The Walking Dead RPG

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- Jour de colonisateurs -
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June D. Phelbs
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MessageSujet: Jour de colonisateurs   Mer 12 Sep 2018 - 12:36
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Ils étaient supposés être six ce matin. Gladstone, Spencer, Joann, Valentine, un civil du nom de Hoven et June elle-même. Elle avait été la première à saluer la jeune femme qui tenait l’inventaire de l’armurerie. A l’intérieur, la quarantenaire s’était consciencieusement équipée en gilet pare-balle, beretta, munitions, boots militaire puis avait attaché son fidèle couteau à sa ceinture. Elle sortit également de la réserve une veste kaki éraflée en plusieurs endroits, qui irait parfaitement avec son treillis qui avait connu bien des missions hostiles. Quand son équipe se présenta, elle était prête, droite, mains jointes dans le dos et cheveux impeccablement tirés en chignon. Elle pourrait presque avoir des airs de cheffe des armées si elle n’était pas si gracile.

- Bonjour, dit-elle une fois qu’ils furent tous rentrés, comme je l’ai expliqué à Floyd, nous n’avons pas à rougir de nos efforts pour moins dépendre du ravitaillement, petit coup d’œil à la française qui prenait son rôle très au sérieux, mais l’hiver va arriver et nous ne seront sans doute pas prêts d’ici là, elle marqua une brève pause avant de poursuivre sur le même timbre aseptisé, nous sommes obligés de toujours pousser plus loin pour moins de résultat. Ce n’est pas rentable, nous allons tenter autre chose, ses mains se dénouèrent finalement pour venir finalement guider ses propos – un de ces réflexes ineffaçables d’avocat, la Whidbey island. Comme la plupart des îles de la région, la population était moins dense avant l’épidémie et moins de survivants ont dû s’y rendre ensuite.

C’était une facette de l’hypothèse. L’autre option consistait à se dire que justement, puisqu’il s’agissait d'un vase clôt où personne ne pouvait y rentrer : par le même temps, personne ne pouvait en sortir. Il y avait bien possibilité de faire un détour par le nord mais à condition que le pont ait tenu le choc, cela demandait quand même une sacrée route en venant de – ou en allant vers – la métropole. Autrement dit, c’était quitte ou double, mais il n’avait pas beaucoup d’autres choix que de découvrir d’autres destinations.

- On va faire du repérage en accostant à Clinton, c’était la plus grosse commune au sud de l’île, ce qui voulait tout dire, on cherche tout ce qui sera denrées alimentaires et médicaments, principalement. Ça vous va ?

Pourquoi elle se joignait personnellement à l’aventure ? La réponse était simple : s’ils rencontraient d’autres communauté, comme ça avait été le cas quand ils avaient exploré l’est de Seattle, June voulait en être. Elle ne faisait confiance qu’en elle pour les premiers contacts partis de rien, afin de jauger l’autre et estimer s’ils pouvaient être utile, d’une manière ou d’une autre.


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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Mer 12 Sep 2018 - 20:29
Encore une fois, Valentine n’avait absolument aucune idée de la manière dont elle avait terminé dans cette situation. Elle commençait vraiment à se demander si elle n’avait pas quelques pulsions suicidaires, elle qui depuis ces dernières années n’avait fait que vivre une vie relativement paisible au rythme des saisons et des plantes qui pointaient le bout de leur nez. Il était vrai qu’elle avait voulu s’investir beaucoup plus dans la vie du groupe, mais elle commençait à se dire qu’il n’était pas spécialement logique de vouloir vivre et de partir à l’aventure avec quelques personnes triées sur le volet. Mais la voilà, beaucoup moins rigoureuse dans sa position que les autres. Tout ce qui lui passait par a tête c’était qu’elle avait certainement fait une énorme connerie, et qu’elle aurait du rester à la maison tranquillement pour arroser ses carottes et ses radis comme tous les matins. Mais non, c’était donc armée qu’elle passerait le plus clair de son temps.

En réalité, la véritable raison de sa venue venait directement de ses nouvelles responsabilités. Impossible pour elle de passer à côté d’une expédition. S’il était certain qu’ils y allaient pour du ravitaillement, la jeune française n’avait pas oublié de prendre son sac à dos, plusieurs sacs plastiques, et sa paire de gants, au cas où elle trouverait quelques choses d’interessant. Désormais il fallait qu’elle prenne toutes les opportunités de sorties si elle souhaitait trouver ce dont ils risquait d’avoir besoin. Elle s’était donc présentée à l’armurerie, les cheveux attachés, le visage frais, la veste en jean, ainsi qu’un legging. Valentine n’était pas une grande convaincue du pantalon treillis, qui certes solide, empêchait une certain nombre de mouvement, et la paire de chaussures de combat serrée et lassée qui ne l’a quittait que très rarement, et dont elle ne se passait pas quand elle sortait. Elle retira sa veste pour enfiler un gilet pare balle, et s’arma, gardant avec elle l’arme que son père lui avait donné ainsi que son couteau de chasse mais embarqua un fusil de chasse léger à six coups. Dans ses poches, elle fourra quelques munitions de plus et les ferma. Elle soupire, prends une grande respiration.

« Si je peux me permettre.. » commença t-elle en levant la main. « Si vous tombez sur quoique ce soit qui à un sachet pour planter. Je sais que c’est quelques chose que l’on peut trouver dans les supermarchés. La variété n’a aucune importance. » continua t—elle en faisant référence à la variété de sachets souvent de couleurs vertes qui abritaient de quoi planter plusieurs plants. « Plus nous avons de variétés plus nous avons des chances de ne plus avoir à sortir trop souvent pour ce genre d’expéditions de ravitaillement.. C’est tout. Merci. »

Alors, oui ça paraissait idiot. Mais si elle était la seule à avoir ces idées en tête, et la seule à récolter de quoi planter, ce n’était pas en hiver qu’ils auraient des résultats mais bien plus tard. Elle était désormais prête à partir. Elle ne savait pas dans quoi elle s’embarquait, la petite, mais maintenant que c’était signé, c’était signé. Elle confiait sa vie aux autres, elle détestait cela, mais ils confiaient aussi en retour, alors elle pouvait vivre avec.



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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Sam 15 Sep 2018 - 14:04
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Vaccin, remède, antidote... Depuis qu'on savait que l'autre gorille était immunisé contre le mal qui bouffait le monde, les civiles avaient que ces mots là à la bouche. Ils comptaient tous sur le pole scientifique et surtout sur Rence. Davis aurait du boulot, Cain le savait et malgré le deuil il n'avait aucune pause accordable à contrario d'elle qui avait pu prendre le temps de faire face à la mort de Blackmore. L'avantage de n'être rien sans doute, qui jusqu'ici ne l'avait pas fait chier une seconde mais qui, maintenant qu'elle n'avait plus rien sinon un gosse et un clebs à veiller - plus important néanmoins un œil à gardé sur son ami -, lui pesait comme si elle devenait l'une de ceux qu'elle ne pouvait pas encadrer de près ou de loin : les parasites inutiles, juste bons à chouiner. Enfin, ce qu'elle avait proposé à Phelbs, ce fameux jour où on imaginait le routier périr de la fièvre, n'était visiblement pas passé à la trappe. Quelques jours plus tôt la rouquine l'avait reçu pour préparer une expédition en vue de renflouer certains stocks malmenés par le naufrage de l'épave et son lot de passagers cadavériques, mais tout autant de quoi voir venir l'hiver et pouvoir fournir les labos en produits et autres ustensiles bien utiles à l'hypothétique élaboration de ce fameux vaccin.

Tim était à l'abris, le clebs avec, après tout le chien constituait une accroche pour le mioche quand elle n'était pas là. Quant à elle, Joann posait les yeux sur la rouquine tout en vérifiant ses armes et le reste. Elle serait pas la seule à veiller sur les miches de la cheffe et de la semeuse de graines qui les accompagnait. Il y avait l'un des gars qui portait le nom du clébard dans Sherlock Holmes, Dwayne le rouquin et un bleu dont elle ignorait le nom. En silence, ajustant simplement ses mitaines de cuir, la trentenaire assimila ce que leur servait l'avocate tirée à quatre épingles. Même là elle semblait perchée sur une estrade, aussi froide qu'une statue de givre et, malgré tout, il lui semblait bien plus simple de discuter avec qu'elle qu'avec Amrani dont le parler semblait sortir d'un vieux bouquin. Clairement Phelbs avait pas cette allure de Scarlett O'hara aux aboies, non, elle avait davantage l'allure d'un cyborg, assemblé pour faire face, que celle d'une fleur fragile qu'il fallait driver pour lui éviter de se faire déraciner.

Une île donc okay, ça se tenait puis elle était pas là pour discuter les ordres, plutôt pour parer à d’éventuelles merdes, pour se vider l'esprit autant que ça pourrait servir à leur communauté. Quant aux demandes de Valentine – si c'était bien là son prénom, après tout elle la connaissait pas plus que ça – Cain, en se redressant et en retroussant les manches de son cuir, ne put s'empêcher d'émettre un rictus. N'importe quoi à planter... Ça aurait plu à Floyd ça, ou à Rence si seulement ils tombaient sur les plants de fumette magique. Elle n'en pipa mot, se contentant d'opiner à ce que venait de demander Phelbs et d'anticiper la sortie vers les bagnoles.

- Okay, ça m'va, on peut y aller. Souffla-t-elle. Gladstone et son nom à coucher dehors superviserait. Ça l'emmerdait de faire équipe avec un semblant de chef qu'elle connaissait pas ou peu, mais bon, fallait bien le faire non ? Pour les plantes et semis d'acc, en r'vanche j'doute que les antibios poussent en pleine terre.

Une pique comme une autre, juste pour dire de.... Elle avait rien contre la brunette mais ça restait une nana, et les nanas, Cain avait toujours eu du mal avec elles. Pas besoin d'attendre d'avantage, la trentenaire emboîta le pas des autres, les yeux fixes sur les trois types, Dwayne qui faisait que parler, et les deux femmes qui faisaient parties du lot. Ce serait peut-être long, peut-être pas finalement. Si y avait bien un truc que la Canadienne pouvait pas reprocher à Phelbs, contrairement à Ela qu'elle soutenait malgré tout, c'était bien son implication. Pas le genre a boire le thé à l'écart pendant que les troufions s'emmerdaient à déblayer.

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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Dim 16 Sep 2018 - 0:02
June approuva d’un bref hochement de tête l’ajout aux consignes fait par la jeune française. Déjà, elle ne regrettait pas de l’avoir dans l’équipe du jour. A côté de cela, les quelques mots de la veuve Cain lui valurent d’être brièvement toisée par les orbes glaciales de l’avocate. Si c’était une remarque, elle était mal placée – si c’était une plaisanterie, elle n’était pas drôle. Qu’importe. En direction du quai aménagé pour le départ de leurs zodiacs, la rouquine ignorait les deux militaires en pleine discussion – ou du moins, c’était Dwayne qui prenait allègrement la tête de son aîné.

- Une envie de rompre tes habitudes ? Demanda-t-elle à Valentine quand elle l’eut rejoint à bord, on te voit de plus en plus à l’extérieur.

C’était un simple constat, sans aucune arrière-pensée. La quarantenaire n’observait pas une échelle de valeur où les personnes qui prenaient les risques hors du camp étaient forcément plus méritantes. Chaque son rôle, chacun ses compétences. Tant que la contribution à la communauté était réelle, il n’y avait rien à blâmer. Les anciens soldats n’avaient par exemple pas leur pareil pour gérer la présence des rôdeurs par exemple, mais ils ne sauraient ni cultiver comme l’horticultrice, ni remplacer Lawrence au laboratoire, ni gérer la vie courante d’un groupe aussi hétéroclite.

Une fois le bateau lancé sur la mer, June se félicita d’avoir pris un manteau avant de quitter les entrepôts d’équipement. L’air était bien plus froid que sur terre et l’humidité n’arrangeait rien. On sentait les dernières semaines de l’été, avec ses ciels gris et la pluie qui menaçait de tomber à tout moment. La petite escouade fendait les vagues, non sans apercevoir de temps à autre, flotter misérablement un cadavre. Ceux qui bougeaient encore tendaient vainement leurs bras d’où la peau se décollait des os vers les survivants.

- Est-ce que ce sera dangereux ? Demanda Hoven, qui ne put visiblement pas s’en empêcher.
- Tout est toujours dangereux, répondit sèchement l’avocate sans même le regarder.
- T’en fais pas, rassura Dwayne en donnant un coup de coude au civil tendu par sa première sortie, si tu meurs, dis-toi qu’tu l’auras fait en compagnie d’trois de nos plus belles plantes !

Le jeune homme se mit à pouffer et renchérit même d’un clin d’œil aux trois femmes qui les accompagnaient, sans vraiment se décourager devant les airs froids d’Aron Gladstone et de la rousse. Ça ne la flattait même pas alors à la place, elle se mit à fixer l’horizon gris métallisé. Les contours de l’île étaient à peine visibles à cause du temps couvert, une robe de brume qui lui donnait des airs mystérieux.


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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Dim 23 Sep 2018 - 0:20
« Tu pourras toujours te nourrir d’antibiotiques quand tu auras le scorbut Joann, ou tout autre maladie lié à ton régime alimentaire exemplaire. »

A bon entendeur. Une pique comme une autre, pour une femme qui avait certainement l’habitude qu’on ne lui réponde pas. Mais sa remarque si elle avait été constructive, Valentine ne l’aurait même pas relevé. il s’agissait d’une phrase qu’elle avait craché comme ça, en se croyant certainement très intelligente, et dans quel but ? Celui de se faire mousser par la gente masculine, ou de se mousser toute seule ? Grand bien lui fasse, mais Valentine n’était pas femme à se laisser faire piquer par une guêpe pareille. Et elle ne chercherait pas à l’appâter non plus, au vu de son attitude. Valentine la gratifia de son plus beau sourire, qui, traduit ressemblerait bien plus à un droit d’honneur qu’à un véritable sourire sincère. Ils pouvaient bien la prendre pour une folle, pour la perchée de service, en attendant, elle savait ce que faisait la malnutrition, et elle pouvait assurer Joann, qu’elle préférait mourir bouffer par des infectés que le scorbut ou de n’importe quelle autre maladie alimentaire.

Ce n’était pas une question de mettre les choses au clair, c’était une question de savoir si oui ou non, tout le monde appréciait de sortir risquer sa vie pour récupérer de quoi se nourrir, et pas forcément de la meilleure manière. Car, oui, ce qui s’était passé pour Clayton s’apparentait à ce qu’il y avait de plus proche d’un miracle. Mais vacciné ou non, une horde ne fait pas qu’infecter, elle dévore et dans le cas de Valentine, elle préférait mourir a un âge avancé. Et pas seulement parce qu’ils n’avaient pas été capable de limiter ce genre de sortie. Elle fut très vite ramené sur terre par les paroles de June, qui parlait de rompre les habitudes et du fait que l’on voyait Valentine de plus en plus à l’extérieur. Ce a quoi Valentine ne put qu’hocher la tête, en cherchant une réponse qui pourrait avoir du sens tant elle même se demandait ce qu’elle était venu faire dans cette galère. « Je n’ai pas encore tout à fait trouvé les raisons pour lesquelles je fais ça. Ça semble relativement.. contraire à mon caractère et mon instinct de survie.»

Vu de cette manière, forcément ça n’avait rien de logique, et rien de bien raisonnable. Valentine termine se serrer les lacets de ses chaussures et d’y faire un double neuf bien serrés qui n’aurait pas la possibilité de se défaire dans un moment critique. ces sorties extérieures réveillaient quelque chose comme un mal être, le temps de quelques minutes, Valentine se disait souvent que c’était à cause de l’air. Tout lui apparaissait comme putride pendant quelque instants. Le bateau prit l’eau et en vitesse, Valentine en apprécia le sentiment. Ses yeux suivirent les vagues, et les cadavres broyés par la coque du bateau pour les plus chanceux, écorché pour les autres.

La jeune française ne trouva pas d’intérêt à relever les remarques du reste de l’équipe. Elle y voyait surtout une manière de se rassurer, et n’avait pas forcément l’envie de briser ce petit moment de répit par une remarque cinglante qui n’aurait fait que rendre l’ambiance plus pesante. Il semblait évident qu’ils étaient préférable que les uns et les autres à défaut de s’apprécier, soit capable de s’entraider, et dans les pires des scénarios se sauver l’un l’autre. Valentine soupire longuement, en secouant la tête. Non, vraiment, qu’est ce qu’elle était venue faire dans cette galère. Elle redresse la tête, et prends une longue inspiration quand elle aperçoit au large la terre promise du jour, celle qu’ils avaient tous, méticuleusement fouillé à la recherche de vivres, et des fameux antibiotiques.




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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Mar 25 Sep 2018 - 12:53
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Un regard réprobateur de la part de l'avocate et une réplique de Miss France... Bien bien, les choses débutaient sous de bonnes augures, l'entente à son max sans doute, typiquement ce à quoi elle s'attendait en ayant dépeint les membres de cette équipe. Ça ne changeait pas d'ordinaire après tout, si l'escort-girl ne partait pas en compagnie de Maverick ou Floyd, elle avait cette tendance à s'emmerder enfin, plutôt à grommeler même si elle suivait les ordres sans en faire des caisses comme les autres débiles l'ayant accompagnés à la caserne ce fameux douze Novembre passé. Quant au scorbut, si c'était le seul truc « grave » qu'elle pouvait se chopper bordel, lui suffirait de se gaver de vitamines C. Mais cette remarque bien sentie resta figée derrière ses dents tandis qu'elle s'embarquait dans le zodiac. La Canadienne redressa simplement son col de cuir et l'écharpe qui réchauffait son cou, resserrant machinalement l’élastique qui maintenait ses cheveux avant de fixer l'horizon et la surface lugubre de la flotte.

Même ici les blattes étaient présentes, à l'image de ce blockbuster aux entrées monstrueuses. Ça ressemblait au naufrage du Titanic, à un détail prêt. Les corps n'étaient pas gelés mais gonflés de flotte et aussi pestilentiels qu'il était possible de l'être. Si quelques bras décharnés griffèrent la coque de leur embarcation, ils ne furent pas dangereux. Les rôdeurs l'étaient bien plus sur la terre ferme, à défaut de savoir nager ces merdes là savaient encore marcher. A la question d'un des types qui les accompagnaient, Joann redressa les cils sur Phelbs et sa réponse, puis sur Dwayne et son sourire de chiot malhabile.

- Les incidents d'ce type sont pas envisageables Spencer. Répliqua-t-elle pour rebondir sur la mort qu'il venait d'évoquer. Personne crèvera, c'bien pour ça qu'on est autant, pour faire gaffe les uns sur les autres.

Si son chef ne le remettait pas en place, elle le ferait même si c'était pas son boulot. Depuis peu les choses étaient bien mieux organisées, depuis que cette rouquine frigide s'était mise en valeur pour reprendre le rennes que Chambers ne tenait pas suffisamment bien entre ses paumes flétries. Au moins la rouquine n'était pas une de ces cravateuses tout juste bonne à se choisir les tenues qu'elle portait pour ses discours ou le reste, fallait lui reconnaître ça, tout comme le fait qu'elle soit présente, ici, pour rejoindre le terrain et donner de sa personne pendant que d'autres, encore trop craintifs, se prélassaient dans le confort précieux de leur communauté. Et quant à ce qu'elle avait entendu s'échanger entre les deux femmes, Cain ne pouvait que trouver juste l'effort que faisait la Française. Elle avait beau être jeune, et physiquement fébrile, elle essayait, se donnait les moyens de faire avancer les choses.

Après quelques minutes sur les flots macabres, Gladstone leur indiqua la terre, En peu de temps, la brune s'extirpa du zodiac et rejoignit le rebord pour agripper, en compagnie de Dwayne, le cordage qui leur permis de mettre l’embarcation au sec, suffisamment à l'écart de la flotte pour ne pas qu'elle soit emportée par les remouds. La brume voletait sur le paysage, comme dans un thriller, comme si cette simple image leur assurait que les choses ne seraient guère aussi simples qu'elles l'auraient été dans le monde précédent. Le silence était simplement brisé par le clapotis des vagues qui s’écrasaient contre les rochers, accompagné de quelques râles qui l'obligèrent à se figer et à sonder cette purée de pois. Couteau extirpé de l'encoche à sa cuisse, et Cain avança avec mesure, sans trop s'éloigner, pour agripper le premier attiré par le moteur pourtant éteint, par précaution, à l'approche de la berge. Genou brisé, la charogne s'agenouilla et elle n'eut qu'à l'achever pour ensuite aviser les autres. Pas plus d'une petite dizaine de créatures, les plus proches sans doute. Un deuxième parasite trépané, puis la Canadienne attendit les ordre une fois le menace écartée.

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MessageSujet: Re: Jour de colonisateurs   Mar 25 Sep 2018 - 20:07
Ils accostèrent En bordure de Clinton, face à la rue Swanson. Ambiance sinistre. Sur la route désolée, des traces brunes avaient taché l’asphalte craquelé par la repousse de l’herbe. Quelques silhouettes putréfiées s’extirpaient déjà des bosquets redevenus sauvages, le pas traînant, la peau décollée des mâchoires pendant pitoyablement. Joann fut la première à opérer en silence et il fallut bien vite la suivre pour neutraliser la petite dizaine de créature. Repérer un fragile, briser un genou pour entraver sa progression, reculer, planter dans le crâne d’un deuxième sans hésiter, terminer par la charogne handicapée. June suivait le procédé qui combinait efficacité et prudence. Elle se pencha ensuite pour essuyer sa longue lame militaire sur les frusques déchirées d’une victime.

Tandis qu’elle opérait, ses yeux épiaient ce qui les entourait. Trouver des mordeurs, c’était une banalité. Ce qu’elle tentait de déceler, c’était des signes de « vie ». Elle ne s’attendait pas à les trouver – sans quoi, ils invalideraient son hypothèse – mais ça ne voulait pas dire pour autant qu’il fallait écarter cette éventualité. Ils entraient peut-être sur le territoire de quelqu’un d’autre et en cela, mieux valait se garder ouverte les portes de la diplomatie. De son côté, Gladstone avait rangé son arme blanche et sorti une carte de l’île. Il l’étala au sol de façon à ce que tout le monde puisse la voir et s'accroupit pour commencer à commenter.

- On est là. Est-ce qu’on fait les pavillons dans le coin ou est-ce qu’on remonte tout de suite vers le centre-ville ?
- C’est quoi, ça ?
- Un hôtel je crois.
- Hum…

Les professionnels du tourisme pouvaient potentiellement avoir des éléments intéressants à récupérer. Nourriture déshydratée, trousses de premier secours, friandises sucrées, produits d’hygiène, vêtements. L’épidémie s’étant déclarée en octobre, les stocks ne devaient pas être plein – basse saison oblige – mais en même temps, il devait également y avoir peu de fréquentation. Si personne n’avait eu la même idée qu’eux en trois ans, alors peut-être que toutes les denrées de l’établissement leur tendaient les bras. Ils étaient venus pour tout ce qui était alimentaire ou sanitaire, alors…

- Si on veut rentrer ce soir, on aura pas le temps de faire tout le quartier, trancha la rouquine, on commence par l’hôtel et on avisera la suite selon ce qu’on trouve.

Le Whidbey Island Vacation House pouvait aussi servir de valeur étalon : si l’endroit avait été pillé, alors les probabilités voudraient que les maisons autour également. Si c’était le cas, ils n’auraient pas de temps à perdre pour éventuellement trois conserves oubliées. Ils avaient presque deux cents personnes à nourrir pas dix.


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