The Walking Dead RPG

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- So dark can be the fate -
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Joann Cain
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MessageSujet: So dark can be the fate   Mer 19 Sep 2018 - 9:49
So dark can be the fate


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


10/09/2018


Elle n'avait aucune affinité avec la brune, mais il s'agissait de l'unique famille de Rence.... Aujourd'hui, tout comme elle, le scientifique n'avait plus rien, du moins plus rien qui le rattachait au passé, à ce qu'avait pu être son existence autrefois, quand les charognes ne peuplaient pas la moindre parcelle de terre sensée être leur. Ce n'était sans doute pas la même peine que celle qu'elle avait partagée avec lui, et si Joann avait souffert, souffrait encore, elle savait que c'était sans doute plus pénible encore pour Davis. Il n'avait rien montré, n'avait rien laissé transparaître, faisant sans doute naître d'autres rumeurs à son sujet. On le savait froid, acerbe, particulièrement secret tout autant qu'il était asocial, mais la disparition de sa sœur n'avait pas arrangé les choses, et là où quelques uns l'attendaient au tournant, sans doute piqués par cette curiosité malsaine que de voir quelques émotions se reflétaient sur ses traits d'une neutralité quasiment impériale, ne rien capturer, ne rien entendre au sujet du décès de la jeune femme, les poussait sans doute à faire ce qu'ils savaient faire de mieux : colporter des ragots.

Le jugement comptait quelque peu, quoi qu'on en dise. Sur elle, il perlait autrefois, à l'heure actuelle, il était bien plus dur d'être associée à une catégorie de gens qu'elle détestait au plus haut point, plus difficile encore de constater que son seul pilier était aussi affaibli qu'elle. Ce n'était pas de l’égoïsme, pas une seconde, cependant Joann imaginait mal Lawrence Davis extérioriser comme elle l'avait fait. Chacun vivait le deuil à sa manière, cependant jamais personne n'avait vécu la chose comme s'il s'agissait d'une vulgaire banalité sans la moindre importance. C'était ça qu'elle entendait se dire sur le compte du scientifique. Qu'il n'était pas suffisamment humain pour pleurer sa sœur, qu'il n'avait eu aucun respect pour elle, pour les proches qu'elle comptait à ses côtés, pour les convier à des funérailles dont ils n'avaient pas eu connaissance. Enfin, comme d'ordinaire, et quoi qu'il puisse arriver dans cette communauté se disant « civilisée », les ragots permettaient aux moins efficaces, aux plus faibles et sans ambition, de passer le temps autrement qu'en servant véritablement leur cause.

Elle ne l'avait pas vu depuis des jours et si les premiers temps la Canadienne imaginait parfaitement qu'il ait eu besoin de solitude, comme elle, à l'heure actuelle, en sachant ce que tous savaient sur le compte de l'ex routier, elle savait parfaitement qu'il ne se noyait plus dans le silence post mortem, davantage qu'il devait étouffer la peine en cravachant plus que d'ordinaire. Tim ramené chez Casey, la trentenaire avait donc pris la direction du pôle scientifique. Sur place, et sans surprise, nombreux furent ceux qui la dépeignirent intrigués jusqu'à ce qu'elle demande à le voir et qu'une fourmis, en blouse blanche, se décide enfin à aller le chercher après l'avoir invité à patienter dans une espèce de salle de conférence. Tout était aseptisé ici, trop claire ou trop sombre, absolument pas nuancé, un peu à l'image de la baraque dans laquelle elle vivait seule, enfin si on retirait le mioche et le chien. Debout, elle glissa l'index sur la table qui trônait au centre de la pièce et fixa les murs blancs avant d'entendre la porte s'ouvrir dans son dos.

- Tu t'terres dans ta tanière, Lâcha-t-elle avant de tourner les cils dans sa direction. Bien, au moins il n'était pas négligé, fidèle à lui même, c'était rassurant mais derrière ce masque de neutralité, quasiment glaciale aux regards extérieurs, devait voguer ce qu'elle sentait encore nager dans le creux de ses veines malgré les quatre mois passés. mais au moins tu r'ssembles pas encore à un vieil ermite dégénéré. Sans cérémonie, et bien que le sachant peu coutumier des étreintes, Joann s'approcha de lui puis glissa les mains à ses épaules pour l'enlacer avant de rapprocher les lèvres de son oreille. Je suis désolée, mais je serai là tu l'sais.

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Lawrence G. Davis
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MessageSujet: Re: So dark can be the fate   Ven 28 Sep 2018 - 16:40

Plusieurs jours déjà qu'Amanda n'était plus, que le quarantenaire avait perdu la moitié de sa personne et qu'il avait à porter désormais un deuil bien plus lourd que les précédents auxquels il avait dû faire face. La rage était profonde. Envers sa jumelle qui n'avait pas su être suffisamment prudente. Envers Clayton qui, lui, avait survécu. Et surtout envers lui-même. Lui qui n'avait été foutu de développer suffisamment rapidement de quoi la sauver et lui éviter une telle fin, lui éviter très égoïstement à lui de perdre cette partie si importante de lui. Si les jumeaux Davis étaient comme le jour et la nuit, l'un ne pouvant évoluer sans l'autre, il ne restait désormais que la part la plus sombre du duo. Celle dénuée de compassion, de cette joie de vivre caractéristique à la jeune femme, de cet intérêt au monde et aux êtres vivants. Il ne restait que Lawrence avec son je-m'en-foutisme total du sort de ses pairs, son manque d'intérêt à leur petit train train et leurs histoires sans fond. Lui et son humeur de chien qui n'avait fait que devenir plus sombre depuis qu'il était amputé de cette personne si précieuse.

Autant dire que la seule chose qui le poussait à ne pas se terrer chez lui, alternant entre le lit et le canapé, était le fait que Buchanan était immunisé. Il pouvait ainsi se confondre totalement dans ce prétexte du boulot. Prétexte qui n'en n'était pas vraiment un, son travail était toujours passé devant tout le reste, mais cette fois-ci il avait un attrait tout particulier : il lui accordait l'occasion de ne pas avoir à se retrouver seul avec son foutu deuil. Et mieux valait qu'il ait la tête pleine de ses recherches plutôt qu'uniquement du chagrin. Aussi, malgré son apparence toujours plus soignée que négligée, les cernes qui cerclaient ses prunelles claires témoignaient bien du manque de sommeil considérable duquel il était victime, ses joues s'étaient également faites un peu plus creusée, maintenant qu'Amy n'était plus là pour lui préparer ses repas. Quelques kilos en moins, une fatigue considérable, c'étaient bien là les seuls signes qui témoignaient de la perte difficilement supportable à laquelle faisait face le quarantenaire. La plupart ne s'en rendraient pas compte et c'était tant mieux ainsi, Davis n'avait aucune envie d'avoir droit à des questions qui ne concernaient personne d'autre que lui. Les seuls qui comprendraient que quelque chose n'allait pas étaient ceux qu'il côtoyait tous les jours de près, comme Sanders, et celle qui lui était encore proche et qui était la seule qu'il lui restait désormais bien qu'il n'ait pas pris le temps depuis des jours de la voir, autant parce-qu'il se tuait à la tâche qu'il craignait ce qu'elle pourrait lire dans son regard.

Installé à son bureau du laboratoire, le virologue affichait cet air plein d'une concentration imperturbable, le regard rivé sur des notes qui commençaient sérieusement à lui donner mal au crâne. Il revenait au début de la page au moment où des coups se firent entendre contre la porte. Ne retenant pas un soupir agacé en se passant les doigts sur les tempes comme si cela suffirait à estomper la migraine, il avait invité celui ou celle qui osait le déranger à entrer. « Désolé de vous déranger. Quelqu'un souhaite vous voir... » « Pas le temps » avait-il rétorqué d'un ton sec, envoyant balader la fourmi d'un geste de la main. Pas le temps ni l'envie. Surtout pas l'envie. « C'est Miss Cain... » Relevant le nez des documents éparpillés sur son bureau il avait arqué un sourcil. « Elle vous attend dans la salle de réunion N°3. » Se levant sans se garder d'inspirer profondément, le quarantenaire pris la direction de la fameuse sale. Si elle prenait la peine de marcher une demie-heure jusqu'ici, il ne pouvait décemment plus éviter ce moment qu'il redoutait.

En moins d'une minute il fut devant la porte, inspirant une nouvelle fois en se passant une main lasse dans ses cheveux qui ondulaient légèrement de par leur longueur afin de les ordonner un peu avant d'enfin entrer dans la pièce. Et les premiers mots de Joann lui donnèrent presque l'impression d'être percé à jour. Il se terrait oui, pour éviter les regards insistants et les questions indiscrètes qui le pousseraient à penser à sa perte. « J'ai une réputation à tenir » avait-il rétorqué sans grand enthousiasme quant au fait qu'il ne ressemblait pas à un ermite dégénéré. S'il avait fait un pas vers la fenêtre, il s'était arrêté net en voyant sa cadette venir jusqu'à lui pour lui accorder une étreinte. Une marque de soutien qui lui fit serrer les dents. Pas que ça lui posait un quelconque problème, pas venant d'elle, simplement qu'il craignait de ne pouvoir porter son indifférence face à elle si elle agissait de la sorte. Pour autant, à ses mots, il lui rendit son étreinte, soufflant un simple « je sais » un peu morne.

Il se détacha finalement d'elle, allant se caler contre la table de réunion en croisant les bras avant de chercher son regard du sien. Il inspira profondément avant de déglutir et d'enfin se décider à parler. « Amanda m'a dit que tu es restée à ses côtés jusqu'à ce qu'elle ne soit rapatriée au camp... avait-il commencé sur ce même ton neutre qui rendait tout sentiment quasi inexistant. Il n'y avait donc pas de quoi s'étonner que la plupart le pensait totalement indifférent à tout, même à la perte de sa moitié. « Merci. » Parce-qu'il lui devait au moins cela. Si sa jumelle avait été terrifiée dans ses derniers instants, au moins n'avait-elle pas eu à surmonter cela seule, et pour cela il ne pouvait en effet que remercier sa seule amie, même si la finalité aurait été la même dans tous les cas.


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Joann Cain
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MessageSujet: Re: So dark can be the fate   Ven 28 Sep 2018 - 18:03
So dark can be the fate


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Les étreintes c'était vraiment pas son truc, c'était pas le sien non plus avant Swann, et visiblement le scientifique et elle étaient à nouveau en parfait accord. Comme autrefois si ce n'était que désormais autre chose de bien plus sombre les liait. Si Cain avait souvent pleuré à la perte de l'étudiant, ce n'était peut-être pas le cas pour Lawrence. Sans doute que l'épreuve était bien plus pénible dans son cas. Lui qui ne s'ouvrait que peu, qui ne s'étalait pas en sentiments inutiles, qui n'avait d'yeux que pour ses recherches, perdre une part de lui même, comme son autre moitié, ne devait guère être simple. Aussi Joann n'ajouta rien de plus lorsqu'il se détacha d'elle pour s'appuyer contre la table un peu plus loin. Il savait, c'était suffisant pour qu'elle n'ait pas à lui répéter, ni même à lui service cette palette de condoléances plus que mal venue. Il avait dû en essuyer des « désolés » ou encore « ça va aller », des insolents « le temps fera son boulot », tout comme elle, néanmoins si la Canadienne savait une chose pour avoir vécu, et vivre encore, ce que son ami subissait à l'heure actuelle, c'était que rien n'irait jamais mieux, qu'on s'habituait simplement à l'absence au point d'apprendre à vivre avec elle quotidiennement.

N'ayant pas encore reprit, Cain se contenta de le fixer. Amaigri, pâle. S'il n'y avait eu ces cernes violacés pour soutenir son regard clair, l'escort-girl aurait pu jurer que plus aucune lumière ne jaillissait de ses prunelles. L'ombre de lui même pour ainsi dire, s'il était déjà froid d'ordinaire ici il lui semblait que Davis était bien plus spectrale encore. Elle même n'était pas coutumière des élans d'émotions, elle en avait quelques notions depuis sa relation avec Blackmore, davantage encore depuis qu'il n'était plus, cependant face à lui, la brune était bien incapable de trouver les mots justes pour le sortir d'une situation qui devait – l'imaginait-elle pour le connaître suffisamment – lui échapper. Mais fort heureusement ce fut lui qui brisa le silence pesant dans la salle, la poussant à froncer les sourcils une minute quant à ses remerciements.

- Y a pas b'soin d'merci Lawrence, Elle employait son nom complet pour avoir son entière attention. Un soupir fila ses lèvres alors qu'elle s'approchait de la fenêtre pour fixer les quelques fourmis pour qui la vie continuait. Cette insouciance la dépassait déjà à l'époque, et davantage encore depuis que tous avaient conscience que leur sort, reposait entre les mains de l'homme auprès d'elle à l'instant. c'était normal, naturel … Tu l'aurais fait pour lui si t'avais été présent au Ranch.

Cain ne le supposait pas, elle en était entièrement convaincue. Cette confiance aveugle qu'elle portait au scientifique n'avait nulle égale, et si elle avait cru qu'il pourrait la juger sur ce qu'elle avait été, ou ce qu'elle était encore à l'heure actuelle, après avoir obtenu son soutient durant les pires heures de sa survie, Joann savait s'être lourdement fourvoyée. Bras croisés sur la poitrine, la trentenaire dévia les cils pour croiser son regard, se hasardant à lui servir un rictus désireux d'alléger l'atmosphère lourde dans laquelle, sans leurs défunts, ils se complaisaient encore six mois plus tôt.

- Tu t'rapelles c'que tu m'as dit avant que j'parte pour Renton ? Il n'avait nul besoin d'être aiguillé, le sourire particulier qu'elle affichait le mettrait forcément sur la piste. Néanmoins, Cain suspendit sa phrase une seconde, le temps de scruter ses joues creusées, ce qui la poussait à croire que, tout comme elle avait pu le faire, le quadra se laisserait sombrer, peu à peu, si personne ne lui tendait la main. Si personne ne l'obligeait à remonter la pente. Si personne n'était la pour veiller sur lui comme sa jumelle le faisait lorsqu'elle était encore en vie. J'dois te menacer aussi pour que tu r'prennes du poil de la bête ? Elle n'était pas dupe, Davis n'avait jamais dû passer derrière les fourneaux de sa vie, ou, s'il le faisait, c'était du temps où les morts restaient ensevelis sous la terre. Amanda se chargeait de bien des choses chez eux, sans doute qu'en plus d'avoir le cœur creusé par un trou béant, qui jamais ne se comblerait, Lawrence était dépassé par des événements bien plus futiles. Ça plus la masse de travail incombé par l'immunisation de Buchanan, sans doute n'avait-il plus une seule minute à lui. Un autre long soupir souleva ses épaules alors qu'elle venait se planter près de lui, sérieuse, quasiment sévère. T'as l'droit d'venir t'installer un temps chez moi si tu en as besoin, t'as l'droit de demander de l'aide Rence, t'as parfaitement l'droit d'le faire.

Cain se savait être l'unique personne capable de lui maintenir la tête hors de l'eau désormais, elle le ferait même plutôt deux fois qu'une, parce que lui aussi était la dernière personne qui connaissait autant de choses sur elle. Personne ne la comprenait mieux que lui et, après avoir fait ses adieux à sa sœur, Davis devait la comprendre encore davantage, même si leurs douleurs n'étaient pas égales.

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Lawrence G. Davis
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MessageSujet: Re: So dark can be the fate   Jeu 11 Oct 2018 - 19:31

La brune avait beau affirmer qu'il n'avait aucunement besoin de la remercier pour ce qu'elle avait fait en restant aux côtés d'Amanda, le quarantenaire n'en tint pas rigueur. Il le fallait, parce-que ça aussi c'était normal, et que l'escorte était désormais la dernière personne qu'il lui restait, la seule qui comptait encore dans ce monde lourd de mort et d'êtres vivants tout aussi insignifiants les uns que les autres. Il était donc tout naturel selon lui de lui témoigner sa gratitude quant à ce qu'elle avait fait pour sa jumelle, et indirectement pour lui. L'aurait-il lui-même fait s'il avait été aux côtés de Blackmore ? Une part de lui était persuadée que non, qu'il aurait sauvé sa peau avant tout, mais l'autre partie -la plus importante-, celle qui avait une estime incommensurable pour la femme en face de lui, savait qu'il aurait fait son maximum pour ramener l'étudiant. Pour elle. Il s'était donc contenté de hocher la tête d'un air grave. Il l'aurait fait oui, d'autant plus maintenant qu'il savait précisément ce que pouvait faire le deuil et la perte. Ses nuits sans sommeil n'avaient désormais plus pour cause ses recherches qui étaient le pilier central de sa vie depuis bien longtemps. Elles n'en n'étaient néanmoins plus uniquement la cause. Le vide et les remords étaient bien plus importants. Bien plus destructeurs.

Davis l'avait suivie des yeux jusqu'à la voir se poster devant la fenêtre, profitant d'être dans son dos pour inspirer profondément et envoyer dans un coin tous les sentiments bien trop humains qui l'animaient quant il s'agissait de la perte de sa moitié. Les autres n'en voyaient rien, ils ne cherchaient pas à voir quoi que ce soit, mais Cain verrait. Elle comprendrait. Parce-qu'ils se connaissaient désormais suffisamment pour ne pas avoir à mettre des mots sur ce qu'exprimaient les lueurs étranges dans leurs regards, ces lueurs qui s'apparentaient clairement à se l'insensibilité pour ceux qui ne les connaissaient pas. S'il ne prit pas la peine de répondre à son bref sourire, l'expression suffit à le détendre un tant soit peu. Il n'était pas seul, Lawrence le savait bien, elle serait toujours là à le soutenir, et elle comprenait puisqu'elle aussi avait perdu quelqu'un de cher à peine quelques mois plus tôt. Pour autant, le brun avait cette désagréable sensation que même en sachant cela, que même s'il pouvait s'appuyer sur elle, il demeurait seul face à ce deuil qui le rongeait. Avait-elle ressenti la même chose ? Le ressentait-elle toujours ? Peut-être lui poserait-il la question, mais pas maintenant, parce-que parler de tout ceci était encore trop difficile pour qu'il daigne le faire de lui-même.

Lorsque la Canadienne reprit la parole, le virologue avait arqué un sourcil. Ce qu'il lui avait dit avant qu'elle ne parte pour Renton ? Il se rappelait oui, et le sourire significatif qu'affichait sa cadette fut une expression suffisante pour qu'il se rappelle réellement. À nouveau il avait hoché brièvement la tête, glissant les mains dans ses poches autant pour faire disparaître les léger tremblements du surmenage et du manque de sommeil que pour retenir l'envie d'aller récupérer cette barrette pleine de nicotine grandement améliorée qui lui permettrait de calmer ses nerfs. Ses mots lui arrachèrent alors un soufflement mi-amusé mi-las. Le menacer ? Probablement que ça n'y changerait pas grand chose à dire vrai mais il se contenta de murmurer un simple « je fais mon boulot » en haussant les épaules. Comme si le simple fait qu'il ne rechigne pas à activer ses recherches prouvaient qu'il allait bien. Autant dire que ç'avait toujours été sa manière de fonctionner. Se tuer à la tâche quand tout allait bien et qu'il avait l'esprit libre, se tuer à la tâche quand il n'y avait rien d'autre à faire. Se tuer à la tâche quand son esprit faisait bien trop des siennes pour qu'il parvienne à gérer ses problèmes et que le seul moyen d'oublier était de se plonger dans cette raison qui avait toujours animé chacune de ses journées.

Le quarantenaire le savait pourtant, que Joann n'était pas dupe, et lui-même ne l'était pas. Il savait qu'elle ne parlait pas de son activité au laboratoire, mais bien de lui, personnellement. De son état psychologique bien plus bancal qu'il ne le laissait entrevoir et de ces joues creusées qui signifiaient bien qu'il s'oubliait complètement. Il soutint son regard alors qu'elle venait se planter devant lui, fronçant à son tour les sourcils en percevant combien elle avait l'air sévère d'un seul coup. S'installer chez elle ? Omettant pour l'instant la fin de sa phrase, le brun avait sourit brièvement, soufflant d'un air amusé. « Nous y revoilà : trouver un père de substitut pour le gosse » avait-il lancé en penchant légèrement la tête sur le côté. Si le but était de détourner le sujet de sa propre personne, il se doutait bien que la brune n'en démordrait pas et qu'elle ne le lâcherait pas sans être assurée qu'il n'allait pas se laisser tout bonnement couler.

Il reprit son sérieux, accompagnant cette expression redevenue neutre d'un sourire las pour finalement passer une mais lasse dans ses cheveux. « Je sais, Joe. Mais... » avait-il marmonné en secouant la tête. Partir de chez lui, même un temps semblait être difficilement faisable pour lui mais ne pourrait-il pas penser plus facilement à autre chose s'il s'éloignait un peu de tout ce qui lui rappelait sa jumelle ? Probablement. Ou pas. Comment pouvait-il seulement savoir alors que jamais il n'avait eu à composer avec un sentiment de vide aussi intense ? « Mais je serai pas contre une soirée loin de tout ça. Je peux apporter ce qu'il me reste d'alcool, entre autre » avait-il ajouté en lui adressant un bref sourire qui n'atténua que partiellement les cernes violacés qui cerclaient ses prunelles claires. Partir s'installer chez elle était compliqué, autant pour lui que ça le serait pour elle et il ne souhaitait pas lui infliger cela, tout comme l'idée de quitter la maison où il vivait faisait naître en lui une angoisse qu'il ne justifierait pas.


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Joann Cain
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MessageSujet: Re: So dark can be the fate   Jeu 11 Oct 2018 - 20:17
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Je fais mon boulot, il avait du bol de se nommer Davis et pas Floyd, sans quoi la Canadienne lui aurait clairement demandé s'il se foutait pas de sa gueule, ou s'il avait pas perdu deux neurones suite au choc. Il savait parfaitement de quoi elle voulait parler et, malgré tout, il tentait de noyer le poisson. Elle lui pardonnait, parce que c'était lui et qu'elle serait pas fichue de lui en vouloir, jamais, parce qu'hormis l'autre pineur intempestif qui aurait pu lui servir de frangin, la trentenaire n'avait pas grand monde d'entièrement fiable auprès d'elle. Néanmoins, son regard s'était fait plus dur malgré la compassion qui s'y reflétait. Ce n'était pas de la pitié, ça non elle n'en aurait jamais pas même pour ses pires ennemis, mais oui de la compassion parce qu'elle savait parfaitement ce qu'il ressentait malgré la différence des liens qui les reliaient, l'un et l'autre, aux personnes disparues. Un soupir fila ses lèvres alors qu'elle ancrait les reins contre la table où il s'était reclus, avant de rire plus ouvertement quant à la réponse concernant sa dernière proposition.

- T'as vu ça, j'lâche pas l'affaire en c'qui concerne l'fait de trouver une figure paternelle pour ce gamin. Lui sourit-elle. C'était faux, entièrement faux, elle se fichait bien d'avoir un mec dans sa vie, et dans l'existence de Tim, elle avait besoin de personne pour exister et élever ce mioche, elle lui suffisait. Lui suffisait... Bordel la voilà qui partait dans des délires qui ne lui auraient guère frôlé l'esprit si Joy avait encore été de ce monde. Si l'aînée Blackmore n'avait pas joué sa vie, et Cain était intimement convaincue que cette asperge avait cassé sa pipe, elle n'aurait jamais eu à éduquer ce gamin ni même à doucement, mais sûrement, s'y attacher. C'toi ou Floyd, ça dépend c'que j'veux pour son avenir, l'intellect ou la faculté d'faire tomber les culottes en un battement d'cils.

Des conneries encore, mais des conneries capables de le tirer de sa léthargie mélancolique sans doute. Enfin, ça ne dura que de courtes secondes et de nouveau elle put capturer cet air morose, cette sorte d'hésitation qui le fit tarder dans sa véritable réponse. Il pouvait bien venir s'installer chez elle, le temps qu'il voudrait. Cette immense baraque avait de nombreuses chambres, toutes vides, deux salles de bains, même un immense sofa s'il préférait comater dans le salon plutôt que de profiter du confort des matelas de bourges qu'avaient dû se payer ses beaux parents bien avant de passer l'arme à gauche. Comme toi. Pensa-t-elle en sentant presque les yeux spectrales de l'étudiant se poser sur elle.

Enfin, la voix rauque de Rence la ramena à la dure réalité de l'instant et lui arracha une esquisse de coin. Juste une soirée, c'était déjà ça, s'il voulait oublier à coup de spiritueux, elle pouvait bien s'y complaire elle aussi, pour ça elle n'avait pas besoin de chercher loin afin de se rappeler combien c'était agréable d'effacer, même de manière éphémère, les douleurs et le deuil. Donovan lui avait permis de s'y attarder là-bas. En y repensant, un rictus fila ses pétales avant qu'elle se hasarde à poser la main sur le genou de scientifique à son flanc. Davis parlerait sûrement pas de tout ce qu'ils avaient évoqué avec le militaire au moins aussi barge qu'elle, mais ça lui ferait du bien. Une bonne murge, quand on allait mal, c'était comme appuyer sur rembobiner à défaut de pouvoir faire un erase, et mieux qu'appuyer sur éject.

- Va pour une soirée pyjama, mais ça va t'fausser l'idée que t'en as parce qu'avec toi j'en ai jamais mis. Rit-elle avant de croiser son regard cendreux qui lui rappelait parfois le sien. Elle aimait vraiment pas le voir dans cet état, néanmoins elle était son amie, quand on appréciait les gens, qu'ils vous appréciaient en retour, c'était dans ces moments, durs, douloureusement pénibles, qu'on voyait qui étaient vos véritables proches. Ceux qui méritaient votre estime, et ceux qui ne méritaient rien d'autre que de l'indifférence car même le mépris leur aurait donné de l'importance. On r'fera l'monde à notre guise, entre deux gorgées de liqueur, bouffées de nicotine ou d'tes dernières récoltes.

Ses doigts pressèrent davantage la cuisse du grand brun pour s'obtenir toute son attention. Elle déconnait pas, elle lui avait jamais dit, ou pas tout à fait, mais depuis la mort du jeune homme, depuis ce qu'elle avait foutu à Renton, depuis l'instant où le tatoué lui avait donné une valeur en refusant un truc qu'elle l'imaginait pourtant pas refuser, les choses changeaient... Pire en ayant constaté qu'elle avait un petit garçon à aider et que, malgré ce qu'elle avait pensé de lui les premiers temps, ce gamin lui faisait étrangement penser à elle quand elle avait son âge.

- J't'aiderai parce que j'tiens à toi, que t'es important pour moi, pas juste parce que t'étais là quand il est mort. La Canadienne haussa une épaule, un piteux sourire aux lèvres, le genre d'esquisse que Swann avait loisir de voir lorsqu'il était encore de ce monde, le genre de sourire qu'elle servait qu'aux gens comme Rence, Donnie, peut-être Casey. Alors, t'vas finir ton boulot là, et à dix neuf heures pétantes t'embarques c'qui faut et tu ramènes tes jolies p'tites fesses chez moi. Sans attendre, et en une dernière pression contre sa cuisse, Joe lui colla un baiser sur la tempe, lui engloba le menton, entre deux phalanges, pour sonder le fond de ses yeux, puis recula en direction de la sortie. Oublies pas c'fabuleux pyjama qu'j'ai eu l'occasion d'voir l'autre nuit Rence, dix neuf heures, sans quoi j'viens te déloger moi même.

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MessageSujet: Re: So dark can be the fate   Lun 29 Oct 2018 - 11:19

Quand la Canadienne affirma qu'elle cherchait une figure paternelle pour le gamin, Davis n'avait pu s'empêcher de souffler d'un air amusé. Oh il se doutait pertinemment qu'elle plaisantait et que son aspiration n'était clairement pas de trouver un père à ce gosse. Ils avaient mieux à faire, mieux à penser, et le jeune pouvait déjà s'estimer heureux d'avoir quelqu'un à ses côtés, quelqu'un qui se souciait de lui et ne l'abandonnait pas au reste du monde. Que serait-il advenu de lui si Joann ne l'avait pas pris sous son aile ? Sûr que la réponse n'importait que peu au quarantenaire qui se fichait pas mal du sort de ses pairs -du moins ceux qui, comme l'enfant, étaient insignifiants-, ça ne l'empêchait cependant pas d'avancer le fait que oui, le jeune pouvait s'estimer chanceux d'avoir encore une personne qui pensait à lui. « Quel dilemme » avait-il rétorqué sur un ton mi-amusé mi-sarcastique lorsqu'il fut question de décider qui de lui ou de Floyd serait le plus à même de lui ouvrir la porte vers un avenir acceptable. Le militaire se traînait déjà un marmot, il n'était plus à un près et saurait bien mieux s'en sortir que le virologue mais, de toute façon, la question ne se posait pas. Ce n'était qu'une bonne plaisanterie et les choses seraient très bien en restant telles quelles.

Le brun avait rapidement repris son sérieux, expression accentuée d'avantage depuis portait en plus sur ses épaules le poids du deuil mais que la plupart supposaient être de l'indifférence. Qu'importaient leurs pensées, il n'avait aucun compte à rendre à personne et se portais bien mieux seul qu'en étant entouré de toutes ces fourmis. Du moins quasiment seul, parce-que maintenant qu'il avait accordé à l'escort une place de choix dans sa vie, il était hors de question de l'en sortir à nouveau et s'imaginer totalement seul sonnait bizarre désormais. Pas insurmontable, rien ne l'était réellement, mais dérangeant. Et cette seule main qui était venue se poser sur son genou suffit à lui intimer de se raccrocher à cette présence encore un peu. L'optique de passer une soirée avec elle donc était plus rassurante que celle d'être seul avec tous ses démons, encore. Une soirée, ce n'était pas grand chose, ce n'était pas trois jours, ou une semaine, sa baraque ne tomberait pas en ruine d'ici là, il ne perdrait pas tous ses repères et une partie de ce qu'il lui restait, alors oui, pour une soirée il pouvait faire cet effort, il le devait même. Ce ne serait de toute façon pas plus long que lorsqu'il partait au labo pour la journée, à moins que l'escorte ne décide de le garder en otage jusqu'à ce qu'en effet il aille mieux mais il voyait franchement mal leur soirée arriver à une telle finalité.

La remarque de son amie lui arracha un bref soufflement amusé alors que le regard clair qu'il posait était empreint de cette lueur toute aussi significative que ses propos. « Ça me convient » avait-il rétorqué, un petit sourire en coin étirant toujours ses lèvres. Il était certes tout aussi las que ses expressions précédentes mais au moins parvenait-il à s'amuser un minimum de l'évolution de leur propre situation. L'un comme l'autre au début n'avait jamais envisagé la possibilité qu'il puisse y avoir autre chose qu'une simple attraction charnelle entre eux, et finalement ils s'étaient rapproché au point de laisser le sexe en dehors de leur histoire pour devenir des amis. La seule désormais aux yeux du quarantenaire qui, sans même s'en rendre réellement compte ni vouloir l'admettre, tenait beaucoup à ce lien spécial et était prêt à tout pour que Joann soit sauve. Il ne s'en rendait pas totalement compte, mais il n'était pas ignorant du fait que si elle n'était pas là en cet instant, l'absence d'Amanda serait nettement moins supportable, que sa destruction intérieure serait bien plus visible.

Refaire le monde à leur guise, ça aussi c'était un chouette projet même s'il n'effacerait en rien ce qu'ils avaient tous deux perdu. Davis hocha cependant la tête en adressant à sa cadette l'ombre d'un sourire, venant serrer brièvement cette main sur sa cuisse. Une manière de lui montrer, à sa manière, qu'il lui était reconnaissant qu'elle soit là et ne le lâche pas malgré son caractère de chien et sa manie de vouloir cacher cette émotion difficilement supportable qu'amenait le deuil. « Je sais » avait-il soufflé en posant sur elle ce regard toujours aussi reconnaissant qui voulait dire que ce qu'elle avançait était réciproque avant qu'il n'expire d'un air mi-amusé mi-résigné. Dix-neuf heures donc, il n'avait pas le choix. « Dix-neuf heures, à peu près » avait-il répété sur un ton exagérément agacé en la regardant quitter la pièce.

Et la journée arriva doucement à sa fin, l'heure d'aller chez l'escort également. Le virologue s'était fait violence pour quitter la labo en fin d'après-midi malgré le fait qu'il n'avait pas ''fini son boulot'' mais y aurait-il seulement un jour où il le terminerait ? Il y aurait toujours d'autres éléments à analyser, d'autres choses à découvrir, alors probablement était-ce un travail sans fin mais il s'y était fait avec le temps. Il n'y avait pas un jour où il rentrait en ayant réellement fini son boulot, en ayant pu aller au bout de ce qu'il voulait. Sans doute était-il un peu trop exigeant avec lui-même, beaucoup trop, et cette exigence se répercutait également sur ses sbires mais qu'importait, ils n'arriveraient à rien en faisant uniquement le minimum. Pour aujourd'hui cependant, il prit sur lui pour ne pas rester au laboratoire quelques heures de plus et était rentré chez lui, dans cette maison qui était la leur quelques jours auparavant mais qui était désormais pleine de l'atmosphère pesante de la mort.

Ayant alors récupérer des affaires, principalement de l'alcool et une petite partie de ses fameuses récoltes magiques, le brun s'était mis en route vers le domicile de son amie. Sûr que si sa jumelle faisait encore partie du monde des vivants, il lui aurait demandé de préparer un space-cake, ça ç'aurait été utile pour cette soirée, mais sans elle il n'avait d'autre choix que de se débrouiller. Et si elle n'avait pas eu droit à un sort tragique, il n'en serait pas à devoir picoler pour supporter. Un soupir filant entre ses lèvres, Davis arrivait devant la porte de la baraque des Blackmore, toquant sans hésiter à la porte en attendant que cette dernière ne s'ouvre. Il ne rentrerait pas de lui-même, ne se le permettrait pas, mais une fois qu'elle serait ouverte les choses reviendraient à la normale : il ferait comme chez lui, parce-qu'il n'y avait pas entre lui et la brune de tabous quand à ce point là. Elle pouvait bien évoluer chez lui comme chez elle, et vice versa, inutile de se formaliser des principes bidons que voulait la société, surtout alors qu'ils étaient loin d'être des inconnus.


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MessageSujet: Re: So dark can be the fate   Jeu 1 Nov 2018 - 21:38
So dark can be the fate


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


A peu près. Jonn avait simplement arqué un sourcil avant de plisser les paupières, la main sur la clinche, s'obtenant un ultime regard de la part du scientifique avant de filer. Pas d'à peu près ou de peut-être, pas de ça avec elle. Davis la connaissait suffisamment pour savoir que ce qu'elle lui avait promis, s'il osait lui poser un lapin ou se planter d'heure, se vérifierait. Puis, quand le soleil se couchait, que la journée tirait sa révérence au profit des soirées plus fraîches de l'automne, généralement le pole scientifique était vide de vie sinon celle de son ami qui, désormais, devait hanter les lieux comme un spectre qu'on préférait éviter que chercher. Enfin, elle ne posa pas plus longtemps et tira sa révérence pour regagner l'extérieur sous les regards parfois inquisiteurs des multiples fourmis amatrices de ragots et autres rumeurs stupides. Fallait bien qu'elles s'amusent ces petites bêtes, davantage encore quand on savait qui les chapeautait et devait, très certainement, faire de leurs vies professionnelles un petit enfer.

La journée passa entre quelques cigarettes et autres devoir de gosse. C'était chiant les devoirs finalement, suffisamment stressant pour elle qui n'avait pas eu un cursus exemplaire, même quasi inexistant après l'âge de seize ans, cependant, fallait bien jouer les mères de substitution pour le mioche qui ne la quittait plus. Mathématique, Anglais … C'était soporifique, et même si elle avait une vague idée du bien fondé concernant ces exercices, et du fait qu'on invitait les gosses à se rendre encore dans ce qui leur servait d'école, on pouvait pas dire qu'elle appréciait ce que cette foutue institutrice leur refilait comme boulot pendant qu'elle se prélassait avec un bouquin auprès d'une tasse de thé. Bon dieu Bergmann lui manquait là, sans doute que cette femme avait bien plus de patience, peut-être pourrait-elle faire suivre quelques cours au gamin, après tout, la brune avait perdu le sien de mioche, si l'expérience pouvait lui faire plaisir et aider Tim, la Canadienne voyait pas pourquoi ne pas le faire.

L'heure passa ainsi, et même si le môme la gênait pas, le fait que Davis ne serait plus long à se ramener l'invita à l'amener auprès de Casey et Maddison qui gardaient la peste de Buchannan. Allez savoir pourquoi mais Tim l'aimait bien cette sale gamine. Autant qu'il passe la soirée avec elle plutôt qu'à voir celle qui devait lui servir de modèle – pour ce qu'elle savait l'être d'ailleurs – picoler et fumer quelques cigarettes spéciales auprès d'un type quasiment dénué d'émotions. Avant l'heure, elle déposa quelques snacks sur la table basse et jeta un œil à l'horloge quand le poing cogna contre le battant. Sourire de coin, la brune ne tarda pas à lui ouvrir tout en indiquant à Judas de rester à sa place.

- Ponctuel, t'as d'la chance. Pas besoin de se lamenter, il faisait déjà peur avec ses cernes et son teint plus blafard que d'ordinaire. S'apitoyer c'était pas le thème de la soirée là, non. Ils s'évaderaient à leur manière, sans penser à rien d'autre qu'à leur propre petite personne. Dissuasif d'imaginer m'voir débarquer et t'tirer l'oreille ? Plaisanterie, déjà elle se décalait pour le laissait entrer et rejoindre le salon s'il en avait envie. Il faisait bien comme il le désirait ici, il pouvait même rester la nuit entière, ou se trouver une chambre pour rattraper le sommeil qu'il avait pas dû trouver depuis des jours, Cain n'y verrait aucune objection. Le battant refermé, la brune lui indiqua où déposer ses petites merveilles. T'en fais pas, Tim passe la nuit chez Summer, il doit trouver l'emmerdeuse de Buchanan à son goût. J'vais juste éviter d'penser qu'ça durera. Un soupir plus tard et Cain se laissait retomber dans le sofa avant de fixer les quelques bouteilles apportées par son adorable convive. J'm'le suis déjà coltiner en beau-frère, c'est suffisant. Mauvaise ? Sans doute oui, davantage encore depuis que ce crétin de routier avait trouvé sympa de lui rouler une pelle d'enfer à Renton, devant un abruti qui, finalement, avait payé pour l'affront. Corey... il devait être mort depuis le temps. Les parasites s'étaient sans doute occupés de son cas afin de lui faire rejoindre leurs rangs morbides. Comment ça s'passe avec lui d'ailleurs ? En un rien de temps, Joann jeta son dévolu sur un rhume brun qu'elle fit pleurer dans deux verres.

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