoignant les pans de son débardeur qu'il serra à s'en blanchir les doigts en louant le ciel qu'elle ait enfoui le nez contre son épaule. Tendu, Julian étouffa un gémissement mal contenu contre sa gorge, sous son oreille, rehaussant encore les genoux pour la soulever. Instinctif sans doute, juste pour s'éviter la putain de honte qui remplacerait la sensation envoûtante qui venait de s'emparer de ses entrailles, cette chaleur de dingue qui glissait dans l’entièreté de son corps. C'était quoi au juste, dix, quinze secondes ? Peut-être plus peut-être moins mais il avait vraiment la sensation de planer, d'être à quinze mille lieues de ce sol trop froid. Les yeux clos, la respiration lourde, rapide, aussi vive que les battements irréguliers de son cœur, Julian glissa le nez entre ses boucles humides avant de rouvrir grands les yeux. C'était comme se péter la trogne après avoir sauté sans parachute. A nouveau le stress, l'angoisse, cette sensation désagréable contre lui qui l'obligea à la relâcher pour s'éclater le dos au sol ainsi que la nuque.

- Aïe.... Fuc.... Non, surtout pas ce mot, surtout pas Dumbass. Il aurait sûrement une bosse contre le crâne là, à défaut de celle qui s'amoindrissait dans son froc juste sous elle, là où il posa les yeux en écarquillant grands les mirettes. Fallait qu'il la pousse, fallait pas qu'elle s'en rende compte et, pourtant, l'étudiant était sûr qu'elle avait compris. Il osait même plus la regarder. Sorry !

Julian se dégagea comme il put, glissa à quatre pattes sur le parquet, appuyé maladroitement sur les mains pour se relever, se mangea le pied de table basse dans le pied mais parvint à claudiquer jusqu'à la salle de bains ou il se colla dos à la porte une fois à l'intérieur. Des basses dans sa tête, des basses dans sa poitrine et même où il baissa les yeux en une grimace honteuse.

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MessageSujet: Re: Make the best of every time   Mer 5 Déc 2018 - 21:46
C’était visiblement le thème de la journée, tout allait trop vite pour elle. De cette matinée horrible, à ce retour à l’appartement, plus doux, plus brûlant. Mais même si elle se sentait bien, bizarre mais bien, Lily réalisait là que peut-être tout allait trop vite. Trop vite pour qu’elle réalise ce qu’il se passait entre eux. Elle le voulait, c’était genre le truc le plus bizarre de la création, c’était pas quelque chose dont elle avait parlé avec sa mère, avec personne en fait. C’était juste le genre de choses dont elle avait jamais parlé, pas parce que ses parents lui avaient donné une éducation trop fermée ou trop religieuse, juste parce qu’elle avait jamais eu personne avec qui en parler. Parce que son monde s’était effondré trop tôt, trop vite.

Et si elle brûlait un peu plus à chaque caresse, à chaque seconde de ce baiser, Lily avait peur, une peur qui lui tordait l’estomac et qui bataillait avec les milliards de papillons qui tentaient de s’envoler. Ses mains contre elle, c’était délirant, c’était flippant. Son cœur faisait du saut à l’élastique, quelque chose couvait en elle, un besoin, une envie ? La brunette chercha pas à en savoir plus avant de se cacher contre lui. Gênée au possible, Lily le serra plus fort contre elle. Elle avait juste peur que Julian s’en aille là, parce que même si elle savait rien, elle savait au moins que les garçons … Enfin, elle avait cru comprendre ça en écoutant les autres filles en discuter, ces filles populaires, celles qui avaient déjà des copains, des mecs, des petits-amis, quand elle, elle peinait déjà à avoir des amis. « J-Julian … ? » souffla-t-elle en le sentant bizarre contre elle.

Pas le temps de dire ouf, ce qu’elle craignait se produisait. Julian se dégagea d’elle. Lily tendit maladroitement sa main vers lui. Il avait dû se faire mal cet idiot. « Julian ! » ronchonna-t-elle en le voyant partir se planquer dans la salle de bain. Lily soupira en se laissant retomber, les fesses contre ses talons, avant de baisser le nez vers sa tenue, vers le plaid qui était resté un peu derrière elle quand elle avait glissé vers lui depuis le canapé. J’ai tenté de te prévenir hein … Mais t’écoutais rien, enfin du moins c’était pas moi que t’écoutais … Bon si peut-être un peu … « Chut ! » pesta la gamine en se relevant pour s’enrouler à nouveau dans le plaid. Elle avait froid maintenant, un froid mordant, qui contrastait avec la chaleur de sa peau, cette chaleur qu’il avait déclenché.

Hésitante, Lily avança jusqu’à la porte, posant sa main sur la poignée avant de se raviser, collant simplement sa paume sur le battant de bois. « Je … excuse-moi … » Pourquoi est-ce qu’elle s’excusait ? Elle savait même pas, pour avoir mis un cran d’arrêt à tout ça ? Parce qu’à cause d’elle il s’était sans doute fait mal contre le parquet, contre la table basse ? Elle en savait rien, et tout ce qu’elle savait c’était que les larmes commençaient à lui monter aux yeux, rougissant son regard azur. Elle se laissa glisser contre la porte, assise dans son plaid, sa main posée sur le battant. « Tu sais … je le pensais … Je … resterai avec toi. » Parce que là, la seule chose qu’elle voyait, c’était que peut-être Julian avait cru qu’elle se fichait de lui, avec sa réponse joyeuse, avec ce baiser qui noyait toute pensée.

Sa tête se reposa contre la porte à son tour alors que d’un revers de la main elle gommait les quelques larmes sous ses joues. « Je vais … il faut qu’on mange un morceau et je … enfin t’es pas obligé … je … pardon … » Vexée, sans trop savoir si c’était contre elle, contre lui, contre eux, contre la terre entière, Lily se releva, récupéra un pantalon de jogging dans son sac de vêtements ainsi qu’une grosse veste à capuche où trônaient deux magnifiques oreilles de chat. C’était mignon cette veste, il y avait même des coussinets au bout des manches qu’elle pouvait porter comme des mitaines ou presque. A nouveau la gamine avait envie de pleurer en s’éclipsant au plus loin dans le coin cuisine pour sortir ce qui pourrait se manger sans réchauffer. Des chips … Lily soupira, fixant la porte de la salle de bain. Et après on dit que les filles sont bizarres et compliquées hein …


   
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