The Walking Dead RPG

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- Jour de colonisateurs -
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Valentine V. James
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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Dim 30 Sep 2018 - 20:39
Tous ces endroits, toutes ces villes étaient inconnus pour Valentine. Elle n’avait jamais grandi ici, jamais visité ces lieux. Sa venue au États Unis n’avaient jamais de but touristique, et elle était assez chauvine pour être capable de dire que rien ne pouvait surpasser sa Provence natale, désormais, et certainement champs de lavandes ensanglantés et garrigues trop silencieuse pour les habitudes de la région. Alors, quand le bateau accosta enfin en bordure de quai, elle n’était certaine de ne pas avoir eu le souffle coupé par le spectacle de désolation du lieu. Une longue respiration avant les dernières minutes sur le bateau. S’il fallait expliquer l’état d’esprit dans ces cas, elle le décrirait comme la capacité d’éteindre les sentiments, d’oublier la peur et de n’avoir que le but et la survie en tête. Aucune fioriture, aucun laissé aller, il s’agissait d’une rigueur qui avait manqué à beaucoup. Tous ces cadavres qu’il y avait sur la berge était les souvenirs de vie perdue par manque de chance, manque de bonne idée, et certainement l’incapacité de tuer un proche, un voisin, ou une personne paniquée qui tape à la porte après avoir été mordue. C’était toute la cruauté de cette maladie, elle retournait contre soi le meilleur des qualités.

Alors, elle se mit en marche, ne feignant pas la détermination, mais agissant avec tout ce qu’elle avait appris. La peur était quelque chose de rationnelle qui signifiait qu’elle savait, qu’elle connaissait les conséquences et qu’elle serait prévoyante et aiderait ceux qui l’avait accompagné. Les gestes étaient toujours les même pour le groupe, formés pour être les plus efficace et évite le danger, le petit groupe agissait d’un seul, brisant des articulations fragilisés par la mort avant de planter le coup de grâce, optant par le bas de la mâchoire, l’oreille ou carrément le milieu du front pour les plus forts. Valentine n’était ni des plus espèce ni connu pour avoir remporté un championnat de bodybuilding, elle s’appliquait à planter dans les endroit les plus faibles du crâne, là où le couteau ne resterait pas.

Ils commenceraient donc par l’hôtel. Valentine restait silencieuse, pour le moment. Elle regardait June et tous les autres, elle essaya son couteau sur le vêtement sale d’un cadavre qui traînait là, désormais inerte, et véritablement mort, avant de se relever doucement. Peut être pourraient-ils même y trouver un plan des lieux, du quartier et même de l’agencement de l’hôtel. Ils ne savaient pas sur quoi ils pouvaient tomber. un séminaire d’hommes en costumes qui aurait mal tourné, une cérémonie de mariage dans le hall de réception de l’hôtel. Il fallait être préparé à tout, et pour cela savoir comme était fait les lieux. Elle espérait de pas tomber sur la typique famille de WASP venu se détendre à la mer transformée dans les premiers jours, qui errait la à recherche d’un repas à se mettre sous la dent, ou de compagnie. « Il y aura surement un plan à l’accueil pour savoir comment est fait l’hôtel, qui sait peut être même les alentours. A moins que quelqu’un n’est un plan des lieux ? »



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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Jeu 4 Oct 2018 - 10:08
Jour de Colonisateurs


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C'était quasiment robotique, des gestes précis, nets, assimilés depuis quasiment trois ans, des enchaînements qu'elle connaissait sur le bout des ongles. Briser, agenouiller, mettre à terre et trépaner. Si les premiers temps Joann en retirait une sorte de satisfaction, désormais l'effet n'était plus le même. Ça n'avait plus de goût, plus de saveur, plus vraiment de but à son regard. Achever des blattes ne servait à rien sinon à s'épargner une morsure fatale. Pour un de tué, dix le suivaient... Pas ici fort heureusement, en peu de temps, le petit groupe parvint à se débarrasser de la menace. Cain essuya sa lame, redressa les cils sur le décor plongé dans la purée de pois volubile, puis braqua les yeux sur la carte étalée au sol par Gladstone avant d'arquer un sourcil quant à sa question à Phelbs.

C'était quoi ce supérieur au juste, depuis quand fallait demander son avis à une civile pour savoir quel chemin prendre ? Parce que même si la rouquine était leur leader, elle avait rien d'un Dux bellorum. Enfin, la Canadienne roula des yeux et fixa les alentours tandis que ce beau monde avait le nez rivé sur le papier avant d'écouter la réponse de l'avocate.

L'hôtel en premier donc, ça se tenait, si y avait plus rien dans ce lieu, autrefois touristique, y aurait forcément rien à retirer des baraques alentours. Par sûreté, l'escort-girl ragea l'arme blanche et s'empara de son flingue. Brume, clapotis de flotte, on y voyait pas grand chose, mieux valait être prête à riposter. Un dernier regard à la Française qui supposait trouver un plan à peine auraient-ils passés le seuil de la bâtisse et elle se retrouva en queue de fil avec l'autre rouquin fanatique de l'ex chef des troufions. Le temps qu'il agitait pas sa langue à qui mieux mieux, tout irait bien. Ce gars était jeune mais débrouillard, mais il se coltinait une panoplie de défauts insupportables, le pire était sans doute sa faculté à remuer les lèvres pour rien dire de probant, ou raconter de grosses conneries comme sur le zodiac plus tôt.

- Pas d'plan d'mon côté mais ouais, Lâcha-t-elle en réponse à la plus jeune. y a sûrement d'quoi se repérer à l'accueil, ou même dans les bureaux de l'hôtel, plan d'cadastre ou autre.

Clair que ce genre de truc leur serait fort utile, davantage encore que l'avocate désirait pas traîner, mieux valait être méthodique pour la fouille à venir. Le groupe s'enfonçait dans les terres, traversant la brume jusqu'à percevoir les contours imposants du bâtiment convoité par Phelbs.

- Cain vous faites le tour avec Spencer. Vous, ça changeait, l'impression de manger vingt piges dans la gueule était palpable, pour autant la Canadienne ne répondit que d'un bref geste de menton et avança avec le rouquin pour vérifier les alentours. On vérifie les entrées sorties avant d'entrer. Reprit-il à l'attention des gars restés avec lui.

Joann alluma le talkie puis frôla le mur de droite, arme au poing. Sinon quelques râles et silhouettes vacillantes par delà le parking, y avait visiblement rien à déclarer. Même les rôdeurs ne les virent pas, cependant pour dégager le passage, sait on jamais qu'ils aient à tirer à l'intérieur, la brune pointa l'index dans une direction pour inviter Dwayne à se débarrasser du trio de cervelles putréfiées à deux pas. Quant à elle, la trentenaire redressa les cils aux balcons quand il lui sembla capturer du mouvement. Peu certaine, ses yeux sondèrent l'espace, désormais vide, de longues secondes avant que son équipier revienne auprès d'elle pour terminer le tour. C'était peut-être rien, juste une idée, après tout dans ce décor lugubre on avait vite fait de se monter tout un tas de scénario.

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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Jeu 4 Oct 2018 - 21:46
La proposition de Valentine n’était pas mauvaise. Ils n’avaient pas de plan de l’île détaillé pour l’instant mais comme tout établissement touristique qui se respectait, ils devraient avoir quelques prospectus sur les alentours. Y compris une carte. Quant à l’hôtel lui-même, ils pourraient se contenter des schémas obligatoirement placardés sur les murs pour la sécurité incendie. Pourquoi perdre du temps à fouiller les bureaux pour trouver un plan quand ils pouvaient directement aller à l’essentiel ?

Les murs du Widbey Island Vacation House devaient être rouges auparavant ; ils étaient désormais délavés, le bois enflé par l’humidité. Sur plusieurs fenêtres à l’étage, les rideaux dansaient avec le vent comme autant de présences fantomatiques. Pas âme qui vive à première vue, sinon les quelques charognes qu’on pouvait deviner ici et là à cause de leurs bruits de fond gutturaux. Gladstone fit rapidement des équipes d’inspections : Cain et Spencer pour inspecter le flanc droit, lui et Hoven pour le gauche, June restait alors sur place avec l’horticultrice pour garder un œil sur la façade.

Précaution oblige, elle troqua sa lame contre son arme à feu. La brume spectrale donnait des airs étranges aux bosquets et aux hautes herbes qui les encerclaient. Un son grinçant tournait en boucle aléatoire, il lui fallut lever ses yeux verts pour s’apercevoir qu’il s’agissait d’un volet du bâtiment d’en face. Il pivotait sur ses gonds au gré de la brise froide. Quand elle allait s’en désintéresser, quelque chose attira l’attention de la quarantenaire. Une ombre. Un reflet. Difficile à dire.

- Tu as vu ça ? Demanda-t-elle machinalement à sa voisine.

Encore faudrait-il qu’elle ait eu le regard focalisé dans la même direction. Plus l’avocate regardait la fenêtre et moins elle distinguait un indice valable. Ce n’était être qu’un rôdeur ou un oiseau passé dans l’axe du reflet. Deux options tout aussi valables l’une que l’autre, alors elle fit un geste vague d’une main indiquant de laisser tomber. Pas question de déjà sombrer dans la parano. Profitant de l’absence de toute l’autre partie de leur équipe, la rouquine glissa à sa jeune complice :

- Je crois que c’était mon anniversaire il n’y a pas si longtemps, June ne se concentrait plus sur les calendriers en tant que tel mais sur le temps dans son unité de mesure, je ne m’en préoccupais jamais avant, encore moins après, précisa-t-elle sans chaleur, mais je suppose que ça peut exceptionnellement être une occasion pour un dîner, elle posa ses prunelles de verre sur Valentine, l'air pas moins distante, disons qu’après la découverte d’un immunisé et nos plans d’agricultures qui progressent… c’est un prétexte de plus pour savourer ce qu’il nous reste de bon vin, et la française lui devait un repas d’ailleurs.


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Valentine V. James
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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Ven 5 Oct 2018 - 23:16
Valentine et l’extérieur, c’était une histoire qui avait été déjà trop longue pour la jeune française. Comme tout humain, sur la route pour arriver chez les Remnants elle avait du, à défaut de s’accommoder, s’y faire, et s’adapter. Désormais les gestes étaient machinaux, au final, ce n’était plus tant les infectés qu’il fallait craindre… Les gestes étaient bien trop machinaux pour qu’il n’y est pas quelque chose d’effrayant dedans. Tellement habitué à donner le coup de grâce.. Les derniers évènements, la horde et la rémission miraculeuse de Buchanan avaient mis un peu plus de plomb dans la tête à Valentine. Le confort étaient quelque chose qu’il fallait entretenir, la paix des nuits avec de moins en moins d’insomnie restait un luxe pour laquelle elle se battrait, sans aucun problème.

Tout n’était qu’oubli et désolation. Il fallait donner au temps ce qui lui revenait, tout était devenu l’oeuvre d’une civilisation qui avait pris un sacré coup, que ce soit les murs décrépis ou les crevasses dans lequel s’insinuait de la verdure, tout avait des airs d’apocalypse. Valentine restait concentrée, aux aguets, pour ne pas dire tendue. Valentine ne pouvait pas se décrire comme détendue.. actuellement. Elle refusait d’ailleurs de sortir avec la nonchalance qui la caractérisait quand elle était entre les quatre murs du camps.

« Vu quoi ? » demanda t-elle, alors qu’elle était elle même affairée à vraiment se demander ce qu’elle était venue faire dans cette galère. Elle n’avait pas encore eu de réponses, et elle avait trouvé que celle qu’elle avait donné était bien trop générique pour qu’elle y trouve, elle, une quelconque forme de satisfaction. Elle commençait à mettre cela sur une forme de sadomasochisme qu’elle s’ignorait et c’était selon Valentine la seule option possible. Elle fut très vite sortie de ses pensées par celle émise à voix hautes de June, qui l’a prise réellement au dépourvue, tant il lui semblait que le contexte n’appelait pas vraiment à … ce genre de discussion. « Hein ? » fit-elle par réflexe en « français », l'onomatopée l'était en tout cas.. Valentine la regarda, prise au dépourvu. S’il était une chose que la française trouvait particulièrement extraordinaire c’était que l’extérieur semblait donner à tout le monde un besoin de paroles. Certainement pour dédramatiser la situation.. « Il va vraiment falloir m’expliquer comment le contexte d’un sortie extérieure puisse donner des envies de dîner, June. Est-ce un trait commun aux américains ? » C’était un vrai talent à ce niveau là. Car Valentine avait l’estomac retourné, que ce soit par l’odeur, que ce soit par l’ambiance, il était vrai qu’elle n’attendrait q’une chose c’était de rentrer chez elle, pour se préparer un bon repas si June voulait se joindre à elle, ce qu’elle lui devait, elle ne l’avait pas oublié, elle en serait ravie. Mais pour l’instant, elle avait du mal à discerner l’association tout ça avec le fait qu’elle avait en main une arme à feu, une arme blanche à sa ceinture et certaine prédisposition à ne pas être des plus téméraire en dehors des murs. «  Fêter son anniversaire par les temps qui courent est peut être un peu .. insolent. Et puis, c’est demandé avec si peu d’entrain. » fit-elle non sans un sourire avant de lever les yeux au ciel, amusée par la situation, et effrayée par le fait de se laisser déconcentrée par la rousse. « Ce n’est pas le moment de me démontrer avec la perspective de vin, Miss Phelps. Le plus vite cette sortie se terminera, le plus vite la suite pourra arriver. »

Valentine leva les yeux vers la façade. Triste façade.



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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Mar 9 Oct 2018 - 16:39
Jour de Colonisateurs


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Y avait pire que de faire équipe avec Dwayne Spencer, y avait sûrement pire mais y avait bien mieux aussi. Enfin, la Canadienne ne supportait pas grand monde durant les quelques expéditions chapeautées par le type qu'elle aurait préféré se coltiner là, plutôt qu'un de ses fans des premières heures. Hormis Floyd, Summer ou même Mavercik, l'escort-girl avait du mal à tolérer le peuple en général et, ici, le simple fait d'être dirigée par le clebs de Sherlock Holmes l'emmerdait copieux. Enfin, elle avait jamais rechigné à obéir, c'était pas maintenant que ça arriverait parce qu'un supérieur était pas foutu de décider par lui même au point de demander son avis à la reine rouge. Le tatoué se serait pas emmerdé avec elle, il aurait choisi la destination, elle l'aurait suivi et n'aurait ouvert la bouche que s'il lui avait demandé son opinion mais là …. Gladstone jouait les petits chiens à sa mémère auprès de la grande prêtresse ayant remplacé un prédécesseur tout juste bon à nouer sa cravate sans l'aide de sa femme.

Songeuse, elle observait encore les étages, ces balcons couverts de lichen, salis par le temps et l’absence d'entretien. Elle était convaincue avoir capturé du mouvement, néanmoins depuis quelques secondes, plus rien ne se manifestait. C'était peut-être que son imagination, ou le vent qui jouait dans les voilages qu'elle voyait se mouvoir derrière cette baie entrouverte. Mais rien que ça, la vitre entrouverte justement, la poussait à imaginer qu'ils n'étaient peut-être pas les seuls bien vivants dans le coin.

- Oh bordel, le dernier était mûr. Lâcha Spencer, en revenant près d'elle, à l'en faire froncer les sourcils. Dernièrement les trucs bien dégueu c'est fréquent, rien qu'à la prison y a deux jours avec Donnie et....

- Fermes la. C'était clair, pas besoin d'en rajouter, cependant quand elle captura son rictus, Joann lui servit un regard entendu, plissement de paupières à l'appuie. Qu'il la ferme cet abruti, si y avait des survivants dans le coin leur indiquer clairement leur présence c'était pas la meilleure chose à faire. De nouveau silencieuse, elle lui indiqua l'étage. S'il plissa le nez comme un crétin en redressant les cils, c'est bien tout ce qu'il fit avant de hausser les épaules d'un air crédule qui l'obligea à soupirer. On r'joint les autres, j'suis pas sûre que ce soit clean dans l'coin, mais puisque qu'la reine voulait venir faire du tourisme, on va pas r'brousser chemin pour une impression.

Sans cérémonie, la brune continua le tour du bâtiment pour rejoindre la rouquine et la Française en se raclant la gorge. Y avait un moment de flottement, comme si le duo venait de couper court à quelque chose non ? Peut-être, après tout c'était pas son problème et les amourettes de ses congénères, la trentenaire en avait plus ou moins rien à cirer. C'était juste bien pour les potins, les conneries qu'il y avait à dire dessus, histoire de passer le temps et, encore, depuis son retour du District les rumeurs n'étaient plus tant plaisantes, elle avait bien mieux à faire, comme s'occuper d'un môme de huit ans.

- Des blattes, Dwayne s'en est chargé, mais j'ai vu, enfin j'ai cru voir, un truc pas net au second. Où sont les deux autres ? Gladstone avait flairé un truc pour être si long ? Et d'votre côté ?

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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Mar 9 Oct 2018 - 21:59
Un mince sourire s’étira sur ses lèvres pâles. La répartie de la française était toujours aussi franche, voire tranchante, mais sa conclusion n’était-elle pas encourageante ? Plus vite seraient-elles rentrées, plus vite la suite pourrait arriver. Comme quoi… ce n’était pas un « non » à la perspective d’un dîner. En lisant entre les lignes, c’était même presque une approbation. La rouquine reporta son attention sur le bâtiment d’en face, laissant échapper dans un murmure :

- Respirer est insolent maintenant.

Vis-à-vis des millions de personnes qui avaient perdu la vie et arpentaient la terre comme mangeurs de chair. June ne défendrait néanmoins pas plus l’anniversaire en lui-même : c’était simplement un prétexte pour profiter du confort qu’ils pouvaient s’accorder – et pour inviter la jeune femme au passage. Autrement, elle avait tellement perdu le fil de ses fêtes qu’elle oublierait presque son âge.

Cain et Spencer furent les premiers à revenir. Visiblement, ils n’avaient croisé que des mordeurs mais la trentenaire pensait – aussi – avoir vu quelque chose. L’avocate fronça légèrement les sourcils mais n’eut pas le temps de répondre : Gladstone et Hoven étaient en vue. Le militaire fit un signe du pouce pour signifier qu’ils n’avaient pas fait de mauvaise rencontre.

- Désolé, s’excusa-t-il en arrivant à la hauteur du groupe, on a vu de vieilles traces de sang, comme si une personne avait été traînée encore vivante sur une cinquantaine de mètres ; mais…
- Rien, conclut son partenaire.

Ils n’étaient pas là pour enquêter sur toutes les scènes morbides qu’ils croisaient – c’était devenu monnaie courante ces dernières années. Les autres issues n’étaient pas obstruées, il n’y avait pas de menace imminente, alors ils pouvaient rentrer. Arme à feu en main, levée en prévention, June emboîtait le pas à l’ancien soldat qui ouvrait la marche. Les portes vitrées automatiques avaient été explosées, il ne restait qu’un cadre tordu et des éclats de verre au sol. Ils crissèrent sous le poids des survivants, se répercutèrent en écho à l’intérieur de la grosse structure. Le hall était grand. Les présentoirs touristiques avaient été vidés, la plupart des fauteuils d’attente avaient disparu. Idem pour la bonbonne de la machine à eau et le distributeur de sucrerie avait été fendu pour en extirper le contenu. Sa silhouette haute, épaisse et éteinte lui donnait des airs de grand animal éventré. Ce ne fut toutefois pas ça qui fit se figer la rouquine et hérisser ses cheveux sur sa nuque.

Au niveau du comptoir, à un emplacement impossible de distinguer depuis l’extérieur, trois corps étaient pendues aux poutres apparentes du plafond. Les mains attachées dans le dos, les jambes ballantes. Ils devaient être là depuis si longtemps que leurs nuques étaient distordues par leur propre poids. Ces carcasses avaient l’air « vides » et la quarantenaire finit par comprendre pourquoi : on disait que les yeux étaient le reflet de l’âme et ces trois défunts… n’avaient pas d’yeux. A la place, des orbites béantes desquelles avaient visiblement ruisselé le sang ; comme en témoignaient des traînées devenues noires. Ça et les marques bleues sur la chair décolorée du cou indiquaient que les mutilations et la pendaison étaient pré-mortem. Ces gens avaient été sciemment torturés et mis en scène…

Ce n’était pas tout. Chacun avait une pancarte accrochée autour du cou. Trois mots tracés avec du sang qui se suivaient pour constituer une simple question : « ARE YOU AFRAID ? ».


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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Sam 13 Oct 2018 - 20:56
Valentine ne pouvait pas croire que personne n’avait survécu dans le coin. Ça lui semblait parfaitement aberrant. Si elle, de toute les personnes, avait réussi à vivre trois ans dans cet enfer, alors il était obligatoire que certains avaient réussi à survivre dans les environs. Elle se demandait d’ailleurs, souvent, si d’autres camps comme celui des Remnants avaient poussé avec l’ambition de ne plus survivre mais de reconstruire une civilisation, une humanité, une société. Impossible d’imaginer que ce n’était pas le cas. Des petits bastions où il faisait bon vivre de temps à autre, jusqu’à ce que la réalité vienne toquer à la porte, sous la forme d’une horde. Les choses avaient changés au camp, de manière terriblement drastique, il y avait dans l’air quelque chose qu’il n’y avait pas avant. Le premier immunisé connu avait tout changé. Alors était-ce réellement insolent de respirer ? Non, mais parler d’anniversaire et de dîner lors d’une sortie extérieure lui semblait … tout de même relativement insolent. De là à trouver son existence insolente, elle laissait ça au jugement de chacun. Elle n’avait jamais trouvé l’insolence vulgaire, au contraire, il y a avait quelque chose de charmant dans une insolence savamment travaillée. Elle l’était elle même, à ses bonnes heures.

Elle continue de rester sur ses gardes, les muscles tendues par l’adrénaline, le stress la quittait petit à petit au fur et à mesure de ses sorties répétitives, le monde avait changé sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte. Les bâtisses s’étaient recouverte de plantes grimpantes, les colonnes humides de mousse épaisses, les poutres étaient tombées sous le poids de la solitude et du manque d’entretien. On pouvait voir les graffitis des premières heures, écho de paniques qui dataient de plusieurs années. « Respirer n’a rien d’insolent. Trouver un prétexte pour inviter quelqu’un à dîner, quand d’autre tuent  probablement des infectés, l'est surement un peu plus.» fit-elle en continuant son observation des lieux. Peut être qu’en réalité la vraie menaces risquaient d’être des survivants, et pas forcément des infectés. Il y avait quelque chose qu’elle ne sentait pas dans cette sortie. Mettez cela sur le compte de l’instinct ou sur son sens de l’observation..

Ils firent donc leur entrée. Valentine dû très vite se rendre à l’évidence qu’ils allaient devoir faire sans plan de la ville puisque toutes les brochures semblaient avoir disparues, et on pouvait clairement constater que le lieu avait été pillé avant leur arrivée. Une nouvelle preuve du fait qu’il était possible que certains survivants soient encore dans les parages. Et elle leva les yeux, horrifiée. Cruelle humanité dans toute sa splendeur, trois cadavres qui pendaient, mise en scène morbide qui selon Valentine ne signifiait qu’une chose : il fallait considérer qu’ils étaient en terrain hostile. Surtout après ce que venait de dire l’un des types à propos d’une traînée de sang. Valentine ne s’empêcher de faire un pas en arrière, dégoutée par ce qui était devant ses yeux. Impossible de savoir depuis combien de temps exactement étaient-ils en train de compter fleurette aux toiles d’araignées. Tout ceci puait le mauvais goût, et l’esthétique polémique. La souffrance semblait être la monnaie utilisée sur les trois pauvres âmes, la jeune française ne s’attendait pas à ce genre d’accueil.. ARE YOU AFRAID ? portaient-ils, comme une menace ou un mauvais présage. Valentine secoua la tête, elle connaissait les dérives de la nature humaine, elle possédait le témoignage au creux des  mains. L’heure n’était plus à la conversation d’usage. Ils risquaient de tomber nez à nez avec des barbares et autant éviter de provoquer des inconnus avec la tendance de pendre et torturer des gens. « Charmant..» laissa t-elle échapper, en ne sachant pas tellement ce qui était d’usage à dire quand on rencontrait des scènes de meurtres. Manque d’empathie qui la préservait certainement de la réalité des choses. Un bon point dans ce genre de situations. Elle préférait se déconnecter de ce que toute cette mise en cène sous entendait, ça valait mieux. Et ce n’était même plus une question de de préférence, désormais le monde risquait de ressembler plus souvent à cela qu’on ne le pense.

« On peut partir du principe que ce ne sont pas infectés qui ont fait ça.. » continua t-elle. « Je n’ai pas spécialement envie de rencontrer le ou les auteurs de ce comité d’accueil.. June a vu quelque chose quand on vous attendait non ? » demanda t-elle en se retournant vers la rousse. Ça pouvait être n’importe quoi, mais maintenant qu’ils avaient les trois épouvantails pendus sous les yeux. fuck, fuck, fuck. « Que fais t-on ? »  Elle se voyait très mal terminer comme les trois compères la haut pour trouver quelques dolipranes et trois graines de tomates. Les risques avaient des conséquences que Valentine n’était pas prête de prendre. S’il fallait avancer, alors, avançons vite.



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