The Walking Dead RPG

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- I don't need to fight to prove I'm right -
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Will E. Mayfield
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MessageSujet: I don't need to fight to prove I'm right   Sam 29 Sep 2018 - 13:11
7 septembre 2018 – American District

Cela le taraudait un minimum depuis la veille, Victoria et May, accompagnées de tout un bataillon d’habitants de Fort Ward, étaient parties à Issaquah. Avec elles, deux otages, dont l’adolescente qui s’occupait régulièrement de la gamine. Quand elles étaient rentrées, avec une information précieuse, tout ce que le blond avait vu c’était le manque des deux otages. Et il n’était pas le seul, la gamine, Hope, elle avait aussi remarqué. Jusqu’ici, tout s’était bien déroulé pour les otages, enfin tout ce que lui avait tenté avait été bénéfique. Ils n’auraient jamais leur confiance et leur soutien en les maltraitant, cette politique ne rentrait vraiment pas dans son crâne.

Comment espérer obtenir l’allégeance d’un groupe par la violence ? Evidemment qu’ils se rebelleraient à chaque occasion, évidemment que tout dégénèrerait à un moment ou à un autre. C’était humain, et si ce monde avait bien prouvé une chose, c’était que tout ce qui faisait des humains ce qu’ils étaient avait été amplifié. Les sentiments positifs comme les négatifs. Mais le soir même, il avait décidé de ne rien demander de plus, il ne fallait pas chercher trois heures pour comprendre que les otages avaient passé l’arme à gauche, ce n’était pas le genre de la brune de les laisser gentiment retrouver leurs proches.

Le californien buvait son café dans la cuisine, accoudé au plan de travail, son regard scrutant l’extérieur. Il avait laissé filer la nuit, pris le temps de penser à tout cela. Et la conclusion était que ça lui trottait vraiment dans la tête, il revoyait le regard de la gamine en ne voyant pas revenir ses amis. Mais force était de constater qu’ici, en dehors de Kyle, Will était sans doute le seul à ne pas être d’accord avec tout cela. Cette gamine qui trainait avec le tatoué aussi peut-être, elle avait l’air d’être naïve, mais douce, honnête. Mais même parmi les siens, tous suivaient. Un soupir fila ses lèvres, il termina son café et vit rapidement la maigre vaisselle de son petit déjeuner avant de quitter la maison.

Ce jour-là, Will était de corvée, il allait nettement mieux. Plus de points, plus de pansement. Evidemment Ansel lui avait conseillé de faire attention à lui, mais ce n’était pas en faisant le tour du district qu’il risquait gros. Ce n’était qu’une ronde. Le californien resta posé sur le perron un instant, observant ce camp. Il s’y sentait bien, malgré tout, il était à sa place ici. Le dialogue avait Zack était limité, mais ils apprenaient à se tolérer, à se respecter. Morgan était clairement celle avec laquelle il avait été le plus honnête, sincère, et bien sûr il y avait cet abruti de Nate, son pote. Quelque part, il était mieux ici qu’il ne l’avait été nulle part ailleurs dans sa vie.

Du coin de l’œil alors qu’il s’apprêtait à rejoindre son compagnon de garde, Will remarqua la présence de May. « Hey blondie, ça roule ? » May aussi, il l’appréciait, assez pour s’inquiéter pour elle dans ce centre commercial, assez pour lui donner du sang. Ca comptait quand même pas mal non ? Et les gens qui comptaient un minimum, Will les observait plus encore, et la veille, il avait bien senti le malaise, un truc pas net qui ne tournait pas rond. Il la cuisinerait s’il le fallait, il prendrait son temps pour avoir des réponses, si ça pouvait l’aider elle.


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MessageSujet: Re: I don't need to fight to prove I'm right   Sam 29 Sep 2018 - 19:06
Si elle avait cru que les cauchemars impliquant des chiens enragés étaient ce qu'il y avait de pire, May n'avait rien vu. Avait-elle seulement dormi un brin? Non, elle avait plutôt rejoué en boucle les violentes exécutions dont elle était l'auteure. Elle revoyait la scène dans son crâne, sentant encore l'odeur de la poudre à canon, et pouvait même se rappeler la façon exacte dont le sang avait constellé ses traits et ses vêtements, la veille. Le visage de la petite et celui de l'autre traître ainsi que leurs corps lourds, déformés par la mort, rien de tout ça ne quittait son esprit. Elle avait d'ailleurs la peau irritée d'avoir voulu éliminer toute trace de ce qui s'était passé, se nettoyant comme une forcenée avec trop vigueur dès son retour à Renton. Cendrillon se sentait comme un déchet, coupable jusqu'à la moelle. Mais tout aurait déraillé d'une façon ou d'une autre, non? Ils ne se laissaient pas faire, ces cons, et pouvait-elle les blâmer? Blondinette serait la première à partir en guerre. Ça avait été si brutal, cependant. Et s'il y avait définitivement une paire de bras dans lesquels la blonde avait voulu se réfugier, elle n'avait pas eu la force de s'y laisser aller.

Non parce que si elle n'était pas capable de se regarder en face, comment le pourrait-il, lui? Nathan comme tous les autres, d'ailleurs. Lively était loin d'être celle qui se souciait de ce qu'on pouvait penser d'elle, en temps normal, mais c'était différent, cette fois. Kyle la verrait comme un monstre sanguinaire, c'était écrit dans le ciel. Will, Ao et Romy aussi, probablement. Et ça lui fendait le coeur, merde. Quant à Zack et Morgan, disons seulement qu'elle ne s'inquiétait pas de leur avis sur le sujet. Qu'avait-elle voulu prouver, au juste? Qu'elle était capable de faire ce qu'il fallait pour les siens? La demoiselle n'avait pas eu le choix, en fait, tout simplement. Tout avait toujours été des nuances de gris, dans sa vie. Un enchaînement de couleurs abstraites et complexes, rien de clair. C'était pire, dorénavant. Il n'y avait pas de bonne ou de mauvaise réponse, elle avait seulement fait ce qu'elle croyait être nécessaire, sur le coup. Pour elle, pour eux. Peut-être n'était-ce pas si compliqué, après tout.

Enfin. Fuir était ce qu'elle savait le mieux faire, alors la miss n'était pas en terrain inconnu. Il était hors de question d'affronter qui que ce soit, surtout pas Vicky. Des plans pour qu'elle se foute de sa gueule ou qu'elle questionne ses regrets. Oh, Goldenberg savait très bien que sa copine n'aurait pas non plus remué le couteau dans la plaie, mais quand même. La brune semblait encaisser si facilement, putain, comment devait-elle se mesurer à ça? Si elle avait cédé à la colère qu'elle réprimait au fond d'elle hier, la pigiste, de son côté, semblait de glace même devant les gens du ranch, et même en tuant. Mais peut-être n'était-ce finalement qu'un autre masque, un peu comme celui, partiellement réel, de la connasse vulgaire qu'elle aimait bien porter. D'ailleurs, Liv se rappelait lui avoir dit, la première fois que les deux femmes s'étaient croisé, qu'elle ne s'en prenait pas aux vivants. Que la vie était déjà bien assez chiante pour ne pas en plus se faire chier les uns les autres... Fuck. May devenait une personne qu'elle n'avait jamais voulu être, tout en étant incapable de ne pas poser de gestes malheureux sous l'influence de la rage et de la volonté de protéger son groupe. C'était mal barré. Bref, il faudrait bien qu'elle sorte de sa cachette et qu'elle lève son pauvre cul du lit. La démoralisée ne voulait pas attirer les regards, encore moins les questions.

Ironiquement, elle pourrait mieux se cacher à l'extérieur de la maison. Elle était une étrangère pour la plupart des types de l'île, il serait donc plus simple de passer inaperçue à travers les rues du district. La princesse avait soupiré lourdement avant de se lever et n'avait rien avalé, estomac noué oblige, en se rendant dans la cuisine. Si elle avait réussi à franchir la porte comme une petite tornade, ce n'était que parce qu'elle se répétait qu'elle n'avait pas eu d'autres options. Qu'elle avait fait ce qu'il fallait. La loi du plus fort.

Perdue dans ses pensées troubles, elle ne remarqua pas tout de suite Will, du moins pas avant qu'il ne prenne la parole pour la saluer. Elle sursauta d'une nervosité qui ne lui ressemblait pas, posant ses yeux clairs sur le blond en essayant de sourire, de paraître normale. " Hey!" répondit-elle aussitôt, presque trop rapidement. May n'était pas douée pour faire semblant. Ses billes se posèrent instinctivement sur son ventre, là où elle avait vu cette horrible barre de métal lui traverser l'abdomen il n'y avait pas si longtemps. Soutenir son regard était trop difficile, dans tous les cas. " C'est plutôt à toi que j'devrais l'demander, non? Ça va mieux?" reprit-elle en omettant volontairement de répondre à sa propre question. "Si tu me réponds que non, j'serai forcé de te dénoncer à Ansel. Pire encore, à Atkins!" Une blague, ça, c'était plus son genre. Elle sonnait peut-être faux, mais peu importait. Et puis, oui, c'était pour changer de sujet, mais elle était sincèrement intéressée, en revanche. Will comptait pour elle, il l'avait inquiété, bordel. Mais elle continuait de marcher, comme si elle avait quelque part où aller, pressant le pas, même. Comme si elle pouvait encore échapper à la situation.
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MessageSujet: Re: I don't need to fight to prove I'm right   Lun 1 Oct 2018 - 7:01
Ses iris clairs se posèrent sur la blonde, et si Will n’avait pas été un expert en matière de fausse décontraction, il n’aurait sans doute pas remarqué celle dont May faisait preuve. Mais là, à lui, on ne la lui faisait pas. De son hey à sa façon subtile de détourner la question, le blond comprit qu’un truc clochait. On ne passait pas des années à vivre en marge d’une société qui pourtant nous façonnait sans apprendre à décrypter les gens, ce n’était évidemment pas infaillible, certains comme Zack et Morgan restaient des mystères la plupart du temps, mais pour d’autres personnes, son don pour l’observation était généralement au point.

« Laisse le doc et le grand manitou en dehors de tout ça ! J’t’assure que ça va mieux. » Will décida de jouer le jeu, il avait détesté cela de son côté quand on l’avait cuisiné, forcé à parler après sa tentative de suicide qui n’en était pas une, simplement un trip mal contrôlé. Un peu comme un dérapage raté qui finissait dans le décor. « J’ai encore peur de tout faire péter au moindre geste, mais y’a plus de trou béant dans mon ventre et plus la moindre trace de points. » Comme si en parlait raviver une douleur pourtant disparue, Will grimaça en passant ses doigts là où quelques semaines auparavant il avait jugé intéressant de se planter une barre de fer.

Sa main retomba le long de son corps, son regard qui s’était perdu dans le vide revint sur la blonde. Sourire aux lèvres, Will reprit. « Mais c’est rien qu’une blessure, ça se soigne, ça guérit. Ca me laissera juste une cicatrice affreuse mais ça … qui sait, ça me rendra peut-être plus impressionnant et sexy ? » Parce que faire quasiment deux mètres et peser pas loin de quatre-vingt-dix kilos, ça ne suffisait pas à lui donner l’air impressionnant à ses yeux, ou alors uniquement sur les personnes dont le gabarit avait le format poche. « Par contre j’te cache pas que ça me fout encore une peur bleue d’y repenser … la chute quoi. »

Il en avait fait des cauchemars, à se réveiller en sueur, transpercé par la douleur et habité par la peur d’y passer, là-bas, sur le plancher de cet appartement, pour une connerie de plafond en verre qui n’avait pas tenu son poids. Ça aurait été la mort du siècle. Et il était sincère cette fois, ce n’était pas une plaisanterie, en témoignèrent ses tics nerveux qui l’espace d’un instant reprirent le dessus. Comme sorti de ses pensées, Will réafficha un sourire sur ses traits. « Ça s’est passé comment chez les autres ? » La question était abrupte, et il en connaissait déjà la réponse ; mal. Si tout s’était bien déroulé, les deux otages seraient revenus.

Will espérait que la blonde verrait l’opportunité de lui parler, il était comme elle non ? Ils se comprenaient parce que l’un comme l’autre n’étaient pas faits de ce même bois que la plupart des personnes qui habitaient le district. A ses yeux ça n’était ni une force ni une faiblesse, simplement un constat. Aujourd’hui comme auparavant, il fallait de tout pour faire un monde, ce monde.


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MessageSujet: Re: I don't need to fight to prove I'm right   Lun 1 Oct 2018 - 16:09
Un sourire sincère étirait ses lèvres alors que Will affirmait aller mieux. Certaines choses étaient vraisemblablement positives, au final. C'était déjà ça. Lui-même disait que ce n'était qu'une blessure. Et bien, May ne lui connaissait pas un tel optimisme! Elle souffla même un petit rire quand le blond lui parla de cicatrices et de comment tout ça pouvait le rendre plus impressionnant. Non mais sérieusement, c'était pas assez de faire au moins un million de têtes de plus qu'elle? Aucune exagération ici. "Tu sais, j'ai dis la même chose à Vicky pour la cicatrice horrible sur ma jambe. Elle avait pas trop l'air convaincue que ça me rendait sexy, elle!" dit-elle en riant, plus détendue qu'auparavant. La petite afficha un air plus sérieux par la suite, quand Will confiait qu'il avait encore la peur au ventre - c'était le cas de le dire - lorsqu'il repensait aux événements. Finalement, les cicatrices psychologiques étaient bien pires que celles qu'on pouvait voir sur leurs corps à tous les deux. Quelle merde.

Non parce qu'elle ne l'avait jamais vraiment vu baisser la garde de cette façon. Ce type était toujours si... calme. Même au centre commercial, même en lui donnant du putain de sang. Mais là, sa nervosité avait pointé le bout du nez, preuve que cette chute lui en avait vraiment fait voir de toutes les couleurs - et avec raison. Enfin, Liv en était presque rassurée. Ainsi, elle n'était pas la seule à utiliser l'humour pour instaurer quelques maigres barrières? Will était certainement plus doué que la blonde, par contre. Elle n'avait rien répondu, peut-être trop absorbée par les idées qui se bousculaient dans son crâne, lui offrant tout de même un regard compréhensif. Oh ça oui, elle pouvait comprendre; il le savait. Ce n'était pas les mêmes démons qui hantaient ses rêves à elle, mais quand même.

Sa prochaine question lui arracha des frissons à la grandeur de sa peau. Les autres, ce groupe qui leur était opposé en tout. Ce groupe qui lui compliquait tant la vie, récemment. Cendrillon s'attendait à la question, mais à cet instant, rien ne rendait la réponse plus facile. Ses iris pâles s'étaient immédiatement posé sur lui, soutenant son regard comme si elle lui en voulait d'oser l'interroger, n'arrivant pas tout à fait à rendre les armes. Elle détourna finalement les yeux avant de s'éloigner un peu, posant les fesses sur les premières marches du perron le plus près. Elle avait la tête qui tournait juste de revoir les images qui ne quittaient plus son esprit. La miss plaqua les deux mains sur son front, fixant le sol, avant de faire dégringoler les doigts dans sa crinière et de reporter son attention sur Will. Un lourd soupir et finalement, quelques mots. "Rien ne s'est passé comme prévu." répondit-elle d'abord. Son ton était désolé, sa voix basse. Enfin, c'était particulier de le dire de cette façon, parce qu'elle savait très bien que le but de leur visite avait toujours été de les faire parler. À quoi aurait-elle pu s'attendre, alors.

"C'était la première fois que... J'avais jamais..." Tuer. Les mots ne voulaient pas sortir. Le faire c'était une chose, le dire haut et fort en était une autre. Putain, qu'est-ce que c'était con, tout ça. Elle s'agaçait elle-même. Disons que May était rarement celle qui ne savait pas quoi dire. "Depuis que j'suis ici, avec vous, j'ai jamais eu autant besoin de faire gaffe à mes fesses et aux vôtres, faut le faire bordel, t'y comprends quelque chose, toi?" Survivre seul était difficile et vous rendait plus vulnérable qu'en groupe? Bullshit.

Qu'il comprenne ou pas, la princesse s'agitait, sentant le feu monter en elle à la vitesse de la lumière, et ce n'était pas nécessairement bon signe. Impulsive, elle l'avait toujours été, mais la situation augmentait son caractère instable de façon exponentielle, semblait-il. Liv s'était même relevé, marchant de droite à gauche comme une souris dans une cage. "J'ai pas eu le choix, okay?! J'suis pas que la pute de Nate ou la remplaçante de Kyle pour faire ventiler Morgan, putain! J'devais défendre ma place, défendre cette sécurité qui nous plaît tant au district, bon sang! Ils voulaient pas parler! Ils faisaient chier! Et..." Et elle avait flanché, tout simplement.

La demoiselle réalisa qu'elle s'emportait, encore, et retrouva rapidement la place qu'elle venait de quitter dans les petits escaliers du porche. Elle calma sa respiration puis secoua la tête, les yeux dans le vide. Comment avait-elle pu se rendre là? Pourquoi tout était si complexe, maintenant? Il ne lui semblait pas avoir signé pour ça.
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MessageSujet: Re: I don't need to fight to prove I'm right   Sam 6 Oct 2018 - 10:08
Will esquissa un sourire, les cicatrices le rendraient pas plus sexy, ni lui ni May, dommage. Il aurait bien aimé voir un point positif à cette expérience plutôt traumatisante qui resterait littéralement gravée sur son torse pour le reste de sa vie. Il était encore vivant, là pour y repenser, c’était sans doute ça son point positif ? Au moins May pouvait comprendre la peur, il était là quand elle avait été blessée, et il avait vu la peur dans ses yeux à elle. Ça devait forcément lier deux personnes ce genre de merdes, si la fin du monde n’était pas suffisante. Et au-delà de la curiosité, ce fut cette idée qu’ils étaient peut-être amis qui le poussa à poser la question quant à la sortie de la veille au ranch. Parce qu’il fallait être aveugle pour avoir raté le fait qu’il y avait deux otages avec Victoria et May quand elles étaient parties et plus aucun quand elles étaient rentrées.

L’attitude de la blonde trahissait l’angoisse, toutes les émotions et pensées négatives qui la travaillaient sans doute. Will savait les reconnaître, il les vivait tous les jours depuis une trentaine d’années. L’angoissé qu’il était la laissa se poser sur les marches du perron, s’approchant finalement, son épaule appuyée contre le poteau, bras croisés sur le torse. Rien ne s'est passé comme prévu. Et au ton employé, Will comprit qu’elle n’avait réellement pas prévu que les choses se déroulent de la manière dont elles s’étaient déroulées. Difficile de dire s’il en était de même pour Victoria, la brune était moins nuancée, plus franche, plus directe.

Plutôt que l’interrompre pour poser plus de questions, Will la laissa parler. C’était de parler qu’elle avait besoin, pas d’un jugement, May le faisait sans doute très bien toute seule.  Le blond enregistra chaque mot, chaque geste, chaque signe de tension, de mal, parce qu’elle allait mal là. Ce mal qu’il connaissait, c’était pire qu’une blessure physique, c’était le genre de cicatrice qui restait à vie, dont on ne se débarrassait jamais, on ne pouvait pas les recouvrir, on ne pouvait pas espérer qu’elles s’effaceraient. Ses yeux clairs restèrent figés dans le vide quand May se leva, s’agitant un peu plus, il fallait que ça sorte alors Will la laissa parler, crier si elle en avait besoin.

Lorsqu’elle fut calmée, le californien soupira. « C’est plus facile de rester seul, c’était déjà le cas avant, t’as pas besoin de faire semblant quand t’es seul avec ton reflet dans le miroir. Tu te préoccupes que de tes miches et c’est sûrement mieux comme ça mais … » Will se massa le front, allant à son tour se laisser tomber sur les marches du perron, ses longues jambes ramenées contre lui. « Qui peut les blâmer hein ? » commença-t-il, le regard dans le vide. « Ils veulent juste sauver leur peau, comme nous, et dans leur histoire, c’est nous les gros connards. » La réaction du ranch, le refus de parler et de livrer leurs alliés, c’était naturel pour lui. Ils en auraient fait de même, peut-être pas tous, mais c’était humain. Tout comme c’était humain de craquer, de vendre la mèche.

« J’étais comme toi la première fois que j’ai tué un gars. Y’avait ce type qui m’avait accueilli, un bon gars. » C’était dur de reparler de ça, il en retrouvait ses tics nerveux, son pied battait la mesure, sa respiration était plus difficile. « Joe, il s’appelait Joe et y’a deux types qu’ont débarqué quand j’étais pas là, ils l’ont volé et ils l’ont tué. Quand je les ai retrouvés, un des gars servait déjà de petit déjeuner aux rôdeurs, l’autre … » Il l’avait tué, de rage, salement. « Dire que je lui ai refait le portrait ça serait l’euphémisme de l’année. Sur le moment c’était libérateur, mais après … Après … » Il ne voulait plus tuer, parce qu’après, c’était pire que tout. « Tu sais ce qui différencie ces gens de nous ? Ils ont tué comme nous, mais quand ils ont tué, c’était pour se défendre. Nous, on l’a fait par colère, parce qu’on pouvait, qu’on avait et qu’on a encore l’ascendant. Et on doit juste vivre avec. » Son regard était toujours résolument rivé sur le vide en face de lui. « J’sais pas pour toi mais j’me considère pas comme un tueur, alors ça me pèse toujours … Et j’pense que t’es comme moi Blondie. » May n’était pas une tueuse, son regard clair qui se releva vers elle voulait y croire. Il ne l’aurait pas jugée même si ça avait été le cas. « Avec le temps, ça va passer, t’arriveras à plus voir leur sang sur tes mains. » Ce n’était pas beau de mentir, elle s’en déferait jamais, à moins de continuer, de s’y perdre entièrement.


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MessageSujet: Re: I don't need to fight to prove I'm right   Lun 8 Oct 2018 - 19:34
Will semblait pouvoir lire en elle comme dans un putain de livre ouvert. Ne sachant pas encore si elle était capable d'apprécier cette idée ou non, ça ne l'empêchait pas de parler. Il la laissait faire, d'ailleurs, la laissait se vider le coeur et ventiler un brin, comme s'il savait que c'était exactement ce dont la princesse avait besoin. Pas de jugement de sa part, et c'était vachement rassurant, voir libérateur, de constater sa réaction. Oh, rien n'effacerait jamais ses gestes, mais c'était un peu comme un baume qu'on appliquait sur une blessure. Il lui expliquait d'ailleurs sa façon de voir les choses, que d'évoluer en groupe avait toujours été plus compliqué que de s'occuper seulement de soi-même, en se laissant tomber à côté d'elle dans les marches. Ses billes posées sur les jambes du blond, elle ne pouvait s'empêcher de les comparer aux siennes, toujours passablement étonnée. C'était la seule chose tangible à laquelle elle pouvait se raccrocher, dans l'immédiat, pour tenter de chasser ses idées sombres, alors oui, elle pouvait bien mettre en parallèle la longueur de leurs cannes si elle le voulait.

La petite hochait la tête à ce qu'il disait, un brin perdue, jusqu'à ce qu'elle ose le regarder quand il décida de parler du Ranch. Lui fixait le vide, aussi décontenancé qu'elle, semblait-il. En réponse à sa question, la demoiselle avait seulement soupiré. Non, bien sûr que non, ils ne pouvaient pas les blâmer. C'était plus clair que lors de cette journée fatidique, maintenant, et c'était probablement ce qui la faisait autant chier. May ne pouvait même pas se trouver d'excuses; il n'était pas question de légitime défense ou quoi que ce soit, même si d'un certain point de vue, c'était exactement ce que c'était. Pourquoi tout ne pouvait-il pas être noir ou blanc? Il avait raison, ils étaient eux-même les connards, et cette pensée lui vrillait le crâne comme un marteau-piqueur. Elle acquiesça à ses paroles, avant d'ouvrir la bouche à son tour. "Ça aurait pu être nous, en fait. Et tu sais très bien que personne ici n'aurait sagement accepté un tel sort." dit-elle troublée. Alors quoi? Que devait-elle faire maintenant, hein? Elle n'avait plus aucune idée de comment elle devait se sentir. May avait l'impression d'avoir allumé un feu qu'elle ne savait pas comment éteindre.

Comme s'il sentait qu'elle n'y arrivait pas, Will raconta ensuite sa première fois. Alors lui aussi, avait tué? On aurait dit qu'elle ne s'y attendait pas. Il avait tellement l'air du type que rien n'affectait. Quoi qu'en le voyant parler ainsi de quelque chose d'aussi particulier, il ne semblait plus aussi serein, loin de là. Est-ce que c'était mal d'être soulagée de son histoire? De comprendre que finalement, lui aussi l'avait fait pour défendre un des siens? Probablement. Attentive à ses paroles, elle accrocha sur les derniers mots qu'il laissa en suspens. Parce qu'après. Oui, parce qu'après c'était le chaos. Parce qu'après, la porte était ouverte sur une mer de possibilités vachement trop sombres pour la fille qu'elle était. Elle voulait tellement bien faire; trop, peut-être. Mais ce monde avait une façon bien à lui de façonner chacun d'entre eux, non? Il affirmait maintenant qu'il fallait seulement apprendre à vivre avec tout ça, apprivoiser cette colère et les regrets qui venaient avec. Serait-elle en mesure de le faire un jour? Liv en doutait, à l'instant, son silence inhabituel traduisant cette impression qu'elle avait de ne plus trop savoir qui elle était, au final.

Enfin, elle ne se considérait pas comme une meurtrière, elle non plus. Comment pourrait-elle le faire et continuer d'avancer en même temps?  Ce serait de l'auto-sabotage de la part de sa petite cervelle. Elle ne pu lui offrir qu'un maigre sourire en croisant enfin ses yeux clairs. Ce mec était un ange, merde. Il n'avait pas besoin de l'écouter râler, et pourtant... Définitivement, ses dettes envers lui ne faisaient qu'augmenter depuis le don de sang. Bref, la grande perche lui disait que seul le temps pourrait l'aider, mais de ça aussi, elle en doutait.

"T'sais, avant tout ça, je bossais à l'identité judiciaire. J'ai vu des tas et des tas de cadavres à travers des histoires toutes plus sordides les unes que les autres, et à chaque fois, je n'arrivais pas à comprendre comment on pouvait... abattre quelqu'un. Lui arracher la vie." Les mots sortaient péniblement d'entre ses lèvres, comme si le fait de prononcer chaque syllabe rendait les choses plus vraies. Oui parce que tout ça semblait tellement irréel, comme un mauvais rêve. "J'ai presque peur de moi-même..." reprit-elle en riant nerveusement. "Comme si j'me faisais pas confiance, plus maintenant." Sa voix était plus calme que tout à l'heure, on aurait pu croire qu'elle tentait de prendre exemple sur son ami. "Désolée de t'emmerder avec mes histoires, c'est vraiment ridicule, j'suis plus marrante d'habitude, je..." Cendrillon allait recommencer à s'affoler mais tenta de se reprendre avant de continuer, passant une main à son visage avant de poser le menton dans celles-ci, les coudes appuyés sur ses genoux. "Tu le crois vraiment, alors? Que j'arriverai à ne plus voir leurs visages, un jour?" Ou peut-être le faudrait-il, justement, pour ne pas se laisser prendre dans cette spirale d'enfer dont elle n'avait rien demandé.
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MessageSujet: Re: I don't need to fight to prove I'm right   Dim 14 Oct 2018 - 12:35
Personne n’aurait accepté, et ils auraient eu raison. Ce qu’ils avaient fait subir à ces habitants du ranch et ce qu’ils continuaient de leur faire vivre, à ses yeux clairs c’était inhumain. Tous autant qu’ils étaient ici au District ou dans le camp de la reine mère, ils n’avaient rien pour se qualifier d’humains, de survivants, au mieux ils étaient les pires versions d’eux-mêmes. « Clairement, c’est humain de se lever contre l’oppression. » commenta-t-il simplement, le regard perdu dans le vague, fixant un point invisible devant lui. Le blond compléta par un récit de sa première fois, pas cette première fois-là, ici ça n’avait aucun intérêt, mais plutôt la première fois qu’il avait pris la vie d’un autre vivant de ses mains.

Ce n’était pas tant parce qu’il avait besoin d’en parler mais plutôt pour l’aider elle. May n’était pas la seule à subir les affres de la culpabilité, et sans doute que tous autant qu’ils étaient avaient été marqués par ce premier acte même ceux qui jouaient les durs à cuire. Le blond n’avait pas la prétention de jouer les durs à cuire, il avait ses failles, il n’en montrait qu’une infime partie, mais en revanche il ne s’était pas gêné pour confier sans la moindre agressivité son avis sur la situation. Sur leurs actes et le danger qu’ils faisaient peser au-dessus de toutes leurs têtes. Sur ce que cela les obligeait à faire et le poids que cela aurait sur leur conscience. May était la première victime, les autres que cela soit Zack, Morgan, Nate ou Victoria, eux, ils jouaient les durs à cuire, plus à leur coup d’essai.

La blonde se confia finalement sur sa vie passée, Will réalisa qu’ils n’en avaient jamais trop parlé. Certains s’étendaient sans le moindre problème sur la personne qu’ils étaient avant, les rêves qu’ils avaient nourris, l’espoir qu’ils avaient perdu. Préparés ou non pour la fin du monde. May avait donc été confrontée à la mort déjà avant, d’une manière déjà assez glauque pour n’importe quel individu. Il imaginait assez facilement les merdes qu’elle avait pu voir, de quoi se blinder un minimum, mais pas assez pour ça. Surtout pas pour se préparer à devoir un jour commettre cet acte soi-même.

« Avec le temps t’apprendras à les mettre au dernier plan de l’image, à revoir les raisons pour lesquelles tu l’as fait. Ça revient à fermer les yeux pour pas voir le mur qui approche à grande vitesse, ça évite pas l’impact, ni la douleur, mais ça évite de se manger la peur dans les dents. » C’était une piètre perspective d’avenir, mais c’était la meilleure qu’il pouvait lui offrir là, peut-être que les autres auraient de meilleure méthode et May choisirait ce qui lui convenait le mieux. « Et tu m’emmerdes pas blondie, crois le ou non, ça m’intéresse et puis j’vais pas te mentir, je tourne un peu en rond ici, me tarde de pouvoir ressortir. » Retrouver sa liberté d’agir et de mouvements, sans risquer de se blesser un peu plus. « Et puis … y’a que les menteurs qui sont tout le temps marrants. » Il en savait quelque chose lui qui utilisait son humour pour diluer tout le reste.

Laissant filer quelques secondes, ramasser ses pensées, Will reprit finalement, son regard clair se posant sur la blonde. « Identité judiciaire ? T’y faisais quoi exactement ? » Ils pouvaient bien échanger un peu sur leurs passés respectifs pour se changer les idées après tout.


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