The Walking Dead RPG

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- Jour de colonisateurs -
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Mer 17 Oct 2018 - 20:08
Jour de Colonisateurs


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Enfin les deux autres se ramenaient bien, mais vu la tête du chef des opérations, la trentenaire ne put que froncer les sourcils. Du sang... frais. Elle jeta une œillade vers l'endroit d'où revenait le duo. Une personne mouais, ce pouvait être une bestiole aussi, enfin, déjà la troupe reprenait du service et se dirigeait vers le palace en ruine. Lierre et végétaux ne faisaient plus qu'un avec la structure, une mutation du bitume en somme et Cain n'y prêtait plus attention depuis le temps. Prenant garde aux bris de verre du sas en lambeaux, elle enjamba la structure à la suite de Dwayne puis logea un bras devant ses voies respiratoires à peine l'odeur âpre de la mort lui caressa les narines. Déjà sa torche balayait le décor, du bordel ça et là. Un instant elle se serait crue de nouveau dans les entrailles de cette clinique de cinglés et le visage de Swann lui péta au crâne. Merde jura-t-elle mentalement, un frisson désagréable lui agitant les épaules, avant de froncer les sourcils quant à la tête que tirait Phelbs subitement. La Française en fut victime elle aussi, cependant lorsqu'elle braqua les prunelles dans la direction qu'avaient pris les leurs, Cain roula des yeux. La scène était horrible certes, pour autant elle avait déjà vu de sales choses dans son existence, et bien que les trois pendus furent effrayant, comme le leur demandaient les écriteaux, la trentenaire ne songea plus qu'à une chose qui se répercuta rapidement dans chacun des recoins de sa mémoire. Encore des illuminés, gelés du bulbe et compagnie.

- Su-per Soupira-t-elle avant de s'approcher, avec mesure, pour dépeindre les cadavres d'un peu plus près.

Plus de globes oculaires, le sang noirci aux plaies, marques bleuâtres presque noires... Si elle avait pas était pote avec Davis elle n'aurait rien trouvé à redire mais là. C'était pire que ce qu'elle avait pu capturer dans la chapelle d'un hôpital investi par des enflures que Donovan et son équipe avaient tué jusqu'au dernier. Les yeux fixes sur les dépouilles, Joann fronça les sourcils, laissant défiler le film en noir et blanc de cette expédition avec Maverick, Rogers et lui. Il avait pris une balle parce que bien que précautionneux, Stanley ne l'avait pas écouté concernant ses suspicions au sujet des lieux. Après ça le jeune militaire en voulait à son ex chef pour Casey et ce qu'il avait enduré le 12 Novembre... Il aurait dû songer aux mauvaises décisions ou au peu d'écoute qu'il avait eu pour ses pions ce fameux jour. Elle ne lui en avait pas tenu rigueur, ne nourrissait aucune rancune envers lui et ce malgré ce qui c'était produit ensuite avec Blackmore. Peut-être aurait-elle dû lui faire porter le chapeau pour sa mort. Perdue dans ses pensées, au visage déchiqueté du jeune homme qui lui revenait comme une gifle en pleine gueule, une lame en plein cœur, Cain revint doucement à elle en entendant la plus jeune de l'équipe.

- L'jour où ces connes d'blattes pigeront qu'elles ont des pouces opposables là, on pourra douter sur l'principe. Dwayne se marra légèrement mais elle le cingla du regard avant d'aviser Gladstone. Il allait encore attendre que la rouquine donne son accord ou un truc du genre ? Rien à foutre, puisqu'il était pas foutu d'assumer et de porter ses couilles de soldat, la brune ouvrit la bouche. Vaut mieux visiter l'bas avant, pas s'éparpiller, deux équipes de deux ? On a les talkie pour s'tenir au jus. Dégageant de la zone des pendus, elle laissa filer le faisceau de torche dans la direction des murs pour mieux sourire en capturant les contours poussiéreux de ce qu'ils cherchaient. Sans cérémonie, la Canadienne agrippa le canif accroché à la ceinture de Spencer et s'approcha du plexi. Un coup de manche et le plan était visible, plus qu'à dégager les vis pour l'embarquer au besoin. A moins qu'on r'brousse chemin, à vous d'voir Phelbs. Dans son cas, la brune estimait qu'ils avaient pas fait le déplacement pour que-dalle et que si une bande de cons s'était faite chier à tenter de foutre la trouille à de potentiels visiteurs, c'était qu'il y avait sans doute quelque chose à protéger. S'il y a des gens ici, c'pas des rigolos, vaut peut-être mieux prévenir que guérir. La rouquine comprendrait l'allusion, bien que froide, son cerveau lui, fonctionnait mieux que d'autres.

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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Mer 17 Oct 2018 - 22:22
Sur le coup, la rouquine ne répondit pas à la question de l’horticultrice. Elle avait cru voir quelque chose mais n’était sûr de rien. Passée l’étonnement devant une telle barbarie, son naturelle glacial reprenait le dessus. Ils étaient les représentants d’un groupe qui avait certainement accompli plus que tous les autres survivants de l’état, ils n’allaient pas s’enfuirent la queue entre les jambes à cause d’une mise en scène macabre. Lentement, elle analysait les lieux, ses yeux émeraudes découpant le hall au scalpel. Les fenêtres avaient été barricadées de ce qu’elle pouvait voir de la salle de déjeuner, les fauteuils d’attente avait été déplacés…

- On ne part pas, déclara-t-elle calmement mais fermement, ce sont des épouvantails. Les gens qui ont fait ça veulent qu’on ait peur, supposa l’avocate en s’attardant de nouveau sur les cadavres mutilés, je pense qu’un groupe habitait ici.

Ils avaient vraisemblablement fait une mauvaise rencontre. Les morts dataient mais les responsables étaient-ils toujours dans le coin ? Profitaient-ils de l’effroi que pouvait provoquer leurs mises en garde pour tomber sur leurs victimes ? Si tel était le cas, alors ils étaient déjà pris au piège. Dans tous les cas, les chances de trouver de quoi remplir leurs sacs venaient de baisser drastiquement mais une part de fierté empêchait June de rebrousser chemin maintenant. Et puis, il ne fallait pas que leur moral se laisse entamer par de telles horreurs, sinon ils se cacheraient de tout. Ils étaient de ceux qui conquéraient, pas de ceux qui s’éclipsaient.

- On va commencer par fouiller le rez-de-chaussée, décida-t-elle après avoir approuvé d’un hochement de tête l’initiative de Joann pour récupérer le plan, Aaron, vous restez ici dans un angle où on ne peut pas vous voir depuis l’entrée. Si quelqu’un rentre, vous nous prévenez immédiatement et vous n’engagez rien d’hostile si ce n’est pas nécessaire. Les autres, avez moi : on ne se sépare pas, elle se tourna alors vers Valentine qui avait manifesté son souhait de ne pas rencontrer les locaux, je ne sais pas ce que j’ai vu, on ne peut pas se défiler pour des ombres sur les fenêtres et des cadavres pendus. On inspecte le bas, on voit selon ce qu’on trouve si ça vaut la peine de continuer ou si on passe à autre chose.

Se diviser dans un lieu potentiellement hostile, c’était autant de chance de se faire surprendre qu’il y avait de groupe. Cinq paires d’yeux ne seraient pas de trop pour se couvrir mutuellement et quant à Gladstone, c’était un ancien marine. Il devait parfaitement savoir quoi faire une fois seul dans ce genre de situation pour ne pas se faire repérer ; June ne s’inquiétait pas pour lui. Elle fit alors un signe de tête pour dire qu’ils embarquaient le plan et se mettaient en mouvement !


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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Dim 21 Oct 2018 - 15:10


INTERVENTION DU MJ
Lumière tamisée, seuls les rayons de soleil provenant de l'entrée viennent s'écraser sur le sol poussiéreux du hall d'entrée de l'hôtel. Vous avez décidé de ne pas vous séparer, laissant seulement Gladstone derrière, après tout il saura se débrouiller n'est-ce pas ? Le militaire est aux aguets alors que vous vous peaufinez votre plan et resserrez les rangs.

L'endroit est d'un calme macabre qui ne fait que renforcer l'effroi de la scène découverte à l'entrée. Son regard froid scanne la zone, Gladstone est un homme de terrain, entraîné, et quand il capte un mouvement, comme celui d'une silhouette qui se déplacerait parmi les ombres, le faisceau de sa lampe l'éclaire aussitôt. Rien. L'homme souffle, retrouvant sa posture d'attente, au garde à vous, surveillant les alentours pendant que vous autres, vous cinq, vous enfoncez dans les entrailles de l'hôtel.

Vous passez près de la salle de déjeuner, et si l'endroit semble calme, ce n'est bien qu'une impression car surgissant de la pénombre, c'est une forme en mouvement qui se jette sur Valentine pour la mettre au sol. Mort ? Vivant ? La créature semble enragée, prête à dévorer la pauvre horticultrice.

Lancez chacune un dé simple, si la somme de vos trois dés vaut plus de 10, Dwayne est suffisamment rapide pour loger une balle dans le crâne de la créature, une gerbe de sang teintant le visage de Valentine. Sinon, elle sera griffée au visage par l'individu avant que vous ne parveniez à neutraliser l'agresseur, constatant heureusement qu'il s'agissait d'un vivant. Un vivant, mais un être rendu fou, par quoi ? Par qui ?

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Valentine V. James
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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Dim 21 Oct 2018 - 22:42
Valentine se rendit vite compte qu’ils semblaient tous habitués à ce genre de scène. Que personne ne semblait être réellement choquée. Et c’est à se moment là qu’elle s’était retrouvé par au terrible constat que d’une certaine manière elle n’avait jamais fait qu’être protégée que ce soit pas son père ou par les murs. Peut être était-elle un peu due avec elle même. Tout ce qu’elle se disait c’est qu’elle refusait catégoriquement de s’habituer aux horreurs de l’humanité tordue par la fin des temps et le manque de sécurité. Elle les regardait pendre, comme des décorations funestes qui n’annonçait rien qui vaille. Personne ne semblait voir rebrousser chemin, ils avaient fait le chemin, alors autant continuer. Les épouvantails ne feraient donc pas fuir. Elle ne savait pas bien ce que cela disait sur eux.

Des ombres, ce n’étaient peut être rien. Et pourtant, ça pouvait être tout. Valentine restait silencieuse. Elle n’avait pas envie de savoir ce qui se cachait derrière ces fameux épouvantails, une création avait toujours un créateur et dans le cas actuel, elle n’était pas spécialement encline à devenir amatrice d’art. Valentine avait survécu en évitant de se mettre dans ce genre de situations, loin d’être un casse cou, elle ne pouvait que suivre, en restant sur ses gardes et ne pas se laisser empreinte à la nervosité de ce spectacle qui avait eu plus de pouvoir sur elle qu’elle ne voudrait bien l’admettre. Mais elle hoche la tête, ils avaient fait le chemin, alors autant continuer. Elle pouvait accepter. Comprendre était une tout autre affaire. Au moins ils ne se séparaient pas, elle n’aurait certainement pas voulu bouger s’il avait fait des groupes. Elle refusaient catégoriquement d’être un de ces protagonistes de série B américaine qui se séparent pour couvrir plus de terrain, un acte qui n’avait que d’accélérer la perte des personnages secondaires. Elle ne dit et avance, regardant autour d’elle, armée, et assez alerte pour se remettre de ses émotions et continuer leur progression.

Le groupe s’enfonce dans l’hôtel. Les pas font écho dans les couloirs vides. Le lieu portait les marques du temps et de l’oubli. Quand l’humanité ne s’occupait que de sa survie et pas de vivre, voilà ce qui arrivait. Très vite, Valentine allait être ramenée sur terre. Elle n’avait pas eu le temps d’essayer de se défendre que l’ombre fonça sur elle, la faisant basculer en arrière, la panique vite l’empare. Elle ne connait pas cette sorte d’assaillant, trop rapide, trop enragée, l’infecté avait la nonchalance de la mort, celui là, la folie de la vie. Le crâne explose sous ses yeux, tout était allé à une vitesse, un mort ne saigne pas, et pourtant la voilà baptisée. Elle pousse de toute ses forces le poids mort, et dans un geste rageur et terrifiée efface le sang qu’elle avait dans les yeux et crache le peu qu’elle avait dans la bouche, dégoutée. Elle avait la nausée. « Il n’est pas infectés.  Le sang est frais … regardez, il est .. il n’est pas infecté. » Elle était restée au sol, regardant, le cadavre devant elle. La rage, on aurait du la rage, comme celle que l’on voit dans les films qui exagère le trait, était-ce donc de cela que les épouvantails les prévenait ? Que quelque chose ne tournait pas ronds dans ce lieu.  « Merci.. » fit-elle en essayant se de relever regardant Gladstone qui venait de lui éviter une morsure, où peut importe ce que cet individu avait en tête.  Elle prit une longue respiration, puis une seconde. « Je vais finir par avoir ma dose.. Donnez moi une minute .. Le temps de ... putain.. » lâcha t-elle en français. Frayeur, une depuis longtemps. Très longtemps.



    l'apocalypse
    APOCALYPSE [əˈpɒkəlɪps] n.f 1. an event involving destruction or damage on a catastrophic scale. 2. the complete final destruction of the world, as described in the biblical book of Revelation.
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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Mar 23 Oct 2018 - 19:42
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Rez de chaussée donc, bien, au moins leur Leader avait pas l’intention de repartir vers le zodiac, un bon point, car clairement s'être tapé des bornes, avoir bravé la brume et la fraîcheur automnale, autant qu'avoir dépensé du carburant pour rien l'aurait rembruni. Sans cérémonie, elle extirpa la lame du canif et vira les quatre vis pour extirper le plan de son présentoir. Ça servirait, mieux valait savoir où aller dans ce genre d'endroit, ce qu'ils n'avaient  pas non plus fait dans cette clinique finalement. Peut-être que s'ils n'y étaient pas allés à l'aveuglette, ou au petit bonheur la chance comme on le disait, Swann n'aurait pas pris une saloperie de balle dans l'épaule. Enfin, l'heure n'était pas à la réflexion, et bien que la fresque dans le hall prêtait à songer à ce qu'elle avait vécu dans cet hôpital, ça n'avait sûrement aucun rapport avec les cons d'hérétiques. Floyd lui avait dit qu'il n'en restait plus un seul, l'étudiant tout autant... Alors là, c'était autre chose, des amateurs d'épouvantes, des fans de la fête des morts peut-être ? Ironie certes, elle lui en arracha un rictus, néanmoins la Canadienne troqua sa lame au profit de sa carabine. Mieux valait être parée, si un ramassis de cinglés, capables de mettre au point pareille déco dans le but d'effrayer les voyageurs, leur tombait dessus.  

Pas de groupes distincts, là encore, il serait sans doute plus simple de voir venir, ils couvriraient certes moins de terrain, perdrait sans doute un temps précieux, mais leurs existences ne valaient elles pas mieux que quelques minutes ? Peu importait, si elle avait pris les devants de Gladstone, ce n'était que pour faire réagir Phelbs au plus vite, pas pour s'improviser chef d'expédition. C'était pas son rôle et elle s'en satisfaisait, car quand elle pensait au tatoué, qui parfois devait s'emmerder copieux dans un bureau à superviser des sorties sans pouvoir y participer, y avait de quoi virer copieux. Peut-être pour tuer le temps qu'il la collait toujours dans des groupes qui lui plaisaient pas.

La trentenaire emboîta donc le pas, fermant la marche, Dwayne en tête de file avec le civil amené avec eux. Une fois encore, elle avait pas retenu son nom. Mais aussi alerte fussent-il tous, ce qui se produisit au détour d'un couloir fut trop vif, même pour elle, qui ne vit que la Française se faire happer par une masse sombre et assez vive. Merde. Scène trop rapide, mouvements saccadés et brouillons, de sa position elle ne put que pointer le canon de la Winchester dans la direction de la brunette mais sans encore tirer. Elle pouvait certes, mais sans doute ne toucherait-elle pas que l'assaillant.

Blam ! En un mouvement de cils, Joann captura le filet de fumée qui s'échappait du flingue de Spencer. La dépouille roula près du flanc de la jeune femme encore au sol, et la constellation de sang sur ses traits invita Cain à la toiser, d'un air perplexe, avant de loger la rangers dans le bide de la dépouille pour la retourner puis s'assurer des dires de la petite. Pas qu'elle l'imaginait mentir mais, quand on croyait que ce qu'on voyait, difficile de faire aveuglément confiance à des personnes dont on ne connaissait rien, ou peu de choses. Main tendue vers Valentine, la brune lui laissa l'occasion de la saisir pour se remettre sur ses jambes puis se pencha sur le cadavre afin de lui faire les poches. Bien humain oui, au moins il ne muterait pas avec la bastos qu'il avait pris dans la cafetière. Rien dans les poches de chemise, en revanche, en fouillant cette dernière, Cain vit briller un trousseau à la chaîne noircie autour de son cou. Sans douceur, elle priva le cadavre de son pendentif et l'observa aux yeux de tous.

- On va trouver des portes closes …. mais on a d'quoi les déverrouiller. Annonça la Canadienne en balançant les clés entre les paumes de la rouquine. Ça fait toujours cet effet là les premières fois, tu t'habitueras. Reprit-elle, sans méchanceté, à l'attention de la Française qui venait de quémander une pause.

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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Mer 24 Oct 2018 - 18:49
L’endroit était lugubre. Même en pleine journée, c’était comme si l’horreur du hall avait figé l’hôtel dans une couche de givre. Par terre, d’autres traces de sang, des éclaboussures, séchées depuis longtemps. Quoiqu’il se soit passé ici, ça avait été une boucherie. Le petit groupe venait de passer la salle à manger lorsqu’une ombre fondit sur la française. Instinctivement, June pointa son arme dans la direction de la chose qui les agressait, sauf qu’elle se retint à un cheveu de presser la gâchette : elle risquait de toucher Valentine.

Dwayne fut le plus avisé et fit exploser sans autre forme de procès le crâne de ce qui était visiblement un être vivant. Ou en tout cas, une créature sauvage qui avait dû être humaine un jour. Le sang froid habituel de l’avocate lui permit d’immédiatement jeter un coup d’œil circulaire, dans le cas où il y en aurait d’autres, mais elle mentirait en disant qu’elle n’avait pas ressenti un frisson désagréable. A ses yeux, tous les éléments de cette équipe étaient remplaçables sauf l’horticultrice.

Hoven, le civil qui en était à sa première expérience à l’extérieur, n’en menait pas large. Il était livide, estomaqué, tout le contraire de Joann qui arracha une clef du cou de leur victime pour la lui confier. La rouquine étudia un instant les traits de la dépouille, déformés pat la démence et cristallisés par la mort. Sa peau était couverte de vieilles croûtes à moitié infectées, peut-être des marques de torture. Est-ce que les auteurs des pendus avaient sciemment laissé des survivants ? S’était-il échappé ? Etait-ce le coupable qui avait perdu la raison ?

- On ne va pas traîner, réaffirma June non sans l’arrière pensée pessimiste qu’ils ne trouveraient rien ici, on va voir dans la réserve de la cuisine et dans l’armoire de premier secours, ensuite on s’en va. Quinze minutes maximum.

Très certainement inutile de s’attarder plus, à moins qu’ils ne fassent une découverte absolument renversante. Laissant les autres se remettre en marche les premiers, elle se glissa aux côtés de Valentine qui avait demandé à pouvoir reprendre ses esprits. La minute n’était peut-être pas entièrement écoulé mais la quarantenaire avait un sale pressentiment qui ne cessait ne grandir à propos de cet endroit.

- Ça va aller ? Demanda-t-elle en français.

Elle ne dirait rien de plus parce que la jeune femme avait entendu les consignes et qu’elle n’aimerait sans doute pas être pouponnée. Ce n’était de toute façon pas le genre de June, même si elle l’estimait beaucoup. Tous étaient là en toute conscience des risques alors il feraient de leur mieux et quitteraient cet endroit pour continuer à explorer l’île ; ce n’était que le début de leur journée.

- Si une autre de ces… personnes nous attaque, on essaye de le neutraliser sans le tuer, un interrogatoire pouvait valoir mieux que des hordes de suppositions.


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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Ven 26 Oct 2018 - 22:27
Ce n’était pas la première fois qu’elle se faisait assaillir. Ici, les intentions étaient différentes, mais le résultat toujours le même, du sang sur son visage. Mais cette fois ci, pas de stigmates qu’elle porte encore aujourd’hui dans le creux de ses mains. Non, ce n’était pas la première fois. Peu importe l’état psychologique de l’assaillant, ce n’était pas la question. L’intention de Joann n’était pas mauvaise, mais comme Valentine se le disait, les deux femmes ne se connaissaient pas, et la française ne connaissait pas le passé de l’américaine, et vice versa. Elle trouvait sa remarque déplacée, mais n’en prit pas note. N’acceptant pourtant pas que Joann la considère comme une demoiselle en détresse. Elle n’avait, certes, pas l’expérience militaire, ou toute autre forme de combat, mais elle avait survécu, et aussi longtemps qu’elle. Portant, elle aussi les stigmates de la perte aussi bien physique que psychologique. Elle n’avait pas l’impression d’abuser en demandant quelques minutes, elle se redresse un peu, d’un geste sec tente d’essuyer le sang qu’elle avait encore sur le visage, en vain. Elle hoche la tête en direction de Joann, sans dire un mot.

Elle était consciente des risques quand elle avait accepté de venir. Mais forcément, elle restait profondément humaine face à une attaque en traître, et elle s’était empâtée dans sa routine dans le confort des murs, et elle supportait cette idée de moins en moins, parfaitement consciente de la situation à l’extérieur des murs. « Oui, ça va. » fit-elle en anglais. Dans son ton de l’orgueil blessé, elle n’était pas une femme fragile, ou faible, mais personne ne lui avait jamais demandé de devenir une guerrière amazone prête à faire exploser des cervelles.  Elle ne voulait pas être un poids pour le reste de l’équipe. Elle avait toujours réussi à balancer son manque de force brute par son intellect, ce n’était pas maintenant qu’elle devait laissé son esprit flancher. Elle ferme les yeux pendant quelques secondes, prenant une longue inspiration. Elle ne voyait pas l’intérêt de capturer l’un de ces individus, qui clairement n’était pas là pour faire la conversation. « Ils ont tout de même prouvé qu’il n’était pas là pour faire la conversation.. » fit-elle en retirant ce qu’elle suspectait être un bout de chair, et dans le pire des cas un bout de cervelle qui avait réussi à trouver un abri dans un des pli de sa veste. De toute manière, maintenant, il ne pouvait plus faire marche arrière, il était entré dans le labyrinthe, et c’était donc avec cette nouvelle clef récupérée qu’ils allaient s’y enfoncer encore plus semblait-il.

Dans ces cas là, autant avancer.



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