The Walking Dead RPG

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- Seasons don't fear the reaper -
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Frances M. Whitaker
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MessageSujet: Seasons don't fear the reaper   Seasons don't fear the reaper EmptySam 29 Sep 2018 - 15:54
Etrangement plus sereine, voilà comment Frankie se sentait depuis quelques jours. Aaron allait bien, il grandissait à vue d’œil, il allait bientôt avoir trois mois, à la vitesse à laquelle les jours passer il aurait vingt et un ans demain. C’était effrayant pour la jeune maman qui regardait sa progéniture d’un œil attendri. Le nourrisson gazouillait dans sa poussette, Frankie était assise sur le petit banc dans la serre. Elle restait le plus souvent ici au complexe, mais ce jour-là en début d’après-midi, Billy vint la trouver pour lui proposer de garder Aaron, prétextant qu’elle avait besoin de sortir. Il la mettait dehors, c’était surtout cela. Mais pourtant, elle ne pouvait pas nier qu’elle avait envie de sortir prendre l’air, voir autre chose que la serre, le complexe.

Peut-être qu’une part d’elle avait envie d’un moment seule à seul avec Ethan, c’était plus rare ces jours-ci, chacun devait vaquer à ses occupations. Elle ne lui avouerait jamais, pas même alors qu’elle allait le trouver, occupé à faire elle ne savait trop quoi avec son père. « Je vous l’emprunte quelques minutes ? » « Même quelques heures si ce crétin sait y faire. » Elle aurait pu être gênée, mais la moquerie lancée au brun était trop bien lancée, elle ne pouvait qu’en rire. « Tu m’amènes au studio ? » La coréenne lui expliqua que Billy s’occupait d’Aaron, que tout était assuré ici, un petit sourire et ce regard qu’il était le seul à connaître désormais terminèrent sans doute de le convaincre.

Elle n’insista pas pour conduire, laissant cela au wedding planner. Son regard glissait par moment de la route à lui, elle se sentait idiote, elle se trouvait idiote. Mais c’était plus fort qu’elle, ce type, elle l’avait dans la peau, plus qu’elle ne voulait bien le reconnaître. Ethan l’agaçait, sincèrement, profondément, très souvent, mais Ethan était surtout là pour elle, et bien évidemment, chaque étreinte restait imprimée sur sa peau, dans son être, se rappelant à elle à chaque échange de regard. Dans l’enceinte du complexe, Frankie veillait à ne rien en montrer de trop, Adrian et Billy étaient au courant de ce qui se tramait, mais ce n’était pas la peine d’en faire une affaire d’état.

Aussi prudents et concentrés qu’ils savaient l’être, sauf quand ils se perdaient en forêt, les deux quittèrent la voiture pour rejoindre le studio. Il était toujours dans le même état à chaque fois qu’ils y venaient, poussiéreux mais étrangement rassurant pour la coréenne. « Toujours motivé pour quelques leçons de piano ? » Ses doigts glissèrent sur l’imposant instrument recouvert de poussière, son regard se lova dans celui du brun. Elle avait ce sourire aux lèvres, mais pourtant il fut remplacé par un air à demi inquiet. « T’as l’air … préoccupé ces derniers temps. » C’était un constat qui attendait une explication.

La brune alla s’installer devant le piano, relevant le couvercle pour caresser du regard les blanches et les noires avant de faire signe à Ethan de venir s’installer à côté d’elle. Machinalement, elle joua quelques accords, pour s’entrainer, s’occuper. A bien y réfléchir, ils n’avaient pas vraiment eu l’occasion d’être seuls depuis cette fois-là, la faute à tout ce qu’il y avait à faire au Douglas Research Conservatory, pour chacun d’entre eux. Un sourire étira ses lèvres alors qu'elle pianotait les premiers accords de Bohemian Rhapsody.


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Ethan B. Saddler
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MessageSujet: Re: Seasons don't fear the reaper   Seasons don't fear the reaper EmptyDim 30 Sep 2018 - 18:29
Seasons don't fear the reaper


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man my boy. but for now it’s time to run...


Si deux d'entre eux savaient, Ethan n'avait pas vu de regards mauvais, ou gavés de jugements, se poser sur lui. Bien qu'une grosse commère dans l'âme, son père avait au moins conscience de la complexité de la relation qu'il entretenait avec la chanteuse. Saddler avait pas eu besoin de s'étaler sur le sort du père d'Aaron, Adrian l'avait visiblement compris seul, du moins suite à une bourde mémorable ayant créé le malaise chez Frances autant que chez lui. Si c'était pas simple sur le papier, lorsqu'il était avec elle les choses étaient évidentes, entières. Pas, ou plus, d'hésitation. Comme si tout ce qu'ils avaient vécu de similaire les avait rapproché. C'était même naturel dans ce chaos. On s'attachait davantage aux gens parce qu'on savait pas de quoi le lendemain était fait, ce qu'il s'y produirait ou ce qui résulterait de telle ou telle action, ça n'avait rien de moche ou d'interdit à ses yeux émeraudes. Mais s'il était prêt à se laisser aller à ce que désirait lui offrir cette nouvelle existence, Ethan comprenait encore les craintes de la Coréenne. Le deuil datait moins que le sien, c'était presque légitime qu'elle s'imagine le trahir, et en lisant ça dans son regard brun, de temps en temps, le trentenaire en venait lui même à imaginer qu'un jour Isiah pourrait revenir. Si tel était le cas alors ? Si c'est l'cas tu t'effaceras mon vieux. Songea-t-il, paumé dans ses songes, tandis que son père agitait un linge gavé de produit chimique sous ses mirettes écarquillées.

- V'la qu'il rêve debout maintenant, Ronchonna le vieux avant de soupirer. Ce matin là, il avait trouvé judicieux de coller de quoi décaper la machine dans le réservoir du Land remit sur roues. c'pas croyable d'être aussi distrait hein, faut arrêter d'compter fleurette à la starlette.

Prêt à répondre, il se ravisa, passant même la langue sur sa lèvre en la voyant arriver, justement : la starlette. Si un sourire particulier lui fendit le visage à la question de la jeune femme, il le ravala aussi sec dès que son père répliqua. Il se foutait de lui ? De pire en pire ses simagrées avec Frankie, c'était comme s'il la caressait dans le sens du poils. Cette image l'invita à frémir et à la coller, loin loin loin, mais très loin, dans les tréfonds de son crâne.

- Si tu veux. C'était pas si elle voulait, mais bien plus tout ce qu'elle voulait ces derniers temps. Même si elle ne faisait plus de caprices, depuis cette histoire de curés ravagés et de flèche ayant crevé le pneu du 4x4, Ethan était à l’affût de tout. Du bien être et de la préservation de la brunette, de celle du petit... Laina elle aussi écopait de sa surprotection maladive et simplement car il avait ce mauvais pressentiment. Impossible de véritablement dire s'il se sentait épié, si d'autres timbrés de l'île ne les avaient pas suivi sans qu'ils les voient cette fameuse nuit, tout il advenait que Saddler n'avait pas l'esprit tranquille même s'il n'en laissait rien paraître. Sans en dire d'avantage, et tandis que son père s'éloignait de son côté, le weeding-planer frôla les doigts fins de la Coréenne et s'installa au volant. Cette fois là, aucun problème sur le trajet, ni prise de tête, et, de toute évidence, si elle lui avait adressé la parole, il n'y aurait pas eu la tête. Bien plus préoccupé à zieuter le rétro central. Est-ce qu'il devenait parano ? Est-ce que le fait de se rapprocher d'elle, d'être même certain de l'aimer et de tomber peu à peu pour elle, le poussait à craindre tout et n'importe quoi ? Peut-être. Peut-être que le passé interférait dans sa relation, pourtant différente, avec Frankie. Et même s'il se répétait que rien n'était pareil, quand il l'observait sans mot dire, qu'il se prenait à sourire en capturant divers clichés de ses traits délicats, le trentenaire ne pouvait pas s'empêcher de songer au pire. […] A l'intérieur du studio, il déposa le sac et passa les doigts sur le bras poussiéreux du sofa, prêt à s’asseoir pour la laisser profiter de son moment, avant de redresser le nez vers elle. Yep !

Jamais il disait « yep », ça sortait d'où d'ailleurs ? Du peu d'assurance qu'il avait là, comme si elle venait subitement de le tirer d'une torpeur qu'il ne parvenait plus à masquer, du moins pas aussi bien en étant pris sur le fait. Pourtant il lui offrait un large sourire, mais ouais, elle l'avait percé à jour et déjà sa question le poussa à soupirer en glissant l'index contre son arcade sourcilière. Est-ce qu'il devait lui en parler ? Pas qu'il ait peur qu'elle se foute de sa pomme, au contraire ça l'aurait peut-être même rassuré de se penser dingue, qu'elle le voit comme tel même, davantage qu'il craignait lui refiler sa propre trouille, cette paranoïa peut-être infondée, inutile.

Le silence se fit tandis qu'il l'observait s'installer, frôler les touches d'ivoire et l'inviter à venir se poser auprès d'elle. Même les premières notes qu'elle joua ne le sortirent guère des doutes. Un poids pesait sur son cœur depuis ce moment dans cette chapelle, et au plus il le taisait, au plus ce dernier prenait d'ampleur. Les yeux rivés sur elle, aussi concentrée que belle, Saddler la revit – mentalement – se faire agripper par ce malade et se montra peut-être bien trop froid subitement. Inquiet, taraudé, il se passa une main sur les traits et s'installa dans le sofa à défaut de s’asseoir sur le banc de cuir à ses côtés.

- J'ai, j'ai des doutes sur c'que mon père nous a assuré sur Vashon. C'était que des doutes, des hypothèses même pas fondées. Après tout il n'avait vu personne, ni quoi que ce soit, capable de lui filer l'idée que quelque chose clochait. Les yeux dans le vide, Ethan soupira puis passa la langue sur ses lèvres. Ses coudes retombèrent contre ses genoux fléchis, les bras ballants entre ses jambes. J'sais pas pourquoi, j'ai rien vu de suspect, il s'est rien passé de bizarre d'puis mais... Ses billes revinrent sonder les siennes et en comprenant qu'elle ne jouait plus, mais le fixait, il déglutit avant d'émettre un rictus. Pas envie de lui faire peur, ni de l'affoler pour rien. Elle avait besoin de vivre, d'avancer, pas de stagner dans une torpeur paranoïaque sans fondements. Laisses tomber, continues … T'en arrivais au « mama ouhouuuuuu ». Une plaisanterie, pour alléger le tout, mais c'était mal connaître la chanteuse ou, plutôt, la mère qu'elle était désormais.

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MessageSujet: Re: Seasons don't fear the reaper   Seasons don't fear the reaper EmptyLun 1 Oct 2018 - 19:23
La coréenne s’était attendue à ce qu’Ethan vienne s’asseoir à côté d’elle, comme l’autre fois, quand les choses avaient dérapé à nouveau et que les questions s’étaient enchainées dans son esprit à la vitesse de la lumière. Au lieu de cela, le brun était resté debout un instant avant d’aller s’installer dans le sofa. Frankie quitta le clavier, pivotant sur le banc pour lui faire face, elle voyait bien son inquiétude et si de son côté elle se faisait du souci pour la façon dont les autres membres du groupe pourraient voir cette relation, ce n’était pas la préoccupation première du wedding-planner. La brune fronça les sourcils, des doutes sur les propos de son père ?

Bien sûr elle y repensait, elle revoyait ce fou furieux, elle entendait les mots d’Adrian. Mais depuis leur retour, il n’y avait rien eu d’inquiétant. Ou alors la coréenne n’avait pas été assez alerte, son inquiétude était dévouée à son fils et à cette idylle. Frankie esquissa un sourire discret, l’idée de faire honneur à Freddie Mercury était tentante, mais cela ne gommerait pas les inquiétudes du brun. Soupirant, la diva se leva et marcha jusqu’au canapé, dégageant ses bras de ses genoux pour s’y asseoir. Ses doigts vinrent envelopper la mâchoire d’Ethan, son regard noir se glissant dans le sien.

« On a rien remarqué d’inquiétant, les autres non plus. On peut essayer d’élargir les zones de rondes au cas où ? » Elle n’était pas certaine que cela change quoique ce soit, mais si cela pouvait le rassurer. Pourquoi d’ailleurs se souciait-elle de le rassurer ? A ton avis ? « Ton père avait tout de même l’air sûr de lui, on ne peut pas repartir là-bas vérifier … S’il y avait quelqu’un ou quoique ce soit autour du complexe, on s’en serait rendu compte depuis. » La coréenne vint poser ses lèvres sur celles du brun avant de se redresser, sourire aux lèvres, laissant ses doigts glisser sur ses bras pour saisir ses mains.

Un coup d’œil vers le piano. « Je t’ai promis une leçon de piano, ça t’aidera à penser à autre chose que des fanatiques qui existent pas. » Elle dédramatisait, mais une part d’elle avait également cette peur. Peut-être qu’ils devraient parler davantage à Nigel, Luisa et les autres dès qu’ils rentreraient. « On vérifiera auprès des autres qu’ils ont rien vu de suspect. Maintenant, fais-moi plaisir, viens t’asseoir. » A nouveau, Frankie s’installa devant le piano, tapotant l’espace à côté d’elle avant de jouer quelques notes, concentrée.

« Il paraît qu’après trois années de piano, tu peux jouer ça. Mais je suis sûre qu’avec moi en professeur, tu peux le faire en trois heures. » Là, à jouer du piano, l’air fière, Frankie se sentait bien. « Si ce piano tient le coup, il faudra que je l’apprenne à Aaron. » Elle s’imaginait déjà, apprendre le piano à son fils comme son père à elle lui avait appris ses morceaux de classique préférés. Il aurait été fier d’elle, il serait tombé raide dingue de son petit-fils. La coréenne inspira, ravalant un sanglot, avant de reprendre les explications qu’elle avait déjà données à Ethan la dernière fois.


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Ethan B. Saddler
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MessageSujet: Re: Seasons don't fear the reaper   Seasons don't fear the reaper EmptyLun 1 Oct 2018 - 21:23
Seasons don't fear the reaper


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man my boy. but for now it’s time to run...


Quand elle s'était arrêtée de jouer, puis tournée vers lui, Ethan avait simplement arqué un sourcil. Généralement c'était l'instant où elle lui envoyait une bonne pique, un truc bien sentie qui, bien évidement le faisait rebondir, pour mieux terminer en dispute et … Mais là, ce ne fut pas le cas, et sans doute aurait-il préféré qu'elle agisse comme d'accoutumé, il n'y aurait plus pensé, il n'aurait plus songé à ce malade mental dans la chapelle, au fait que si cet enfoiré n'avait pas réussi à le sonner totalement, elle ne serait sans doute plus là, face à lui, à le scruter avec bienveillance. C'était la première fois qu'il capturait ça chez elle, du moins à son encontre, car si elle l'était c'était habituellement destiné à son petit garçon. Quand elle se redressa, avança vers lui puis dégagea ses bras pour s'installer contre ses genoux, Ethan redressa le nez vers elle en glissant une main contre ses reins et l'autre sur l'une de ses jambes. Ses phalanges fines et gracile englobèrent ses mâchoires, l'invitant à la plus grande attention même s'il ne pouvait réprimer un froncement de sourcil. Rien à voir avec le comportement de la chanteuse, simplement que des tas de choses lui remuaient le sang et l'esprit.

Elargir les rondes … Sand doute oui, il tira une certaine moue du bout des lèvres, perdant son regard ailleurs que dans le sien, perplexe à l'idée que des gardes, sur des périmètres plus larges, fassent une certaine différence. Après tout si ces connards s'planquent depuis tout c'temps. Cette pensée le força à plisser le front avant de revenir à elle, à ses billes brunes, dont ses yeux se privèrent, dès lors qu'elle l'embrassa au point de lui faire clore les paupières une poignée de secondes. L'espace de cet échange tendre, rassurant, Ethan pressa ses reins pour la ramener un peu plus près de lui, néanmoins forcée de la relâcher quand elle se redressa  puis glissa les mains aux siennes, le laissant plongé dans ses doutes malgré le léger baume qu'elle venait de loger contre ces derniers. Ouais, elle avait forcément raison, en pleine apocalypse si ces types les avaient épié, du moins s'il y en avait encore, ils les auraient remarqué depuis un bail. Pas question de se passer la main sur la pomme cette fois, Frankie insistait pour le tirer de cette léthargie mentale, l'invitant à s’installer là où elle désirait le voir plus tôt. Allez quoi, c'était juste des hypothèses, des doutes... La paranoïa …. Il était pas comme ça habituellement, il l'avait jamais été avant … avant Alyson et Theo. Ca venait de là effectivement, sa crainte de voir un scénario similaire à celui vécu auprès de la blonde et son fils, se reproduire.

Fanatiques qui n'existent pas. Oh ils avaient existé, mais oui, il devenait cinglé. Aussi, et pour éviter de l'inquiéter, Ethan lui fit confiance et soupira avant de lui offrir un sourire en venant s’asseoir sur le petit banc de cuir face à l'instrument laqué de noir. Attentif à ses gestes, ses traits, le trentenaire arqua un sourcil, amusé quant à ce qu'elle sous entendait sur ses talents de professeur, tout en se laissant aller aux notes qui sonnaient dans le studio. Saddler eut un haussement de sourcil puis humecta ses lèvres du bout de la langue.

- Eh bah, Ponctua-t-il. Y en a qui doute de rien. C'était juste pour se changer les idées, la taquiner légèrement, néanmoins ce qu'elle venait de supposer sur l'avenir de son fils le ramena à la réalité et le poussa à se pencher vers elle pour glisser les lèvres contre sa tempe en dégageant une poussière invisible, du bout du pouce, contre sa joue. C'truc tiendra, et on peut toujours songer à ramener un groupe électrogène pour le clavier au complexe, mais tu lui apprendras et, il doit déjà avoir ça dans le sang. Pas comme lui qui, malgré tout, se prêta au jeu et se contenta d'appuyer trois fois sur la touche, pour marquer le rythme des trois temps du morceau avant de rire. T'as raison, mais c'est facile quand on s'charge que d'une seule touche.

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MessageSujet: Re: Seasons don't fear the reaper   Seasons don't fear the reaper EmptyJeu 4 Oct 2018 - 19:08
Ses doigts couraient sur le clavier, ces touches elle les connaissait sur le bout des doigts, les noires et les blanches n’avaient plus aucun secret pour Frankie depuis des années. Elle n’était pas une pianiste de génie, elle avait simplement été studieuse, assez pour pouvoir retransmettre son savoir aux autres, si toutefois ils en émettaient le souhait – ou non – et étaient en mesure de suivre. Aaron, son fils, n’aurait aucun problème car elle se ferait une joie de lui apprendre, car il tiendrait forcément d’elle. Ethan était un élève légèrement plus dissipé en revanche.

« Je peux douter de beaucoup de choses ces jours-ci, mais tu me verras jamais douter de moi. » Frankie affichait un sourire de peste, mais en même temps, il la connaissait, il savait que la coréenne n’était pas du genre à s’écraser ou à se rabaisser. Son geste, doux, à son égard, transforma son sourire de peste en sourire plus sincère, apaisé. « Un groupe électrogène … ça serait pas mal, oui … » Son esprit se projeta au complexe, ils y avaient établi leur vie, ils en avaient fait un nid à peu près douillet.

Son regard se reposa sur le clavier alors qu’elle recommençait à jouer pour accompagner la seule et unique note jouée par le brun. « Il faut y aller étape par étape. Une touche, puis deux. » Ce faisant, la brune reprit son explication pour ajouter un peu de difficulté, Ethan pouvait faire mieux qu’une seule touche, il était plutôt doué de ses mains, non ? Chassant de son esprit les souvenirs vaporeux de leurs étreintes, Frankie continua ses explications d’un air sérieux avant de s’arrêter.

Elle pivota légèrement sur le tabouret, fronçant les sourcils en regardant le brun. Peut-être que ses inquiétudes à lui ne glissaient pas autant sur elle qu’elle l’aurait voulu. « Tu penses vraiment qu’il y a un risque ? » Elle pensait au groupe, elle pensait surtout à son fils. Si Aaron courait le moindre risque au complexe, alors Frankie ne comptait pas y rester. La fuite avait toujours été une solution valable pour survivre, c’était même celle qu’elle avait le plus pratiquée de son côté. « Ils étaient combien d’après ton père ? Tu as eu plus de détails sur … » Sur ce qu’Adrian avait fait, combien de ces fanatiques avait-il tué ?

Finalement, la coréenne réalisait qu’elle s’était laissée happée par l’angoisse, peut-être qu’elle l’était depuis leur retour de Vashon. Mais la joie de retrouver son fils, la présence d’Ethan, elle avait laissé ses inquiétudes de côté et le brun venait de les raviver. La diva se releva, faisant quelques pas dans le studio avant de se planter face à Ethan. « On peut faire quoi de plus ? A part surveiller les alentours, renforcer les rondes … Quitter le camp complètement ? Trouver un autre endroit ? » Elle partait loin, trop loin, mais c’était la sécurité de son fils qu’elle avait à l’esprit. S’il fallait quitter le Douglas Research Conservatory, elle le ferait tant qu’Aaron était en sécurité. Elle n’était même pas attachée à cet endroit, pire encore, il lui rappelait la disparition du blond. Ramenant ses mains à ses bras, Frankie soupira.


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Ethan B. Saddler
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MessageSujet: Re: Seasons don't fear the reaper   Seasons don't fear the reaper EmptyVen 5 Oct 2018 - 15:18
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Douter de beaucoup de choses ces jours ci... Saddler en arqua un sourcil, circonspect. Il avait pas à faire l'innocent, non, le trentenaire savait parfaitement où elle voulait en venir, précisément ce qu'elle suggérait là dedans. Enfin, si ça la rassurait, même si ça ne l'était pas vraiment de savoir qu'elle se posait autant de questions à leur sujet, Ethan préférait ça que l'imaginer rendue paranoïaque par ce qui le chatouillait lui. Ce n'était que de sombres idées, rien de fondé et, depuis qu'il avait posé les doigts sur le clavier, aux côtés des siens, puis vissés son auguste postérieur contre le petit banc de cuir près d'elle, il tentait de s'y tenir, de ne plus y songer puis de se laisser transporté dans l'univers chéri de la demoiselle. Il lui trouverait ce qu'il fallait pour qu'elle puisse profiter de ces moments-ci à l'abri du camp, suffisait de dénicher un magasin de bricolage et d'y faire une descente avec son paternel, d'avantage encore que ce matos là, s'ils en ramenaient plus d'un, pourrait servir à alimenter le complexe en électricité.

Perdu dans ces projets de rénovations, Saddler lissa les lèvres du bout de sa langue avant de fixer de nouveau les touches face à eux. Sous les conseils et explications, il parvenait doucement à jouer plus d'une note, à faire évoluer ses doigts sur d'autres et à en ressortir une certaine mélodie. Bon, ça ressemblait encore à du pianotage de novice, même un gosse de cinq ans aurait fait mieux mais, une esquisse satisfaite étira ses pétales. Sourcils arqués, le trentenaire se prit même à ne plus regarder ses mains, mais à loger son regard dans le sien, fier comme un paon, offrant à la Coréenne une œillade quasiment mystérieuse qu'il ravala malgré tout dès qu'elle eut arrêté de faire progresser les phalanges sur l'instrument.

Plus de son … Juste l'image. Elle redevenait sérieuse là, aussi dégagea-t-il les doigts du piano avant de ramener la main contre sa joue. Il détestait cet air là, aussi perplexe qu'il dissimulait une note de frayeur quasi impalpable. Suffisait pas d'une gomme ou d'un simple chiffon pour l'en débarrasser, et déjà, à ses premières paroles, le trentenaire regretta de lui avoir fait part de ses doutes. S'il y avait un risque ? Ou du moins pensait-il qu'il y en avait un ? A son regard ce n'était pas qu'un, puisque vu les songes qui défilaient la nuit venue, cette ribambelle de guignolos était nombreuse. Pas que Saddler s'imaginait extralucide, juste que le vécu, et ce de quoi il avait pu discuter avec son père, ça l'invitait pas à rester cloîtrer dans la douceur d'un monde où les nuages étaient fait de chamalow. C'était fini le temps on on pouvait se tourner les pouces, d'ailleurs pour être honnête le wedding planer ne s'était jamais pris à lambiner, jamais …. C'était donc pas en pleine apocalypse qu'il se prendrait d'affection pour la flemmardise, encore moins quand il avait capturé certains signes sur le faciès tanné de son paternel à l'évocation de ces tarés de religieux des temps merdiques. N'ayant pas encore répondu, ce ne fut que lorsqu'elle fut visiblement prise d'un élan de panique qu'il revint sur terre pour glisser les mains à ses épaules.

- Woww, du calme princesse. Ce qu'il redoutait se produisait, bien qu'il ne l'imaginait guère emphatique, la jeune femme semblait absorber ses craintes et les lui renvoyer en pleine pomme. Sa langue glissa contre ses lèvres. Son regard était plus dur mais pas à l'égard de la chanteuse, à sa propre encontre. Et même s'il n'était pas présent, Saddler entendait son père l'injurier de crétin comme s'il était à deux centimètres à peine de son oreille. Pour le coup il pouvait pas lui donner tort, finalement il n'aurait rien dû lui dire et accompagner son père dans les rondes qu'il faisait, sans en parler à quiconque sinon lui, parce que deux paires d'yeux étaient bien plus utiles qu'une seule. Un soupir lui souleva les épaules, déjà ses doigts redressaient le cap sous les boucles brunes de Frankie, les doigts s'attardant tendrement à sa nuque chaude, douce, lui rappelant sans cesse que sous ses airs de peste, n'étant que des artifices, une carapace visant à se protéger des sentiments et sensations qui l'avaient blessées à la disparition du père de son fils, elle demeurait fragile et très humaine. Toi, tu t'occupes du petit, hors de question de partir, hors de question de tirer la sonnette d'alarme, juste que... Ethan fronça les sourcils. ce que j'ai vécu doit entrer en jeu, ça n'aide pas à être entièrement lucide, j'ai simplement peur que, Il ne continua pas sa phrase, le dire était comme permettre à cette chose de se produire. Le trentenaire n'avait jamais été superstitieux, ni n'avait jamais fait de rêves prémonitoires mais là, en scrutant ses billes brunes, en s'y perdant, il redoutait ne plus y voir cette lueur vitale à laquelle il tenait plus que tout. Je t'aime, j'veux pas qu'il t'arrive quoi qu'ce soit, j'veux pas qu'il arrive quelque chose au petit je …. putain je t'aime Frankie, ça me rend plus alerte, sur le qui vive et...

Là encore sa tirade ne trouva guère de conclusion, sinon les lèvres qu'il approcha rapidement des siennes pour retrouver sa douceur. Il ne lui demandait aucune réponse, elle n'avait rien à lui donner, à lui céder, mais il était important à son regard qu'elle le sache et peu importait sa réaction.

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MessageSujet: Re: Seasons don't fear the reaper   Seasons don't fear the reaper EmptyVen 5 Oct 2018 - 17:44
Du calme ? C’était lui qui avait lancé la machine, certes après qu’elle ait posé la question, mais Frankie sentait l’angoisse grignoter chaque parcelle de son esprit, la forçant à enrouler ses bras autour d’elle-même. Elle envisageait déjà mille et un scénarios, tous plus farfelus les uns que les autres mais avec une seule issue possible, Aaron serait en sécurité et elle aussi pour veiller sur lui. C’était le plus important, rien d’autre n’avait de sens, d’intérêt. Les mains à ses épaules la forcèrent à redresser son regard vers Ethan, revenant un peu plus à la réalité, cette réalité, leur réalité. Du calme. Frankie tenta de chasser de son esprit toutes les pensées qui le traversaient. Ce contact doux, sa présence rassurante, oui, elle pouvait se calmer et éviter la crise de panique.

La coréenne esquissa un petit sourire, mordillant malgré tout sa lèvre inférieure, son regard glissant au piano tout proche. Ethan était anxieux au sujet de ces fanatiques, mais il ne voulait pas qu’elle le soit aussi, il préférait qu’elle prenne soin du nourrisson. Il s’occuperait d’angoisser pour tout le camp donc, c’était bien cela le plan ? Ce qu’il avait vécu. Elle savait que le brun faisait référence à la disparition de cette femme qu’il avait aimée, de cet enfant qu’il avait perdu, sien ou non. Ses doigts glissèrent jusqu’à sa joue, un sourire triste étirant ses traits, elle comprenait ses craintes tout comme il comprenait les siennes. C’était la base de leur entente finalement, au-delà des rancœurs, des prises de bec, ils avaient su trouver en l’autre le soutien nécessaire.

Mais lorsqu’Ethan rouvrit la bouche, Frankie eut l’impression que le sol se dérobait sous ses pieds. Je t’aime. Il fallait qu’il se taise, elle ne voulait pas entendre cela. Mais Ethan insista, il les répéta ces quelques mots qui la rendirent muette, effacèrent son sourire. Elle aurait pu partir en courant, fuir, loin de lui, loin de ce qu’il lui avouait aussi clairement pour la première fois. Quel abruti. L’ancienne starlette en aurait pleuré, elle ne voulait pas de ces mots, elle n’en voulait pas parce qu’ils appelaient une réponse qu’elle ne voulait pas lui donner pour l’instant. Pourtant, elle savait ce qu’elle ressentait. Heureusement, le brun vint l’embrasser plutôt que continuer ce discours angoissant.

Le moins que l’on puisse dire, c’était qu’Ethan avait réussi à effacer de son esprit l’inquiétude des secondes précédentes, les fanatiques n’existaient plus dans son esprit. Seuls ces trois mots y voltigeaient, suspendus à des fils aussi fins que sa confiance en ses sentiments à elle. Frankie ne disait pas, Frankie ne montrait pas, Frankie était et faisait. Quand elle s’était laissée aller à le dire, parce qu’elle le pensait vraiment et le ressentait vraiment, à chaque fois, elle avait perdu tant. Alors la brune était en colère, ses bras s’enroulèrent autour de son cou, ses lèvres toujours scellées à celles du brun. Non, elle ne voulait plus que ce baiser prenne fin, car s’il prenait fin, elle devrait croiser son regard, elle devrait y lire l’attente, persuadée qu’elle était qu’il attendait ces mots en retour.

Plutôt mourir que le dire, plutôt fuir que devoir se confronter à ça. Ses doigts glissèrent à sa nuque, blottie contre lui jusqu’à espérer y disparaître. La brune recula, ses hanches se heurtant au piano où ses doigts glissèrent, frôlant les touches dans des sonorités lourdes qui percèrent le silence feutré du studio.


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