The Walking Dead RPG

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- When the shit hits the fan -
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: When the shit hits the fan   Dim 21 Oct 2018 - 22:00
When the shit hits the fan


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Ça suffisait pas hein, ça suffirait pas à le réconforter parce que bien que fier, en temps normal, Donovan était mal, mais mal et bourré en prime. Pas étonnant qu'il se mette à chialer finalement, et ce qu'elle lui sortait, aussi bien vérités que conneries, suffirait pas à le calmer. C'était pas son truc de chouchouter les gens, mais là, c'était un ami, son ami. L'une des deux personnes avec lesquelles elle avait le plus de points communs, peut-être même d'avantage avec lui qu'avec Lawrence parce que, sous cette couche de vernis qui faisait du militaire un putain de Roc, y avait ce gars paumé que la vie avait visiblement pas épargné. Si elle savait pas tout de son existence passée, là en l'entendant reprendre au sujet d'une tiers personne, la brune fronça les sourcils. Le, un mec donc …..... et s'il voulait pas lui ressembler c'était sans doute un frangin, son paternel, le gars qui l'avait élevé ? Elle songeait tout en le fixant, en sentant son cœur se serrer de rien pouvoir faire de top pour le secouer et le ramener au gars plein d'allusions graveleuses et fun avec lequel elle appréciait faire ses gardes, déconner, ou jouer au poker. A nouveau Cain agrippa la clope qu'il lui tendait, mais cette fois elle n'en tira aucune latte, figée sur lui, ses larmes. Des larmes de douleur, de doutes, qui la firent déglutir en tentant de loger les billes ailleurs que sur elles.

Pourtant la suite de ses mots l'obligea à revenir à lui et à mordre sa lèvre inférieure. Bordel, ils avaient de gros, mais alors de gros points communs qu'elle soupçonnait pas. Le pour lui, c'était comme La pour elle, ou aussi un Le chez elle qui avait failli la détruire, même encore quelques mois plus tôt. Mais si c'était bien de son vieux qu'il parlait là, Joann pensa brièvement à la femme qu'elle avait détestée voir sombrer, s'éteindre, cette femme qu'avait pas su la maintenir à la surface pour éviter de faire des putains de grosses conneries et des choix de merde. Un frisson désagréable lui rongea l'échine, et si une larme perla à ses cils, elle la vira de la main qui retenait la clope en reniflant un coup comme si c'était rien que la fumée qui lui piquait les yeux.

Bordel Donovan.... Pensa-t-elle en scrutant ses billes grises injectées de sang, de douleur, d'ombres qu'elle connaissait bien finalement, même si là, elle en apprenait un peu plus sans vraiment tout savoir à son sujet. Quant à la fin de sa tirade, après qu'elle lui ait tendu de nouveau la cigarette, Joann inspira par saccades avant de loger les doigts sur les joues de ce mec qui pleurait quasiment dans ses bras. Elle dégagea les perles, puis pinça les lèvres avant de l'inviter à se redresser sans trop le brusquer.

- T'parles sûrement du connard qui t'as élevé ? Un rictus assez sombre fila ses pétales. élevé, on s'entend hein. Enfin j'me comprends. Sans en ajouter, sans encore lui répondre, Joann s'approcha de la table basse, dévissa la bouteille de tequila et emplit chaque shooter avant d'agripper la main du militaire pour y coller du sel, puis l'autre paume où elle lui déposa un mini verre remplit d'alcool, avant d'englober ses joues à deux mains. Tu gâches la vie d'personne. T'sais Donovan, j'sais pas si tu parles vraiment d'ton vieux, ou d'un autre enfoiré, mais j'pense que t'es pas comme c'type.

Lâchant les traits du militaire, elle fixa la bague à son doigt et la fit tourner autour de son annulaire avant de s'apprêter à s'enquiller un shot elle aussi. Bouteille de concentré de citron ouverte, elle fit teinter son verre sur celui de Floyd, s'enfila la dose, lécha le sel et s'injecta une giclé de citron avant de lui filer la fiole pour qu'il se rince aussi. Le verre vide entre les doigts, elle joua avec une seconde avant de redresser les cils vers lui. S'il avait peur de merder avec sa gamine, peut-être que lui parler de sa faible de mère lui prouverait qu'il merderait pas férocement avec cette gosse.

- Ma mère était une putain de défaitiste, quand mon père est mort, elle a lâché l'affaire, fait des boulots d'merde j'suppose qu'elle s'est même vendue, c't'ironique hein, vu que c'que j't'ai proposé à Renton, que je l'ai détesté pour ça parce qu'elle m'a comme …. Lâchée dans la nature et j'ai fait d'la merde, vraiment des choix de merde. Elle inspira, émettant un rictus tremblotant. Mais, peut-être que ça m'a endurci, alors si t'es encore là, c'est que ça t'a forgé et si la nonne Collins est amoureuse d'toi, c'est que t'es peut-être pas une merde.... Si j'ai pu tomber pour Swann, c'est que j'suis peut-être pas si conne non plus. Mais bon... T'es pas c'que tu dis, et arrêtes de chouiner bordel, j'ai pas envie qu'tu m'vois chialer Floyd. Et non t'a pas merdé avec moi, et même si ça avait été le cas, j't'aurai pardonné, t'm'as bien pardonné pour le coup dans la gueule.

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MessageSujet: Re: When the shit hits the fan   Jeu 1 Nov 2018 - 14:47
Le connard qui t’a élevé. Donovan étouffa un rictus amer. « Le connard qu’a fécondé ma mère ouais, on peut pas vraiment dire que ce fils de pute m’a élevé. » Joann semblait comprendre, le tatoué savait rien de son passé comme elle savait rien du sien si c’était pas ce qu’il venait de lâcher là. Le militaire se redressa, calant son dos contre le dossier du canapé, les paroles de la canadienne glissant sur lui sans parvenir à le rassurer, c’était pas sa voix qui lui répétait ce qu’il refusait de croire, c’était pas elle. Malgré tout, le brun était reconnaissant à l’escort d’essayer.

Shooter de vodka dans une main, sel dans l’autre, Donovan trinqua avant de boire tout rond le shot d’alcool, suivi du sel et du citron quand Cain lui fila le jus de citron. Ca brûlait le gosier, mais ça effaçait rien, il en faudrait plusieurs et quand il entendit Joann se lançait dans le récit de la vie de merde qu’elle avait eue, le brun se rassura. Il boirait pas seul, il endurerait pas seul. Les mots s’enchainèrent, elle lui laissait pas vraiment le temps d’en placer une, il s’y connaissait en discours lourds, qu’on avait pas envie de prononcer et là, la canadienne luttait pour lui dire tout ça. Le brun émit un rictus triste, ils étaient vraiment pareils en fait ces deux cons.

« On aurait dû se rencontrer plus tôt toi et moi, on aurait mon connard de géniteur avec ta mère, on se serait serré les coudes. » La pensée l’invita à rire avant qu’il reprenne en servant deux nouveaux shooters de vodka. « Jo’ … faut qu’on picole avant que j’puisse en caler plus là, tant qu’à pas caler autre chose. » Il riait, mais Donnie avait encore les yeux brillants, perlés de gouttes salines. Aussi doucement que possible compte-tenu de son état, il versa un peu de sel dans la paume de la brune avant de lui tendre son shooter plein. Un nouveau toast, à leurs vies merdiques.

Le deuxième shot brûla autant que le premier, mais les deux commençaient à se mélanger aux restes de whisky, ou de sang dans son bourbon. Mécaniquement il servit un troisième verre à Cain, se retenant pour l’instant de s’en servir un troisième à lui, s’il en buvait un de plus ça serait le blackout, si c’était le blackout il se rappellerait juste que c’était pas de son fait à lui. « Mon père … on peut dire que ma mère était faible aussi, pas pour les mêmes raisons, elle … elle a gardé ce connard qui la frappait, qui s’en foutait que je m’interpose … » Les mots brûlaient plus que la vodka mais ils sortaient tous seuls, comme un trop plein qu’il fallait évacuer sous peine d’imploser. « J’ai paniqué Jo … j’ai juste paniqué qu’elle … j’veux pas qu’elle finisse comme ma mère tu comprends ? Et j’voulais pas … j’voulais pas lui faire de mal. » Il entendait encore le son de cette gifle, ce coup porté sans le vouloir et qui lui avait fait autant de mal à lui qu’à elle. « Elle a eu peur de moi … je l’ai vu cette fois dans son regard, j’ai vu la même peur que dans les yeux de ma mère. » A nouveau le tatoué se remit à chialer comme un abruti, finalement il se le servit ce troisième verre, ou quatrième, entre sa diarrhée verbale, ses larmes de gonzesse et l’alcool déjà dans ses veines.

« Cette fois c’est fini, j’ai merdé de bout en bout, j’savais qu’Evy elle était … pas comme ça. Et j’l’ai blessée, c’est foutu … » Pire qu’une nana pendant la mauvaise période du mois devant une comédie romantique ou un drame, Donovan était rincé, lessivé, épuisé par toutes les emmerdes, toutes les angoisses et trop de grammes d’alcool dans le sang.


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MessageSujet: Re: When the shit hits the fan   Jeu 1 Nov 2018 - 22:39
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Le connard qu'avait fécondé sa mère, oh merde, elle avait failli s'étrangler avec la tequila qui lui cramait la gorge. Si ça ressemblait à ce qu'elle avait sorti, finalement c'était pas vraiment ça... Père absent ? Non, si Donnie l'insultait de connard c'est qu'il y avait un truc plus gros derrière. Joann s'y connaissait en vie merdique, cependant si elle avait jamais imaginé que le militaire ait eu une existence géniale, elle l'avait toujours vu comme il était depuis qu'elle lui avait parlé la première fois. Fier, dragueur, lourdingue mais capable de se bouger le cul mille fois plus que le ramassis d'abrutis qui méritaient pas franchement qu'on se pète les noyaux pour leur petit confort. Pourtant après son petit discours, difficile à sortir malgré tout, elle le laissa reprendre à l'en faire rire une seconde. Se rencontrer plus tôt. Elle imaginait vaguement ce que ça aurait pu donner, et même s'ils s'étaient frottés l'un l'autre à une expérience humaine à chier, celle du paternel visiblement, elle doutait pas que Floyd l'aurait tiré loin de l'océan putride dans lequel elle s'était jetée sans voir que c'était pas la meilleure des choses à faire pour échapper à la seule personne qui, malgré son peu de considération pour elle, avait dû vraiment l'aimer. Genre se rencontrer dans l'même utérus, ou à quelques mois d'écart. Poursuivit-elle avant d'agripper la deuxième dose qu'il leur servait puis d'observer les grains blancs qu'il logeait dans sa paume libre. Quant au reste de sa phrase, elle arqua un sourcil et dévia les yeux des siens jusqu'à son entre-jambes désormais couvert. Qui t'dit que t'aurais eu d'quoi parquer ça hum ? Tu l'sauras jamais mais oui, picoles …. C'mieux pour oublier. Trinquant une nouvelle fois, elle avala le liquide, lécha le sel puis s'injecta le citron avant de lui en filer une giclée. Dégueulasse, clairement, pas comme les bonnes tequila qu'elle avait eues loisir de se payer à l'époque où des gros bourges s'offraient ses services d'accessoire vivant. Pas le temps de se remettre de la dose que Donnie remplissait de nouveau son shooter. Bha, pas de sel et de citron, elle l'avala cul sec avant de soutenir son regard encore humide. Merde. Ce fut tout ce qui lui vint à l'esprit, en avalant le liquide brûlant encore sur sa langue, tandis qu'il parlait de son vécu. De cette vie passée dont elle savait rien. Son père rouait de coups sa mère, et lui avec visiblement.

Joann fronça les sourcils jusqu'à l'observer comme s'il n'était plus qu'un miroir dans lequel elle avait loisir de contempler son existence pourrie. Quant au reste, même s'il mélangeait un tant soit peu, elle eut pas de mal à caler qu'il avait sans doute eu un geste de trop auprès du Saint Nabot. Ils avaient clairement un passif similaire, tant qu'elle se disait que c'était pas con de le voir comme un frangin plutôt que comme le mec capable de faire péter la serrure qu'elle avait collée entre ses guibolles. Elle fixait ses larmes, l'écoutait, subissait un peu ce qu'il lui disait parce que finalement ouais, ça se rappelait à ce qu'elle même avait pu subir avec ce sale con désormais mort. Une crevure muée en véritable crevure du nouveau monde finalement. Quand il eut finit son shot, elle le débarrassa du verre et agrippa directement la bouteille pour s'en avaler une lampée avant de la lui plaquer sur le torse.

- T'as fait quoi ? Son timbre était peut-être plus froid, mais c'était pas de la peur, ni même de l'angoisse qu'il puisse potentiellement lui coller une raclée, elle le laisserait sûrement pas faire en plus, non, c'était juste que ce qu'il venait de lui dire faisait défiler le film de sa propre existence – en noir et blanc – derrière ses billes ambrées. Donnie, s'tu lui as collé juste une tarte alors …. 'Fin c'est pas la même chose que de s'retrouver avec la tronche aussi belle qu'une courge, bleue comme une aubergine et d'être tellement à morfle que t'as plus aucune énergie pour r'pousser ton mec quand il te grimpe dessus. Elle pinça les lèvres, incapable de soutenir son regard avant de soupirer pour mieux reprendre. J'dis mec mais, c'était mon adorable mari … Ouais, j'ai pas servi d'accessoire qu'pour des riches, d'base je l'ai fait d'mon plein grès sans autre contrepartie que d'me faire démolir quand ça allait pas comme il voulait. Alors, Elle lui subtilisa la bouteille pour en avaler une Xième gorgée. j'te vois pas faire ça, pas à elle ni à une autre …. Puis, c'est pas fini, y a jamais rien de fini quand les gens sont encore là. C'était pas fini avant que Mark se fasse déglingué. Ça l'avait été quand elle avait vu la pointe du couteau de Swann faire sauter l’œil de son orbite comme un morceau de gelée anglaise. Quand elle avait vu les rôdeurs se ruer sur cet enfoiré pour enfin l'en libérer. Quant à ce qu'il devait ressentir pour la nunuche blonde, finalement elle avait même pas à le juger puisqu'elle avait vécu la même chose, jusqu'à ce que ce soit fini... Jusqu'à ce qu'il meurt lui aussi. Mais ouais, j'pense que si j'avais été ta p'tite sœur, j'aurais pas fait les mêmes choix, tu m'aurais pas laissé m'enfoncer dans des trucs pareils, alors, même si t'es pas vraiment du même sang qu'moi, même si là on y vient doucement, En un rictus, elle désigna la bouteille qu'elle lui rendit. Déjà les vapeurs d'alcool montaient, ils allaient finir dans un pire état qu'à leur soirée de Renton, mais c'était pas plus mal. On soignait le mal par le mal, et ce mal là était comestible en plus. j'peux t'soutenir un peu, même si j'l'aime pas trop la nénette qu'tu t'es choisi, enfin pour c'que ça vaut hein, j'saque pas beaucoup de nanas.... Agrippant son étui, elle s'alluma une cigarette. Oh ouais, dans une heure à peine elle serait ronde, faite, pas au niveau du tatoué encore mais capable de rire ou de pleurer pour trois fois rien. C'pas mon truc la concurrence, un psy m'sortirait qu'c'est parce que justement j'avais du mal avec ma mère mais … j'adore les mecs et pourtant mon enculé d'mari était une vraie raclure.

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Donovan C. Floyd
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MessageSujet: Re: When the shit hits the fan   Sam 10 Nov 2018 - 8:24
Se rencontrer dans le même utérus, ça lui arracha un sourire, un pauvre rire dilué dans les grammes d’alcool qui coulaient dans son sang. A bien y réfléchir, ça aurait été dégueulasse pour le coup qu’il se tape Joann s’ils en étaient à causer de ça, Donovan était pas du genre redneck bête à manger du foin et troncher sa sœur. Bon en l’occurrence, Joann était pas vraiment sa sœur, et il était pas prêt d’oublier le barreau monumental qu’elle l’avait se coltiner là. La tequila descendait, le citron aussi, pas grave, quand y’aura plus d’citron, ils s’finiraient à la tequila pas vrai ? D’ailleurs les shooters suivants étaient purs, secs, à lui en brûler davantage le gosier, et il fallait bien ça pour qu’il arrive à aligner trois mots, assez paradoxalement d’ailleurs.

T’as fait quoi ? Donnie détourna le regard, un rictus amer déformant ses traits, le dégoût transparaissant dans chacune des inspirations et expirations qui filaient ses lèvres fines. Juste une tarte. Il était prêt à lui dire que c’était comme ça que ça avait commencé entre ses parents, mais la brune le prit de court, parce que la suite de ses mots avaient cette honnêteté et ce vécu qui faisaient mal, qui lui faisaient mal même à lui alors qu’il en était pas la cause, pas le responsable, pas la victime. Il la laissa récupérer la bouteille, lui il était déjà assez fait là. « Jo’ … » J’suis désolé ? T’as raison ça va lui faire une belle jambe ducon que tu sois désolé que son mari l’ait tabassée avant de la sauter. Le tatoué préféra se taire, elle avait raison cette voix dans son crâne qui mêlait celle de son père, la sienne, celle du monde entier peut-être.

« Si t’avais été ma petite sœur, j’t’aurais amenée au bout du monde pour t’protéger de tout ce merdier. » Donovan était étonnamment sérieux, parce que ça voulait dire quelque chose pour lui, pour Louisie, cette petite sœur qu’il avait jamais eue, il aurait été un vrai chevalier, une épée et un bouclier à la fois. Il récupéra la bouteille et s’envoya une bonne rasade de tequila, sans grimacer. Il hésita même à s’allumer une clope mais là, il allait finir par ressembler à un chalumeau, en mode cracheur de feu. La pensée le fit rire, un rire bref, le regard dans le vague.

Ses iris clairs se relevèrent vers Cain. « Ca s’ra toujours pareil … Evy elle … c’est pas le même monde que moi, elle a des rêves plein la tête et moi j’vis avec des cauchemars, ce monde est déjà assez merdique pour que j’lui pourrisse l’existence hein. » Tant qu’elle allait bien, qu’elle était en vie, Donnie resterait à distance, il veillerait sur elle comme il lui avait promis. C’était suffisant, pour tout le reste, il y avait sa copine la tequila, les clopes, le poker et les cuisses d’une douzaine de nénettes prêtes à tomber à genoux devant lui. Ça irait ouais. « Et puis les psy, c’est tous des connards de première, quoi ? Genre moi j’aurais un souci avec l’attachement parce que mon père s’est jamais soucié de moi à part pour cogner et que ma mère m’a foutu à la porte parce qu’elle le préférait lui ? Pfff. » Et quelques grammes de plus, direction le coma éthylique, arrivée prévue dans cent heures, la température au sol sera sûrement de moins huit-mille sur le carrelage des chiottes.

Récupérant les deux shooters, Donovan les remplit avant de tendre la bouteille à Joann. Levant les deux minuscules verres devant lui, il trinqua et s’enfila les deux dosettes. Les deux mais pas les dernières, non, plutôt les premières d’une série de dosettes qui s’étirèrent encore de longues minutes, assez pour finir assis sur le carrelage des chiottes. « Putain Cain on est complètement faits là … » Merde, elle était où Cain ?


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Joann Cain
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MessageSujet: Re: When the shit hits the fan   Mer 14 Nov 2018 - 15:21
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Jo..., avec l'alcool qui lui permettait de parler ouvertement, sur un morceau de sa vie que le tatoué ignorait jusqu'à lors, Joann redressa difficilement les cils pour croiser son regard. C'était ça qu'elle voulait pas, typiquement ce qui semblait se refléter sur les traits tirés de son ami, comme son frère : de la désolation, quasiment de la pitié. Pour ça qu'elle en causait jamais, qu'elle en avait parlé vaguement qu'à Swann avant qu'il meurt, avant qu'il soit enterré là dehors … Lawrence savait lui aussi, mais Davis se formalisait pas en quelconque émotion, c'était plus simple, Donnie lui, bha c'était Donovan, sensible sous une couche d'assurance. Comme elle, reflet parfait de deux vies de merdes qui auraient pu entrer en collision bien avant cette putain d'apocalypse qui, malgré le merdier, était comme leur seconde chance à tous les deux. Quant à ce qu'il suggéra et qu'elle put comprendre encore parce que son taux d'alcoolémie était loin du sien, ça lui arracha un rictus.

- T'connaissant tu lui aurais défoncé sa p'tite gueule d'enfoiré ... Nouvelle rasade de Tequila et Cain lui rendait la bouteille avant de passer le revers d'une main contre ses lèvres. pire encore … sans doute.

Ouais, elle aurait apprécié avoir quelqu'un comme lui pour veiller sur elle, peut-être l'empêcher de faire de monstrueuses conneries qui avaient fait de son existence un enfer sur terre durant de longues années. Car même quand elle s'était barrée, Joann n'avait jamais été tranquille, comme si, tout au fond d'elle, la brune savait que Mark la retrouverait. Ce fut le cas, quasiment un an plus tôt il avait débarqué là, comme une fleur, feignant ne pas la connaître, l'obligeant même à se confier à l'étudiant qui avait eu ce geste qu'elle n'avait pu avoir. Un frisson dévala ses courbes, hérissa même ses bras nus, avant qu'elle revienne considérer l'homme devant elle. Elle esquissa un vague sourire. Jo aimait pas Collins, elle l'aimerait sans doute jamais, mais finalement elle aussi avait quelque peu foncé dans une relation qui lui correspondait pas, qu'était pas de son univers avec une personne à l'opposé de ce qu'elle était. S'il pouvait se poser avec mère Térésa, pourquoi le jugerait-elle au juste ? Enfin, la Canadienne n'eut guère le temps de répondre qu'il rebondissait sur les psy et sur ce que son enfoiré de paternel lui avait fait et ce jusqu'à ce qu'ils se retrouvent, sans savoir comment, assis – ou avachis – sur le carrelage frais de la salle de bain de l'étage.

Comment et pourquoi ? Aucune idée, ou si, quand le tatoué rouvrit la bouche, Cain comprit vraiment la raison l'ayant poussé à gravir les marches, sans se fracasser la gueule sur ces dernières. Pas de réponse pour son pote sinon le fait qu'elle venait de relever la lunette fissa pour vomir ses tripes dans la cuvette sans même relever ses cheveux. La brune toussa plusieurs fois. Pour le glamour on repasserait mais Floyd la jugerait pas, il pouvait certainement pas dans l'état dans lequel il se trouvait et, malgré tout, elle fronça les sourcils en sentant sa main glisser sur sa nuque pour retenir ses mèches brunes.

- P'tin d'bordel …. vache. Lâcha-t-elle en agrippant maladroitement un peu de papier pour le passer sur ses lèvres avant de reculer puis de palper la porcelaine à la recherche de l'interrupteur. Elle en chia au moins une minute avant d'appuyer dessus. Même ce bruit de flotte tourbillonnant lui fit mal au crâne, migraineuse au point de redresser le nez vers lui en un sourire d'ivrogne avant de se lover contre lui là. Tous deux affalés contre le flanc de la baignoire de porcelaine. On est déchirés Donnie ….... mais faut plus qu'j'bouge s'tu veux pas qu'je te gerbe dessus, j'vais juste rester là et pioncer deux minutes. Souffla-t-elle en se calant sur la respiration trouble du militaire. T'pourras dire qu't'as couché avec moi finalement, Elle ricana deux secondes avant de fermer les yeux, molle comme une vraie loque humaine. j'vais pas t'demander si t'es bien installé, mais j'ai pas l'courage d'aller jusqu'à la chambre.

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MessageSujet: Re: When the shit hits the fan   Sam 17 Nov 2018 - 9:54
Oh putain de merde ça tournait sévère là, sa tête et son estomac avec. Finalement une chance qu’il ait rien graillé depuis des heures, au moins l’envie de gerber ses tripes était contenue. En revanche c’était pas le cas de Cain à côté de lui. « Oh merde Jo fais gaffe à ton brushing. » lâcha-t-il en l’approchant pour retenir ses mèches brunes et éviter qu’elle se vomisse sur les cheveux. C’était ça la meilleure preuve d’amitié non ? Maintenant Donovan était officiellement sa meilleure amie puisqu’il lui avait tenu les cheveux pendant qu’elle gerbait sa race dans la cuvette des chiottes. Quelle plus belle preuve de l’affection qu’il ressentait pour la canadienne ? Il y pensa un instant, elle était ce qui se rapprochait le plus d’une sœur, c’était certain, si sa mère avait pas fait une fausse couche, il aurait fait un putain de grand-frère d’enfer.

« No shit Sherlock. » souffla le tatoué avant d’éclater d’un rire gras, sa tête basculée en arrière. « On va plus bouger, je trouve que ce carrelage est très confortable, on aura peut-être un peu mal au cul demain, mais tu diras que c’est ma faute. » D’ailleurs Joann avait la même version des faits, amusé, Donovan remonta sa main vers la nuque de la brune. « J’te ferai un portrait flatteur, et t’en fais pas ma belle, j’ai l’habitude de pas atteindre la chambre. » Dernier éclat de rire avant le blackout total.

Un rayon de soleil s’écrasait sur sa tronche, en plein dans son œil droit. « Putain de bordel de merde de soleil à la con … oh vos gueules les amateurs de claquettes et de gigues de mon cul. » Donovan frotta son œil comme si ça pourrait faire partir le rayon de soleil. Bordel il avait mal au crâne, les piverts et les danseurs de gigues étaient là, bien présents, fidèles au poste, et ils lui martelaient tous la tronche d’échos désagréables. Sa consolation ? Lui avait pas gerbé dans la cuvette des chiottes, elle avait belle gueule là, la bombe atomique à côté de lui vautrée sur le carrelage.

Le temps que les deux émergent, le temps de faire couler à peu près six litres de café. Ou dix. Enfin assez pour massacrer ces enfoirés de piverts et de danseurs de ses boules, et Donovan était prêt à fausser compagnie à la brune. Ou presque. « J’vais me coltiner une garde de merde, tu veux pas venir avec moi ? On continuera de dire de la merde sur le monde. » Trop parlé, trop de mots, il avait mal au crâne là. Et finalement quand enfin les deux furent prêts, plus ou moins, Donnie poussa la porte. Ray-Ban sur le nez pour pas crever à cause de la luminosité, son côté vampire en gueule de bois, sauf qu’il brillait pas lui, clairement pas.

Il remarqua même pas la silhouette costaud, massive, qui avançait dans sa direction. S’il l’avait remarquée, il aurait sans doute sorti une connerie aussi massive que sa gueule de bois. Non, là, rien, peau d’zob. Et l’alcool qui quittait lentement ses veines laissait dans son sillage la douleur des aveux de la veille, des réalisations faites avec Joann. Bordel de putain de moine de mes couilles.


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MessageSujet: Re: When the shit hits the fan   Ven 23 Nov 2018 - 7:32

J’étais sur les nerfs à m’en déchirer les veines de rage. La dernière fois que j’étais comme ça, c’était le soir où la jauge était montée au rouge lorsque Jenna était collé serré avec Nate. Mais là, il s’était passé quelque chose, et j’allais bientôt savoir pourquoi.

Quelques jours avant, j’avais revu un fantôme. L’ombre de mon père. Dans cette putain planète et malgré l’infection, il a fallu que je tombe sur lui, qu’il revienne me hanter alors que je pensais qu’il ne respirait plus. Putain de bordel de merde !! Qu’est ce qu’ils ont tous à me foutre les nerfs. Ils veulent que je crève c’est pas possible autrement. J’étais remonté comme pas possible et d’avoir les autres sur le dos était le cadet de mes soucis.

Je marchais alors en direction de sa baraque de merde où sûrement subsistait encore sur les murs, les empreintes laissées par leurs corps chauds durant des semaines et des semaines. Ca me fit vriller, et dans ce cas là personne devait venir m’emmerder. Encore une fois, ça allait partir en couilles. J’avais besoin d’extérioriser et j’avais ce besoin viscéral de la protéger de lui, de ces magouilles de son non-respect. Ce porc, ce venin, ce poison qui circulait dans le sang d’Evy. A cause de lui, elle était partie.

Je vis sa gueule de merde à mesure que j’avançais, il avait vraiment une face de rat. Mais je contrôlais plus rien. Alors que je n’avais plus qu’à tendre mes bras pour le chopper, je le poussais contre le mur pour lui coller une putain de droite dans sa tronche « Ca te fait rêver enfoiré !! » et une autre « Ca te fais baver ?! ». Je le pris ensuite par le col pour le relever et lui plaquer le dos contre le mur, lui crachant en plein visage « Qu’est-ce que t’as foutu hein ? Qu’est ce que tu lui as fait !? » Puis je le jetais au sol, littéralement.

« T’es un mec couillu ?! Mais vas y balance que t’es qu’un fils de pute qui s’est servit d’elle ?! Annonce la couleur !! QU’EST-CE QUE TU LUI AS FAIS ! ». Le sang appelait le sang. Mes tempes me faisaient mal tellement que mes veines en étaient secouées, rougis par la haine envers ce type. Il n’amenait rien de bon à la blonde et elle se permettait encore et encore, de le protéger et de rester avec lui. Elle nous avait quitté parce-que ce connard l’avait mal traité. Je voulais qu’il le dise ! Je voulais qu’il assume. Qu’il porte ses couilles pour une fois dans sa putain de vie !



I just needed time alone, with my own thoughts Got treasures in my mind but couldn't open up my own vault My child-like creativity, purity and honesty is honestly being crowded by these grown thoughts || crédit : code par quantum mechanics
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