The Walking Dead RPG

The Walking Dead RPG

Partagez | 
- Facing up to the grief -
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Morgan R. Cole
Modératrice
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: couteau de cuisine japonais - Glock 17 Gen4 - des fléchettes pro métalliques
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 28/10/2016
Messages : 8778
Age IRL : 28
MessageSujet: Re: Facing up to the grief   Dim 16 Sep 2018 - 23:04
Décidée à ne pas prêter attention aux réflexions de la blonde elle la guida. Le coeur lourd et les jambes légèrement cotonneuses. C'était étrange, vraiment étrange de revenir ici. Comme si tout avait été décidé là, sur ces terres, pour leur avenirs, car oui, ils avaient dû essuyer des pertes, une horde et avaient dû revoir leur avenir. S'exilant loin, "très loin". Quittant Seattle pour une bourgade des alentours. Loin de tout, loin du centre de la grande métropole, loin des lieux de la catastrophe. Ils avaient fuit, c'était ainsi.
L'ambiance dans la voiture était tendue, c'était un fait. Personne ne disait un mot plus haut que l'autre. Morgan n'avait pas envie de se prendre le bec pour quoi que ce soit avec qui que ce soit. Et le trajet lui parut incroyablement long. Les souvenirs ne faisant qu'affluer dans sa tête. Combien de fois avait-elle fait ce chemin ? Combien de fois avait-elle détesté ce lieu avant de l'apprécier et d'y trouver son compte ? Trop peu à bien y penser. Des regrets elle en avait, beaucoup. Mais elle ne pouvait se permettre d'en faire étalage et de laisser ses sentiments prendre le dessus, alors une fois encore elle les enfouissait au loin. Ne montrant rien hormis sa tension des plus palpable. Morgan prenait sur elle, ils étaient là pour le blond. Elle ne serait qu'au second plan et ça lui convenait bien.

Jetant donc un coup d'oeil à l'arrière pour observer l'aîné, elle déglutit, elle le sentait, elle le sentait aussi en elle toute cette tension qu'il ressentait, tout ce contrôle dont il faisait preuve. Inspirant elle regarda les alentours, la station d'épuration n'avait jamais été aussi "rassurante" qu'aujourd'hui. En face, un peu plus loin la tour de contrôle, les maisons et le phare. Le phare, cette structure emblématique qui guide les naufragés et les navires. Peut-être qu'au final ce phare avait plus d'importance qu'ils ne l'avaient pensé quand tous vivaient là. Peut-être que ce phare avait été un guide, un refuge. Pour elle du moins, pas au début certes, mais pas la suite il l'avait été.
Zack troubla ce silence pesant donnant ses ordres. La rousse avait voulu lui dire de rester dans la voiture, qu'elle ferait le tour avec May, que cela irait; mais non, il était déjà sorti et le ton employé lui avait fait comprendre qu'il n'aurait accepté aucune contestation. Sûrement les siennes.

Abdiquant donc, elle sortie et regarda autour d'eux, ça n'avait pas tant changé, il y avait certes moins de vie, le souffle de cette dernière avait été soufflé sans qu'ils n'aient pu s'y préparer. l'herbe avait poussé, les maisons avaient vieillis, le sol ne montrait plus de trace de ce qui s'était passé cette nuit là. La trentenaire avait observé Zack, avait bien vu qu'il évitait ce carré de verdure où jadis avait reposé le corps sans vie de son compagnon. Le souvenir de son arrivée ici lui revint en mémoire. Elle revoyait Stew sortir armé de la maison principale et venir à leur rencontre, braquant l'arme sur elle, insultant presque le blond, elle l'avait mal pris, très mal pris et aujourd'hui elle regrettait cette réaction hors norme. La culpabilité était présente, moins que celle de leur aîné mais elle l'était. Toujours silencieuse, elle fit un signe de tête à la pouffiasse de la suivre et contourna aussi le lieu du drame avant d'aller vers les maisons. Observant toujours du coin de l'oeil l'aîné, elle n'avait pas envie qu'il se foute en l'air. Vraiment pas. Alors oui, elle continuait de le surveiller.

Morgan avançait, la gorge se serrant de plus en plus à l'approche de cet ancien lieu de vie. Inspirant elle pris son couteau et vint ouvrir la porte avec prudence, et laissa cette dernière ouverte quelques instants, prêtant oreille aux moindres sons. Rien, juste le lointain roulement des vagues. Bordel il allait falloir qu'elle rentre, qu'elle constate les vestiges de leur vie laissé en vrac. Fermant les yeux pour prendre sur elle, ne pas se laisser gagner par ses ressentis elle franchit le pas et constata en effet que rien n'avait vraiment bouger, que tout semblait être encore à leur place. Alors oui, les ombres du passé vinrent se coller à sa rétine, et elle réprima une violente nausée en se mordant fortement la langue et retint un grognement de douleur. Morgan regarda derrière son épaule pour vérifier que May était bien là.

"Regarde le rez-de-chaussée. Je vais à l'étage."

L'étage elle savait ce qu'elle allait y trouver. ET ça ne l'enchantait guère mais il le fallait, il fallait qu'elle y aille. Montant les escaliers, la rousse s'arrêta sur le pallier et ses yeux devinrent humide, la piquant même, mais elle n'en tint pas compte, passant devant cette chambre, elle effleura du bout des doigts le bois de la porte avant d'aller vérifier dans la salle d'eau. Rien. Et au fond du couloir, sa chambre, son ancienne chambre. Est-ce que tout était encore en place ? Avançant toujours prudemment elle ouvrit la porte et déglutit, ça sentait le renfermé, comme partout dans la maison. Mais oui, rien n'avait bougé, le lit avec les draps en vrac était toujours le témoin d'un départ précipité, les tiroirs ouverts aussi, alors une larme silencieuse vint rouler le long de sa joue. La rousse l'essuya rapidement avant d'entendre du bruit et faire volte face, fermer la porte de sa chambre et redescendre.

"Que se passe t'il ?"

L'inquiétude avait parlé, elle observait la pièce n'y voyant que May, mais elle l'interrogeait du regard tout en arquant un sourcil inquisiteur.


Rock'n'roll is dead
Just like mama said. I'm not good at making friend. Out tryna find the American dream.
©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Fusil de chasse, hachette & couteau de poche suisse avec lampe de poche intégrée (celui de son frère)
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 18/03/2018
Messages : 1137
Age IRL : 29
MessageSujet: Re: Facing up to the grief   Lun 17 Sep 2018 - 20:28
L'ambiance ne devenait pas plus légère, loin de là. Rien n'aurait pu détendre l'atmosphère, semblait-il. Et même si elle était étrangère à leur histoire, malgré tout ce qui s'était passé depuis son arrivée ici et le déroulement des choses, May était sensible - trop sensible - à la douleur que l'un comme l'autre essayait de cacher et de combattre. Les yeux de Zack, fermés un instant, ne mentaient pas. Avait-elle rêvé ou il tremblait? Morgan se tendait comme un arc, aussi, sans dire un mot, laissant la petite interpréter seule ce qui avait bien pu se passer de si horrible ici. Non pas qu'elle s'était attendue à ce qu'on lui explique noir sur blanc, surtout pas sur le coup, mais bref. C'était le grand blond qui avait brisé la glace, rompant ce pénible mutisme en annonçant le plan et en ouvrant la portière pour que tous les trois se bougent les fesses. Lui allait donc ratisser la zone autour du phare, alors qu'elle et la rouquine s'occuperait des deux maisons plus loin. Elle ne trouva pas de raison de s'y opposer et s'exécuta donc, faisant du mieux qu'elle pouvait pour soutenir le duo en ne compliquant pas davantage la situation de ses conneries habituelles. Ce n'était peut-être pas vraiment la définition même de ce qu'était le soutien, mais c'était ce qui s'en rapprochait le plus dans le moment.

Fascinée par le monument qui se dressait bien haut au loin, elle ne remarqua les autres bâtiments environnants qu'en sortant du véhicule à son tour. La station d'épuration des eaux n'était pas sans lui rappeler celle dans laquelle elle s'était réfugiée à Yelm, quand elle s'était bousillée la cheville. La jeune femme réprima un semblant de rire en se disant que les choses étaient vachement différentes à l'époque, merde. Elle n'avait pas réellement le temps de poser les yeux sur les autres structures, puisque sa partenaire obligée voulait qu'elle la suive, abandonnant Atkins à ses souvenirs troubles. Imitant celle qu'elle ne portait pas dans son coeur, ses doigts se serrèrent autour de son fidèle couteau, avant de coller au cul de la rouquine pour surveiller ses arrières, malgré tout. C'était tout ce qu'elle savait faire, à cet instant. En entrant dans la baraque, Cendrillon ne pouvait pas voir le visage de Morgan, mais il lui semblait avoir remarqué un espèce de spasme dont elle ignorait l'origine, comme si elle aussi se battait contre ce qu'elle ne pouvait pas changer, finalement.

Ses directives lancées, Liv s'aventura donc au rez-de-chaussée, non sans être soulagée qu'elle la libère de sa présence étouffante en montant à l'étage. Elle soupira, un peu dépassée par la situation, avant de marcher avec précaution à travers l'espace, prudente et s'attardant d'abord au petit salon qui s'offrait à elle. Tout semblait avoir été laissé en suspens. Oh, ce n'était pas la première fois qu'elle découvrait une maison dans un tel état. Après tout, la majorité des gens avaient quitté leur chez-soi dans la panique, la hâte et la peur, sûrement. Mais là, c'était différent. C'était pire, en fait. Ses pieds continuaient d'avancer, croisant une porte qu'elle ouvrit avec précaution pour comprendre que c'était la salle de bain. Elle était vide, elle aussi.

La petite entendait les pas de Morgan, au-dessus de sa tronche, se trouvant carrément bête d'en être plus ou moins rassurée. May avança encore vers la chambre du fond, se détendant un tantinet en confirmant qu'il n'y avait personne, visiblement, dans cette baraque. De sa main libre, elle frôla le dessus d'une commode, se frottant les doigts de la poussière ainsi récoltée. Le bordel qui régnait dans la pièce ne tranchait pas d'avec le reste. La princesse retourna donc plus près de l'entrée, dans la cuisine plus précisément, afin d'aller voir si elle ne pourrait pas trouver une denrée quelconque, par hasard. Aussi bien joindre l'utile à l'agréable, même si ce n'était pas agréable du tout.

Dans un réflexe ridiculement stupide, elle ouvrit la porte du réfrigérateur. L'odeur s'imprégna dans sa gorge, lui levant le coeur à tel point qu'elle ressentit l'urgence de reculer pour faire cesser le supplice. La porte se referma, mais la miss entra en collision avec une chaise dans son dos, faisant violemment percuter l'objet au sol alors qu'elle retrouva l'équilibre juste à temps pour ne pas tomber. Aussitôt, elle ouvrit la bouche pour répondre à Morgan, qui, évidemment, avait dévalé les escaliers pour venir s'informer de ce qui se passait. Putain, elle n'avait tout de même pas hurlé au loup. Elle était nerveuse, la rouquine. Enfin, peut-être avait-elle de bonnes raisons de l'être, mais... "Rien, absolument rien. Tout va bien." lâcha-t-elle en relevant la chaise du sol, la replaçant exactement là où elle était avant de se pencher pour récupérer sa précieuse lame, tombée elle aussi suite à l'incident. Elle avait l'air d'une conne, et elle savait très bien qui en profiterait pour lui faire remarquer. Justement, son regard pâle glissa à nouveau vers sa copine, désirant l'informer de la situation avant qu'elle ne l'exige. "C'est vide." reprit-elle d'une voix qui ne savait pas trop ce qu'elle aurait dû trouver ou pas en entrant ici. Ses billes cherchaient une fenêtre, maintenant, question de ne pas avoir à la regarder elle plus longtemps, mais aussi pour tenter de voir où en était Zack.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Zack M. Atkins
Administratrice
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Un Desert Eagle .50, un .44, un couteau de chasse, et un poing américain
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 22/03/2016
Messages : 4063
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: Facing up to the grief   Mar 18 Sep 2018 - 18:44

D'un pas presque automatique, le quarantenaire s'était approché des maisons, les contournant par la droite, plus près de la mer, avec la ferme optique de se rendre au phare. S'il hasarda un bref coup d’œil en arrière vers cette maison dans laquelle il avait évolué pendant plus d'une année, il en détourna bien vite son attention, prenant sur lui pour ne pas laisser les souvenirs l'accabler pour l'instant. Il y avait plus important à faire que se laisser aller à sa peine tout de suite. Entre le phare et leur maison, il perçu une silhouette chancelante, fronçant les sourcils. Le putride n'approchait pas, restait accroché à la barrière. Francis. Serrant les dents, Zack avait soufflé d'un air à la fois amusé et totalement dédaigneux. Ce truc était toujours là, increvable. Même l'hiver et les intempéries n'avaient pas suffit à l'achever. Ni même à lui permettre de se libérer d'ailleurs. Triste seconde vie.

Poursuivant son avancée sans avoir daigné tuer celui que Jonah avait pris comme mascotte le jour de leur arrivée ici, l'ancien homme d'affaires contourna le phare, en faisant le tour avant d'y entrer. Il descendit les quelques marches menant au sable, posant son regard clair sur la mer. Étrangement, elle l'angoissait beaucoup moins maintenant qu'il n'avait plus à l'entendre tous les jours, maintenant qu'il avait plongé dans un lac glacé pour en sortir celle qui comptait le plus. Il n'irait certes pas jusqu'à y plonger ou s'en approcher trop, mais il pouvait marcher sur la grève. Cette étendue sombre était toujours aussi inquiétante mais il avait en cet instant des angoisses bien plus importantes : celles que lui conféraient ses souvenirs. Déglutissant difficilement, il reporta son attention plus en avant. Deux ombres chancelantes se traînaient sur le pic de terre, ne tardant pas à remarquer sa présence.

Tout aussi mécaniquement, le blond avait avancé jusqu'à eux, tirant son couteau de son étui pour attraper le premier par le col et lui assener un coup net dans l’œil. Il laissa tout juste le temps au second d'agripper la manche de sa veste avant de le gratifier du même sort, laissant retomber mollement ce corps sans vie au sol. Il y en eu un troisième un peu plus loin avant qu'il juge que le secteur qu'il avait défini était suffisamment sécurisé pour qu'il puisse envisager de se rendre dans le phare. Poussant la lourde porte de bois nettement plus abîmée que lorsqu'ils vivaient ici, il frissonna malgré lui en en percevant le grincement. L'odeur d'aliments périmés le força à plisser le nez et toussoter légèrement alors qu'il portait dans le même temps la manche de sa veste devant son nez. Il jeta un bref coup d’œil dans ce qui leur servait à la fois de garde-manger et d'armurerie, remarquant avec un certain étonnement que tout semblait encore à la place exacte où ç'avait été abandonné. Même cette liste qui faisait office d'inventaire était encore là. S'en détournant, il pénétra dans la seconde pièce, celle où chaque nouvel arrivant avait eu droit à un passage -parfois de plusieurs jours-. Vide également. Zack passa ses doigts sur la table poussiéreuse, fixant l'endroit d'un regard vide. Sortant de sa torpeur quelques secondes plus tard, il joignit l'escalier et monta sur la plate-forme supérieure du phare. Hormis le flot incessant des vagues, tout semblait calme. Un doux paradoxe comparé à ce qu'il se jouait en lui, cette tempête d'émotions qu'il tentait pour l'instant tant bien que mal de garder en lui, de refouler pour ne pas tomber à genoux.

Après une inspiration, le grand blond était redescendu, tirant de sa poche une cigarette qu'il glissa entre ses lèvres. L'allumant une fois sorti du phare, il avait tiré longuement sur la première bouffée, sachant pertinemment que même un paquet entier ne suffirait pas à calmer sa nervosité et toutes les angoisses latentes qui restaient difficilement tapies sous cette indifférence apparente. Voyant que Morgan et May sortaient d'une des deux maisons il s'approcha d'elles, veillant cependant à garder une distance relativement respectable avec cette maison qui était la sienne. La leur. « Les environs sont cleans ? » avait-il demandé bien qu'il se doutait pertinemment que oui, ils l'étaient, sinon les deux femmes ne seraient pas là. « Il faudrait jeter un dernier coup d’œil en haut de la tour radio, s'assurer que la station n'est pas envahie. » Parce-que de là où ils se trouvaient, à même le sol, ils ne pourraient voir ce qu'il y avait plus loin. Faire les choses bien avant d'affronter les souvenirs. C'était le plus important. Pour autant, sa main légèrement tremblante s'était glissée dans sa poche gauche, agrippant son poing américain pour tenter de se rassurer un minimum et de se raccrocher à cette réalité. Ici et maintenant. Les souvenirs auraient leur place plus tard.


Hell is not what you think it is, it's cold, and dark my friend. MAIZ.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Morgan R. Cole
Modératrice
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: couteau de cuisine japonais - Glock 17 Gen4 - des fléchettes pro métalliques
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 28/10/2016
Messages : 8778
Age IRL : 28
MessageSujet: Re: Facing up to the grief   Ven 21 Sep 2018 - 9:52
La rousse restait sur le qui-vive elle ne souhaitait absolument pas qu'une autre catastrophe ne se produise ici une nouvelle fois. Les lieux étaient tels qu'ils les avaient laissé : figé dans le temps. Seule la poussière témoignait des saisons qui s'étaient écoulées. Sinon tout était encore à sa place au moment de leur fuite.
La rousse était descendue inquiète en entendant un bruit sourd et vit May seulement, pas d'Adams dans les alentours ou caché dans un placard par exemple. La Princesse con-con-la-praline était bien là en train de redresser une chaise qui avait chuté. Ca n'était donc que ça. Rassurée elle hocha simplement la tête reprenant son masque froid, même si la nervosité était toujours présente. C'était ainsi, après ce qu'il s'était passé là il fallait bien qu'il y ait encore quelques cicatrices et petites plaies ouvertes. Mais d'un autre côté On ne pouvait pas rayer aussi facilement de sa vie un lieu dans lequel on avait retrouvé les âmes vivantes de son passé et où l'on avait perdu l'une d'elle. Ainsi va la vie, quand votre heure à sonné rien ne sert parfois de résister car la Mort saura vous reprendre coûte que coûte. Ce devait être ça, Mère Nature était en lien avec la Faucheuse et eux, eux étaient les sacrifices humains à venir. Soupirant faiblement elle observa la cuisine et contrôla à nouveau cet élan de souvenirs qui ne cessait de remonter à la surface. Il y avait toujours cette chaise qui ne collait avec aucune autre, l'ancienne ayant été brisée...

Tout en se pinçant les lèvres la rousse reporta son attention sur la blondasse et lui fit signe de tête de la suivre. La maison principale était vide, tant mieux, mais il y avait la seconde maison à visiter et elles devaient s'assurer là aussi que pendant ces quelques jours il n'y aurait pas de mauvaises surprises. Pas de monstres cachés sur le lit ou dans un placard. Sait-on jamais, peut-être les Adams ne s'étaient pas contentés de leur foncer dessus cette nuit là. A moins que tous ne soient allés se noyer dans la mer un peu plus loin. Mais une chose restait étrange, mais la soulageait presque, les corps des défunts n'étaient plus là. Peut-être était-ce mieux, elle n'en savait trop rien. Enterrer un corps est une bonne chose pour faire correctement un deuil. Là il n'y avait plus de corps, mais en y pensant l'ancienne barmaid eu une idée qu'elle garda pour elle.

Sortant enfin de la maison elle croisa Zack et son regard se fit bien plus doux, plus humain. Comprenant que tout était difficile, qu'il prenait sur lui à chaque instant pour ne pas se laisser envahir par la peine, les souvenirs, peut-être la rage et la culpabilité de ne rien avoir pu faire cette nuit là. Peut-être que revenir ici réanimait aussi sa colère envers Ansel qui avait tiré de sang froid dans le crâne de Stew. Tant de question qu'elle se posait sans les dire. Son regard glissa sur ses mains, tremblantes toujours. Et il y avait de quoi.
A ses mots elle hocha simplement la tête et observa son mouvement, la main gauche dans la poche, il allait serrer son poing américain pour ne pas flancher. Elle le connaissait pas coeur.

"Il nous reste l'autre maison, mais celle-ci est vide. Je peux aller sur la tour ça ne me dérange pas."

Elle s'était proposée avec ce naturel froid qui la qualifie. Morgan n'avait pas tellement envie d'aller dans la seconde maison, Ansel, Neil et son "poney" et Rafael y avaient vécu. Et si elle passait sa tête par la porte du latino disparue sa colère envers ce crétin des Alpes reviendrait, alors il valait mieux éviter cela. Et puis ce serait comme une nouvelle mise à l'épreuve pour Barbie-visite-un-phare-abandonné. Sans dire un autre mot elle se détacha en silence du groupe et passant près du blond posa rapidement sa main sur son avant bras, le serrant légèrement avant de le relâcher et continuer à avancer sans se retourner. Couteau toujours à la main, elle marcha presque tranquillement vers la tour radio légèrement usée par le manque flagrant d'entretien et le temps. Les pieds étaient rouillés, la corrosion se faisant bien présente, mais elle serait prudente. Ce serait stupide de mourir en tombant de là. Grimpant alors à l'échelle elle monta et parvint sur le seuil. L'air marin lui giflait le visage mais ça faisait du bien, elle avait la sensation d'étouffer en bas. Son regard se posa alors sur la moindre parcelle de terre et d'eau, rien, de la verdure et de l'eau grise à perte de vue et plus loin Seattle. Elle ne voyait pas grand chose avec les arbres, mais elle tendit l'oreille et rien, mis à par le vrombissement de la mer dans son dos. Alors elle descendit et fit à son tour le tour du propriétaire, ayant vu depuis le "nid" la présence étonnante de Francis. Toujours fidèle au poste, c'était une sacrée ironie. Alors comme avant elle alla le voir et s'installa devant lui en tailleur pour le détailler. Il avait moisi, mais tenait encore debout, ça mettait longtemps à se décomposer ces machins là. Elle aurait aimé lui en vouloir d'être encore là tandis que d'autres n'étaient plus, mais il n'était qu'un rôdeur à la con. Prenant sur elle pour ne pas le tuer pour de bon la rouquine se redressa et se dirigea vers la maison secondaire pour vérifier que l'autre pétasse en string n'avait pas de soucis. Elles rejoindraient Zack ensuite, s'il n'était pas avec elle du moins.


Rock'n'roll is dead
Just like mama said. I'm not good at making friend. Out tryna find the American dream.
©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Fusil de chasse, hachette & couteau de poche suisse avec lampe de poche intégrée (celui de son frère)
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 18/03/2018
Messages : 1137
Age IRL : 29
MessageSujet: Re: Facing up to the grief   Sam 22 Sep 2018 - 2:01
Est-ce qu'elle allait communiquer par signes de tête jusqu'à la fin de ce séjour incroyable? Non parce que c'était l'impression qu'elle donnait, la rouquine. Elle ne disait pas un mot, enfin pas plus qu'à l'habitude, et elle semblait surtout ressentir le besoin de lui dire quoi faire à chaque putain de seconde. Morgan allait trouver le temps long si elle ne la laissait pas respirer un peu, et à voir la nervosité qui l'habitait, ce n'était pas l'idée du siècle. Enfin, elles étaient de nouveau à l'extérieur, rencontrant Zack qui questionnait la sécurité des lieux. Son bras-droit lui répondait déjà, elle avait donc seulement acquiescé à ses paroles en hochant la tête, un peu absente.

L'autre aventurière proposait de grimper la tour, et si elle n'allait pas prétendre être inquiète, May se demandait sincèrement si c'était prudent puisqu'elle ressemblait davantage à une boule de nerfs tremblotante qu'à une demoiselle capable de se rendre tout là haut. Mais elle n'allait pas faire l'erreur de croire que son opinion importait, de toute façon. Liv ne s'opposa pas, elle ferait bien ce qu'elle voulait. Morgan n'était tout de même pas si conne, pas au point d'être téméraire à outrance, enfin pas selon ce qu'elle connaissait d'elle. L'image de l'emmerdeuse qui chutait de la tour traversa son esprit; ce serait une si douce vengeance alors que ses narines se souvenaient de l'odeur de la javel et que sa peau se rappelait de l'horrible sensation de brûlure qu'elle lui avait fait subir, en plus de tout le reste. La princesse secoua la tête, en revanche, question de revenir dans la réalité.

Ainsi, l'asociale partait jouer à Dora l'exploratrice, lui laissant la deuxième baraque à sécuriser. Très bien, peu importait. Elle se sentait de trop chaque fois qu'elle les voyait se frôler, alors aussi bien qu'elle se rende utile. Elle posa ses yeux clairs sur la main du grand blond dans sa poche, puis sur sa clope, jusqu'à son regard à lui. C'était probablement la première fois qu'elle pouvait y voir l'angoisse, même si elle était certaine qu'il faisait des efforts surhumains pour ne pas le montrer, malgré tout. La miss le fixa un instant, partagée entre tout le sérieux de la situation et cette sensation étrange qui lui creusait le ventre. Celle qui faisait qu'elle se sentait si mal pour eux. Certains des leurs étaient morts, d'autres plus vaguement disparus. Elle pouvait un peu les comprendre, pour des raisons évidentes, après tout. C'était tellement contre-nature, pour Cendrillon, de vivre avec son petit groupe et de les connaître si peu, au fond. Et pourtant, contre toute attente, ils prenaient déjà tellement de place dans ce qu'était maintenant sa vie, chacun à leur façon... Bref.

Sans un mot, May se dirigea donc vers la deuxième maison. Elle avait bien vu qu'Atkins avait à peine approché la première, elle ne lui demanderait pas son aide pour celle-ci. La petite fixa les vagues au loin un instant, rassurantes pour elle, avant de reporter son attention près de l'entrée. Un infecté égaré titubait vers ce qu'il croyait être son repas aux cheveux dorés, alors qu'elle lui enfonça vigoureusement son couteau près de l'oreille puis un peu plus haut, juste pour s'assurer qu'il serait bien mort en tombant lourdement au sol. Sondant les alentours, le reste semblait assez calme pour qu'elle continue et qu'elle entre finalement à l'intérieur.

C'était presqu'une copie conforme de l'autre tanière, en fait. Un rapide coup d'oeil au rez-de-chaussée et elle monta directement à l'étage, entendant un bruit répétitif qu'elle n'était pas capable d'identifier. Elle passa devant une première chambre, puis une salle de bain, et se dirigea finalement vers la source du bruit, dans la pièce du fond. Un son sec, court, mais plutôt bruyant, oui. Assez pour être intriguant. Les doigts serrés sur le manche de son arme, elle poussa la porte, prudente, avant de se rendre compte que la fenêtre était ouverte. Les bourrasques de vent de ce charmant bord de mer entraient par le châssis, faisant claquer la porte de l'armoire-penderie mal fermée. Elle se détendit d'un seul coup, s'approchant pour refermer la source du bruit sans même se poser la question.

Ses billes sondèrent l'endroit bordélique, ravagé par le temps, pendant quelques secondes avant qu'elle ne décide de redescendre, vérifiant rapidement les autres pièces avant de quitter l'étage. Levant le nez alors qu'elle se trouvait dans le bas des escaliers, elle sursauta de trouver son chef planté là. Et soyons honnêtes, il avait l'air d'autant plus mal simplement d'être à l'intérieur, même s'il était encore dans l'entrée. Un soupir quitta ses lèvres, non pas par agacement mais plutôt parce qu'elle était un peu découragée de ce voyage, déjà, peinée de le voir ainsi malgré toute la distance qui les séparait. Elle aurait voulu dire quelque chose, mais quoi? "Le vent. C'était qu'le vent." lâcha-t-elle finalement pour justifier le bruit qu'il n'avait peut-être même pas entendu à la base.

Le regardant, sourcils légèrement froncés, quelque chose lui disait qu'il n'avait aucune envie de faire un pas de plus. Étrangère en ces lieux, contrairement à lui, la petite parla avant qu'il ne le fasse. "Ça va, je m'en occupe." reprit-elle simplement, comprenant peut-être ce qu'il ne voulait pas qu'elle comprenne, mais la blonde ne lui laissait pas le choix. Elle filait déjà vérifier si une autre surprise ne les attendait pas au détour, se déplaçant de là où elle était jusqu'à l'arrière de la maison. Rien. May revint donc sur ses pas, toujours aussi mal à l'aise. Elle irait bien nager dans la mer pour s'échapper un brin, tiens, même si l'eau devait être vachement froide. Après tout, ce n'était pas si rassurant de se retrouver avec deux handicapés de l'émotion qui n'étaient pas certains de passer à travers l'épreuve. Elle avait capté que ce serait difficile quand Zack avait dévoilé les raisons de leur visite, dans la voiture, mais peut-être pas à ce point. Morgan poussa la porte au même moment, son regard se posant sur elle puis de nouveau sur la grande perche. "Vous allez... tenir le coup?" demanda-t-elle, incertaine. C'était autant une sorte d'encouragement qu'une façon de s'assurer que leur périple n'était pas une mission suicide perdue d'avance. Ultimement, Liv aussi avait des choses à régler.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Zack M. Atkins
Administratrice
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Un Desert Eagle .50, un .44, un couteau de chasse, et un poing américain
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 22/03/2016
Messages : 4063
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: Facing up to the grief   Mer 26 Sep 2018 - 15:25

Tirant sans doute un peu nerveusement sur sa cigarette, le quarantenaire tâchait de contrôler au mieux ses tremblements et tous ces souvenirs qu'il essayait tant bien que mal de garder enfoui au plus profond de son esprit pour l'instant, dans cette boîte qui renfermait tout ce qui faisait de lui un humain. Les sentiments, sa faiblesse. À la réponse de Morgan il hocha la tête avant de froncer les sourcils. Elle allait monter sur la tour ? Soit, il ne pourrait pas le faire lui-même de toute façon. Pour autant, il ne put s'empêcher de poser sur elle un de ces regards qui intimaient à la prudence, sachant qu'elle saurait percevoir ses mots sans même qu'il n'ait à les dire. Cette main qu'elle vint poser sur son bras ne suffit pas à calmer son anxiété mais au moins eut-il le mérite de lui rappeler une fois encore qu'il n'était pas seul, même si, il le savait, il devrait traverser l'épreuve qui l'attendait seul.

Il avait suivi la rouquine du regard jusqu'à ce qu'elle ne disparaisse derrière les bâtiments et s'était finalement tourné vers May qui semblait l'observer comme si elle le sondait. Ne disant rien, Zack s'était contenté d'arquer un sourcil en expirant calmement la fumée de sa cigarette. Évidemment, ce calme n'était que feint, et même la blondinette qui ne le connaissait pas plus que cela devait bien avoir perçu qu'il dégageait une réelle nervosité. Terminant tranquillement sa barrette de nicotine alors que la plus jeune s'engouffrait dans la maison, il s'était imprégné une nouvelle fois de ce lieu porteur de tant de souvenirs, laissant son regard voguer sur les vagues auparavant si angoissantes et aujourd'hui... toutes aussi inquiétantes, elles aussi porteuses des mémoires de tout ce qui était arrivé, de bon ou de mauvais.

Après quelques minutes et une profonde inspiration nécessaire, l'ancien homme d'affaires avait jeté sa cigarette, l'écrasant sous sa semelle, avant de rentrer à son tour dans cette maison qui était auparavant celle de Ansel, Rafael et Neil. L'un des trois était encore à ses côtés, l'un disparu, et l'autre mort. Un peu plus d'un an auparavant, un tel scénario n'aurait même pas été envisageable et pourtant leur nouvelle vie avait fait que tout avait basculé du jour au lendemain, tout ce petit confort et cette pseudo sérénité à laquelle il avait aspiré. Couvrant la pièce de ses prunelles claires, l'homme avait presque l'impression qu'ils étaient partis d'ici hier. Rien n'avait changé, seules les particules de poussière présentes sur les meubles témoignaient du temps qui avait filé depuis la dernière fois que quelqu'un avait mis les pieds ici. Tout était à sa place. Quoi que sans doute un peu plus en bordel que la maison dans laquelle il avait vécu lui, celle juste à côté, mais ici ce n'était pas son ''chez-lui'', alors il n'avait jamais pris la peine d'endosser son côté psychorigide-maniaque où tout devait être à sa place. Renton était différent, ils vivaient tous sous le même toit, tous les siens, et il lui arrivait régulièrement de repasser derrière eux pour remettre telle ou telle chose à sa place. Un besoin de contrôle de son environnement qui ne l'avait quitté mais tout ce contrôle ne pouvait empêcher les souvenirs et la lourdeur de tout ce qui pesait sur ses épaules de s'amoindrir.

Il perçut les pas de la blondinette qui redescendait alors qu'il était figé à côté du canapé, main sur le dossier. Ses mots lui arrachèrent un « oh » un peu absent. Le vent ? Qu'importait. Il laissa sa cadette finir le tour de la maison avant qu'elle ne revienne. Tout était apparemment clean. La porte derrière eux se rouvrit à ce moment là, laissant entrer Morgan. Instinctivement, l'aîné posa son regard sur elle, la jaugeant pour s'assurer qu'elle allait bien, du moins physiquement parlant parce-qu'il ne voulait pour l'instant pas penser à son état psychologique à elle, sachant pertinemment que se dire qu'elle allait mal ne ferait qu'accentuer sa propre culpabilité, encore. Lorsque May leur demanda s'ils allaient tenir le coup, il avait inspiré profondément avant de lui adresser une esquisse de sourire un peu las. « Il faudra bien » avait-il simplement rétorqué, par certain lui-même de parvenir à ''tenir le coup'' mais comme il l'avait dit : il n'aurait pas le choix. Parce-qu'ils devraient rentrer au District sains et saufs. Parce-qu'il avait lui-même décidé que le moment était venu de revenir ici pour faire ses adieux en bonne et due forme. Mais qu'importait sa décision, qu'il l'ait prise maintenant ou dans six mois : rien n'aurait été plus simple.

Leur tour de surveillance étant fait, le blond n'avait désormais plus aucune excuse pour repousser ce pour quoi il était venu. Il le savait, mais une part de lui ne cessait de se demander ce qui serait le moins difficile : se rendre précisément à l'endroit ou il avait rendu son dernier souffle, ou dans la maison d'à côté, là où reposaient tant de souvenirs ? L'un comme l'autre serait difficile à encaisser, et plus il repoussait, plus l'envie de faire marche arrière et s'en aller était forte. Inspirant à nouveau profondément, l'aîné avait reporté ses prunelles claires sur May, la toisant quelques instants. Elle les avait suivi ici et maintenant qu'ils y étaient, peut-être avait-elle le droit à un minimum d'informations supplémentaires. « Cela fait un peu plus d'un an que nous avons dû fuir cet endroit. Une horde bien trop ingérable nous a surpris en pleine nuit et ne nous a pas laissé le choix. » Bien, les bases. Maintenant, la suite, le plus compliqué à exprimer sans flancher. « Deux d'entre nous n'ont pas survécu. » Un nouveau silence alors que ses doigts se crispaient instinctivement un peu plus autour de l'arme dans sa poche. « C'est pour cette raison que j'ai souhaité revenir ici : prendre le temps de dire au revoir. » Ce qui laissait bien entendre qu'un peu plus d'un auparavant, la situation avait fait qu'ils n'avaient pas pu se permettre ce luxe. « Je vais me rendre là-bas. Libre à vous de me suivre ou de rester ici et vous reposer du voyage. » Après tout, elles n'étaient pas obligées de s’imprégner de ses propres souvenirs et son propre deuil. Ni May qui était totalement étrangère à ceux qui n'étaient plus, que Morgan pour qui la situation devait être toute aussi lourde à porter. Mais si elles souhaitaient le suivre, il ne s'y opposerait pas.


Hell is not what you think it is, it's cold, and dark my friend. MAIZ.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Morgan R. Cole
Modératrice
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: couteau de cuisine japonais - Glock 17 Gen4 - des fléchettes pro métalliques
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 28/10/2016
Messages : 8778
Age IRL : 28
MessageSujet: Re: Facing up to the grief   Jeu 27 Sep 2018 - 23:18
C'était là une sensation étrange que de revenir ici, après tout ce qui s'était passé, après cette débandade, tout paraissait désormais si calme, sûrement trop calme. Comme si ça n'était qu'une vitrine témoin d'un passé à la fin tragique. Comme partout ceci dit. L'air salé de la mer lui parvenait fortement et elle se souvenait de ce jour sur la plage, ce jour où elle avait tenue tête à Rafael, comme à leur habitude, mais dans le calme. Les menaces avaient toujours été leur façon de fonctionner, les insultes gratuites aussi, mais aussi le fait de se lancer des défis. Il avait réussit à la troubler quelque peu, et elle avait su retourner la situation, c'était un jeu.
Puis là, dans l'embrasure de la porte de la maison secondaire d'autres souvenirs venaient refaire surface. C'était agaçant et angoissant. Elle n'aimait pas se sentir ainsi : faible, tendue comme un arc. Alors elle porta son regard sombre sur May pour s'assurer que ça allait, avant de poser ses yeux sur l'aîné. Silencieuse elle ne disait rien, écoutait simplement l'annonce que la maison était vide. Bien. Au moins ils n'auraient pas de mauvaises surprises dans les habitations. Morgan allait pour sortir mais n'en fit rien en entendant la question de l'autre blondasse. S'ils allaient tenir ? Non, ce soir elle irait se pendre avant d'envisager de se noyer, puis de s'ouvrir les veines, histoire de bien mourir de façon tragique. Bien sûr qu'ils allaient tenir le coup, il le fallait. Et elle, elle en avait d'autres des questions à la con !?

Agacée tout autant que nerveuse elle se détourna des lieux et suivit le mouvement en silence. Allant vers la maison principale, mais restant au dehors. Zack ayant entrepris d'expliquer un peu ce qu'il s'était passé il y a un peu plus d'un an. Ca lui paraissait si proche et pourtant si lointain à la fois. C'était une sensation étrange, désagréable. Et tous ces souvenirs qui ne cessaient de la harceler, elle aurait aimé hurler, leur crier de dégager de sa tête, mais elle ne disait rien. La rousse avait même croisé les bras tout en restant un peu en retrait, elle laissait Zack expliquer, raconter les grandes lignes. Morgan savait se mettre suffisamment en retrait pour n'être qu'une ombre au final, juste une présence qui protège, qui s'inquiète en silence, qui n’enfreins rien, qui attend simplement.

Les bases et l’histoire étaient conté, à May d'en faire ce qu'elle voulait. A elle de se dessiner l'histoire, la perte de ces êtres là. Morgan se refusait à nouveau de mettre des mots sur ce qu'elle ressentait, elle savait qu'ils étaient là pour Lui, et qu'elle le soutiendrait comme elle le pourrait. Et une fois de plus elle mettrait son propre deuil de côté et ferait en sorte de ne pas être en colère. La dernière fois qu'elle avait laissé sa peine et sa colère sortir, cela avait valut à une chute dans un lac gelé, a un Zack en crise d'angoisse et encore avant le résultat de leur engueulade concernant la mort de Stew n'avait pas été beaucoup mieux : une dispute violente verbalement mais aussi physiquement, puis une quinzaine de jours sans se parler, trop fiers et trop mal d'avoir blessé l'autre. C'était toujours extrême, alors aujourd'hui Morgan tairait ce qu'elle ressentirait, du moins en présence du blond. Elle laisserait sa peine filer quand elle serait seule.
La sortant de ses pensées, en parlant du fait qu'il irait là bas, la trentenaire hocha la tête tout simplement et recula d'un pas. Elle le laisserait y aller, elle n'avait pas besoin d'imposer sa présence pour le moment, mais ça ne l'empêcherait pas de le surveiller, de le veiller du coin de l'oeil. C'était comme ça. Zack devait d'abord débuter seul, ensuite elle viendrait mais pas immédiatement et une idée germa dans sa tête.Une idée qui quand elle l'aurait faite et exposé lui permettra peut-être de pouvoir réellement avancer.
Soupirant faiblement elle posa ses yeux sur May. Observant ses réactions, la blonde affichait ce visage contrit d'inquiétude, de doutes. Quoi de plus normal quand on se retrouvait avec leur duo et surtout sur ces lieux au lourd passé.

"Vas-y, je reste là, j'ai des choses à faire."

Morgan n'en dirait pas plus, on pourrait croire qu'elle n'en avait rien à secouer alors que c'était tout le contraire, mais elle avait besoin d 'aller dans le phare, chercher ce qui allait lui servir par la suite. Mais elle serait là, tapis dans l'ombre.


Rock'n'roll is dead
Just like mama said. I'm not good at making friend. Out tryna find the American dream.
©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Contenu sponsorisé
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Facing up to the grief   
Revenir en haut Aller en bas  
- Facing up to the grief -
Page 2 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» ROSLINN & ETAINE ¤ Youth offers the promise of happiness, but life offers the realities of grief.
» Facing The Past [PV]
» Grief boundeth where it falls, not with the empty hollowness, but weight. • Aviva
» Grief changes shape, but it never ends.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-
Sauter vers: