The Walking Dead RPG

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- Jour de colonisateurs -
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Dim 28 Oct 2018 - 19:03
Jour de Colonisateurs


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C'était pas des conneries, même pas de quoi se foutre de la poire de la demoiselle, juste que Cain avait pas forcément le tact pour paraître « sympa » aux regards étrangers. Valentine ne s'en formalisa pas, du moins verbalement, quant à ce qui se passait dans le creux de son joli crâne … ça … c'était pas le problème ni même intéressant pour la Canadienne qui venait déjà de refiler le trousseau à leur tête pensante. Quelques secondes donc, de quoi laisser souffler la Française qui reprenait lentement des couleurs, enfin, au delà du sang qui venait de consteller sa peau blême. Déjà Phelbs la rassurait sur la durée de leur séjour dans ce palace aux horreurs. Quinze minutes max après un passage dans les cuisines et du côté de l'infirmerie. Soit, la brune était pas contre, surtout pas en jetant un dernier coup d’œil à la dépouille auprès d'eux. Puis, franchement, y avait quoi d'autre à trouver dans le coin sinon des mignonnettes de shampoing et de gel douche dans les salles de bains aux chambres des étages ? Nada, rien qui ferait perdurer leur communauté, enfin … Ça se discutait, parce que, concernant l'hygiène, certains auraient dû se coltiner des cours de rattrapage quand on savait qu'ils étaient capables de pisser sur les morts.

Appuyée nonchalamment contre un mur, les yeux dans le vague, ou plutôt sur les traits – déformés par la folie – de la dernière victime de Dwayne, Joann redressa les cils sur leur leader qui estimait que capturer l'un de ces dingues, si un autre leur tombait dessus, serait sans doute plus probant que lui éclater la cafetière. Okay, elle opina. Nullement contre, après tout si y avait de quoi en apprendre un peu plus sur cet endroit, sur ce qui était potentiellement caché, ça valait clairement mieux qu'une foutue carte. C'était pas du goût de la Française en revanche, ce qui lui arracha un rictus. Elle avait pas tort non plus remarque, son agresseur lui avait clairement rien demandé, pas même de baissé son arme, avant de la plaquer comme s'il rejouait la finale d'un match de foot Américain.

- Si ces types, enfin si y en a d'autres, squattent ici et attaquent comme pour rire, c'est qu'y a sûrement d'quoi faire dans l'coin. Reprit-elle avant de se redresser et inonder le reste du corridor du faisceau de sa torche. Après j'te l'accorde, sont plus agressifs que bavards mais, avec un canon pointé sur les noix, généralement ils ont la langue bien pendue. L'image de Jean Conno – le fameux type rebaptisé par Floyd – aux abords du district, l'invita à sourire. Les mecs tenaient souvent bien plus à leur service trois pièces qu'à leur putain de cervelle. Enfin, à bien y réfléchir, la veuve et les deux orphelines faisaient bien souvent double emplois chez la gent masculine. Si c't'une nana, on lui collera sur la tempe... Mais t'en fais pas Val, il était peut-être tout seul.

Peu probable quand elle se remémorait avoir vu une ombre, tout comme Phelbs, de son côté, en avait capturé une. Sur ses gardes, Cain attendit le feu vert et, cette fois, pour éviter d'autres merdes du genre, se positionna près de la brune, Spencer à son autre flanc pour continuer, après un œil à leur unique plan, vers les cuisines. Double portes battantes à hublots. Ces derniers étaient crades, impossible d'y voir quoi que ce soit sinon son propre reflet, Joann glissa la main sur la clinche, et avisa Dwayne avant d'ouvrir pour laisser une effluve terrible assaillir les narines du groupe.

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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Mar 30 Oct 2018 - 6:45


INTERVENTION DU MJ
Plus de peur que de mal, Valentine tu t'en sors sans égratignure mais avec de belles images pour les nuits à venir. Grâce au trousseau de clés trouvé sur la dépouille, vous décidez d'avancer dans le couloir, ouvrant prudemment cette double porte battante. L'odeur est infecte, elle vous prend aux tripes. Tout s'y mêle, la pourriture, l'odeur métallique du sang plutôt frais, le renfermé, et tout un tas d'autres odeurs que vous préférez sans doute ne pas identifier. Cet hôtel était peut-être un haut lieu de villégiature pour les plus chanceux auparavant, un refuge sécurisé dans les premiers temps, mais aujourd'hui alors que Joann se tient devant la porte vous en êtes tous convaincus ; ce n'est qu'un tombeau laissé aux éléments et au temps.

Les ombres sont denses dans la cuisine, sous les minces raies de lumière qui filtrent des fenêtres hautes, vous ne distinguez que la forme des éléments de cuisine. Difficile d'imaginer ce qui a pu s'y tenir. Difficile également de voir se faufiler dans les ombres une autre silhouette. Spencer la remarque mais la consigne est claire, essayer d'en capturer un. Le son du métal frappé contre une autre surface tantôt métallique, tantôt céramique, emplit bientôt la pièce. Cette ombre n'est pas seule ? Le bruit s'amplifie, assourdissant, jusqu'au moment où dans le vacarme et la pénombre, une lourde armoire près du seuil où vous vous tenez ne chute. Si vous avez le temps d'éviter le meuble métallique, un ustensile de cuisine difficilement reconnaissable dans la pénombre heurte le crâne de Joann.

Joann, tu es sonnée et tu ne pourras pas réagir de suite pour te défendre et encore moins vous défendre à tous. Mais tu peux en revanche lancer 2 dés simples pour déterminer combien de fous à lier rôdent dans cette cuisine. June et Valentine, bonne chance.
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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Mar 30 Oct 2018 - 10:35
Concentrée, l’avocate ne prêtait que peu d’attention aux échanges autour d’elle. La pénombre était quasi-totale dans la cuisine qu’ils atteignirent en quelques minutes. L’odeur était infecte, témoin de longs mois sans aucun soin de l’Homme. Dwayne n’eut pas besoin de parler pour désigner la silhouette qu’il vit se faufiler entre les plans de travail au reflet métallique mais avant que quiconque n’ait le temps d’émettre une sommation, un brouhaha s’élèva progressivement. Qu’est-ce que c’était que ça, un appel à la bataille ? Le son de ralliement des troupes ? Une manœuvre pour les effrayer ? In extremis, June évita la grande armoire qui chuta à l’endroit où le petit groupe se trouvait et en riposte, tira à l’aveugle dans les ombres. Au moins Spencer et Hoven l’imitèrent, éclaira fugacement les ténèbres par des gerbes d’étincelles.

- On recule, ordonna-t-elle par-dessus le vacarme, on les attire dehors. Vous deux, vous vous assurez que rien ne vient derrière nous, dit-elle aux deux hommes de la bande.

Il faisait plus clair une fois revenu dans la salle à manger qui jouxtait la cuisine alors cela ferait double emploi : ils verraient mieux et auraient un angle de tir parfait si les cinglés cherchaient à les poursuivre. Ils passeraient forcément par la porte et seraient des proies faciles pour leurs revolvers. Assurant la couverture, la quarantenaire plomba les ombres jusqu’à ce que tout le monde, et notamment Joann qui était à moitié sonnée, ait pu se sortir de la pièce. Elle avait cru entendre un grognement étouffé parmi toutes ses tentatives mais impossible de confirmer qu’elle avait bien touché quelqu’un. Là où les clients prenaient autrefois leur repas, les grandes fenêtres, bien que crasseuses, autorisaient la lumière du jour à se déverser en abondance. Ils étaient cinq, donc assez pour couvrir 360° autour d’eux. Possible de les submerger mais pas de les surprendre.

- On en a besoin que d’un, rappela-t-elle pour signifier que tous les autres pouvaient être abattus.

Comme l’avait si bien dit Valentine, ces sauvages ne semblaient pas être là pour faire la conversation mais en même temps, June les imaginait mal prendre le temps de torturer des gens pour les pendre dans l’entrée. Vu leur comportement, ce n’était pas le genre de la maison ; alors elle voulait avoir des réponses. Peut-être ces fous n’étaient pas les seuls dangers dans le coin. Mais dans tous les cas… ils étaient perdus bien trop loin pour que la civilisation puisse les sauver.


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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Dim 4 Nov 2018 - 19:08
Après s'être enfin remise de ses émotions, la jeune française put prendre une longue respiration avant de se redresser. Elle allait devoir attendre le retour au camp pour que le reste du sang qui avait taché son visage et ses vêtements disparaisse.  Elle put réellement se remettre en marche et se concentrer sur la tâche qui s’annonçait devant eux quand elle sentit son pour se remettre à un rythme normal. Pourtant, le lieu ne lui annonçait pas de trouvaille extraordinaire, corne d’abondance insoupçonnée qui sommeillait de l’autre côté de leur camp, non, tout ceci n’était qu’un hôtel en perdition face à la cruauté du temps qui petit à petit rongeait l’humanité qui un jour avait habité ce lieu de passage. Valentine leva la tête et emboîta la marche. Avancer, de toute manière, regarder en arrière n’avait jamais rendu service à qui que ce soit.

C’est dans la cuisine de l’hôtel que le groupe arrive. L’endroit qui avait sûrement été rutilant, avait pris un sacré coup de vieux et de crasse, de la végétation poussait là elle le pouvait et le voulait, et certains reste de vie avait pourri dans les casseroles, étrange était l’image qui se dessinait devant elle, mais ils ne pouvaient pas passer à côté de l’aubaine de se trouver dans les cuisines d’une établissement comme celui ci, sans chercher à voir s’il ne restait rien dans les réserves. Valentine ne se tenterait certainement pas à ouvrir la chambre froide, elle n’osait imaginer le cauchemar que cela pouvait renfermer. Mais il fallait se rendre désormais à l’évidence que peu importe ce qui avait attaqué la française ne les laisserait pas tranquille. Le silence était pesant tant le moindre éclat de métal pouvait se transformer en une menace.

Ces silhouettes connaissent le lieu bien mieux qu’eux. Comme il avait été présomptueux de croire qu’ils pourraient entrer et sortir sans avoir le moindre accroc. Valentine blâma son hubris. Concentrée, le nouvel objectif était donc d’en … « capturer » un. Et la jeune française n’était pas certaine de savoir à quoi cela pourrait bien servir. Connaître son ennemi ? Encore faudrait-il qu’il veuille se faire connaître ce fameux ennemi. Valentine marche, évitant les morceaux de verres et tout ce qui traînait dans cette maudite cuisine, là où les ombres dansaient.  « Atten..tion.. !» fit-elle en évitant l’armoire par un bon en arrière qui l’étonnait elle même. Décidément… Seulement le bruit sourd d’un coup lui fit tourner la tête pour voir Joann prendre un coup d’un violence incroyable. Valentine lève son arme, et se tirera pas sans lumière ni sans vision claire de la menace. Trop nombreux, elle en comptait sept .. ou huit, ou bien plus, les choses n’étaient pas aussi évidente que l’on pouvait le croire. Valentine se met donc à tirer, tirer pour blesser donc, tirer pour tuer dans le dernier recours. Mais elle ne mourrait pas pour assouvir les curiosités bien ou mal placées. Tout ce l’intéressait c’était rentrer en un seul morceau avec de quoi planter dans son sac si jamais cette foutue mission voulait bien arrêter de se la jouer films d’horreur.  Elle tire dans les silhouettes, essayant de ne pas gaspiller les balles. Elle se rapproche doucement, avec minutie tirant à la seconde où elle sentait son poil s’hérisser. de Joann. « Joann … Tu m’entends ? Ça va ?»

Spoiler:
 



    l'apocalypse
    APOCALYPSE [əˈpɒkəlɪps] n.f 1. an event involving destruction or damage on a catastrophic scale. 2. the complete final destruction of the world, as described in the biblical book of Revelation.
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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Mer 14 Nov 2018 - 16:00
Jour de Colonisateurs


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Silence pesant, macabre comme d'accoutumé. Rien de surprenant en un sens, c'était juste une cuisine post apocalyptique où l'odeur de putréfaction régnait en impératrice. Viandes avariées, légumes bien entamés par la moisissure. Charmant petit cliché, enfin, ajouter à celui-ci quelques ombres vives qui dansaient sur les parois et ce fut subitement bien moins sympathique. Cain n'eut quasiment rien le temps de faire, ni même de reculer vraiment sous les conseils de la rouquine, déjà à viser ces saloperies de types qui, bien que ravagés par la folie, étaient plus qu'agiles. Un fracas monstre résonna suite à la chute d'une armoire et là, un coup brutal contre sa tempe la cloua au sol. Merde.... La Canadienne battit mollement des cils, peinant à faire le point sur ce qui se tramait encore autour d'elle. Elle vit plusieurs paires de godasses, plusieurs mouvements vifs, saccadés, et n'entendait qu'un sifflement strident. Le choc sans doute.

Faiblement, la brune ancra les ongles aux joints du carrelage et se tira tout aussi péniblement vers le repli de ses alliés... Impossible de se redresser pour l'instant. Rien que le simple fait de penser lui faisait un mal de chien et l'escort-girl n'eut pas de mal à comprendre la raison de cette douleur soudaine. Un liquide chaud et visqueux s'écoulait de sa tempe, filait le rebondit de sa pommette pour mieux s'écouler, au goutte à goutte, contre la faïence sur laquelle elle était étalée. Les muscles de ses bras ne répondaient vraisemblablement plus correctement, néanmoins elle usa de ses dernières forces pour coller le dos contre la parois, qui jouxtait cette putain de cuisine, avant de fermer les yeux jusqu'à entendre le timbre de la Française plus qu'elle n'entendit les réclamations de Phelbs au sujet de ces enfoirés de parasites.

Si la trentenaire avait désire d’ouvrir la bouche, pour répondre à la benjamine de l'équipe, la connexion geste/cerveau se faisait pas vraiment comme d'ordinaire. Tout ce qui fila ses pétales fut une sorte de grognement indiquant clairement qu'elle allait pas bien. Mais qu'ils avancent au pire des cas, Gladstone le toutou à sa mémère n'avait qu'à lui tenir compagnie le temps qu'ils puissent chopper l'un de ces sales connards pour le faire parler, obtenir des infos. Là, dans son état, presque nauséeuse, Cain pouvait pas faire grand chose pour leur venir en aide.

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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Jeu 22 Nov 2018 - 7:44
Le hurlement des détonations enflammèrent l’atmosphère. Comme anticipé, les silhouettes se succédèrent pour tomber une à une sous les balles des survivants de Fort Ward. Les deux derniers, visiblement conscients qu’ils risquaient le même sort que leurs congénères, durent être tirés de la cuisine par la peau du cou. L’un se débattit férocement et reçu deux impacts dans la poitrine pour l’empêcher d’arracher les yeux de Dwayne à mains nues. L’autre fut jeté à genou dans la salle à manger, surplomber par plusieurs canons de 9 mm, dont celui de June qui demanda froidement :

- Que s'est-il passé ici ?

Silence. Puis des gémissements inintelligibles. L’interrogé semblait véritablement fou et malade. Là où sa peau n’était pas couverte d’une substance non identifiable, elle purulait d’une éruption cutanée hideuse. Ses yeux exorbités se levèrent pour observer chacun des protagonistes, il se mit à grelotter, mais ouvrit la bouche sans prononcer le moindre son.

- Que s'est-il passé ici ? Répéta l’avocate, qui a pendu les gens dans le hall ?
- Non-non-non-non-non…, souffla finalement le sauvage en secouant la tête frénétiquement, non-non-non-non… ils n’ont pas de visage… ils n’ont pas de visage ! ILS N’ONT PAS DE VI-BLAM.

Une balle en pleine tête pour interrompre la crise de démence qui commençait. June darda brièvement ses prunelles sur le corps aliéné qu’elle venait d’abattre puis s’en détourna. Il n’y avait visiblement rien à en tirer, ils devraient se débrouiller tout seul. L’écho des armes à feu semblait encore faire vibrer l’air frais de la fin d’hiver.

- On a plus rien à faire ici.

Les quinze minutes dont elle avait parlé étaient écoulées. S’enfoncer ou s’attarder d’avantage augmentait simplement les risques qu’un autre désagrément leur tombe dessus. Littéralement, quand on pensait à l’armoire qui avait failli les écraser. S’assurant d’un bref coup d’œil que Joann reprenait bien ses esprits, la rouquine précéda tout le petit groupe jusqu’à l’entrée. Gladstone sortit de sa planque, arme au poing, sur le qui-vive depuis qu’il avait entendu les séries de déflagration.

- Qu’est-ce qui s’est passé ?!
- Des survivants. On ne pouvait plus rien faire pour eux, informa June avec une distance laconique, ils étaient malades.

Une première escale purement inutile donc. Le mystère restait entier sur ce qui avait bien pu se passer ici mais la quarantenaire n’était pas venue jouer à Shelock Holmes, elle était là pour faire du repérage. Leur plan de départ constituait à pousser jusqu’au centre-ville, il ne leur restait plus qu’à l’appliquer. Ils avaient encore tout le reste de la journée pour que cette entreprise ne soit pas entièrement à perte.


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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Mar 27 Nov 2018 - 21:47
Était-ce ce que devenait certains ? Des animaux sans repères, in-foutu-capable de reconnaître le bon du mauvais, le vivant du mort, le nord du sud, la faim de la soif, il n’y avait plus rien. Peut être même, sûrement, étaient-ils comme ces infectés, incapables de réfléchir, ne répondant qu’à des besoins primaires et basiques. Valentine comprenait maintenant, elle comprenait ce qu’était l’extérieur, et les conséquences. Les insomnies, l’incapacité de baisser la garde ne serait-ce que pour quelques secondes. Cet état de tension dans lequel elle se trouvait, ils l’avaient vécu pendant des années, se raccrochant certainement à une petite once d’humanité, avant de simplement tout lâché pour devenir ça. Elle n’avait ni pitié, ni réelle compassion, tout ce qu’elle voyait c’était le contact d’une humanité qui s’est abandonnée à la folie. Et ce constat la confortait dans la défense du camp, et de quiconque oserait se mettre en travers du camp et de sa survie. Elle l’avait toujours accepté, acceptant même de fermer les yeux sur certaines choses qu’elle estimait immorales, mais c’était ainsi.

Elle regardait Joann qui restait muette. La jeune française, se rapproche un peu plus, s’en rendant compte de la plaie à la tempe de Joann qui toujours demeurait silencieuse. « Faut pas rester là, Joann. » fit-elle rapidement en sortant de son sac un large morceau de tissu blanc, plus proche du torchons que d’une compresse, mais elle devra faire avec.  Un morceau qui à la base lui servait dans le cas où elle trouvait de quoi faire de nouvelles plantations à conserver les graines et tout ce qui pouvait avoir de la valeur dans son jardin, et dans le cas présent, conserver le sang de Joann à l’intérieur de sa tête et non pas à l’extérieur. Elle plaque le tissu, sur la tempe de Joann, avant de lui attraper le bras pour l’aider à se soulever. Valentine n’était pas des plus robustes, il faudrait donc l’aider un peu. « Autant que tu meurs de dysenterie plutôt que d’un coup de fer à repasser non ? Tu peux marcher ? » ajouta-t-elle non sans pouvoir s’empêcher un léger rire.

Elle n’avait pas vraiment suivi ce qui s’était passé, mais la déflagration d’une arme à feu la fit très vite reprendre le cours de l’action. Elle dresse sa tête, voyant ce qui ressemblait à un homme mais qui ne l’était pas, tomber de tout son poids mort sur le sol alors que June l’abattait froidement. C’était ainsi. « Il faut que Joann reprenne ses esprits avant qu’on continue à avancer. Avec ce qui vient de se passer, on ne peut pas se permettre une arme en moins. Les coups de feux ont du attirer quelques infectés..» déclara t-elle en regardant le cadavre qui était par terre, et en sachant aussi qu’elle ne se considérait clairement pas comme elle même particulièrement incroyable en tant que main armée.



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